Après mon test du Xming Page Two, voici venu le tour du second nouveau vidéoprojecteur LCD Full HD à LED de la marque chinoise : le Xming Episode Two. Commercialisé à 269 €, il se positionne comme une alternative plus accessible au Page Two, avec un tarif sensiblement revu à la baisse. Cette différence de prix s’accompagne toutefois de quelques concessions, notamment sur deux critères essentiels pour un projecteur home cinéma : la luminosité et le contraste, tous deux en retrait face à son grand frère. Le constructeur mise également sur une approche esthétique différente avec un châssis blanc, là où le Page Two arborait une finition noire plus discrète et plus facilement intégrable dans une salle dédiée. La question est donc simple : cette version allégée conserve-t-elle suffisamment de qualités pour justifier son achat, ou les économies réalisées se font-elles trop sentir à l’usage ? Réponse dans ce test complet du Xming Episode Two.

De quoi s'agit-il ?
Le marché du vidéoprojecteur a ceci d’intéressant qu’il ne se limite plus depuis longtemps à des machines réservées aux passionnés disposant de budgets conséquents. Bien sûr, il existe toujours des références premium flirtant avec plusieurs milliers, voire dizaines de milliers d’euros, mais la démocratisation des technologies de projection a ouvert la porte à une nouvelle génération de modèles beaucoup plus accessibles. C’est précisément dans cette catégorie que s’inscrit le Xming Episode Two, un projecteur LCD Full HD à source lumineuse LED proposé à un tarif particulièrement agressif de 269 €, avec l’ambition de rendre l’expérience grand écran accessible au plus grand nombre.
Après avoir récemment testé le Xming Page Two, modèle plus ambitieux et plus lumineux de la gamme, je m’intéresse ici à son petit frère, immédiatement identifiable à sa finition blanche là où le Page Two adoptait une robe noire plus classique. Cette différence esthétique n’est d’ailleurs pas anodine : elle reflète assez bien le positionnement plus casual de l’Episode Two, pensé avant tout comme une solution simple, mobile et abordable pour profiter de films, séries ou jeux vidéo sur grand écran sans se ruiner.

Pour comprendre où se situe réellement ce modèle, il faut revenir un instant sur l’identité de la marque. Xming n’est pas un nouvel entrant opportuniste surfant sur la vague du projecteur compact à bas prix. Il s’agit d’une déclinaison plus grand public de Formovie, société née de l’association entre Xiaomi et Appotronics. Ce dernier nom parlera davantage aux connaisseurs, puisqu’Appotronics est l’un des acteurs majeurs de la projection laser, notamment grâce à son expertise ALPD qui équipe de nombreux projecteurs ultra courte focale vendus en Asie comme en Europe. Xming profite donc indirectement de ce savoir-faire industriel, mais avec une philosophie différente : proposer des appareils simples, modernes et agressifs en prix, sans pour autant sacrifier totalement l’expérience utilisateur.
Le Xming Episode Two vient ainsi prendre la relève de l’Episode One tout en modernisant la formule. Il conserve la même idée de départ, un projecteur compact, facile à installer et immédiatement exploitable. Dans la hiérarchie interne de la marque, il se place clairement sous le Page Two. Ce dernier conserve l’avantage sur les performances pures avec une luminosité supérieure, un contraste plus élevé et une plus grande polyvalence d’utilisation. L’Episode Two assume donc une cible plus spécifique : utilisateurs débutants, chambres, petits salons, résidences secondaires ou projections nomades.

Cette orientation se ressent immédiatement au niveau du format. L’appareil adopte une conception verticale compacte avec des dimensions de seulement 118 × 142 × 176 mm pour un poids contenu à 1,2 kg. On reste ici sur un véritable projecteur transportable, facile à déplacer d’une pièce à l’autre ou à emporter pour une soirée cinéma improvisée. Son encombrement réduit et sa masse limitée lui permettent même de trouver place dans un sac sans trop de contraintes, un avantage non négligeable pour un usage flexible.
Visuellement, le design est particulièrement réussi pour cette gamme tarifaire. Les lignes sont simples, modernes, avec des angles adoucis et une intégration discrète des différentes ouvertures de ventilation. La finition blanche lui donne une personnalité distincte, moins orientée home cinéma traditionnel et davantage tournée vers un produit lifestyle. Certains préféreront sans doute la sobriété du noir du Page Two, plus facile à intégrer dans un environnement dédié, mais cette version blanche apporte une vraie identité visuelle.

Malgré son positionnement entrée de gamme, la qualité perçue est sérieuse. Le châssis est intégralement en plastique, sans surprise à ce niveau de prix, mais l’assemblage inspire confiance. Les ajustements sont propres et l’ensemble paraît robuste. À l’arrière, la connectique va à l’essentiel sans superflu : un port HDMI 2.1 compatible ARC et ALLM, un port USB 2.0 pour lecture de fichiers ou alimentation d’accessoires, une sortie audio mini-jack 3,5 mm ainsi que la prise d’alimentation. Sous l’appareil, on retrouve un filetage standard permettant une fixation sur trépied ou support, accompagné de patins antidérapants qui assurent une bonne stabilité.

La télécommande livrée est identique à celle des autres modèles récents de la marque. Elle fonctionne en Bluetooth, intègre la commande vocale via Google Assistant et propose des raccourcis directs vers Netflix et YouTube. Son ergonomie est simple, efficace et parfaitement adaptée à un usage quotidien.

Sur le plan technique, le Xming Episode Two repose sur une architecture LCD associée à une source LED. Ce choix technologique mérite d’être souligné, car il se démarque de la majorité des projecteurs compacts de cette gamme, souvent basés sur une matrice DLP. L’avantage principal du LCD reste l’absence totale d’effet arc-en-ciel, phénomène visuel qui peut gêner certains utilisateurs sensibles sur les projecteurs DLP mono-puce.
La définition native est Full HD 1920 x 1080 pixels, un minimum désormais indispensable pour un usage cinéma ou streaming sérieux. Le ratio de projection de 1,2:1 autorise une installation relativement flexible : à un mètre de recul, on obtient environ 80 cm de base image. La diagonale exploitable annoncée s’étend de 40 à 120 pouces, même si, comme souvent sur ce type de machine, la zone de confort optimale devrait davantage se situer entre 60 et 90 pouces afin de préserver luminosité et perception du contraste.
C’est précisément sur ce dernier point que se situe la principale différence avec le Page Two. Xming annonce ici 300 lumens ISO contre 500 pour son grand frère (spécifications constructeur). Même constat pour le contraste natif annoncé à 1500:1 minimum, inférieur aux 2500:1 revendiqués par le Page Two. Sur le papier, cela se traduira logiquement par des noirs moins denses et une dynamique plus limitée.
La compatibilité HDR10 et HLG est bien présente, mais il faut rester lucide sur ce point. Comme pratiquement tous les projecteurs LED LCD de cette gamme, la puissance lumineuse disponible ainsi que les capacités colorimétriques restent insuffisantes pour exploiter réellement les bénéfices du HDR. Cette compatibilité doit donc davantage être vue comme un argument marketing ou une garantie de lecture que comme une réelle promesse qualitative. En SDR en revanche, domaine dans lequel ce type de projecteur évolue naturellement, l’expérience peut s’avérer très satisfaisante.
Le traitement vidéo est confié à une puce MT9660, déjà connue sur d’autres modèles concurrents. Elle prend en charge plusieurs fonctions devenues attendues, notamment le MEMC pour l’interpolation d’images et la fluidification des mouvements.
L’Episode Two ne néglige pas non plus l’aspect gaming. Son entrée HDMI 2.1 avec prise en charge ALLM permet l’activation automatique du mode jeu lorsqu’une console compatible est détectée. Le constructeur annonce un input lag inférieur à 10 ms, une valeur très ambitieuse sur le papier et suffisamment rare dans cette gamme pour être mentionnée, même si elle devra naturellement être vérifiée lors des mesures.
La partie logicielle constitue l’un des points forts du produit. Le projecteur fonctionne sous Google TV avec Android 14, donnant accès à une interface moderne, fluide et surtout complète. Netflix est officiellement certifié et l’on retrouve naturellement YouTube, Prime Video, Disney+, ainsi que l’accès au Play Store. Google Cast est intégré, tout comme Google Assistant, ce qui permet une utilisation totalement autonome sans box externe.
La connectivité sans fil comprend Wi-Fi bi-bande 2,4/5 GHz et Bluetooth 5.0. On peut ainsi connecter facilement casque, enceinte Bluetooth ou barre de son. Côté audio embarqué, le projecteur intègre deux haut-parleurs de 3 W compatibles Dolby Audio.
Enfin, l’ergonomie générale a été pensée pour la simplicité. Autofocus automatique, correction trapézoïdale automatique et alignement intelligent permettent une mise en route quasi instantanée : on pose, on allume, et le projecteur ajuste lui-même la netteté ainsi que la géométrie. Xming annonce également un niveau sonore limité à 30 dB, promesse intéressante qui demandera là aussi validation lors des tests pratiques.
Comme son grand frère le Page Two, le Xming Episode Two fonctionne sous Google TV basé sur Android 14.
L’interface apporte un environnement familier, clair et bien structuré. La page d’accueil centralise les principales plateformes de streaming, recommandations de contenus et applications installées dans une présentation moderne qui privilégie la simplicité d’accès. L’intégration native du Google Play Store permet d’installer sans restriction la plupart des applications compatibles Android TV, ce qui évite le recours à des solutions de contournement ou à des APK externes.

Autre point important, le Xming Episode Two bénéficie d’une certification Netflix officielle. Il permet un accès natif à Netflix en Full HD directement depuis l’interface principale. On retrouve naturellement les autres incontournables comme YouTube, Prime Video, Disney+ ou encore Canal+.
Le Google Assistant intégré apporte un complément d’usage appréciable. Accessible directement depuis la télécommande Bluetooth via une touche dédiée, il autorise une navigation vocale efficace : lancement d’applications, recherche de contenus, contrôle du volume ou interrogation d’informations diverses peuvent ainsi être réalisés sans passer par les menus.
Mais c’est surtout sur la partie automatisation que le Xming Episode Two impressionne le plus dans cette gamme de prix. L’installation a clairement été pensée pour être la plus simple possible. Dès la mise sous tension, l’autofocus automatique se déclenche instantanément afin d’optimiser la netteté sans intervention manuelle. Cette opération se répète également à chaque déplacement détecté de l’appareil.
La correction automatique du trapèze est aussi présent. Les ajustements horizontaux et verticaux s’effectuent en quelques secondes avec une efficacité globalement convaincante. Le projecteur corrige automatiquement la géométrie afin de retrouver une image rectangulaire exploitable même lorsque l’appareil n’est pas parfaitement positionné dans l’axe.
Dans les faits, l’expérience est remarquablement simple : posez le projecteur, allumez-le, laissez agir les automatismes, et l’image est généralement exploitable en moins d’une minute. Pour un public non initié, difficile de faire plus accessible.
Au-delà de cette simplicité d’usage, le Xming Episode Two conserve un autre point fort traditionnel des produits de la marque : une section de réglages vidéo particulièrement complète. Là où beaucoup de concurrents se contentent de quelques curseurs basiques, Xming continue de proposer des outils de calibrage avancés.

On retrouve ainsi un réglage complet de l’échelle de gris sur 2 points via contrôles Gain et Bias, mais également un réglage beaucoup plus fin sur 20 points.
Le CMS (Color Management System) est lui aussi intégralement accessible. Les six couleurs primaires et secondaires peuvent être ajustées selon les trois paramètres fondamentaux : teinte, saturation et luminosité .
Les modes image proposés d’origine sont les suivants : Jeu, Film, Sport, Standard et Couleurs vives. Chaque mode peut être modifié individuellement, permettant d’adapter précisément les réglages à différents environnements ou contenus. Un mode utilisateur dédié permet par ailleurs de sauvegarder des profils personnalisés.
Les traitements vidéo avancés sont également présents. L’interpolation d’images, ici nommée MJC, est accessible dans les paramètres avancés. Elle permet de fluidifier les contenus sportifs ou certains mouvements rapides, avec les avantages et inconvénients habituels de ce type de traitement selon les préférences personnelles.

Enfin, le mode Jeu bénéficie d’une prise en charge ALLM (Auto Low Latency Mode) ainsi que d’une option spécifique de réduction de l’input lag.
Le Xming Episode Two confirme son orientation grand public et nomade avec des prestations convaincantes sur deux aspects souvent négligés dans cette gamme tarifaire : le niveau sonore de ventilation et la qualité de la section audio embarquée.
Lors de mes mesures, le niveau de bruit relevé atteint 36,6 dB, un résultat globalement satisfaisant pour un projecteur compact LCD à source LED. Dans l’absolu, on reste sur un souffle audible à proximité immédiate de l’appareil, ce qui est inévitable compte tenu de son format réduit et de l’espace limité disponible pour le refroidissement. Toutefois, ce bruit de fonctionnement reste relativement discret en situation réelle d’utilisation. Une fois un film ou une série lancés, la ventilation se fond facilement dans l’environnement sonore, sans générer de distraction particulière.

Ce résultat est d’autant plus intéressant qu’il permet à l’Episode Two de faire légèrement mieux que son grand frère. À titre de comparaison, j’avais relevé 37,1 dB sur le Xming Page Two, soit un niveau légèrement supérieur malgré des performances lumineuses plus élevées. Cet écart reste modeste dans l’absolu, mais confirme la logique de fonctionnement du modèle : avec une puissance lumineuse plus limitée, donc une dissipation thermique moins exigeante, l’Episode Two bénéficie d’un fonctionnement un peu plus contenu acoustiquement.
La section audio intégrée constitue également une bonne surprise. Les haut-parleurs embarqués délivrent une restitution cohérente et bien calibrée pour un usage quotidien. Les voix sont reproduites avec clarté, ce qui favorise une bonne intelligibilité des dialogues, élément essentiel sur un projecteur destiné à un usage streaming ou séries TV. La scène sonore apparaît équilibrée, sans coloration excessive.
Les graves restent naturellement limités par le volume physique de l’enceinte et la puissance disponible, mais ils ne donnent jamais l’impression d’être artificiellement gonflés comme c’est parfois le cas sur certains concurrents cherchant à masquer leurs limites. À l’inverse, les aigus restent maîtrisés et ne génèrent pas d’agressivité particulière, même à volume soutenu.
Le résultat global ne transformera évidemment pas le Xming Episode Two en solution home cinéma audiophile, mais pour un usage courant, chambre, déplacement ou projection occasionnelle, il permet tout à fait de se passer d’un système audio externe.
Les amateurs de sensations plus immersives ou de bandes-son ambitieuses auront naturellement intérêt à lui associer une barre de son ou un système externe, mais dans sa catégorie, l’Episode Two remplit parfaitement son contrat.
La sobriété énergétique constitue un autre domaine dans lequel le Xming Episode Two se démarque positivement. Lors de mes relevés, sa consommation électrique mesurée atteint seulement 49 W en fonctionnement, un chiffre particulièrement bas pour un projecteur Full HD connecté sous Google TV.

Cette valeur illustre directement le positionnement technique du produit. Avec une source lumineuse moins puissante que celle du Page Two et une architecture globale plus modeste, l’Episode Two affiche logiquement des besoins énergétiques nettement inférieurs.
L’écart avec son grand frère est ici particulièrement marqué : le Xming Page Two consommait 92,8 W, soit quasiment le double. Cette différence est loin d’être anecdotique et reflète très clairement les arbitrages réalisés entre performances lumineuses et efficacité énergétique.
En pratique, cette faible consommation présente plusieurs avantages. D’abord, elle réduit mécaniquement la production thermique globale, ce qui contribue indirectement à maintenir un niveau de ventilation raisonnable. Ensuite, elle rend l’appareil particulièrement économique à l’usage, notamment dans le cadre d’une utilisation régulière pour streaming, gaming ou télévision de substitution.
Sur le terrain de la précision d’image, le Xming Episode Two délivre des prestations très proches de celles observées sur le Page Two, ce qui constitue plutôt une bonne nouvelle compte tenu de son positionnement plus abordable. La base optique et le comportement général restent en effet très similaires, avec un rendu globalement satisfaisant pour un projecteur LCD compact de cette catégorie.

Le système d’autofocus motorisé remplit efficacement son rôle. La mise au point automatique s’effectue rapidement au démarrage et permet d’obtenir une image immédiatement exploitable sans intervention particulière. La zone centrale affiche ainsi un niveau de netteté convaincant, avec un bon niveau de précision sur les contenus Full HD, qu’il s’agisse de films, interfaces applicatives ou jeux vidéo.

Comme souvent sur ce type de projecteur LCD compact, on retrouve toutefois une légère baisse de définition en périphérie de l’image. Ce phénomène reste classique sur des machines utilisant ce type de matrice et d’optique dans cette gamme de prix. Les coins apparaissent légèrement moins rigoureux que le centre, sans pour autant dégrader significativement l’expérience de visionnage en usage réel.
Lors de mes essais, aucune dérive de netteté n’a été observée sur des sessions prolongées, y compris après plusieurs heures de fonctionnement. Le projecteur conserve son réglage initial sans nécessiter de nouvelle intervention, ce qui n’est pas toujours acquis sur ce segment.
En sortie de boîte, le traitement de netteté appliqué par défaut se montre en revanche légèrement excessif. Le réglage standard accentue un peu trop les contours et peut générer de discrètes sur-accentuations visibles sur certains textes, sous-titres ou transitions à fort contraste. Rien de dramatique, mais le rendu manque alors légèrement de naturel.
Heureusement, la correction est immédiate et très simple. Une légère diminution du paramètre de netteté dans les menus suffit à retrouver une image plus équilibrée.
Sur le plan de la fluidité, le Xming Episode Two reprend les qualités déjà constatées sur le Page Two et profite lui aussi des avantages propres à son architecture LCD. Face à une concurrence encore largement dominée par les projecteurs DLP d’entrée de gamme, ce choix technologique conserve ici un intérêt réel.
La lecture des contenus cinéma encodés en 1080p24 s’effectue de manière propre, sans conversion maladroite ni traitement parasite venant altérer la cadence d’origine. Le résultat se traduit par une restitution naturelle des mouvements, particulièrement appréciable sur les travelings lents, panoramiques et séquences cinématographiques exigeantes où les défauts de gestion de cadence deviennent rapidement visibles.
Cette gestion native permet à l’Episode Two d’éviter certains artefacts ou micro-saccades parfois observés sur des concurrents DLP plus agressifs dans leurs traitements vidéo. L’image conserve ainsi une présentation fluide et cohérente, respectueuse du rendu original des sources cinéma.
Pour les utilisateurs souhaitant renforcer davantage la sensation de fluidité, le projecteur propose également une fonction d’interpolation d’images baptisée MJC. Accessible depuis les menus avancés, ce traitement ajoute des images intermédiaires afin de lisser les mouvements rapides.
Son utilisation se montre particulièrement pertinente sur les contenus sportifs, émissions TV ou vidéos à fréquence variable, où elle améliore sensiblement la lisibilité des déplacements rapides et réduit la perception de saccades.
Comme toujours avec ce type de traitement, son activation sur des films pourra diviser selon les préférences personnelles en raison de l’effet de fluidification artificielle qu’il induit parfois. Mais l’avantage est ici de laisser le choix à l’utilisateur, avec une implémentation suffisamment souple pour adapter le comportement du projecteur au type de contenu affiché.
Le Xming Episode Two réserve une excellente surprise sur le terrain du gaming, avec des performances qui dépassent même celles relevées sur le Chapter Two. Xming avait déjà mis en avant les ambitions ludiques de ce modèle via la présence d’une entrée HDMI 2.1 compatible ALLM et d’un mode jeu dédié, mais les mesures confirment ici que ces arguments ne relèvent pas uniquement du marketing.
Une fois activée l’option de réduction de l’input lag dans les paramètres, j’ai relevé un retard à l’affichage de 10,8 ms au centre de l’écran. Ce résultat est parfaitement cohérent avec les spécifications annoncées par le constructeur, qui communique sur un input lag inférieur à 10 ms. On reste ici dans une marge extrêmement proche de cette promesse, avec un niveau de réactivité tout simplement excellent pour un projecteur LCD connecté de cette gamme tarifaire.

De manière plus surprenante encore, une mesure réalisée dans le coin supérieur gauche de l’image descend jusqu’à 3,7 ms. Cette valeur spectaculaire illustre un balayage particulièrement rapide de certaines zones de l’écran, mais elle doit être interprétée avec prudence dans un contexte d’usage réel.

En pratique, la mesure la plus pertinente reste celle effectuée au centre de l’image. C’est en effet sur cette zone que se concentre prioritairement le regard du joueur dans la majorité des usages : viseur dans un FPS, personnage principal, HUD central ou action dominante. Les performances centrales constituent donc le véritable indicateur de confort en jeu, bien plus représentatif qu’une mesure ponctuelle réalisée en périphérie.
Avec 10,8 ms mesurés au centre, le Xming Episode Two se positionne parmi les projecteurs les plus réactifs de sa catégorie. À ce niveau, le retard à l’affichage devient pratiquement imperceptible pour l’immense majorité des utilisateurs.
Concrètement, cela signifie que les actions à la manette ou au clavier sont retranscrites quasi instantanément à l’écran. Cette faible latence améliore directement le confort sur les jeux compétitifs ou exigeants : FPS, jeux de combat, simulations sportives, courses automobiles ou jeux rythmiques bénéficient tous d’une sensation de contrôle nettement plus précise.
Sur un projecteur affichant une grande image, cette réactivité est d’autant plus appréciable qu’elle permet de profiter d’une immersion maximale sans subir la sensation de flottement parfois rencontrée sur des modèles plus lents. Là où certains projecteurs entrée de gamme dépassent encore largement les 30 à 50 ms, voire davantage, l’Episode Two évolue clairement dans une autre catégorie.
L’apport de l’ALLM vient compléter intelligemment l’ensemble. Lorsqu’une console compatible est connectée, le mode faible latence peut être activé automatiquement, évitant à l’utilisateur de naviguer manuellement dans les menus.
Sur ce point, le Xming Episode Two confirme lui aussi le sérieux de son implémentation vidéo. Lors des vérifications réalisées à l’aide d’une mire de cropping en 1080p, l’image est restituée dans son intégralité, sans découpe des contours ni perte d’informations sur les bords. L’absence d’overscan est donc parfaitement maîtrisée, ce qui garantit un affichage fidèle du signal source tel qu’il est envoyé au projecteur.
L’autre avantage structurel du Xming Episode Two provient directement de son choix technologique. Comme tous les modèles LCD de la marque, il est totalement exempt d’effet arc-en-ciel. Ce phénomène, inhérent à de nombreux projecteurs DLP mono-puce utilisant une roue chromatique ou des séquences colorées, peut se traduire par de brèves séparations rouge, verte et bleue perceptibles sur certains mouvements oculaires rapides ou scènes contrastées.
Pour les utilisateurs sensibles à cet artefact, l’absence complète de rainbow effect constitue un argument particulièrement fort en faveur de l’Episode Two. Il s’agit même de l’un de ses éléments différenciants les plus importants face à la concurrence directe, largement dominée par des projecteurs DLP LED sur cette tranche tarifaire.
C’est sans doute sur le terrain de la colorimétrie que le Xming Episode Two révèle le plus clairement les limites structurelles de son architecture technique. Comme la plupart des projecteurs LCD d’entrée de gamme reposant sur une source LED blanche, il se heurte à une contrainte physique difficilement contournable : une couverture colorimétrique sensiblement inférieure aux standards attendus pour une restitution SDR rigoureuse.

Mes mesures confirment cette limitation. La couverture du gamut Rec.709, référence incontournable pour les contenus SDR (Blu-ray, streaming HD, télévision), atteint environ 60 % seulement. On est donc sensiblement en retrait par rapport à une couverture complète du standard, avec une incapacité manifeste à atteindre certaines saturations maximales, en particulier sur les rouges et les verts.
Cette faiblesse n’est pas liée à un mauvais calibrage d’usine ou à une implémentation logicielle perfectible, mais bien à la nature même de la chaîne lumineuse utilisée. La source LED blanche qui équipe ce type de projecteur mono-LCD ne dispose pas du spectre suffisamment étendu pour reproduire des primaires fortement saturées avec la même efficacité qu’un système LED RGB ou, mieux encore, une source laser.
Les conséquences visuelles sont immédiatement perceptibles à l’image. Le rendu général conserve une balance globalement cohérente après ajustement, mais les couleurs apparaissent moins riches et moins intenses que sur des machines dotées d’un gamut plus large. Les rouges manquent légèrement de profondeur et d’éclat, tandis que les verts perdent un peu de vivacité. L’image conserve une certaine douceur agréable, mais sans cette sensation de saturation dynamique ou de densité chromatique que l’on peut observer sur des projecteurs plus ambitieux.
Cette limitation a également une implication directe sur le calibrage. Contrairement à un projecteur disposant d’un espace couleurs trop large, qu’il est possible de contenir via CMS en ramenant les primaires dans leurs coordonnées cibles, un gamut trop restreint constitue une contrainte irréversible. En d’autres termes, aucun réglage ne permet d’inventer des couleurs que la source lumineuse n’est pas physiquement capable de produire.
Le CMS complet proposé par Xming reste donc utile pour optimiser les équilibres internes, ajuster certaines dérives secondaires et affiner les saturations intermédiaires, mais il ne peut naturellement pas corriger la limite fondamentale de couverture colorimétrique.
Dans ces conditions, l’approche de calibrage la plus pertinente consiste à concentrer le travail sur les paramètres réellement exploitables : neutralité du point blanc, équilibre RVB et précision de l’échelle de gris. C’est là que le Xming Episode Two conserve un réel intérêt, grâce à ses réglages avancés hérités de modèles bien plus onéreux.

Parmi les différents presets proposés en sortie de boîte, le mode Film s’impose clairement comme le meilleur point de départ. C’est lui qui offre l’équilibre le plus cohérent avant calibration, avec des dérives plus contenues sur l’échelle de gris, une température de couleur plus maîtrisée et un rendu global plus naturel que les autres modes. Les modes Standard, Sport ou Couleurs vives présentent des écarts plus marqués, avec des dérives chromatiques plus importantes et un rendu moins équilibré.




En pratique, ma recommandation est donc simple : utiliser le mode Film comme base de référence. Il constitue de loin le preset le plus pertinent pour un usage cinéma ou séries, et permet d’exploiter au mieux les capacités réelles du projecteur malgré les limitations inhérentes à sa plateforme technique.
Je n’ai volontairement pas réalisé d’analyse approfondie en HDR sur le Xming Episode Two, et ce choix s’explique très simplement par les limites structurelles du projecteur.
Même si le constructeur annonce une compatibilité HDR10 et HLG, celle-ci doit ici être interprétée essentiellement comme une compatibilité de lecture et de décodage, et non comme la promesse d’une véritable restitution HDR qualitative. Le projecteur est capable d’accepter et d’afficher un signal HDR, mais ses caractéristiques matérielles ne lui permettent pas d’en exploiter pleinement les bénéfices.
La première limitation concerne naturellement la luminosité disponible. Avec seulement 300 lumens ISO annoncés et des performances réelles alignées sur ce positionnement, l’Episode Two ne dispose pas de la réserve lumineuse nécessaire pour restituer correctement les pics lumineux, élément pourtant central dans l’expérience HDR. Là où le HDR cherche à étendre la dynamique entre basses lumières et hautes intensités, ce type de projecteur reste mécaniquement contraint par une plage dynamique très limitée.
La seconde limite, plus structurelle encore, concerne la couverture colorimétrique. Comme montré dans la section précédente, le gamut du Xming Episode Two reste largement inférieur aux standards SDR Rec.709, avec une couverture d’environ 60 %. Or, une exploitation crédible du HDR suppose non seulement une couverture complète du Rec.709, mais également une extension vers des espaces bien plus larges comme le DCI-P3 ou le BT.2020. Nous en sommes ici très loin.
Dans ces conditions, analyser la courbe EOTF HDR, le tone mapping ou le comportement sur des mires HDR aurait eu un intérêt pratique limité. Les contraintes cumulées de luminosité et d’espace couleurs constituent en effet des verrous physiques qui empêchent toute restitution HDR réellement pertinente.
En pratique, le Xming Episode Two doit donc être envisagé comme un projecteur essentiellement SDR. C’est dans ce domaine qu’il évolue naturellement et qu’il délivre ses meilleures performances. Les contenus HDR pourront bien sûr être lus sans difficulté, mais ils ne constitueront pas un gain qualitatif notable par rapport à une lecture SDR correctement maîtrisée, voire pourront parfois aboutir à une image moins équilibrée selon la qualité du tone mapping appliqué.
Ma recommandation reste donc claire : privilégier autant que possible des sources SDR cela permettra d’obtenir une image plus cohérente et mieux adaptée aux capacités réelles du projecteur.
Le Xming Episode Two affiche des performances cohérentes avec son positionnement d’entrée de gamme accessible. Sans surprise, ses résultats restent inférieurs à ceux du Page Two sur la puissance lumineuse brute, mais ils demeurent globalement alignés, voire légèrement supérieurs, aux performances officiellement annoncées par le constructeur.

Les mesures ont été réalisées sur un écran blanc gain 1.0, au format 16/9 avec une diagonale de 89 pouces. À partir des valeurs de luminance relevées en cd/m², j’ai converti les résultats en flux lumineux théorique (lumens) et calculé le contraste natif on/off (FOFO) pour chacun des modes image testés.Premier constat intéressant : les chiffres mesurés dépassent les spécifications constructeur, aussi bien sur la luminosité que sur le contraste. Xming annonce officiellement 300 lumens ISO et un contraste minimum de 1500:1. Or, mes mesures montrent que plusieurs modes dépassent cette valeur lumineuse théorique, avec un maximum relevé à près de 347 lumens, tandis que le mode Film atteint un contraste natif de 1685:1, supérieur au minimum annoncé.
Ce résultat est particulièrement appréciable sur un projecteur de cette catégorie, où les données marketing sont souvent optimistes. Ici, le comportement mesuré s’avère au contraire légèrement meilleur que les chiffres officiels, ce qui mérite d’être souligné.
Le mode Film confirme une nouvelle fois sa position de meilleur compromis global. Il combine la meilleure tenue du noir mesurée, une luminosité maximale élevée et le contraste natif le plus performant de tous les modes testés. Avec 346,7 lumens (50,54 cd/m2) et 1685:1 de contraste FOFO, il constitue clairement le réglage de référence du projecteur pour un usage cinéma.
Un point mérite également d’être précisé : les options de contraste dynamique proposées dans les menus n’ont eu absolument aucun impact sur mes mesures. Leur activation ou désactivation ne modifie ni le niveau de noir relevé, ni la luminosité maximale mesurée, ni donc le contraste calculé. Leur apport semble donc purement marginal, voire inexistant dans le comportement réel du projecteur.
Dans l’absolu, ces performances restent naturellement limitées par la réserve lumineuse disponible. Avec environ 340 lumens réels dans ses meilleurs réglages, l’Episode Two reste destiné à une utilisation en environnement sombre ou fortement contrôlé, sur des bases d’image raisonnables.
En revanche, son contraste natif constitue une vraie bonne surprise dans cette gamme de prix. Le mode Film en particulier délivre une prestation très cohérente pour un projecteur LCD compact à LED blanche.
Au-delà des mesures, le Xming Episode Two propose une expérience visuelle globalement très agréable dès lors qu’il est utilisé dans des conditions cohérentes avec ses capacités matérielles.
Mon évaluation subjective a été réalisée à partir de plusieurs extraits exigeants, notamment Dune : Deuxième Partie, Predator: Badlands et Jumper. Ces contenus permettent d’évaluer efficacement le comportement du projecteur sur les scènes sombres, la gestion des faibles niveaux lumineux, la précision perçue ainsi que le rendu colorimétrique en conditions réelles.
Le premier point positif concerne sans ambiguïté le contraste natif. Malgré son positionnement très accessible et l’utilisation d’une source LED blanche relativement modeste, l’Episode Two délivre un contraste perçu étonnamment solide, qui profite particulièrement aux scènes sombres.
Cela se vérifie immédiatement sur les extraits de Predator: Badlands, où le projecteur parvient à conserver des noirs suffisamment profonds tout en maintenant une bonne lisibilité des détails dans les basses lumières. Les armures, textures métalliques et zones d’ombre restent bien définies, sans sensation excessive d’écrasement des noirs.

Dans les scènes à faible APL, l’image conserve ainsi une vraie profondeur visuelle. Bien entendu, on reste loin des performances absolues de modèles laser plus ambitieux ou de certains DLP haut de gamme, mais pour un projecteur LCD compact de cette catégorie tarifaire, le résultat est objectivement très convaincant.


Les extraits de Dune : Deuxième Partie mettent particulièrement bien en évidence les qualités du projecteur. La grande scène de cérémonie illustre une excellente homogénéité générale ainsi qu’un niveau de précision très satisfaisant. Malgré la densité de l’image, les détails fins restent parfaitement lisibles : structures architecturales, foules, drapeaux et textures conservent une belle netteté, confirmant que la précision optique constitue l’un des vrais points forts du modèle.

Les plans plus sombres et rapprochés confirment également la bonne tenue de l’échelle de gris. Les visages, costumes et micro-détails restent visibles sans dérive excessive ni perte marquée d’informations dans les zones sombres.

Sur le plan colorimétrique, le résultat s’avère finalement plus flatteur que ce que laissent supposer les mesures brutes. Certes, le gamut mesuré reste objectivement limité, mais cette faiblesse se montre relativement peu pénalisante en usage réel.
En mode Film, les couleurs conservent un rendu naturel et cohérent. Le projecteur évite les excès de saturation artificielle fréquemment rencontrés sur les modèles d’entrée de gamme, ce qui profite à une image plus équilibrée et plus cinéma. Les tons chair restent crédibles et les couleurs apparaissent suffisamment riches pour préserver une image plaisante.
Les séquences plus colorées, comme celles issues de Jumper, illustrent bien ce comportement. Malgré la limitation objective de couverture colorimétrique, l’image conserve une bonne vitalité perçue et un rendu globalement harmonieux. Le déficit de saturation maximale reste surtout visible en comparaison directe avec des modèles à gamut plus large, mais beaucoup moins en usage isolé.

La netteté perçue constitue également une vraie bonne surprise. L’optique délivre une image propre, précise et bien définie sur l’ensemble de la surface projetée. Les contours sont nets, les textures bien restituées et le niveau de détail global apparaît supérieur à ce que l’on pourrait attendre à ce niveau de prix.
La principale limite reste naturellement la luminosité disponible. Même si les mesures dépassent légèrement les spécifications constructeur, la réserve lumineuse reste modeste et impose certaines contraintes d’utilisation.
En pratique, il convient donc de rester raisonnable sur la taille d’image. À mon sens, 100 pouces de diagonale constituent une limite réaliste pour conserver une luminance suffisante et préserver l’impact visuel global. Au-delà, l’image perd progressivement en dynamique, en punch lumineux et en lisibilité globale.
Utilisé dans une pièce sombre et sur une base raisonnable, le Xming Episode Two se révèle en revanche particulièrement cohérent. Son association de bon contraste natif, de précision optique convaincante et de rendu naturel en mode Film en fait un projecteur SDR très agréable pour le cinéma et les séries.
Après le très convaincant Page Two, Xming décline ici une formule plus accessible qui conserve l’essentiel des qualités observées sur son grand frère tout en acceptant quelques compromis logiques pour réduire significativement le tarif.
À 269 €, le Xming Episode Two reprend la même philosophie : proposer une expérience home cinéma SDR simple, connectée et immédiatement exploitable, sans exiger un budget conséquent. Bien entendu, les concessions existent. La luminosité est plus limitée, ce qui impose un usage exclusivement orienté pièce sombre et une taille d’image raisonnable, idéalement inférieure à 100 pouces. Comme sur le Page Two, le gamut demeure également la principale faiblesse structurelle de cette plateforme LCD mono-panneau à LED blanche. Les couleurs manquent objectivement d’amplitude et de saturation maximale face à des solutions RGB LED ou laser, limitation physique qu’aucun calibrage ne peut compenser.
Mais en pratique, l’Episode Two se montre particulièrement cohérent. Son contraste natif mesuré dépasse les annonces constructeur et permet d’obtenir une image étonnamment solide sur les scènes sombres. La précision optique reste convaincante, le mode Film constitue une excellente base d’utilisation, et l’interface Google TV sous Android 14 conserve toutes les qualités ergonomiques déjà appréciées sur le Page Two.
Là où ce modèle se distingue particulièrement, c’est sur sa cohérence économique globale. Avec une consommation extrêmement réduite de seulement 49 W, un niveau sonore contenu à 36,6 dB et surtout un input lag remarquable de 10,8 ms au centre de l’écran, il s’impose comme un projecteur particulièrement attractif pour les usages gaming, streaming et cinéma occasionnel.
Le Xming Episode Two n’a évidemment pas l’ambition de rivaliser avec des modèles plus lumineux ou plus ambitieux techniquement. En revanche, dans son domaine d’expression naturel SDR, obscurité, base modérée et budget maîtrisé, il délivre une prestation étonnamment mature et homogène.
Moins polyvalent que le Page Two, mais également plus abordable, plus sobre et encore plus réactif pour le jeu, l’Episode Two constitue une proposition particulièrement cohérente sur son segment.

Note finale : 4/5 A l'affiche

After reviewing the Xming Page Two, it is now time to take a closer look at the second new Full HD LCD LED projector from the Chinese brand: the Xming Episode Two. Priced at €269, it is positioned as a more affordable alternative to the Page Two, coming in at a noticeably lower price point. However, this reduced cost also brings a few compromises, particularly in two key areas for home cinema enthusiasts: brightness and contrast, both of which fall behind its bigger sibling. Xming has also opted for a different design approach, with a white chassis replacing the black finish of the Page Two, giving it a brighter and more casual look. The main question is therefore quite simple: does this more affordable version still offer enough value to make it worth considering, or are the savings too noticeable in real-world use? Let’s find out in this full review of the Xming Episode Two.

The projector market has become particularly interesting over the years because it is no longer limited to machines reserved for enthusiasts with substantial budgets. Of course, premium references costing several thousand or even tens of thousands of euros still exist, but the democratization of projection technologies has paved the way for a new generation of much more affordable models. This is exactly where the Xming Episode Two positions itself: a Full HD LCD projector with an LED light source, offered at a very aggressive €269 price point, with the clear ambition of making the big-screen experience accessible to a wider audience.
After recently reviewing the Xming Page Two, the brighter and more ambitious model in the lineup, I now turn my attention to its smaller sibling, instantly recognizable thanks to its white finish, whereas the Page Two featured a more traditional black chassis. This visual distinction is not merely cosmetic, as it reflects the more casual positioning of the Episode Two, designed first and foremost as a simple, portable, and affordable solution for enjoying movies, TV shows, or video games on a large screen without breaking the bank.

To better understand where this model fits, it is worth taking a closer look at the brand behind it. Xming is not just another opportunistic newcomer riding the wave of low-cost compact projectors. It is a more consumer-oriented branch of Formovie, a company created through the partnership between Xiaomi and Appotronics. The latter will be familiar to projection enthusiasts, as Appotronics is one of the major players in laser projection technology, particularly thanks to its ALPD expertise, which powers many ultra-short-throw projectors sold across Asia and Europe. Xming therefore indirectly benefits from this industrial know-how, while pursuing a different philosophy: offering simple, modern, aggressively priced products without completely compromising the user experience.
The Xming Episode Two succeeds the Episode One while refining the original formula. It keeps the same core concept: a compact projector that is easy to install and immediately ready for use. Within the brand’s internal hierarchy, it clearly sits below the Page Two, which retains the advantage in pure performance with higher brightness, stronger contrast, and greater versatility. The Episode Two instead targets a more specific audience: first-time users, bedrooms, small living rooms, secondary homes, or portable projection scenarios.
This positioning is immediately reflected in its format. The device adopts a compact vertical design measuring just 118 × 142 × 176 mm and weighing only 1.2 kg. This is a genuinely portable projector, easy to move from room to room or take along for an impromptu movie night. Its small footprint and lightweight construction even allow it to fit inside a bag without much difficulty, a clear advantage for flexible use.

From a design perspective, the Episode Two is surprisingly well executed for this price range. The lines are clean and modern, with softened edges and discreetly integrated ventilation openings. The white finish gives it a distinct personality, less focused on traditional home cinema aesthetics and more aligned with a lifestyle-oriented product. Some users may still prefer the understated black finish of the Page Two, which blends more easily into a dedicated setup, but the white version undeniably offers its own visual identity.
Despite its entry-level positioning, build quality feels reassuring. The chassis is entirely made of plastic, which is unsurprising at this price point, but assembly quality is solid and inspires confidence. The overall construction feels sturdy, with well-fitted panels and no obvious weak points. Connectivity is intentionally minimal yet practical: one HDMI 2.1 port with ARC and ALLM support, one USB 2.0 port for media playback or accessory power, a 3.5 mm audio output, and the power connector. On the underside, a standard tripod mount is provided alongside anti-slip feet for added stability.

The included remote control is identical to that found on the brand’s other recent models. It operates over Bluetooth, supports voice commands through Google Assistant, and includes dedicated shortcuts for Netflix and YouTube. Its layout is straightforward, efficient, and perfectly suited for day-to-day use.

From a technical standpoint, the Xming Episode Two relies on an LCD projection system paired with an LED light source. This is worth highlighting, as it differentiates itself from the vast majority of compact projectors in this price range, which typically rely on DLP technology. LCD’s main advantage remains the complete absence of rainbow effect artifacts, a visual phenomenon that can be disturbing for some users on single-chip DLP projectors.
Native resolution is Full HD 1920 x 1080 pixels, which is now the bare minimum for serious movie or streaming use. The 1.2:1 throw ratio allows for relatively flexible placement: at one meter of distance, the image reaches approximately 80 cm in width. The claimed image size ranges from 40 to 120 inches, although, as is often the case with this type of projector, the true comfort zone will likely be between 60 and 90 inches in order to preserve brightness and perceived contrast.
This is precisely where the main differences with the Page Two become apparent. Xming specifies 300 ISO lumens here versus 500 ISO lumens for its larger sibling (manufacturer specifications). The same applies to native contrast, rated at a minimum of 1500:1, compared to the 2500:1 claimed for the Page Two. On paper, this logically translates into less convincing black levels and reduced image dynamics.
HDR10 and HLG compatibility are both supported, but expectations should remain realistic. Like nearly all LED LCD projectors in this segment, available brightness and color capabilities remain too limited to truly benefit from HDR content. This compatibility should therefore be viewed more as a playback convenience or marketing checkbox than as a genuine picture-quality advantage. In SDR, however the environment where this type of projector naturally performs best—the experience can be quite satisfying.
Video processing is handled by the MT9660 chipset, already seen in several competing models. It supports a number of expected features, including MEMC motion interpolation for smoother movement rendering.
Gaming has not been overlooked either. The HDMI 2.1 input with ALLM support automatically activates game mode when a compatible console is connected. Xming also claims an input lag below 10 ms, an ambitious figure on paper and uncommon enough in this price category to deserve attention, even though it will naturally need verification through measurement.

Software is one of the product’s strongest selling points. The projector runs Google TV based on Android 14, providing access to a modern, fluid, and feature-rich interface. Netflix certification is officially included, alongside YouTube, Prime Video, Disney+, and full Google Play Store access. Google Cast and Google Assistant are also integrated, allowing the projector to operate entirely independently without requiring an external streaming box.
Wireless connectivity includes dual-band Wi-Fi (2.4/5 GHz) and Bluetooth 5.0, making it easy to pair headphones, Bluetooth speakers, or soundbars. Audio is handled by two integrated 3 W speakers compatible with Dolby Audio.
Finally, the overall user experience has clearly been designed around simplicity. Automatic autofocus, automatic keystone correction, and intelligent alignment enable near-instant setup: place the projector, power it on, and let it handle focus and geometry adjustments automatically. Xming also claims a relatively low 30 dB noise level, another promising specification that will need confirmation during hands-on testing.
Like its bigger sibling, the Page Two, the Xming Episode Two runs on Google TV based on Android 14.
The interface provides a familiar, clean, and well-structured environment. The home screen brings together the main streaming platforms, content recommendations, and installed applications in a modern layout designed for easy access. Native integration of the Google Play Store allows users to install most Android TV-compatible apps without restrictions, avoiding the need for workarounds or external APK installations.

Another important feature is the official Netflix certification included with the Xming Episode Two. It provides native Full HD Netflix playback directly from the main interface. Other essential streaming services are naturally available as well, including YouTube, Prime Video, Disney+, and Canal+.
Integrated Google Assistant adds another layer of convenience. Accessible directly from the Bluetooth remote control via a dedicated button, it enables efficient voice navigation: launching apps, searching for content, adjusting volume, or requesting various information can all be done without manually browsing menus.
However, it is the automation features that make the Xming Episode Two particularly impressive in this price category. The setup process has clearly been designed to be as simple as possible. As soon as the projector is powered on, automatic autofocus is triggered instantly to optimize sharpness without any manual adjustment. This process is also repeated whenever movement of the device is detected.
Automatic keystone correction is also included. Horizontal and vertical adjustments are completed within a few seconds with generally convincing efficiency. The projector automatically corrects image geometry to restore a usable rectangular picture even when the unit is not perfectly aligned with the screen.
In practice, the overall experience is remarkably straightforward: place the projector, power it on, let the automation do its work, and the image is typically ready for use in under a minute. For first-time users, it is difficult to imagine a more accessible setup.
Beyond ease of use, the Xming Episode Two also retains another traditional strength of the brand: an unusually complete video settings section. While many competitors are limited to a few basic sliders, Xming continues to offer advanced calibration tools.

A full 2-point grayscale adjustment is available through Gain and Bias controls, alongside a much finer 20-point grayscale adjustment.
The CMS (Color Management System) is also fully accessible. All six primary and secondary colors can be adjusted across the three key parameters: hue, saturation, and brightness.
Out-of-the-box picture presets include Game, Movie, Sport, Standard, and Vivid modes. Each mode can be individually edited, allowing settings to be optimized for different viewing conditions or content types. A dedicated user mode is also available to save custom profiles.
Advanced video processing options are included as well. Motion interpolation, referred to here as MJC, is accessible through the advanced settings menu. It can improve motion smoothness for sports content or fast-moving scenes, with the usual pros and cons depending on personal preference.
Finally, Game mode benefits from ALLM (Auto Low Latency Mode) support as well as a dedicated input lag reduction option.
Operating noise and built-in sound system quality :
The Xming Episode Two confirms its mainstream and portable orientation with convincing performance in two areas often overlooked in this price range: fan noise and integrated audio quality.
During my measurements, the noise level reached 36.6 dB, an overall satisfactory result for a compact LED LCD projector. In absolute terms, the cooling system remains audible when standing close to the unit, which is inevitable given its compact size and the limited internal space available for heat dissipation. However, in real-world conditions, operating noise remains relatively discreet. Once a movie or TV show is playing, the fan noise blends easily into the surrounding audio environment without becoming distracting.

This result is even more interesting because it allows the Episode Two to perform slightly better than its bigger sibling. For comparison, I previously measured 37.1 dB on the Xming Page Two, a slightly higher result despite its superior brightness performance. The difference remains modest overall, but it confirms the product’s operating logic: with lower brightness output and therefore less demanding thermal dissipation, the Episode Two benefits from slightly better acoustic behavior.
The built-in audio section is also a pleasant surprise. The integrated speakers deliver a coherent and well-balanced sound signature for everyday use. Voices are reproduced clearly, ensuring good dialogue intelligibility, which is essential on a projector mainly intended for streaming content or TV series. The soundstage feels balanced, without excessive coloration.
Bass output is naturally limited by the physical size of the speaker enclosure and available power, but it never feels artificially boosted as is sometimes the case on competing models attempting to compensate for hardware limitations. On the other hand, treble remains controlled and avoids harshness, even at higher volume levels.
Overall, the Xming Episode Two will obviously not replace a proper audiophile home cinema setup, but for everyday viewing, bedroom use, travel, or occasional projection sessions, it can comfortably be used without an external sound system.
Users looking for a more immersive experience or more impactful movie soundtracks will naturally benefit from pairing it with a soundbar or external audio system, but within its category, the Episode Two fully delivers on expectations.
Power consumption :
Energy efficiency is another area where the Xming Episode Two stands out positively. During my measurements, power consumption reached only 49 W during operation, an impressively low figure for a Full HD projector running Google TV.

This result directly reflects the product’s technical positioning. With a less powerful light source than the Page Two and a more modest overall architecture, the Episode Two logically requires significantly less energy.
The difference compared to its larger sibling is particularly noticeable: the Xming Page Two consumed 92.8 W, almost twice as much. This gap is far from insignificant and clearly illustrates the trade-offs made between brightness performance and energy efficiency.
In practice, this lower power consumption brings several benefits. First, it mechanically reduces overall heat production, which indirectly helps maintain reasonable fan noise levels. Second, it makes the device particularly economical to operate, especially for regular use involving streaming, gaming, or replacing a traditional television.
Sharpness :
In terms of image precision, the Xming Episode Two delivers performance very close to what was observed on the Page Two, which is rather good news considering its more affordable positioning. The optical system and overall behavior are indeed very similar, resulting in a generally satisfying image quality for a compact LCD projector in this category.

The motorized autofocus system performs effectively. Automatic focusing is triggered quickly at startup and produces an immediately usable image without requiring any manual adjustment. The center of the image offers convincing sharpness, with a good level of detail on Full HD content, whether watching movies, navigating application interfaces, or gaming.

As is often the case with this type of compact LCD projector, there is however a slight drop in sharpness toward the edges of the image. This behavior remains typical for projectors using this kind of optical system and panel architecture in this price range. Corners appear slightly less precise than the center, but without significantly affecting the viewing experience in real-world conditions.
During my testing, no noticeable focus drift was observed over extended viewing sessions, including after several hours of operation. The projector maintained its initial focus setting without requiring readjustment, which is not always guaranteed in this segment.
Out of the box, the default sharpness processing is slightly overdone. The standard setting tends to apply a bit too much edge enhancement, which can generate subtle artificial outlines visible on certain text elements, subtitles, or high-contrast transitions. Nothing dramatic, but the resulting image loses a little naturalness.
Fortunately, the correction is immediate and very simple. Slightly lowering the sharpness parameter in the menus is enough to restore a more balanced and natural-looking image.
Motion handling :
In terms of motion performance, the Xming Episode Two builds on the strengths already observed with the Page Two and also benefits from the inherent advantages of its LCD architecture. In a segment still largely dominated by entry-level DLP projectors, this technological choice remains a meaningful advantage.
Playback of 1080p24 cinema content is handled properly, without awkward frame conversion or unnecessary processing that could alter the original cadence. The result is a natural rendering of motion, particularly noticeable during slow camera pans, tracking shots, and demanding cinematic sequences where cadence issues quickly become visible.
This native handling allows the Episode Two to avoid some of the artifacts or micro-stuttering sometimes found on more aggressively processed DLP competitors. As a result, the image maintains a fluid and coherent presentation that remains faithful to the original cinematic source.
For users looking to further enhance motion smoothness, the projector also includes a frame interpolation feature called MJC. Accessible through the advanced settings menu, this processing adds intermediate frames in order to smooth fast motion.
Its use is particularly relevant for sports content, TV broadcasts, or variable frame rate videos, where it noticeably improves the clarity of fast-moving objects and reduces the perception of judder.
As always with this type of processing, enabling it for movies may divide opinion depending on personal preference due to the sometimes artificial smoothing effect it introduces. The advantage here is simply that the user remains in control, with an implementation flexible enough to adapt the projector’s behavior to different types of content.
Input lag :
The Xming Episode Two delivers an excellent surprise for gaming, with performance that even surpasses what was previously measured on the Chapter Two. Xming had already highlighted this model’s gaming ambitions through the inclusion of an HDMI 2.1 input with ALLM support and a dedicated Game mode, but real-world measurements confirm that these claims are not just marketing.

After enabling the input lag reduction option in the settings menu, I measured a display latency of 10.8 ms at the center of the screen. This result is fully consistent with the manufacturer’s specifications, which advertise input lag below 10 ms. In practice, this places the projector extremely close to that claim, delivering a level of responsiveness that is simply excellent for a connected LCD projector in this price category.
Even more surprisingly, a measurement taken in the upper-left corner of the image dropped as low as 3.7 ms. This spectacular figure reflects particularly fast scanning behavior in certain areas of the screen, but it should be interpreted with caution in real-world usage.

In practice, the most relevant measurement remains the one taken at the center of the image. This is where the player’s attention is primarily focused in most gaming situations: FPS crosshairs, the main character, central HUD elements, or the dominant gameplay action. Center-screen performance is therefore the true indicator of gaming comfort, far more meaningful than isolated measurements taken at the edges.
With 10.8 ms measured at the center, the Xming Episode Two ranks among the most responsive projectors in its category. At this level, display delay becomes virtually imperceptible for the vast majority of users.
In concrete terms, this means that controller or keyboard actions are translated to the screen almost instantly. This low latency directly improves comfort and precision in demanding or competitive games: FPS titles, fighting games, sports simulations, racing games, and rhythm-based games all benefit from tighter and more responsive controls.
On a projector delivering a large-screen experience, this responsiveness is even more valuable, as it allows users to enjoy maximum immersion without the sluggish or “floating” sensation sometimes encountered on slower models. While many entry-level projectors still exceed 30 to 50 ms—or even more—the Episode Two clearly operates in a different league.
ALLM support further strengthens the gaming experience. When a compatible console is connected, low latency mode can be activated automatically, eliminating the need to manually navigate settings menus.
Overscan and unwanted visual artifacts :
On this point, the Xming Episode Two once again confirms the seriousness of its video implementation. During testing with a 1080p cropping pattern, the image was displayed in full, with no edge clipping or loss of information around the borders. Overscan management is therefore perfectly controlled, ensuring faithful reproduction of the source signal exactly as it is sent to the projector.
Another structural advantage of the Xming Episode Two comes directly from its technological choice. Like all LCD-based models from the brand, it is completely free from rainbow effect artifacts. This phenomenon, commonly associated with many single-chip DLP projectors using a color wheel or sequential color processing, can result in brief red, green, and blue flashes visible during rapid eye movements or high-contrast scenes.
For users sensitive to this artifact, the complete absence of rainbow effect is a particularly strong argument in favor of the Episode Two. It is in fact one of its most important differentiating advantages against direct competitors, a segment still largely dominated by LED DLP projectors in this price range.
Color Accuracy :
This is probably the area where the Xming Episode Two most clearly reveals the structural limitations of its technical architecture. Like most entry-level LCD projectors relying on a white LED light source, it faces a difficult-to-overcome physical constraint: color gamut coverage that falls noticeably short of the standards expected for accurate SDR reproduction.

My measurements confirm this limitation. Rec.709 gamut coverage the essential reference standard for SDR content such as Blu-ray, HD streaming, and television reaches only around 60%. This places the projector significantly below full standard coverage, with a clear inability to reproduce certain fully saturated colors, particularly reds and greens.
This weakness is not the result of poor factory calibration or flawed software implementation, but rather a direct consequence of the light engine itself. The white LED source used in this type of mono-LCD projector simply does not provide a sufficiently wide spectral output to reproduce highly saturated primaries as effectively as RGB LED systems or, even more so, laser light sources.
The visual consequences are immediately noticeable on screen. Overall color balance remains reasonably coherent after adjustment, but colors appear less rich and less vibrant than on projectors equipped with a wider gamut. Reds lack some depth and intensity, while greens appear slightly less vivid. The image retains a pleasant softness, but without the dynamic saturation or chromatic density found on more ambitious projectors.
This limitation also has a direct impact on calibration possibilities. Unlike a projector with an overly wide color space, which can be reduced via CMS by pulling oversaturated primaries back toward their targets, an undersized gamut represents an irreversible constraint. In other words, no adjustment can create colors that the light source is physically incapable of producing.
The complete CMS offered by Xming therefore remains useful for optimizing internal balance, correcting certain secondary deviations, and refining intermediate saturation levels, but it obviously cannot compensate for the projector’s fundamental gamut limitation.
Under these conditions, the most relevant calibration strategy is to focus on the parameters that can actually be improved: white point neutrality, RGB balance, and grayscale accuracy. This is where the Xming Episode Two still offers genuine value, thanks to advanced controls typically found on significantly more expensive models.

Among the factory presets available out of the box, Film mode clearly stands out as the best starting point. It delivers the most coherent overall balance prior to calibration, with better grayscale behavior, more controlled color temperature, and a more natural image than the other available modes. Standard, Sport, and Vivid modes all exhibit more pronounced chromatic deviations and a less balanced presentation.




In practice, my recommendation is simple: use Film mode as the reference preset. It is by far the most suitable option for movies and TV series, and allows the projector to deliver the best possible performance despite the inherent limitations of its technical platform.
HDR Management :
I deliberately did not perform any in-depth HDR analysis on the Xming Episode Two, and this decision is easily explained by the projector’s structural limitations.
Although the manufacturer advertises HDR10 and HLG compatibility, this should primarily be understood here as decoding and playback compatibility rather than a promise of genuinely high-quality HDR reproduction. The projector is indeed capable of receiving and displaying an HDR signal, but its hardware characteristics simply do not allow it to fully benefit from what HDR is designed to deliver.
The first limitation is, unsurprisingly, available brightness. With only 300 ISO lumens announced—and real-world performance consistent with this positioning the Episode Two lacks the luminous headroom required to properly reproduce highlight peaks, which are a core component of the HDR experience. While HDR aims to expand dynamic range between deep shadows and bright highlights, a projector of this type is mechanically constrained by a very limited dynamic range.
The second limitation, even more fundamental, concerns color gamut coverage. As shown in the previous section, the Xming Episode Two’s gamut remains well below SDR Rec.709 standards, covering only around 60%. A credible HDR experience requires not only full Rec.709 coverage, but also a meaningful extension toward much wider color spaces such as DCI-P3 or BT.2020. The Episode Two is clearly far from reaching those targets.
Under these conditions, analyzing HDR EOTF tracking, tone mapping behavior, or HDR test patterns would have offered limited practical value. The combined constraints of brightness output and restricted color space are physical bottlenecks that prevent any truly relevant HDR reproduction.
In practice, the Xming Episode Two should therefore be considered primarily as an SDR projector. This is the environment in which it naturally operates and delivers its best performance. HDR content can of course be played without issue, but it does not provide any meaningful visual advantage over properly mastered SDR content, and may sometimes even result in a less balanced image depending on the quality of the applied tone mapping.
My recommendation is therefore straightforward: whenever possible, favor SDR sources. This will consistently deliver a more coherent and better balanced image, better aligned with the projector’s actual technical capabilities.
Contrast and brightness :
The Xming Episode Two delivers performance consistent with its accessible entry-level positioning. Unsurprisingly, its results remain below those of the Page Two in terms of raw brightness output, but they are overall in line with and in some cases slightly above the manufacturer’s official specifications.

Measurements were carried out on a gain 1.0 white screen, in a 16:9 format with an 89-inch diagonal. Based on the luminance values measured in cd/m², I converted the results into theoretical luminous flux (lumens) and calculated the native on/off contrast ratio (FOFO) for each tested picture mode.
A first interesting observation is that the measured figures exceed the manufacturer’s specifications, both in brightness and contrast. Xming officially advertises 300 ISO lumens and a minimum contrast ratio of 1500:1. However, my measurements show that several picture modes surpass this theoretical brightness value, with a peak measured at nearly 347 lumens, while Film mode reaches a native contrast ratio of 1685:1, above the announced minimum.
This is particularly noteworthy for a projector in this category, where marketing figures are often optimistic. In this case, real-world measured performance turns out to be slightly better than the official numbers, which deserves recognition.
Film mode once again confirms its position as the best overall compromise. It combines the best measured black level performance, high peak brightness, and the strongest native contrast ratio among all tested modes. With 346.7 lumens (50.54 cd/m²) and a 1685:1 FOFO contrast ratio, it clearly stands out as the projector’s reference setting for movie use.
Another important point should be noted: the dynamic contrast options available in the menus had absolutely no impact on my measurements. Enabling or disabling them did not alter measured black levels, peak brightness, or the resulting calculated contrast ratio. Their practical contribution therefore appears purely marginal, if not entirely nonexistent, in the projector’s real-world behavior.
In absolute terms, these performances naturally remain limited by the available brightness reserve. With around 340 real lumens in its best settings, the Episode Two remains primarily intended for use in dark or tightly controlled environments, on reasonably sized screens.
On the other hand, its native contrast performance comes as a genuinely pleasant surprise at this price point. Film mode, in particular, delivers a very coherent performance for a compact white LED LCD projector.
Beyond measurements, the Xming Episode Two delivers a very enjoyable overall viewing experience when used within conditions consistent with its hardware capabilities.
My subjective evaluation was carried out using several demanding excerpts, including Dune: Part Two, Predator: Badlands, and Jumper. These contents are particularly effective for assessing the projector’s behavior in dark scenes, low-light handling, perceived sharpness, and real-world color reproduction.
The first clear strength is native contrast. Despite its very affordable positioning and relatively modest white LED light source, the Episode Two delivers surprisingly solid perceived contrast, which is especially beneficial in dark scenes.

This is immediately visible in Predator: Badlands excerpts, where the projector manages to preserve sufficiently deep blacks while maintaining good readability of shadow details. Armors, metallic textures, and dark areas remain well defined without excessive black crush.

In low-APL scenes, the image therefore retains genuine visual depth. Of course, this remains far from the absolute performance of more ambitious laser models or certain high-end DLP projectors, but for a compact LCD projector in this price range, the result is objectively very convincing.

Dune: Part Two excerpts particularly highlight the projector’s strengths. The large ceremonial scene demonstrates excellent overall uniformity as well as a very satisfying level of precision. Despite the density of the image, fine details remain perfectly legible: architectural structures, crowds, banners, and textures all retain excellent sharpness, confirming that optical precision is one of the projector’s genuine strengths.

Darker and closer shots also confirm the projector’s solid grayscale performance. Faces, costumes, and fine details remain visible without excessive deviations or significant loss of information in dark areas.

From a color reproduction standpoint, the result is ultimately more flattering than raw measurements might suggest. While the measured gamut is objectively limited, this weakness proves relatively non-penalizing in real-world use.
In Film mode, colors retain a natural and coherent rendering. The projector avoids the artificially exaggerated saturation frequently found on entry-level models, resulting in a more balanced and cinematic image. Skin tones remain believable, and colors appear sufficiently rich to maintain an enjoyable viewing experience.
More colorful sequences, such as those from Jumper, illustrate this behavior well. Despite the objectively limited color gamut coverage, the image retains good perceived vibrancy and an overall harmonious rendering. The lack of maximum saturation is mainly noticeable only in direct comparison with wider-gamut projectors, but much less so in standalone use.

Perceived sharpness is also a genuinely pleasant surprise. The optical system delivers a clean, precise, and well-defined image across the entire projected surface. Edges are sharp, textures are well rendered, and the overall level of detail appears higher than what would normally be expected at this price point.
The main limitation naturally remains available brightness. Even though measurements slightly exceed manufacturer specifications, the light output remains modest and imposes certain usage constraints.
In practice, it is therefore advisable to remain reasonable regarding screen size. In my opinion, 100 inches diagonal represents a realistic upper limit to maintain sufficient luminance and preserve overall visual impact. Beyond this point, the image progressively loses dynamic range, brightness punch, and overall readability.
Used in a dark room and on a reasonable screen size, however, the Xming Episode Two proves particularly coherent. Its combination of solid native contrast, convincing optical sharpness, and natural rendering in Film mode makes it a very pleasant SDR projector for movies and TV series.
Following the highly convincing Page Two, Xming now introduces a more affordable formula that retains most of the qualities observed on its bigger sibling while accepting a few logical compromises to significantly reduce the price.
At €269, the Xming Episode Two follows the same philosophy: delivering a simple, connected, and immediately usable SDR home cinema experience without requiring a substantial budget. Naturally, some concessions are present. Brightness is more limited, which restricts usage to dark-room environments and reasonable screen sizes, ideally below 100 inches. As with the Page Two, gamut remains the main structural weakness of this white LED mono-LCD platform. Colors objectively lack the amplitude and maximum saturation achievable with RGB LED or laser solutions, a physical limitation that no calibration can overcome.
In practice, however, the Episode Two proves particularly coherent. Its measured native contrast exceeds the manufacturer’s specifications and delivers a surprisingly solid image in dark scenes. Optical sharpness remains convincing, Film mode provides an excellent default preset, and the Google TV interface based on Android 14 retains all the ergonomic strengths already appreciated on the Page Two.
Where this model stands out most is in its overall economic efficiency. With extremely low power consumption of just 49 W, a restrained noise level of 36.6 dB, and above all an excellent 10.8 ms input lag measured at the center of the screen, it establishes itself as a particularly attractive projector for gaming, streaming, and casual movie use.
The Xming Episode Two obviously does not aim to compete with brighter or technically more ambitious models. However, within its natural use case, SDR, dark-room viewing, moderate screen sizes, and controlled budget it delivers a surprisingly mature and well-balanced performance.
Less versatile than the Page Two, but also more affordable, more energy efficient, and even more responsive for gaming, the Episode Two represents a particularly coherent proposition in its segment.
Final rating: 4/5 – « A l'affiche »

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2 Commentaire(s)
Salut Greg,
Impressionnant pour un petit vidéoprojecteur à moins de 300€ !
Tout à fait et il en faut pour
tous les budgets.