Test JMGO N3 4K

Le marché des vidéoprojecteurs chinois n'a probablement jamais été été aussi dynamique qu'aujourd'hui. XGIMI, Hisense, AWOL Vision avec sa marque Valerion ou encore JMGO semblent désormais suivre une stratégie commune consistant à décliner leurs nouvelles plateformes technologiques en plusieurs modèles destinés à couvrir des budgets sensiblement différents. Cette approche ne concerne plus uniquement les vidéoprojecteurs à ultra courte focale mais également les modèles Lifestyle qui représentent aujourd'hui l'un des segments les plus innovants du marché.

Il suffit pour s'en convaincre d'observer les gammes récemment annoncées par les différents constructeurs. Hisense propose ainsi son M2 Pro comme porte d'entrée vers sa nouvelle génération de vidéoprojecteurs Lifestyle tandis que le XR10 s'adresse aux utilisateurs les plus exigeants. XGIMI adopte une stratégie similaire avec l'Elfin Flip 4K et son Titan Noir Max alors que JMGO décline désormais sa série N3 autour de plusieurs références dont le spectaculaire N3 Ultimate dont nous vous avons déjà proposé le test complet sur Mondoprojos.

C'est aujourd'hui au tour du plus abordable représentant de cette nouvelle famille de passer entre nos mains. Le JMGO N3 4K conserve d'ailleurs une partie non négligeable de l'ADN de son grand frère. Nous retrouvons ainsi une source lumineuse RGB triple laser MALC 3.0, une puce DMD Texas Instruments de 0,47 pouce associée à l'affichage 4K UHD par XPR, Google TV avec Netflix ainsi qu'un zoom optique permettant d'adapter la taille de l'image sans recourir au moindre traitement numérique. Les compromis consentis concernent principalement sa luminosité annoncée de 1 800 lumens ISO, son contraste plus modeste ainsi que l'absence de prise en charge du Dolby Vision qui demeure réservé aux modèles les plus ambitieux de la gamme N3.

Son positionnement tarifaire mérite également quelques commentaires. Commercialisé aujourd'hui à 1090€, le JMGO N3 4K avait pourtant été proposé à moins de 1 000 € il y a encore quelques semaines. Un tarif psychologique particulièrement intéressant qui l'aurait placé en concurrence frontale avec des modèles comme les Hisense M2 Pro ou XGIMI Elfin Flip 4K. À son prix actuel, l'équation économique apparaît sensiblement différente et il lui faudra démontrer que ses caractéristiques techniques suffisent à justifier cet écart tarifaire.

Le JMGO N3 4K est-il capable de prendre l'avantage sur ses principaux concurrents dans cette gamme de prix et, surtout, mérite-t-il encore d'être considéré comme une excellente affaire maintenant que son tarif s'éloigne des 1 000 € qui constituaient probablement son principal argument commercial ? C'est précisément ce que nous allons tenter de vérifier au cours de ce test.

JmGO N3 4K
JmGO N3 4K

De quoi s'agit-il ?

Le JMGO N3 4K est un vidéoprojecteur Lifestyle 4K UHD qui repose sur une puce DMD Texas Instruments de 0,47 pouce associée à la technologie XPR permettant l'affichage des 8,3 millions de pixels composant une image Ultra Haute Définition. Il exploite une source lumineuse RGB triple laser MALC (Microstructure Adaptive Laser Control) dans sa version 3.0 dont JMGO annonce une luminosité maximale de 1 800 lumens ISO ainsi qu'une couverture colorimétrique atteignant 110 % du BT.2020. Le constructeur revendique également un contraste natif de 1 600:1.

Xgimi Elfin Flip 4K
XPR Shifting

L'une des principales particularités du N3 4K réside dans son zoom optique 1,3x (1,0-1,3:1) qui lui permet d'adapter la taille de l'image sans recourir à un quelconque redimensionnement numérique. Cette plage focale autorise l'affichage d'une image comprise entre 40 et 300 pouces de diagonale avec un rapport de projection variable entre 1,0:1 et 1,3:1. Le projecteur bénéficie également d'un support mobile sur balancelle offrant une amplitude de réglage vertical pouvant atteindre 160°. Associé aux différents systèmes de correction automatique proposés par JMGO, il permet d'orienter facilement l'image vers un mur, un écran de projection ou encore un plafond.

La technologie MALC 3.0 embarquée sur le N3 4K constitue l'évolution la plus récente du moteur lumineux développé par JMGO pour ses vidéoprojecteurs RGB triple laser de milieu de gamme. Elle repose notamment sur une architecture laser propriétaire à neuf modules associée à un diffuseur multicouche annoncé comme permettant d'améliorer l'uniformité lumineuse tout en réduisant sensiblement les phénomènes de speckle traditionnellement associés aux sources lumineuses RGB triple laser. Le constructeur annonce d'ailleurs une réduction pouvant atteindre 97 % des artefacts liés au speckle ainsi qu'une uniformité lumineuse supérieure à 91 %.

Compatible HDR10 mais dépourvu de prise en charge Dolby Vision, le N3 4K exploite Google TV avec certification Netflix native. L'utilisateur bénéficie ainsi d'un accès direct aux principales plateformes de streaming disponibles sur le système d'exploitation de Google auxquelles viennent s'ajouter Google Cast ainsi que l'assistant vocal Google Assistant. La configuration matérielle repose sur un processeur MediaTek MT9629 associé à un processeur graphique Mali-G52, 2 Go de mémoire vive et 32 Go d'espace de stockage interne.

La partie audio est confiée à deux haut-parleurs large bande de 10 watts compatibles Dolby Audio et DTS-HD pour une puissance totale annoncée de 20 watts. Le N3 4K prend également en charge les connexions Wi-Fi 6 et Bluetooth 5.1 tandis que sa connectique comprend deux entrées HDMI dont une compatible eARC, un port USB-A 2.0, un connecteur USB-C ainsi qu'une sortie audio analogique au format mini-jack 3,5 mm.

Enfin, JMGO annonce un niveau sonore inférieur à 26 dB ainsi qu'une durée de vie pouvant atteindre 30 000 heures pour sa source lumineuse laser. Le constructeur précise qu'il dispose des différents automatismes désormais présents sur la majorité des vidéoprojecteurs Lifestyle premium de la marque, parmi lesquels l'autofocus, la correction automatique du trapèze, l'adaptation intelligente de l'image à la surface de projection ainsi que l'évitement automatique des obstacles présents sur le mur de projection.

Examen et description de l'appareil

Au premier regard, le JMGO N3 4K ne cherche pas véritablement à révolutionner les codes esthétiques des vidéoprojecteurs Lifestyle actuels. Avec ses lignes arrondies, son châssis intégralement gris et ses dimensions relativement compactes (245 × 223 × 195 mm pour un poids de 3,8 kg), il s'inscrit davantage dans la continuité des précédentes réalisations du constructeur que dans une rupture stylistique assumée. Son poids relativement contenu confirme d'ailleurs immédiatement sa vocation première : proposer un vidéoprojecteur facilement transportable sans pour autant sacrifier ses ambitions home cinéma.

JmGO N3 4K
JmGO N3 4K

La qualité de fabrication apparaît sérieuse dès la prise en main. L'ensemble du châssis est réalisé dans un plastique gris clair et gris foncé dont la finition inspire confiance. JMGO fait ici le choix de la sobriété en évitant les effets de style parfois rencontrés sur certains modèles concurrents plus démonstratifs.

JmGO N3 4K
JmGO N3 4K grille haut-parleur

C'est toutefois son système de support qui attire immédiatement l'attention. Le N3 4K intègre directement dans son châssis un mécanisme permettant une inclinaison verticale pouvant atteindre 160°. Son fonctionnement apparaît particulièrement fluide et autorise aussi bien une projection classique sur un mur ou un écran qu'une utilisation dirigée vers un plafond pour des usages plus occasionnels. Comme à chaque fois, je défie toutefois quiconque de regarder un film de plus de deux heures la tête tournée vers le plafond ! Cette possibilité a naturellement le mérite d'exister mais je lui préfère largement l'utilisation beaucoup plus conventionnelle d'un écran de projection.

L'un des principaux arguments techniques du N3 4K demeure toutefois beaucoup moins visible puisqu'il se cache derrière son optique frontale. JMGO a en effet fait le choix particulièrement rare dans cette gamme tarifaire d'intégrer un véritable zoom optique 1,3x. Là où nombre de ses concurrents doivent encore recourir à un redimensionnement numérique de l'image impliquant une perte plus ou moins importante de définition effective, le N3 4K permet d'ajuster la taille de l'image sans compromettre la totalité des 8,3 millions de pixels affichés. Cette caractéristique demeure encore suffisamment rare sous la barre des 1 500 € pour mériter d'être soulignée.

La connectique se concentre quant à elle à l'arrière du projecteur. Nous retrouvons deux entrées HDMI dont une compatible eARC permettant la transmission des flux audio haute définition vers un amplificateur ou une barre de son compatible, un port USB-A destiné notamment à la lecture de contenus multimédias ainsi qu'un connecteur USB-C. Une sortie audio analogique au format mini-jack 3,5 mm complète cet équipement tandis que les connexions sans fil reposent sur le Wi-Fi 6 et le Bluetooth 5.1.

JmGO N3 4K
Connectique JmGO N3 4K
JmGO N3 4K
Bloc d'alimentation externe JmGO N3 4K

La partie audio est confiée à deux haut-parleurs large bande de 10 watts compatibles Dolby Audio et DTS-HD pour une puissance totale annoncée de 20 watts. Si cette configuration apparaît naturellement plus modeste que celle rencontrée récemment sur le Hisense XR10 ou certains modèles ultra courte focale premium, elle demeure parfaitement cohérente avec le positionnement tarifaire et l'encombrement particulièrement contenu du N3 4K.

JMGO livre enfin son projecteur avec la désormais traditionnelle télécommande Bluetooth commune à l'ensemble de ses vidéoprojecteurs Lifestyle récents. Son format particulièrement compact privilégie la simplicité avec un accès direct aux principaux services de streaming ainsi qu'aux fonctions essentielles de navigation au sein de Google TV. La prise en main est immédiate et son fonctionnement s'est montré irréprochable durant toute la durée de ce test. J'aurais toutefois apprécié, comme sur certains modèles concurrents, la présence d'un rétroéclairage des touches qui demeure toujours appréciable lors des séances de projection dans l'obscurité.

JmGO N3 4K
Télécommande Bluetooth JmGO N3 4K

Enfin, si le support motorisé contribue largement à la souplesse d'installation du N3 4K, c'est probablement son zoom optique qui se révélera le plus utile au quotidien. Ainsi, une image de 100 pouces de diagonale pourra être obtenue avec un recul compris entre 2,24 et 2,91 mètres selon le réglage retenu. Cet écart de près de 70 centimètres pourra paraître anecdotique sur le papier, mais il fait souvent toute la différence lorsqu'il s'agit d'intégrer un vidéoprojecteur dans un salon ou une chambre sans avoir à modifier l'emplacement de son mobilier.

Examen des menus

Sans surprise, le JMGO N3 4K fait appel à Google TV comme système d'exploitation. Nous retrouvons donc l'interface désormais bien connue de Google associée à la certification Netflix native ainsi qu'à l'ensemble des principaux services de streaming disponibles sur la plateforme. Sa navigation s'est montrée parfaitement fluide tout au long de ce test et les différents menus demeurent suffisamment clairs pour permettre une prise en main immédiate, y compris pour les utilisateurs découvrant pour la première fois un vidéoprojecteur Lifestyle.

JmGO N3
Accueil Google TV JmGO N3 4K

Les amateurs de calibrage vidéo retrouveront également l'essentiel des réglages attendus dans cette gamme tarifaire. Le JMGO N3 4K propose ainsi un CMS complet permettant d'intervenir sur la teinte, la saturation et la luminance des six couleurs primaires et secondaires ainsi qu'un réglage de l'échelle de gris sur deux points. Le constructeur fait toutefois l'impasse sur un réglage plus avancé à vingt points ainsi que sur la possibilité de sélectionner manuellement l'espace colorimétrique cible. Le projecteur détecte automatiquement la nature du signal reçu, SDR ou HDR, et applique ensuite les paramètres colorimétriques qu'il estime les plus appropriés. Une approche beaucoup plus transparente pour l'utilisateur mais qui laissera naturellement moins de liberté aux amateurs de calibrage les plus exigeants.

Les contenus SDR bénéficient de six modes d'image distincts : Vif, Standard, Cinéma, Doux, Bureau et Dynamique auxquels viennent s'ajouter leurs équivalents HDR dès lors qu'un signal compatible est détecté. Contrairement à certains modèles plus ambitieux du constructeur, le N3 4K ne prend toutefois pas en charge les formats Dolby Vision et HDR10+. Il se limite donc au HDR10 dont la gestion ne bénéficie pas non plus d'un Dynamic Tone Mapping dédié.

JmGO N3
Menu image JmGO N3 4K

La partie traitement vidéo apparaît en revanche particulièrement complète avec la présence d'un système MEMC destiné à améliorer la fluidité des mouvements. Celui-ci propose trois niveaux de réglages permettant d'adapter plus finement son intervention au type de contenu affiché.

La gestion de la puissance lumineuse repose quant à elle sur un réglage du laser accessible sur dix niveaux auxquels vient s'ajouter un mode Boost destiné à maximiser la luminance délivrée par le projecteur. Son intérêt en home cinéma apparaît toutefois beaucoup plus discutable. Son activation s'accompagne d'une importante dérive colorimétrique se traduisant notamment par une dominante verte particulièrement marquée. Ce mode est inapproprié au visionnage d'un film ou d'une série. À moins naturellement que votre marathon cinématographique ne soit exclusivement consacré à la saga Shrek !

Le JMGO N3 4K ne dispose pas d'un iris mécanique destiné à améliorer son contraste natif. Le constructeur fait ici le choix de la simplicité en privilégiant un moteur lumineux fixe dont il nous faudra naturellement évaluer les performances intrinsèques au cours des différents chapitres techniques de ce test.

VERDICT TECHNIQUE

Bruit de fonctionnement et qualité du système sonore intégré :

Il est toujours délicat de trouver de nouveaux superlatifs lorsqu'un vidéoprojecteur réalise d'excellentes performances dans un domaine particulier. Avec le JMGO N3 4K, je dois pourtant reconnaître que j'ai été particulièrement surpris par ses prestations acoustiques. À tel point que j'ai volontairement modifié mon protocole de mesures habituel afin de m'assurer que le résultat obtenu ne relevait pas simplement d'une erreur instrumentale.

JmGO N3
Bruit résiduel de la pièce projecteur éteint

Le bruit résiduel de ma salle de mesures projecteur éteint s'établit à 34 dB. Afin de donner toutes ses chances à mon sonomètre de capter le moindre souffle de ventilation, j'ai volontairement rapproché ce dernier à une vingtaine de centimètres seulement du vidéoprojecteur. Après la mise sous tension du JMGO N3 4K et un réglage de la puissance laser positionné sur son niveau maximal (10), la mesure relevée atteint alors... 34,2 dB.

JmGO N3
Bruit de fonctionnement JmGO N3 laser 10

Autrement dit, rien. Ou presque.

Un écart de seulement 0,2 dB demeure totalement négligeable et place tout simplement le JMGO N3 4K au sommet des vidéoprojecteurs passés entre mes mains sur ce critère. Plus impressionnant encore, cette discrétion exemplaire ne s'accompagne d'aucune mauvaise surprise après plusieurs heures d'utilisation. Contrairement à certains modèles dont la ventilation accélère ponctuellement au cours d'une séance afin d'évacuer un excès de chaleur, le représentant de JMGO est demeuré parfaitement silencieux pendant toute la durée de ce test sans la moindre variation perceptible de son niveau sonore.

Cette maîtrise du refroidissement mérite d'autant plus d'être soulignée que nous sommes ici en présence d'un vidéoprojecteur RGB triple laser dont la source lumineuse est exploitée à sa puissance maximale pendant nos mesures. Il est finalement assez rare qu'un projecteur parvienne à se faire totalement oublier quelques minutes seulement après le début d'une séance et c'est pourtant exactement ce que propose le JMGO N3 4K.

La partie audio apparaît naturellement plus modeste dans ses ambitions. Les deux haut-parleurs de 10 watts intégrés remplissent correctement leur mission et se montrent parfaitement adaptés à une utilisation nomade ou occasionnelle. Les dialogues demeurent parfaitement intelligibles tandis que le niveau sonore disponible permettra sans difficulté d'accompagner une séance improvisée dans une chambre ou un salon.

Ses dimensions particulièrement contenues imposent toutefois certaines limites qu'il serait injuste de lui reprocher. Le N3 4K ne saurait naturellement rivaliser avec une installation audio dédiée ni même avec les systèmes intégrés les plus ambitieux rencontrés récemment sur des vidéoprojecteurs sensiblement plus volumineux et plus onéreux. La dynamique demeure plus limitée et les basses fréquences ne bénéficient pas de l'assise nécessaire pour accompagner les séquences les plus spectaculaires d'un blockbuster moderne.

Cette prestation reste néanmoins parfaitement cohérente avec le positionnement du produit. Le système audio intégré permettra sans difficulté de profiter du projecteur dans le cadre d'une utilisation nomade ou occasionnelle tandis que les utilisateurs les plus exigeants pourront naturellement exploiter la sortie HDMI eARC afin de lui associer une barre de son ou un amplificateur home cinéma.

Consommation électrique :

Avec une consommation électrique mesurée à seulement 71,2 W au niveau maximal de puissance laser (10), le JMGO N3 4K réalise une prestation particulièrement convaincante sur ce critère.

Cette valeur apparaît d'autant plus intéressante qu'elle concerne un vidéoprojecteur 4K exploitant une source lumineuse RGB triple laser associée à un véritable zoom optique. Malgré un équipement technique particulièrement complet dans cette gamme tarifaire, le représentant de JMGO se montre ainsi remarquablement sobre à l'usage.

JmGO N3
Consommation électrique JmGO N3 laser 10

Avec un peu plus de 71 watts consommés à pleine puissance, le JMGO N3 4K confirme donc l'impression générale laissée par sa conception : celle d'un vidéoprojecteur particulièrement bien optimisé dont la sobriété énergétique constitue un atout supplémentaire pour une utilisation quotidienne.

Précision d'image :

Le JMGO N3 4K s'en sort d'ailleurs bien dans cet exercice avec une restitution convaincante des différentes mires de résolution 4K utilisées au cours de ce test.

Les lignes verticales et horizontales entrecroisées de la mire UHD avec les lignes de couleurs apparaissent clairement discernables séparées par le liseré blanc. Si le N3 4K n'atteint pas tout à fait le niveau de précision offert par les meilleures implémentations actuellement disponibles sur le marché, comme celle rencontrée récemment sur le Leica Cine Play 1, il n'en demeure pas moins convaincant au regard de son positionnement tarifaire.

Test JmGO N3 4K
Restitution mire 4K JmGO N3 4K

L'optique retenue par JMGO réalise par ailleurs un excellent travail. Nous n'avons relevé aucune aberration chromatique particulière sur les contours des objets affichés ni le moindre phénomène de laser fringe, ces fines franges colorées parfois observées sur certains vidéoprojecteurs RGB triple laser lorsque les différentes composantes lumineuses ne convergent pas parfaitement vers le plan focal. L'image délivrée par le N3 4K se montre ainsi particulièrement propre et homogène sur l'ensemble de la surface projetée.

JmGO N3
Mire de netteté

Il conviendra toutefois de rester raisonnable dans l'utilisation des différents traitements de correction automatique proposés par le constructeur. Comme sur l'ensemble des vidéoprojecteurs numériques actuels, le recours à une correction importante du trapèze ou de la géométrie de l'image se traduit par une diminution plus ou moins sensible de la définition effectivement affichée. Le véritable intérêt du zoom optique embarqué par le N3 4K consiste précisément à limiter autant que possible le recours à ces traitements numériques. Une installation correctement positionnée permettra donc de tirer pleinement profit des excellentes performances offertes par son optique.

Fluidité :

Le JMGO N3 4K constitue une nouvelle bonne surprise dans ce domaine. Le judder demeure naturellement présent sur les contenus 24 images par seconde mais il se montre relativement discret et ne devient jamais particulièrement gênant lors des travellings les plus lents.

Nous retrouvons bien évidemment les traditionnels ralentissements et micro-saccades inhérents aux sources 24p lorsque l'interpolation d'images est désactivée, mais leur intensité demeure supportable. JMGO propose par ailleurs trois niveaux d'intervention pour son traitement MEMC permettant d'améliorer la fluidité des mouvements selon les préférences de chacun.

Après plusieurs heures de visionnage, le premier niveau nous apparaît toutefois comme le meilleur compromis. Suffisamment discret pour préserver le rendu cinéma des contenus tout en apportant un surcroît appréciable de fluidité dans les travellings, il évite également les effets secondaires parfois observés avec des réglages plus agressifs. L'image gagne alors en naturel et en stabilité sans sombrer dans l'effet savonnette.

Input lag :

Bien qu'il ne soit pas présenté comme un vidéoprojecteur spécifiquement destiné au gaming, le JMGO N3 4K n'en oublie pas pour autant les joueurs. Le constructeur propose ainsi plusieurs niveaux de réduction du retard à l'affichage.

JmGO N3
Modes de réduction de l'input lag

Nos mesures ont été réalisées sur un signal 4K à 60 Hz. Dans son mode de réduction de latence «  Normal », le N3 4K affiche un input lag moyen de 35,1 ms. Cette valeur demeure parfaitement adaptée à un usage quotidien, qu'il s'agisse de jeux d'aventure, de RPG ou de jeux de sport.

JmGO N3
Input ultra faible latence

L'activation du mode Ultra permet en revanche d'abaisser sensiblement le retard à l'affichage qui ne s'établit alors plus qu'à 18,3 ms. Le gain obtenu est suffisamment important pour rendre le JMGO N3 4K beaucoup plus à l'aise dans les jeux nécessitant davantage de réactivité sans pour autant sacrifier le confort procuré par une très grande image.

Sans prétendre rivaliser avec les meilleurs représentants actuels du segment gaming, le N3 4K délivre ainsi des performances tout à fait convaincantes dans ce domaine.

Recherche de speckle laser :

S'il existe un défaut régulièrement associé aux vidéoprojecteurs RGB triple laser, c'est bien le phénomène de speckle. Il se manifeste par l'apparition d'un fourmillement plus ou moins visible sur certaines zones uniformes de l'image comme un ciel, un mur clair ou un aplat lumineux. Son intensité dépend aussi bien de la conception du moteur lumineux que de la nature de la toile de projection utilisée, les écrans techniques ayant parfois tendance à le rendre plus perceptible.

Comme à mon habitude, mes recherches ont été réalisées à partir de la même image 4K dont la zone supérieure centrale, plus lumineuse que le reste de l'image, se montre particulièrement efficace pour mettre immédiatement en évidence ce phénomène lorsqu'il est présent. Cette séquence constitue un excellent révélateur des performances des différentes implémentations RGB triple laser passées entre mes mains.

JmGO N3
Recherche speckle écran blanc

Les résultats obtenus avec le JMGO N3 4K constituent une excellente surprise. Que ce soit sur ma toile blanche de référence ou sur deux écrans techniques pourtant réputés plus exigeants comme les Celexon HC+ et Lumene Eden, le speckle laser ne constitue plus un problème. Son intensité est devenue si faible qu'elle cesse totalement d'attirer l'attention lors du visionnage d'un film ou d'une série.

JmGO N3
Recherche speckle écran Celexon HC+

Ce résultat mérite d'être souligné car il demeure encore relativement rare sur un vidéoprojecteur RGB triple laser de cette catégorie tarifaire. L'utilisation d'un écran technique impose encore trop souvent de devoir accepter un niveau de speckle plus ou moins important comme contrepartie des bénéfices qu'il procure. Le JMGO N3 4K démontre au contraire qu'il est aujourd'hui possible de profiter des avantages d'une source lumineuse RGB triple laser sans que ce phénomène ne vienne perturber l'expérience de visionnage.

JmGO N3
Recherche Speckle écran Lumene Eden

C'est probablement l'une des meilleures surprises de ce test. Les utilisateurs pourront ainsi choisir leur écran de projection en fonction de leurs préférences et des contraintes de leur installation sans avoir à craindre l'apparition d'un speckle particulièrement envahissant. Pour un vidéoprojecteur RGB triple laser commercialisé dans cette gamme de prix, cette maîtrise mérite assurément d'être saluée.

Overscan :

Le JMGO N3 4K ne pratique aucun rognage de l'image avec ses réglages d'usine. L'intégralité des pixels composant le signal vidéo est ainsi correctement affichée sans qu'aucune portion de l'image ne soit sacrifiée sur ses bords. Les utilisateurs pourront ainsi profiter immédiatement de l'intégralité des contenus affichés sans qu'aucune intervention particulière dans les menus du projecteur ne soit nécessaire.

Test JmGO N3 4K
Overscan JmGO N3 4K

Colorimétrie :

Notre protocole de mesures repose sur l'utilisation conjointe d'un spectrophotomètre JETI 1501 Hi-Res et d'un colorimètre Klein K10-A utilisés avec le logiciel Calman Professional. Le JETI 1501 constitue aujourd'hui l'un des instruments de référence dans le domaine de la mesure vidéo grâce à sa résolution spectrale de 2 nm particulièrement adaptée aux sources lumineuses laser modernes. Il nous permet d'établir un profil de correction spécifique destiné à réduire les erreurs de mesures inhérentes aux colorimètres traditionnels lorsqu'ils sont confrontés aux pics spectraux extrêmement étroits des moteurs RGB triple laser.

Les différentes mesures sont réalisées face à notre écran blanc neutre à gain 1 de 100 pouces de diagonale et non directement en sortie d'optique. Cette méthodologie nous permet de caractériser précisément les niveaux de luminance réellement produits par le vidéoprojecteur et surtout de calibrer l'image en fonction de ce que perçoit effectivement le spectateur installé en position de visionnage plutôt qu'à partir de valeurs purement théoriques obtenues au niveau de l'objectif.

Avant même de nous intéresser aux performances des différents modes d'image proposés par JMGO, il convient toutefois d'analyser la nature même de la source lumineuse retenue pour le N3 4K. L'étude de sa distribution spectrale met immédiatement en évidence le recours à un véritable moteur RGB triple laser pur dont les trois composantes principales apparaissent parfaitement individualisées.

JmGO N3
Distribution spectrale JMGO N3

Nous retrouvons ainsi un premier pic spectral bleu centré aux alentours de 465 nm tandis que la composante rouge culmine aux environs de 645 nm avec plusieurs pics énergétiques particulièrement rapprochés. Plus intéressant encore, la composante verte ne repose pas sur un unique pic spectral mais sur deux longueurs d'onde distinctes situées approximativement entre 520 et 530 nm.

Au-delà de ses avantages théoriques en matière de couverture colorimétrique, cette très faible largeur des pics spectraux constitue l'une des principales forces des vidéoprojecteurs RGB triple laser modernes. Elle leur permet d'atteindre des espaces colorimétriques particulièrement étendus.

Nos mesures confirment d'ailleurs immédiatement ces excellentes dispositions. Le JMGO N3 4K couvre ainsi 99,58 % du Rec.709 (99,92 % selon les coordonnées CIE 1976), 97,34 % du DCI-P3 (98,94 % en CIE 1976) ainsi que 94,27 % du BT.2020 (95,89 % en CIE 1976).

JmGO N3
Couverture Gamut BT.709
JmGO N3
Couverture DCI P3

Le résultat obtenu sur l'espace BT.2020 mérite également d'être souligné. Avec plus de 94 % de couverture mesurée, le JMGO N3 4K se situe à un niveau que l'on ne rencontrait encore il y a quelques années que sur des vidéoprojecteurs plus onéreux. Bien que les contenus vidéo actuels n'exploitent encore que marginalement l'intégralité de cet espace colorimétrique, disposer d'une telle réserve constitue un avantage non négligeable pour la restitution des nuances les plus saturées proposées par les productions HDR modernes.

JmGO N3
Couverture BT.2020

Ces excellents résultats ne préjugent en rien de la fidélité colorimétrique des différents modes d'image proposés par JMGO. Une large couverture des espaces colorimétriques ne présente en effet qu'un intérêt limité si elle ne s'accompagne pas d'une gestion précise des espaces cibles ainsi que d'une maîtrise rigoureuse des algorithmes de conversion colorimétrique. C'est précisément ce que nous allons maintenant vérifier au travers de l'analyse détaillée des performances du N3 4K en SDR puis en HDR10.

Gestion SDR :

Les mesures en sortie de boîte font apparaître deux comportements distincts. Les modes Dynamique, Standard, Doux et Vif exploitent un espace colorimétrique beaucoup trop large pour des contenus SDR Rec.709. Leur couverture atteint respectivement 153,3 %, 152,9 %, 135,7 % et jusqu’à 211,1 % pour le mode Vif. Cette absence de limitation du gamut se traduit par des couleurs fortement sursaturées et par des écarts immédiatement perceptibles : le DeltaE moyen du ColorChecker s’établit à 8,06 en Dynamique, 7,52 en Standard, 5,62 en Doux et 9,89 en Vif. Les niveaux de gris sont également pénalisés par une dominante bleue croissante et un déficit de rouge dans les niveaux supérieurs, avec des DeltaE moyens compris entre 6,72 et 10,42.

Les modes Cinéma et Bureau se montrent nettement plus cohérents avec les standards SDR. Cinéma couvre 99,8 % du Rec.709 et respecte correctement la courbe de luminance, mais ses DeltaE moyens de 4,09 sur le ColorChecker et de 5,25 sur l’échelle de gris restent visibles. Le mode Bureau constitue paradoxalement le réglage usine le plus fidèle : sa couverture de 97,6 % du Rec.709 est légèrement incomplète, mais ses erreurs moyennes descendent à 2,27 sur les saturations et 2,84 sur le ColorChecker. Son échelle de gris demeure moins précise, avec un DeltaE moyen de 4,79 et une légère prédominance du rouge accompagnée d’un recul progressif du vert.

La luminosité maximale varie de 87,29 cd/m² en mode Cinéma à 121,56 cd/m² en Dynamique. Sur notre toile blanche de 100 pouces à gain 1, cela représente environ 756 à 1 053 lumens. Les modes les plus lumineux ne sont toutefois pas les plus pertinents pour le home cinéma puisqu’ils obtiennent leur impact visuel au prix d’un gamut très largement excédentaire et d’une balance des blancs déséquilibrée.

Après calibrage, le N3 4K atteint un niveau de précision nettement supérieur. Le DeltaE moyen descend à 0,57 sur les saturations, 0,69 sur le ColorChecker et 0,82 sur l’échelle de gris. La balance RGB devient pratiquement linéaire sur l’ensemble de l’échelle et le suivi de la courbe de luminance demeure très proche de la référence. La couverture mesurée à 103,9 % du Rec.709 reste légèrement supérieure à la cible, mais les coordonnées des couleurs intermédiaires sont désormais suffisamment précises pour rendre cette différence pratiquement imperceptible. La luminance post-calibrage atteint 112,57 cd/m², soit environ 975 lumens sur 100 pouces à gain 1.

JmGO N3
Post calibrage JMGO N3

Gestion HDR :

Avec son moteur lumineux RGB triple laser, le JMGO N3 4K dispose sur le papier d'arguments particulièrement séduisants pour la reproduction des contenus HDR. Nos mesures montrent en effet qu'il couvre près de 95 % du BT.2020. Cette richesse colorimétrique ne suffit malheureusement pas à garantir une gestion HDR convaincante et c'est probablement dans cet exercice que les concessions consenties par JMGO pour proposer un modèle plus abordable apparaissent le plus clairement.

Les mesures colorimétriques mettent en évidence des DeltaE particulièrement élevés sur l'ensemble des modes HDR proposés. Ces résultats méritent toutefois d'être interprétés avec prudence car ils ne traduisent pas uniquement une dérive chromatique au sens strict. Les mesures ColorChecker réalisées avec Calman intègrent également les erreurs de luminance et sont donc directement impactées par le comportement du tone mapping implémenté par le constructeur. Les importantes erreurs relevées sur les différentes mires HDR résultent ainsi autant d'une mauvaise restitution des niveaux lumineux attendus que d'une dérive des couleurs proprement dite.

L'analyse des différentes courbes permet d'ailleurs de mieux comprendre ce phénomène. Jusqu'aux environs de 50 IRE, le comportement général du projecteur demeure relativement cohérent. C'est à partir de 50 à 60 IRE que les choses commencent à se compliquer. Les trois composantes RGB s'éloignent progressivement de leurs valeurs cibles tandis que la courbe EOTF s'écarte sensiblement de la référence PQ avant de rejoindre prématurément un plateau dans les hautes lumières. Cette rupture explique une grande partie des erreurs mesurées sur le ColorChecker HDR ainsi que sur l'échelle de gris.

En pratique, tout porte à croire que le tone mapping retenu par JMGO applique une coupure située aux environs de 600 nits. La scène de test des chevaux du disque Spears & Munsil permet très facilement de mettre ce comportement en évidence. Les différentes versions de cette séquence sont proposées avec des encodages progressifs allant jusqu'à 10 000 nits. Jusqu'à 600 nits, le JMGO N3 4K parvient encore à préserver une partie des détails contenus dans les zones les plus lumineuses de l'image. En revanche, dès que l'on passe aux versions masterisées à 1 000 nits et au-delà, ces détails disparaissent presque totalement au profit d'aplats blancs dépourvus de nuances. Le clipping des hautes lumières devient alors particulièrement visible et confirme les limites de la gestion statique du HDR retenue par JMGO.

Ce comportement n'a finalement rien de surprenant au regard des caractéristiques techniques du projecteur. Contrairement aux modèles plus ambitieux de la marque, le N3 ne bénéficie ni du Dolby Vision, ni du HDR10+, ni d'un traitement de Dynamic Tone Mapping capable d'analyser le contenu image par image afin d'adapter dynamiquement la restitution des hautes lumières. Le projecteur applique ici un tone mapping fixe qui se montre satisfaisant avec des contenus modérément lumineux mais atteint rapidement ses limites face aux masters HDR les plus exigeants.

Il convient enfin de souligner que les résultats obtenus ne remettent absolument pas en cause les qualités intrinsèques du moteur lumineux développé par JMGO. Les excellentes performances mesurées après calibration en SDR ainsi que sa couverture particulièrement étendue du BT.2020 démontrent au contraire qu'il dispose du potentiel nécessaire pour reproduire fidèlement des couleurs particulièrement riches et nuancées. Les limitations observées en HDR relèvent donc davantage des choix retenus par le constructeur en matière de traitement vidéo que des capacités réelles de sa source lumineuse RGB triple laser.

Cette distinction est importante car elle permet de mieux comprendre le positionnement du JMGO N3 4K. Nous ne sommes pas en présence d'un vidéoprojecteur disposant d'une mauvaise colorimétrie HDR mais plutôt face à un modèle dont le tone mapping apparaît beaucoup plus conservateur que celui rencontré sur des produits plus ambitieux. Les contenus HDR modérément lumineux sont correctement reproduits tandis que les masters exploitant des niveaux lumineux plus importants révèlent rapidement les limites de cette approche.

Contraste et luminosité :

JMGO annonce une luminosité maximale de 1800 lumens ISO et un contraste natif de 1600:1 pour son N3 4K. Comme toujours, ces chiffres méritent d'être confrontés à la réalité des mesures et surtout replacés dans le contexte d'une utilisation home cinéma privilégiant une image correctement calibrée plutôt que la recherche de la luminosité maximale à tout prix.

JmGO N3
JMGO N3 4K tableau SDR
JmGO N3
JMGO N3 4K tableau HDR

Après calibration en SDR, le JMGO N3 4K délivre une luminance maximale de 112,57 cd/m² sur notre écran blanc de référence de 100 pouces à gain 1, soit environ 975 lumens utiles. Nous sommes donc sensiblement en-dessous des 1800 lumens annoncés par le constructeur. Cet écart n'a toutefois rien de surprenant puisqu'il s'explique essentiellement par le choix assumé de privilégier une restitution colorimétrique fidèle aux standards vidéo. Comme nous l'avons déjà évoqué dans la partie consacrée aux menus, le mode Boost permet effectivement d'augmenter sensiblement la luminosité maximale délivrée par le projecteur mais au prix d'une importante dominante verte qui le rend inexploitable dans le cadre d'une utilisation home cinéma.

Avec près de 1 000 lumens correctement calibrés, le JMGO N3 4K dispose néanmoins d'une réserve lumineuse suffisante pour alimenter des diagonales déjà particulièrement confortables. En retenant une cible de 60 nits, généralement considérée comme particulièrement adaptée à une utilisation SDR en environnement obscurci, il sera ainsi capable d'illuminer une image d'environ 130 pouces de diagonale sur un écran blanc à gain 1. En HDR, avec une cible fixée à 100 nits, cette diagonale maximale descend aux environs de 100 pouces, une valeur qui demeure parfaitement cohérente avec les dimensions généralement rencontrées dans nos salons européens.

C'est finalement sur le terrain du contraste que le JMGO N3 4K réserve sa meilleure surprise. Nos mesures mettent en effet en évidence un contraste séquentiel supérieur aux 1600:1 annoncés par le constructeur. Il est suffisamment rare qu'un vidéoprojecteur fasse mieux que ses caractéristiques officielles sur ce point pour mériter d'être souligné. Certes, nous restons loin des performances que peuvent offrir les modèles plus ambitieux équipés d'un iris mécanique ou de traitements dynamiques particulièrement élaborés, mais le représentant de JMGO fait ici preuve d'une honnêteté bienvenue dans sa fiche technique.

Il conviendra naturellement de ne pas lui demander ce qu'il n'est pas en mesure de proposer. L'absence d'iris mécanique comme de contraste dynamique limite mécaniquement sa capacité à approfondir artificiellement ses noirs sur les scènes les plus difficiles. Son contraste natif devra donc se suffire à lui-même tout au long d'une séance de projection.

La bonne nouvelle provient toutefois d'un domaine que nous avons déjà évoqué précédemment : la remarquable maîtrise du speckle laser dont fait preuve le N3 4K. Si ce phénomène n'a naturellement aucune incidence sur les performances intrinsèques du contraste mesuré, sa quasi-disparition, y compris sur les écrans techniques utilisés lors de ce test, participe incontestablement au confort visuel procuré par les scènes nocturnes. Là où certaines implémentations RGB triple laser peuvent parfois ajouter un fourmillement parasite particulièrement visible dans les zones uniformes de l'image, le JMGO N3 4K délivre une projection remarquablement propre qui permet de profiter pleinement des bénéfices habituellement associés aux écrans techniques sans devoir accepter cette contrepartie parfois gênante.

Mon avis subjectif

Comme à mon habitude, j'ai retenu plusieurs séquences caractéristiques issues de Dune : Deuxième Partie et Alien : Romulus afin d'évaluer les qualités intrinsèques du JMGO N3 4K sur des contenus particulièrement variés. Elles permettent notamment de mettre à l'épreuve la gestion des scènes sombres, la précision des couleurs, la profondeur des noirs mais également la capacité du vidéoprojecteur à conserver une image naturelle lors des travellings et des changements importants de luminosité.

JmGO N3
Dune 2

Les premières scènes retenues sont celles de la cérémonie célébrant la victoire des Harkonnens sur Arrakis et la remise de la médaille à Rabban. Denis Villeneuve fait ici un usage particulièrement intéressant des contrastes avec des carnations volontairement désaturées, des noirs profonds et des jeux d'ombres particulièrement nombreux. Le JMGO N3 4K s'en sort honorablement en proposant une image particulièrement propre et précise. Les détails des costumes demeurent parfaitement visibles.

JmGO N3
Dune 2

La séquence de l'éclipse demeure probablement encore plus intéressante. Le basculement brutal entre les différentes tonalités lumineuses imaginées par Denis Villeneuve met immédiatement en évidence les qualités mais également certaines limites du N3 4K. Son moteur RGB triple laser lui permet de reproduire des images particulièrement riches et saturées tandis que la très bonne maîtrise du speckle contribue grandement au confort de visionnage, y compris sur toile technique. En revanche, la réserve lumineuse plus limitée dont il dispose face à des modèles sensiblement plus ambitieux ne lui permettent pas de proposer la même dynamique dans les scènes les plus difficiles. Cela ne l'empêche nullement de délivrer une image particulièrement agréable mais rappelle simplement son positionnement tarifaire.

JmGO N3
Dune 2

La scène de colère de Rabban dans la salle de contrôle accompagnée des Mentats constitue également un excellent révélateur des performances du projecteur dans les basses lumières. Le contraste natif supérieur aux spécifications annoncées par JMGO lui permet de conserver une lisibilité satisfaisante des détails sombres tandis que son excellente précision d'image contribue à renforcer l'impression générale de netteté procurée par les nombreux gros plans proposés par le réalisateur.

JmGO N3
Dune 2

Alien : Romulus constitue un terrain d'expression très différent et probablement plus difficile encore pour un vidéoprojecteur de cette catégorie. Dès les premières minutes du film, la recherche de l'organisme extraterrestre dans les débris du Nostromo par le vaisseau de la Weyland-Yutani multiplie les séquences extrêmement sombres où seules quelques sources lumineuses ponctuelles viennent percer l'obscurité environnante. Il s'agit probablement du type de contenu qui met le plus facilement en évidence les limites d'un contraste natif modeste.

JmGO N3
Alien Romulus
JmGO N3
Alien Romulus

Là encore, le JMGO N3 4K se montre finalement particulièrement cohérent avec son positionnement. Les noirs ne peuvent naturellement rivaliser avec ceux proposés par des modèles équipés d'un iris mécanique, mais ils demeurent parfaitement exploitables dans le cadre d'une utilisation home cinéma classique.

Conclusion

Au terme de plusieurs heures passées en compagnie du JMGO N3 4K, c'est probablement son remarquable équilibre général qui m'a le plus surpris. Ses limites existent naturellement et nos mesures les ont largement mises en évidence, notamment en matière de gestion HDR et de luminosité utile qui ne lui permettent pas de rivaliser avec les modèles Lifestyle les plus ambitieux du moment. Elles apparaissent toutefois parfaitement cohérentes avec son positionnement tarifaire et ne remettent nullement en cause les nombreuses qualités dont il fait preuve au quotidien.

JMGO ne propose pas ici un « petit » N3 Ultra amputé de quelques fonctionnalités mais bien un vidéoprojecteur disposant de sa propre personnalité. Particulièrement silencieux, remarquablement sobre sur le plan énergétique, précis, dépourvu de speckle gênant et suffisamment lumineux pour alimenter de confortables diagonales d'image en SDR, il constitue une porte d'entrée particulièrement séduisante vers l'univers des vidéoprojecteurs RGB triple laser.

Je ne peux naturellement pas lui décerner la note maximale de 5/5. L'absence de Dolby Vision, de HDR10+, de Dynamic Tone Mapping ainsi que les limites observées sur les contenus HDR les plus exigeants l'en empêchent objectivement. En revanche, sa note finale de 4/5 vient récompenser un vidéoprojecteur qui réussit le pari le plus difficile : proposer une expérience RGB triple laser particulièrement aboutie à un tarif encore abordable tout en parvenant parfois à faire mieux que des modèles beaucoup plus onéreux.

Sa discrétion de fonctionnement est tout simplement exceptionnelle et demeure à ce jour la meilleure que j'ai mesurée sur un vidéoprojecteur passé entre mes mains. Sa remarquable maîtrise du speckle laser, y compris sur des écrans techniques, constitue également une excellente surprise tant ce phénomène continue encore aujourd'hui d'affecter des modèles sensiblement plus ambitieux et plus coûteux. Enfin, la présence d'un véritable zoom optique dans cette gamme de prix mérite également d'être soulignée.

A l'affiche

Le JMGO N3 4K n'est donc pas le meilleur vidéoprojecteur Lifestyle du marché et il ne prétend d'ailleurs jamais l'être. Il est en revanche l'un des plus attachants qu'il m'ait été donné de tester ces derniers mois tant il donne l'impression que JMGO a privilégié les bons compromis. À moins de 1 500 € et plus encore lorsqu'il est proposé sous la barre symbolique des 1 000 €, il constitue sans aucun doute l'une des propositions les plus intéressantes actuellement disponibles pour découvrir l'univers du RGB triple laser sans avoir à accepter les compromis habituellement associés aux modèles d'entrée de gamme.

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ENGLISH VERSION

TEST : JMGO N3 4K

The Chinese projector market has probably never been as dynamic as it is today. XGIMI, Hisense, AWOL Vision with its Valerion brand, and JMGO now seem to be following a common strategy of declining their new technology platforms into several models aimed at covering noticeably different budgets. This approach no longer concerns only ultra-short-throw projectors but also Lifestyle models, which today represent one of the most innovative segments of the market.

One only has to look at the ranges recently announced by the various manufacturers to be convinced of this. Hisense thus offers its M2 Pro as an entry point into its new generation of Lifestyle projectors, while the XR10 is aimed at the most demanding users. XGIMI adopts a similar strategy with the Elfin Flip 4K and its Titan Noir Max, while JMGO now declines its N3 series across several references, including the spectacular N3 Ultimate, which we already reviewed in full on Mondoprojos.

Today it's the turn of the most affordable member of this new family to pass through our hands. The JMGO N3 4K retains a significant part of the DNA of its big brother. We find the same RGB triple-laser MALC 3.0 light source, a 0.47-inch Texas Instruments DMD chip paired with 4K UHD display via XPR, Google TV with Netflix, and an optical zoom that adapts image size without resorting to any digital processing. The trade-offs made concern mainly its claimed brightness of 1,800 ISO lumens, a more modest contrast ratio, and the absence of Dolby Vision support, which remains reserved for the more ambitious models in the N3 range.

Its pricing also deserves some comment. Currently sold at €1,090, the JMGO N3 4K had nonetheless been offered for under €1,000 just a few weeks ago — a psychologically appealing price point that would have placed it in direct competition with models like the Hisense M2 Pro or XGIMI Elfin Flip 4K. At its current price, the value equation looks noticeably different, and it will need to prove that its technical characteristics justify this gap.

Is the JMGO N3 4K capable of gaining the upper hand over its main competitors in this price range, and above all, does it still deserve to be considered an excellent deal now that its price has moved away from the €1,000 mark that was probably its main selling point? That's exactly what we're going to try to find out in this review.

JmGO N3 4K
JmGO N3 4K

What is it ?

The JMGO N3 4K is a 4K UHD Lifestyle projector built around a 0.47-inch Texas Instruments DMD chip paired with XPR technology, enabling the display of the 8.3 million pixels that make up an Ultra High Definition image. It uses an RGB triple-laser light source with MALC (Microstructure Adaptive Laser Control) in its 3.0 version, for which JMGO claims a maximum brightness of 1,800 ISO lumens and color coverage reaching 110% of BT.2020. The manufacturer also claims a native contrast ratio of 1,600:1.

Xgimi Elfin Flip 4K
XPR Shifting

One of the main particularities of the N3 4K lies in its 1.3x optical zoom (1.0–1.3:1), which allows it to adjust image size without any digital resizing. This focal range allows for image display between 40 and 300 inches diagonal, with a throw ratio variable between 1.0:1 and 1.3:1. The projector also features a gimbal stand offering vertical adjustment of up to 160°. Combined with the various automatic correction systems offered by JMGO, this makes it easy to aim the image at a wall, a projection screen, or even a ceiling.

The MALC 3.0 technology on board the N3 4K is the latest evolution of the light engine developed by JMGO for its mid-range RGB triple-laser projectors. It relies notably on a proprietary nine-module laser architecture combined with a multi-layer diffuser, said to improve light uniformity while significantly reducing the speckle artifacts traditionally associated with RGB triple-laser light sources. The manufacturer claims a reduction of up to 97% in speckle-related artifacts, along with light uniformity above 91%.

Compatible with HDR10 but lacking Dolby Vision support, the N3 4K runs Google TV with native Netflix certification. Users thus get direct access to the main streaming platforms available on Google's operating system, along with Google Cast and the Google Assistant voice assistant. The hardware configuration is built around a MediaTek MT9629 processor paired with a Mali-G52 GPU, 2GB of RAM, and 32GB of internal storage.

Audio is handled by two 10-watt full-range speakers compatible with Dolby Audio and DTS-HD, for a claimed total output of 20 watts. The N3 4K also supports Wi-Fi 6 and Bluetooth 5.1, while its connectivity includes two HDMI inputs (one eARC-compatible), a USB-A 2.0 port, a USB-C connector, and an analog 3.5mm mini-jack audio output.

Finally, JMGO claims a noise level below 26 dB and a laser light source lifespan of up to 30,000 hours. The manufacturer states it includes the various automated features now found on most of the brand's premium Lifestyle projectors, including autofocus, automatic keystone correction, intelligent image adaptation to the projection surface, and automatic obstacle avoidance on the projection wall.

Examination and description of the device

At first glance, the JMGO N3 4K doesn't really try to revolutionize the aesthetic codes of current Lifestyle projectors. With its rounded lines, all-gray chassis, and relatively compact dimensions (245 × 223 × 195 mm for a weight of 3.8 kg), it fits more into the continuity of the manufacturer's previous work than into a deliberate stylistic break. Its fairly contained weight immediately confirms its primary purpose: to offer an easily portable projector without sacrificing its home cinema ambitions.

JmGO N3 4K
JmGO N3 4K

Build quality feels solid right from the first handling. The entire chassis is made of light and dark gray plastic, with a finish that inspires confidence, and the various fits show no particular flaws. JMGO opts here for sobriety, avoiding the stylistic flourishes sometimes found on more showy competing models.

JmGO N3 4K
JmGO N3 4K grille haut-parleur

It's the support system, however, that immediately grabs attention. The N3 4K has a built-in mechanism allowing vertical tilting of up to 160°. It operates particularly smoothly and allows for both conventional projection onto a wall or screen and ceiling-directed use for more occasional purposes. As always, though, I'd challenge anyone to watch a film longer than two hours with their head turned toward the ceiling! This option certainly has the merit of existing, but I much prefer the far more conventional use of a projection screen.

One of the N3 4K's main technical selling points is actually much less visible, since it's hidden behind its front lens. JMGO made the rather rare choice in this price bracket of including a genuine 1.3x optical zoom. Where many competitors still have to rely on digital resizing of the image — involving a greater or lesser loss of effective resolution — the N3 4K allows image size to be adjusted without compromising any of the 8.3 million displayed pixels. This feature is still rare enough under the €1,500 mark to be worth highlighting.

Connectivity is concentrated at the back of the projector. We find two HDMI inputs (one eARC-compatible) for transmitting high-definition audio streams to a compatible amplifier or soundbar, a USB-A port mainly for playing multimedia content, and a USB-C connector. An analog 3.5mm mini-jack audio output completes this setup, while wireless connections rely on Wi-Fi 6 and Bluetooth 5.1.

JmGO N3 4K
Connectique JmGO N3 4K
JmGO N3 4K
Bloc d'alimentation externe JmGO N3 4K

Audio is handled by two 10-watt full-range speakers compatible with Dolby Audio and DTS-HD, for a claimed total output of 20 watts. While this setup is naturally more modest than what we've recently seen on the Hisense XR10 or certain premium ultra-short-throw models, it remains perfectly consistent with the N3 4K's price positioning and particularly compact footprint.

JMGO ships the projector with the now-familiar Bluetooth remote common to all of its recent Lifestyle projectors. Its particularly compact format favors simplicity, with direct access to the main streaming services as well as the essential navigation functions within Google TV. It's immediately intuitive to use, and it performed flawlessly throughout this review. I would, however, have appreciated backlit buttons, as found on some competing models — always useful during viewing sessions in the dark.

JmGO N3 4K
Télécommande Bluetooth JmGO N3 4K

Finally, while the motorized stand contributes significantly to the N3 4K's installation flexibility, it's probably the optical zoom that proves most useful day to day. For example, a 100-inch diagonal image can be achieved with a throw distance between 2.24 and 2.91 meters, depending on the setting used. This gap of nearly 70 centimeters might seem trivial on paper, but it often makes all the difference when fitting a projector into a living room or bedroom without having to rearrange the furniture.

Menu examination

Unsurprisingly, the JMGO N3 4K runs Google TV as its operating system. So we get Google's now well-known interface along with native Netflix certification and access to all the major streaming services available on the platform. Navigation was perfectly smooth throughout this test, and the various menus remain clear enough for immediate handling, even for users encountering a Lifestyle projector for the first time.

JmGO N3
Accueil Google TV JmGO N3 4K

Video calibration enthusiasts will also find the essential adjustments expected in this price range. The JMGO N3 4K offers a full CMS allowing control over hue, saturation, and luminance of the six primary and secondary colors, as well as a two-point grayscale adjustment. The manufacturer does skip a more advanced 20-point adjustment as well as the option to manually select the target color space. The projector automatically detects the nature of the incoming signal, SDR or HDR, and then applies the color parameters it deems most appropriate — a much more transparent approach for the user, but one that naturally leaves less freedom for the most demanding calibration enthusiasts.

JmGO N3
Menu image JmGO N3 4K

SDR content benefits from six distinct picture modes: Vivid, Standard, Cinema, Soft, Office, and Dynamic, with HDR equivalents added as soon as a compatible signal is detected. Unlike some of the manufacturer's more ambitious models, the N3 4K does not support Dolby Vision or HDR10+. It is therefore limited to HDR10, whose handling also lacks dedicated Dynamic Tone Mapping.

Video processing, on the other hand, is particularly comprehensive, with an MEMC system designed to improve motion smoothness. It offers three levels of adjustment, allowing finer tuning depending on the type of content displayed.

Light output management relies on a laser adjustment across ten levels, plus a Boost mode designed to maximize the projector's brightness. Its usefulness for home cinema, however, is far more questionable. Activating it comes with a significant color shift, resulting in a particularly pronounced green tint. This mode is unsuitable for watching a film or series — unless, of course, your movie marathon is exclusively devoted to the Shrek saga!

The JMGO N3 4K does not have a mechanical iris to improve its native contrast. The manufacturer opts here for simplicity, favoring a fixed light engine whose intrinsic performance we'll naturally need to assess in the various technical chapters of this review.

TECHNICAL VERDICT

Operating noise and built-in sound system quality :

It's always tricky to find new superlatives when a projector delivers excellent performance in a particular area. With the JMGO N3 4K, though, I have to admit I was particularly surprised by its acoustic performance — to the point that I deliberately altered my usual measurement protocol to make sure the result wasn't simply an instrument error.

JmGO N3
Bruit résiduel de la pièce projecteur éteint

The residual noise of my measurement room with the projector off sits at 34 dB. To give my sound meter every chance to pick up the slightest hint of fan noise, I deliberately placed it just twenty or so centimeters from the projector. After powering on the JMGO N3 4K and setting laser power to its maximum level (10), the reading was... 34.2 dB.

JmGO N3
Bruit de fonctionnement JmGO N3 laser 10

In other words, nothing. Or almost nothing.

A gap of only 0.2 dB is entirely negligible, and simply places the JMGO N3 4K at the top of the projectors I've measured on this criterion. Even more impressive, this exemplary quietness comes with no unpleasant surprises after several hours of use. Unlike some models whose fans periodically speed up during a session to dissipate excess heat, JMGO's contender remained perfectly silent throughout this entire test, with no noticeable variation in its noise level.

This cooling mastery deserves all the more praise given that we're dealing with an RGB triple-laser projector whose light source is running at full power during our measurements. It's genuinely rare for a projector to become completely unnoticeable just a few minutes into a session, and yet that's exactly what the JMGO N3 4K delivers.

The audio side is naturally more modest in its ambitions. The two built-in 10-watt speakers do their job well and are well suited to portable or occasional use. Dialogue remains perfectly intelligible, and the available volume will easily accompany an impromptu session in a bedroom or living room.

Its particularly compact dimensions do impose certain limits that would be unfair to hold against it. The N3 4K naturally can't compete with a dedicated audio setup, nor even with the most ambitious integrated systems recently seen on noticeably bulkier and pricier projectors. Dynamics remain more limited, and the bass doesn't have the weight needed to carry the most spectacular sequences of a modern blockbuster.

This performance nonetheless remains entirely consistent with the product's positioning. The built-in audio system will easily let users enjoy the projector for portable or occasional use, while more demanding users can naturally use the HDMI eARC output to pair it with a soundbar or home cinema amplifier.

Power consumption :

With power consumption measured at just 71.2 W at maximum laser power (level 10), the JMGO N3 4K delivers a particularly convincing performance on this front.

This figure is all the more interesting given it applies to a 4K projector using an RGB triple-laser light source paired with a genuine optical zoom. Despite a particularly comprehensive feature set for this price range, JMGO's contender proves remarkably frugal in use.

JmGO N3
Consommation électrique JmGO N3 laser 10

At just over 71 watts consumed at full power, the JMGO N3 4K confirms the overall impression left by its design: that of a particularly well-optimized projector whose energy efficiency is an additional asset for everyday use.

Image precision :

The JMGO N3 4K does well in this exercise, delivering a convincing rendering of the various 4K resolution test patterns used throughout this review.

The intersecting vertical and horizontal lines of the UHD color test pattern appear clearly distinguishable, separated by the white border. While the N3 4K doesn't quite reach the level of precision offered by the best implementations currently on the market — such as the one recently seen on the Leica Cine Play 1 — it remains convincing given its price positioning.

Test JmGO N3 4K
Restitution mire 4K JmGO N3 4K

JMGO's chosen optics also do an excellent job. We found no particular chromatic aberration on the edges of displayed objects, nor any laser fringe — those thin colored fringes sometimes seen on certain RGB triple-laser projectors when the different light components don't converge perfectly at the focal plane. The image delivered by the N3 4K is thus particularly clean and uniform across the entire projected surface.

JmGO N3
Mire de netteté

It's worth being reasonable, though, in using the various automatic correction tools offered by the manufacturer. As with all current digital projectors, significant keystone or geometry correction results in a greater or lesser reduction in effective resolution. The real value of the N3 4K's built-in optical zoom is precisely to limit reliance on these digital treatments as much as possible. A correctly positioned setup will therefore allow users to make full use of the excellent performance offered by its optics.

Motion smoothness :

The JMGO N3 4K is another pleasant surprise here. Judder is naturally still present on 24 frames-per-second content, but it's relatively discreet and never becomes particularly bothersome during the slowest camera pans.

We do find the usual slight slowdowns and micro-stutters inherent to 24p sources when frame interpolation is disabled, but their intensity is bearable. JMGO also offers three levels of intervention for its MEMC processing, allowing motion smoothness to be adjusted according to personal preference.

After several hours of viewing, the first level seems to us the best compromise. Discreet enough to preserve the cinematic feel of content while adding a worthwhile boost in smoothness during pans, it also avoids the side effects sometimes seen with more aggressive settings. The image gains in naturalness and stability without falling into the "soap opera" effect.

Input lag :

While not marketed specifically as a gaming projector, the JMGO N3 4K doesn't forget about gamers either. The manufacturer offers several levels of input lag reduction.

JmGO N3
Modes de réduction de l'input lag

Our measurements were taken on a 4K signal at 60 Hz. In its "Normal" latency-reduction mode, the N3 4K shows an average input lag of 35.1 ms. This figure is perfectly suited to everyday use, whether for adventure games, RPGs, or sports titles.

JmGO N3
Input ultra faible latence

Activating Ultra mode, on the other hand, significantly lowers input lag, bringing it down to just 18.3 ms. The gain achieved is substantial enough to make the JMGO N3 4K much more comfortable for games requiring greater responsiveness, without sacrificing the comfort of a very large image.

Without claiming to rival the best current representatives of the gaming segment, the N3 4K thus delivers thoroughly convincing performance in this area.

Laser speckle search :

If there's one flaw regularly associated with RGB triple-laser projectors, it's the speckle phenomenon. It manifests as a more or less visible shimmer on certain uniform areas of the image, such as a sky, a light-colored wall, or a bright flat area. Its intensity depends both on the light engine's design and on the type of projection screen used, with technical screens sometimes tending to make it more noticeable.

As usual, my searches were carried out using the same 4K image, whose upper-center area — brighter than the rest of the image — proves particularly effective at immediately revealing this phenomenon when present. This sequence is an excellent indicator of the performance of the various RGB triple-laser implementations I've tested.

JmGO N3
Recherche speckle écran blanc

The results obtained with the JMGO N3 4K are an excellent surprise. Whether on my reference white screen or on two technical screens known to be more demanding — the Celexon HC+ and Lumene Eden — laser speckle is no longer an issue. Its intensity has become so faint that it completely stops drawing attention while watching a film or series.

JmGO N3
Recherche speckle écran Celexon HC+

This result deserves to be highlighted, as it remains fairly rare on an RGB triple-laser projector in this price category. Using a technical screen still too often means accepting a more or less noticeable level of speckle as the price of its benefits. The JMGO N3 4K instead shows that it's now possible to enjoy the advantages of an RGB triple-laser light source without this phenomenon disrupting the viewing experience.

JmGO N3
Recherche Speckle écran Lumene Eden

This is probably one of the best surprises of this review. Users will thus be able to choose their projection screen based on their preferences and installation constraints, without fear of particularly intrusive speckle appearing. For an RGB triple-laser projector sold in this price range, this level of control certainly deserves praise.

Overscan :

The JMGO N3 4K applies no image cropping with its factory settings. The entire set of pixels making up the video signal is correctly displayed, with no portion of the image sacrificed at the edges. Users can thus immediately enjoy the full content displayed without needing any particular adjustment in the projector's menus.

Test JmGO N3 4K
Overscan JmGO N3 4K

Color accuracy :

Our measurement protocol relies on the combined use of a JETI 1501 Hi-Res spectrophotometer and a Klein K10-A colorimeter, used with Calman Professional software. The JETI 1501 is today one of the reference instruments in video measurement thanks to its 2nm spectral resolution, particularly well suited to modern laser light sources. It allows us to establish a specific correction profile designed to reduce the measurement errors inherent to traditional colorimeters when faced with the extremely narrow spectral peaks of RGB triple-laser engines.

The various measurements are taken against our neutral white screen with 1.0 gain and 100-inch diagonal, rather than directly at the lens output. This methodology allows us to precisely characterize the luminance levels actually produced by the projector, and above all to calibrate the image based on what the viewer actually perceives from the viewing position, rather than from purely theoretical values taken at the lens.

Before even looking at the performance of the various picture modes offered by JMGO, it's worth analyzing the nature of the light source chosen for the N3 4K. Its spectral distribution immediately reveals the use of a genuine pure RGB triple-laser engine, whose three main components appear perfectly distinct.

JmGO N3
Distribution spectrale JMGO N3

We find a first blue spectral peak centered around 465 nm, while the red component peaks around 645 nm with several closely spaced energy peaks. More interesting still, the green component doesn't rely on a single spectral peak but on two distinct wavelengths located approximately between 520 and 530 nm.

Beyond its theoretical advantages in terms of color coverage, this very narrow width of spectral peaks is one of the main strengths of modern RGB triple-laser projectors. It allows them to reach particularly wide color spaces.

JmGO N3
Couverture Gamut BT.709
JmGO N3
Couverture DCI P3

Our measurements confirm these excellent capabilities. The JMGO N3 4K covers 99.58% of Rec.709 (99.92% in CIE 1976 coordinates), 97.34% of DCI-P3 (98.94% in CIE 1976), and 94.27% of BT.2020 (95.89% in CIE 1976).

JmGO N3
Couverture BT.2020

The result obtained on the BT.2020 space is also worth noting. With over 94% measured coverage, the JMGO N3 4K reaches a level only found a few years ago on considerably more expensive projectors. While current video content still only marginally exploits the full extent of this color space, having such a reserve is a significant advantage for reproducing the most saturated nuances offered by modern HDR productions.

These excellent results don't prejudge the color fidelity of the various picture modes offered by JMGO, however. Wide color space coverage is only of limited interest if it isn't paired with precise management of target color spaces and rigorous control of color conversion algorithms. That's exactly what we'll now check through a detailed analysis of the N3 4K's performance in SDR and then HDR10.

SDR management :

Out-of-the-box measurements reveal two distinct behaviors. The Dynamic, Standard, Soft, and Vivid modes use a color space far too wide for SDR Rec.709 content. Their coverage reaches 153.3%, 152.9%, 135.7%, and up to 211.1% for Vivid mode respectively. This lack of gamut limiting results in strongly oversaturated colors and immediately perceptible errors: average ColorChecker DeltaE stands at 8.06 in Dynamic, 7.52 in Standard, 5.62 in Soft, and 9.89 in Vivid. Grayscale is also affected by an increasing blue tint and a red deficit in the upper levels, with average DeltaE between 6.72 and 10.42.

The Cinema and Office modes are much more consistent with SDR standards. Cinema covers 99.8% of Rec.709 and correctly follows the luminance curve, but its average DeltaE of 4.09 on the ColorChecker and 5.25 on grayscale remain visible. Office mode is, paradoxically, the most accurate out-of-the-box setting: its 97.6% Rec.709 coverage is slightly incomplete, but its average errors drop to 2.27 on saturation and 2.84 on the ColorChecker. Its grayscale remains less precise, with an average DeltaE of 4.79 and a slight red predominance accompanied by a gradual reduction in green.

JmGO N3
Mode bureau sortie de boîte SDR version finale
JmGO N3
Mode cinéma SDR sortie de boîte version finale

Maximum brightness ranges from 87.29 cd/m² in Cinema mode to 121.56 cd/m² in Dynamic. On our 100-inch, gain-1 white screen, this represents roughly 756 to 1,053 lumens. The brighter modes, however, aren't the most relevant for home cinema use, since they achieve their visual impact at the cost of a far-too-wide gamut and an unbalanced white balance.

After calibration, the N3 4K reaches a much higher level of accuracy. Average DeltaE drops to 0.57 on saturation, 0.69 on the ColorChecker, and 0.82 on grayscale. The RGB balance becomes nearly linear across the entire scale, and the luminance curve tracking stays very close to the reference. Measured coverage of 103.9% of Rec.709 remains slightly above target, but the intermediate color coordinates are now precise enough to make this difference practically imperceptible. Post-calibration luminance reaches 112.57 cd/m², or roughly 975 lumens on a 100-inch, gain-1 screen.

JmGO N3
Post calibrage JMGO N3

HDR management :

With its RGB triple-laser engine, the JMGO N3 4K has, on paper, particularly attractive credentials for reproducing HDR content. Our measurements indeed show it covers nearly 95% of BT.2020. This color richness, unfortunately, isn't enough to guarantee convincing HDR handling, and it's probably in this exercise that the trade-offs JMGO made to offer a more affordable model show most clearly.

Color measurements reveal particularly high DeltaE values across all the HDR modes tested. These results should nonetheless be interpreted with caution, as they don't reflect only a chromatic shift in the strict sense. The ColorChecker measurements taken with Calman also factor in luminance errors and are therefore directly affected by the tone mapping behavior implemented by the manufacturer. The large errors measured on the various HDR test patterns thus result as much from inaccurate reproduction of expected light levels as from an actual color shift.

Analysis of the various curves helps clarify this phenomenon. Up to around 50 IRE, the projector's overall behavior remains fairly consistent. It's from 50–60 IRE onward that things start to get complicated. The three RGB components progressively drift from their target values, while the EOTF curve deviates noticeably from the PQ reference before prematurely reaching a plateau in the highlights. This break accounts for much of the error measured on the HDR ColorChecker as well as on grayscale.

In practice, everything suggests that the tone mapping chosen by JMGO applies a cutoff around 600 nits. The horse test scene from the Spears & Munsil disc makes this behavior very easy to demonstrate. The various versions of this sequence are encoded progressively up to 10,000 nits. Up to 600 nits, the JMGO N3 4K still manages to preserve some of the detail contained in the brightest areas of the image. However, as soon as we move to versions mastered at 1,000 nits and beyond, this detail almost entirely disappears in favor of flat white areas devoid of nuance. Highlight clipping then becomes particularly visible, confirming the limits of JMGO's static HDR handling.

This behavior is ultimately unsurprising given the projector's technical characteristics. Unlike the brand's more ambitious models, the N3 benefits from neither Dolby Vision nor HDR10+, nor a Dynamic Tone Mapping process capable of analyzing content frame by frame to dynamically adapt highlight reproduction. The projector applies a fixed tone mapping curve that performs satisfactorily with moderately bright content but quickly reaches its limits with the most demanding HDR masters.

It should finally be noted that these results in no way call into question the intrinsic qualities of JMGO's light engine. The excellent results measured after SDR calibration, along with its particularly wide BT.2020 coverage, show on the contrary that it has the potential needed to faithfully reproduce particularly rich and nuanced colors. The limitations observed in HDR thus stem more from the manufacturer's choices regarding video processing than from the actual capabilities of its RGB triple-laser light source.

This distinction matters, as it helps better understand the JMGO N3 4K's positioning. We are not dealing with a projector with poor HDR color accuracy, but rather with a model whose tone mapping is much more conservative than what's found on more ambitious products. Moderately bright HDR content is reproduced correctly, while masters using higher light levels quickly reveal the limits of this approach.

Contrast and brightness :

JMGO claims a maximum brightness of 1,800 ISO lumens and a native contrast ratio of 1,600:1 for its N3 4K. As always, these figures deserve to be checked against actual measurements, and above all placed in the context of home cinema use, which favors a correctly calibrated image over maximum brightness at all costs.

JmGO N3
JMGO N3 4K tableau SDR
JmGO N3
JMGO N3 4K tableau HDR

After SDR calibration, the JMGO N3 4K delivers a maximum luminance of 112.57 cd/m² on our reference 100-inch, gain-1 white screen — roughly 975 usable lumens. We are thus noticeably below the 1,800 lumens claimed by the manufacturer. This gap is unsurprising, however, as it stems essentially from the deliberate choice to prioritize color accuracy faithful to video standards. As already mentioned in the menu section, Boost mode does effectively increase maximum brightness, but at the cost of a significant green tint that makes it unusable for home cinema purposes.

With nearly 1,000 correctly calibrated lumens, the JMGO N3 4K nonetheless has enough light reserve to feed already quite comfortable screen sizes. Using a target of 60 nits — generally considered well suited to SDR use in a darkened environment — it will be able to light up an image roughly 130 inches diagonal on a gain-1 white screen. In HDR, with a target set at 100 nits, this maximum diagonal drops to around 100 inches, a figure entirely consistent with the sizes typically found in our European living rooms.

It's ultimately on the contrast front that the JMGO N3 4K holds its best surprise. Our measurements indeed reveal a sequential contrast ratio higher than the 1,600:1 claimed by the manufacturer. It's rare enough for a projector to outperform its official specifications on this point to be worth highlighting. Certainly, we remain far from the performance offered by more ambitious models equipped with a mechanical iris or elaborate dynamic processing, but JMGO's contender shows welcome honesty in its spec sheet here.

It should naturally not be asked to deliver what it isn't designed to provide. The absence of a mechanical iris or dynamic contrast mechanically limits its ability to artificially deepen its blacks in the most difficult scenes. Its native contrast will therefore have to be enough on its own throughout a projection session.

The good news, though, comes from an area we've already covered: the remarkable control of laser speckle shown by the N3 4K. While this phenomenon naturally has no bearing on the intrinsic contrast performance measured, its near-total disappearance — even on the technical screens used in this test — undeniably contributes to visual comfort during night scenes. Where some RGB triple-laser implementations can sometimes add a distracting shimmer particularly visible in uniform areas of the image, the JMGO N3 4K delivers a remarkably clean projection that allows full enjoyment of the benefits normally associated with technical screens, without having to accept this sometimes-annoying trade-off.

My subjective opinion

As usual, I selected several characteristic sequences from Dune: Part Two and Alien: Romulus to assess the intrinsic qualities of the JMGO N3 4K on particularly varied content. These sequences are especially useful for testing the handling of dark scenes, color accuracy, black depth, and the projector's ability to keep the image natural during camera pans and major brightness shifts.

JmGO N3
Dune 2

The first scenes chosen are those of the ceremony celebrating the Harkonnens' victory over Arrakis and Rabban's medal ceremony. Denis Villeneuve makes particularly interesting use of contrast here, with deliberately desaturated skin tones, deep blacks, and numerous plays of shadow. The JMGO N3 4K handles this admirably, delivering a particularly clean and precise image. Costume details remain perfectly visible.

JmGO N3
Dune 2

The eclipse sequence is probably even more revealing. The abrupt shift between the different lighting tones imagined by Denis Villeneuve immediately highlights both the qualities and certain limits of the N3 4K. Its RGB triple-laser engine allows it to reproduce particularly rich and saturated images, while its very good speckle control greatly contributes to viewing comfort, even on a technical screen. On the other hand, its more limited light reserve compared to more ambitious models doesn't allow it to offer the same dynamic range in the most demanding scenes. This doesn't stop it from delivering a particularly enjoyable image, but it's a reminder of its price positioning.

JmGO N3
Dune 2

Rabban's angry outburst in the control room with the Mentats also proves an excellent test of the projector's performance in low-light scenes. The native contrast, higher than JMGO's stated specs, allows it to keep dark details satisfyingly legible, while its excellent image precision reinforces the overall impression of sharpness given by the many close-ups the director uses.

JmGO N3
Dune 2

Alien: Romulus is very different terrain, and probably even more challenging for a projector in this category. From the very first minutes of the film, the search for the extraterrestrial organism in the wreckage of the Nostromo by the Weyland-Yutani ship features many extremely dark sequences where only a few isolated light sources pierce the surrounding darkness. This is probably the type of content that most easily reveals the limits of a modest native contrast ratio.

JmGO N3
Alien Romulus
JmGO N3
Alien Romulus

Here again, the JMGO N3 4K proves particularly consistent with its positioning. The blacks naturally can't rival those offered by models equipped with a mechanical iris, but they remain perfectly usable for standard home cinema viewing.

Conclusion

After several hours spent with the JMGO N3 4K, it's probably its remarkable overall balance that surprised me most. Its limitations certainly exist, and our measurements clearly revealed them, particularly regarding HDR handling and usable brightness, which prevent it from rivaling the most ambitious Lifestyle models currently available. They are, however, perfectly consistent with its price positioning and in no way undermine the many qualities it demonstrates day to day.

JMGO isn't offering here a "smaller" N3 Ultra stripped of a few features, but rather a projector with its own personality. Particularly quiet, remarkably energy-efficient, precise, free of bothersome speckle, and bright enough to power comfortably sized SDR images, it makes for a particularly appealing entry point into the world of RGB triple-laser projectors.

I obviously can't award it the maximum score of 5/5. The absence of Dolby Vision, HDR10+, Dynamic Tone Mapping, and the limitations observed with the most demanding HDR content objectively prevent that. However, its final score of 4/5 rewards a projector that pulls off the hardest trick of all: delivering a particularly polished RGB triple-laser experience at a still-affordable price, while sometimes even outperforming much pricier models.

Its operational quietness is simply exceptional and remains, to date, the best I've measured on any projector I've tested. Its remarkable control of laser speckle, even on technical screens, is also an excellent surprise, given how much this phenomenon still affects noticeably more ambitious and expensive models today. Finally, the presence of a genuine optical zoom in this price range also deserves to be highlighted.

A l'affiche

The JMGO N3 4K is therefore not the best Lifestyle projector on the market, and it never claims to be. It is, however, one of the most endearing projectors I've had the chance to test in recent months, giving the impression that JMGO prioritized the right compromises throughout. At under €1,500 — and even more so when offered under the symbolic €1,000 mark — it's without doubt one of the most compelling options currently available for discovering the world of RGB triple-laser projection without having to accept the usual compromises of entry-level models.


22 Commentaire(s)

  1. GregW dit :

    3 gros tests publiés en 1 semaine c’est pas les vacances pour tout le monde !

  2. Dim dit :

    Encore merci pour ce test et ton travail Gregory. J’aurai une question; Entre celui-ci et son grand frère le ultimate, est-ce-que les 1500€ d’écarts sont justifiés ? Sur du 100 pouces par exemple, la différence de qualité d’image sera t’elle perceptible ? Merci pour ta réponse.

    1. GregW dit :

      Le N3 Ultimate est bien meilleur sur le contraste, la luminosité, la gestion HDR, le piqué et il est compatible Dolby Vision.

  3. PandalfLeHarg dit :

    Aaah le voilà haha, j’en suis assez content oui. La chose que j’avais remarqué sans vraiment y faire attention, mais la avec le début l’episode 5 de house of the dragon ça saute littéralement au yeux (hormis comme d’habitude les réglages discutable de la série dès qu’il fait sombre) c’est la chute soudaine de luminosité toute les ~10sec, des que la scène devient sombre, un appuis sur le bouton réglages fait remonter la luminosité mais elle redescend à nouveau juste après, j’ai vu sur reddit etc que je ne suis pas le seul, et même sur d’autre modèles. J’ai contacté JMGO et apparemment ils sont au courant et on déjà identifié le problème et proposeront une maj « bientôt »

    1. GregW dit :

      C’est tout simplement ton mode d’adaptation de la luminosité qui est actif, il faut le couper il ne sert à rien. Ce n’est pas un défaut.

  4. PandalfLeHarg dit :

    Non non, je te rassure tout est désactivé, j’ai déjà tout essayé niveau réglages et rien n’y fait, regarde le début de l’épisode 5 de HOD surtout au début juste avant et dans le chateau, je peux envoyer un lien avec une video que j’ai faite pour le montrer si il faut. D’autre ont ce problème avec le N1S 4K et le N3 4K sur reddit , comme dit avant JMGO est déjà au courant et travail sur la mise a jour voici leur réponse « Notre équipe technique a déjà identifié ce comportement et travaille actuellement sur une optimisation ». Mon vieux LG OLED CX avait par exemple exactement le même problème bien connu sur cette gamme, c’était l’ASBL qui faisait des siennes dans les scènes sombres en films etc avant que LG ne le corrige avec une mise à jour.

    1. GregW dit :

      Je n’ai constaté aucun problème similaire avec mon exemplaire de test, ni avec celui que j’ai reçu pour calibrage. Les 2 ont été mis à jour avec la version Android 14.

  5. Cactus dit :

    Tu aurais un avis comparatif avec le Xgimi elfin flip 4k en quelques mots?

    1. GregW dit :

      L’Elfin flip 4k a la meilleure note en fin de test.

  6. rom0808 dit :

    Ah oui un petit avis rapide vs le Xgimi elfin flip 4k et le Hisense M2 pro aussi peut-être.
    Merci

  7. PandalfLeHarg dit :

    je vois ça, il y a un soucis sur le mien alors, je ne vois pas vraiment comment expliquer ça sinon, si tu as une idée, sachant comme dit avant que la luminosité n’est pas sur auto

    1. GregW dit :

      Je ne vois que l’option de la luminosité adaptative qui est allumée car c’est exactement ce genre de choses qu’elle occasionne.

      1. GregW dit :

        Bonjour, plutôt une recommandation de projecteurs à éviter comme tous les triple laser pur UST et Lifestyle (à l’exception du N3 4K).

  8. S5formov dit :

    Bonjour à tous, si on le compare avec le N1S 4K mais la nouvelle version qui affiche 1700 lumen, a niveau de la qualité d’image qui gagne ? D’autre part entre le N1S 4K en 2x5w et ce N3 4K en 2x10w est-ce qu’on gagne en basses fréquences ? Le N1S étant annoncé descendre à 53Hz quand le N3 4K est annoncé descendre à 40Hz. D’autre part le pied du N3 4K est motorisé si j’ai bien compris ? En X et en Y ? Pour terminer et même si chaque vidéoprojecteur a ses propres réglages et comme je ne vais pas acheter tout un matériel de calibration pour juste un vidéoprojecteur (bien que cela me plairait bien d’avoir ce matériel), serait il possible de partager les réglages qui ont permis d’obtenir ma calibration de ce N3 ? Merci beaucoup pour toutes vos réponses !!!

    1. GregW dit :

      Bonjour, le dispositif de balancelle n’est pas motorisé, c’est le zoom optique qui l’est.
      Pour obtenir les réglages post calibrage de votre. JmGO N3 4K voici la procédure :

      https://www.mondoprojos.fr/2026/04/05/calibrage-videoprojecteur-professionnel/

  9. dm27 dit :

    Petit à petit, sans faire de bruit ;), JMGO avance consciencieusement et surement. Quand on sait le coût d’une optique, on mesure la performance de ce « petit » N3 4K qui offre la possibilité d’avoir dans cette gamme de prix la qualité d’une vraie optique, plutôt que le tout numérique et les dérives associées. Du coup, tout prend d’autant plus de valeur dans le résultat globalement positif et de qualité. A souligner aussi, le fait que JMGO développe son propre laser, là où la plupart des autres marques prennent sur étagère. Cette spécificité permet dans ce « petit » N3 4K de révolutionner la vidéoprojection Tri Laser, avec pour ainsi dire la suppression du fameux Speckle ! Un concentré de petites touches présentes et soignées qui nécessitent chacune, une étude approfondie pour offrir ce résultat. Bravo JMGO et merci Greg pour ce nouveau test toujours bien détaillé.

  10. Floriian.08 dit :

    Y’a quelques choses qui m’échappes avec tous ces projecteurs DLP.
    Ici il est indiqué que nativement les noirs peuvent descendre à 0.06 cd/m2 et que le contraste dépasse les 1600:1. J’ai payé mon horizon 20 pro 1800€ et il est incapable de descendre en dessous de 0.10 cd/m2 et est au grand maximum à 1500:1 de contraste.

    Du coup si on parle en terme de qualité d’image pure, et de rendu, ce JMGO est nativement meilleur ?

    Merci d’avance pour votre retour.

    1. GregW dit :

      L’horizon 20 Pro est bien plus lumineux et dispose d’une option de contraste dynamique absente du JmGO, il gère aussi mieux le HDR et est compatible Dolby Vision. Ce sont deux projecteurs de catégorie et de prix différents.

  11. manureva45 dit :

    Bonjour à tous, je n’ai pas grand chose à rajouter au test de Greg, tout est plutôt objectif (ce qui n’est toujours évident), sauf que je ne sais toujours pas à quoi ça ressemble le speckle laser en vrai 😁
    J’aimerai qu’ à l’avenir JMGO nous fasse une version débridée du N3 4K plus orientée home cinema avec tous les fonctions ou réglages nécessaire au calibrage et tous les HDR possibles, une optique encore plus précise surtout en mode auto, une vraie accroche plafond, car mon N3 est au plafond avec une potence pourtant dédiée mais avec un unique vissage centrale : j’ai peur qu’il tombe en se dévissant à cause des vibrations des scènes d’action , du coup je l’ai « sécurisé » avec des colliers Colson.
    Mais bon pour 999 balles, je le trouve top ! La calibration de Greg n’y est pas étrangère, je pense déjà à l’après alors que je n’ai pas encore vraiment profité .
    Donc maintenant : j’enjoy 😉

    1. GregW dit :

      Normal que tu ne vois pas de Speckle sur ton N3 4K en prime tu l’as acheté au moment ou il était à moins de 1000€.

  12. danielemaccarone87@gmail.com dit :

    Le test suggère que le XGIMI Elfin Flip 4K est supérieur. Toutefois, au vu des caractéristiques techniques, les deux modèles semblent comparables au XGIMI Horizon 20, qui est vendu à un prix nettement plus élevé. GregW, pourriez-vous me conseiller sur le modèle à choisir pour une utilisation avec un écran de 90 pouces ? Vaut-il la peine de dépenser davantage pour le Horizon 20, ou ne constaterais-je aucune amélioration réelle par rapport au Elfin Flip 4K ou au JMGO N3 4K ? Merci pour l’excellent travail que vous accomplissez pour nous tous.

    1. GregW dit :

      Pour 90 pouces, ce JmGO ou l’ELfin flip 4K iront très bien. Aucun intérêt de prendre l’horizon 20.

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