La fin d’année étant davantage propice aux achats de Noël qu’à la rédaction de bancs d’essai, je me suis accordé une courte parenthèse dans la publication de tests, même si les calibrages n’ont jamais cessé, mais cet intermède touche désormais à sa fin et je vous propose coup sur coup l’analyse de deux nouveautés, à commencer par un projecteur compact et facilement transportable signé Philips, le NeoPix 950 Smart, un modèle commercialisé autour de 500€ qui ne prétend pas rivaliser avec les ténors Lifestyle du moment comme les Valérion ou les Xgimi mais qui a le mérite essentiel de se distinguer de la masse des appareils DLP, puisqu’il repose sur une architecture 2 LCD avec panneaux transmissifs totalement exempts d’effet arc-en-ciel et qu’il s’appuie sur une source lumineuse à LED, ce qui dans un marché largement dominé par les puces DMD de Texas Instruments constitue une rareté suffisamment notable pour mériter l’attention de mondoprojos dans ce nouveau banc d’essai.

Le Philips NeoPix 950 Smart est un vidéoprojecteur domestique qui ne se contente pas de reprendre les codes habituels des appareils nomades autour de 500 € mais introduit une avancée technologique réelle dans une gamme de prix où l’on voit traditionnellement du DLP ou du tout-venant LCD classique, car il inaugure sur le marché grand public ce que Philips appelle sa technologie 2LCD : une architecture à deux panneaux LCD distincts superposés qui, au lieu de traverser la lumière blanche d’une seule source comme sur les systèmes LCD conventionnels, sépare le spectre lumineux en deux chemins l’un dédié au bleu et l’autre combinant rouge et vert avec deux modules LED indépendants et deux panneaux dédiés, images ensuite recombinées optiquement via des miroirs dichroïques pour former une image unique.

Sur le papier, cette approche offre une luminosité annoncée jusqu’à 1400 lumens ANSI en résolution native Full HD 1080p, une source LED d’une durée de vie théorique allant jusqu’à 30 000 heures et une taille de projection maximale proche de 150 pouces, le tout dans un boîtier compact et transportable avec autofocus automatique, correction automatique du trapèze, double bande Wi-Fi pour la recopie d’écran, Bluetooth 5.2, double port HDMI et USB, ainsi qu’un système audio stéréo de 2 × 12 W. Cette intégration de Google TV directement dans l’appareil transforme le NeoPix 950 Smart en une plateforme multimédia autonome capable d’accéder aux principales applications de streaming sans périphérique externe, simplifiant l’usage quotidien tout en conservant une connectivité complète. C’est précisément cette combinaison inédite de conception optique 2LCD, de source LED, de fonctionnalités connectées modernes et de performance visuelle prometteuse qui fait du NeoPix 950 Smart un appareil particulier et digne d’être analysé en profondeur dans ce test.
L’examen de l’appareil révèle un vidéoprojecteur qui mise sur une conception massive et sérieuse, avec un châssis aux lignes sobres dont la finition mêle surfaces mates et éléments texturés pour renforcer l’impression de robustesse, le tout dans un format de 280 × 181 × 263 mm pour un poids non négligeable de 4,2 kg qui le classe davantage dans la catégorie des compacts transportables que de véritables nomades.

Sa couleur oscillant entre le gris foncé et le noir selon les zones, ce qui lui confère une esthétique discrète mais plutôt valorisante; à l’avant, l’optique fixe repose sur un rapport de projection de 1,2:1 sans zoom physique, ce qui impose un placement précis puisque pour obtenir une base d’image de 2,50 m il faudra prévoir environ 3 m de recul, une contrainte qui s’inscrit dans la logique des projecteurs LED sans optique variable, mais que le focus motorisé vient partiellement compenser en facilitant la mise au point sans avoir à toucher l’appareil.

Un système sonore intégré composé de deux haut-parleurs de 12 W assure la restitution audio et est capable de rendre le projecteur autonome pour un usage ponctuel sans enceinte externe; la télécommande fournie, fonctionnant en Bluetooth, offre une bonne prise en main et une réactivité correcte mais souffre de l’absence de rétroéclairage, un détail regrettable pour un produit destiné à fonctionner dans l’obscurité d’une salle dédiée, même si la navigation reste simple grâce à l’ergonomie pensée autour de Google TV.

La connectique se montre plutôt fournie avec deux ports USB permettant la lecture directe de fichiers ou l’alimentation d’accessoires, deux entrées HDMI pour accueillir un lecteur, une console ou un appareil de streaming supplémentaire, ainsi qu’une sortie audio jack 3,5 mm, complétée par le Wi-Fi double bande et le Bluetooth, assurant une excellente polyvalence et une compatibilité large avec les sources modernes.
En revanche, le bloc d’alimentation externe tranche par son gabarit imposant au prix d’un encombrement supplémentaire à gérer, et l’intégration du connecteur électrique directement sous le projecteur complique encore un peu l’installation puisqu’il devient pratiquement indispensable d’utiliser un trépied, l’orifice fileté prévu à cet effet se révélant alors indispensable pour assurer une stabilité correcte et éviter que le câble ne gêne la pose ou modifie l’inclinaison de l’appareil, un point ergonomique qui pourra surprendre mais qu’il faudra clairement anticiper avant l’installation.

Le Philips NeoPix 950 Smart s’appuie sur l’environnement Google TV pour l’ensemble de ses fonctions smartTV, un choix désormais quasi standard dans l’univers de la vidéoprojection domestique et qui garantit un accès direct, fluide et parfaitement intégré aux principales plateformes de streaming du marché grâce au Google Play Store, qu’il s’agisse de Netflix, Prime Video, Disney+, Apple TV+, YouTube ou encore toutes les déclinaisons de services spécialisés disponibles en quelques clics.

Les utilisateurs désireux de lire leurs propres contenus locaux pourront également installer sans difficulté VLC ou KODI, des valeurs sûres depuis longtemps éprouvées, si bien que sur cet aspect précis rien ne bouscule vraiment les habitudes puisque la majorité des projecteurs LED et DLP actuels adoptent la même solution, à l’exception notable de Hisense qui continue de s’en tenir à sa plateforme propriétaire Vidaa.

En revanche, lorsqu’on quitte l’univers moderne, léché et réactif de Google TV pour accéder au menu des réglages d’image propre à Philips, le contraste stylistique et fonctionnel est saisissant. L’interface rappelle littéralement une époque révolue, avec une présentation datée qui semble nous renvoyer au siècle dernier, tant par son design que par la pauvreté de ses options. Le constructeur reste fidèle à son traditionnel minimalisme puisque les réglages disponibles se limitent au strict nécessaire, à savoir : contraste, luminosité, teinte, saturation et un unique contrôle du Gain pour l’échelle de gris, sans le moindre réglage indépendant du Bias, sans gestion du Gamut, sans choix de Gamma, sans paramètre avancé de traitement vidéo, sans interpolation d’images, sans upscaling amélioré ni quoi que ce soit évoquant une fonction de super-résolution, rappelons au passage qu’il s’agit d’un appareil proposé autour de 500 €.

Les modes d’image préconfigurés en usine sont au nombre de trois : Standard, Vif et Cinéma complétés par une mémoire utilisateur permettant d’enregistrer ses propres réglages, mais cela ne compense pas l’absence d’outils essentiels à un calibrage professionnel qui demeure de fait impossible dans l’état actuel du firmware; trois températures de couleur sont disponibles (Froide, Standard, Chaude), mais elles constituent la seule marge de manœuvre offerte à l’utilisateur exigeant, renforçant l’impression qu’en matière de gestion vidéo Philips reste attaché à une conception low-cost de ses menus, totalement décalée par rapport à la modernité de Google TV qui cohabite avec elle, et l’on ne peut qu’espérer qu’une évolution future permette de corriger ce décalage aujourd’hui très prononcé.
Bruit de fonctionnement et qualité du système sonore intégré :
Le Philips NeoPix 950 Smart ne brille pas par sa discrétion acoustique, et cela se perçoit immédiatement dès l’allumage du projecteur puisque, dans ma salle de test où le bruit résiduel mesuré avant mise en route atteint 34,8 dB, l’appareil grimpe à 38,8 dB en fonctionnement, un niveau qui s’impose nettement à proximité et qui se révèle d’autant plus problématique qu’aucun mode économique n’est disponible pour réduire la ventilation, obligeant donc l’utilisateur à tolérer ce souffle constant durant toute la séance; ce comportement rappelle les projecteurs d’une autre époque, lorsque les systèmes de refroidissement bruyants étaient monnaie courante, un constat d’autant plus décevant que la majorité des concurrents LED actuels parvient à offrir un fonctionnement bien plus silencieux malgré des gabarits similaires.


Le système sonore intégré, malgré une puissance théorique de 2 × 12 W, ne compense pas vraiment ce point faible, car s’il délivre un rendu propre, exempt de grésillements ou de distorsion audible, il manque clairement d’ampleur et de dynamique, donnant un résultat plutôt fade qui ne contribue pas à créer l’immersion attendue pour un usage cinéma; l’appareil reste exploitable en autonomie pour un visionnage occasionnel, mais il est vivement recommandé de lui associer une enceinte Bluetooth de qualité ou un système audio externe pour profiter d’une restitution sonore digne d’un home-cinéma, ce qui permettra par ailleurs de masquer en partie le bruit de ventilation.
Consommation électrique :
La consommation électrique du NeoPix 950 Smart surprend autant que son niveau de bruit, et pas dans le bon sens: alors que l’avantage traditionnel des sources lumineuses LED réside précisément dans leur sobriété énergétique, le projecteur réclame ici pas moins de 233,9 W en fonctionnement, une valeur inhabituellement élevée pour ce type de technologie et difficile à justifier dans un appareil de cette catégorie; ce résultat place le 950 Smart au-dessus de nombreux projecteurs LED concurrents, parfois même plus lumineux, et contredit l’idée d’un modèle moderne et efficient, renforçant l’impression d’un produit techniquement en décalage avec les standards actuels du marché, tant sur le plan de l’acoustique que de l’efficacité énergétique.

Netteté et précision d’image :
La netteté et l’uniformité du Philips NeoPix 950 Smart ne constituent clairement pas ses points forts, et cela apparaît dès que l’on s’éloigne du centre de l’image où seule la zone centrale conserve un niveau de précision acceptable. Sur les mires 1080p, les lignes fines laissent rapidement apparaître un adoucissement marqué, puis un dédoublement progressif des contours, signe d’une optique limitée incapable de maintenir une mise au point homogène sur l’ensemble de la surface de projection.


Cette faiblesse optique s’accompagne également de dérives colorimétriques visibles sur les mires blanches, qui devraient en principe présenter une répartition lumineuse neutre sur toute la surface mais qui, dans le cas du 950 Smart, révèlent des zones plus froides ou plus chaudes selon les régions de l’écran. Ces dérives sont généralement causées par une non-uniformité du bloc optique ou du chemin lumineux, ce qui entraîne, au lieu d’un blanc parfaitement uniforme, l’apparition de légères dominantes bleutées, rosées ou verdâtres selon l’endroit observé. Cet ensemble de défauts nuit à la perception de précision globale et trahit les limites techniques d’un système optique clairement pensé pour un usage occasionnel plutôt que pour une reproduction fidèle d’un signal Full HD sur grand écran.


Fluidité :
Sur le terrain de la fluidité, le NeoPix 950 Smart tire davantage son épingle du jeu grâce aux propriétés structurelles de la technologie LCD, qui affiche les images séquentiellement sans subir les conversions spécifiques aux puces DMD DLP travaillant nativement en 60 Hz. L’absence totale d’interpolation d’images, absente du menu comme de l’électronique interne, ne pénalise pas l’expérience globale puisque la reproduction des mouvements reste stable, régulière et exempte de judder excessif dans la majorité des contenus 24p ou 30p. Le projecteur délivre ainsi un mouvement naturel, sans artefacts d’insertion ni effets de sur-fluidité, ce qui constitue un avantage inattendu dans un appareil de cette catégorie et permet d’assurer une expérience de visionnage confortable malgré les limites optiques évoquées précédemment.
Input lag :
Même si le Philips NeoPix 950 Smart propose un mode « jeu » censé optimiser la réactivité, mes mesures d’input lag se sont révélées particulièrement instables, avec des valeurs oscillant de manière aléatoire entre 16 ms et 149 ms sur une source 1080p, rendant impossible l’établissement d’une performance fiable ou reproductible.
Overscan et bordure grise :
Malgré l’utilisation d’une architecture LCD, le Philips NeoPix 950 Smart affiche une très fine bordure claire d’environ un centimètre autour de l’image projetée, soit environ deux fois plus étroite que celle observée sur les DLP équipés de puces 0,47", ce qui reste suffisamment discret pour ne pas gêner l’expérience visuelle dans la plupart des configurations. En revanche, aucune trace de cropping ou d’overscan n’a été constatée, l’appareil reproduisant l’intégralité du signal sans découpe ni perte d’informations, un comportement propre et parfaitement conforme aux attentes pour une utilisation home-cinéma.
Effet arc-en-ciel et speckle :
Le Philips NeoPix 950 Smart est naturellement exempt de deux défauts visuels fréquents dans d’autres technologies de projection : le speckle laser et l’effet arc-en-ciel. Le premier, typique des projecteurs laser en particulier des modèles tri-laser où les trois sources monochromatiques provoquent une interférence optique perceptible sous forme de scintillements granuleux sur les aplats clairs n’a aucune raison d’apparaître ici puisque le 950 Smart utilise une source lumineuse LED continue, non cohérente, incapable de générer ces phénomènes d’interférence. Quant à l’effet arc-en-ciel, défaut emblématique des projecteurs DLP à roue chromatique qui décompose successivement les couleurs et peut produire des éclairs rouges-verts-bleus autour des objets en mouvement pour les spectateurs sensibles, il est totalement absent sur ce modèle car l’architecture LCD restitue simultanément les trois composantes RVB grâce à ses panneaux transmissifs. L’image générée ne passe donc jamais par une séquentialisation colorimétrique, rendant mécaniquement impossible l’apparition d’AEC. La technologie retenue par Philips garantit une image stable, dépourvue de ces artefacts, ce qui constitue un atout appréciable pour les utilisateurs sensibles ou simplement à la recherche d’un rendu visuel neutre et confortable.
Colorimétrie et Gamma :
En sortie de boîte, le Philips NeoPix 950 Smart affiche une colorimétrie perfectible dans l’ensemble de ses modes d’image, avec des écarts sensibles sur l’échelle de gris comme sur le suivi du gamma. Le mode le plus « cinéma » sur le papier, à savoir le mode Film, n’échappe pas à la règle : la température de couleur moyenne y est mesurée à 8661 K, soit un rendu nettement trop froid par rapport aux 6500 K de la référence vidéo, et cela se traduit par une dominante bleutée bien visible dans les blancs et les gris clairs. Le graphique d’équilibre RGB montre en effet une composante bleue constamment au-dessus de 100 % quand le rouge et le vert restent plus proches de la référence, ce qui explique ce refroidissement global; le DeltaE moyen s’établit à 8,2, au-delà du seuil de 3 considéré comme imperceptible, et le gamma moyen de 2,26, légèrement supérieur à la cible de 2,2, renforce un peu le contraste perçu mais au prix d’un léger écrasement des détails dans les ombres.

Le mode Standard ne fait pas mieux et même plutôt moins bien en matière de neutralité : le DeltaE moyen grimpe à 10,8, la température de couleur moyenne redescend à 7353 K mais reste trop élevée, avec cette fois un déséquilibre croissant de l’échelle de gris au fil des niveaux de luminance, le vert prenant progressivement le dessus tandis que le rouge s’affaisse et que le bleu recule sous la référence à partir du milieu de l’échelle, ce qui génère un rendu global un peu verdâtre dans les tons moyens. Le gamma, mesuré à 2,20 en moyenne, colle davantage à la norme mais manque d’homogénéité, ce qui n’aide pas à stabiliser la perception du contraste.

Le mode Vif, enfin, assume sa vocation démonstrative au détriment de la fidélité : avec un DeltaE moyen de 11,6 et une température de couleur de 7271 K, il se montre à la fois trop froid et trop saturé dans son intention, l’équilibre RGB laissant apparaître une forte dominance du vert sur toute la plage de luminance et un gamma moyen à 1,80 qui éclaircit nettement les niveaux intermédiaires; le résultat donne une image flatteuse en magasin mais nettement éloignée d’un rendu référence à domicile.

Du côté de l’espace couleur, le Gamut SDR mesuré dans le mode Film ne couvre qu’environ 84,9 % du BT.709, ce qui signifie que le triangle de couleurs du projecteur est plus petit que celui défini par la norme vidéo HD: les primaires (surtout le rouge et le vert) n’atteignent pas leurs coordonnées de référence et les secondaires (cyan, magenta, jaune) en héritent directement, si bien que les couleurs les plus saturées apparaissent moins riches, moins profondes qu’elles ne le devraient, avec des rouges qui manquent de densité, des verts moins éclatants et des bleus un peu ternes. Concrètement, même avec des réglages optimisés, le NeoPix 950 Smart ne pourra jamais restituer intégralement la palette BT.709 telle qu’elle a été pensée en post-production, et l’on se situe de fait sur un rendu « SDR light » plutôt que sur une reproduction de référence.

Pour finir, il convient de rappeler que je n’ai pas calibré ce modèle, non pas par choix, mais parce que les menus ne proposent tout simplement pas les options nécessaires à une calibration professionnelle: pas de réglages séparés de Bias pour l’échelle de gris, pas de gestion fine du Gamut, pas de sélection de courbe de Gamma ni de CMS complet pour ajuster les primaires et secondaires, seulement quelques commandes basiques (gain global, contraste, luminosité, saturation, teinte) insuffisantes pour corriger les dérives observées; la colorimétrie décrite ici est donc celle du projecteur en sortie de boîte, et elle ne pourra être que marginalement améliorée par de simples ajustements utilisateur.
Contraste et luminosité :
Sur le terrain de la puissance lumineuse comme sur celui du contraste, le Philips NeoPix 950 Smart réserve une surprise plutôt agréable, car les performances mesurées dépassent pour une fois les annonces du constructeur. Philips revendique un flux lumineux maximum de 1400 lumens et un contraste natif de 1100:1, des valeurs prudentes qui pourraient laisser penser à un projecteur modeste dans ces domaines; pourtant, les mesures réalisées confirment non seulement que les lumens sont bien au rendez-vous, mais également que le contraste natif se montre sensiblement supérieur aux chiffres officiels. Dans les modes Standard, Film et Vif, les luminances mesurées atteignent respectivement 173,1 cd/m², 134,1 cd/m² et 176,5 cd/m², soit une conversion en flux lumineux d’environ 1352 lm pour le mode Standard, 1047 lm pour le mode Film et 1378 lm pour le mode Vif, des valeurs qui confirment que le 950 Smart exploite pleinement sa source LED 2LCD, même dans un appareil compact. Cela permet d’obtenir une image suffisamment lumineuse pour un écran d’environ 3,27 m de base (16 fL) dans une salle dédiée ou légèrement contrôlée, ce qui n’est pas toujours acquis dans cette gamme de prix.

Plus étonnant encore, le contraste séquentiel mesuré dépasse nettement la valeur annoncée de 1100:1, avec 2123:1 en mode Standard, 1676:1 en mode Film et jusqu’à 2171:1 en mode Vif. Ces chiffres, obtenus sur mire full on/full off, mettent en évidence un niveau de noir autour de 0,08 cd/m², une performance honorable pour une architecture LCD transmissive, habituellement moins performante que les systèmes DLP dans ce domaine. Le résultat est une image offrant un contraste perçu supérieur à ce que l’on pouvait attendre d’un projecteur LED dans cette gamme tarifaire, avec des scènes sombres mieux définies et des transitions lumineuses plus lisibles.
Le NeoPix 950 Smart démontre ainsi une maîtrise inattendue de sa gestion lumineuse : un flux proche des valeurs annoncées, un contraste natif largement au-dessus des spécifications du constructeur et une constance globale entre les différents modes d’image. Bien que ces performances ne rivalisent pas avec celles des projecteurs home-cinéma haut de gamme, elles constituent une bonne surprise et placent ce modèle parmi les plus efficaces de sa catégorie en matière de rapport luminosité/contraste.
Sur le terrain purement visuel, le Philips NeoPix 950 Smart a su me surprendre là où je ne l’attendais pas. L’introduction d’Alien Romulus constitue un passage de test redoutable pour évaluer la tenue du contraste, et force est de constater que le 950 Smart s’en sort admirablement bien pour un projecteur de cette catégorie. La scène spatiale révélant l’épave du Nostromo, plongée dans l’obscurité profonde ponctuée de sources lumineuses très localisées, met en évidence une dynamique d’image nettement supérieure à ce qu’un LCD LED à ce prix laisse généralement espérer. Les noirs restent suffisamment denses pour soutenir l’immersion, les faibles lueurs de cockpit ou les reflets sur la coque de l’épave conservent une bonne lisibilité, et l’ensemble affiche une profondeur étonnante compte tenu du fait qu’il s’agit ici d’une projection sur écran blanc, sans l’aide d’une toile technique conçue pour renforcer le contraste. C’est précisément ce point qui rend le résultat d’autant plus notable : obtenir une telle tenue des noirs dans ces conditions est plutôt inhabituel pour ce type de machine.


En revanche, l’enthousiasme retombe dès que l’on aborde la restitution colorimétrique. Le début de Dune : Deuxième Partie, avec ses dominantes ocres, ses nuances de sable et ses jeux de lumière très spécifiques, met immédiatement en évidence les limites du Gamut trop réduit et de l’échelle de gris imparfaite. Les teintes manquent de densité, les saturations peinent à atteindre le niveau attendu, et il est difficile d’obtenir une image réellement cohérente, même après quelques ajustements. L’arrivée du Silver Surfer dans la dernière adaptation des Quatre Fantastiques confirme ces difficultés : la palette métallique du personnage, très exigeante sur la gestion des reflets et des hautes lumières, apparaît trop froide, trop bleutée, et globalement éloignée de la neutralité recherchée.


Mais c’est sans doute sur la précision de l’image que la déception est la plus marquée. Qu’il s’agisse des détails dans les textures du vaisseau, des visages ou des plans larges, un manque de définition perceptible persiste, lié à l’optique incapable de maintenir une netteté homogène sur toute la surface de l’écran. Les contours manquent de mordant, les micro-détails se perdent rapidement et l’absence de stabilité dans les zones périphériques réduit la sensation de netteté globale. L’image conserve une lisibilité correcte, mais elle manque de la finesse et du tranchant que l’on pourrait attendre d’un projecteur Full HD moderne, surtout face à des productions visuellement ambitieuses telles que celles mentionnées plus haut.
Au terme de ce banc d’essai, le Philips NeoPix 950 Smart apparaît comme un projecteur contrasté au sens propre comme au figuré, cumulant de réelles qualités et des limites tout aussi marquées. Parmi ses forces, il faut souligner en priorité son contraste natif étonnamment élevé pour une architecture LCD transmissive, supérieur aux annonces constructeur et capable de donner de la profondeur à des scènes difficiles comme celles d’Alien Romulus. Sa luminosité, conforme aux 1400 lumens annoncés, lui permet d’alimenter sans difficulté un grand écran dans une salle dédiée légèrement contrôlée, et sa technologie LED élimine totalement l’effet arc-en-ciel, un avantage majeur pour les spectateurs sensibles qui souhaitent éviter les artefacts propres aux DLP. La fluidité naturelle du LCD, l’intégration de Google TV et la compacité de l’appareil complètent un ensemble cohérent et facile à vivre.
Mais ces points forts cohabitent avec des faiblesses tout aussi visibles. L’optique manque de précision et souffre d’un manque d’uniformité, avec une netteté qui s’effondre en périphérie. La colorimétrie en sortie de boîte est loin des standards, grevée par un gamut SDR trop réduit et une échelle de gris insuffisamment maîtrisée, d’autant plus problématique que le projecteur ne propose pas les réglages avancés nécessaires à une calibration professionnelle. Le bruit de fonctionnement se situe bien au-dessus de la moyenne actuelle des projecteurs LED, tout comme la consommation électrique étonnamment élevée pour cette technologie. Enfin, l’instabilité de l’input lag limite son intérêt pour les joueurs exigeants.

Face à ce bilan mêlant qualités indéniables et défauts marqués, la notation n’a pas été évidente. J’ai réellement hésité entre un 2 (note faible) et un 3 (note moyenne) sur une échelle qui en compte 5, reflet d’un appareil qui navigue entre frustration et satisfaction selon les usages. Cependant, dans un marché où les alternatives au DLP se font rares, où les utilisateurs sensibles à l’AEC peinent à trouver des solutions adaptées, et compte tenu de son excellent contraste, de sa bonne luminosité et de son image naturellement exempte d’artefacts, le Philips NeoPix 950 Smart parvient malgré tout à faire oublier une partie de ses faiblesses. C’est ce contexte particulier qui justifie de le hisser vers la note de 3/5, un compromis équilibré pour un projecteur atypique, imparfait, mais capable d’offrir une expérience convaincante à un public bien ciblé.


As the end of the year is traditionally more conducive to Christmas shopping than to writing reviews, I allowed myself a brief pause in publishing tests, even if calibration work never really stopped, but that break is now over and I can offer you two new evaluations in quick succession, starting with a compact and easily transportable projector from Philips, the NeoPix 950 Smart, a model sold at around €500 that certainly does not aim to compete with today’s major Lifestyle players such as Valérion or Xgimi but has the essential merit of standing apart from the mass of DLP devices thanks to its 2-LCD transmissive architecture, completely free of rainbow artefacts, and its LED light source, which in a market overwhelmingly dominated by Texas Instruments’ DMD chips is rare enough to draw the attention of mondoprojos in this new review.

The Philips NeoPix 950 Smart is a home projector that does more than simply follow the usual conventions of sub-€500 portable devices; it brings a genuine technological advance to a price segment traditionally dominated by DLP units or basic LCD models, as it introduces to the consumer market what Philips calls its 2LCD technology: an architecture built around two distinct superimposed LCD panels which, instead of driving a single stream of white light through one panel as in conventional LCD systems, splits the light spectrum into two separate paths one dedicated to blue, the other combining red and green using two independent LED modules and two dedicated panels, with the resulting images being optically recombined via dichroic mirrors to form a single picture that is brighter and more saturated, an approach designed to improve both color reproduction and luminous efficiency.

On paper, this system delivers up to 1400 ANSI lumens in native Full HD 1080p resolution, a theoretical LED lifespan of up to 30,000 hours, and a maximum image size approaching 150 inches, all housed in a compact and portable chassis featuring automatic autofocus, automatic keystone correction, dual-band Wi-Fi for screen mirroring, Bluetooth 5.2, dual HDMI and USB ports, and a 2 × 12 W stereo audio system; the integration of Google TV directly into the device turns the NeoPix 950 Smart into a fully autonomous multimedia platform capable of accessing major streaming applications without the need for an external player, simplifying everyday use while maintaining full connectivity, and it is precisely this unique combination of 2LCD optical design, LED illumination, modern smart-TV functionality, and promising visual performance that makes the NeoPix 950 Smart a distinctive product worthy of an in-depth evaluation in this review.
The examination of the unit reveals a projector built around a solid and substantial design, with a chassis defined by clean lines and a finish combining matte surfaces with textured elements to reinforce the impression of robustness, all within dimensions of 280 × 181 × 263 mm and a noticeable weight of 4.2 kg, placing it more in the category of transportable compacts than true portable models; its color ranges between dark grey and black depending on the surfaces, giving it a discreet yet rather refined appearance.

At the front, the fixed lens features a 1.2:1 throw ratio with no physical zoom, which requires precise placement since achieving a 2.50-meter-wide image will demand roughly 3 meters of throw distance, a constraint typical of LED projectors without optical zoom but one that is partially offset by the motorized focus, allowing fine adjustments without physically touching the device, while the integrated sound system composed of two 12-W speakers provides audio output robust enough to make the projector autonomous for occasional use without external speakers.

The supplied remote control, operating via Bluetooth, offers a comfortable grip and responsive navigation but lacks backlighting an unfortunate omission for a device meant to be used in the darkness of a dedicated viewing space even though overall navigation remains straightforward thanks to an interface built around Google TV. Connectivity is rather comprehensive, with two USB ports for direct file playback or powering accessories, two HDMI inputs to connect a player, console, or additional streaming device, as well as a 3.5-mm audio jack output, complemented by dual-band Wi-Fi and Bluetooth, providing excellent versatility and wide compatibility with modern sources.

The external power supply, however, stands out due to its imposing size, adding extra bulk to manage, and the placement of the power connector on the underside of the projector complicates installation further, as using a tripod becomes almost mandatory, with the built-in threaded insert proving essential to maintain proper stability and prevent the cable from interfering with placement or altering the unit’s angle an ergonomic detail that may surprise users but one that must clearly be anticipated during setup.
The Philips NeoPix 950 Smart relies on the Google TV environment for all of its smart-TV features, a now almost universal choice in the home-projection world that ensures smooth, direct, and fully integrated access to the major streaming platforms through the Google Play Store, whether it be Netflix, Prime Video, Disney+, Apple TV+, YouTube, or the many specialized services available with a few clicks; users wishing to play their own local media can also install VLC or KODI without difficulty, long-standing and reliable options, meaning that in this regard nothing truly breaks from current norms, as most modern LED and DLP projectors use the same ecosystem, with the notable exception of Hisense which continues to rely on its proprietary Vidaa platform.

However, leaving the polished, modern, and responsive world of Google TV to enter Philips’ internal image-settings menu results in a striking stylistic and functional contrast: the interface feels like a direct throwback to a bygone era, with an appearance so dated it could have been lifted straight from the late 20th century, both in design and in the extremely limited scope of its options.

Philips remains faithful to its traditional minimalism, offering only the bare essentials contrast, brightness, hue, saturation, and a single Gain adjustment for the grayscale, with no independent Bias control, no Gamut management, no Gamma selection, no advanced video processing features, no frame interpolation, no enhanced upscaling, and nothing resembling a super-resolution system, all of which serves as a reminder that this is indeed a €500 device.

The factory-configured picture modes include three presets : Standard, Vivid, and Cinema along with a user memory slot to store personal adjustments, but this does not make up for the absence of essential tools needed for a professional calibration, which is simply impossible with the firmware as it stands; three color-temperature options are available (Cold, Standard, Warm), but they represent the only real flexibility offered to demanding users, reinforcing the sense that Philips maintains a firmly low-cost philosophy for its image menus, completely out of step with the modernity of Google TV sitting right beside it, and one can only hope that future updates will address this glaring disparity.
Operating noise and integrated audio quality :
The Philips NeoPix 950 Smart does not distinguish itself through acoustic discretion, and this becomes obvious as soon as the projector is powered on, since in my test room—where residual noise before startup measures 34.8 dB—the device reaches 38.8 dB in operation, a level that is clearly audible at short distance and made even more problematic by the absence of any eco mode capable of reducing fan speed, forcing users to tolerate this constant airflow throughout the entire viewing session; this behaviour recalls projectors from another era, when noisy cooling systems were widespread, a particularly disappointing observation considering that most modern LED competitors manage to operate far more quietly despite similar form factors.


The integrated audio system, despite its nominal 2 × 12 W output, does little to compensate for this weakness, as although it delivers a clean signal free of buzzing or distortion, it lacks both depth and dynamics, resulting in a rather lifeless sound that does not contribute to the level of immersion one expects from a cinematic device; it remains usable on its own for occasional viewing, but it is strongly recommended to pair the projector with a quality Bluetooth speaker or an external audio system to achieve sound reproduction worthy of a home-cinema experience, which will also help mask part of the fan noise.
Power consumption :
The power consumption of the NeoPix 950 Smart is just as surprising as its noise level, and not in a positive way: while one of the traditional advantages of LED light sources lies in their energy efficiency, the projector requires no less than 233.9 W during operation, a value unusually high for this technology and difficult to justify in a device of this category; this places the 950 Smart above many competing LED projectors some of them even brighter and undermines the notion of a modern, energy-efficient model, reinforcing the impression of a product that is technically out of step with current market standards, both in terms of acoustic performance and power efficiency.

Sharpness and image precision :
Sharpness and uniformity are clearly not the strong points of the Philips NeoPix 950 Smart, and this becomes evident as soon as one moves away from the center of the image, where only the central zone maintains an acceptable level of detail. On 1080p test patterns, fine lines quickly show noticeable softening followed by progressive double-imaging of contours, a sign of an optical system unable to sustain consistent focus across the entire projection surface.


This optical limitation is further compounded by visible color shifts on white test patterns, which should ideally display a perfectly neutral luminance distribution but instead reveal areas that appear slightly cooler or warmer depending on the region of the screen. These color shifts are typically caused by non-uniformity in the optical block or light path, resulting in whites taking on subtle bluish, pinkish, or greenish tints rather than remaining perfectly neutral.


Together, these shortcomings detract from the perceived image precision and highlight the technical limits of an optical system clearly designed for casual rather than reference-grade Full HD projection.
Motion fluidity :
In terms of motion handling, the NeoPix 950 Smart performs more convincingly thanks to the inherent characteristics of LCD technology, which displays frames sequentially without suffering the 60 Hz conversion constraints associated with DMD DLP chipsets. The complete absence of motion interpolation nowhere to be found in the menus or internal processing does not hinder the viewing experience, as motion remains stable, consistent, and free of excessive judder in most 24p or 30p content. The projector therefore delivers a natural motion profile without interpolation artefacts or soap-opera effects, an unexpected advantage for a device in this price category and one that helps maintain comfortable viewing despite the optical limitations outlined above.
Input Lag:
Even though the Philips NeoPix 950 Smart includes a “Game Mode” intended to improve responsiveness, my input-lag measurements proved highly unstable, with values fluctuating randomly between 16 ms and 149 ms on a 1080p source, making it impossible to establish a reliable or repeatable performance.
Overscan and light border :
Despite its LCD architecture, the Philips NeoPix 950 Smart displays a very thin light border of about one centimeter around the projected image, roughly half the width typically seen on DLP models using 0.47" chips, and discreet enough not to interfere with viewing in most setups; however, no cropping or overscan was detected, as the projector reproduces the full signal without cutting or losing any part of the image, a clean and entirely expected behavior for home-cinema use.
Rainbow effect and Laser Speckle :
The Philips NeoPix 950 Smart is naturally free from two visual artefacts commonly associated with other projection technologies: laser speckle and the rainbow effect. The former, typical of laser projectors particularly tri-laser models where three monochromatic light sources generate optical interference visible as a granular shimmer on bright surfaces has no reason to appear here, as the 950 Smart uses a continuous, non-coherent LED light source that cannot produce such interference phenomena. The rainbow effect, a hallmark flaw of DLP projectors equipped with a color wheel that sequentially displays colors and can create red-green-blue flashes around moving objects for sensitive viewers, is likewise completely absent on this model, since its LCD architecture displays all three RGB components simultaneously through transmissive panels. The projected image is therefore never subject to sequential color processing, making the occurrence of rainbow artefacts mechanically impossible. The technology chosen by Philips thus ensures a stable image free of these visual defects, which is a welcome benefit for sensitive users or anyone seeking a neutral and comfortable viewing experience.
Colorimetry and Gamma :
Out of the box, the Philips NeoPix 950 Smart exhibits imperfect color accuracy across all of its picture modes, with noticeable deviations in both grayscale tracking and gamma performance. The mode intended to offer the most “cinematic” rendering Film mode is no exception: its average color temperature measures 8661 K, resulting in an image that is significantly too cold compared to the 6500 K video reference, producing a clearly visible bluish tint in whites and light grays. The RGB balance chart confirms this behaviour, showing the blue channel consistently above 100% while red and green remain closer to the reference, explaining this overall cooling effect; the average DeltaE of 8.2 exceeds the perceptibility threshold of 3, and the average gamma of 2.26, slightly higher than the 2.2 target, moderately boosts perceived contrast at the cost of slight shadow detail compression.

The Standard mode performs no better and in some respects worse in terms of neutrality: the average DeltaE climbs to 10.8, and while the average color temperature drops to 7353 K, it remains too high, with grayscale imbalance increasing across luminance levels as green progressively takes the lead while red diminishes and blue falls below reference from mid-tones onward, resulting in a slightly greenish cast in medium gray levels; the gamma, averaging 2.20, aligns more closely with the reference but lacks consistency, which does little to stabilize perceived contrast.

The Vivid mode, finally, embraces its demonstrative intent at the expense of accuracy: with an average DeltaE of 11.6 and a color temperature of 7271 K, it is both too cold and overly saturated, and the RGB balance reveals a strong dominance of green throughout the luminance scale, while an average gamma of 1.80 significantly brightens mid-tones, producing an image designed to impress on display floors rather than deliver reference-quality reproduction at home.

Regarding the color gamut, the SDR Gamut measured in Film mode reaches only about 84.9% of BT.709, meaning the projector’s color triangle is smaller than the HD video standard: the primary colors particularly red and green fail to reach their reference coordinates, and the secondary colors (cyan, magenta, yellow) inherit these limitations. As a result, the most saturated tones appear less rich and less deep than they should, with reds lacking density, greens losing vibrancy, and blues appearing slightly dull. Practically speaking, even with optimised user settings, the NeoPix 950 Smart cannot reproduce the full BT.709 palette as intended in post-production, delivering instead a “light SDR” rendering rather than a true reference-level reproduction.

Finally, it is important to note that I did not calibrate this model, not by choice but because the menu system simply lacks the tools required for professional calibration: no separate Bias controls for grayscale, no fine Gamut management, no selectable Gamma curves, and no full CMS for adjusting primary and secondary colors. Only basic adjustments (global gain, contrast, brightness, saturation, hue) are provided, which are insufficient to correct the observed deviations. The colorimetry presented here is therefore the projector's native, out-of-the-box performance and can only be marginally improved through simple user adjustments.
Contrast and brightness :
In terms of light output and contrast performance, the Philips NeoPix 950 Smart delivers a rather pleasant surprise, as the measured results actually exceed the manufacturer’s specifications. Philips claims a maximum brightness of 1400 lumens and a native contrast ratio of 1100:1 modest values that might suggest limited performance in these areas; however, the measurements confirm not only that the brightness is indeed achieved, but also that the native contrast is significantly higher than the official figures. In Standard, Film, and Vivid modes, measured luminance reaches 173.1 cd/m², 134.1 cd/m², and 176.5 cd/m² respectively, corresponding to approximately 1352 lm for Standard mode, 1047 lm for Film mode, and 1378 lm for Vivid mode values that demonstrate the 950 Smart fully leveraging its 2LCD LED light engine despite its compact form factor. This provides sufficient brightness to illuminate a screen of about 3.27 meters wide (at 16 fL) in a dedicated or lightly controlled room, something not always guaranteed in this price segment.

Even more surprising, the measured sequential contrast ratio clearly exceeds the advertised 1100:1, reaching 2123:1 in Standard mode, 1676:1 in Film mode, and up to 2171:1 in Vivid mode. These figures, obtained from full-on/full-off measurements, indicate a black level around 0.08 cd/m² an honorable performance for a transmissive LCD architecture, which traditionally trails DLP systems in this area. The result is an image with a perceived contrast higher than one would normally expect from an LED projector in this price bracket, delivering better-defined dark scenes and more legible luminance transitions.
Overall, the NeoPix 950 Smart demonstrates an unexpected level of control over its light engine: brightness very close to the announced figures, native contrast well above the manufacturer’s claims, and consistent behaviour across all picture modes. While these results do not compete with high-end home-cinema projectors, they nonetheless represent a welcome surprise and place this model among the best performers in its category regarding the brightness/contrast ratio.
On a purely visual level, the Philips NeoPix 950 Smart managed to surprise me in an area where I least expected it. The opening sequence of Alien Romulus is a demanding test for evaluating contrast performance, and the 950 Smart handles it remarkably well for a projector in this category. The space scene revealing the wreck of the Nostromo immersed in deep darkness punctuated by very localized light sources—highlights an image dynamic far superior to what one would normally anticipate from an LED LCD projector at this price point. Blacks remain sufficiently deep to preserve immersion, faint cockpit glows and reflective highlights on the hull stay readable, and the whole scene displays an unexpected sense of depth, all the more impressive considering that these results were obtained on a standard white screen, without the assistance of an ALR/technical surface designed to enhance contrast. This alone makes the result noteworthy: achieving such black-level stability under these conditions is highly uncommon for a projector of this type.


Unfortunately, that enthusiasm fades as soon as color reproduction enters the equation. The beginning of Dune: Part Two, with its complex palette of ochres, sand tones, and distinctive lighting nuances, immediately exposes the limitations of the restricted Gamut and imperfect grayscale tracking. Colors lack density, saturation struggles to reach the expected level, and obtaining a coherent image proves difficult even with additional adjustments. The arrival of the Silver Surfer in the latest Fantastic Four adaptation further illustrates these shortcomings: the character’s metallic sheen demanding precise control of highlights and reflective gradients appears too cold, too blue-leaning, and generally far from neutral.


But the greatest disappointment lies in image sharpness. Whether examining ship textures, facial details, or wide shots, a noticeable softness persists, stemming from an optical system that cannot maintain homogeneous focus across the screen. Contours lack bite, fine details dissipate quickly, and the instability at the edges further reduces perceived sharpness. The image remains readable, but it lacks the finesse and crispness one expects from a modern Full HD projector, particularly when displaying visually ambitious productions such as the ones cited above.
At the end of this review, the Philips NeoPix 950 Smart stands out as a projector defined as much by its strengths as by its weaknesses, offering a performance profile that is genuinely mixed yet occasionally surprising. Among its most notable qualities are its unexpectedly high native contrast for a transmissive LCD design well above the manufacturer’s specifications and its ability to deliver real depth in demanding scenes such as those in Alien Romulus. Its brightness, consistent with the advertised 1400 lumens, is sufficient to power a large screen in a dedicated or lightly controlled room, and its LED light engine guarantees an image entirely free of rainbow artefacts, a major advantage for viewers sensitive to the visual flaws inherent to DLP systems. The natural motion rendering of LCD, the integration of Google TV, and the device’s compact format further contribute to a practical, easy-to-use package.
However, these strengths coexist with equally visible shortcomings. The optical system lacks precision and uniformity, with sharpness dropping noticeably toward the edges of the image. Out-of-the-box color accuracy is far from reference-level, held back by a limited SDR Gamut and inconsistent grayscale tracking issues made more problematic by the absence of advanced image controls required for professional calibration. Operating noise is well above what is typically expected from today’s LED projectors, and power consumption is surprisingly high for this technology. Finally, the highly unstable input lag limits the projector’s appeal for demanding gamers.

Given this combination of undeniable qualities and pronounced limitations, determining a final rating was not straightforward. I genuinely hesitated between a 2 (below average) and a 3 (average) on a 5-point scale, reflecting a device that oscillates between frustration and satisfaction depending on the use-case. Yet, in a market where non-DLP alternatives are increasingly rare, where viewers sensitive to rainbow artefacts struggle to find suitable options, and considering its excellent contrast, solid brightness output, and inherently artefact-free image, the Philips NeoPix 950 Smart ultimately manages to make many of its weaknesses more tolerable. It is this specific context that justifies assigning it a final rating of 3/5 an equilibrium between strengths and limitations for a projector that is imperfect but capable of delivering a genuinely engaging experience for the right audience.

8 Commentaire(s)
Un bon test car objectivement il fait ressortir les qualités et les soucis du modèle qui et c’est dommage de la part de Philips, aurait pu, de peu, être bien meilleur s’il y avait eu une attention spécifique sur les points que tu as mentionnés. Perso, j’aurais mis la note 2+, car en fait les points évoqués ne peuvent être résolus par l’utilisateur et sont donc un état de fait incompressibles ( bruit, couleurs, optique, détails d’image, input lag ). Et c’est bougrement dommage, car ce « petit » NEOPIX 950 est vraiment surprenant et « attachant » sur ses qualités de luminosité et de contraste pour du LED, avec comme tu le soulignes la faculté du coup d’éviter radicalement les AEC DLP et le Speckle laser. En plus, son architecture spécifique, novatrice et unique ( technologie 2LCD, LED ) est intéressante dans le marché actuel et mérite effectivement d’être mis en avant. Une mise à jour, pourra peut être résoudre la colorimétrie d’usine. Merci pour le test Greg, car ce petit Philips a effectivement de par sa technologie unique un potentiel et mérite une certaine mise en lumière.
Tout pareil que dm27 🤓 Prometteur pour une nouvelle techno/architecture, presque dommage d’avoir attaqué par le bas de gamme. On se demande maintenant si on aura droit à une intégration plus poussée corrigeant les défauts révélés par ton test: ergonomie, efficacité thermique et énergétique, bruit, meilleure optique… Il reste de la marge avec la barre des – de 1000€ et cela deviendrait une alternative de référence !
Joli test.
Quand même une bonne nouvelle que des solutions sans AEC commencent à apparaître !
Bonjour Greg,
J’ai acheté ce vidéoprojecteur (mon premier) et j’aurais une question si tu veux bien me répondre.
J’ai observé un défaut qui me semble anormal, sur les images de travelling (style plan au drone avec une image qui se déplace lentement de manière latérale ou horizontale) apparait une sorte de quadrillage de l’image avec des bandes verticales et horizontales très fines. Je ne connais pas le terme technique pour décrire ce que je vois…
Est-ce un défaut classique de ce type de vidéoprojecteur ? Ou bien devrais-je signaler le problème et me faire échanger/ rembourser ?
Merci pour tes conseils !
Bonsoir, c’est un défaut anormal. Je n’ai pas ça sur mon exemplaire de test. C’est avec quelle source ?
@matt3000 j’ai déjà eu ça sur un projecteur. Je crois que c’est le MEMC qui avait du mal. J’ai changé les réglages et utilisé moins de keystone et c’est parti. Bonne chance
Il n’y a pas d’interpolation d’images (MEMC) sur ce modèle.
Merci pour la réponse !
Peu importe la source GoogleTV ou HDMI j’ai ce problème… Dommage qu’on ne puisse pas ajouter de photo en commentaire, ce serait plus clair !
C’est un problème de synchronisation ?
Ayant vu qu’il était en promo à 499€ au lieu de quasiment 900€, je me suis dit que je ferai une affaire mais tout de même, je pensais recevoir un produit sans défaut !