XGIMI est une marque que je suis de très près depuis ses débuts, et son histoire ressemble à celle d'un vrai conte moderne. Tout a commencé avec une gamme de petits projecteurs tout-en-un à LED, précurseurs de ce qu'on allait appeler les projecteurs lifestyle : une boîte compacte intégrant à la fois le projecteur, un système sonore et une interface smart TV, qu'il suffisait de brancher à l'électricité et à internet pour profiter d'une solution home cinéma accessible sans prise de tête. Le concept a immédiatement séduit un public qui ne voulait plus se battre avec des câbles, des lecteurs séparés et des paramétrages complexes. Le succès de ces premières années reposait sur trois piliers : des tarifs agressifs, une simplicité d'usage désarmante et le développement fulgurant des plateformes de streaming qui donnaient soudainement tout son sens à ce type d'appareil. Les anciens leaders du secteur, Epson, BenQ, Sony en tête, regardaient ce petit challenger chinois avec une condescendance à peine dissimulée. Grosse erreur. La marque a grimpé les échelons avec une régularité et une détermination impressionnantes, affinant sa technologie, soignant ses finitions, montant en gamme à chaque nouvelle génération. Et c'est en 2025 que le petit poucet a accompli l'impensable : devenir le premier vendeur de vidéoprojecteurs au monde, détrônant Epson qui occupait ce trône depuis des années. Une performance industrielle et commerciale qui force le respect.
Pour autant, j'ai toujours été honnête dans mes tests. Si j'ai pu constater et saluer les progrès qualitatifs d'une génération à l'autre, il subsistait un écueil sur lequel butent encore la plupart des fabricants chinois développant des projecteurs DLP : le contraste. C'est une limite inhérente à la technologie et aux choix de conception, et XGIMI n'y échappait pas totalement. Fin 2025, j'ai eu le privilège de vous proposer le premier test français du XGIMI TITAN, un DLP hors normes basé sur la grande puce DMD 0,78 pouces, délibérément amputé de ses fonctions smart TV pour se concentrer entièrement sur la projection, avec une luminosité jusqu'alors jamais atteinte sur un projecteur home cinéma grand public. Un appareil impressionnant, taillé pour les grandes installations. Mais à peine ce TITAN lancé, le constructeur a créé la surprise en dévoilant une toute nouvelle série baptisée TITAN Noir, déclinée en trois modèles : le Max, le Pro et le classique. Et ce nom de "Noir" ne doit surtout pas être lu comme une simple référence à la teinte de la coque : c'est une déclaration d'intention, une promesse gravée dans le nom même du produit, celle de s'attaquer enfin frontalement au talon d'Achille historique des projecteurs DLP, à savoir la maîtrise du noir et la profondeur du contraste. Ces trois nouveaux modèles embarquent une solution lumineuse triple laser RGB associée à une puce DMD 0,47 pouces SST, là où le premier TITAN misait sur une puce 0,78 pouces et un double laser. Ce revirement m'a d'abord surpris, voire intrigué : pourquoi abandonner la grande puce au profit d'une plus petite ? La réponse, je ne l'avais pas tout de suite. C'est le test du TITAN Noir Max que je m'apprête à vous dévoiler qui m'a éclairé sur ce choix stratégique, et j'espère que ce banc d'essai fera de même pour vous.

Le XGIMI TITAN Noir Max est un vidéoprojecteur home cinéma haut de gamme de type DLP, positionné au sommet d'une nouvelle trilogie qui vient s'ajouter au modèle TITAN existant. Affiché à 5 999 dollars, il se place au-dessus du TITAN Noir Pro à 4 999 dollars et du TITAN Noir à 3 999 dollars, constituant ainsi une famille cohérente qui couvre un spectre tarifaire allant du très haut de gamme accessible au franchement premium. Mais avant d'entrer dans le détail de ce que propose ce Max, il faut comprendre pourquoi XGIMI a fait des choix techniques qui, au premier abord, peuvent sembler contre-intuitifs, notamment celui d'abandonner la grande puce DMD 0,78 pouces du premier TITAN au profit d'une puce 0,47 pouces de nouvelle génération dite SST. C'est précisément ce choix qui constitue le cœur de la philosophie de cette série, et qui explique pourquoi le nom "Noir" n'est pas un artifice marketing mais une véritable feuille de route technique.

Commençons par la source lumineuse, car c'est là que tout commence. Le TITAN Noir Max embarque un système triple laser RGB, c'est-à-dire trois lasers distincts un rouge, un vert, un bleu qui travaillent en parallèle pour former l'image. Cette approche se distingue du système bi-laser phosphore utilisés sur le premier TITAN, où un laser bleu excite un phosphore pour générer du vert et du jaune, tandis qu'un second laser rouge complète le spectre. Si cette technologie bi-laser offre de bonnes performances générales, elle présente des limites en termes de reproduction colorimétrique, notamment sur les verts et les rouges qui peuvent manquer de saturation aux extrêmes du spectre. Le triple laser RGB, en revanche, génère chaque couleur primaire de manière indépendante et pure, ce qui se traduit par une couverture de l'espace colorimétrique BT.2020.

Comme AWOL/VALERION, XGIMI intègre directement une technologie Anti-RBE dans cette nouvelle gamme, qui s'attaque à l'effet arc-en-ciel, cette fameuse aberration visuelle propre aux projecteurs DLP à roue chromatique ou à commutation temporelle, qui se manifeste par la perception par les personnes sensibles d'éclairs de couleurs qui peuvent provoquer une fatigue oculaire lors de visionnages prolongés.
La luminosité annoncée est de 7 000 ISO lumens en mode peak brightness, ce qui en fait l'un des projecteurs home cinéma les plus lumineux du marché dans cette catégorie de taille et de format. Pour le visionnage de films dans des conditions plus contrôlées, XGIMI annonce 5 000 ISO lumens en mode Standard avec boost de luminosité, un niveau qui reste considérable et qui permet d'envisager des projections sur de très grandes surfaces, y compris dans des pièces qui ne sont pas totalement obscurcies. La notion de DarkField Brightness, avec 2 000 ISO lumens mesurés à un ratio de contraste de 6 000:1, est particulièrement intéressante car elle traduit la capacité du projecteur à maintenir une luminosité suffisante même lorsque l'iris est fortement fermé pour maximiser la profondeur des noirs là où de nombreux concurrents voient leur image s'éteindre lorsque l'iris est fermé au maximum.

Et c'est précisément ici qu'intervient la puce DMD 0,47 pouces SST, véritable pièce maîtresse de l'architecture de ce TITAN Noir Max. Pour comprendre l'intérêt de ce composant, il faut d'abord expliquer ce qu'est la technologie SST et pourquoi elle représente un saut qualitatif par rapport à la génération TRP précédente. Texas Instruments, qui fabrique les puces DMD utilisées dans la quasi-totalité des projecteurs DLP du marché, a développé la structure SST pour répondre aux limites thermiques et de densité de puissance des anciennes puces TRP. Concrètement, la puce 0,47 pouces SST présente un angle de basculement des micromiroirs de ±14,5 degrés, contre ±17 degrés pour la TRP. Ce chiffre peut sembler anodin, mais il est en réalité déterminant : un angle plus serré signifie un meilleur contrôle de la lumière parasite, une séparation plus nette entre l'état "allumé" et l'état "éteint" de chaque micromiroir, et donc une amélioration directe du contraste natif. C'est ce qui permet au TITAN Noir Max d'afficher un ratio de contraste natif allant jusqu'à 10 000:1. La SST offre également une densité de puissance bien supérieure, ce qui lui permet de gérer des flux lumineux plus importants sans risquer la surchauffe une contrainte majeure qui limitait les anciennes puces. L'architecture thermique plus large de la SST assure une meilleure dissipation de la chaleur, garantissant une stabilité de la luminosité et de l'image sur des séances prolongées.
Ce choix de la 0,47 SST plutôt que de la grande puce 0,78 pouces utilisée sur le premier TITAN s'explique donc non pas par une régression technologique, mais par une stratégie délibérée visant à maximiser le contraste natif tout en bénéficiant des avantages du triple laser RGB. La grande puce 0,78 pouces HEP du premier TITAN était certes impressionnante pour son piqué et sa capacité à gérer de très hauts niveaux de luminosité, mais elle n'intègre pas les avantages structurels de la SST en matière de contraste. XGIMI a donc fait le choix de la profondeur des noirs plutôt que de la surface du chip, et c'est précisément ce que le nom "Noir" vient symboliser.
Il est intéressant de noter que la puce DMD 0,47 pouces SST commence à s'imposer chez d'autres fabricants qui ont compris son potentiel. Le futur Hisense XR10 l'utilise également et revendique 6 000 ISO lumens avec un contraste natif de 6 000:1 des chiffres respectables mais en retrait par rapport au TITAN Noir Max sur ces deux paramètres.
Pour amplifier encore les capacités de la puce SST, XGIMI a développé et intégré dans le TITAN Noir Max son système de Double Iris Intelligent, une première dans la gamme et l'une des caractéristiques les plus ambitieuses de cet appareil. Là où la grande majorité des projecteurs? même haut de gamme se contentent d'un seul iris mécanique, le TITAN Noir Max en embarque deux qui opèrent sur deux chemins optiques distincts. Le premier iris, positionné sur le chemin d'illumination, contrôle le flux lumineux global en sortie de la source laser, permettant d'ajuster la luminosité sur une large plage. Le second iris, placé sur le chemin d'imagerie juste avant la lentille de projection, régule précisément la quantité de lumière qui entre dans l'objectif, agissant directement sur la profondeur des noirs et le niveau de contraste perçu. Ce système à deux iris opère en synergie : en mode manuel, l'utilisateur dispose de cinq positions d'ouverture allant de f/2.0 à f/7.0, le niveau f/7.0 étant celui qui permet d'atteindre les 10 000:1 de contraste natif revendiqués. En mode dynamique, activé par défaut, le système analyse en temps réel le contenu image par image, ferme les iris sur les scènes sombres pour intensifier les noirs, et les ouvre sur les scènes lumineuses pour maintenir l'éclat et la lisibilité. Tout cela sans aucun traitement numérique, sans post-processing artificiel : c'est une action purement mécanique et optique, ce qui garantit une authenticité de l'image que ne peut pas offrir un rehaussement logiciel du contraste. Le résultat annoncé est un contraste dynamique pouvant atteindre 100 000:1 lorsque le système DBLE Dynamic Black Level Enhancement développé sur la puce propriétaire X-Vision Image Chip de XGIMI entre également en jeu. Cette technologie DBLE analyse les zones sombres de l'image en temps réel et affine la gestion des niveaux de noir sur les transitions très fines entre ombres et lumières.

Sur le plan optique, le TITAN Noir Max est équipé de l'objectif X-Master Red Ring Lens Pro, une optique de 15 lentilles avec revêtement sous vide en 14 couches, affichant un taux de transmission lumineuse de 99,6% et intégrant du verre asphérique pour supprimer l'aberration sphérique. Le ratio de projection de 0,98 à 2,0:1 offre une flexibilité d'installation remarquable, permettant de projeter une image de 100 pouces à une distance comprise entre 2,21 et 4,42 mètres selon le réglage du zoom optique. Le déplacement d'objectif motorisé couvre ±130% en vertical et ±50% en horizontal, des valeurs généreuses qui facilitent considérablement l'intégration dans des pièces aux configurations variées, qu'il s'agisse d'une installation sur meuble bas, d'une projection depuis le fond d'une pièce ou d'un montage en régie plafond. Une fonction Lens Memory est au programme mais elle n'était pas encore disponible via mise à jour OTA au moment de mon test. Elle doit permettre de sauvegarder jusqu'à cinq positions d'objectif personnalisées et de basculer instantanément entre un format 16:9 standard et un format CinemaScope 2,35:1 ultra-large, avec rappel automatique du zoom, de la mise au point et du déplacement d'objectif.
Le moteur de traitement repose sur le SoC MediaTek MT9681, accompagné de 4 Go de RAM et 64 Go de stockage. Ce processeur est le même que celui du premier TITAN et tout comme ce modèle ,le TITAN Noir Max n'embarque pas de fonctions smartTV. Cela signifie que ses ressources sont entièrement dédiées au traitement du signal vidéo et à la qualité d'image. Pour les amateurs de jeu vidéo, les performances sont remarquables : 1 ms de latence à 1080p@240Hz, 2,2 ms à 1080p@120Hz et 3 ms à 4K@60Hz, avec support du VRR et de l'ALLM pour une expérience sans déchirement d'image ni latence superflue. La connectique est complète et bien pensée : trois entrées HDMI dont une avec support eARC, une USB 3.0, une USB 2.0, un port LAN Gigabit, une sortie optique et une sortie audio analogique. Le son est assuré par deux haut-parleurs de 12 watts signés Harman Kardon avec support DTS Virtual:X.

Enfin, les certifications de compatibilité sont à la hauteur des ambitions du projecteur : IMAX Enhanced, Dolby Vision, HDR10+, Filmmaker Mode et Dynamic Tone Mapping constituent un passeport complet pour profiter de l'intégralité des contenus premium disponibles sur les plateformes de streaming et les supports physiques. La durée de vie annoncée de la source laser est de 20 000 heures, un chiffre rassurant pour un investissement de cette envergure. Le tout dans un châssis de 334 x 248 x 149 mm pour 8,1 kg, livré avec une télécommande Bluetooth et, pour le modèle Max uniquement, un coffret de transport premium


Le TITAN Noir Max n'est pas un projecteur lifestyle, et cela se ressent dès la première utilisation. XGIMI a fait table rase de tout l'écosystème smart TV qui caractérisait ses modèles grand public : pas de Google TV à bord, pas d'applications de streaming intégrées, pas d'interface Android. À la place, on trouve un lecteur média minimaliste qui prend en charge les fichiers présents sur supports physiques connectés en USB ou accessibles via le réseau local. Pour le streaming, il faudra impérativement passer par une solution externe : Nvidia Shield, Apple TV, Amazon Fire Stick ou tout autre dongle HDMI selon vos préférences. Ce parti pris assumé a une contrepartie directe et précieuse : toutes les ressources du processeur MT9681 sont intégralement dédiées au traitement du signal vidéo et à la qualité d'image, sans qu'une couche logicielle parasite ne vienne grignoter les performances.

Mais pour le reste, j'ai rarement vu des menus aussi complets sur un projecteur de ce type. On a de quoi s'y perdre, et c'est presque un compliment. XGIMI a manifestement voulu doter ce TITAN Noir Max d'un niveau de contrôle digne des appareils professionnels, et le résultat est là.

Parmi les nombreuses options disponibles, deux m'ont particulièrement surpris car je ne les avais encore jamais rencontrées sur un projecteur : un réglage spécifiquement dédié aux personnes daltoniennes, permettant d'adapter la restitution colorimétrique à différents types de déficience visuelle, et un second menu destiné à adapter les couleurs aux yeux des personnes âgées, le constructeur ayant toutefois omis de préciser à partir de quel âge on est concerné, ce qui laisse une certaine marge d'interprétation. Ces attentions, aussi anecdotiques qu'elles puissent paraître pour le commun des mortels, témoignent d'une démarche d'accessibilité sincère et peu commune dans ce secteur.

Je dois également préciser les conditions dans lesquelles j'ai reçu et utilisé cet appareil. À la réception du projecteur, j'ai dû procéder à l'installation du firmware version 1.0.56 via internet, complétée par deux mises à jour supplémentaires passant par port USB. Le constructeur m'a confirmé que c'est cette version qui correspondra à celle livrée aux participants de la campagne de financement Kickstarter. Cette mise à jour est loin d'être anodine puisqu'elle apporte notamment la fonction Anti arc-en-ciel, une meilleure gestion du contraste dynamique et un pilotage affiné de l'iris mécanique. En revanche, la fonction de mémoire de zoom, le fameux Lens Memory permettant de basculer entre formats 16:9 et CinemaScope, ne fait pas encore partie de cet update et arrivera ultérieurement via OTA. C'est un point à garder en tête pour les premiers acquéreurs.

Pour le reste, on retrouve l'architecture de menus déjà connue du TITAN, structurée de manière logique et cohérente. Avant même d'aborder les modes image, je veux souligner la qualité exemplaire du système de gestion du bloc optique. Lors des réglages de zoom et de lens shift, une mire s'affiche à l'écran qui indique en permanence la position de l'objectif par rapport à son point zéro, c'est-à-dire la position neutre sans aucun déplacement d'objectif actif. C'est un détail qui paraît simple mais qui change radicalement le confort d'installation, notamment lors d'un montage plafond ou d'un alignement précis sur une toile encadrée. Ce type d'aide visuelle, je ne l'ai que trop rarement rencontré sur des projecteurs, même bien plus onéreux, et sa présence ici est vraiment appréciable.

Les menus sont donc entièrement tournés vers les fonctions essentielles du projecteur. La section "Correction d'image" regroupe tous les réglages d'installation : zoom optique, lens shift, correction de keystone et alignement de l'image. La section "Luminosité et affichage" concentre quant à elle l'ensemble des réglages colorimétriques ainsi que la gestion de l'iris, véritable cœur battant de ce TITAN Noir Max. Les paramètres de base couvrent les réglages habituels : luminosité, contraste, saturation, netteté mais c'est le menu "Paramètres professionnels" qui révèle toute l'ambition de cet appareil. On y trouve l'ensemble des outils nécessaires à un calibrage précis et rigoureux : choix de l'espace colorimétrique, réglage du gamma, ajustements de l'échelle de gris en 2 points et en 11 points pour une correction fine de la courbe de luminance, CMS sur les 3 dimensions du Gamut, contrôle de la puissance du laser sur une échelle de 1 à 10 avec un mode boost supplémentaire au-delà du niveau 10 baptisé 10+.
Les modes image SDR disponibles sont au nombre de sept : Standard, Film, Sports, Filmmaker, ISF Nuit, ISF Jour et Performances. Ces modes se déclinent naturellement en version HDR, avec en supplément le modes IMAX Enhanced S'y ajoutent les modes Dolby Vision Sombre et Dolby Vision Lumineux , qui permettent d'adapter le rendu selon que la pièce est plongée dans l'obscurité ou baignée d'une lumière résiduelle. La couverture des standards est donc totale et sans compromis avec, je ne l'oublie pas, la présence du rare HDR10+.
La gestion du contraste mérite une mention particulière tant elle est riche et bien pensée. On dispose du contraste local, du contraste dynamique piloté par l'iris mécanique, et d'un contraste IA qui analyse le contenu de manière intelligente pour adapter le rendu en temps réel. À cela s'ajoute l'amélioration dynamique du noir qui donne accès à une fonction baptisée "Correction dynamique du noir" permettant d'affiner finement la profondeur des noirs sur les scènes les plus sombres. Une innovation particulièrement intéressante prend la forme d'une réglette de compensation colorimétrique, conçue pour contrebalancer les légères dérives de teinte induites par la gestion dynamique de la puissance lumineuse car lorsque l'iris se ferme et que la puissance laser varie, la température de couleur peut légèrement dériver vers le chaud ou le froid. Cette réglette permet à l'utilisateur de corriger manuellement cet effet pour maintenir une neutralité chromatique parfaite en toutes circonstances.

Une fonction DTM HDR spécifique fait également son apparition dans les menus. Le Dynamic Tone Mapping, pour ceux qui ne seraient pas familiers avec ce concept, est une technologie qui adapte en temps réel la manière dont le projecteur gère les informations de luminosité contenues dans les métadonnées HDR. Concrètement, un contenu HDR est encodé pour des niveaux de luminosité souvent bien supérieurs à ce que peut restituer un projecteur, même très lumineux, dans une salle de cinéma domestique. Sans DTM, le projecteur applique une courbe de ton fixe qui peut entraîner des écrêtages dans les hautes lumières ou des détails perdus dans les ombres. Avec le DTM actif, l'appareil analyse le contenu scène par scène et ajuste dynamiquement la courbe de luminosité pour préserver à la fois les détails dans les zones claires et la richesse des zones sombres, donnant ainsi accès à une image HDR fidèle et équilibrée quel que soit le niveau de luminosité du contenu source. Tout comme pour les sources Dolby Vision, une option supplémentaire permet de renseigner la taille de son écran et son gain, afin que le moteur de tone mapping puisse optimiser son traitement en fonction des capacités réelles de l'installation.
Pour le traitement vidéo général, l'utilisateur dispose d'une aide à la fluidité pour lisser les mouvements rapides selon son niveau de tolérance personnel, ainsi que d'un mode Super Résolution qui améliore la définition perçue des sources compressées ou de résolution inférieure à la 4K native. Enfin, il faut rendre à César ce qui lui appartient : la section Gaming de ce TITAN Noir Max est tout simplement exemplaire. XGIMI n'a pas simplement coché des cases, l'entreprise a pensé à tout. On trouve la réduction du lag, le support du VRR pour éliminer le déchirement d'image, l'ALLM pour une activation automatique du mode jeu à basse latence lors de la connexion d'une console, le choix du réticule de visée superposable à l'image pour les FPS, et différents modes image optimisés selon le genre de jeu pratiqué : action, RPG, sport, course. Et pour finir, le TITAN Noir Max supporte la 3D, ce qui tombe particulièrement bien : le troisième volet d'Avatar ne devrait plus tarder à pointer le bout de son nez dans nos salons !

Bruit de fonctionnement et qualité du système sonore intégré :
Avant d'entrer dans le vif du sujet image, penchons-nous sur deux aspects pratiques mais essentiels pour le confort quotidien d'utilisation : le bruit de fonctionnement et la qualité du système sonore intégré.
Commençons par le bruit, et les nouvelles sont globalement excellentes. Pour mettre les mesures en contexte, le bruit résiduel de ma pièce de projection, projecteur éteint, était de 34,4 dB au moment du test ce qui représente un environnement déjà très calme, typique d'une pièce dédiée en soirée. Projecteur allumé avec la puissance laser réglée à 10, la mesure grimpe à... 35,1 dB. Autrement dit, pratiquement rien. Des cacahuètes, comme diraient nos amis anglophones. La ventilation est là, elle tourne, mais elle est si discrète qu'elle se fond littéralement dans l'ambiance sonore de la pièce et disparaît dès que le contenu commence. En poussant la luminosité au niveau 10+, mode boost, le bruit de ventilation monte à 35,9 dB, ce qui reste tout à fait acceptable et imperceptible dans la grande majorité des conditions de visionnage. Jusqu'ici, c'est donc une performance remarquable, digne des meilleures réalisations de la catégorie.



Là où les choses se gâtent en revanche, c'est dans le mode "Performances", le mode le plus lumineux de l'appareil, celui qui pousse les lasers dans leurs derniers retranchements pour atteindre le pic de 7 000 ISO lumens. Dans cette configuration, j'ai relevé 59,5 dB un niveau que je n'hésite pas à qualifier d'intenable pour un visionnage serein. On entre ici dans des décibels comparables à un lave-vaisselle en cycle intensif ou à une conversation animée dans une pièce voisine, et la ventilation devient omniprésente, impossible à ignorer. Ce mode "Performances" n'est là que pour obtenir la luminosité maximum, il est inutile dans une perspective home cinéma.
Passons au système sonore intégré, signé Harman Kardon. Deux haut-parleurs de 12 watts chacun, avec support DTS Virtual:X pour une spatialisation virtuelle du son sur le papier, c'est une belle carte de visite pour un projecteur. Et à l'oreille, on est effectivement surpris par la finesse et la précision de la restitution. Les médiums sont propres, les voix sont bien définies et naturelles, la scène sonore est large et aérée grâce au Virtual:X qui fait un travail honnête dans l'élargissement de l'espace perçu. Pour écouter de la musique, regarder une série ou lancer une démo rapide, ce système se défend admirablement bien. Mais soyons lucides : il manque de coffre. Les basses sont timides, la dynamique dans les graves est insuffisante pour restituer avec conviction les scènes d'action, les explosions, les bandes originales orchestrales ou la puissance d'un film de science-fiction bien mixé. Le système Harman Kardon du TITAN Noir Max est fin, élégant, précis mais il n'a pas les épaules pour faire trembler les murs.
Consommation électrique :
La consommation électrique du TITAN Noir Max suit logiquement la même courbe que son niveau sonore, avec des chiffres qui méritent d'être mis en perspective. En utilisation standard avec la puissance laser réglée à 10, l'appareil consomme 199,9 watts, c'est la valeur qui sera celle de l'écrasante majorité des séances home cinéma. En passant au mode boost 10+, la consommation grimpe à 234,3 watts, et sans grande surprise, le mode Performances engloutit quant à lui 352,4 watts, ce qui est cohérent avec l'effort demandé aux lasers pour atteindre ce pic de luminosité.


Mais c'est rapportée à ses performances réelles que la consommation en mode standard prend tout son sens. Car ce TITAN Noir Max est capable, à 199,7 watts et avec une puissance laser réglée à 10, de délivrer une luminance de près de 500 cd/m² avec des couleurs fidèles et précises. C'est un rapport performances-consommation particulièrement favorable, d'autant plus appréciable quand on se souvient que ce même mode de fonctionnement est aussi celui où le projecteur se montre quasi silencieux. Lumineux, précis et discret pour moins de 200 watts : c'est une combinaison qui mérite d'être soulignée.
Piqué et précision d'image :
C'est sans doute l'aspect sur lequel mes appréhensions étaient les plus grandes avant de recevoir cet appareil. Le passage d'une puce DMD 0,78 pouces à une puce 0,47 pouces, aussi avancée soit-elle technologiquement, soulevait une question légitime : XGIMI avait-il sacrifié la précision d'image sur l'autel du contraste ? La réponse est non, et elle est même plus nuancée que cela.
Le bloc optique du TITAN Noir Max est, rappelons-le, d'une qualité remarquable. L'objectif X-Master Red Ring Lens Pro, avec ses 15 lentilles, son revêtement sous vide en 14 couches, son taux de transmission lumineuse de 99,6% et son verre asphérique pour la suppression de l'aberration sphérique, constitue une base optique de très haut niveau. Le zoom optique couvrant un ratio de 0,98 à 2,0:1 combiné au déplacement d'objectif motorisé de ±130% en vertical et ±50% en horizontal permet non seulement une grande souplesse d'installation, mais garantit également que la chaîne optique travaille dans des conditions optimales quelle que soit la configuration choisie. C'est une optique taillée pour la précision, et cela s'entend dans les résultats.

Pour évaluer la restitution fine du détail, j'ai utilisé ma mire habituelle dédiée à la résolution 4K, composée de lignes de couleurs entrecroisées verticalement et horizontalement. Le principe de cette mire est simple mais exigeant : chaque ligne de couleur doit être séparée de sa voisine par un liseré blanc d'un pixel, une séparation qui ne peut être correctement restituée que si le projecteur est capable d'exploiter pleinement la résolution 4K native dans sa totalité. C'est un test impitoyable qui ne pardonne ni les approximations optiques ni les défauts de mise au point, et qui révèle immédiatement toute compression ou perte de définition dans la chaîne de traitement.
Le résultat m'a surpris dans le bon sens du terme. Non seulement le TITAN Noir Max restitue cette mire avec une précision au moins équivalente à celle du TITAN première génération, ce qui était déjà mon meilleur scénario envisagé, mais il fait en réalité légèrement mieux. Les liserés de séparation blancs entre les lignes de couleur sont plus nets, plus propres, plus stables sur l'ensemble de la surface projetée, y compris dans les coins. La petite puce SST 0,47 pouces, associée à l'excellence de l'objectif Red Ring Lens Pro, parvient donc à tenir tête à la grande puce 0,78 pouces HEP du TITAN original sur le terrain de la précision et même à la dépasser légèrement sur certains critères fins. XGIMI n'a pas échangé la précision contre le contraste : il a réussi à obtenir les deux simultanément.
Fluidité et gestion du mouvement :
La fluidité d'image est un sujet qui mérite qu'on s'y attarde, car elle constitue l'un des aspects les plus complexes à maîtriser pour un projecteur home cinéma, et le TITAN Noir Max n'échappe pas à cette réalité dans sa version logicielle actuelle.
Commençons par rappeler ce qu'est le 24p, ou plus précisément le 24 images par seconde, qui est la cadence de tournage historique du cinéma. Depuis les origines du septième art, les films ont été tournés et projetés à 24 images par seconde, une cadence choisie à l'époque pour des raisons économiques liées à la consommation de pellicule, mais qui est devenue au fil des décennies l'étalon esthétique du cinéma mondial. Cette cadence particulière confère aux films leur "look cinéma" caractéristique, ce léger flou de mouvement sur les panoramiques et les scènes d'action rapide qui fait partie intégrante de l'expérience cinématographique telle que les réalisateurs la conçoivent et la souhaitent. Aujourd'hui, l'immense majorité des films disponibles sur Blu-ray, en streaming ou en VOD conserve cette cadence native de 24 images par seconde, et sa restitution fidèle est donc un enjeu central pour tout projecteur qui se veut home cinéma sérieux.
Le problème fondamental du 24p sur les écrans modernes tient à une incompatibilité mathématique : les projecteurs fonctionnent nativement à des fréquences d'affichage multiples de 60 Hz qui n’est un multiple entiers de 24. Pour afficher 24 images par seconde sur un écran à 60 Hz, il faut donc répéter certaines images plus longtemps que d'autres selon un schéma appelé cadence 3:2 pulldown, qui consiste à alterner des séquences d'images affichées 3 fois et d'images affichées 2 fois. Cette alternance irrégulière crée ce qu'on appelle le judder une sorte de saccade ou de tremblement subtil mais perceptible sur les mouvements de caméra lents et les panoramiques horizontaux, qui se manifeste par une légère instabilité de l'image donnant l'impression que le mouvement n'est pas parfaitement fluide. Le judder est une arythmie dans la cadence d'affichage, et certains téléspectateurs y sont particulièrement sensibles, notamment ceux qui ont l'habitude de regarder des films en salle de cinéma où la projection 24p est native.
Or, en l'état de la version logicielle 1.0.56 en ma possession au moment du test, la restitution du 24p n'est clairement pas le point fort du TITAN Noir Max. Le judder est bien présent et franchement perceptible sur les panoramiques lents, les plans séquences et les scènes de dialogue avec mouvements de caméra. C'est heurté, instable, et cela tranche avec la qualité générale de l'image qui est par ailleurs excellente. Ce n'est pas rédhibitoire dans l'absolu, mais c'est suffisamment visible pour que des spectateurs attentifs le remarquent et s'en irritent sur la durée.
La solution existe heureusement, et elle se trouve dans le moteur d'interpolation d'images intégré à l'appareil. En activant ce système au minimum dans son mode moyen, ou en l'ajustant manuellement sur une échelle personnalisable de 1 à 10, le judder est significativement réduit voire supprimé selon le niveau choisi. L'interpolation d'images fonctionne en créant des images intermédiaires calculées entre chaque image réelle, permettant ainsi de lisser les transitions et d'éliminer l'arythmie de cadence. Elle introduit en contrepartie le fameux "soap opera effect" aux niveaux les plus élevés cet aspect ultra-fluide qui donne aux films l'apparence d'un tournage en haute fréquence ou d'une série télévisée mais les niveaux intermédiaires permettent de trouver un équilibre satisfaisant qui élimine le judder sans dénaturer l'esthétique cinématographique du contenu.
J'ai eu confirmation auprès des ingénieurs de XGIMI que ce point faible est parfaitement identifié en interne et qu'ils travaillent activement à le corriger dans une prochaine mise à jour logicielle. C'est une bonne nouvelle, et la politique OTA de la marque laisse penser que cette correction arrivera effectivement.
Input lag et performances en jeu :
Abordons maintenant les performances en termes de latence d'entrée, un paramètre crucial pour les joueurs. XGIMI annonce fièrement 1 ms d'input lag à 1080p@240Hz mais dans ma configuration, avec une source UHD à 60 Hz la mesure que j'obtiens est de 17,9 ms. Pour replacer ce chiffre dans son contexte, si l'on rapporte cette même latence à un signal 1080p à 240 Hz, le retard se réduirait à 4,47 ms, ce qui est un résultat tout à fait honorable et cohérent avec les annonces du constructeur.

Il convient d'être précis sur ce que ces 17,9 ms impliquent concrètement en 4K@60Hz. C'est le temps qui s'écoule entre le moment où le signal vidéo quitte la source et celui où l'image correspondante apparaît sur l'écran. Pour un usage cinéma ou télévisuel, ce chiffre est parfaitement acceptable et totalement imperceptible personne ne ressentira le moindre décalage en regardant un film ou une série. En revanche, pour les joueurs pratiquant des titres compétitifs nécessitant une réactivité immédiate, jeux de tir à la première personne, jeux de combat, jeux de rythme ou tout genre où la précision temporelle est déterminante cette valeur se situe dans une zone grise. Ce n'est pas pénalisant pour la grande majorité des joueurs, mais les compétiteurs les plus exigeants, habitués aux moniteurs gaming affichant des latences inférieures à 5 ms, percevront cette différence dans les situations les plus tendues.

Speckle laser et effet arc en ciel :
Abordons deux phénomènes qui constituent les deux fléaux traditionnels de la vidéoprojection DLP à source laser, et auxquels le TITAN Noir Max doit inévitablement se confronter. Le speckle laser est un phénomène optique inhérent à la nature cohérente de la lumière laser. Contrairement à une source lumineuse conventionnelle qui émet une lumière dite incohérente, le laser émet une lumière dont toutes les ondes sont parfaitement en phase. Lorsque cette lumière hautement cohérente se réfléchit sur une surface diffusante comme un écran de projection, les interférences entre les ondes réfléchies créent un motif granuleux caractéristique, une sorte de scintillement ou de texture de grain superposée à l'image, particulièrement visible sur les surfaces uniformes comme les aplats de couleur ou les ciels. Ce phénomène est d'autant plus prononcé sur les projecteurs à triple laser RGB pur, comme le TITAN Noir Max, que sur les systèmes bi-laser phosphore, car la cohérence des trois faisceaux lasers distincts amplifie les interférences. La meilleure parade contre le speckle reste la combinaison avec un écran blanc classique mat. La structure diffusante de ce type de surface brise suffisamment la cohérence de la lumière réfléchie pour rendre le speckle imperceptible dans les conditions normales de visionnage. En revanche, avec un écran ALR, ces toiles à rejet de lumière ambiante dont la surface structurée est conçue pour renvoyer préférentiellement la lumière en provenance du projecteur, le speckle reste présent et visible, à un niveau toutefois inférieur à ce que j'avais pu relever lors de mon test de l'Awol Aetherion. C'est un compromis à garder en tête si vous envisagez d'associer ce TITAN Noir Max à un écran ALR : le bénéfice du rejet de lumière ambiante se paiera d'une légère texture granuleuse sur les surfaces uniformes, et il conviendra de trouver l'écran ALR dont la structure de surface minimise le mieux cet effet avec ce type de source.

L'effet arc-en-ciel est quant à lui une aberration visuelle spécifique aux projecteurs DLP à puce unique, qui se manifeste par des franges de couleurs spectrales : rouge, vert, bleu perceptibles sur les zones de fort contraste lorsque le regard se déplace rapidement sur l'image. Il est causé par la commutation temporelle séquentielle des couleurs primaires inhérente au fonctionnement de la puce DMD, et sa perception est très variable d'un individu à l'autre : certains spectateurs n'y sont absolument pas sensibles et ne le verront jamais, tandis que d'autres y sont particulièrement réceptifs et peuvent le trouver rapidement gênant voire nauséeux lors de visionnages prolongés. Pour évaluer l'efficacité de la fonction Anti-AEC du TITAN Noir Max, je me suis fait aider de mon ami Benji, de la chaîne BenjiTV, qui teste également cet appareil en parallèle et qui, contrairement à moi, est sensible à cet effet arc-en-ciel. Son retour est sans équivoque : la fonction Anti-RBE est redoutable dans son efficacité, supprimant de manière très convaincante les artefacts arc-en-ciel qu'il perçoit normalement sur les projecteurs DLP non pourvus de cette fonction. Et cerise sur le gâteau, l'activation de l'Anti-aAEC (ou RBE en anglais) sur le TITAN Noir Max ne s'accompagne d'aucun grésillement sonore parasite, là où la même fonction active sur l'Awol Aetherion génère un bourdonnement électronique audible et désagréable.

Mise à jour du 10 avril 2026 : Intégration de la vidéo de BenjiTV :
Benji a publié son avis définitif sur le dispositif anti-AEC. Il confirme que celui-ci s’avère bien efficace pour neutraliser les effets de couleur indésirables. Cependant, dans l’état actuel du firmware, il relève la présence de défauts visuels perturbants, notamment du moirage, qui nuisent à la qualité globale de l’image.
Overscan et bordure d'image :
Deux points techniques méritent d'être abordés ici, moins spectaculaires que le contraste ou la précision mais révélateurs du soin apporté à la conception de cet appareil.
Le premier concerne l'overscan, un phénomène que l'on rencontre encore sur certains projecteurs et qui consiste à rogner légèrement les bords de l'image projetée afin de masquer d'éventuelles imperfections sur les contours du signal vidéo. Concrètement, un projecteur affichant de l'overscan ampute l'image de quelques pixels sur chacun de ses bords, ce qui se traduit par une légère perte d'information et une image qui ne correspond plus exactement au signal source. Sur le TITAN Noir Max, bonne nouvelle : aucun overscan n'est constaté. L'image projetée est intégrale, non rognée, pixel perfect de bord en bord. Ce que la source envoie est ce que l'écran restitue, sans sacrifice sur les contours.

Le second point est encore plus intéressant d'un point de vue technique. Les anciens projecteurs équipés de puces DMD 0,47 pouces de génération précédente présentaient un défaut visuel caractéristique et bien connu des habitués : un liseré gris clair visible autour de l'image utile, généré par la présence de micromiroirs inactifs en périphérie de la puce qui, sans être sollicités pour former l'image, réfléchissaient tout de même une infime quantité de lumière parasite vers l'objectif. Ce halo grisâtre périphérique, discret mais bien présent, venait ternir la propreté visuelle de la projection et trahissait les limites physiques de la puce. Sur le TITAN Noir Max et sa puce SST, ce défaut a tout simplement disparu. Qu'il soit corrigé structurellement par la nouvelle architecture des micromiroirs SST, ou qu'il soit absorbé et masqué par l'exceptionnelle profondeur des noirs que délivre le double iris combiné au DBLE, le résultat est en tout cas parfaitement propre : aucun liseré, aucune fuite lumineuse périphérique, une image qui commence et se termine exactement là où elle doit. C'est une très bonne nouvelle, et un signe supplémentaire que la puce SST représente bien une avancée réelle et concrète par rapport à la génération qui la précède.
Colorimétrie : méthode de mesure et analyse des modes image :
Avant d'entrer dans le vif de l'analyse colorimétrique, un point de méthode s'impose et il est important. Mesurer correctement un projecteur à triple laser RGB n'est pas une mince affaire, et les conditions de mesure sont déterminantes pour obtenir des résultats fiables et exploitables. Dans le cadre de ce test, j'ai respecté scrupuleusement les obligations matérielles spécifiques à ce type de source lumineuse : toutes les sondes sont dirigées vers un écran blanc à gain 1, condition sine qua non pour éviter les distorsions spectrales induites par les surfaces à gain élevé ou les écrans ALR. Le profil de mesures a été généré par un spectrophotomètre Jeti 1501 Hi Res, un instrument de référence offrant une précision spectrale à 2 nm, au profit d'un colorimètre Klein K10A piloté via Calman Professional. Ce niveau d'équipement n'est pas un luxe, c'est une nécessité absolue dès lors qu'on s'attaque à un triple laser RGB dont le spectre étroit et cohérent met en défaut la quasi-totalité des instruments de mesure grand public.

Je veux être direct sur ce point : oubliez toutes les prétendues mesures colorimétriques de projecteurs triple laser qui pullulent sur internet et qui mettent en œuvre au mieux des spectrophotomètres dont la précision spectrale ne tient pas la route à 2 nm, et a fortiori les mesures réalisées avec des colorimètres grand public non profilés sur ce type de source. Ces instruments, aussi respectables soient-ils dans d'autres contextes, sont aveuglés par les pics spectraux étroits du triple laser et produisent des résultats systématiquement faussés, parfois de manière spectaculaire. Quant aux théories ésotériques sur le D75 et le métamérisme biberonnées aux chatbots IA qui fleurissent dans certains cercles de "lunatiques", elles n'ont tout simplement pas leur place dans une discussion sérieuse sur la colorimétrie. Les chiffres que je vais vous présenter sont issus d'une chaîne de mesure professionnelle rigoureuse, c'est la seule base valable pour une analyse honnête.

Commençons par la couverture de gamut, qui est l'une des caractéristiques les plus impressionnantes de ce TITAN Noir Max. Les mesures confirment ce que la théorie du triple laser RGB laissait présager : la couverture colorimétrique de cet appareil est tout simplement remarquable. En espace CIE 1931 xy, le TITAN Noir Max couvre 96,54% du BT.2020 et 98,92% du DCI-P3, l'espace de référence du cinéma numérique. En espace CIE 1976 uv, les chiffres sont encore plus éloquents : 98,54% du BT.2020 et 99,44% du DCI-P3. Le TITAN Noir Max dispose d'un gamut natif considérablement plus large que ce que le BT.709 exige, ce qui est caractéristique des sources triple laser et confirme la richesse et la saturation potentielle des couleurs primaires et secondaires que cet appareil est capable de produire.

La distribution spectrale de puissance, mesurée au spectrophotomètre Jeti 1501, révèle avec une clarté absolue la signature caractéristique du triple laser RGB : trois pics spectraux parfaitement définis et étroits, centrés respectivement sur le bleu autour de 465 nm, le vert autour de 525 nm et le rouge autour de 638 nm, sans aucune énergie spectrale parasite entre ces trois raies. C'est la carte d'identité optique du triple laser pur, et elle explique à la fois l'extraordinaire pureté colorimétrique de cette source et les défis qu'elle pose aux instruments de mesure non adaptés. Ces pics ultra-étroits sont la signature d'une lumière quasi-monochromatique pour chaque primaire, ce qui se traduit directement par des couleurs d'une pureté et d'une saturation que nulle autre technologie d'éclairage ne peut égaler à ce niveau de luminosité.

Passons maintenant à l'analyse des modes image en sortie de boîte, c'est-à-dire sans aucune intervention de calibrage. Et c'est là que les mesures deviennent particulièrement instructives. De l'ensemble des modes usine disponibles en SDR, c'est le mode ISF Nuit qui s'en sort le mieux à la sortie de l'emballage. Avec un delta E moyen en ColorChecker de 1,54 et une couverture rec.709 de 98,9%, une échelle de gris affichant un delta E moyen de 2,05 et une luminance maximale de 497,15 cd/m², ce mode présente la meilleure combinaison de précision colorimétrique et de suivi de la balance des blancs parmi tous les préréglages disponibles. Le RGB Balance y est remarquablement stable et équilibré sur l'ensemble de la plage de luminance, et la courbe EOTF suit de près la référence théorique. C'est clairement le point de départ recommandé pour quiconque souhaite profiter d'une image fidèle sans passer par la case calibrage.


Les autres modes usine présentent des résultats très variables. Les modes Standard et Sport présentent quant à eux des dérives significatives de la balance des blancs, avec des dominantes visibles dans les rouges et les bleus que les graphiques RGB Balance rendent immédiatement apparentes, et des delta E moyens en échelle de gris dépassant les 12 à 8,45 unités respectivement. Le mode Performances, avec sa luminance maximale de 1 236,8 cd/m² est dans une catégorie à part il n'a pas vocation à être utilisé pour un visionnage critique et ses résultats colorimétriques catastrophiques, avec un delta E moyen ColorChecker de 30,16 et une balance des blancs complètement déréglée, le confirment sans ambiguïté.




Enfin, je dois aborder un point qui concerne spécifiquement les calibreurs professionnels qui seraient tentés de prendre en main cet appareil. Malgré la présence de l'ensemble des outils nécessaires à un calibrage complet, échelle de gris en 2 et 11 points, CMS sur les 3 dimensions du gamut, choix de l'espace colorimétrique et du gamma, le TITAN Noir Max est particulièrement laborieux à calibrer. La raison en est structurelle : les vignettes de réglage de l'échelle de gris et du CMS ont un impact sur l'ensemble de l'image projetée, y compris dans les zones que l'on s'efforce pourtant d'exclure de la fenêtre de mesure. Concrètement, même en prenant toutes les précautions d'usage pour isoler la sonde dans une zone neutre de l'écran, les ajustements opérés dans les menus affectent la totalité de la surface projetée, ce qui perturbe les lectures et rend les itérations de calibrage bien plus délicates et oblige pour chaque mesures à faire disparaître les menus, faire son relevé, rappeler le menu, faire la correction et effacer à nouveau le menu pour voir son impact ! C'est long et laborieux.
Contraste, luminosité et impact de l'iris sur la colorimétrie :
C'est sans doute la partie la plus passionnante de ce banc d'essai, celle qui justifie l'existence même de cette série TITAN Noir et qui permet de comprendre pourquoi XGIMI a fait les choix technologiques que nous avons détaillés précédemment. Commençons par établir un principe fondamental que trop peu d'analyses prennent le soin de rappeler : la luminance qui importe vraiment, ce n'est pas le chiffre maximum qu'un projecteur peut atteindre en poussant tous les curseurs dans leurs derniers retranchements, c'est la luminance obtenue avec des couleurs justes et fidèles, dans les conditions réelles d'un visionnage home cinéma sérieux.

Dans le cas du TITAN Noir Max, cette luminance de référence est celle mesurée en mode ISF Nuit, notre meilleur mode usine en sortie de boîte, avec la puissance laser réglée à 10. Le résultat est de 497,15 cd/m² autrement dit près de 500 cd/m² avec des couleurs dont la précision est certifiée, un delta E moyen ColorChecker de 1,54 . Il est important de préciser que cette mesure de 500 cd/m² est réalisée sur un écran blanc de 100 pouces à gain 1 dans un contexte de mesure pure, ce qui représente environ 4 289 lumens ANSI, un niveau de luminosité considérable. Mais soyons clairs : ce n'est pas la valeur cible d'un calibrage professionnel. Le travail d'un calibreur vise précisément à ramener cette puissance dans des limites physiologiquement saines et adaptées au contenu visionné. En SDR, la cible recommandée se situe autour de 100 cd/m², afin d'éviter toute fatigue visuelle lors de séances prolongées et de respecter les standards de référence du home cinéma. En HDR, la cible monte à environ 300 cd/m², niveau qui permet de disposer d'une réserve suffisante pour restituer les pics de luminosité avec impact et conviction tout en maintenant une hiérarchie lumineuse cohérente entre zones sombres et hautes lumières. Dans les deux cas, le TITAN Noir Max sait faire et avec une marge confortable. Car c'est précisément là que réside l'avantage décisif de cette architecture : en abaissant la puissance du laser et en jouant sur le système d'iris mécanique pour atteindre ces cibles, qu'elles soient SDR ou HDR, le TITAN Noir Max conserve une réserve lumineuse qui lui permet de faire descendre le niveau de noir à des profondeurs que peu de projecteurs peuvent atteindre à luminosité équivalente. La combinaison d'une réserve lumineuse généreuse et d'un double iris mécanique performant permet ainsi de maintenir une dynamique d'image remarquable dans tous les scénarios de calibrage, avec des noirs profonds, une image contrastée et une restitution des ombres d'une richesse que les mesures de contraste séquentiel viennent confirmer de manière objective.
Il est vrai que si l'on active l'option laser 10+, la luminance maximale grimpe à 622,61 cd/m², soit environ 5 380 lumens ANSI sur un écran de 100 pouces, un gain de luminosité séduisant sur le papier. Mais les mesures sont sans appel : à ce niveau de puissance, la colorimétrie se dégrade significativement, le delta E moyen ColorChecker monte à 13,48 et la balance des blancs dérive de manière perceptible. La combinaison laser à puissance 10 avec couleurs justes reste donc la référence absolue pour un usage home cinéma exigeant, et c'est à partir de cette base que l'iris mécanique entre en scène pour faire toute sa magie.
Le tableau récapitulatif que j'ai constitué à partir de mes mesures sur le second firmware illustre de manière particulièrement éloquente l'impact de chaque position d'iris sur la luminance blanche, le niveau de noir et le contraste séquentiel mesuré. En position d'ouverture maximale f/2.0, référence de notre tableau, la luminance blanche atteint 495,27 cd/m², le niveau de noir est de 0,26 cd/m² et le contraste séquentiel mesuré s'établit à 1 930,92:1, un point de départ déjà solide. En passant à f/3.0, la luminance blanche descend à 396,61 cd/m² (-19,9% par rapport à f/2.0), mais le niveau de noir s'effondre à 0,10 cd/m², portant le contraste séquentiel à 3 841,63:1 soit pratiquement le double du contraste obtenu à f/2.0 pour une perte de luminosité d'à peine 20%. C'est une démonstration parfaite de l'efficacité du double iris : fermer légèrement l'ouverture améliore massivement le contraste sans sacrifier excessivement la luminosité. À f/4.0, la luminance tombe à 365,45 cd/m² (-26,2%) et le niveau de noir à 0,10 cd/m², pour un contraste séquentiel de 3 788,76:1. À f/5.5, la luminance chute à 218,90 cd/m² (-55,8%) et le niveau de noir atteint 0,05 cd/m², pour un contraste séquentiel de 4 696,71:1. Et enfin à f/7.0, la fermeture maximale, la luminance n'est plus que de 96,72 cd/m² (-80,5%) mais le niveau de noir tombe à 0,02 cd/m² pour un contraste séquentiel de 5 663,91:1 le niveau le plus élevé mesuré sur cet appareil, confirmant les annonces du constructeur sur les capacités de la puce SST associée au double iris. Notons au passage qu'à f/7.0, avec une luminance blanche de 96,72 cd/m², on se trouve précisément dans la zone cible d'un calibrage SDR home cinéma et le niveau de noir de 0,02 cd/m² qui l'accompagne offre alors une dynamique d'image et une profondeur de noirs tout à fait exceptionnelles pour un projecteur DLP. L'iris dynamique, activé par défaut, se positionne quant à lui à 327,60 cd/m² de luminance blanche (-33,9% par rapport à f/2.0), avec un niveau de noir de 0,07 cd/m² et un contraste séquentiel de 4 552,17:1, un équilibre intelligent entre luminosité et profondeur des noirs.







L'une des questions essentielles que pose l'utilisation d'un iris mécanique dans un projecteur home cinéma est celle de son impact sur la colorimétrie. Car si la fermeture de l'iris améliore le contraste en réduisant la lumière parasite, elle modifie également les conditions d'éclairage du DMD et peut, induire des dérives colorimétriques. J'ai donc mesuré l'impact de l'iris sur la colorimétrie du mode ISF Nuit, et les résultats sont particulièrement instructifs. En mode ISF Nuit avec uniquement l'iris dynamique actif le ColorChecker delta E moyen s'élève légèrement à 2,36, pour une luminance maximale de 363,30 cd/m² et un niveau de noir de 0,11 cd/m². La balance des blancs présente une légère dépression du canal rouge sur la plage médiane, mais reste dans des limites tout à fait acceptables. En activant simultanément l'iris dynamique et l'amélioration dynamique du niveau de noir, le niveau de noir descend encore à 0,05 cd/m² pour une luminance blanche de 366,21 cd/m², le ColorChecker delta E moyen s'établit à 2,69, une combinaison qui maximise la profondeur des noirs sans dégrader significativement la fidélité colorimétrique. C'est précisément ce que promet le double iris associé au DBLE, et les mesures le confirment.



La progression en termes de colorimétrie est également visible lorsque l'on analyse les snapshots Calman à différentes positions d'iris avec l'amélioration dynamique du contraste active. À iris f/2.0 avec amélioration dynamique active, le ColorChecker delta E moyen est de 2,41 pour une luminance maximale de 497,37 cd/m² et un niveau de noir de 0,13 cd/m². À iris f/3.0 avec amélioration dynamique active, le ColorChecker delta E moyen descend encore à 2,34 pour une luminance de 393,93 cd/m² et un niveau de noir de 0,05 cd/m², le contraste séquentiel atteint ici une valeur particulièrement élevée. À iris f/4.0 avec amélioration dynamique active, le ColorChecker delta E moyen est de 3,07 pour une luminance de 327,60 cd/m² et un niveau de noir de 0,03 cd/m² ; la légère dégradation du delta E par rapport aux positions précédentes reste dans des limites parfaitement acceptables.



La conclusion de cette analyse est claire : l'iris mécanique du TITAN Noir Max est un outil remarquablement bien conçu qui permet d'abaisser simultanément le niveau de noir et la luminance sans perturber significativement la colorimétrie. Pour le calibreur, cette architecture représente un avantage considérable : qu'il cible les 100 cd/m² recommandés pour le SDR ou les 300 cd/m² adaptés au HDR, il se retrouve à chaque fois dans une plage de fonctionnement où le double iris associé au contraste dynamique livre ses meilleures performances en termes de profondeur des noirs, permettant de maintenir une dynamique d'image et une richesse des ombres véritablement exceptionnelles pour un projecteur DLP. C'est exactement ce que la dénomination "Noir" promettait et les chiffres le prouvent.






Gestion HDR et Dolby Vision :
Avant d'analyser les modes image HDR en détail, il convient de saluer la qualité du moteur de Dynamic Tone Mapping du TITAN Noir Max, qui s'avère particulièrement efficace. Pour le vérifier de manière rigoureuse, j'ai utilisé la suite de mesures Spears & Munsil, qui constitue la référence absolue pour évaluer la gestion HDR d'un appareil de projection. Cette suite propose des scènes encodées à des niveaux de luminosité croissants, chacune conçue pour mettre à l'épreuve la capacité du projecteur à gérer des métadonnées HDR extrêmes sans perdre le détail dans les hautes lumières ni boucher les ombres. Le TITAN Noir Max a passé l'ensemble de ces épreuves sans la moindre difficulté : 600 nits, 1 000 nits, 2 000 nits, 4 000 nits et même 10 000 nits sur la scène des chevaux dans la neige, la plus exigeante de la suite ont tous été traités avec une maîtrise remarquable, restituant les détails dans les zones claires et sombres simultanément sans écrêtage visible ni perte d'information dans les ombres. C'est une performance qui place le TITAN Noir Max parmi les meilleurs gestionnaires du HDR que j'aie eu l'occasion de mesurer sur un projecteur DLP.

Passons maintenant à l'analyse détaillée des modes image HDR en sortie de boîte.
Le mode Film HDR affiche une couverture BT.2020 de 96,2% en CIE 1931 xy, avec un ColorChecker delta E moyen de 4,46 et une luminance maximale de 481,16 cd/m². La balance des blancs présente une légère instabilité dans les moyennes lumières avec une petite dominante rouge-bleue perceptible sur le graphique RGB Balance, mais la courbe EOTF suit correctement la référence PQ sur la majeure partie de la plage. L'échelle de gris affiche un delta E moyen de 6,36, ce qui reste dans des limites acceptables pour un mode usine non calibré. Un mode solide, sans être le meilleur de la série.

Le mode Filmmaker HDR se distingue favorablement avec un ColorChecker delta E moyen de 3,55 l'un des meilleurs en sortie de boîte parmi les modes HDR et une couverture BT.2020 de 96,7%. La luminance maximale atteint 500,29 cd/m². La balance des blancs y est globalement plus stable que dans le mode Film, même si une légère dépression du canal bleu apparaît en milieu de plage. La courbe EOTF présente un léger dépassement dans les hautes lumières qui se traduit par une image légèrement surexposée dans les zones les plus claires un comportement qui pourrait déplaire aux puristes mais qui dans la pratique donne à l'image une impression de vitalité et d'impact visuel. C'est avec le mode ISF Nuit HDR le meilleur choix en sortie de boîte pour un visionnage critique.

Le mode IMAX Enhanced HDR livre des résultats très proches du Filmmaker HDR, avec un ColorChecker delta E moyen de 11,32 et une couverture BT.2020 de 96,3%. La luminance maximale est de 481,49 cd/m². La balance des blancs présente ici une dominante verte-bleue marquée dans les moyennes lumières — clairement visible sur le graphique RGB Balance qui se traduit par une légère froideur de l'image par rapport à la référence. La courbe EOTF montre un comportement similaire au Filmmaker HDR avec un dépassement dans les hautes lumières. Ce mode est optimisé pour les contenus labellisés IMAX Enhanced et donne effectivement de bons résultats sur ces sources spécifiques.

Le mode ISF Jour HDR affiche une couverture BT.2020 de 96,7% avec un ColorChecker delta E moyen de 5,07 et une luminance maximale de 500,07 cd/m². La balance des blancs y est correctement tenue dans les basses et moyennes lumières, avec une légère dépression du canal bleu qui s'accentue vers les hautes lumières. L'échelle de gris affiche un delta E moyen de 5,19, ce qui est honorable. La courbe EOTF présente le même dépassement caractéristique dans les hautes lumières observé sur plusieurs autres modes HDR du TITAN Noir Max.

Le mode ISF Nuit HDR est sans conteste le meilleur mode HDR en sortie de boîte, confirment sa supériorité déjà constatée en SDR. Avec un ColorChecker delta E moyen de 3,55 identique au Filmmaker HDR mais une échelle de gris affichant un delta E moyen de 4,91 légèrement meilleur, et une couverture BT.2020 de 96,7%, c'est le mode qui offre la combinaison la plus équilibrée entre précision colorimétrique, fidélité de l'échelle de gris et suivi de la courbe EOTF. La luminance maximale est de 501,19 cd/m². La balance des blancs, si elle n'est pas parfaite avec toujours cette légère dépression du canal bleu dans les hautes lumières est la plus stable et la plus homogène de tous les modes HDR disponibles. C'est le point de départ recommandé avant tout calibrage.

Le mode Standard HDR ferme la marche avec les résultats les moins convaincants de la série hors mode Performances : un ColorChecker delta E moyen de 7,62, une échelle de gris affichant un delta E moyen de 11,97 et une balance des blancs fortement dérivée vers le bleu sur l'ensemble de la plage de luminance la dérive du canal bleu est spectaculaire sur le graphique RGB Balance, atteignant plus de 115 à mi-plage. La couverture BT.2020 reste correcte à 96,2% mais la fidélité colorimétrique globale en pâtit fortement. Ce mode n'est clairement pas recommandé pour un visionnage critique.

Concernant les modes Dolby Vision, les deux variantes Sombre et Lumineux présentent des caractéristiques bien distinctes qui reflètent leur positionnement respectif. Le mode Dolby Vision Lumineux affiche une couverture rec.2020 de 70,1% en CIE 1931 xy, avec un ColorChecker delta E moyen de 3,55 un résultat remarquable pour un mode usine et une luminance maximale de 499,03 cd/m². La balance des blancs présente une dépression marquée du canal bleu dans les moyennes lumières, un comportement caractéristique de ce mode qui privilégie la chaleur et l'impact visuel sur la neutralité chromatique stricte. La courbe EOTF montre un dépassement prononcé dans les hautes lumières qui donne à l'image un caractère très dynamique. Le mode Dolby Vision Sombre présente pour sa part une couverture rec.2020 de 70,8%, un ColorChecker delta E moyen de 4,44 et une luminance maximale de 497,85 cd/m². Sa balance des blancs suit un profil très similaire au mode Lumineux, avec la même dépression du canal bleu en milieu de plage. La couverture gamut limitée à 70% du BT.2020 pour les deux modes Dolby Vision s'explique par le fait que le moteur Dolby Vision gère lui-même la transformation du gamut source vers le gamut d'affichage, c'est une caractéristique normale et attendue de l'implémentation Dolby Vision, et non un défaut du projecteur.


Les chiffres ont parlé, et ils sont convaincants. Mais un banc d'essai ne serait pas complet sans l'épreuve du feu : celle du contenu réel, des films que l'on aime, des scènes qui font battre le cœur et qui révèlent ce qu'un projecteur a vraiment dans le ventre quand on lui demande de raconter une histoire plutôt que d'afficher une mire.

C'est avec Alien Romulus que j'ai commencé, et le choix n'était pas anodin. La scène d'introduction, dans l'espace profond, avec la découverte progressive de l'épave du Nostromo dérivant dans le noir absolu, est l'une des plus exigeantes qu'on puisse soumettre à un projecteur home cinéma. La coque du vaisseau émergent lentement des ténèbres, éclairée par de maigres reflets de lumière froide, des zones d'une noirceur totale encadrant des détails métalliques d'une précision chirurgicale, c'est exactement le type de scène qui humilie les projecteurs incapables de tenir leur noir. Sur le TITAN Noir Max, cette séquence est tout simplement bouleversante. Le Nostromo apparaît dans un fond d'un noir d'encre, d'une profondeur abyssale. La transition entre le noir du cosmos et les zones éclairées du vaisseau est d'une fluidité et d'une naturalité remarquables, sans le voile grisâtre qui caractérise ordinairement les DLP dans ces configurations de fort contraste.

Predator Badlands m'a offert une autre épreuve de choix avec la scène de combat entre les deux frères au début du film, dans les profondeurs d'une grotte à peine éclairée par les éclairs de combat. Cette séquence est un festival de tests de contraste : des visages masqués qui émergent de l'obscurité, des ombres portées qui se superposent sur des roches rugueuses aux textures complexes. C'est le terrain de jeu idéal pour évaluer la restitution des ombres et la séparation des plans dans les zones sombres autrement dit, la véritable définition de ce que XGIMI appelle le "Noir". Le résultat est là encore impressionnant : chaque personnage occupe son propre espace dans la profondeur de champ, les textures de la roche sont présentes et détaillées même dans les zones les moins éclairées. Le double iris dynamique fait ici un travail remarquable, adaptant en temps réel le niveau de contraste aux changements d'éclairage frénétiques de la scène sans jamais produire les pompes de luminosité caractéristiques des systèmes d'iris dynamique mal calibrés. La transition est douce, invisible, naturelle.

1917 de Sam Mendes est un film que je connais par cœur, et que j'utilise régulièrement comme référence dans mes tests en raison de sa photographie extraordinaire signée Roger Deakins, un chef-opérateur qui maîtrise la lumière comme personne. La célèbre séquence nocturne dans le village en feu, où le protagoniste court sous une pluie d'étincelles entre des bâtiments embrasés, est une étude de cas en matière de gestion simultanée des hautes lumières et des zones sombres. Les flammes orange et rouges doivent flamboyer avec intensité sans écrêter, pendant que les zones d'ombre entre les bâtiments doivent rester habitées de détails des silhouettes, des débris, des textures de murs sans se noyer dans le noir. Le TITAN Noir Max traverse cette épreuve avec une assurance remarquable. La gestion du HDR par le moteur DTM est ici parfaitement lisible : pas d'écrêtage dans les hautes lumières, pas de détails perdus dans les ombres, une image qui respire et qui vit. La scène dans les tranchées inondées, avec son mélange de boue grise, d'eau noire et de rares reflets de lumière blanche, est peut-être encore plus révélatrice : le rendu des gris et des beiges délavés de la boue est d'une subtilité et d'une précision remarquables, et confirme ce que les mesures de l'échelle de gris laissaient entrevoir le TITAN Noir Max sait gérer les nuances avec une belle finesse.




Au terme de ce long banc d'essai, un constat s'impose avec la clarté que seules les mesures et les heures de visionnage peuvent apporter : le XGIMI TITAN Noir Max est un projecteur qui compte. Il marque une étape réelle dans l'histoire de la vidéoprojection DLP grand public, non pas parce qu'il excelle sur un critère isolé, mais parce qu'il est le premier de sa catégorie à réunir en un seul appareil l'ensemble des qualités fondamentales qu'un cinéphile exigeant est en droit d'attendre.
La luminosité d'abord, avec une réserve lumineuse généreuse en mode calibré et couleurs justes, qui s'adapte aussi bien aux exigences d'un calibrage SDR rigoureux qu'aux besoins du HDR restitué avec conviction. La précision colorimétrique ensuite, avec une couverture de gamut et une fidélité des couleurs qui rivalisent avec ce que proposent les meilleurs appareils de référence. L'absence d'arc-en-ciel grâce à une fonction Anti-RBE efficace mais pas exempt de défauts et, détail appréciable, silencieuse, là où d'autres implémentations s'accompagnent d'un grésillement électronique audible. Et le contraste enfin, ce critère qui était le talon d'Achille historique des DLP, et qui devient ici un point fort assumé grâce à la puce SST 0,47 pouces et au double iris intelligent. Les noirs que délivre le TITAN Noir Max n'ont plus grand chose à envier aux meilleures technologies d'affichage concurrentes, les mesures le confirment, et l'image le ressent immédiatement.
À son prix de lancement Kickstarter, le TITAN Noir Max est, à mes yeux et aux capteurs de mes sondes de mesure, le meilleur projecteur DLP triple laser 4K actuellement disponible, toutes catégories confondues UST, lifestyle ou home cinéma dédié. Il reste un point à corriger, la gestion native du 24p, mais c'est une imperfection que la politique de mise à jour active de XGIMI devrait adresser dans les prochains mois.
Le TITAN Noir Max n'est pas seulement un très bon projecteur. C'est la démonstration que la vidéoprojection DLP a enfin trouvé une réponse sérieuse au contraste des technologies concurrentes.
Merci à mon camarade Benjamin de BenjiTV pour son aide dans la réalisation de ce banc d'essai.


XGIMI is a brand I have been following very closely since its early days, and its story reads like a modern fairy tale. It all began with a range of compact all-in-one LED projectors, pioneers of what we would come to call lifestyle projectors: a compact unit combining a projector, a sound system and a smart TV interface, that you simply needed to plug into power and the internet to enjoy an accessible, hassle-free home cinema experience. The concept immediately won over an audience that no longer wanted to wrestle with cables, separate players and complex configurations. The success of those early years rested on three pillars: aggressive pricing, disarming ease of use, and the explosive growth of streaming platforms that suddenly gave this type of device its full purpose. The established leaders of the industry : Epson, BenQ, Sony and others looked down on this small Chinese challenger with barely concealed condescension. Big mistake. XGIMI climbed the ranks with impressive consistency and determination, refining its technology, improving its build quality and moving upmarket with each new generation. And in 2025, the underdog achieved the unthinkable: becoming the world's number one projector manufacturer, dethroning Epson, which had held that crown for years. An industrial and commercial achievement that commands genuine respect.
That said, I have always been straightforward in my reviews. While I acknowledged and praised the qualitative improvements from one generation to the next, one stumbling block remained — one that still trips up most Chinese manufacturers developing DLP projectors: contrast. It is a limitation inherent to the technology and to design choices, and XGIMI was not entirely immune to it. At the end of 2025, I had the privilege of bringing you the first French review of the XGIMI TITAN, an exceptional DLP projector built around the large 0.78-inch DMD chip, deliberately stripped of its smart TV functions to focus entirely on projection performance, delivering a brightness level never before seen on a consumer home cinema projector. An impressive machine, built for large-scale installations. But barely had this TITAN launched when the manufacturer surprised everyone by unveiling a brand new series called TITAN Noir, available in three models : the Max, the Pro and the standard. And that name "Noir" should absolutely not be read as a mere reference to the colour of its casing: it is a statement of intent, a promise etched into the very name of the product — the promise of finally tackling head-on the historical Achilles heel of DLP projectors, namely black level performance and contrast depth. These three new models feature an RGB triple laser light source paired with a 0.47-inch SST DMD chip, whereas the original TITAN relied on a 0.78-inch chip and dual laser. This shift initially surprised me, even puzzled me: why abandon the larger chip in favour of a smaller one? The answer did not come straight away. It was the hands-on review of the TITAN Noir Max that I am about to share with you that shed light on this strategic choice and I hope this full test will do the same for you.

The XGIMI TITAN Noir Max is a high-end DLP home cinema projector, positioned at the top of a new trilogy that completes and partly shakes up the existing TITAN lineup. Priced at $5,999, it sits above the TITAN Noir Pro at $4,999 and the TITAN Noir at $3,999, forming a coherent family that covers a pricing spectrum ranging from the very high-end accessible to the genuinely premium. But before diving into what this Max actually offers, it is worth understanding why XGIMI made technical choices that, at first glance, might seem counter-intuitive most notably the decision to move away from the large 0.78-inch DMD chip of the original TITAN in favour of a new-generation 0.47-inch SST chip. It is precisely this choice that sits at the heart of the philosophy behind this series, and explains why the name "Noir" is not a marketing gimmick but a genuine technical roadmap.

Let us start with the light source, because that is where everything begins. The TITAN Noir Max features an RGB triple laser system three separate lasers, one red, one green, one blue working in parallel to form the image. This approach is fundamentally different from the dual-laser phosphor systems still widely used by competitors, and even employed on the original TITAN, where a blue laser excites a phosphor to generate green and yellow, while a second red laser completes the spectrum. While dual-laser technology delivers solid overall performance, it has limitations in terms of colour purity, particularly on greens and reds which can lack saturation at the extremes of the spectrum. RGB triple laser, by contrast, generates each primary colour independently and purely, resulting in BT.2020 colour space coverage. Added to this is Anti-RBE technology, which tackles the rainbow effect that well-known visual artefact inherent to DLP projectors using colour wheels or temporal switching, which manifests as coloured fringing around high-contrast areas and can cause eye strain during extended viewing sessions. The fact that this feature is also supported via OTA update reflects XGIMI's commitment to continuing to improve the user experience after the sale, a practice that remains rare in the premium projector segment.

The advertised brightness is 7,000 ISO lumens in peak brightness mode, making it one of the brightest home cinema projectors on the market in this size and format category. For film watching under more controlled conditions, XGIMI quotes 5,000 ISO lumens in Standard mode with brightness boost a level that remains considerable and makes it entirely feasible to project onto very large surfaces, even in rooms that are not completely blacked out. The concept of DarkField Brightness, with 2,000 ISO lumens measured at a contrast ratio of 6,000:1, is particularly noteworthy as it reflects the projector's ability to maintain sufficient luminance even when the iris is heavily closed to maximise black depth whereas many competitors see their image essentially die the moment contrast is pushed to its limits.
And this is precisely where the 0.47-inch SST DMD chip comes in, the true centrepiece of the TITAN Noir Max's architecture. To understand the value of this component, one must first explain what SST technology is and why it represents a qualitative leap over the previous TRP generation. Texas Instruments, which manufactures the DMD chips used in the vast majority of DLP projectors on the market, developed the SST structure commercially referred to as Smooth Screen Technology, but more precisely characterised by a redesigned micromirror architecture — to address the thermal and power density limitations of the older TRP chips. Specifically, the 0.47-inch SST chip features a micromirror tilt angle of ±14.5 degrees, compared to ±17 degrees for the TRP. This figure may seem minor, but it is in fact decisive: a tighter angle means better control of stray light, a cleaner separation between the "on" and "off" states of each micromirror, and therefore a direct improvement in native contrast. This is what enables the TITAN Noir Max to achieve a native contrast ratio of up to 10,000:1, whereas the TRP chip typically plateaus around 3,000:1 under comparable conditions. The SST also offers significantly higher power density, allowing it to handle greater light flux without risk of overheating a major constraint that limited older TRP chips to around 3,500 lumens of safe sustained output over the long term. The SST's larger thermal architecture ensures better heat dissipation, guaranteeing brightness and image stability over extended sessions, where TRP chips could suffer from gradual degradation at high brightness levels.
The choice of the 0.47-inch SST over the large 0.78-inch chip used in the original TITAN is therefore not a technological step backwards, but a deliberate strategy aimed at maximising native contrast while taking full advantage of RGB triple laser. The 0.78-inch HEP chip in the original TITAN was undeniably impressive for its native resolution and capacity to handle very high brightness levels, but it does not incorporate the structural advantages of the SST in terms of contrast. XGIMI has therefore chosen depth of blacks over chip size, and that is precisely what the name "Noir" is there to symbolise.
It is worth noting that the 0.47-inch SST DMD chip is beginning to establish itself with other manufacturers who have recognised its potential. The Hisense XR10, priced at $6,999, also uses it and claims 6,000 ISO lumens with a native contrast ratio of 6,000:1 respectable figures, but trailing the TITAN Noir Max on both counts. The Valerion Vision Master Max, at $4,999, still relies on the TRP chip and plateaus at 7,000:1 native contrast despite a similar DBLE implementation. This positioning confirms that the SST is indeed the chip of the current generation for anyone looking to push native contrast to its maximum, and that XGIMI is currently extracting the most from it in this category.
To further amplify the capabilities of the SST chip, XGIMI has developed and integrated into the TITAN Noir Max its Dual Intelligent Iris System a first in the lineup and one of the most ambitious features of this device. Where the vast majority of projectors even high-end ones make do with a single mechanical iris, the TITAN Noir Max incorporates two, operating on two separate optical paths. The first iris, positioned on the illumination path, controls the overall light flux from the laser source, enabling brightness adjustment across a wide range. The second iris, placed on the imaging path just before the projection lens, precisely regulates the amount of light entering the objective, directly affecting black depth and perceived contrast. These two irises operate in synergy: in manual mode, the user has five aperture positions ranging from f/2.0 to f/7.0, with f/7.0 being the setting that achieves the claimed 10,000:1 native contrast. In dynamic mode enabled by default the system analyses the content in real time, frame by frame, closing the irises during dark scenes to deepen blacks, and opening them during bright scenes to maintain brilliance and clarity. All of this without any digital processing, without artificial post-processing: it is a purely mechanical and optical action, which guarantees an authenticity of image that software-based contrast enhancement simply cannot provide. The claimed result is a dynamic contrast ratio of up to 100,000:1 when XGIMI's DBLE Dynamic Black Level Enhancement technology, running on the proprietary X-Vision Image Chip, also comes into play. This DBLE technology analyses dark areas of the image in real time and refines black level management with a precision that the dual iris alone cannot achieve on the very fine transitions between shadows and highlights.

On the optical front, the TITAN Noir Max is fitted with the X-Master Red Ring Lens Pro, a 15-element lens with 14-layer vacuum coating, delivering 99.6% light transmittance and incorporating aspherical glass to suppress spherical aberration. This is a very high quality optical system, comparable to what traditional Japanese manufacturers offer on their reference models. The throw ratio of 0.98 to 2.0:1 provides remarkable installation flexibility, allowing a 100-inch image to be projected from a distance of between 2.21 and 4.42 metres depending on the optical zoom setting. The motorised lens shift covers ±130% vertically and ±50% horizontally generous values that greatly ease integration into rooms with varied configurations, whether installed on a low cabinet, projecting from the back of a room, or ceiling-mounted. A Lens Memory function, available via OTA update, allows up to five custom lens positions to be saved and enables instant switching between standard 16:9 and ultra-wide 2.35:1 CinemaScope formats, with automatic recall of zoom, focus and lens shift a feature long reserved for luxury projectors costing tens of thousands of euros.
The processing engine is built around the MediaTek MT9681 SoC, paired with 4GB of RAM and 64GB of storage. This processor is the same as the one found in the original TITAN, but the absence of a built-in Android interface the TITAN Noir Max has no native operating system means its resources are entirely dedicated to video signal processing and image quality. For gaming enthusiasts, the performance is remarkable: 1ms input lag at 1080p@240Hz, 2.2ms at 1080p@120Hz and 3ms at 4K@60Hz, with VRR and ALLM support for a tear-free, lag-free experience. The connectivity is comprehensive and well thought out: three HDMI inputs including one with eARC support, one USB 3.0, one USB 2.0, a Gigabit LAN port, an optical output and an analogue audio output. Sound is handled by two 12-watt Harman Kardon speakers with DTS Virtual:X support a quality audio signature for a device in this category, even if the majority of TITAN Noir Max users will likely integrate it into a setup with a dedicated amplifier and speakers.

Finally, the compatibility certifications match the projector's ambitions: IMAX Enhanced, Dolby Vision, HDR10+, Filmmaker Mode and Dynamic Tone Mapping form a complete passport for enjoying the full range of premium content available on streaming platforms and physical media. The advertised lifespan of the laser light source is 20,000 hours a reassuring figure for an investment of this magnitude. All of this in a chassis measuring 334 x 248 x 149mm and weighing 8.1kg, supplied with a Bluetooth remote control and, for the Max model exclusively, a premium carrying case a detail that perfectly encapsulates the unashamedly luxury positioning of this flagship model.

The TITAN Noir Max is not a lifestyle projector, and you feel that from the very first use. XGIMI has completely stripped out the smart TV ecosystem that characterised its consumer models: no Google TV on board, no built-in streaming applications, no Android interface. In its place, you find a minimalist media player that handles files stored on USB-connected physical media or accessible via the local network. For streaming, an external solution is absolutely necessary an Nvidia Shield, Apple TV, Amazon Fire Stick or any other HDMI dongle of your choice. This deliberate design decision has a direct and valuable payoff: all of the MT9681 processor's resources are entirely dedicated to video signal processing and image quality, without any parasitic software layer eating into performance.

But beyond that, I have rarely seen menus as comprehensive as these on a projector of this type. There is enough here to get genuinely lost in, and that is almost a compliment. XGIMI has clearly set out to give the TITAN Noir Max a level of control worthy of professional-grade equipment, and the result speaks for itself. Among the many options available, two caught me completely off guard because I had never encountered them before on any projector: a setting specifically dedicated to colour-blind users, allowing the colour reproduction to be adapted to different types of visual impairment, and a second menu designed to adjust colours for the eyes of elderly viewers though the manufacturer has neglected to specify from what age this applies, leaving a certain margin for interpretation.

These thoughtful touches, however anecdotal they may seem to most users, reflect a genuine and uncommon commitment to accessibility in this sector.

I should also clarify the conditions under which I received and tested this unit. Upon receiving the projector, I had to install firmware version 1.0.56 via the internet, followed by two additional updates delivered via USB. The manufacturer confirmed to me that this is the version that will be shipped to Kickstarter campaign backers. This update is far from trivial, as it introduces the Anti Rainbow Effect function, improved dynamic contrast management and more refined control of the mechanical iris. The Lens Memory function, however which enables instant switching between 16:9 and CinemaScope formats is not yet part of this update and will arrive at a later date via OTA. This is worth keeping in mind for early adopters.

Otherwise, the menu architecture follows the same logical and coherent structure already established on the TITAN. Before getting into the picture modes, I want to highlight the exemplary quality of the optical block management system. When adjusting zoom and lens shift, a test pattern appears on screen that continuously indicates the position of the lens relative to its zero point that is, the neutral position with no active lens shift applied. It is a detail that sounds simple but radically changes the comfort of the installation process, particularly when ceiling-mounting or precisely aligning the image onto a framed screen. This kind of visual aid, I have encountered far too rarely on projectors, even considerably more expensive ones, and its presence here is genuinely welcome.

The menus are therefore entirely focused on the projector's essential functions. The "Image Correction" section brings together all installation-related settings: optical zoom, lens shift, keystone correction and image alignment. The "Brightness and Display" section concentrates all colour-related adjustments as well as iris management the true beating heart of the TITAN Noir Max. The basic parameters cover the usual controls: brightness, contrast, saturation and sharpness. But it is the "Professional Settings" menu that reveals the full ambition of this device. Here you will find all the tools required for precise and rigorous calibration: colour space selection, gamma adjustment, greyscale correction in both 2-point and 11-point modes for fine-tuning the luminance curve, a full three-dimensional CMS covering the entire gamut, and laser power control on a scale from 1 to 10 with an additional boost mode beyond level 10, labelled 10+.
The available SDR picture modes number seven: Standard, Film, Sports, Filmmaker, ISF Night, ISF Day and Performance. These modes naturally extend into HDR variants, supplemented by a dedicated IMAX Enhanced mode. Dolby Vision Dark and Dolby Vision Bright modes are also on hand, allowing the rendering to be adapted depending on whether the room is in complete darkness or subject to residual ambient light. Standard coverage is therefore total and uncompromising and I must not overlook the presence of the relatively rare HDR10+.
Contrast management deserves special mention for how rich and well-conceived it is. You have access to local contrast, which works zone by zone across the image to refine light gradation without clipping highlights or blocking up shadows; dynamic contrast driven by the mechanical iris; and an AI contrast mode that intelligently analyses content to adapt the rendering in real time. On top of that, the Dynamic Black Level Enhancement gives access to a function called "Dynamic Black Correction", which allows fine-tuning of black depth in the darkest scenes. A particularly interesting innovation takes the form of a colour compensation slider, designed to counterbalance the subtle colour temperature shifts induced by dynamic laser power management — because when the iris closes and laser output varies, colour temperature can drift slightly towards warm or cool tones. This slider allows the user to manually correct this effect and maintain perfect chromatic neutrality under all conditions.

A dedicated HDR Dynamic Tone Mapping function also makes an appearance in the menus. Dynamic Tone Mapping, for those unfamiliar with the concept, is a technology that adapts in real time the way the projector handles the brightness information contained in HDR metadata. In practical terms, HDR content is encoded for brightness levels that often far exceed what any projector however luminous can reproduce in a domestic cinema environment. Without DTM, the projector applies a fixed tone curve that can result in highlight clipping or lost shadow detail. With DTM active, the device analyses the content scene by scene and dynamically adjusts the luminance curve to preserve detail in both highlights and shadows simultaneously, delivering a faithful and balanced HDR image regardless of the brightness level of the source content. As with Dolby Vision sources, an additional option allows you to input your screen size and gain, so that the tone mapping engine can optimise its processing based on the actual capabilities of your specific installation.
For general video processing, the user has access to a motion smoothing aid to reduce judder on fast-moving content according to personal taste, as well as a Super Resolution mode that enhances the perceived sharpness of compressed sources or content below native 4K resolution. Finally, credit where credit is due: the Gaming section of the TITAN Noir Max is simply exemplary. XGIMI has not merely ticked boxes the company has thought of everything. You will find input lag reduction, VRR support to eliminate screen tearing, ALLM for automatic low-latency game mode activation when a console is connected, a choice of crosshair overlays for FPS games, and different picture modes optimised for specific game genres: action, RPG, sports and racing. And to round things off, the TITAN Noir Max supports 3D which could hardly be better timed: the third instalment of Avatar should not be too far from making its way into our living rooms !

Operating noise and integrated sound system quality :
Before diving into the image performance itself, let us take a look at two practical but essential aspects of day-to-day comfort: operating noise and the quality of the built-in sound system.
Let us start with noise, and the news is broadly excellent. To put the measurements into context, the residual noise level in my projection room with the projector switched off was 34.4 dB at the time of the test already a very quiet environment, typical of a dedicated room in the evening. With the projector switched on and laser power set to 10, the reading climbs to... 35.1 dB. In other words, practically nothing. Peanuts. The fan is running, but it is so discreet that it literally blends into the ambient noise of the room and disappears the moment content begins playing. Pushing brightness to level 10+, the boost mode, fan noise rises to 35.9 dB, which remains entirely acceptable and imperceptible under the vast majority of viewing conditions. Up to this point, the performance is remarkable, worthy of the very best in its category.



Where things take a turn for the worse, however, is in "Performance" mode, the projector's brightest setting, the one that pushes the lasers to their absolute limits to reach the peak output of 7,000 ISO lumens. In this configuration, I measured 59.5 dB, a level I have no hesitation in describing as unbearable for relaxed viewing. We are talking about decibel levels comparable to a dishwasher running an intensive cycle or an animated conversation in an adjoining room, with the fan noise becoming all-pervasive and impossible to ignore. Performance mode exists solely to achieve maximum brightness — it is simply not a viable option from a home cinema perspective.
Now let us turn to the integrated sound system, bearing the Harman Kardon name. Two 12-watt speakers with DTS Virtual:X support for virtual sound spatialisation on paper, that is an impressive calling card for a projector. And to the ear, you are genuinely surprised by the finesse and precision of the reproduction. The midrange is clean, voices are well-defined and natural, and the soundstage is wide and open thanks to Virtual:X, which does an honest job of expanding the perceived space. For listening to music, watching a series or running a quick demonstration, this system holds its own admirably. But let us be clear-eyed about it: it lacks body. The bass is timid, and the low-frequency dynamics are insufficient to convincingly deliver action sequences, explosions, orchestral scores or the raw power of a well-mixed science fiction film. The Harman Kardon system in the TITAN Noir Max is refined, elegant and precise but it simply does not have the muscle to shake the walls.
Power consumption :
The TITAN Noir Max's power consumption follows logically the same curve as its noise levels, with figures that deserve to be put into perspective. In standard use with laser power set to 10, the unit draws 199.9 watts, this is the figure that will apply to the vast majority of home cinema sessions. Stepping up to boost mode at 10+, consumption rises to 234.3 watts, and unsurprisingly, Performance mode swallows 352.4 watts, which is consistent with the considerable effort demanded of the lasers to reach that peak brightness level.


But it is when measured against its actual performance that the standard mode consumption figure becomes truly meaningful. Because this TITAN Noir Max is capable, at 199.7 watts with laser power set to 10, of delivering a luminance of close to 500 cd/m² with accurate and faithful colours. That is a particularly favourable performance-to-consumption ratio, made all the more noteworthy when you recall that this same operating mode is also the one in which the projector runs near-silently. Bright, accurate and quiet for under 200 watts: that is a combination worth highlighting.
Sharpness and image precision :
This was without doubt the area where my concerns were greatest before receiving this unit. Moving from a 0.78-inch DMD chip to a 0.47-inch chip, however technologically advanced, raised a legitimate question: had XGIMI sacrificed image precision on the altar of contrast? The answer is no, and it is in fact more nuanced than that.
The TITAN Noir Max's optical block is, it bears repeating, of remarkable quality. The X-Master Red Ring Lens Pro, with its 15 elements, 14-layer vacuum coating, 99.6% light transmittance and aspherical glass for spherical aberration suppression, provides an extremely high-level optical foundation. The optical zoom covering a throw ratio of 0.98 to 2.0:1, combined with the motorised lens shift of ±130% vertically and ±50% horizontally, not only allows great installation flexibility but also ensures that the optical chain operates under optimal conditions regardless of the chosen configuration. This is an optic built for precision, and the results reflect that.

To evaluate fine detail reproduction, I used my standard 4K resolution test pattern, composed of colour lines crossing both vertically and horizontally. The principle of this test pattern is simple but demanding: each colour line must be separated from its neighbour by a single-pixel white gap a separation that can only be correctly reproduced if the projector is capable of fully exploiting its native 4K resolution in its entirety. It is an unforgiving test that tolerates neither optical approximations nor focus inconsistencies, and immediately reveals any compression or loss of definition anywhere in the processing chain.
The result surprised me in the best possible way. Not only does the TITAN Noir Max reproduce this test pattern with precision at least equal to that of the first-generation TITAN which was already my best-case scenario going in but it actually performs slightly better. The white separation gaps between the colour lines are sharper, cleaner and more consistent across the entire projected surface, including in the corners. The small 0.47-inch SST chip, paired with the excellence of the Red Ring Lens Pro, therefore manages to hold its own against the large 0.78-inch HEP chip of the original TITAN in terms of precision and even edges ahead of it on certain fine criteria. XGIMI has not traded precision for contrast: it has managed to achieve both simultaneously.
Motion handling and fluidity :
Image fluidity is a subject worth dwelling on, as it is one of the most complex aspects for a home cinema projector to master, and the TITAN Noir Max is not immune to this reality in its current software version.
Let us start by explaining what 24p actually is or more precisely, 24 frames per second, which is the historic frame rate of cinema. Since the earliest days of filmmaking, movies have been shot and projected at 24 frames per second a rate chosen at the time for economic reasons related to film stock consumption, but which has over the decades become the aesthetic benchmark of world cinema. This particular frame rate gives films their characteristic "cinematic look": that slight motion blur on panning shots and fast action sequences that is an integral part of the filmgoing experience as directors conceive and intend it. Today, the vast majority of films available on Blu-ray, via streaming or VOD retain this native 24 frames per second cadence, and reproducing it faithfully is therefore a central challenge for any projector that aspires to be taken seriously as a home cinema device.
The fundamental problem with 24p on modern displays stems from a mathematical incompatibility: projectors natively operate at refresh rates that are 60hz which are not multiple of 24. To display 24 frames per second on a 60 Hz display, certain frames must therefore be held for longer than others, following a pattern known as 3:2 pulldown, which alternates between frames displayed three times and frames displayed twice. This irregular alternation creates what is known as judder a kind of subtle but perceptible stuttering or trembling on slow camera movements and horizontal panning shots, manifesting as a slight image instability that gives the impression that motion is not perfectly smooth. Judder is an arrhythmia in the display cadence, and some viewers are particularly sensitive to it, especially those accustomed to watching films in a cinema where 24p projection is native and uncompromised.
In the current state of firmware version 1.0.56 in my possession at the time of testing, 24p reproduction is clearly not the TITAN Noir Max's strong suit. Judder is present and frankly noticeable on slow panning shots, long takes and dialogue scenes with camera movement. It is bumpy and unstable, and it stands in stark contrast to the overall image quality which is otherwise excellent. It is not an absolute deal-breaker, but it is sufficiently visible that attentive viewers and the typical buyer of this TITAN Noir Max generally is will notice it and find it increasingly irritating over time.
The solution does fortunately exist, and it lies in the frame interpolation engine built into the device. By activating this system at minimum in its medium mode, or by adjusting it manually on a customisable scale from 1 to 10, judder is significantly reduced or even eliminated depending on the level chosen. Frame interpolation works by generating intermediate calculated frames between each real frame, thereby smoothing transitions and eliminating the cadence arrhythmia. The trade-off is the well-known "soap opera effect" at higher levels that ultra-smooth appearance that makes films look as though they were shot at high frame rates or like a television series but the intermediate levels allow a satisfying balance to be found that eliminates judder without undermining the cinematic aesthetic of the content.
I received confirmation from XGIMI's engineers that this weakness has been fully identified internally and that they are actively working to address it in an upcoming software update. That is encouraging news, and the brand's OTA update policy suggests that this fix will indeed arrive in due course.
Input Lag and Gaming performance :
Let us now look at input lag performance, a parameter that is crucial for gamers. XGIMI proudly claims 1ms of input lag at 1080p@240Hz, but in my configuration, with a UHD source at 60Hz, the measurement I obtain is 17.9ms. To put this figure into context, if that same latency is scaled to a 1080p signal at 240Hz, the delay would drop to 4.47ms, a perfectly respectable result and one that is consistent with the manufacturer's claims.

It is worth being precise about what these 17.9ms actually mean in practice at 4K@60Hz. This is the time that elapses between the moment the video signal leaves the source and the moment the corresponding image appears on screen. For cinema or television use, this figure is perfectly acceptable and entirely imperceptible nobody will feel the slightest delay when watching a film or a series. For gamers playing competitive titles that demand immediate reactivity, however first-person shooters, fighting games, rhythm games or any genre where timing precision is decisive, this value sits in something of a grey zone. It is not penalising for the vast majority of players, but the most demanding competitors, accustomed to gaming monitors with latencies below 5ms, will perceive this difference in the most high-pressure gaming situations.
Laser Speckle and Rainbow Effect :
Let us address two phenomena that represent the two traditional plagues of DLP laser projection, and which the TITAN Noir Max must inevitably confront.
Laser speckle is an optical phenomenon inherent to the coherent nature of laser light. Unlike a conventional light source which emits so-called incoherent light, a laser emits light in which all waves are perfectly in phase with one another. When this highly coherent light reflects off a diffusing surface such as a projection screen, the interference between the reflected waves creates a characteristic grainy pattern a kind of shimmer or grain texture superimposed over the image, particularly visible on uniform surfaces such as flat colour areas or skies. This phenomenon is even more pronounced on pure RGB triple laser projectors, such as the TITAN Noir Max, than on dual-laser phosphor systems, because the coherence of three distinct laser beams amplifies the interference.
The best defence against speckle remains pairing the projector with a classic matte white screen. The diffusing structure of this type of surface breaks up the coherence of the reflected light sufficiently to render speckle imperceptible under normal viewing conditions. With an ALR screen, however — those ambient light rejecting screens whose structured surface is designed to preferentially redirect light coming from the projector speckle remains present and visible, albeit at a lower level than what I recorded during my test of the Awol Aetherion. This is a trade-off worth keeping in mind if you are considering pairing this TITAN Noir Max with an ALR screen: the benefit of ambient light rejection will come at the cost of a slight grainy texture on uniform surfaces, and it will be worth finding the ALR screen whose surface structure best minimises this effect with this type of light source.

The rainbow effect is a visual artefact specific to single-chip DLP projectors, manifesting as spectral colour fringing : red, green, blue visible on high-contrast areas when the eye moves quickly across the image. It is caused by the sequential temporal switching of primary colours that is inherent to the operation of the DMD chip, and its perception varies enormously from one individual to another: some viewers are completely insensitive to it and will never see it, while others are particularly susceptible and may find it quickly distracting or even nauseating during extended viewing sessions. To evaluate the effectiveness of the TITAN Noir Max's Anti-RBE function, I enlisted the help of my friend Benji from the BenjiTV channel, who is also testing this unit in parallel and who, unlike me, is sensitive to the rainbow effect. His feedback is unequivocal: the Anti-RBE function is remarkably effective, very convincingly suppressing the rainbow artefacts he would normally perceive on DLP projectors not equipped with this feature. And the icing on the cake activating the Anti-RBE function on the TITAN Noir Max is accompanied by absolutely no parasitic buzzing or electronic noise, whereas the same function when active on the Awol Aetherion generates an audible and unpleasant electronic hum.

Update from April 10, 2026: Integration of BenjiTV’s video :
Benji has published his final verdict on the anti-AEC device. He confirms that it proves effective at neutralizing unwanted color fringing. However, with the current firmware, he notes the presence of distracting visual artifacts, most notably moiré patterning, which detract from the overall image quality.
Overscan and image border :
Two technical points deserve mention here less spectacular than contrast or sharpness, but revealing of the care that has gone into the design of this device.
The first concerns overscan, a phenomenon still encountered on certain projectors, which involves slightly cropping the edges of the projected image in order to mask potential imperfections at the borders of the video signal. In practical terms, a projector displaying overscan trims a few pixels from each edge of the image, resulting in a slight loss of information and an image that no longer corresponds exactly to the source signal. On the TITAN Noir Max, the news is good: no overscan is present whatsoever. The projected image is complete, uncropped and pixel-perfect from edge to edge. What the source sends is what the screen shows, with no sacrifice at the borders.

The second point is even more interesting from a technical perspective. Older projectors equipped with previous-generation 0.47-inch DMD chips exhibited a characteristic visual defect well known to those familiar with the technology: a visible light grey border surrounding the active image area, generated by inactive micromirrors at the periphery of the chip which, while not being called upon to form the image, nonetheless reflected a tiny amount of stray light towards the lens. This peripheral greyish halo, subtle but consistently present, would undermine the visual cleanliness of the projection and betray the physical limitations of the chip. On the TITAN Noir Max and its SST chip, this defect has simply vanished. Whether it has been structurally corrected by the new SST micromirror architecture, or whether it is absorbed and concealed by the exceptional black depth delivered by the dual iris combined with DBLE, the result is in any case perfectly clean: no border, no peripheral light leak, an image that begins and ends exactly where it should. This is very good news, and a further sign that the SST chip represents a genuine and tangible step forward over the generation that preceded it.
Colorimetry: Measurement methodology and picture mode analysis :
Before diving into the colorimetric analysis itself, a methodological point is in order and it is an important one. Correctly measuring an RGB triple laser projector is no trivial matter, and measurement conditions are absolutely decisive in obtaining reliable and usable results. For this review, I have scrupulously adhered to the specific equipment requirements for this type of light source: all probes are directed towards a gain-1 white screen, a non-negotiable condition for avoiding the spectral distortions induced by high-gain surfaces or ALR screens. The measurement profile was generated by a Jeti 1501 Hi Res spectrophotometer, a reference-grade instrument offering 2nm spectral accuracy for the benefit of a Klein K10A colorimeter driven via Calman Professional. This level of equipment is not a luxury; it is an absolute necessity when dealing with an RGB triple laser whose narrow, coherent spectrum defeats virtually all consumer-grade measurement instruments.

I want to be direct on this point: disregard all the so-called colorimetric measurements of triple laser projectors that proliferate online, produced at best with spectrophotometers whose spectral accuracy does not hold up at 2nm, and even more so measurements carried out with unprofiled consumer colorimeters. These instruments, however respectable they may be in other contexts, are completely overwhelmed by the narrow spectral peaks of triple laser and systematically produce skewed results, sometimes spectacularly so. As for the esoteric theories about D75 and metamerism fed by AI chatbots that flourish in certain circles of "lunatics", they simply have no place in any serious discussion of colorimetry. The figures I am about to present come from a rigorous professional measurement chain that is the only valid basis for an honest analysis.

Let us begin with gamut coverage, which is one of the most impressive characteristics of this TITAN Noir Max. The measurements confirm what the theory of RGB triple laser suggested: the colorimetric coverage of this device is simply remarkable. In CIE 1931 xy colour space, the TITAN Noir Max covers 96.54% of BT.2020 and 98.92% of DCI-P3, the reference colour space for digital cinema. In CIE 1976 uv colour space, the figures are even more telling: 98.54% of BT.2020 and 99.44% of DCI-P3. The TITAN Noir Max has a native gamut considerably wider than BT.709 requires, which is characteristic of triple laser sources and confirms the richness and potential saturation of primary and secondary colours this projector is capable of producing.
The spectral power distribution, measured with the Jeti 1501 Hi Res spectrophotometer, reveals with absolute clarity the characteristic signature of RGB triple laser: three perfectly defined, narrow spectral peaks centred respectively on blue around 465nm, green around 525nm and red around 638nm, with no parasitic spectral energy whatsoever between these three lines. This is the optical identity card of pure triple laser, and it explains both the extraordinary colorimetric purity of this light source and the challenges it poses to non-adapted measurement instruments. These ultra-narrow peaks are the signature of quasi-monochromatic light for each primary colour, which translates directly into colour purity and saturation that no other lighting technology can match at this brightness level.
Let us now move on to the analysis of the out-of-box picture modes ; that is, with no calibration intervention whatsoever. And this is where the measurements become particularly instructive. Of all the factory presets available in SDR, it is ISF Night mode that performs best straight out of the box. With an average ColorChecker delta E of 1.54, rec.709 coverage of 98.9%, a greyscale average delta E of 2.05 and a maximum luminance of 497.15 cd/m², this mode presents the best combination of colorimetric accuracy and white balance tracking among all available presets. The RGB Balance is remarkably stable and well-balanced across the entire luminance range, and the EOTF curve closely follows the theoretical reference. This is clearly the recommended starting point for anyone wishing to enjoy a faithful image without going through the calibration process.
The other factory modes deliver highly variable results. Standard and Sport modes exhibit significant white balance drift, with visible colour casts in the reds and blues that the RGB Balance graphs make immediately apparent, and average greyscale delta E figures exceeding 12 and 8.45 units respectively. Performance mode, with its maximum luminance of 1,236.8 cd/m², is in a category of its own, it has no business being used for critical viewing, and its catastrophic colorimetric results, with an average ColorChecker delta E of 30.16 and a completely derailed white balance, confirm this without any ambiguity.
Finally, I must address a point that specifically concerns professional calibrators who might be tempted to take this device in hand. Despite the presence of all the tools required for a complete calibration — 2-point and 11-point greyscale adjustment, a full three-dimensional CMS covering the entire gamut, colour space and gamma selection, the TITAN Noir Max is particularly laborious to calibrate. The reason is structural: the greyscale and CMS adjustment patches have an impact on the entire projected image, including in the areas one takes care to exclude from the measurement window. In practical terms, even when taking all the usual precautions to isolate the probe in a neutral area of the screen, adjustments made in the menus affect the entire projected surface, which disrupts readings and makes calibration iterations considerably more challenging — forcing you, for each and every measurement, to dismiss the menus, take your reading, recall the menu, make the correction, then dismiss the menu again to assess its impact. It is a slow and thoroughly laborious process.
HDR and Dolby Vision management :
Before analysing the HDR picture modes in detail, it is worth acknowledging the quality of the TITAN Noir Max's Dynamic Tone Mapping engine, which proves particularly effective. To verify this rigorously, I used the Spears & Munsil 4K HDR disc suite, which represents a reference standard for evaluating the HDR handling of a projection device. It offers scenes encoded at progressively higher brightness levels, each designed to push the projector's ability to manage extreme HDR metadata without losing highlight detail or blocking up shadows. The TITAN Noir Max passed every one of these challenges without the slightest difficulty: 600 nits, 1,000 nits, 2,000 nits, 4,000 nits and even 10,000 nits on the horses-in-snow scene the most demanding in the suite were all handled with remarkable control, simultaneously rendering detail in both bright and dark areas without visible clipping or shadow information loss. This is a performance that places the TITAN Noir Max among the best HDR managers I have had occasion to measure on a DLP projector.
Let us now move on to the detailed analysis of the HDR picture modes straight out of the box.
Film HDR mode delivers a ColorChecker average delta E of 4.46 and a maximum luminance of 481.16 cd/m². The white balance shows slight instability in the midtones, with a minor red-blue cast visible on the RGB Balance graph, but the EOTF curve tracks the PQ reference correctly across most of the range. The greyscale average delta E of 6.36 remains within acceptable limits for an uncalibrated factory preset. A solid mode, without being the best of the series.
Filmmaker HDR mode stands out favourably with a ColorChecker average delta E of 3.55 one of the best out of the box among the HDR modes. Maximum luminance reaches 500.29 cd/m². White balance is broadly more stable here than in Film mode, though a slight blue channel depression appears in the midrange. The EOTF curve shows a minor overshoot in the highlights that results in a slightly overexposed appearance in the brightest areas a behaviour that may displease purists but in practice gives the image a sense of vitality and visual impact.
IMAX Enhanced HDR mode delivers results very close to Filmmaker HDR, with a ColorChecker average delta E of 11.32. Maximum luminance is 481.49 cd/m². White balance here shows a pronounced green-blue cast in the midtones clearly visible on the RGB Balance graph which translates into a slightly cool image relative to the reference. The EOTF curve shows similar behaviour to Filmmaker HDR, with an overshoot in the highlights.
ISF Day HDR mode delivers a ColorChecker average delta E of 5.07 and a maximum luminance of 500.07 cd/m². White balance is reasonably well maintained in the low and mid luminance range, with a slight blue channel depression that becomes more pronounced towards the highlights. The greyscale average delta E of 5.19 is respectable. The EOTF curve shows the same characteristic highlight overshoot observed across several other HDR modes on the TITAN Noir Max.
ISF Night HDR mode is unquestionably the best HDR preset straight out of the box, confirming the superiority already observed in SDR. With a ColorChecker average delta E of 3.55 , identical to Filmmaker HDR but a greyscale average delta E of 4.91 that is marginally better, it is the mode that offers the most balanced combination of colorimetric accuracy, greyscale fidelity and EOTF tracking. Maximum luminance is 501.19 cd/m². While white balance is not perfect, this is clearly the recommended starting point before any calibration.
Standard HDR mode brings up the rear with the least convincing results in the series outside of Performance mode: a ColorChecker average delta E of 7.62, a greyscale average delta E of 11.97, and a white balance heavily skewed towards blue across the entire luminance range the blue channel drift is spectacular on the RGB Balance graph, reaching above 115 at mid-range. Overall colorimetric fidelity suffers significantly as a result. This mode is clearly not recommended for critical viewing.
Regarding the Dolby Vision modes, the two variants Dark and Bright present distinctly different characteristics that reflect their respective intended use. Dolby Vision Bright mode delivers a ColorChecker average delta E of 3.55 a remarkable result for a factory preset and a maximum luminance of 499.03 cd/m². Dolby Vision Dark mode for its part delivers a ColorChecker average delta E of 4.44 and a maximum luminance of 497.85 cd/m².
Contrast, brightness and the impact of the iris on colorimetry :
This is without doubt the most fascinating part of this review the one that justifies the very existence of the TITAN Noir series and helps explain why XGIMI made the technical choices we detailed earlier. Let us start by establishing a fundamental principle that too few analyses take the trouble to state clearly: the luminance that truly matters is not the maximum figure a projector can achieve by pushing every slider to its limits it is the luminance obtained with accurate and faithful colours, under the real conditions of serious home cinema viewing.

In the case of the TITAN Noir Max, this reference luminance is the one measured in ISF Night mode our best factory preset straight out of the box with laser power set to 10. The result is 497.15 cd/m² in other words, close to 500 cd/m² with certified colour accuracy, a ColorChecker average delta E of 1.54. It is important to clarify that this 500 cd/m² measurement is taken on a gain-1 white screen of 100 inches diagonal in a pure measurement context, representing approximately 4,289 ANSI lumens a considerable brightness level. But let us be clear: this is not the target value of a professional calibration. The calibrator's work is precisely to bring this output down to physiologically healthy levels suited to the content being watched. In SDR, the recommended target sits around 100 cd/m², in order to avoid visual fatigue during extended sessions and to comply with home cinema reference standards. In HDR, the target rises to approximately 300 cd/m² a level that provides sufficient headroom to render brightness peaks with impact and conviction while maintaining a coherent luminance hierarchy between dark areas and highlights. In both cases, the TITAN Noir Max is more than capable of delivering and with comfortable margin to spare. Because this is precisely where the decisive advantage of this architecture lies: by reducing laser power and using the mechanical iris system to reach these targets, whether SDR or HDR, the TITAN Noir Max retains a luminous reserve that allows it to drive black levels down to depths that few projectors can reach at equivalent brightness. The combination of generous luminous headroom and a high-performing dual mechanical iris thus makes it possible to maintain remarkable image dynamics across all calibration scenarios, with deep blacks, a contrasty image and shadow reproduction of a richness that the sequential contrast measurements confirm objectively.
It is true that activating the laser 10+ option pushes maximum luminance to 622.61 cd/m², equivalent to approximately 5,380 ANSI lumens on a 100-inch screen a tempting brightness gain on paper. But the measurements are unambiguous: at this power level, colorimetry degrades significantly, the ColorChecker average delta E climbs to 13.48 and white balance drifts noticeably. The combination of laser power at 10 with accurate colours therefore remains the absolute reference for demanding home cinema use, and it is from this foundation that the mechanical iris works its magic.
The summary table I compiled from my measurements on the second firmware illustrates with particular clarity the impact of each iris position on white luminance, black level and measured sequential contrast. At maximum aperture f/2.0, the reference point for our table, white luminance reaches 495.27 cd/m², black level is 0.26 cd/m² and the measured sequential contrast ratio stands at 1,930.92:1 already a solid starting point. Moving to f/3.0, white luminance drops to 396.61 cd/m² (-19.9% versus f/2.0), but black level collapses to 0.10 cd/m², pushing sequential contrast to 3,841.63:1 nearly double the contrast of f/2.0 for a brightness loss of barely 20%. This is a perfect demonstration of the dual iris's effectiveness: closing the aperture slightly delivers a massive improvement in contrast without excessively sacrificing brightness. At f/4.0, luminance falls to 365.45 cd/m² (-26.2%) and black level to 0.10 cd/m², for a sequential contrast of 3,788.76:1. At f/5.5, luminance drops to 218.90 cd/m² (-55.8%) and black level reaches 0.05 cd/m², for a sequential contrast of 4,696.71:1. And finally at f/7.0, maximum closure, luminance is down to just 96.72 cd/m² (-80.5%) but black level falls to 0.02 cd/m² for a sequential contrast of 5,663.91:1 the highest level measured on this device, confirming the manufacturer's claims regarding the capabilities of the SST chip combined with the dual iris. It is worth noting in passing that at f/7.0, with a white luminance of 96.72 cd/m², we find ourselves precisely in the target zone for SDR home cinema calibration and the accompanying black level of 0.02 cd/m² then delivers image dynamics and black depth that are truly exceptional for a DLP projector. The dynamic iris, enabled by default, sits at 327.60 cd/m² white luminance (-33.9% versus f/2.0), with a black level of 0.07 cd/m² and a sequential contrast of 4,552.17:1.

One of the essential questions raised by the use of a mechanical iris in a home cinema projector is its impact on colorimetry. Because while closing the iris improves contrast by reducing stray light, it also modifies the DMD's illumination conditions and can potentially induce colorimetric drift. I therefore measured the iris's impact on the colorimetry of ISF Night mode, and the results are particularly instructive. In ISF Night mode with the dynamic iris active, the ColorChecker average delta E improves slightly to 2.36, for a maximum luminance of 363.30 cd/m² and a black level of 0.11 cd/m². The white balance shows a slight red channel depression in the midrange, but remains within entirely acceptable limits. Activating both the dynamic iris and the Dynamic Black Level Enhancement simultaneously brings black level down further to 0.05 cd/m² for a white luminance of 366.21 cd/m², with the ColorChecker average delta E settling at 2.69 a combination that maximises black depth without significantly degrading colorimetric fidelity. This is precisely what the dual iris combined with DBLE promises, and the measurements confirm it.
The colorimetric progression is also visible when analysing the Calman snapshots at different iris positions with dynamic contrast enhancement active. At iris f/2.0 with dynamic enhancement active, the ColorChecker average delta E is 2.41 for a maximum luminance of 497.37 cd/m² and a black level of 0.13 cd/m². At iris f/3.0 with dynamic enhancement active, the ColorChecker average delta E drops further to 2.34 for a luminance of 393.93 cd/m² and a black level of 0.05 cd/m² sequential contrast reaching a particularly high value here thanks to the synergy between partial iris closure and DBLE processing. At iris f/4.0 with dynamic enhancement active, the ColorChecker average delta E is 3.07 for a luminance of 327.60 cd/m² and a black level of 0.03 cd/m² the slight delta E degradation compared to previous positions remains within perfectly acceptable limits.
The conclusion of this analysis is clear: the TITAN Noir Max's mechanical iris is a remarkably well-designed tool that allows black level and luminance to be simultaneously reduced without significantly disrupting colorimetry. For the calibrator, this architecture represents a considerable advantage: whether targeting the 100 cd/m² recommended for SDR or the 300 cd/m² suited to HDR, they find themselves in each case within an operating range where the dual iris combined with dynamic contrast delivers its best black depth performance, making it possible to maintain image dynamics and shadow richness that are truly exceptional for a DLP projector. This is exactly what the "Noir" designation promised and the measurements prove it.
The numbers have spoken, and they are convincing. But a review would not be complete without the ultimate test: real content, the films we love, the scenes that make the heart race and reveal what a projector truly has inside it when asked to tell a story rather than display a test pattern.
I started with Alien: Romulus, and the choice was far from arbitrary. The opening sequence, set in deep space, with the gradual discovery of the Nostromo's wreck drifting in absolute darkness, is one of the most demanding scenes you can submit to a home cinema projector. The ship's hull emerges slowly from the shadows, lit by meagre reflections of cold light, zones of total blackness framing metallic details of surgical precision this is exactly the type of scene that humiliates projectors incapable of holding their black levels. On the TITAN Noir Max, this sequence is simply breathtaking. The Nostromo appears against a background of ink-black, of abyssal depth. The transition between the blackness of space and the illuminated areas of the ship is remarkably fluid and natural, without the greyish veil that ordinarily characterises DLP projectors in high-contrast configurations.
Predator: Badlands offered another test of choice with the fight scene between the two brothers at the beginning of the film, in the depths of a cave barely lit by flashes of combat. This sequence is a festival of micro-contrast: masked faces emerging from the darkness, cast shadows overlapping on rough rocks with complex textures. It is the ideal testing ground for evaluating shadow reproduction and depth separation in dark areas in other words, the true definition of what XGIMI calls "Noir". The result is once again impressive: each character occupies their own space in the depth of field, rock textures are present and detailed even in the least illuminated areas. The dynamic dual iris does remarkable work here, adapting in real time to the frantic lighting changes of the scene without ever producing the brightness pumping that characterises poorly calibrated dynamic iris systems. The transition is smooth, invisible, natural.
Sam Mendes' 1917 is a film I know inside out, and one I regularly use as a reference in my reviews for its extraordinary cinematography by Roger Deakins a director of photography who commands light like no other. The famous night sequence in the burning village, where the protagonist runs through a shower of sparks between blazing buildings, is a masterclass in the simultaneous management of highlights and shadow areas. The orange and red flames must blaze with intensity without clipping, while the shadowed areas between the buildings must remain inhabited with detail silhouettes, debris, wall textures without drowning in darkness. The TITAN Noir Max handles this challenge with remarkable assurance. The flames burn with a saturation and warmth that physically evoke the heat of fire, while the surrounding shadows retain their depth and richness. The HDR management by the DTM engine is perfectly readable here: no highlight clipping, no detail lost in the shadows, an image that breathes and lives. The scene in the flooded trenches, with its mixture of grey mud, black water and rare reflections of white light, is perhaps even more revealing: the rendering of the washed-out greys and beiges of the mud is of remarkable subtlety and precision, confirming what the greyscale measurements had already suggested the TITAN Noir Max handles nuance with a beautiful finesse.
At the end of this extensive review, a finding emerges with the clarity that only measurements and hours of viewing can provide: the XGIMI TITAN Noir Max is a projector that matters. It marks a genuine milestone in the history of consumer DLP projection, not because it excels on one isolated criterion, but because it is the first in its category to bring together in a single device all the fundamental qualities that any demanding cinephile has the right to expect.
First and foremost, brightness with a generous light output in calibrated mode with accurate colours, equally suited to the demands of rigorous SDR calibration and to HDR rendered with real conviction. Then colour accuracy, with gamut coverage and colour fidelity that rival what the best reference displays have to offer. The absence of rainbow effect, thanks to an effective Anti-RBE function, not entirely without flaws, but admirably silent, where other implementations come accompanied by an audible electronic buzz. And finally contrast, that criterion which was historically the Achilles' heel of DLP projectors, and which here becomes a genuine strength, thanks to the 0.47-inch SST chip and the dual intelligent iris. The blacks delivered by the TITAN Noir Max have little left to envy from the best competing display technologies , the measurements confirm it, and the image makes it immediately felt.
At its Kickstarter launch price, the TITAN Noir Max is, in my view and in the readings of my measurement probes, the best 4K triple laser DLP projector currently available, across all categories UST, lifestyle and dedicated home cinema alike. One point remains to be addressed native 24p handling but it is a contained imperfection that XGIMI's active OTA update policy should resolve in the coming months.
The TITAN Noir Max is not merely a very good projector. It is the demonstration that DLP projection has finally found a serious answer to the contrast performance of competing technologies. And that changes quite a lot.

114 Commentaire(s)
Excellente article, merci.
Question : quel appareil photo utilisez-vous pour prendre des photos ? Si je prends des photos avec mon iPhone de mon projecteur (Valerion), les couleurs sont toujours très rouges …
Merci, c’est le souci du spectre dominant rouge sur les appareils triple laser, il faut compenser avec les réglages de teinte, l’exposition etc… mais c’est compliqué.
Merci Grégory!
Encore un test aux petits oignons où l’on sent la passion à chaque ligne! J’avoue que je ne m’attendais pas à de tels résultats avec cette nouvelle puce. Comme quoi, il est bon de se tromper parfois ^^
Il y a dans ce nouveau VP une subtilité qui m’échape. D’un côté, on peut faire varier la luminosité générale grace aux iris (les fameux f/2.0 jusqu’à f/7.0), mais on peut également faire varier la puissance du laser sur une échelle de 1 à 10+. Quelle est la différence? Dans quel contexte utilise t’on l’un, et dans quel contexte utilise t’on l’autre?
Egalement, tu indiquais que l’usage d’une toile à gain négatif s’était avéré particulièrement pertinent lors du test du Titan classique. Est-ce que tu as eu l’occasion de tester cela avec le Noir Max?
Pour répondre à ta question sur la différence entre le contrôle du laser et l’iris, c’est une subtilité qui mérite effectivement d’être éclaircie. La puissance laser de 1 à 10 agit sur la source lumineuse elle-même. Passer au niveau 10+ revient à forcer la machine au-delà de sa plage de fonctionnement optimale, et les mesures le confirment sans ambiguïté : ça dégrade significativement le travail colorimétrique réalisé en usine. Ce gain de luminosité brute n’a donc aucun intérêt réel en home cinéma, on sacrifie la justesse des couleurs pour des lumens dont on n’a pas besoin.
L’iris, c’est une tout autre histoire et un tout autre outil. Son rôle n’est pas d’augmenter la luminosité mais de l’adapter avec précision à ta configuration réelle : la taille de ton écran, les conditions d’obscurité de ta pièce, et surtout les cibles de calibrage que tu vises. Et en abaissant mécaniquement la lumière, il fait descendre le niveau de noir en même temps que la luminance, ce qui améliore directement le contraste perçu. C’est là sa vraie valeur ajoutée.
Sur la question de l’écran technique : le premier TITAN bénéficiait effectivement d’une toile à gain négatif dans mon test, et ce n’était pas un luxe, son absence d’iris le rendait dépendant d’une aide extérieure pour améliorer son contraste. Le TITAN Noir Max n’a pas ce besoin. Par ailleurs, le triple laser RGB du Noir Max est plus sensible au speckle laser qu’un écran mat classique gère mieux qu’une ALR donc la toile blanche mate reste ici la meilleure alliée, à la fois pour le speckle et parce que le projecteur n’a tout simplement plus besoin d’aide extérieure pour son contraste.
Milles mercis pour ce test très très attendu.
Quand est-il du speekle ?
Vous n’avez pas du lire le test en entier.
Parfait!
@Greg: Merci beaucoup pour ta réponse.
Donc pour résumer: Pour la lumière, on laisse la puissance à 10 et on adapte l’ouverture de l’iris pour avoir la luminance et le contraste adapté à son installation?
Le changement de puissance lumineuse devient il nécessaire uniquement lorsque les conditions de projections changent (projection de nuit VS projection de jour par exemple)?
Bonne nouvelle pour l’écran et le fait qu’il ne faille plus inverstir dans un couteux écran ALR 😀
Oui d’ailleurs comme tu peux le lire dans le test mesures les différents niveaux d’iris fixes abaissent de manière notable la luminance donc l’utilisateur arrivera toujours à adapter sa luminance à la taille de son écran et si l’iris ne devait pas être suffisant, il reste les différents niveaux de puissance laser.
En revanche je ne recommande jamais une projection de jour. La vidéoprotection nécessite qu’on puisse assombrir la pièce dans laquelle on met en œuvre le projecteur, même si le Titan Noir Max atteint quasiment les niveaux de luminance d’un écran plat ;).
C’est très clair, merci
J’ai une autre question à propos de la campagne KickStarter du Titan Noir
D’après ta connaissance de la marque XGimi, est-il possible selon toi que la version vendue aux Early Birds puisse être une pré-série, ou peut-on avoir confiance dans le fait que la machine délivrée sera la version finale?
Plus généralement, est-il courant dans l’industrie VP que les machines vendues sous la même référence puisse faire l’objet de modification interne (optimisation, correction de défaillance)?
Merci et félicitations pour l’excellent article.
Bonjour Greg et merci pour ce test très attendu. J’avais une question concernant l’appareil. Est-il possible de le poser à l’envers sur son socle ? Par exemple pour le mettre en hauteur sans pour autant le fixer au plafond, mais en le posant sur une étagère.
Bonjour, oui et j’avais déjà répondu ce sujet.
Encore un super test du coup on se retrouve avec deux bons produits titan vs titan noir max.
Le coté alimentation séparé c’est un peu pénible pour le noir max je trouve.
Du coup si on devait choisir entre les deux le titan normal serait plus adapté à un environnement dégradé + écran technique et le noir max un environnement contrôlé + écran blanc compte tenu du problème de speckle car sinon il reste rien au titan de base et sa grosse puce j’ai l’impression ?
J’aimerais bien avoir ton avis sur le sujet ^^
Effectivement j’ai du mal à trouver un intérêt au premier Titan face à Noir Max, si ce n’est l’absence de speckle et l’intégration de l’alimentation mais pour le reste mieux vaut choisir le nouveau venu.
Ok merci pour ton retour
Merci pour ce test. As-tu également constaté des artefacts de dithering lorsque l’anti-RBE est activé, comme l’a signalé un autre testeur ?
Bonjour, non en revanche j’ai relevé un souci similaire à du dithering après activation du mode 10+.
Waouh ! Encore un test de référence merci Greg !!!
Xgimi ne cesse de progresser et de nous impressionner…là ça fait franchement envie !😍😍😍
Bon, j’ai un écran ALR gain 0,8 de 120 pouces, penses tu que ça peut passer tout de même ?
Merci d’avance et longue vie
Pas si tu ne supportes pas le speckle.
Merci pour ce super test
Le Titan noir max a l’air d’un titan notamment face au valerion max et pour moins cher avec le kickstarter
Est ce que l’iris fixe de mériterait pas d’avoir un niveau intermédiaire entre le 5.5 et le 7 ?
Et si on baisse le niveau du laser, ça permet d’améliorer encore les noirs ou ça n’a aucun impact ?
Dernière question j’ai peut être mal lu ou mal compris mais le EBL de xgimi a l’air de mieux fonctionner que celui de valerion ou avec moins d’effets négatifs ?
Reste plus qu’il implante correctement le 24p
Mais ça a l’air déjà d’être un must have
Les niveaux intermédiaires peuvent être gérés avec la puissance du laser si besoin.
Quant à la comparaison Valérion – Xgimi elle n’est pas en faveur du premier et oui tu l’auras bien compris à la lecture du test et des mesures, l’EBL a la sauce XGIMI impacté moins les couleurs que la version Valérion/Awol.
J’ai un Sony 5000 dans une pièce de vie, donc murs blanc et avec une toile XS Daylight 1.1 Gen2 de 120 pouces.
Je suis très content de mon Sony mais je trouve que ça manque de puissance, et la gestion du HDR … donc je me tâte à aller du côté de XGimi et plus particulièrement le Titan Max Noir.
Bien conscient de perdre le 4K natif, mais honnêtement ce n’est pas trop grave.
Que pensez-vous de ce choix ? Je pense que le XGimi serait plus adapté dans la salle.
Wow WoW WOW !
Merci infiniment pour ce test !
C’est super rigoureux et ça fait plaisir. Je l’ai lu d’une traitee.
Effectivement, j’ai hâte de pouvoir regarder le dernier Avatar en 3D avec ce Titan !!
Et merci pour toutes les informations que tu as pu fournir sur les écrans de projection.
J’allais partir sur du ALR, mais le speckle me dérange fortement..
Le problème, c’est que le projecteur sera dans mon salon.
Je peux fermer les volets, mais en pleine journée, il y a toujours cette lumière légère ambiante.
Y a-t-il un risque que la lumière ambiante (même légère), soit embêtante avec un écran blanc gain 1 ?
(D’ailleurs si tu as des marques et modèles de références en motorisé tensionné ?)
J’aimerais éviter de délaver les noirs, ou de repeindre tous mes murs 🙁
Merci beaucoup !!
Salut, j’hésite à commander le Titan noir. Penses-tu que la différence sera flagrante avec le Titan noir Max (projection sur mur blanc, peinture écran 1, sur une base de 5,70 m) ? Merci
Bonsoir, je formule d’avis que sur ce que j’ai personnellement testé donc que sur le Titan Noir Max.
PS : Si l’écran fait vraiment 5m70 🫣 mieux vaut partir sur le Max parce que peu de projecteurs sont en capacité d’éclairer correctement cette taille d’image (mais tu voulais peut être parlé de la distance projecteur écran ?).
Bonjour, merci pour le test. Je suis entrain de réfléchir sur une installation avec un écran de 3m50, le titan max fera l’affaire sans perdre en luminosité ? Ça ne sera pas une pièce dédiée mais projection de nuit sans nuissance. Merci
3m50 fingers in the nose pour le Titan Max noir 😊😉
Quelle prouesse technique. Cette nouvelle Puce est redoutable. Merci Gregory pour ton test comme d’habitude complet. Comme quoi le DLP a encore de beau jours devant lui et arrive a combler ses lacunes a force d’amélioration. Certes le prix n’est pas pour tout le monde, mais au fil des ans ces technologies arriveront dans des models plus accessible. La concurrence ca a du bon.
Bonjour Greg, un grand merci pour ce test.
J’ai une question, si je peux me permettre. Je cherche une solution de projection pour son ambiance et la possibilité d’avoir un grand écran escamotable dans le plafond (100-110 pouces) – et puis, la projection c’est vraiment du cinéma ;-). Notre salon est une grande pièce qui comporte une grande baie vitrée difficilement occultable, donc sauf le soir la pièce est toujours légèrement lumineuse (il n’y a pas non plus de lumière frappant directement la toile).
Quelle serait la solution la plus adaptée dans ce sens ? Un UST avec écran CLR, ou un projecteur comme celui présenté dans ce test ?
En vous remerciant encore.
Ah trop bien, il sera mien. Reste à trouver le bon écran. Merci
Superbe test, superbe projecteur. Le nouveau roi est là.
Très belle critique Greg, pour visiblement un très beau XGIMI Noir Max. Ce qui est bien, c’est qu’il est possible d’atteindre la performance en contraste avec les activations nécessaires et l’IRIS positionné, tout en conservant une colorimétrie acceptable. Jusqu’alors, on avait l’impression que les options dégradaient la cohérence colorimétrique globale, alors que là, l’ensemble travaille de concert dans une cohésion salutaire et bénéfique. La mire UHD « passe » moyen, ( par rapport à un Valerion ou un LEICA ), mais peut être-ce dû plus sur le type d’entrée ou le mode de traitement interne ( Ycbcr, RGB ). Un Grand XGIMI Noir MAX ! Bravo. @greg : Très belle plume 😉
Wouha quel article.
Je me souviens du test du Xgiman Titan qui était très complet, mais nous sommes ici aussi sur un test aussi long qui donne tout son intérêt au Titan Noir. Je n’ai pas pu le lire d’une traite 😅 et j’ai dû m’y reprendre à plusieurs reprises 😂
En tout cas, merci beaucoup Gregory.
Je suis dans le même cas que Clemodd et GomaGoma.
J’attends depuis plusieurs années déjà pour passer sur un VP. J’ai failli franchir le pas avec le Titan premier du nom et le Noir a été présenté juste avant que je dégaine la CB 😅
L’idée serait de voir si un UST ne serait pas en préparation (Formovie par exemple) avec cette fameuse puce SST. Cependant, mieux vaut un tu l’as que deux tu l’auras… Et surtout avec le tarif proposé avec cette campagne Kickstarter.
Reste à trouver la toile qui permettra d’obtenir le meilleur rendu dans des conditions d’utilisation qui ne sont pas dans une salle dédiée.
Écran blanc mat 👍
J’ai une petite question afin de pouvoir choisir un écran adapté a ce projecteur ( notamment en taille). Dans ton test tu parles de cible a 100 cd/m2 et 300 cd/m2. Dans un autre test un de tes commentaires donnait une cible entre 100 et 150 ( sans mention de hdr ou sdr).
Saurais-tu me donner les cibles recommandée en sdr et en hdr et également selon l’environnement (dédié ou dalle de vie). Merci d’avance 🙂
Atteindre 300 cd/m² en HDR avec des couleurs justes reste un défi difficile à relever pour la grande majorité des projecteurs, parler de telles cibles avec d’autres modèles que les Titan relève donc du vœu pieux. Le tone mapping est d’ailleurs la solution que l’industrie a adoptée pour pallier aux limites de luminosité des projecteurs. Dans le cas du Titan Noir Max en revanche, viser les 300 cd/m² en HDR est tout à fait réaliste, voire 350, rappelons qu’il délivre une luminance de près de 500 cd/m² à pleine puissance laser, avec des couleurs justes, ce qui laisse une marge de manœuvre confortable.
L’objectif Red Ring est donc exclusif au modèle le plus cher?
La double iris est inclus dans tous les modèles?
Quel est votre expérience avec les prix kickstarter, prix catalogue et prix du marché réel après 6 mois ou plus pour ce genres de projecteurs (toutes marques confondues)? Est-ce qu’on peut s’attendre à des prix proches du kickstarter ou pas du tout?
Merci.
Le Red ring est commun au Max et au Pro.
Salut Greg, comme toujours, j’ai vraiment apprécié votre excellente critique terre-à-terre. Je pense que la cerise sur le gâteau serait un A-Lens – un mot du fabricant à ce sujet ?
Merci avant une éventuelle optique il faut déjà attendre la sortie de l’option de mémoire de zoom.
Est ce qu’un test des autres modèles est prévue j’ai l’impression que le Titan noir pro est au titan noir max ce que l’horizon 20 pro était par rapport a l’horizon 20 max !
Voir aussi si le titan noir tout court même si c’est optique est moins bonne sur le papier voir comme elle est en réalité à l’écran.
Est ce qu’il a un espèce de tableau de conversion entre les iso lumens et les ansi lumens ?
Si le modèle de base reste assez lumineux et qu’il a également le dual iris ça peut être un bon plan ?
Greg je dois être stupide mais je ne vois pas de tableau avec et sans calibration?
Je vois plein de mode diffèrent du titan noir max, j’a
C’est le mode ISF nuit qui fait office de mode calibré. C’est le plus proche des références dès la sortie de boîte.
J’ai mentionné dans le test que les vignettes de menus perturbent les mesures sur l’ensemble de l’image et pas que dans la zone d’affichage du menu.
C’est tentant mais est ce que cette offre est fiable ? Est ce que le shipping est ok pour la France ? Est ce qu’il y a un délai de livraison ?
Xgimi est leader sur le marché du videoprojecteur à domicile donc sur le sérieux de la marque je n’ai pas trop d’inquiétude. 😇
Merci Greg ! En effet je projette avec un Xgimi Horizon 20 Pro et j’ai beaucoup de speckle sur mon écran ALR ! il faut donc passer sur un écran blanc mat, j’imagine compatible 4K ? Une idée du gain idéal ?
1 !
Ok merci !
Gain 0,9 ça peut passer ?
Bonjour et merci Greg pour ce contenu que tu nous offres (oui c’est rare de nos jours) et le plaisir que tu nous transmets à lire tes test !
Petite question toile, car ça sera mon prochain achat avant le projecteur :
La toile tensionné motorisé Celexon 126″ -MWHT serait parfaite pour le projecteur ?
MWHT ou juste mat ?
Car là c’est du PVC avec fibre de verre.
Sinon, d’autres marques et modèles à proposer ?
Merci beaucoup 🙌
Salut Greg, super test comme toujours ! Je voulais savoir si le test avait été réalisé en téléobjectif ou en grand angle. J’ai lu dans certains tests que le grand angle perdait la moitié du contraste par rapport à la position la plus éloignée. As-tu rencontré le même problème ? Bravo et félicitations !
Bravo et merci pour ce travail de test monstrueux, pour un vp qui l’est aussi.
C’est incroyable de voir les innovations mises en place par ce constructeur au regard de ce que proposent sur le même segment de prix les jvc/Sony/epson…etc ils ont clairement des années de retard et avec ce modèle j’ai l’impression d’assister au plantage du dernier clou dans leur cercueil.
@clemmod matte si tu as une salle dédiée ou si salle non dédiée un écran à gain négatif de Celexon ou Adeo (invideo shadowvision chez heimkinowelten).
@surround0, ça sera dans mon salon mais on a fait en sorte de pouvoir mettre des draps noirs sur les murs et on utilisera le projecteur volets fermés.
On voulait ALR, mais on veut pas de speckle donc on suit le conseil de toile blanche mat.
Mais y’a tellement de marques, modèles, problèmes,.. 🤯
Je vais regarder Adeo car je connais pas du tout, merci beaucoup! 🙌
La question est maintenant la suivante : s’il n’existe pas, et qu’il n’existe apparemment pas, de meilleurs projecteurs à ultra-courte focale, devrions-nous revenir aux projecteurs traditionnels comme celui-ci ?
Joyeuses Pâques !
Merci beaucoup pour ce test 👍
Je possède actuellement un epson TW9400 dans une salle dédiée avec un écran blanc mat base 2.30m en format 2:35, est ce que je peux espérer une grosse amélioration de qualité si je le remplace par ce titan noir max ?
Je me permets une question simple, désolé si l’article y réponds déjà, mais pour moi ce n’est pas 100% clair.
Dans la série Xgimi Horizon 20, la puissance lumineuse du MAX est indiquée que pour les grandes tailles d’écran. Ici, avec le Titan Noir et son iris mécanique, je comprends que même le MAX qui a une puissance encore plus élevée que la série 20 peut s’utiliser avec des écrans d’une taille de 100’’, par exemple. L’ « astuce » étant qu’on peut fermer l’iris pour diminuer la puissance lumineuse qui arrive à l’écran, qui dit plus en améliorant les noirs.
Est-ce que ma compréhension est correcte?
Merci d’avance.
C’est exactement ça.
Bonjour Greg, suite à votre brillant et excellent test, étant sensible au. speckle, je pense opter pour un écran blanc mat mais de gain 0,9 au lieu du gain 1 que vous préconisez… Pensez-vous que cela fera néamoins l’affaire avec ce Titan Noir Max ? Merci d’avance !
Bonjour,
Ça devrait le faire.
Bonjour Greg,
Merci pour le test qui m’a poussé à me lancer dans la campagne Kickstarter mais je me demandais si un calibrage de ce vidéoprojecteur etait possible malgré les difficultés rencontrées et si cela est-il possible avec l’anti-RBE actif (je suis sensible aux AEC) ? Le système d’IRIS est-il configurable dans plusieurs modes et pour plusieurs types d’utilisations ? La gestion du contraste dynamique géré par IA est-il a éviter ou améliore t-il le rendu des noirs ?
Bonne journée.
Oui le calibrage est possible (long mais possible). Je n’utilise pas les
otpions de contraste dynamique,
il n’y en a pas besoin avec le système d’iris.
Une question sur l’étalonnage : tu écris ; que c’est très compliqué, à cause des menus qui sont toujours dans le chemin.
Les menus ont-ils une telle place qu’on ne peut pas mesurer à côté des menus ?
Si c’est le cas, cela devrait en fait être corrigé avec une mise à jour du firmware. Parce que c’est vraiment fastidieux…
non ce n’est pas tout à fait ce que je dis. Ce que j’ai écrit, c’est que les menus apparents influent sur les mesures prises sur la totalité de l’image même là où ils ne couvrent pas la zone de projection. Cela rend le calibrage plus long car il faut mesurer sans le menu affiché, appeler le menu de réglage de l’échelle de gris ou du CMS, faire une correction, enlever à nouveau le menu, mesurer et ainsi de suite…
Oui, j’ai mal compris. Mais il doit quand même s’agir d’un bug de firmware, car Dieu merci, ce n’est pas le cas avec d’autres projecteurs. Pour quelqu’un qui calibre constamment les projecteurs comme vous, c’est vraiment extrêmement ennuyeux. Imaginez que ce soit le cas avec tous les appareils.
Ke me permets de vous partager quelques informations que j’ai reçues de la part de Xgimi :
1- Les modèles TITAN Noir prennent en charge la sortie lumineuse adaptative à l’environnement, ce qui signifie qu’ils sont équipés d’un capteur de lumière ambiante permettant d’ajuster automatiquement la luminosité en fonction de l’environnement.
2- Le DBLE, peut être activé à tous les niveaux de luminosité, de 1 à 10.
3- Au sujet du speckle, pour la série TITAN Noir, les tests SGS pour un faible speckle et une faible aberration chromatique ont déjà été réalisés. Le document officiel de certification est actuellement en cours de finalisation.
Selon les résultats fournis par SGS, les performances atteignent déjà le niveau A+.
Nous publierons également la certification officielle dès sa diffusion, afin que vous puissiez tout vérifier directement.
4- Pour l’expérience de visionnage, nous recommandons l’utilisation d’un écran tissé blanc mat. Le TITAN Noir Max dispose d’un rapport de contraste natif de 10 000:1 et, grâce au processeur d’image X-Vision et à l’algorithme DBLE, le rapport de contraste dynamique peut atteindre jusqu’à 100 000:1, offrant ainsi une expérience de visionnage exceptionnelle.
Pour les résultats terrain et pas marketing, ils sont dans mon test.
Bonjour Greg
Nouvelle question: avec le DBLE et l’iris, y a t’il des risques de « perturbations » avec des sous-titres ?
Merci d »avance
Est ce qu’on sait si au final, le titan noir et titan noir pro intègre le dual iris ou pas ?
Si on peut gratter quelques euros sans trop perdre en performance.
Les iris sont présents sur tous les modèles de la gamme Titan Noir.
Super merci pour cette excellente nouvelle.
Ça serait super d’avoir un test de chaque modèle pour voir la différence entre chaque.
Je pense qu’il y aura encore des améliorations de firmware avant la sortie officielle
Merci Yves pour ces précisions !
Difficile de trouver un écran à toile tissée de qualité en France…
Une toile PVC fibre de verre blanc mat peut elle faire le job ?
Greg dis moi comment est la fluidité sur ce Titan noir max?
Je suis très sensible sur la fluidité.
Bonjour Greg ! Avec le Titan Noir Max, quelle serait la distance de projection pour un écran de 150 pouces ? Merci d’avance
@mourre.patrice un écran 150″ aillant une base de 3m30 , et le rapport d’optique du titan noir max allant
de 0,98:1 à 2,0:1 , le videoprojecteur doit être situé entre 3m30 et 6m60 de l’écran
Bonjour Greg !
Merci pour ce test très détaillé.
Je suis débutant dans ce domaine, mais j’aimerais sauter le pas cette année et acquérir un vidéoprojecteur. Je ne peux pas me permettre un fond de salle à cause de la configuration de ma pièce, donc je n’ai pas d’autre alternative que d’orienter mon choix vers un vidéoprojecteur à courte focale ou nomade.
Et là, je suis face à un dilemme. Je recherche l’image la plus « cinéma » possible, et j’ai l’impression que le Formovie Theater Premium est un bon candidat pour cela.
Les questions sont donc les suivantes :
– Est-ce que le XGIMI Titan Noir Max délivre une image « cinéma » (j’ai un peu peur de l’effet « soap opera effect » mentionné dans le test, auquel je pense être assez sensible), proche de celle du Formovie?
– Si non, vaut-il mieux compter sur une mise à jour du firmware du XGIMI Titan Noir Max pour s’en rapprocher et profiter de l’offre Kickstarter, ou attendre l’arrivée du successeur du Formovie pour trancher?
Merci d’avance et bonne soirée.
Thomas
La vidéo de mon camarade Benji est disponible !
https://youtu.be/GkKtTf-xAPI
Bonjour Gregory,
Merci beaucoup pour ton travail de qualité, as usual !
Par contre, Benji dis dans sa vidéo qu’il n’est pas convaincu par la fonction anti-RBE, est-ce une erreur dans ton test ?
Merci d’avance pour la précision !
Flo
Bonjour, sa vidéo est intégrée dans le test avec une mention à ce sujet.
Salut Greg,
Je viens de lire sur AVSForum que Dangbei abandonne la production de projecteurs pour se recentrer sur l’IA. Ils vont vendre leur technologie à d’autres acteurs, mais franchement, ça ne me semble pas de bon augure pour la sortie du S8. Est-ce que tu aurais des infos ou des sources officielles à ce sujet, par hasard ?
Merci.
J’aurais bien aimé voir un concurrent au Titan Noir, histoire que les prix catalogues des modèles Titan Noir descendent au niveau des tarifs Kickstarter au fil du temps.
L’Europe n’a pas d’information à ce sujet.
Merci pour ce test,
Petite question, je vais devoir changer de VP dans ma nouvelle maison.
Pas assez de recul pour mon LG HU710P.
L’écart qualitatif entre ce LG et le TITAN NOIR MAX est-il flagrant ?
Car honnêtement j’adore l’image du LG.
Merci d’avance.
Oui oui, une très grande différence (luminosité et contraste).
Salut Greg , est ce que le modèle titan noir pro possède la technologie pour la 3D ou c’est uniquement pour la version Max
Bonsoir, tous les Titan noir sont 3D Ready.
Merci!!!
Salut Greg
J’espère que tu vas bien, je suis tes tests depuis tjs ici, après l’achat du LG 710 pw, j’ai jamais trouver mon bonheur ailleurs, mais celui ci semble vraiment prometteur, ma seule vraie question, c’est quel modèle conseil tu entre tous les titans noir ?
Car les écarts de prix sont quand même non négligeable et j’ai vu le truc de kick starter intéressant 🙂
Salut ;). Je n’ai testé que le Max pour le moment.
Bonjour Greg !
Suivant vos bons conseils, je vais donc opter pour un écran motorisé toile blanc mat de gain 1 pour ce Titan Noir Max, en remplacement de mon écran ALR…
J’hésite entre le DELUXX de 150″ non tensionné et le CELEXON de 135″ qui lui est tensionné mais de gain 0,9
Un conseil pour ce choix délicat ?
Faut il vraiment un écran tensionné ?
Merci d’avance
C’est mieux pour la tenue dans le temps même si l’idéal c’est l’écran sur cadre fixe quand on peut l’installer. Je ne connais pas la toile DELUXX désolé.
En effet Greg, je me méfie comme pour le horizon que pour une utilisation domicile que le Titan noir suffisent ou le pro par exemple ^^
Merci Greg je vais surveiller ca !
Bonjour, et encore merci pour tous tes tests vraiment très détaillés. Je suis à 2 doigts de craquer pour ce VP. J’ai juste une question sur le SAV de Xgimi. J’ai le Xgimi H2 et j’avoue que la qualité moyenne (bruit de ventilateur de temps en temps (obliger de le démonter pour graisser l’axe du ventilateur) et au niveau logiciel le focal qui n’est pas bon en automatique (obliger de le corriger manuellement (1 sens de correction possible) donc si je me suis louper je dois refaire un focus auto + focus manuel)) et perte de focus une fois l’appareil chaud. Est ce mieux maintenant ? Queqlqu’un a t’il un retour d’expérience du SAV Xgimi ?
Bonjour, merci pour ce test complet! Je l’ai précommandé du coup, pour la toile je vais suivre votre conseil. J’ai repéré une Lumene Capitol HD en gain 1 qui me semble pas mal. Si il y a mieux hésitez pas à me dire.
Bonne journée!
Au final pas vraiment le meilleur choix pour de la 4K la capitol HD, vous auriez une toile manuelle a conseiller pour le Titan Max?
Merci à vous
Bonsoir, en ce qui concerne la campagne kickstarter, les prix affichés sont hors TVA, n’est-ce pas? Ce qui signifie que le Max revient à 3360 euros, le Pro à 3000 euros et le « simple » à 2760 euros TVA comprise ? Merci pour vos retours.
« Les calculs sont pas bons Kévin » (copyright Ines Reg 😜)
Salut Greg, salut tout le monde,
Mon HU710 de 10/2022 vient malheureusement de me lâcher… et vu les symptômes, je crains que la réparation soit soit très coûteuse, soit carrément impossible 😅
Du coup me voilà à regarder ton test du Titan Noir Max — clairement il a l’air hyper impressionnant !
Mais même en Kickstarter, ça reste un gros budget (surtout avec l’histoire du cashback où il faut avancer ~5000€…), donc je me pose pas mal de questions avant de me lancer.
Du coup je cherche surtout des infos détaillées sur le Titan Noir “classique” :
la fiche technique complète
les différences réelles avec le Max
et surtout si, en usage home cinéma classique, il ne serait pas déjà largement suffisant
Sur le papier, vu mon usage, je me dis que le Titan Noir simple pourrait déjà être un très bon fit pour moi 👍
Si jamais tu as des infos ou un retour là-dessus, je suis preneur !
Merci 🙏
Les trois modèles embarquent tous la triple laser RGB, les standards cinéma professionnels (IMAX Enhanced, Dolby Vision, HDR10+, Filmmaker Mode), une colorimétrie de référence avec une couverture BT.2020, un zoom optique avec un ratio de 0,98–2,0:1, un déplacement d’objectif généreux (±130% vertical, ±50% horizontal) avec la fonction Lens Memory, un processeur MT9681 avec 4 Go de RAM et 64 Go de stockage, ainsi qu’un son Harman Kardon 2×12W avec DTS Virtual:X. Côté gaming, ils montent tous jusqu’à 240Hz avec 1ms de latence, VRR et ALLM supportés.
Là où ils se différencient, c’est sur la fiche technique lumineuse et l’optique. Le TITAN Noir dispose de 30 diodes laser. Le TITAN Noir Pro passe à 40 diodes. Le TITAN Noir Max et le TITAN Noir partagent quant à eux l’optique X-Master Red Ring Lens, un bloc optique de haute précision qui contribue à la qualité d’image finale. Le Max pousse en plus le curseur au maximum avec 50 diodes laser et c’est donc le plus lumineux des 3.
Super pour la réponse rapide ❤️
Donc si je comprends bien, la différence se joue surtout sur le nombre de diodes laser et sur l’optique, merci pour la précision 👍
Je vais creuser un peu le bloc optique du Titan Noir “normal”, parce que pour l’instant je n’ai pas l’impression qu’il soit fondamentalement différent… mais bon, j’imagine qu’il faut bien segmenter la gamme et justifier les écarts entre modèles 😅
@pegazuss: Les tarifs sont en $, on paye donc en $.
Ainsi, le prix en € est tributaire du taux de change au moment de la validation de la commande sur KickStarter.
Si on se base sur le taux de change actuel de 0,85€ pour 1$, ça mettrait le Titan Noir Max à 2856€ (et pas 3360€).
Si on précommande maintenant (et merci de me corriger si je dis une bétise), il y a un extra rebate de 200$ pour les early birds, si on précommande maintenant, avant le 26 avril.
Du coup, si on résume:
5999$ – 3200$ (rebate KS) -200$ (rebate early birds) = 2599$
2599 * 0.85 (taux de change du 14/04/2026 qui sera différent au moment du paiement KS) = 2209,15€
2209,15 * 1.21 (TVA) = 2650,98€ prix final, livré à la maison
A préciser, il y a aussi quelques petits % à prendre en compte en fonction de votre CB
@julnuq pardon, pas @pegazuss
Bonjour Gregory et merci pour le test super détaillé,
Pourrais-tu donner tes réglages de base pour le Titan Noir Max, à moins que cela te pose un problème, vis à vis de ta fonction de calibreur pro ? En effet, je l’ai réservé et j’attends le début de la campagne Kickstarter, il remplacera un Epson EH-LS12000. J’aimerai avoir une image la meilleure possible au démarrage, même si j’envisage un calibrage après.
Par avance, merci pour ta réponse.
Bonjour, un calibrage est individuel et ne peut être reproduit d’un appareil un autre car il y a des disparités entre chaque unité. Je n’obtiens jamais les mêmes réglages post calibrage sur un plusieurs projecteurs du même type. Donc ça n’a aucun intérêt de partager des valeurs et encore moins quand elles sont obtenues avec des sondes inadaptées aux mesures d’un projecteur laser.
Bonjour,
Quel est ton avis entre le XGIMI Titan Noir Max et le futur Hisense XR10 qui sort en juillet ?
Les 2 projos semblent assez similaires.
Merci.
J’en aurai un (d’avis) sur le XR10 quand je l’aurai testé.
@Cedric, c’est presque juste.
Campagne Kickstarter de la série TITAN Noir:
TITAN Noir Max 2799$ + taxes selon le pays
TITAN Noir Pro 2499$ + taxes selon le pays
TITAN Noir 2299$ + taxes selon le pays
Pour info, aucun rabais supplémentaire n’est prévu.
@Bigflash, ce que dit Cedric est correcte.
Avec le deposit de 50$, une réduction de 200$ est appliqué
Bonjour à tous et Merci Gregory pour ce test très complet comme d’habitude. Comme beaucoup ici ce projecteur m’intéresse fortement.
Ayant depuis 10 ans maintenant le Benq W2000 en DLP à lampe , j’aimerais enfin passé sur du laser et 4k.
Je n’ai jamais été embêté par l’effet arc en ciel donc je ne pense pas l’être non plus avec le titan noir max.
Par contre le speckle que je ne connais pas du tout , et qui est lié à la technologie laser , serait donc atténué avec une toile blanc mat.
Actuellement sur une toile ALR chinoise de gain négatif 0.8 fait perdre donc 20% de luminosité, compensé par l’augmentation significative du contraste. Mais dans quelle mesure le speckle peut-il être plus présent avec un gain négatif ? C’est le phénomène que je ne comprends pas. Merci de vos explications SVP 😉
Bonjour, Je suis l’heureux possesseur d’un C2 Vidda Ultra en salle non dedié, base 3.80 sur mur blanc. Changer pour Le Titan noir max vaut-il la peine? Je vous remercie.
Bonjour, le C2 est déjà très bon mais le Xgimi Titan Noir Max est meilleur pour le contraste principalement.
Bonjour a la communauté,
Je pose a Greg et autres, désolé par avance pour ma question bête, j’ai payé les 50$ pour la réservation pour bénéficier du bon tarif le modèle xgimi titan noir pro, j’ai compris que les envois debute au mois de Juin, ai je quelque chose a faire de plus ? A quel moment devrais je payer la somme complète ( il a pas été précisé si il est possible de payer le vidéo projecteur en plusieurs fois ? J’ai un reçu un mail tout à l’heure qui annonçait le début du kickstarter le 23 Avril, la semaine prochaine je serai peu disponible j’ai peur de louper le deal ,je n’ai jamais acheté quoi que ce soit via un kickstarter, merci d’avance pour votre aide 🙏🙏
Bonjour, Quelqu’un pourrait me dire la hauteur qu’il va prendre en hauteur avec le support dédié ? Merci