Il faut bien l'admettre, c'est un véritable capharnaüm sur YouTube en ce moment. Les vidéos consacrées à l'AWOL AETHERION se multiplient à une vitesse exponentielle, au point qu'il devient difficile de distinguer le contenu éditorial sincère du simple relais publicitaire bien huilé. Au milieu de ce brouhaha, j'ai voulu prendre le temps de vous proposer quelque chose de différent : un avis posé, mesuré, et surtout un texte parce que chez Mondoprojos, on écrit encore, et on assume plutôt qu'une énième vidéo enthousiaste tournée dans une pièce sombre avec une musique de fond dramatique.
Je préfère le rappeler d'emblée : l'AWOL AETHERION est un produit encore en cours d'évolution. Ce n'est pas un détail anodin, c'est même un élément central pour comprendre ce test et les conclusions qui en découlent. J'ai reçu ce projecteur il y a plusieurs jours, avec le firmware V0000.01.00J.Q211, et j'ai immédiatement commencé mes premières mesures avec cette version. Très vite, j'ai constaté un certain nombre de défauts qui m'ont conduit à une décision : plutôt que de publier des conclusions hâtives, j'ai préféré patienter, attendre la sortie d'un second firmware, observer l'évolution, et vous livrer un état des lieux le plus honnête possible de l'appareil dans sa version actuelle. C'est donc un test conduit et des conclusions établies sur la base de la version V0000.01.00J.Q212 en date du 12 février 2026, et rien d'autre. Ce que vous lirez ici reflète la réalité de ce que j'ai mesuré et observé ni plus, ni moins.
AWOL est la marque dédiée aux vidéoprojecteurs à ultra courte focale d'AWOLVISION, entreprise dont le siège social est établi aux États-Unis, à Delray Beach en Floride, sous l'entité juridique Elevation Technology Partners. Si la conception et le développement produit sont pilotés depuis l'Amérique du Nord, la fabrication, elle, se fait en Chine, comme c'est le cas pour l'immense majorité des acteurs du secteur. AWOL coiffe également une seconde marque, baptisée VALERION, positionnée sur le segment lifestyle, mais qui partage les mêmes racines technologiques et la même philosophie de conception.
Ces deux marques ont en commun de s'appuyer, pour une grande partie de leur gamme, sur une technologie triple laser dont le hardware de base repose sur la plateforme trichroma d'Hisense. Mais attention à ne pas trop vite coller l'étiquette OEM : AWOL et VALERION ne se contentent pas de revendre du Hisense sous une autre robe. Les deux marques intègrent des innovations logicielles et fonctionnelles propriétaires qui n'existent tout simplement pas dans la gamme du fabricant chinois. On citera notamment un système de réduction des effets arc-en-ciel, l'effet RBE, Rainbow Effect, bien connu des utilisateurs de projecteurs DLP monopuce ainsi qu'une option de gestion dynamique du contraste baptisée EBL pour Enhanced Black Level, soit littéralement Niveau de Noir Amélioré. Ces deux éléments constituent des différenciateurs réels, absents du catalogue Hisense, et méritent d'être soulignés d'emblée.
AWOL n'en est pas à ses débuts dans le monde de l'ultra courte focale. La marque a déjà lancé et commercialisé depuis plusieurs années une gamme de projecteurs triple laser UST dont plusieurs modèles ont fait l'objet de tests approfondis sur ce blog. Mais ces appareils commençaient à accuser le poids des années face à une concurrence qui n'a jamais cessé de se densifier et de se muscler, à commencer par Hisense qui continue d'imposer son rythme avec des références comme le PX3-Pro. La réponse d'AWOL à cette pression concurrentielle, c'est précisément la série Aetherion : deux nouveaux modèles arborant une coque entièrement repensée, des performances annoncées en nette progression par rapport à l'ancienne génération, et quelques innovations techniques présentées comme des avancées de référence sur le segment.

Ces deux modèles, l'Aetherion Max et l'Aetherion Pro, ont été dévoilés au grand public lors du CES 2026 de Las Vegas en janvier dernier, et font depuis lors l'objet d'une campagne de financement participatif sur Kickstarter lancée le 10 février 2026. La mécanique est désormais bien rodée dans ce secteur : en souscrivant à la campagne avant sa clôture prévue le 1er avril 2026, l'acheteur bénéficie d'un tarif Early Bird considérablement inférieur au prix public annoncé. L'Aetherion Pro est ainsi proposé à 1 999 dollars en Early Bird contre un MSRP de 3 499 dollars, et l'Aetherion Max à 2 199 dollars contre 4 499 dollars en prix de détail soit des économies pouvant atteindre plusieurs milliers de dollars, voire davantage sur certains bundles incluant la toile de projection. Ce sont ces prix de lancement spectaculaires qui ont mis le feu aux poudres sur les réseaux et déclenché l'hystérie collective que l'on observe sur YouTube. Mais chez Mondoprojos, une réduction, aussi généreuse soit-elle, n'a jamais suffi à nous convaincre de la qualité d'un appareil. C'est donc armés de notre expérience, de nos sondes de mesures calibrées et de nos extraits de films et séries préférés que nous allons passer à la loupe les arguments commerciaux avancés par le constructeur.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, notonsqu'AWOL a procédé à ses propres mesures sur mon exemplaire de test avant de me l'expédier (image ci-dessus). Vous pourrez donc, au fil de cet article, comparer les résultats que j'ai obtenus avec ceux communiqués par la marque un exercice de vérification que nous pratiquons toujours avec intérêt. Voici les caractéristiques techniques officielles de l'Aetherion Max tel que nous l'avons reçu et testé : technologie d'affichage DLP monopuce 0,47 pouce avec pixel shifting pour atteindre une résolution 4K UHD, source lumineuse triple laser RGB, luminosité annoncée à 3 300 lumens ISO, contraste natif revendiqué à 6 000:1 et contraste dynamique EBL à 60 000:1, couverture colorimétrique de 110 % du Rec.2020, compatibilité Dolby Vision, HDR10+, IMAX Enhanced et Filmmaker Mode, technologie Anti-RBE, Dynamic Tone Mapping, technologie PixelLock de stabilisation et d'alignement des pixels, objectif en verre saphir Sapphire-Series avec traitement anti-aberration chromatique et capot motorisé anti-poussière, projection de 80 à 200 pouces, processeur MediaTek MT9655 avec 8 Go de RAM et 128 Go de stockage interne, système d'exploitation Google TV basé sur Android TV 14, Wi-Fi 7, Gigabit Ethernet, latence annoncée en classe 1 ms à 240 Hz avec support VRR, ALLM et Dolby Vision Gaming. Un cahier des charges qui, sur le papier, donne le vertige. Reste à voir ce que nos sondes en disent.

Avec ses 562 x 323 x 139 mm pour un poids de 8,75 kg, l'Aetherion Max est un appareil imposant, dans la norme haute du segment UST. Son design résolument angulaire, habillé d'un gris métallique sombre et travaillé, m'a immédiatement évoqué les Cylons de Battlestar Galactica cette impression de machine froide, précise, presque menaçante, renforcée par le bandeau LED animé qui court en façade. Rassurez-vous, pour ceux que cela agacerait au quotidien, ce bandeau peut être désactivé.

AWOL a soigné la protection de son optique avec une attention qui mérite d'être saluée, car elle est trop rare sur ce type d'appareil. Il est équipé d'un cache d'objectif motorisé qui s'escamote automatiquement au lancement du projecteur et se remet silencieusement en place à l'extinction, avec ce petit bruit de glissement caractéristique qui finit par devenir rassurant. Bravo au constructeur pour avoir pensé et intégré cette fonction. Le projecteur est par ailleurs livré avec une jaquette de protection souple destinée à couvrir l'ensemble de l'appareil lorsqu'il est inactif et non logé dans le tiroir motorisé d'un meuble dédié une attention supplémentaire appréciable pour qui veut préserver la longévité de sa source lumineuse.

Le bloc optique ne dispose pas de zoom mécanique, ce qui est la norme sur l'ultra courte focale. Seul le focus est motorisé. Le rapport de projection est de 0,2:1, ce qui signifie que pour projeter une image 16/9 de 100 pouces de diagonale soit 221 cm de base il suffit de placer la façade connectique du projecteur à environ 16 cm de la toile. Une distance remarquablement faible, parfaitement adaptée à un positionnement au pied d'un meuble TV.
L'Aetherion Max est une plateforme multimédia totalement autonome : une simple prise électrique suffit pour diffuser image et son. Sous sa coque se cache un système audio complet de 2 x 25 watts, compatible Dolby Atmos et DTS:X, pour ceux qui souhaitent s'affranchir d'un système de sonorisation dédié. Côté vidéo, toutes les cases sont cochées : 4K HDR avec support HLG, Dolby Vision et HDR10+. Le projecteur est également compatible 3D avec des lunettes DLP-Link.

Pour les connexions physiques, le panel est complet et généreux : 3 entrées HDMI 2.1 dont une avec retour audio eARC, 2 ports USB 3.0 dont un latéral pour un accès facilité, une sortie audio numérique S/PDIF, une prise Ethernet Gigabit, une sortie audio analogique jack, une entrée AV composite et une prise RS232 pour les installations domotiques. En sans-fil, l'Aetherion Max embarque le Wi-Fi 7 et le Bluetooth 5.4 c'est d'ailleurs via cette liaison Bluetooth que se synchronise la télécommande, un modèle rétroéclairé en gris anthracite élégant, doté d'un pavé directionnel et de touches d'accès direct aux plateformes Netflix, YouTube (indigestion garantie!) Prime Video et Disney+. Il est compatible Google Home et fonctionne sous Google TV. Il offre les fonctions AirPlay 2, Chromecast et Miracast ainsi qu'un mode Multi-vue, et peut être piloté à la voix via Amazon Alexa, Google Assistant ou Apple HomeKit.

Sur le plan de l'architecture d'affichage, l'Aetherion Max intègre la toute nouvelle puce DMD DLP472TP de Texas Instruments, associée au contrôleur DLPC8445. Il s'agit là d'une évolution significative par rapport aux anciennes générations de puces 0,47 pouce XPR que l'on retrouvait jusqu'ici sur la quasi-totalité des projecteurs UST et de nombreux projecteurs frontaux d'entrée et de milieu de gamme. La nouveauté ne réside pas tant dans la matrice de micromiroirs elle-même, qui conserve une définition native Full HD de 1920 x 1080 pixels avec pixel shifting en quatre phases un procédé déjà bien rodé et dont l'efficacité n'est plus à démontrer. La véritable avancée se situe dans le contrôleur qui lui est associé. Texas Instruments a profité de cette nouvelle génération pour repenser en profondeur l'architecture de ce composant, aboutissant à une réduction spectaculaire de sa taille : le contrôleur passe d'un boîtier de 31 x 31 mm à un composant de seulement 9 x 9 mm, soit une réduction de 90 % du volume total du chipset. En pratique, cela libère un espace précieux à l'intérieur du châssis du projecteur, facilite la gestion thermique et ouvre la voie à des designs plus compacts. Mais surtout, cette nouvelle architecture de contrôleur est celle qui rend possibles les performances de latence extrêmes annoncées par AWOL avec support VRR et ALLM qui font de l'Aetherion Max un appareil potentiellement aussi à l'aise dans une salle de cinéma maison que dans un setup gaming haut de gamme.
L'Aetherion Max fonctionne sous Google TV pour tout ce qui concerne le streaming direct, le magasin d'applications Android et la lecture de médias depuis le réseau local ou les ports USB. Rien de bien révolutionnaire dans un monde où la quasi-totalité des projecteurs connectés du marché ont adopté cette solution qui, rappelons le au passage, adore vos données personnelles. Passons donc rapidement sur ce chapitre et intéressons-nous plutôt à ce qui constitue le véritable cœur de métier de cet appareil : ses menus dédiés au projecteur, remarquablement riches et dont je vais vous livrer les grandes lignes, en me concentrant sur ce qui m'importe le plus, à savoir les fonctions de calibrage des couleurs.

Les modes image proposés par AWOL en sources SDR sont au nombre de sept : Dynamique, Standard, Sport, Économie d'énergie, PC/Jeu, Cinéma et Filmmaker. En HDR10, cette liste se dédouble et s'enrichit d'un mode IMAX supplémentaire. Les sources Dolby Vision et HDR10+ disposent également de leurs propres sélections dédiées, plus réduites en nombre, tout comme les programmes 3D. On notera que le constructeur a fait le choix de proposer des profils spécifiques à chaque format de contenu, ce qui est une bonne pratique permettant d'optimiser le rendu sans compromis entre les différentes sources.

Un menu entièrement dédié au calibrage des couleurs est présent et il est d'une générosité rare sur ce segment. On y trouve un réglage de l'échelle de gris en 2 ou 20 points, un système de gestion des couleurs le fameux CMS, Color Management System opérant sur les trois dimensions du gamut, à savoir la teinte, la saturation et la luminosité pour chacune des couleurs primaires et secondaires, ainsi qu'un éditeur de gamma. S'ajoutent à cela la possibilité de sélectionner manuellement l'espace colorimétrique cible parmi BT.709, DCI-P3 et BT.2020, ainsi que plusieurs températures de couleurs prédéfinies. Une remarque importante cependant : la fonction anti-arc-en-ciel, qui était laissée au libre choix de l'utilisateur sur le Valerion Max et pouvait être désactivée, est ici forcée et non débrayable lorsque la température de couleurs "Très chaude" est sélectionnée dans les modes Cinéma et Filmmaker.
La gestion de la luminosité s'effectue via dix niveaux, du niveau 1 le plus faible au niveau 10 le plus élevé. Deux options supplémentaires permettant d'accroître davantage la luminosité sont également disponibles, mais le constructeur lui-même déconseille leur usage prolongé ce qui en dit long sur les contraintes thermiques et la durée de vie de la source lumineuse dans ces modes extrêmes.
Pour le contraste, les possibilités sont multiples. On retrouve bien sûr la fonction emblématique Enhanced Black Level, l'EBL dont nous avons déjà parlé, mais aussi la gestion de l'iris mécanique, qu'il faut aller débusquer dans un menu séparé. Cet iris peut fonctionner selon deux modes prédéfinis Cinéma 1 et Cinéma 2 ou être configuré manuellement sur une échelle de 1 à 7 paliers. Pour la gestion des sources HDR10 à métadonnées statiques, un DTM est également présent. Le Dynamic Tone Mapping, pour le nommer en toutes lettres, est la fonction chargée d'analyser en temps réel le contenu de l'image et d'adapter dynamiquement la courbe de mappage tonal pour préserver à la fois les hautes lumières et les détails dans les ombres une nécessité absolue sur un projecteur dont la luminosité de crête est structurellement inférieure à celle d'un téléviseur HDR.
AWOL a par ailleurs anticipé un écueil bien connu des utilisateurs de projecteurs à contraste dynamique : les dérives colorimétriques induites par le fonctionnement de l'iris et de l'EBL, qui peuvent provoquer un glissement de la balance des blancs vers des teintes trop vertes ou trop rouges selon les scènes. Pour y remédier, une option de correction de teinte dédiée est intégrée aux menus, offrant une vingtaine de niveaux d'ajustement une approche que l'on a déjà vue chez XGIMI sur le Titan, et dont on ne peut que saluer la présence ici tant elle répond à un besoin réel.
Les fonctions gaming mériteraient à elles seules une section entière tant elles sont développées : VRR, ALLM, support des hautes fréquences d'images, choix de la forme du réticule de visée, et pas moins de six modes spécifiques aux différentes catégories de jeux : Standard, RPG, RTS, FPS, Sports et un mode Auto piloté par l'IA. Ce dernier me rappelle d'ailleurs que l'Aetherion Max dispose de toute une série de fonctions d'amélioration de l'image revendiquant l'intelligence artificielle : Résolution IA, Contraste IA, et leurs congénères.


À cela s'ajoute, dans la sous-partie du menu dédiée à la gestion de l'interpolation d'images, un mode de traitement vidéo spécifique. Les programmes diffusés bénéficient d'un traitement dédié modulable sur plusieurs niveaux d'intervention, permettant à l'utilisateur d'ajuster finement le comportement du projecteur.
Je vais m'arrêter là dans cet inventaire à la Prévert, sous peine de transformer ce banc d'essai en encyclopédie. Ce qu'il faut retenir, c'est que les ingénieurs d'AWOL n'ont manifestement pas chômé pour doter leur nouveau projecteur de l'ensemble des fonctions utiles au home cinéma comme au jeu vidéo. Le cahier des charges logiciel est impressionnant reste, comme toujours, à vérifier ce que tout cela donne réellement à l'écran.Ca tombe bien puisque c'est le sujet de notre prochaine partie « Verdict technique ».
Bruit de fonctionnement et qualité du système sonore intégré :
C'est malheureusement l'un des points noirs de cet Aetherion Max, et un point noir qui persiste malgré la mise à jour firmware. Dès mes premières mesures effectuées avec le firmware initial, j'avais noté un comportement acoustique préoccupant : dans une pièce dont le bruit résiduel mesurait 35,1 dB, le projecteur en fonctionnement faisait grimper le niveau sonore à 39,5 dB, une valeur déjà difficile à ignorer dans une salle de visionnage silencieuse. À cela s'ajoutait la perception d'un buzz électronique audible dans certains modes images, un bourdonnement parasite qui serait lié à l'activation de la fonction anti-arc-en-ciel. J'avais bien entendu remonté ce défaut au constructeur en espérant qu'une correction logicielle puisse y remédier lors de la prochaine mise à jour. Hélas, il n'en est rien.


Mes nouvelles mesures effectuées après installation du second firmware le confirment sans ambiguïté. Dans une pièce affichant un résiduel de 35 dB, le niveau sonore s'élève immédiatement à 37,2 dB dès l'apparition de l'image une valeur qui pourrait encore être jugée acceptable dans l'absolu. Mais après seulement sept minutes de fonctionnement, le temps que l'appareil monte légèrement en température, le relevé grimpe à 39 dB. C'est à ce stade que le bruit de fonctionnement devient franchement gênant et, en l'état, difficilement supportable pour un visionnage dans de bonnes conditions. Un projecteur UST est par définition positionné à proximité immédiate du spectateur, contrairement à un projecteur frontal installé en fond de salle ce qui rend cette problématique acoustique d'autant plus critique sur ce type d'appareil. C'est un point que le constructeur devra impérativement adresser dans une prochaine mise à jour, car il constitue en l'état un frein réel à la recommandation de cet appareil.
Concernant le système sonore intégré, on dira qu'il remplit son office dans le cadre d'un usage occasionnel ou d'appoint. Les 2 x 25 watts font le travail pour une écoute quotidienne sans prétention, mais les limites sont vite atteintes : les basses manquent de consistance et de profondeur, et les effets Dolby Atmos, bien que présents sur la fiche technique, restent très en deçà de ce que l'on pourrait attendre de cette mention. Comme sur la quasi-totalité des projecteurs intégrant cette technologie, la contrainte physique du châssis ne permet tout simplement pas de restituer les effets de hauteur et d'immersion tridimensionnelle qui font la promesse du format. Pour une expérience home cinéma digne de ce nom, le recours à un système audio externe demeure indispensable.
Consommation électrique :
C'est l'une des bonnes surprises de cet Aetherion Max, et un argument non négligeable à l'heure où la facture énergétique pèse de plus en plus dans les décisions d'achat. Malgré des performances lumineuses que nous allons détailler dans les prochaines sous-parties, le projecteur d'AWOL se montre remarquablement sobre comparé à certains de ses concurrents directs. À titre de comparaison, un Formovie Theater Premium réclame jusqu'à 300 watts pour fonctionner une valeur qui commence à ressembler à celle d'un appareil électroménager.

L'Aetherion Max, lui, n'affiche que 179,5 watts à pleine puissance laser, et descend à 151,5 watts dans les modes Cinéma ou Filmmaker. Ce sont précisément ces modes que nous utilisons pour le visionnage quotidien de films et de séries, ce qui signifie qu'en usage home cinéma réel, la consommation reste contenue sous les 155 watts une performance appréciable pour un projecteur triple laser de cette catégorie.
Précision de l'image :
Gros point fort pour cet Aetherion Max, et une bonne nouvelle d'entrée de jeu. Le premier test que je réalise systématiquement sur tout projecteur revendiquant la 4K est la projection de ma mire de résolution dédiée. Cette mire contient des lignes colorées verticales et horizontales qui, pour valider la restitution effective de la résolution 4K, doivent impérativement apparaître à l'écran avec un liseré blanc de séparation bien défini entre chaque ligne signe que le projecteur restitue bien chaque pixel individuellement sans les fusionner. C'est bien le cas ici, et sans la moindre ambiguïté. Mieux encore, les plus petits éléments contenus dans les blocs centraux d'une seconde mire 4K d'overscan sont eux aussi parfaitement restitués ce qui est loin d'être systématique sur un projecteur DLP à pixel shifting XPR, où ces détails fins ont tendance à se perdre dans le processus de décalage de pixels. Sur ce point, AWOL tient ses promesses haut la main.

Autre motif de satisfaction : l'absence totale de laser fringe et d'aberrations chromatiques. Le laser fringe, pour ceux qui ne sont pas familiers avec le terme, désigne ces franges d'interférence lumineuse produites par la cohérence du faisceau laser, qui se manifestent sous la forme de légères ondulations ou halos colorés aux contours des objets, un artefact particulièrement visible sur les zones de fort contraste entre éléments clairs et sombres. Les aberrations chromatiques, quant à elles, sont ces liserés colorés typiquement rouge, vert ou bleu qui apparaissent en bordure des objets contrastés lorsque les différentes longueurs d'onde lumineuses ne convergent pas exactement au même point à travers l'optique. Ces deux défauts, que l'on rencontre encore trop souvent sur les projecteurs DLP sont ici absents. Le travail accompli sur l'objectif Sapphire-Series porte manifestement ses fruits, et l'image affiche une netteté et une propreté de contours qui méritent d'être soulignées.
Fluidité et interpolation d'images :
Second souci majeur, et celui-ci semble être passé largement sous les radars des nombreuses vidéos qui circulent en ce moment sur YouTube. L'interpolation d'images est, disons-le simplement, buguée dans l'état actuel du firmware. Le phénomène se manifeste dès lors que l'on quitte le mode Film pour basculer vers l'un des autres modes de traitement disponibles : les lettres et les textes affichés à l'écran se déforment et semblent traversés par des lignes horizontales parasites. La photo ci-dessous est particulièrement parlante : dans l'image du haut, on observe clairement que les caractères ici le texte du menu "Réduction / Désactivé" sont envahis par une trame qui se superpose aux lettres blanches donnant l'impression d'une pixellisation agressive. L'image du bas, prise dans les mêmes conditions mais avec le mode de traitement correct, montre un texte blanc plus propre, mieux défini.

D'un point de vue technique, ce type d'artefact peut évoquer un souci de traitement du signal vidéo. Le bruit vidéo sur les fonds sombres et le buzz sonore qui accompagnent le phénomène renforcent cette hypothèse d'un problème de synchronisation au niveau du firmware, plutôt que d'un défaut matériel. C'est en tout cas la lecture la plus optimiste de la situation, car elle laisse entrevoir une correction possible par voie logicielle. J'ai transmis l'ensemble de ces éléments au constructeur, mais je n'ai reçu aucun retour à ce jour. C'est un bug sérieux, qui touche directement l'expérience de visionnage et qui devra impérativement être corrigé dans une prochaine mise à jour.
Input lag :
C'est l'un des arguments phares mis en avant par AWOL dans sa communication commerciale, et les mesures que j'ai effectuées viennent en grande partie valider ces annonces. En mode PC/Jeu, si l'on se contente d'activer l'option "mode taux de rafraîchissement élevé", le niveau d'input lag mesuré sur source UHD à 60 Hz s'établit à 14,8 ms, une valeur déjà très honorable pour un projecteur. Mais si l'on active également l'option VRR, la latence s'abaisse encore à 9,2 ms. C'est une performance remarquable.

Concrètement, l'input lag c'est le temps qui s'écoule entre le moment où vous appuyez sur un bouton de votre manette et celui où l'action apparaît à l'écran. Imaginez que vous tirez sur un adversaire dans un jeu de tir : si ce délai est trop long, votre cible aura déjà bougé quand votre coup s'affiche. Au-delà de 30 ms, ça commence à se sentir et à pénaliser le joueur. En dessous de 16 ms, la grande majorité des joueurs ne perçoit plus aucun décalage. À 9,2 ms, l'Aetherion Max joue dans la même cour que les meilleurs téléviseurs gaming du marché, ce qui, sur un projecteur UST, est tout bonnement inédit. Le VRR y est pour beaucoup : plutôt que de fonctionner à une fréquence fixe et d'attendre sagement que chaque trame soit prête, le projecteur s'adapte en temps réel au rythme auquel votre console ou votre PC envoie les images, supprimant ainsi les micro-attentes qui s'accumulent et font grimper la latence.
L'Aetherion Max est par ailleurs certifié AMD FreeSync Premium. Sans rentrer dans les détails techniques, retenez simplement que c'est la garantie d'une compatibilité optimale et certifiée avec les consoles Xbox et les cartes graphiques AMD, les deux grandes familles de matériel gaming qui exploitent nativement ce standard. Les possesseurs de GPU Nvidia ne sont pas oubliés pour autant : la technologie sous-jacente est également reconnue comme compatible G-Sync, ce qui couvre l'essentiel du parc gaming du marché. En résumé, que vous soyez sur Xbox, PlayStation, ou PC, l'Aetherion Max est taillé pour le jeu vidéo haute performance, et les chiffres sont là pour le prouver.
Speckle laser :
Commençons par rappeler ce qu'est le speckle laser, car le terme revient souvent dans les tests de projecteurs sans toujours être expliqué clairement. Il s'agit d'un phénomène optique inhérent à la nature même de la lumière laser : contrairement à une source lumineuse classique comme une lampe ou une LED, le laser émet une lumière dite cohérente, c'est-à-dire dont toutes les ondes sont parfaitement en phase. Lorsque cette lumière cohérente frappe une surface même apparemment lisse comme une toile de projection elle se réfléchit en créant des interférences microscopiques qui se traduisent visuellement par un grain scintillant, une sorte de texture granuleuse qui se superpose à l'image et réduit la sensation de douceur et de naturel de la projection.
Ce phénomène touche particulièrement les projecteurs trichroma purs ceux qui utilisent trois lasers RGB sans aucun élément diffusant intermédiaire car les trois faisceaux laser conservent intégralement leur cohérence jusqu'à la surface de projection. C'est précisément le cas de l'Aetherion Max. Les projecteurs mono laser : leur laser bleu excite un segment phosphore qui convertit une partie de la lumière en jaune-vert, et ce processus de conversion brise naturellement une partie de la cohérence du faisceau, réduisant mécaniquement le speckle. Les triple laser ALPD, qui combinent lasers et phosphore comme le Formovie theater Premium, bénéficient du même effet atténuateur, ce qui explique pourquoi leurs images paraissent généralement plus lisses sur les toiles techniques.

Concernant l'Aetherion Max, les résultats sont contrastés selon le type de surface utilisée. J'effectue la totalité de mes tests et mesures sur le même écran blanc à comportement lambertien, c'est-à-dire une surface qui diffuse la lumière de manière parfaitement uniforme dans toutes les directions, sans privilégier aucun angle de vision. Sur cette toile, l'image de l'Aetherion Max présente un beau lissé, comme vous pouvez le constater sur le montage vidéo ci-dessous. En revanche, dès que l'on bascule sur une toile technique CLR, une toile à rejet de lumière ambiante conçue spécifiquement pour les projecteurs UST la situation se dégrade sensiblement. J'ai pu tester deux références représentatives de ce type de surface : la Celexon HC+ et la Black Series de Nothing Projector, toutes deux conçues pour les ultra courtes focales avec un gain annoncé de 0,6. Sur ces deux toiles, le beau lissé observé sur la surface blanche n'est plus qu'un lointain souvenir : le speckle apparaît clairement et vient perturber le confort visuel de manière significative.

Je n'ai bien entendu pas pu tester l'intégralité des toiles techniques disponibles sur le marché, et il est possible que d'autres références CLR se comportent différemment. Mais sur la base de ces deux observations, le message est clair : si vous êtes sensible au speckle laser et que vous envisagez d'associer l'Aetherion Max à une toile technique CLR, il faudra soit envisager un autre modèle de projecteur, soit opter pour une toile blanche neutre qui, comme nous venons de le voir, donne de bien meilleurs résultats avec cet appareil.
Colorimétrie :
Avant d'entrer dans le détail des mesures, quelques mots sur mes conditions de test, car la rigueur de la méthodologie conditionne directement la fiabilité des conclusions. Mes mesures sont réalisées avec un spectrophotomètre JETI 1501 Hi-Res d'une précision spectrale de 2 nm, qui me sert à établir un profil de correction permettant de réduire les erreurs inhérentes à mon colorimètre Klein K10-A, utilisé ensuite avec le logiciel Calman Professional. Les sondes sont orientées vers l'écran blanc neutre à gain 1, ce qui me permet de définir précisément les niveaux de luminance réellement produits par le projecteur et de calibrer l'image en fonction de ce que voit effectivement le spectateur assis en position de visionnage. Les standards PVA sont appliqués comme référence de conformité : des écarts Delta E 2000 inférieurs à 2 pour les saturations, le ColorChecker et l'échelle de gris, et inférieurs à 10 pour les Delta E ITP. Si je ferai ponctuellement référence à mes mesures effectuées avec le premier firmware pour illustrer certaines évolutions, c'est bien sur le second firmware, le plus récent, que je concentrerai l'essentiel de mon analyse.

Commençons par la couverture du gamut, illustrée par la mesure ci-dessus. Le résultat est spectaculaire et confirme l'un des atouts majeurs de la technologie triple laser RGB pure : l'Aetherion Max couvre 94,87 % du BT.2020 en CIE 1931 xy et 95,26 % en CIE 1976 uv, soit une couverture quasi totale de l'espace colorimétrique le plus exigeant du marché. La couverture DCI-P3 atteint quant à elle 98,79 % en CIE 1931 xy et 99,46 % en CIE 1976 uv autrement dit la quasi-totalité du volume colorimétrique utilisé pour le cinéma numérique professionnel. La couverture BT.709 explose littéralement les limites de cet espace avec 180,4 % en CIE 1931 xy, ce qui signifie que le projecteur est capable de produire des couleurs bien au-delà de ce que le standard de la télévision HD définit comme ses limites maximales. C'est là l'une des caractéristiques fondamentales qui distinguent un trichroma pur de toutes les autres technologies de projection.

Cette richesse se visualise parfaitement en comparant les deux courbes de distribution spectrale ci-dessus. Celle de l'Aetherion Max montre trois pics étroits et distincts, parfaitement isolés aux longueurs d'onde caractéristiques du bleu vers 465 nm, du vert autour de 525 nm et du rouge vers 638-650 nm, la signature spectrale cristalline d'un triple laser RGB pur, sans aucune énergie lumineuse parasite entre les trois primaires. Comparez maintenant avec celle du ViewSonic LX750-4K, mono laser à segment phosphore récemment testé sur ce blog : on y voit un unique pic bleu étroit vers 460 nm, suivi d'une large bosse continue qui s'étale de 480 nm jusqu'au-delà de 700 nm , c'est l'émission phosphore, large et continue par nature, qui produit l'ensemble des teintes du vert au rouge par conversion. Cette différence fondamentale explique tout : la lumière phosphore, parce qu'elle est spectralement large et peu discriminante, ne peut pas produire des rouges aussi purs ni des verts aussi saturés que trois lasers RGB dédiés. C'est ce que les chiffres de couverture gamut traduisent directement.

Passons maintenant aux mesures mode par mode en sortie de boîte avec le second firmware, et c'est là que les choses se compliquent pour l'Aetherion Max. Aucun des modes image générés en usine par la marque ne permet de se passer d'un calibrage digne de ce nom et les snapshots ci-dessus en apportent la démonstration chiffrée. C'était déjà le cas avec le premier firmware.

Le mode Dynamique affiche des Delta E 2000 moyens autour de 10 à 11 sur les saturations et le ColorChecker, et une balance des blancs présentant une forte dérive vers le bleu tout au long de l'échelle de luminance. C'est le mode vendeur, conçu pour impressionner en magasin, pas pour respecter l'image.

Le mode Standard n'est guère plus rassurant avec des Delta E 2000 qui restent dans des territoires élevés entre 8 et 9 en moyenne et une balance RGB qui montre une domination bleue persistante et un rouge qui s'effondre dans les hautes lumières.

Le mode Sport suit une logique similaire à celle du Standard, avec des erreurs colorimétriques comparables et une balance des blancs qui dérive dans le même sens. Pas davantage recommandable pour un usage cinéma.

Le mode Économie d'énergie se situe dans la même veine et présente des Delta E 2000 moyens autour de 8, sans surprise particulière dans un sens ni dans l'autre.

Le mode PC/Jeu est plus intéressant à analyser : avec sa balance des blancs qui se resserre sensiblement par rapport aux modes précédents, les trois courbes RGB restent globalement plus proches les unes des autres, il affiche des Delta E 2000 en légère amélioration avec une moyenne autour de 3,2 sur l'échelle de gris.

Le mode Cinéma, avec 94,6 % de couverture rec.709/sRGB, montre une tentative d'adressage du bon espace colorimétrique, on voit que le gamut a été volontairement réduit pour tenter de se rapprocher du BT.709 mais les Delta E 2000 restent élevés avec des moyennes autour de 9 à 10 sur les saturations et le ColorChecker, et la balance des blancs présente encore une dérive bleue marquée. L'intention est bonne, l'exécution reste insuffisante.

Le mode Filmmaker présente un profil similaire au Cinéma avec 97,2 % de couverture rec.709, et c'est sur ce mode que la comparaison entre les deux firmwares est la plus instructive. Les images de comparaison côte à côte montrent que le second firmware a apporté des améliorations mesurables sur la balance des blancs dans ce mode, les courbes RGB se sont légèrement resserrées par rapport au premier firmware mais sans atteindre pour autant les niveaux de précision requis pour un usage home cinéma rigoureux.

Seule la configuration post-calibrage, illustrée par le snapshot final ci-dessus, est conforme à une utilisation home cinéma au sens strict du terme. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : Delta E 2000 moyen de 0,8 sur les saturations, 0,95 sur le ColorChecker et 0,97 sur l'échelle de gris, tous bien en dessous du seuil de 2 qui définit l'invisibilité des erreurs colorimétriques à l'œil nu. Les Delta E ITP restent eux aussi très contenus. La balance RGB est quasi parfaite sur toute la plage de luminance, et la courbe EOTF suit fidèlement la référence. C'est dans cette configuration, et uniquement dans celle-ci, que l'Aetherion Max restitue les couleurs telles qu'elles ont été décidées par le réalisateur et son directeur de la photographie, c'est-à-dire que ce que vous voyez à l'écran correspond à ce qui a été voulu artistiquement sur le plateau de tournage ou en salle de post-production. Tout le reste n'est qu'approximation.
Traitement HDR :
La bonne nouvelle arrive avec le mode HDR Cinéma, et elle est significative. Avec une couverture de 94,4 % du rec.2020, ce mode retrouve tout le potentiel colorimétrique de la source triple laser pour les contenus HDR. C'est précisément ce dont vous avez besoin pour regarder vos films en UHD dans les meilleures conditions. La balance des blancs présente certes une légère dépression dans les tons moyens, mais ce phénomène est commun à tous les projecteurs HDR du marché sans exception : un projecteur, même le meilleur du monde, ne peut pas produire les 1000 nits ou plus qu'un téléviseur HDR haut de gamme atteint en pic de luminosité, et le moteur de tone mapping doit compenser cette différence en comprimant légèrement les tons moyens. Ce n'est pas un défaut de l'Aetherion Max, c'est une réalité physique du monde de la projection. Les écarts de couleur sur les teintes naturelles peaux, végétation, ciels descendent à 3,25 de Delta E 2000 en moyenne, ce qui est un résultat tout à fait honorable pour un mode non calibré.

La courbe EOTF celle qui décrit comment le projecteur traduit les valeurs numériques du signal HDR en luminosité réelle à l'écran apporte un éclairage complémentaire précieux. Sur les deux modes HDR mesurés, on observe le même schéma caractéristique : la courbe jaune mesurée suit fidèlement la référence grise jusqu'à environ 60 % du signal, puis décroche et monte au-dessus de la cible dans les hautes lumières. Ce comportement traduit un tone mapping de type roll-off agressif : le projecteur comprime fortement les tons moyens-hauts pour tenter de restituer un maximum de détail dans les zones très lumineuses, quitte à sur-exposer légèrement les plages intermédiaires. Concrètement à l'image, cela se traduit par des zones de luminosité moyenne qui paraîtront légèrement plus claires que prévu par le masteriseur, avec un risque d'écrasement des détails dans les hautes lumières sur les scènes très contrastées. Ce type de tone mapping privilégie la lisibilité globale de l'image au détriment d'une restitution strictement fidèle à l'intention artistique originale ce qui explique pourquoi un calibrage HDR professionnel, permettant de corriger cette courbe EOTF pour la faire coller à la référence, reste indispensable pour un usage home cinéma exigeant.

Le mode HDR Filmmaker suit le même profil avec une couverture identique de 94,4 % du rec.2020, des résultats légèrement moins bons sur les saturations mais comparables sur les teintes naturelles, et une courbe EOTF présentant le même schéma de compression. Les deux modes constituent néanmoins une base de travail sérieuse pour un calibrage HDR.
Luminosité, contraste et gestion de l'iris :
Commençons par le tableau comparatif entre les deux firmwares, qui est riche d'enseignements. Avant d'en commenter les chiffres, une précision s'impose : la progression de luminosité observée entre les deux firmwares sur certains modes n'est pas le fruit d'une optimisation logicielle à puissance laser constante. Elle s'explique par un changement de niveau de puissance laser entre les deux sessions de mesure, le mode Dynamique ayant été mesuré au niveau 8 avec le premier firmware puis au niveau 10 avec le second, et le mode Cinéma ayant subi le même changement de paramétrage. Cette nuance est importante : comparer ces chiffres directement sans la mentionner donnerait une image faussée des apports réels du second firmware sur la luminosité. Les progressions de contraste séquentiel, en revanche, sont bien imputables aux améliorations du firmware puisqu'elles sont portées principalement par une amélioration du niveau de noir, notamment le mode Filmmaker dont le contraste séquentiel bondit de 8 253:1 à 16 176:1 grâce à un niveau de noir qui descend à 0,01 cd/m², et le mode Dynamique dont le contraste passe de 7 487:1 à 12 678:1 pour la même raison. Le mode PC/Jeu présente quant à lui un comportement particulier : son niveau de noir remonte légèrement de 0,10 à 0,07 cd/m², ce qui influence son contraste séquentiel, passant de 1 947:1 à 2 772:1 une valeur qui reste la plus faible de tous les modes, cohérente avec la désactivation des systèmes de gestion du contraste dans ce mode orienté réactivité.

Avant d'aller plus loin, il me semble important de clarifier un point de méthode qui expliquera pourquoi les 3 300 lumens annoncés par AWOL ne se retrouvent pas dans mes mesures. AWOL, comme beaucoup de fabricants, communique ses chiffres de luminosité à partir de mesures effectuées avec des couleurs non calibrées, ce qui favorise mécaniquement des valeurs plus élevées et surtout avec un luxmètre orienté vers l'optique du projecteur, c'est-à-dire comme si le spectateur regardait le projecteur en face plutôt que l'image qu'il projette. J'ai eu l'occasion d'en discuter avec le constructeur et de lui expliquer ma position : je ne vois personnellement aucune utilité à mesurer une puissance lumineuse qu'aucun œil humain ne percevra jamais dans des conditions normales de visionnage. La seule mesure pertinente est celle de la luminance avec la sonde orientée vers l'écran, dans la position du spectateur, c'est la seule qui reflète ce que l'œil reçoit réellement. De plus, mes mesures sont systématiquement effectuées sur un écran blanc neutre à comportement lambertien, qui diffuse la lumière de manière parfaitement uniforme sans l'altérer, garantissant ainsi la cohérence et la reproductibilité de mes résultats. Les méthodes diffèrent donc fondamentalement, et les chiffres ne peuvent pas être comparés directement, vous comprendrez mieux ainsi pourquoi les 3 300 lumens annoncés ne sont pas au rendez-vous dans mes relevés.

Passons maintenant à l'analyse de l'impact des différentes options de gestion du contraste sur une image calibrée. Le snapshot de référence, image calibrée sans iris et sans EBL activés, affiche une luminosité maximale de 137,51 cd/m² avec un niveau de noir à 0,01 cd/m², soit un contraste séquentiel de base déjà très respectable. C'est à partir de cette base que j'ai mesuré l'effet de chaque option disponible, et les résultats sont particulièrement instructifs.


Les premiers paliers de l'iris en mode manuel, niveaux 1 et 2, sont remarquables pour une raison essentielle : ils réduisent la luminosité de manière très modérée, passant respectivement à 137,3 cd/m² et 136,69 cd/m², tout en conservant une colorimétrie quasi parfaite avec des Delta E 2000 restant sous 1 sur les saturations et le ColorChecker, et une balance RGB quasi superposée à celle de l'image calibrée de référence. Le niveau 3 maintient encore des performances colorimétriques très solides avec des Delta E 2000 moyens de 0,86 sur les saturations. À partir du niveau 4, les choses commencent à évoluer : la luminosité descend à 116,88 cd/m², la balance RGB amorce une légère dérive du rouge, et les Delta E 2000 sur les saturations montent à 2,33. Les niveaux 5, 6 et 7 accentuent progressivement ces dérives, le rouge s'effondre de plus en plus dans les hautes lumières, les Delta E 2000 sur les saturations atteignant respectivement 2,98, 4,08 et 5,83 ,tout en faisant descendre la luminosité jusqu'à 93,67 cd/m² au niveau 7.





On observe le même type de dérive colorimétrique significative avec l'EBL activé et avec les modes prédéfinis Cinéma 1 et Cinéma 2 de l'iris, où la balance des blancs se dégrade sensiblement et les erreurs colorimétriques dépassent rapidement les seuils acceptables pour un usage home cinéma.



Mais le véritable coup de théâtre de cette section est ailleurs, et je dois l'admettre : il m'a laissé sans voix. Avec une image calibrée et l'iris en position manuelle 1, l'Aetherion Max affiche un niveau de noir à 0,01 cd/m² pour une luminosité maximale de 137,3 cd/m², soit un contraste séquentiel de 13 730:1. Certes, je soupçonne AWOL d'activer l'iris par défaut dans certains modes, et avec une puce DMD 0,47 pouce, toute nouvelle soit-elle, ces chiffres paraissent effectivement irréalistes pour du contraste natif pur. Mais ce contraste "assisté" est d'une qualité absolument remarquable, et c'est là où réside la vraie surprise : l'analyse de la courbe de gamma et de l'échelle de gris sur ce mode révèle une précision exemplaire, sans la moindre dérive colorimétrique ni le moindre pompage de luminosité. La balance RGB reste parfaitement stable, les Delta E 2000 demeurent sous 1 sur toutes les mesures, et la courbe EOTF suit fidèlement la référence. Il suffit d'observer le niveau de noir obtenu dans cette configuration pour comprendre à quel point l'image gagne en profondeur et en présence dans les scènes sombres, sans que cela ne coûte rien à la fidélité colorimétrique. Je suis bluffé, et c'est rare. C'est d'ailleurs tellement convaincant qu'à aucun moment je n'ai jugé utile d'associer l'Aetherion Max à une toile technique CLR pour tenter d'améliorer le contraste, ce qui tombe bien, au regard de la sensibilité au speckle de cet appareil sur ce type de surface que nous avons évoquée précédemment.

Avant de vous livrer mes impressions visuelles, un mot sur la difficulté de capturer fidèlement l'image d'un projecteur triple laser RGB en photo ou en vidéo car les images que vous voyez dans cet article ne rendent pas entièrement justice à ce que l'œil perçoit en réalité, et il est important de le préciser. Le problème vient de la nature même de la lumière laser : les trois pics spectraux étroits du rouge, du vert et du bleu saturent différemment les capteurs des appareils photo et des smartphones, qui sont conçus et optimisés pour restituer une lumière à spectre large et continu celle d'une lampe, d'un soleil, d'une LED à phosphore. Face à un triple laser RGB, le capteur est littéralement débordé par la pureté et l'intensité des primaires, et en particulier par le rouge laser qui tend à dominer et à s'inviter dans toutes les teintes chaudes de l'image photographiée. Résultat : les peaux rougissent, les orangés virent au rouge brique, et les zones de lumière blanche se teintent légèrement. Pour tenter de s'approcher du rendu réel, il faut corriger manuellement la balance des blancs et les courbes de couleurs lors de la prise de vue ou en post-traitement, un exercice qui donne des résultats plus ou moins convaincants selon les situations, mais qui ne remplacera jamais ce que l'œil voit directement. Gardez cela à l'esprit en regardant les captures de cet article.
Cela étant dit, passons à ce qui compte vraiment : ce que j'ai vu. Et mes impressions sont pour le moins contrastées, dans tous les sens du terme.

Le premier point fort, et il est majeur, c'est la profondeur d'image. Je n'hésite pas à le dire : c'est la sensation de profondeur la plus saisissante que j'aie jamais ressentie sur un projecteur UST. Le contraste délivré par l'Aetherion Max sans EBL est tout simplement le meilleur que j'ai pu mesurer et observer sur l'ensemble des projecteurs à ultra courte focale que j'ai eu l'occasion de tester jusqu'à présent. Et si l'on prend soin de respecter une consigne simple, iris manuel niveau 1 ou 2, on conserve intégralement la fidélité des couleurs post-calibrage sans le moindre phénomène de pompage de luminosité. C'est le meilleur des deux mondes. Bien évidemment, la première chose que j'ai eu envie de projeter pour mettre ce contraste à l'épreuve, c'est l'introduction d'Alien Romulus : cette silencieuse arrivée du vaisseau de la Weyland-Yutani, totalement sombre, qui commence à se détacher lentement sur un fond étoilé, dans un silence visuel absolu. Un test particulièrement redoutable pour n'importe quel projecteur. L'Aetherion Max s'en est sorti avec les honneurs.

Le second point fort, c'est la précision de l'image, mais je vais nuancer immédiatement, car cette précision n'est pleinement au rendez-vous que lorsque l'image n'est pas entachée par les problèmes de stries horizontales et de bruit vidéo que j'ai évoqués dans la partie fluidité et qui s'invitent dans certaines configurations d'interpolation. En dehors de ces configurations problématiques, et post-calibrage, les couleurs sont de toute beauté. Que ce soit sur l'Aetherion Max ou sur les appareils de la gamme Valerion, les menus de correction offrent suffisamment de profondeur et de précision pour obtenir un résultat véritablement professionnel entre les mains d'un calibreur expérimenté. Il est simplement dommage que les modes usine ne soient pas à la hauteur de ce que cet appareil est capable de produire une fois correctement configuré, c'est un travail qui reste à faire du côté d'AWOL, et qui ferait toute la différence pour les utilisateurs qui ne disposent pas des outils ni de l'expertise nécessaires pour calibrer eux-mêmes leur projecteur.

En l'état actuel de développement de l'Aetherion Max, et sur l'échelle de notation de 1 à 5 en vigueur sur Mondoprojos, j'aurais sincèrement envie de lui décerner un 4, tant son niveau de contraste est impressionnant et constitue une avancée réelle sur le segment UST. Mais l'honnêteté s'impose, et c'est un 3 que je lui attribue, assorti de la mention "Bon plan calibré". Je ne peux pas en bonne conscience passer sous le tapis le bruit de ventilation gênant qui s'installe après quelques minutes de fonctionnement, ni le grésillement électronique qui accompagne certains modes images, ni le speckle laser qui vient perturber l'image sur certaines toiles techniques. Et surtout, je ne peux pas ignorer cette déformation horizontale qui s'invite à l'écran dans certaines configurations d'interpolation et qui gâche une grande partie de la précision d'image que cet appareil est pourtant capable de délivrer. Ce sont des défauts réels, documentés, mesurés, pas des impressions subjectives.

Je reste néanmoins dans l'attente d'une prochaine mise à jour firmware qui viendra, je l'espère, corriger tout ou partie de ces points faibles. Comme je l'ai rappelé dès l'introduction, la perspective d'une économie substantielle et d'un prix de lancement attractif ne doit pas faire oublier l'essentiel : ce n'est pas un tarif qui fait la qualité d'un projecteur. Connaissant le soin qu'AWOL et Valerion attachent au suivi logiciel de leurs modèles, je reste toutefois optimiste quant à l'évolution de l'Aetherion Max. Le potentiel est là, indiscutablement, et c'est précisément ce qui rend l'attente d'une version finalisée aussi légitime qu'enthousiasmante.

AWOL AETHERION MAX REVIEW
Let's be honest about it: YouTube is an absolute mess right now. Videos dedicated to the AWOL AETHERION are multiplying at an exponential rate, to the point where it has become genuinely difficult to tell sincere editorial content apart from well-orchestrated promotional noise. In the middle of all this commotion, I wanted to take the time to offer something different: a calm, measured opinion and above all, a written piece, because here at Mondoprojos we still write, and we own it rather than yet another enthusiastic video shot in a dark room with a dramatic soundtrack playing in the background.
Let me state this clearly from the outset: the AWOL AETHERION is a product that is still evolving. This is not a minor detail it is in fact a central element in understanding this review and the conclusions it draws. I received this projector several days ago, running firmware V0000.01.00J.Q211, and I immediately began my initial measurements with that version. It did not take long before I identified a number of shortcomings, which led me to a decision: rather than rush to publish premature conclusions, I chose to wait, to hold off for a second firmware update, to observe how things developed, and to deliver the most honest assessment possible of the device in its current state. This review was therefore conducted, and its conclusions established, on the basis of firmware V0000.01.00J.Q212 dated February 12, 2026 and nothing else. What you read here reflects the reality of what I measured and observed, no more and no less.
AWOL is the ultra-short-throw projector brand belonging to AWOLVISION, a company headquartered in Delray Beach, Florida, operating under the legal entity Elevation Technology Partners. While product design and development are driven from North America, manufacturing takes place in China, as is the case for the vast majority of players in this industry. AWOL also oversees a second brand called VALERION, positioned on the lifestyle segment, but sharing the same technological foundations and design philosophy.
Both brands have built a significant portion of their respective lineups around triple-laser technology, with hardware that draws from Hisense's trichroma platform. That said, it would be a mistake to dismiss them as simple OEM operations. AWOL and VALERION both incorporate proprietary software and functional innovations that simply do not exist in the Chinese manufacturer's lineup. These include a dedicated rainbow effect reduction system the RBE, or Rainbow Effect, a well-known artefact in single-chip DLP projectors as well as a dynamic contrast management feature called EBL, short for Enhanced Black Level. Both features represent genuine differentiators that are absent from Hisense's catalogue and deserve to be highlighted from the outset.
AWOL is no newcomer to the ultra-short-throw space. The brand has been launching and selling triple-laser UST projectors for several years now, and several of those models have been reviewed in depth on this blog. But those devices were beginning to show their age in the face of competition that has never stopped intensifying, led by Hisense, which has continued to set the pace with references like the PX3-Pro. AWOL's answer to this competitive pressure is precisely the Aetherion series: two new models sporting a completely redesigned chassis, performance figures substantially improved over the previous generation, and a handful of technical innovations presented as benchmarks for the segment.
Both models the Aetherion Max and the Aetherion Pro were unveiled to the public at CES 2026 in Las Vegas in January, and have since been the subject of a Kickstarter crowdfunding campaign launched on February 10, 2026. The playbook is now well established in this industry: by backing the campaign before its scheduled close on April 1, 2026, buyers can secure a considerably lower Early Bird price than the published retail figure. The Aetherion Pro is offered at $1,999 Early Bird versus an MSRP of $3,499, and the Aetherion Max at $2,199 versus a retail price of $4,499 representing savings of several thousand dollars, and even more on certain bundles including a projection screen. It is these spectacular launch prices that set the internet ablaze and triggered the collective frenzy currently playing out on YouTube. At Mondoprojos, however, a discount however generous has never been sufficient to convince us of a product's quality. It is therefore armed with our experience, our calibrated measurement probes, and our favourite film and series clips that we will be putting the manufacturer's commercial claims under the microscope.

Before getting into the details, it is worth noting that AWOL carried out its own measurements on my review unit before shipping it to me. Throughout this article, you will therefore be able to compare the results I obtained with those provided by the brand a verification exercise we always find instructive. Here are the official technical specifications of the Aetherion Max as received and tested: 0.47-inch single-chip DLP display technology with pixel shifting to reach 4K UHD resolution, RGB triple-laser light source, rated brightness of 3,300 ISO lumens, claimed native contrast ratio of 6,000:1 and EBL dynamic contrast of 60,000:1, colour gamut coverage of 110% of Rec.2020, Dolby Vision, HDR10+, IMAX Enhanced and Filmmaker Mode compatibility, Anti-RBE technology, Dynamic Tone Mapping, PixelLock pixel stabilisation and alignment technology, Sapphire-Series sapphire glass lens with chromatic aberration reduction treatment and motorised dust-proof cover, projection range from 80 to 200 inches, MediaTek MT9655 processor with 8 GB of RAM and 128 GB of internal storage, Google TV operating system based on Android TV 14, Wi-Fi 7, Gigabit Ethernet, claimed 1ms-class latency at 240 Hz with VRR, ALLM and Dolby Vision Gaming support. A specification sheet that, on paper, is nothing short of dizzying. It now remains to be seen what our measurement probes have to say about it.


At 562 x 323 x 139 mm and weighing 8.75 kg, the Aetherion Max is a substantial piece of equipment, sitting at the heavier end of the UST segment. Its resolutely angular design, dressed in a deep, carefully finished metallic grey, immediately put me in mind of the Cylons from Battlestar Galactica that impression of a cold, precise, almost menacing machine, further reinforced by the animated LED strip running across the front fascia. For those who would find this irritating in everyday use, rest assured: it can be switched off.

AWOL has given genuine thought to protecting the optics an attention to detail that deserves recognition precisely because it is so rarely seen on this type of device. The optical block is fitted with a motorised lens cover that retracts automatically when the projector is powered on, and quietly slides back into place at shutdown with a small, characteristic sliding sound that quickly becomes reassuring. Well done AWOL for thinking of this and building it in. The projector also ships with a soft protective jacket designed to cover the entire unit when idle and not housed inside the motorised drawer of a dedicated piece of furniture a welcome extra touch for those who want to maximise the lifespan of their light source.

The optical block has no mechanical zoom, which is the absolute norm in the ultra-short-throw world. Only the focus is motorised. The throw ratio is 0.2:1, meaning that to project a 16:9 image with a 100-inch diagonal a base width of 221 cm the projector only needs to be placed with its connectivity panel approximately 16 cm from the screen. A remarkably short distance, perfectly suited to positioning at the base of a TV cabinet.
The Aetherion Max is a fully self-contained multimedia platform: a single power outlet is all it needs to deliver both picture and sound. Hidden beneath its shell is a complete 2 x 25-watt audio system, compatible with Dolby Atmos and DTS:X, for those who wish to do without a dedicated audio setup. On the video side, every box is ticked: 4K HDR with HLG, Dolby Vision and HDR10+ support. The projector is also 3D-compatible via DLP-Link glasses.
The physical connectivity is both comprehensive and generous: three HDMI 2.1 inputs including one with eARC audio return, two USB 3.0 ports including one on the side for easier access, an S/PDIF digital audio output, a Gigabit Ethernet port, an analogue audio jack output, a composite AV input and an RS232 port for home automation integration. Wirelessly, the Aetherion Max features Wi-Fi 7 and Bluetooth 5.4 it is via this Bluetooth connection that the remote control pairs with the unit. The remote is an elegant backlit model in anthracite grey, equipped with a directional pad and dedicated shortcut buttons for Netflix, YouTube (brace yourselves!), Prime Video and Disney+. The projector works with Google Home and runs Google TV, offering AirPlay 2, Chromecast and Miracast functionality alongside a Multi-view mode, and can be voice-controlled via Amazon Alexa, Google Assistant or Apple HomeKit.

On the display architecture side, the Aetherion Max integrates Texas Instruments' brand-new DLP472TP DMD chip, paired with the DLPC8445 controller. This represents a meaningful step forward compared to the previous generations of 0.47-inch XPR chips found until now in virtually all UST projectors and in a large number of entry and mid-range front projectors. The change does not lie primarily in the micromirror array itself, which retains a native Full HD 1920 x 1080 resolution with four-phase pixel shifting a process that is already well proven and whose effectiveness no longer needs demonstrating. The real advance lies in the associated DLPC8445 controller. Texas Instruments has used this new generation to fundamentally rethink the architecture of this component, resulting in a spectacular reduction in physical footprint: the controller shrinks from a 31 x 31 mm package down to just 9 x 9 mm, representing a 90% reduction in total chipset package size. In practice, this frees up valuable space inside the projector chassis, simplifies thermal management and opens the door to more compact designs. Most importantly, it is this new controller architecture that makes possible the extreme latency performance figures claimed by AWOL with VRR and ALLM support positioning the Aetherion Max as a device potentially equally at home in a dedicated home cinema room and in a high-end gaming setup.
The Aetherion Max runs Google TV for direct streaming, the Android app store and media playback from the local network or USB ports. There is nothing particularly groundbreaking here in a world where virtually every connected projector on the market has adopted this solution which, let us not forget, has a well-known appetite for your personal data. Let us move quickly past this chapter and turn instead to what really matters: the projector's dedicated menus, which are remarkably comprehensive, and whose key features I will walk you through, focusing on what matters most to me the colour calibration tools.

The image modes available in SDR sources number seven: Dynamic, Standard, Sport, Energy Saving, PC/Game, Cinema and Filmmaker. In HDR10, this list doubles and gains an additional IMAX mode. Dolby Vision and HDR10+ sources also have their own dedicated selections, more limited in number, as do 3D programmes. It is worth noting that AWOL has chosen to provide profiles specific to each content format a sound approach that allows the image rendering to be optimised without compromise between different source types.

A menu entirely dedicated to colour calibration is present, and it is unusually generous for this market segment. It includes a greyscale calibration tool with 2 or 20-point adjustment, a full Color Management System operating across all three dimensions of the gamut hue, saturation and luminance for each primary and secondary colour as well as a gamma editor. Add to this the ability to manually select the target colour space from BT.709, DCI-P3 and BT.2020, along with several preset colour temperature options. One important note however: the rainbow effect reduction feature, which could be freely enabled or disabled by the user on the Valerion Max, is here forced and cannot be bypassed when the "Very Warm" colour temperature is selected in Cinema and Filmmaker modes.
Brightness management is handled via ten levels, from level 1 at the lowest end to level 10 at the highest. Two additional options allowing for even greater brightness output are also available, though the manufacturer itself advises against their prolonged use which speaks volumes about the thermal constraints and light source longevity implications of these extreme modes.
Contrast management offers a wide range of tools. The flagship Enhanced Black Level function the EBL we have already discussed is naturally present, alongside control of the mechanical iris, which requires navigating to a separate menu. This iris can operate in one of two preset modes Cinema 1 and Cinema 2 or be configured manually across a seven-step scale. For handling HDR10 content with static metadata, a DTM function is also on board. Dynamic Tone Mapping, to spell it out in full, is the function responsible for analysing image content in real time and dynamically adapting the tone mapping curve to preserve both highlights and shadow detail an absolute necessity on a projector whose peak brightness is structurally lower than that of a high-end HDR television.
AWOL has also anticipated a well-known pitfall for users of dynamic contrast projectors: the colorimetric drift induced by the operation of the iris and EBL, which can cause the white balance to shift towards excessively green or red tones depending on the scene. To address this, a dedicated hue correction option is built into the menus, offering around twenty levels of adjustment an approach we have already seen from XGIMI on the Titan, and whose presence here deserves a warm welcome, as it responds to a very real need.

The gaming features alone could justify their own dedicated section, so thoroughly developed are they: VRR, ALLM, high frame rate support, customisable crosshair shape, and no fewer than six modes tailored to different gaming genres Standard, RPG, RTS, FPS, Sports and an AI-driven Auto mode. This last mode is a reminder that the Aetherion Max also incorporates a full suite of AI-enhanced image processing functions: AI Resolution, AI Contrast, and their various counterparts.

Also worth noting, within the sub-section of the menu dedicated to motion interpolation management, is a dedicated video processing mode. Broadcast content benefits from a dedicated processing pipeline that is adjustable across several levels of intervention, allowing the user to fine-tune the projector's behaviour according to the source material.
I will stop this inventory here before this review starts resembling an encyclopaedia. What matters is that AWOL's engineers have clearly put in the work to equip their new projector with a comprehensive set of tools for both home cinema and gaming use. The software specification is genuinely impressive the only question that remains, as always, is what all of this actually delivers on screen. Which is precisely the subject of our next section: the Technical Verdict.
Fan noise and integrated audio system quality :
This is unfortunately one of the Aetherion Max's most significant shortcomings and one that has persisted despite the firmware update. From my very first measurements taken with the initial firmware, I noted a concerning acoustic behaviour: in a room with a residual noise floor of 35.1 dB, the projector in operation pushed the sound level up to 39,5 dB a figure already difficult to ignore in a quiet viewing environment. On top of this, an audible electronic buzz was perceptible in certain image modes, a parasitic hum that appears to be linked to the activation of the rainbow effect reduction function. I duly reported this issue to the manufacturer, hoping that a software correction might address it in the next update. Sadly, that has not happened.


My new measurements taken after installing the second firmware confirm this without ambiguity. In a room with a noise floor of 35 dB, the sound level rises immediately to 37.2 dB as soon as the image appears a figure that could still be considered borderline acceptable in isolation. But after just seven minutes of operation, the time it takes for the unit to warm up slightly, the reading climbs to 39 dB. At this point, the operating noise becomes genuinely intrusive and, as things stand, difficult to tolerate for comfortable viewing. A UST projector is by definition positioned in close proximity to the viewer, unlike a front projector installed at the back of the room which makes this acoustic issue all the more critical on this type of device. This is a point the manufacturer will absolutely need to address in a future update, as it currently represents a real obstacle to recommending this product without reservation.
As for the integrated audio system, it does the job for occasional or supplementary use. The 2 x 25 watts handle everyday casual listening without difficulty, but the limitations become apparent quickly: the bass lacks body and depth, and the Dolby Atmos effects, while present on the specification sheet, fall well short of what that label might lead one to expect. As with virtually every projector incorporating this technology, the physical constraints of the chassis simply cannot reproduce the height effects and three-dimensional immersive soundfield that define the format's promise. For a home cinema experience worthy of the name, a dedicated external audio system remains indispensable.
Power consumption :
This is one of the Aetherion Max's pleasant surprises, and a not insignificant argument at a time when energy costs are playing an increasingly important role in purchasing decisions. Despite the light output performance we will detail in the following sections, AWOL's projector proves remarkably frugal compared to some of its direct competitors.

By way of comparison, a Formovie Theater Premium demands up to 300 watts to operate a figure that starts to resemble that of a household appliance. The Aetherion Max, by contrast, draws only 179.5 watts at full laser power, dropping to 151.5 watts in Cinema or Filmmaker modes. These are precisely the modes used for everyday film and series viewing, which means that in real-world home cinema use, power consumption remains comfortably below 155 watts a commendable figure for a triple-laser projector in this category.
Image précision :
A major strength for the Aetherion Max, and good news right from the start. The first test I systematically carry out on any projector claiming 4K performance is the projection of my dedicated resolution test chart. This chart contains coloured vertical and horizontal lines which, to validate genuine 4K resolution reproduction, must appear on screen with a clearly defined white separation line between each individual line confirmation that the projector is rendering each pixel individually without merging them together. That is precisely what we see here, and without the slightest ambiguity. Better still, the finest detail elements contained within the central blocks of a second 4K overscan test chart are also perfectly rendered which is far from guaranteed on a pixel-shifting XPR DLP projector, where fine detail of this kind tends to be lost in the pixel-shifting process. On this point, AWOL delivers on its promises with flying colours.

Further cause for satisfaction: the complete absence of laser fringe and chromatic aberrations. Laser fringe, for those unfamiliar with the term, refers to the interference fringes produced by the coherence of the laser beam, which manifest as slight undulations or coloured halos around the edges of objects an artefact that is particularly visible in high-contrast areas between bright and dark elements. Chromatic aberrations, for their part, are those coloured fringing artefacts typically red, green or blue that appear along the edges of contrasting objects when the different wavelengths of light do not converge at exactly the same point through the optical system. Both of these defects, which are still encountered far too frequently on DLP projectors, are here entirely absent. The work carried out on the Sapphire-Series lens is clearly paying off, and the image displays a sharpness and edge cleanliness that genuinely deserve to be highlighted.
Motion and image interpolation :
A second major issue and one that appears to have flown largely under the radar of the many YouTube videos currently circulating on the subject. Image interpolation is, to put it plainly, bugged in the current firmware state. The problem manifests as soon as one exits Film mode and switches to any of the other available processing modes: on-screen text and lettering becomes distorted and appears to be crossed by parasitic horizontal lines. The photograph below is particularly telling: in the top image, one can clearly see that the characters here the menu text "Réduction / Désactivé" are invaded by a tint that overlays the white lettering, creating the impression of aggressive pixellation. The bottom image, taken under identical conditions but with the correct processing mode active, shows cleaner, better-defined white text.

From a technical standpoint, this type of artefact may point to a video signal processing issue. The video noise on dark backgrounds and the accompanying audio buzz reinforce the hypothesis of a firmware-level synchronisation problem rather than a hardware defect. That is, at least, the most optimistic reading of the situation, as it suggests the possibility of a software fix. I have forwarded all of these elements to the manufacturer, but have received no response to date. This is a serious bug that directly impacts the viewing experience and will absolutely need to be addressed in a forthcoming firmware update.
Input lag :
This is one of the flagship arguments put forward by AWOL in its commercial communications, and the measurements I carried out largely validate these claims. In PC/Game mode, simply activating the "high refresh rate mode" option yields an input lag reading of 14.8 ms on a UHD 60 Hz source already a very respectable figure for a projector. But enabling the VRR option on top of that brings the latency down further to 9.2 ms. That is a remarkable result.

To put it simply, input lag is the time that elapses between pressing a button on your controller and seeing the corresponding action appear on screen. Picture yourself firing at an opponent in a shooter: if that delay is too long, your target will have already moved by the time your shot is displayed. Beyond 30 ms, most players start to feel the lag and it begins to affect their performance. Below 16 ms, the vast majority of players no longer notice any delay at all. At 9.2 ms, the Aetherion Max is playing in the same league as the best gaming televisions on the market which, for a UST projector, is quite simply unprecedented. VRR deserves much of the credit here: rather than operating at a fixed refresh rate and patiently waiting for each frame to be ready, the projector adapts in real time to the pace at which your console or PC sends images, eliminating the tiny waiting periods that stack up and push latency higher.
The Aetherion Max is also AMD FreeSync Premium certified. Without going into technical detail, think of this simply as a guarantee of optimal, certified compatibility with Xbox consoles and AMD graphics cards the two main families of gaming hardware that natively support this standard. Nvidia GPU owners are not left out either: the underlying technology is also recognised as G-Sync compatible, covering the vast majority of the gaming hardware market. In short, whether you are on Xbox, PlayStation or PC, the Aetherion Max is built for high-performance gaming, and the numbers are there to prove it.
Laser speckle :
Let us start by explaining what laser speckle actually is, since the term comes up frequently in projector reviews without always being clearly defined. It is an optical phenomenon inherent to the very nature of laser light: unlike a conventional light source such as a lamp or an LED, a laser emits what is known as coherent light light whose waves are all perfectly in phase with one another. When this coherent light strikes a surface even one that appears smooth, such as a projection screen it reflects in a way that creates microscopic interference patterns, which translate visually into a shimmering grain effect: a kind of granular texture that overlays the image and reduces the sense of smoothness and naturalness of the projection.

This phenomenon particularly affects pure trichroma projectors those that use three RGB lasers with no intermediate diffusing element because all three laser beams retain their full coherence all the way to the projection surface. This is precisely the case with the Aetherion Max. Single-laser projectors work differently : their blue laser excites a phosphor segment that converts part of the light into yellow-green, and this conversion process naturally breaks down part of the beam's coherence, mechanically reducing speckle. ALPD triple-laser projectors, which combine lasers and phosphor like the Formovie Theater Premium, benefit from the same attenuating effect which is why their images generally appear smoother on technical screens.
As for the Aetherion Max, the results vary considerably depending on the type of surface used. I carry out all of my tests and measurements on the same white screen with Lambertian behaviour meaning a surface that diffuses light perfectly uniformly in all directions, without favouring any particular viewing angle. On this screen, the Aetherion Max produces a beautifully smooth image, as you can see in the video montage below. However, as soon as one switches to a CLR technical screen an ambient light rejecting screen specifically designed for UST projectors the situation deteriorates noticeably. I was able to test two representative references of this screen type: the Celexon HC+ and the Nothing Projector Black Series, both designed for ultra-short-throw use with a stated gain of 0.6. On both of these screens, the smooth image observed on the white surface is a distant memory: speckle appears clearly and disrupts visual comfort to a significant degree.

I have of course not been able to test the full range of technical screens available on the market, and it is possible that other CLR references may behave differently. But on the basis of these two observations, the message is clear: if you are sensitive to laser speckle and are considering pairing the Aetherion Max with a CLR technical screen, you will either need to consider a different projector model, or opt for a neutral white screen which, as we have just seen, delivers considerably better results with this particular device.
Colorimetry :
Before diving into the measurements themselves, a few words on my testing methodology, since the rigour of the approach directly conditions the reliability of the conclusions. My measurements are taken using a JETI 1501 Hi-Res spectrophotometer with a spectral accuracy of 2 nm, which I use to build a correction profile designed to reduce the inherent errors of my Klein K10-A colorimeter, subsequently used with Calman Professional software. The probes are directed towards the neutral gain-1 white screen, allowing me to precisely define the luminance levels actually produced by the projector and to calibrate the image based on what the viewer actually sees from their seated position. PVA standards are applied as the conformity benchmark: Delta E 2000 errors below 2 for saturations, the ColorChecker and the greyscale, and below 10 for Delta E ITP. While I will occasionally refer to measurements taken with the first firmware to illustrate certain changes, it is on the second most recent firmware that I will focus the bulk of my analysis.

Let us begin with gamut coverage, illustrated by the measurement above. The result is spectacular and confirms one of the core strengths of pure RGB triple-laser technology: the Aetherion Max covers 94.87% of BT.2020 in CIE 1931 xy and 95.26% in CIE 1976 uv near-total coverage of the most demanding colour space on the market. DCI-P3 coverage reaches 98.79% in CIE 1931 xy and 99.46% in CIE 1976 uv in other words, virtually the entire colour volume used in professional digital cinema. BT.709 coverage literally blows past the limits of that space at 180.4% in CIE 1931 xy, meaning the projector can produce colours well beyond what the HD television standard defines as its maximum boundaries. This is one of the fundamental characteristics that distinguishes a pure trichroma projector from all other projection technologies.

This spectral richness is perfectly visualised by comparing the two spectral power distribution curves shown above. The Aetherion Max displays three narrow, distinct peaks, perfectly isolated at the characteristic wavelengths of blue around 465 nm, green around 525 nm and red around 638-650 nm the crystalline spectral signature of a pure RGB triple laser, with no parasitic light energy between the three primaries. Now compare this with the ViewSonic LX750-4K, a single-laser phosphor projector recently reviewed on this blog: it shows a single narrow blue spike around 460 nm, followed by a broad continuous hump extending from 480 nm well beyond 700 nm the phosphor emission, which is inherently broad and continuous, producing all the hues from green to red through conversion. This fundamental difference explains everything: phosphor light, being spectrally broad and poorly discriminating, simply cannot produce reds as pure or greens as saturated as three dedicated RGB lasers. This is precisely what the gamut coverage figures directly reflect.

Let us now turn to the mode-by-mode out-of-box measurements on the second firmware and this is where things become complicated for the Aetherion Max. Not a single factory image mode produced by the brand allows the viewer to dispense with a proper calibration, and the snapshots above provide the numerical proof. This was already the case with the first firmware.

Dynamic mode displays average Delta E 2000 values of around 10 to 11 on saturations and the ColorChecker, with a white balance showing a strong blue shift throughout the luminance scale. This is the showroom mode, designed to impress in a shop, not to respect the image.

Standard mode is scarcely more reassuring, with Delta E 2000 values remaining in elevated territory between 8 and 9 on average and an RGB balance showing persistent blue dominance with a red channel that collapses in the highlights.

Sport mode follows a logic similar to Standard, with comparable colorimetric errors and a white balance drifting in the same direction. Equally unsuitable for cinema use.

Energy Saving mode sits in the same vein, with average Delta E 2000 values around 8, unremarkable in either direction.

PC/Game mode is more interesting to analyse: its white balance tightens noticeably compared to the previous modes, with the three RGB curves staying broadly closer together, and it shows Delta E 2000 values in slight improvement, averaging around 3.2 on the greyscale.

Cinema mode, with 94.6% rec.709/sRGB coverage, shows an attempt to address the correct colour space the gamut has clearly been intentionally reduced in an effort to approximate BT.709 but Delta E 2000 values remain high, averaging around 9 to 10 on saturations and the ColorChecker, and the white balance still shows a marked blue drift. The intention is right; the execution falls short.

Filmmaker mode presents a profile similar to Cinema at 97.2% rec.709 coverage, and it is on this mode that the comparison between the two firmwares proves most instructive. The side-by-side comparison images show that the second firmware has brought measurable improvements to the white balance in this mode the RGB curves have tightened slightly compared to the first firmware but without yet reaching the levels of precision required for rigorous home cinema use.

The conclusion is unambiguous: only the post-calibration configuration, illustrated by the final snapshot above, meets the standard for home cinema use in the strict sense of the term. The numbers speak for themselves: average Delta E 2000 of 0.8 on saturations, 0.95 on the ColorChecker and 0.97 on the greyscale all well below the threshold of 2 that defines the invisibility of colorimetric errors to the naked eye. Delta E ITP values are equally well contained. The RGB balance is near-perfect across the entire luminance range, and the EOTF curve faithfully tracks the reference. It is in this configuration, and only in this configuration, that the Aetherion Max reproduces colours as they were decided by the director and their cinematographer meaning that what you see on screen corresponds to what was intended artistically on set or in the post-production suite. Everything else is merely an approximation.
HDR processing :
The good news arrives with HDR Cinema mode, and it is significant. With a coverage of 94.4% of rec.2020, this mode recovers the full colorimetric potential of the triple-laser source for HDR content. This is precisely what you need to watch your UHD films in the best possible conditions. The white balance does show a slight dip in the midtones, but this phenomenon is common to every HDR projector on the market without exception: a projector, even the best in the world, cannot produce the 1,000 nits or more that a high-end HDR television reaches at peak brightness, and the tone mapping engine must compensate for this difference by slightly compressing the midtones. This is not a defect of the Aetherion Max it is a physical reality of the projection world. Colour errors on natural hues skin tones, vegetation, skies drop to an average Delta E 2000 of 3.25, which is a perfectly respectable result for an uncalibrated mode.

The EOTF curve which describes how the projector translates the numerical values of the HDR signal into actual brightness on screen provides valuable additional insight. On both measured HDR modes, the same characteristic pattern emerges: the measured yellow curve tracks the grey reference faithfully up to approximately 60% of the signal, then breaks away and climbs above the target in the highlights. This behaviour reflects an aggressive roll-off tone mapping approach: the projector strongly compresses the upper midtones in an attempt to preserve as much detail as possible in the brightest areas, at the cost of slightly overexposing the intermediate luminance range. In practice on screen, this translates into mid-brightness areas that will appear slightly brighter than intended by the mastering engineer, with a risk of clipping fine detail in the highlights on highly contrasted scenes. This type of tone mapping prioritises overall image readability at the expense of strict fidelity to the original artistic intent which is precisely why a professional HDR calibration, allowing this EOTF curve to be corrected to track the reference accurately, remains essential for demanding home cinema use.

HDR Filmmaker mode follows the same profile with identical rec.2020 coverage of 94.4%, slightly weaker results on saturations but comparable performance on natural hues, and an EOTF curve presenting the same compression pattern. Both modes nonetheless represent a solid working foundation for HDR calibration.
Brightness, contrast and iris management :
Let us start with the comparative table between the two firmwares, which is highly instructive. Before commenting on the figures, one important clarification is necessary: the brightness progression observed between the two firmwares on certain modes is not the result of software optimisation at constant laser power. It is explained by a change in laser power level between the two measurement sessions, Dynamic mode having been measured at level 8 with the first firmware and at level 10 with the second, with Cinema mode having undergone the same parameter change. This distinction matters: comparing these figures directly without mentioning it would give a distorted picture of what the second firmware actually contributes in terms of brightness. The sequential contrast progressions, on the other hand, are genuinely attributable to firmware improvements, as they are driven primarily by an improvement in black level most notably Filmmaker mode, whose sequential contrast jumps from 8,253:1 to 16,176:1 thanks to a black level descending to 0.01 cd/m², and Dynamic mode, whose contrast moves from 7,487:1 to 12,678:1 for the same reason. PC/Game mode presents a particular behaviour: its black level actually rises slightly from 0.10 to 0.07 cd/m², which influences its sequential contrast, moving from 1,947:1 to 2,772:1, a value that remains the lowest of all modes, consistent with the deactivation of contrast management systems in this responsiveness-oriented mode.

Before going further, it is important to clarify a methodological point that will explain why AWOL's announced 3,300 lumens do not appear in my measurements. AWOL, like many manufacturers, publishes its brightness figures from measurements taken with uncalibrated colours which mechanically favours higher values and crucially using a lux meter directed towards the projector's lens, as if the viewer were looking directly at the projector rather than at the image it projects. I have had the opportunity to discuss this with the manufacturer and explain my position: I personally see no value whatsoever in measuring a light output that no human eye will ever perceive under normal viewing conditions. The only meaningful measurement is luminance with the probe directed towards the screen, from the viewer's position the only one that reflects what the eye actually receives. Furthermore, my measurements are systematically taken on a neutral white Lambertian screen, which diffuses light perfectly uniformly without altering it, guaranteeing the consistency and reproducibility of my results. The methods therefore differ fundamentally, and the figures cannot be directly compared which explains why AWOL's announced 3,300 lumens are nowhere to be found in my readings.

Let us now analyse the impact of the various contrast management options on a calibrated image. The reference snapshot calibrated image with neither iris nor EBL activated shows a peak brightness of 137.51 cd/m² with a black level of 0.01 cd/m², yielding an already very respectable baseline sequential contrast. It is from this reference that I measured the effect of each available option, and the results are particularly instructive.


The first levels of the manual iris levels 1 and 2 are remarkable for one essential reason: they reduce brightness very moderately, dropping to 137.3 cd/m² and 136.69 cd/m² respectively, while maintaining near-perfect colorimetry with Delta E 2000 values remaining below 1 on both saturations and the ColorChecker, and an RGB balance virtually superimposed on that of the calibrated reference. Level 3 still maintains very solid colorimetric performance with average Delta E 2000 of 0.86 on saturations. From level 4, things begin to shift: brightness drops to 116.88 cd/m², the RGB balance starts showing a slight red drift, and Delta E 2000 on saturations rises to 2.33. Levels 5, 6 and 7 progressively accentuate these drifts, red collapses increasingly in the highlights, with Delta E 2000 on saturations reaching 2.98, 4.08 and 5.83 respectively, while pushing brightness down to 93.67 cd/m² at level 7.





Similar significant colorimetric drift is observed with EBL activated and with the Cinema 1 and Cinema 2 iris preset modes, where the white balance degrades noticeably and colorimetric errors quickly exceed acceptable thresholds for home cinema use.



But the real revelation of this section lies elsewhere, and I must admit it left me genuinely speechless. With a calibrated image and the iris at manual position 1, the Aetherion Max displays a black level of 0.01 cd/m² for a peak brightness of 137.3 cd/m², yielding a sequential contrast ratio of 13,730:1. I do suspect AWOL of activating the iris by default in certain modes, and with a 0.47-inch DMD chip, however new its architecture, these figures do seem unrealistic for pure native contrast. But this "assisted" contrast is of an absolutely remarkable quality, and this is where the real surprise lies: analysis of the gamma curve and greyscale on this mode reveals exemplary precision, without the slightest colorimetric drift or brightness pumping. The RGB balance remains perfectly stable, Delta E 2000 values stay below 1 across all measurements, and the EOTF curve faithfully tracks the reference. One need only observe the black level achieved in this configuration to understand how profoundly the image gains in depth and presence in dark scenes, at absolutely no cost to colorimetric fidelity. I am genuinely impressed, and that does not happen often. It is in fact so convincing that at no point did I feel the need to pair the Aetherion Max with a CLR technical screen to try to further improve contrast which is fortunate, given this device's sensitivity to speckle on that type of surface, as discussed earlier.

Before sharing my visual impressions, a word on the difficulty of faithfully capturing the image of an RGB triple-laser projector in photos or video because the images you see in this article do not fully do justice to what the eye actually perceives, and it is important to say so. The problem lies in the very nature of laser light: the three narrow spectral peaks of red, green and blue saturate camera and smartphone sensors differently, since these sensors are designed and optimised to reproduce broad, continuous-spectrum light the kind produced by a lamp, the sun, or a phosphor LED. Faced with an RGB triple laser, the sensor is literally overwhelmed by the purity and intensity of the primaries, and in particular by the laser red, which tends to dominate and bleed into all the warm tones of the photographed image. The result: skin tones turn ruddy, oranges shift towards brick red, and white light areas take on a slight colour cast. To try to approximate the actual visual rendering, one must manually correct the white balance and colour curves either at the time of shooting or in post-processing, an exercise that produces results of varying quality depending on the situation, but one that can never replicate what the eye sees directly. Bear this in mind when looking at the captures in this article.
That said, let us get to what really matters: what I actually saw. And my impressions are, to say the least, contrasted, in every sense of the word.

The first major strength is image depth. I will say it plainly: this is the most striking sense of depth I have ever experienced on a UST projector. The contrast delivered by the Aetherion Max without EBL is simply the best I have measured and observed across all the ultra-short-throw projectors I have had the opportunity to test to date. And if one takes the simple precaution of following a straightforward rule, manual iris at level 1 or 2, the full colorimetric accuracy of the post-calibration image is preserved without the slightest brightness pumping artefact. The best of both worlds. Naturally, the first thing I wanted to project to put this contrast to the test was the opening of Alien Romulus: that silent arrival of the Weyland-Yutani vessel, almost entirely dark, slowly beginning to detach itself from a starfield backdrop, in absolute visual silence. A particularly demanding test for any projector. The Aetherion Max passed with flying colours.

The second strength is image precision, but I will qualify this immediately, because this precision is only fully present when the image is not marred by the horizontal striping and video noise issues I discussed in the motion and interpolation section, which intrude in certain processing configurations. Outside of these problematic configurations, and post-calibration, the colours are simply beautiful. Whether on the Aetherion Max or on devices from the Valerion range, the correction menus offer sufficient depth and precision to achieve a genuinely professional result in the hands of an experienced calibrator. It is simply a shame that the factory modes do not live up to what this device is capable of producing once properly configured , this is work that remains to be done on AWOL's side, and which would make all the difference for users who do not have the tools or expertise to calibrate their projector themselves.

In the current state of development of the Aetherion Max, and on Mondoprojos' 1-to-5 rating scale, I would genuinely love to award it a 4, so impressive is its contrast performance and so real is the step forward it represents on the UST segment. But honesty prevails, and it is a 3 that I am giving it, with the qualifier "Great value when calibrated." I cannot in good conscience sweep under the carpet the intrusive fan noise that sets in after a few minutes of operation, nor the electronic buzz that accompanies certain image modes, nor the laser speckle that disrupts the image on certain technical screens. And above all, I cannot ignore the horizontal distortion that appears on screen in certain interpolation configurations and that undermines much of the image precision this device is otherwise capable of delivering. These are real, documented, measured defects, not subjective impressions.

I nonetheless remain in anticipation of a forthcoming firmware update that will, I hope, correct all or part of these weaknesses. As I noted from the outset, the prospect of substantial savings and an attractive launch price should not obscure what matters most: it is not a price tag that makes a projector good. Knowing the care that AWOL and Valerion invest in the software follow-through of their products, I remain optimistic about the Aetherion Max's trajectory. The potential is there, unquestionably, and it is precisely this that makes waiting for a finalised version both legitimate and genuinely exciting.
20 Commentaire(s)
Ce n’est pas trop la quantité de vidéos Youtube qui pose problème, c’est le crédit qu’on leur accorde. La plupart des consommateurs utilisent leur téléphone pour regarder des vidéos visant à démontrer les qualités d’image d’un projecteur…claquer quelques milliers d’euros pour un projecteur après avoir vu des images d’un projecteur sur un téléphone, c’est…étrange? 🙂 Le format écrit est nettement plus adapté, merci!
Valerion a un « passif » avec la ventilation, on dirait la même chose ici et ils ont mis des mois à le corriger. Le speckle est sans doute encore plus problématique car qui va utiliser un tel projecteur sur un écran blanc?
Le contraste a l’air incroyable mais avec les problèmes que tu remontes, je doute qu’une mise à jour puisse tout effacer, c’est incroyable qu’ils aient laisser passer tout ça dans leurs tests internes.
Hello Jean-J ! Vu que je dispose d’une pièce dédiée qui peut être plongée dans le noir, je pensais justement utiliser une toile blanche afin d’éviter les soucis de speckle et adoucir le budget…
ça devrait fonctionner si le niveau de noir n’est pas trop mauvais. Perso depuis que j’utilise un alr, je ne peux plus regarder un écran blanc à cause des noirs qui ne sont pas assez noirs.
Ce n’est pas le cas de l’Aetherion comme je le mentionne dans son test.
1000 mercis Gregory pour ton nouveau test.
(Et merci d’avoir essayé sur la toile Nothingprojector <3 que je t’avais demandé!).
Une question me taraude. Est-ce qu’une toile blanche fait sens dans une pièce de vie ou c’est un non sens ? Bien que la plupart du temps cela sera le soir que je regarderai des contenus.
J’attends des échantillons de différentes toiles. Notamment de chez WuPro dont leur toile technique qui semble ne pas faire trop de speckle sur un PX3-Pro.
(On peut prévoir un aller retour si tu veux tester des échantillons, tu me dis).
En tout cas je trouve ton test particulièrement complet et bien fait. Bref, comme d’hab!!
Bravo à toi, tu es est restera ce pilier de la vidéo projection que je prends toujours plaisir à lire.
Merci pour ton test précis et factuel. J’ai néanmoins toujours deux interrogations.
1) Le bruit des ventilateurs. La fiche technique de l’Aetherion mentionne un niveau sonore maximal de 30 dB. D’après la dernière vidéo de David Nogueira, on n’entend aucun bruit à l’aide de son micro. On pourrait donc supposer que ton modèle est défectueux à ce sujet ?
2) Le speckle. Il est « difficile » de se faire un avis sur tes photos. Peux-tu préciser si le speckle est visible à distance de projection ou bien seulement perceptible de près, en étant proche de l’écran ?
Bonjour,
C’est possible que mon projecteur soit défectueux mais je sais que le constructeur travaille à résoudre ce problème et d’autres possesseurs actuels ont déjà fait remonté le même souci. Je rappelle que l’augmentation du bruit de ventilation n’est pas immédiate, elle survient après 7 minutes de fonctionnement comme je l’ai mentionné dans le test.
Difficile de se faire un avis sur le speckle avec les montages insérés ? Désolé je ne suis pas de votre avis, d’un côté ont a le phénomène de points mouchetés sur fonds clairs qui est presbyte et avec l’écran blanc le rendu est bien plus lisse. Il est visible depuis la position du spectateur et pas le nez sur l’écran.
Petit retour du constructeur sur le problème de déformation d’image avec le changement de modes dans l’interpolation d’images :
« After checking with the team, we have noticed this issue that is caused by the new DLP controller. We’re already in the process of fixing it. »
traduction :
« Après consultation de l’équipe, nous avons constaté ce problème lié au nouveau contrôleur DLP. Nous travaillons déjà à sa résolution. »
Merci Greg, pour ce test Mondoprojos attendu et aux Equipes AWOL/VALERION pour ce nouvel UST où chacun pourra se positionner en fonction de ses préférences personnelles.
Le test fait bien ressortir les différents points sur lequel une attention particulière peut être portée, ainsi que les points de qualité que ce nouvel UST apporte. L’ensemble impressionnant des nombreuses fonctionnalités modernes semblent effectivement là et on peut dire que là encore les équipes de AWOL/VALERION réussissent à bouger les codes avec un certain brio, tout en ayant également des points à « consolider ».
A souligner également, la qualité rédactionnelle du test très agréable à lire. Ta faconde apporte à ce test technique, qualité dans le fond et la forme. Encore Merci.
Merci dm27 :).
Super test ! C’est de la poésie. Un peu triste, comme toute bonne poésie.
Bonsoir Grégory cela faisait longtemps… ☺️ Dit moi quel écran conseillerais tu pour un Hisense px3 pro en cadre fixe, salle dédiée jeux vidéo et film. En te remerciant par avance comme toujours. 👍🏻
Bonsoir,
Celui-ci :
https://bit.ly/445bYju
Comme toujours je te remercie pour tes précieux conseils et ta réactivité et gentillesse. Bien amicalement.
Bonsoir Gregory et tout d’abord mille merci pour tes test et avis. Grace à toi, vu que j’ai une pièce (presque) dédiée qui peut être plongée dans le noir, je sais que je peux commander une toile blanche pour ce projecteur.
Quelle toile conseillerais tu en 110 pouces tensionnée suspendue motorisée ?
Belle soirée,
Alexandre
Bonjour, tu as le choix mais le mieux
c’est une toile neutre à Gain de 1 : lumene, celexon, etc…
Okido je vais regarder à cela merci 🙂
est-ce qu’un écran blanc sans traitement particulier a du sens avec un projecteur comme ça? La lumière risque d’être refletee sur le plafond non?
Ça a du sens pour avoir une image sans speckle, si vous voulez absolument utiliser un écran technique et que vous ne supportez pas le speckle il faut envisager un autre projecteur.
D’autre part j’ai un beau plafond dans ma salle de projection et voilà ce que j’obtiens :
https://www.mondoprojos.fr/wp-content/uploads/2026/03/Comparaison-premier-et-second-firmware-de-tous-les-modes-usine-SDR-sortie-de-boite-1024×393.jpeg
Donc aucune hésitation à avoir pour laisser le speckle aux oubliettes.