L'histoire de la vidéoprojection est jalonnée de technologies qui, après avoir longtemps été réservées à une élite, finissent inévitablement par se démocratiser. Le 4K natif, les sources laser, le HDR ou encore les interfaces connectées ont tous suivi cette trajectoire : d'abord réservés aux modèles les plus onéreux avant de devenir progressivement accessibles au plus grand nombre. Le triple laser RGB semble aujourd'hui emprunter le même chemin.
Avec le MIRA, XGIMI entend accélérer cette transition. Commercialisé à 1 690 €, ce nouveau projecteur à ultra courte focale ambitionne de faire descendre une technologie jusqu'ici largement cantonnée au haut de gamme vers un segment tarifaire beaucoup plus abordable. L'équation est séduisante : une source lumineuse RGB triple laser, Dolby Vision, HDR10+, Google TV, compatibilité 3D, ALLM, VRR et un moteur DLP 4K reposant sur la célèbre puce DMD de 0,47 pouce de Texas Instruments. À première vue, difficile de demander beaucoup plus à un appareil de cette catégorie.
Mais démocratiser une technologie ne consiste pas seulement à en faire baisser le prix. Encore faut-il réussir à préserver les qualités qui ont fait son succès. Car concevoir un projecteur triple laser vendu presque deux fois moins cher que les références premium implique nécessairement des compromis. Toute la question est donc de savoir où XGIMI a choisi de les faire, et surtout si ces choix ont un impact perceptible sur l'image.
Le hasard du calendrier rend d'ailleurs l'exercice particulièrement intéressant. Le principal concurrent du MIRA n'est plus un modèle vendu plus de 3 000 €, mais le Hisense PT1, désormais disponible autour de 1 590 €. Les deux appareils évoluent dans la même tranche tarifaire, revendiquent une philosophie proche et ciblent exactement le même public. Autrement dit, la bataille ne se jouera ni sur le marketing ni sur les fiches techniques, mais bien sur les performances réelles.
Comme toujours sur Mondoprojos, nous laisserons donc les arguments commerciaux de côté. Luminosité, contraste, colorimétrie, précision de l'image, gestion du HDR, fidélité après calibration… chaque aspect sera passé au crible de notre protocole de mesures avant d'être confronté à de longues séances de visionnage. C'est seulement à l'issue de cette double approche, instrumentale et subjective, que nous verrons si le XGIMI MIRA réussit son pari : rendre le triple laser RGB réellement accessible sans en trahir l'esprit.
Le nouveau Mira est disponible chez Son-Vidéo à 1699€ (lien affilié).
Le MIRA occupe une position assez singulière dans la gamme XGIMI. D'un côté, son tarif de lancement de 1 690 € le place au cœur du segment intermédiaire des projecteurs à ultra courte focale, loin des prétentions tarifaires des modèles premium dépassant désormais allègrement les 3 000 €. De l'autre, sa fiche technique emprunte pourtant une grande partie des caractéristiques jusqu'ici réservées aux appareils beaucoup plus ambitieux. À lui seul, le MIRA illustre parfaitement la démocratisation actuellement à l'œuvre sur le marché de la vidéoprojection : ce qui relevait encore récemment du haut de gamme devient progressivement accessible à des catégories tarifaires beaucoup plus raisonnables.
Son équipement technique est d'ailleurs particulièrement révélateur de cette évolution. XGIMI a retenu une architecture DLP associée à une source lumineuse RGB triple laser annoncée à 2 000 lumens ISO, compatible avec les principaux standards HDR actuels que sont le HDR10, le HDR10+, le HLG et le Dolby Vision. À cela s'ajoutent Google TV avec certification Netflix, la prise en charge des contenus 3D, des fonctions gaming évoluées comme l'ALLM et le VRR ainsi qu'un système sonore Harman Kardon développant une puissance totale de 36 W. Sur le papier du moins, rares sont les caractéristiques que l'on serait tenté de lui reprocher à ce niveau de prix.
Mais la véritable nouveauté du MIRA n'est probablement pas celle que XGIMI met le plus volontiers en avant dans sa communication. Le constructeur est en effet le premier à associer un projecteur à ultra courte focale RGB triple laser à la nouvelle puce DMD XPR de 0,39 pouce développée par Texas Instruments. Un choix technologique particulièrement intéressant puisqu'il rompt avec l'hégémonie de la DMD XPR de 0,47 pouce qui équipe aujourd'hui l'essentiel des projecteurs UST concurrents, du Hisense PT1 au Formovie Theater Premium en passant par la plupart des modèles AWOL Vision. Si cette nouvelle génération de matrice promet notamment une réduction sensible de la latence d'affichage, elle soulève également une interrogation parfaitement légitime concernant sa capacité à préserver le niveau de précision et de piqué auquel nous ont habitués les meilleures implémentations de la puce de 0,47 pouce. Nous aurons naturellement l'occasion de revenir très largement sur cette question dans notre verdict technique.
Cette nouvelle DMD est associée à un dispositif XPR permettant d'afficher une image UHD 4K de 3840 x 2160 pixels à partir d'une matrice de définition inférieure dont les pixels sont décalés à très haute vitesse afin de multiplier la résolution perçue à l'écran. Cette technologie n'est évidemment pas nouvelle chez Texas Instruments, mais son association avec cette nouvelle génération de puce constitue une première particulièrement intéressante sur le segment des projecteurs UST. XGIMI promet par ailleurs une image couvrant 110 % du BT.2020, une valeur particulièrement ambitieuse qui s'explique directement par le recours à une architecture RGB triple laser. Contrairement aux systèmes laser-phosphore qui génèrent une partie de leur spectre lumineux à partir d'une roue au phosphore excitée par un laser bleu, un projecteur RGB triple laser utilise trois sources lumineuses distinctes dédiées aux trois couleurs primaires. Cette approche présente deux avantages théoriques majeurs : elle permet de couvrir des espaces colorimétriques beaucoup plus vastes tout en offrant une excellente pureté spectrale des couleurs reproduites. En contrepartie, elle peut également s'accompagner de certains inconvénients parmi lesquels le speckle laser dont l'intensité varie considérablement selon les implémentations retenues par les constructeurs et les surfaces de projection utilisées.
Avec un rapport de projection de 0,175:1, le MIRA ne nécessite qu'une vingtaine de centimètres de recul pour produire une image de 100 pouces de diagonale. Il est ainsi capable d'afficher des images comprises entre 80 et 150 pouces selon les données communiquées par XGIMI. Cette philosophie d'utilisation n'est évidemment pas nouvelle sur le segment des projecteurs UST mais continue de constituer l'un de leurs principaux arguments face aux vidéoprojecteurs traditionnels : quelques dizaines de centimètres suffisent désormais pour remplacer un téléviseur de très grande dimension tout en profitant des avantages propres à la projection vidéo.
L'image constitue toutefois loin d'être le seul terrain sur lequel les constructeurs se livrent aujourd'hui bataille. Le support du Dolby Vision n'a plus grand-chose d'un argument marketing sur un projecteur UST commercialisé en 2026. Son adoption massive par les plateformes de streaming est telle que son absence devient désormais plus remarquable que sa présence. Ce qui importe aujourd'hui n'est donc plus tant de savoir si un constructeur l'intègre à sa fiche technique que la manière dont il choisit de l'exploiter. Car derrière une même compatibilité Dolby Vision peuvent se cacher des implémentations particulièrement différentes dont les résultats à l'écran n'ont parfois que peu de choses en commun. Nous verrons plus loin si le moteur de traitement vidéo développé par XGIMI parvient effectivement à tirer parti de ces différents formats.
Le MIRA embarque également Google TV dans sa version la plus récente avec certification officielle Netflix ainsi que l'ensemble des fonctionnalités connectées désormais attendues sur un appareil de cette catégorie. La plateforme de Google permet non seulement d'accéder nativement aux principaux services de streaming disponibles sur le marché mais également d'unifier leur présentation au sein d'une interface unique particulièrement agréable à utiliser au quotidien. Les utilisateurs retrouveront également Chromecast ainsi que l'intégration de Google Assistant pour les interactions vocales.
Les joueurs ne sont pas oubliés puisque XGIMI annonce la compatibilité avec les technologies ALLM (Auto Low Latency Mode) et VRR (Variable Refresh Rate) ainsi qu'une latence particulièrement réduite grâce à cette nouvelle plateforme matérielle. Le constructeur communique notamment sur un temps de réponse d'une milliseconde en 1080p à 240 Hz, des valeurs qui rapprochent davantage le MIRA des meilleurs moniteurs gaming que des projecteurs home cinéma traditionnels. Comme toujours, il conviendra néanmoins de distinguer soigneusement les valeurs annoncées des performances réellement observées dans les différents modes d'affichage proposés par l'appareil.
Enfin, XGIMI a confié la partie audio à Harman Kardon qui signe ici un système sonore 2.1 développant une puissance totale de 36 W compatible Dolby Audio et DTS Virtual:X. S'il serait évidemment présomptueux d'imaginer rivaliser avec une installation home cinéma dédiée, force est de constater que les systèmes audio intégrés ont considérablement progressé ces dernières années sur les projecteurs de salon. Là encore, nous verrons dans quelle mesure cette solution constitue un simple appoint ou une véritable alternative crédible à l'ajout immédiat d'une barre de son.
Après la lecture de sa fiche technique particulièrement ambitieuse, une chose surprend immédiatement lorsque l'on sort le MIRA de son emballage : ses dimensions. Habitués depuis plusieurs années à manipuler des projecteurs à ultra courte focale flirtant régulièrement avec les 10 kilogrammes, voire davantage pour certains modèles premium, nous ne nous attendions pas à découvrir un appareil aussi compact. Avec seulement 4,8 kg sur la balance et des dimensions contenues de 464 x 268 x 122 mm (Largeur x Profondeur x Hauteur), le MIRA fait figure de poids plume dans sa catégorie. XGIMI semble avoir fait le choix assumé de privilégier la discrétion et l'intégration dans un salon traditionnel plutôt que l'imposant format « laser TV » adopté par une grande partie de ses concurrents. Un parti pris particulièrement séduisant lorsqu'il s'agit de lui trouver une place sur un meuble TV dont la profondeur n'excède pas une quarantaine de centimètres.

Esthétiquement, le MIRA reprend une partie des codes inaugurés par l'AURA 2 tout en s'autorisant une approche plus minimaliste. Son habillage Moonlight Sand mêle un tissu acoustique gris clair particulièrement élégant à un châssis dont les lignes volontairement sobres lui permettent de se fondre assez facilement dans un intérieur contemporain. XGIMI indique par ailleurs avoir appliqué un traitement nanotechnologique hydrophobe inspiré de la feuille de lotus sur son revêtement textile afin de limiter la pénétration accidentelle des liquides et faciliter son entretien au quotidien. Si ce type d'attention relève davantage du détail que de la révolution technologique, force est de constater que les projecteurs UST ont depuis longtemps quitté les salles dédiées pour investir les salons et qu'un constructeur qui prend également en compte cet aspect de l'expérience utilisateur mérite d'être salué.
Son optique à ultra courte focale bénéficie quant à elle d'un rapport de projection de 0,175:1 permettant de produire une image de très grande dimension avec un recul particulièrement réduit. XGIMI annonce ainsi qu'une distance de seulement 19,3 cm séparant l'arrière du projecteur de la surface de projection suffit pour obtenir une image de 100 pouces de diagonale. Cette distance passe à 27,4 cm pour une image de 120 pouces, taille maximale officiellement prise en charge par le constructeur. En tenant compte de la profondeur du châssis, il faudra ainsi prévoir un meuble d'une quarantaine de centimètres de profondeur pour un écran de 100 pouces et d'un peu moins de cinquante centimètres pour exploiter pleinement ses capacités sur 120 pouces. Des valeurs particulièrement intéressantes qui lui permettent de s'intégrer sans difficulté particulière dans la grande majorité des installations domestiques.

L'optique elle-même met en œuvre une lentille à haute transmission lumineuse dont l'objectif est de limiter les pertes optiques inhérentes aux systèmes de projection à ultra courte focale. XGIMI communique également sur l'amélioration de la rétention lumineuse de son nouveau moteur optique triple laser RGB sans toutefois entrer davantage dans les détails de sa conception. Nous verrons naturellement dans notre chapitre consacré à la luminosité si ces choix technologiques permettent effectivement au MIRA de tenir les promesses formulées par sa fiche technique.

L'ergonomie constitue probablement l'une des bonnes surprises de ce MIRA. XGIMI a regroupé l'intégralité de la connectique sur la face arrière de l'appareil. La dotation proposée par XGIMI se révèle particulièrement complète pour un appareil de cette catégorie. On trouve ainsi trois entrées HDMI dont une compatible eARC destinée à la connexion d'une barre de son ou d'un amplificateur audio-vidéo, deux ports USB, un port Ethernet RJ45 ainsi qu'une sortie audio analogique et une sortie audio numérique optique S/PDIF. La présence de trois prises HDMI mérite d'être soulignée tant elle tend malheureusement à disparaître sur certains appareils concurrents qui imposent désormais l'utilisation de commutateurs externes dès lors que plusieurs sources sont utilisées simultanément. Consoles de jeux, lecteur Blu-ray UHD et boîtier multimédia pourront ainsi cohabiter sans difficulté particulière. La connectivité sans fil n'a pas été oubliée avec la présence du Wi-Fi 6 bi-bande et du Bluetooth 5.2 qui complètent un ensemble particulièrement généreux au regard du positionnement tarifaire du MIRA.

Enfin, la télécommande mérite à elle seule quelques lignes supplémentaires tant elle participe directement au confort d'utilisation quotidien de l'appareil. Nous continuons d'ailleurs à nous étonner que certains constructeurs persistent encore à proposer des télécommandes infrarouges sur des projecteurs destinés à prendre place dans un salon. XGIMI fait ici le choix beaucoup plus pertinent d'un modèle Bluetooth entièrement rétroéclairé permettant de piloter le projecteur depuis n'importe quelle position sans nécessiter la moindre ligne de vue avec un récepteur infrarouge. Ses touches rétroéclairées deviennent immédiatement visibles dans une pièce plongée dans l'obscurité, un détail qui peut sembler anecdotique sur une fiche technique mais dont on mesure très rapidement tout l'intérêt après plusieurs heures passées devant un film ou une série. Force est de constater qu'il est toujours plus agréable de modifier un réglage en cours de projection sans avoir à allumer la lampe torche de son smartphone. Là encore, nous sommes davantage en présence d'un choix ergonomique particulièrement pertinent que d'un simple argument marketing.

Nous ne nous attarderons pas outre mesure sur Google TV dont l'ergonomie et les fonctionnalités sont désormais parfaitement connues. Après plusieurs dizaines de projecteurs chinois passés entre nos mains ces dernières années, force est de constater que les principaux acteurs du marché sont aujourd'hui parvenus à un niveau de maturité particulièrement satisfaisant autour de la plateforme développée par Google. Accès natif aux principales plateformes de streaming, Chromecast intégré, gestion des profils utilisateurs ou encore compatibilité avec Google Assistant constituent désormais davantage un prérequis qu'un véritable élément différenciant sur cette catégorie de produits.

L'intérêt se trouve donc ailleurs et plus particulièrement dans les menus spécifiquement développés par XGIMI pour l'exploitation du moteur vidéo du MIRA. Sans révolutionner une philosophie déjà aperçue sur les dernières productions du constructeur, ils témoignent néanmoins d'une volonté particulièrement intéressante de concilier simplicité d'utilisation et richesse fonctionnelle. L'utilisateur novice pourra parfaitement se contenter des différents modes images proposés tandis que les plus exigeants retrouveront un ensemble de réglages particulièrement complets permettant d'adapter précisément le comportement du projecteur à leurs besoins.
En SDR, cinq modes images sont proposés : Standard, Film, Couleurs vives, Jeu et Sport. Chacun dispose naturellement de son équivalent en HDR auquel viennent s'ajouter deux modes spécifiquement dédiés au Dolby Vision : Lumineux et Sombre. Si cette organisation ne présente rien de particulièrement original sur le papier, elle a néanmoins le mérite d'offrir une séparation particulièrement claire entre les différents usages envisagés par XGIMI.

Les amateurs de calibrage ne devraient quant à eux pas se sentir oubliés. XGIMI met à leur disposition un réglage de la température des couleurs ainsi qu'une balance des blancs sur deux et onze points particulièrement bienvenue à ce niveau de gamme. Un CMS complet permet également d'intervenir indépendamment sur la luminosité, la saturation et la teinte des six couleurs primaires et secondaires (RGBCMY) auxquelles s'ajoute un réglage spécifique des carnations. L'espace colorimétrique pourra être laissé en mode automatique ou forcé sur les principaux standards actuellement utilisés parmi lesquels le BT.709, le DCI-P3, le BT.2020 ou encore l'Adobe RGB.
XGIMI propose également un nombre particulièrement important de traitements vidéo dont il conviendra parfois de mesurer soigneusement l'intérêt pratique. Compensation de mouvement MEMC réglable sur trois niveaux d'intensité et un mode 24p spécifique (cinéma naturel), gestion dynamique du niveau des noirs, contrôle local du contraste, traitement de super résolution AISR destiné notamment à améliorer le rendu des contenus HD, AIPQ chargé d'adapter dynamiquement le traitement vidéo à la nature des contenus affichés, réduction des artefacts MPEG ou encore traitement De-Contour destiné à limiter les phénomènes de postérisation viennent ainsi compléter une liste déjà particulièrement généreuse.

Les joueurs bénéficient également d'une attention toute particulière. Outre la présence des technologies ALLM (Auto Low Latency Mode) et VRR (Variable Refresh Rate) déjà évoquées précédemment, le mode Jeu dispose de ses propres réglages avec notamment deux niveaux de latence différents ainsi que plusieurs profils d'affichage spécifiquement développés pour différents genres vidéoludiques. Le MIRA prend également en charge le HGiG (HDR Gaming Interest Group), une norme développée conjointement par plusieurs acteurs majeurs de l'industrie du jeu vidéo dont l'objectif consiste à harmoniser la restitution HDR entre les consoles et les diffuseurs compatibles. Concrètement, lorsqu'un jeu prend en charge cette norme, le tone mapping est directement confié au moteur graphique développé par ses concepteurs tandis que le diffuseur s'interdit toute intervention supplémentaire susceptible d'altérer l'intention originale des développeurs. Une approche particulièrement pertinente qui permet notamment d'éviter les doubles traitements HDR parfois observés sur certaines implémentations concurrentes.
Bruit de fonctionnement :
Le bruit de fonctionnement constitue probablement l'une des plus agréables surprises de ce MIRA. Si les vidéoprojecteurs à ultra courte focale ont considérablement progressé ces dernières années sur ce point, rares sont encore ceux capables de se faire totalement oublier une fois installés à quelques dizaines de centimètres seulement du spectateur. L'exercice est pourtant particulièrement délicat sur un appareil mettant en œuvre une source lumineuse RGB triple laser dont la dissipation thermique impose généralement un refroidissement actif relativement conséquent.
Dans sa configuration post calibrage avec la puissance lumineuse réglée sur 10, nous avons relevé un niveau sonore de seulement 33,8 dB à comparer aux 33,5 dB du bruit résiduel de notre salle de mesures projecteur éteint. Autrement dit, la différence entre les deux valeurs est si faible que le MIRA se montre pratiquement imperceptible dans nos conditions de test.


Au-delà des chiffres, c'est surtout l'expérience d'utilisation quotidienne qui mérite d'être soulignée. Contrairement à certains appareils dont le souffle des ventilateurs continue de rappeler discrètement leur présence pendant les scènes les plus silencieuses, le MIRA se fait totalement oublier après seulement quelques minutes de visionnage. Son système de refroidissement ne produit ni variation désagréable de régime ni composante aiguë particulièrement identifiable susceptible d'attirer l'attention du spectateur.
Cette discrétion apparaît d'autant plus remarquable lorsqu'elle est comparée à celle du Hisense PT1 pourtant commercialisé dans la même tranche tarifaire. Le représentant de XGIMI prend ici un avantage particulièrement net sur son concurrent direct dont le niveau sonore demeure sensiblement plus perceptible en fonctionnement.
Enfin, puisqu'un projecteur à ultra courte focale est destiné à prendre place au cœur du salon, il nous paraît difficile d'évoquer son confort d'utilisation sans dire quelques mots de sa partie audio. Les deux haut-parleurs Harman Kardon intégrés délivrent une prestation particulièrement convaincante au regard de l'encombrement réduit de l'appareil. Sans prétendre rivaliser avec une installation home cinéma dédiée ou les meilleures barres de son actuellement disponibles sur le marché, ils offrent une restitution suffisamment ample, dynamique et équilibrée pour se substituer sans difficulté particulière à un système audio externe dans une petite pièce de vie. Là encore, le MIRA apparaît particulièrement cohérent avec son positionnement : proposer une solution aussi simple que discrète capable de remplacer avantageusement un téléviseur de grande diagonale sans imposer immédiatement l'ajout de périphériques supplémentaires.
L'arrivée des sources lumineuses RGB triple laser sur des projecteurs toujours plus compacts soulève également une question rarement abordée par les constructeurs : celle de leur efficacité énergétique. Une couverture colorimétrique particulièrement étendue et une luminosité importante s'accompagnent généralement d'une consommation électrique en rapport avec leurs ambitions techniques. Il est donc toujours intéressant de vérifier si les performances annoncées s'obtiennent au prix d'une gourmandise énergétique importante ou si le constructeur est parvenu à optimiser efficacement son moteur optique.
Dans sa configuration post calibrage avec une puissance laser réglée sur 10, le MIRA n'a consommé que 93,1 W lors de nos mesures. Une valeur particulièrement contenue pour un vidéoprojecteur à ultra courte focale mettant en œuvre une source lumineuse RGB triple laser. À titre de comparaison, son principal concurrent direct, le Hisense PT1, se montre sensiblement plus gourmand dans des conditions d'utilisation comparables.

Au-delà du simple chiffre mesuré, cette faible consommation apparaît particulièrement cohérente avec la philosophie générale du produit. Compact, silencieux et particulièrement discret à l'usage, le MIRA semble également avoir bénéficié d'un important travail d'optimisation énergétique de la part des ingénieurs de XGIMI. Cette maîtrise de la consommation électrique n'est d'ailleurs probablement pas étrangère à son excellent comportement acoustique évoqué précédemment. Un appareil qui dissipe moins d'énergie thermique est également un appareil dont le système de refroidissement est moins sollicité.
Si une différence de quelques dizaines de watts peut sembler anecdotique à l'échelle d'une séance de cinéma occasionnelle, elle devient beaucoup plus intéressante lorsque l'on considère la philosophie même des projecteurs à ultra courte focale modernes. Destinés à remplacer quotidiennement un téléviseur dans un salon, ils sont appelés à fonctionner plusieurs heures par jour pour le visionnage de films, de séries ou encore de contenus sportifs. Une consommation maîtrisée participe donc autant au confort d'utilisation qu'à la cohérence globale de l'appareil.
Sans constituer à elle seule un critère décisif d'achat, cette excellente maîtrise énergétique constitue donc un avantage supplémentaire du MIRA face à son principal concurrent direct.
L'arrivée de la nouvelle puce DMD XPR de 0,39 pouce constituait probablement la plus grande interrogation technique de ce test. Si ses avantages théoriques en matière de latence d'affichage apparaissent particulièrement séduisants pour les joueurs, nous étions également curieux de vérifier si cette évolution technologique permettait de préserver le niveau de précision auquel nous ont habitués les meilleures implémentations de la désormais incontournable DMD XPR de 0,47 pouce qui équipe encore aujourd'hui la grande majorité des projecteurs UST concurrents.
Les résultats de nos différentes mires de définition apportent malheureusement une réponse relativement claire à cette question. Si le MIRA délivre une image particulièrement homogène et agréable à l'œil, la nouvelle DMD de 0,39 pouce ne parvient pas tout à fait à rivaliser avec sa grande sœur lorsqu'il s'agit de reproduire les détails les plus fins d'une image UHD 4K.

Cette différence apparaît notamment sur notre mire de précision composée de lignes entrecroisées dont la restitution constitue depuis plusieurs années l'un de nos outils privilégiés pour apprécier les performances réelles des différents dispositifs XPR. Là où le Hisense PT1 parvient à reproduire parfaitement ces très fins détails en préservant leur individualité, ils apparaissent entièrement fondus en un bloc unique sur le MIRA. Un comportement qui traduit les limites intrinsèques de cette nouvelle génération de matrice lorsqu'elle est confrontée aux éléments les plus exigeants de nos mires de test.

Au-delà des seules mesures instrumentales, cette différence se retrouve également lors des séances de visionnage. L'image délivrée par le MIRA apparaît globalement plus douce que celle du PT1 dont le piqué demeure plus incisif. Que les choses soient toutefois parfaitement claires : nous ne sommes absolument pas en présence d'une image manquant de netteté ou souffrant d'un quelconque défaut optique particulièrement visible. Isolé de son principal concurrent, le MIRA délivre une image dont le niveau de précision satisfera très largement l'immense majorité des utilisateurs. C'est uniquement lorsqu'il est directement confronté aux meilleures implémentations actuelles de la DMD de 0,47 pouce que ses limites apparaissent plus clairement.
Cette observation nous paraît d'ailleurs particulièrement intéressante car elle vient finalement confirmer ce que nous pressentions dès la lecture de sa fiche technique. La nouvelle DMD XPR de 0,39 pouce ne constitue pas nécessairement une évolution destinée à surpasser sa devancière dans tous les domaines mais davantage une proposition technologique différente dont les priorités semblent avoir été redéfinies. XGIMI paraît ici avoir privilégié un équilibre particulièrement intéressant entre compacité, faible consommation énergétique et performances gaming plutôt que la seule recherche du piqué le plus spectaculaire possible.
Ce léger retrait en matière de précision ne saurait donc être considéré comme un défaut rédhibitoire mais davantage comme le compromis inhérent aux choix technologiques retenus par le constructeur. Il conviendra d'ailleurs de garder cette observation à l'esprit lorsque nous aborderons la question de l'input lag un peu plus loin dans ce test, domaine dans lequel cette nouvelle génération de DMD devrait théoriquement pouvoir exprimer beaucoup plus librement ses qualités.
La fluidité constitue probablement l'un des critères les plus subjectifs en vidéoprojection tant la sensibilité des spectateurs aux saccades peut varier d'un utilisateur à l'autre. Elle demeure néanmoins particulièrement importante sur un projecteur destiné à remplacer quotidiennement un téléviseur et appelé à afficher aussi bien des contenus cinématographiques tournés en 24 images par seconde que des retransmissions sportives ou des programmes télévisés beaucoup plus exigeants dans ce domaine.
Si certains vidéoprojecteurs se montrent particulièrement convaincants dès la désactivation de tout traitement vidéo complémentaire, le MIRA ne fait malheureusement pas partie de cette catégorie. Sa fluidité native apparaît en retrait face aux meilleures références actuelles du marché et les travellings horizontaux lents laissent apparaître des saccades suffisamment marquées pour nous inciter à recommander l'activation de son système d'interpolation d'images MEMC.
Heureusement, XGIMI met ici à la disposition de l'utilisateur plusieurs niveaux d'intervention particulièrement bienvenus dont un mode spécifique « Cinéma naturel » destiné aux contenus 24p. Dans la pratique, les niveaux les plus faibles de compensation de mouvement ne permettent toutefois pas de corriger suffisamment le comportement observé en mode natif. Il faut ainsi pousser le MEMC jusqu'à son réglage intermédiaire pour obtenir un niveau de fluidité réellement satisfaisant sur les contenus cinématographiques les plus exigeants.
Ce choix n'est d'ailleurs pas nécessairement synonyme de rendu artificiel excessif. Contrairement à certaines implémentations particulièrement agressives qui transforment rapidement un film en épisode de feuilleton télévisé, le niveau intermédiaire retenu par XGIMI préserve un équilibre relativement convaincant entre amélioration de la fluidité et respect du rendu cinématographique original. Son utilisation nous paraît ainsi constituer le meilleur compromis pour un usage quotidien.
Si la fluidité native ne constitue donc pas le point fort du MIRA, son système MEMC permet heureusement de corriger efficacement cette faiblesse à condition de ne pas hésiter à solliciter son niveau d'intervention intermédiaire. Les utilisateurs particulièrement sensibles aux saccades auront ainsi tout intérêt à consacrer quelques minutes supplémentaires à l'exploration des différents réglages proposés par XGIMI afin d'obtenir le compromis qui correspondra le mieux à leurs habitudes de visionnage.
S'il est un domaine dans lequel nous attendions particulièrement le MIRA au tournant, c'est bien celui des performances gaming. Nous évoquions en effet dès le début de ce test les promesses formulées par la nouvelle puce DMD XPR de 0,39 pouce qui semble avoir été pensée pour privilégier la réactivité et les faibles latences d'affichage.
Les résultats de nos mesures ne laissent cette fois guère de place au doute. En 4K à 60 Hz, le MIRA affiche un input lag de seulement 9,3 ms, une valeur tout simplement remarquable pour un projecteur à ultra courte focale de cette catégorie. À titre de comparaison, de nombreux téléviseurs pourtant spécifiquement présentés comme compatibles gaming peinent encore aujourd'hui à descendre sous la barre symbolique des 10 ms dans des conditions similaires.

Plus intéressant encore, cette excellente réactivité ne constitue pas uniquement un argument marketing destiné à enrichir une fiche technique déjà particulièrement bien fournie. Elle se traduit immédiatement à l'usage par une sensation de contrôle particulièrement convaincante sur les jeux exigeant des réflexes rapides. Jeux de course, FPS compétitifs ou productions particulièrement nerveuses profitent pleinement de cette faible latence qui contribue à faire oublier que l'on joue ici sur une image pouvant dépasser allègrement les trois mètres de diagonale.
Cette performance apparaît d'autant plus intéressante qu'elle vient finalement éclairer sous un jour nouveau les résultats obtenus précédemment dans notre chapitre consacré au piqué et à la netteté. Là où la DMD XPR de 0,47 pouce continue de conserver un avantage sur la reproduction des plus fins détails d'une image 4K, cette nouvelle génération de puce démontre ici toute la pertinence des choix technologiques retenus par XGIMI.
Face au Hisense PT1, le MIRA prend ainsi un avantage particulièrement net dès lors que le gaming constitue un critère important dans la décision d'achat. Si nous devions aujourd'hui choisir entre ces deux appareils pour accompagner principalement une PlayStation 5 ou une Xbox Series X, c'est incontestablement vers la proposition de XGIMI que se porterait notre préférence. Son excellente maîtrise de l'input lag associée aux technologies ALLM, VRR et HGiG précédemment évoquées lui permettent de s'imposer comme l'une des propositions les plus séduisantes actuellement disponibles sur ce segment tarifaire.
S'il est un inconvénient intrinsèquement associé aux sources lumineuses RGB triple laser, c'est bien le phénomène de speckle. Nous l'évoquions précédemment dans ce test sans encore nous attarder sur son origine. Il se manifeste sous la forme d'une multitude de très fines interférences lumineuses donnant parfois l'impression qu'une image parfaitement uniforme est constituée d'une infinité de petits points scintillants. Son intensité varie considérablement d'un constructeur à l'autre mais également en fonction de la surface de projection utilisée, les toiles techniques se montrant généralement beaucoup plus propices à sa mise en évidence que les toiles blanches traditionnelles.
Afin d'apprécier son importance réelle, nous utilisons systématiquement la même image de référence 4K représentant un panorama urbain dominé par une zone de ciel composée de nuages baignés par la lumière d'un soleil couchant. La grande uniformité et la forte luminance de cette portion de l'image constituent un excellent révélateur des éventuels phénomènes de speckle.

Sur notre toile blanche mate de référence à gain 1, le MIRA réalise une prestation particulièrement convaincante. Le phénomène apparaît très fortement atténué au point de devenir pratiquement imperceptible dans des conditions normales de visionnage. Il faut véritablement chercher à le mettre en évidence sur des séquences particulièrement favorables à son apparition pour parvenir à l'observer distinctement.

La situation apparaît malheureusement moins favorable sur notre toile technique Lumene. Si le phénomène demeure relativement bien contenu au regard de certaines productions concurrentes déjà passées entre nos mains, il redevient ici suffisamment visible pour attirer ponctuellement le regard sur les zones les plus lumineuses de l'image. Comme souvent en matière de speckle laser, la responsabilité n'incombe d'ailleurs pas exclusivement au vidéoprojecteur lui-même mais également aux propriétés optiques propres à la surface de projection utilisée.
Cette observation mérite d'être soulignée tant elle illustre parfaitement l'importance du choix de l'écran associé à un projecteur RGB triple laser. Deux utilisateurs équipés du même appareil pourront parfois aboutir à des conclusions sensiblement différentes selon qu'ils utilisent une toile blanche mate ou une toile technique spécifiquement conçue pour les projecteurs à ultra courte focale. Le comportement observé avec le MIRA rappelle ainsi qu'il demeure particulièrement délicat de généraliser les performances d'un vidéoprojecteur sur ce point sans préciser systématiquement les conditions exactes de projection retenues.
Le MIRA n'affiche aucun cropping. Cette absence ne saurait toutefois être considérée comme regrettable dans le cas présent puisqu'elle ne répond à aucune nécessité particulière au regard des excellents résultats obtenus lors de nos essais. L'image projetée exploite ainsi parfaitement la totalité de sa surface utile sans nécessiter le moindre recadrage logiciel susceptible d'entraîner une perte d'une partie de l'image.

Colorimétrie :
Les mesures présentées dans ce test ont toutes été réalisées sur une toile blanche à comportement lambertien à gain neutre de 1,0. Le choix de ce type de surface de projection n'est évidemment pas anodin puisqu'elle constitue aujourd'hui encore la référence la plus neutre disponible pour l'évaluation des performances intrinsèques d'un vidéoprojecteur. Contrairement aux toiles techniques dont les propriétés optiques peuvent parfois modifier la perception des couleurs, du contraste ou encore de la luminosité, elle permet d'observer le comportement réel du projecteur sans lui ajouter la moindre coloration parasite.
Une précision nous paraît également importante concernant la méthodologie employée pour l'ensemble des mesures présentées sur Mondoprojos. Contrairement à certains protocoles de test consistant à orienter les sondes directement face à l'objectif du projecteur, l'intégralité de nos mesures est effectuée face à l'écran de projection. Un spectateur ne regarde évidemment jamais dans l'axe de la lentille d'un vidéoprojecteur mais bien l'image réfléchie par la surface de projection.
Le MIRA mettant en œuvre une source lumineuse RGB triple laser particulièrement exigeante en matière de mesures colorimétriques, nous avons eu recours à notre chaîne de mesures habituelle composée du spectrophotomètre JETI Spectraval 1501 Hi-Res associé à une sonde Klein K10-A profilée individuellement pour l'appareil testé et exploitée sous Calman. Le JETI 1501 Hi-Res dispose notamment d'une résolution spectrale de 2 nm indispensable pour mesurer correctement les très fins pics spectraux caractéristiques des sources lumineuses laser modernes dont certaines implémentations peuvent rapidement mettre en défaut des instruments de mesure moins performants.
Enfin, il convient de préciser que l'ensemble des mesures présentées dans ce test ont été réalisées après l'installation des deux dernières mises à jour logicielles mises à disposition par XGIMI au moment de nos essais. Ce point revêt une importance toute particulière puisque nous avons notamment mis en évidence un comportement inattendu concernant la gestion du gamut Rec.709 dans certaines configurations d'utilisation. Comme nous le verrons plus loin, un simple réglage permet toutefois déjà de retrouver un comportement parfaitement conforme à nos attentes.

Depuis l'arrivée des premières sources lumineuses RGB triple laser sur le marché grand public, nous avons eu l'occasion d'observer une certaine constante dans leur représentation spectrale. Dans l'immense majorité des cas, la composante rouge apparaît dominante tandis que les pics spectraux associés aux trois couleurs primaires présentent des amplitudes relativement comparables d'un constructeur à l'autre. Le MIRA constitue pourtant une exception particulièrement intéressante à cette tendance.
La première surprise provient en effet de la répartition énergétique de ses trois sources laser. Là où nous nous attendions à retrouver une architecture relativement classique dominée par le rouge, c'est ici le bleu qui prend nettement l'avantage. La comparaison avec le XGIMI Elfin Flip 4K récemment testé sur Mondoprojos apparaît particulièrement révélatrice. Si les deux appareils reposent bien sur une architecture RGB triple laser pure, leur signature spectrale diffère sensiblement tant par l'amplitude respective de leurs trois composantes que par leur équilibre général.

Cette particularité s'explique vraisemblablement par des choix différents concernant la répartition des modules laser mis en œuvre par XGIMI ainsi que par la conception même de son moteur optique. Sans disposer naturellement des détails de conception propres au constructeur, cette signature spectrale atypique témoigne manifestement d'une approche différente de celle retenue par la majorité des implémentations RGB triple laser actuellement disponibles sur le marché. Il s'agit d'ailleurs de la première fois que nous observons une telle prédominance du bleu sur un projecteur RGB triple laser pur passé entre nos mains.
Au-delà de sa seule originalité technique, cette analyse spectrale présente un intérêt beaucoup plus concret puisqu'elle conditionne directement les performances colorimétriques observées par la suite. La pureté particulièrement importante des pics spectraux relevés par notre spectrophotomètre JETI 1501 Hi-Res explique notamment les excellentes performances du MIRA en matière de couverture des principaux espaces colorimétriques actuellement utilisés par l'industrie audiovisuelle.
Les excellents résultats obtenus par le MIRA en matière de couverture colorimétrique ne constituent finalement qu'une confirmation des observations précédemment formulées lors de notre analyse spectrale. Dans son espace colorimétrique natif, le projecteur couvre ainsi 98,53 % du BT.2020 (99,11 % en CIE 1976) ainsi que 99,8 % du DCI-P3. Des performances qui le placent immédiatement parmi les meilleurs représentants actuels des architectures RGB triple laser sur ce point.




Nos mesures ont toutefois permis de mettre en évidence un comportement beaucoup plus inattendu concernant la gestion du Rec.709 en sortie de boîte. En mode Film avec les traitements AIPQ désactivés, le gamut mesuré apparaît anormalement restreint avec une couverture limitée à seulement 58 % du Rec.709. Une valeur évidemment incompatible avec les performances intrinsèques précédemment observées et particulièrement surprenante sur un appareil capable d'atteindre près de 99 % du BT.2020 dans son espace colorimétrique natif.

Après plusieurs vérifications ainsi que l'installation des deux dernières mises à jour logicielles disponibles au moment de nos essais, nous avons finalement constaté qu'une simple activation du traitement AIPQ permettait de retrouver un comportement parfaitement normal avec une couverture de 99,7 % du Rec.709. Il s'agit manifestement d'un problème logiciel dont nous avons immédiatement informé XGIMI qui a reproduit ce phénomène sur un autre Mira.

Une fois ce comportement corrigé par l'activation du traitement AIPQ, le mode Film confirme pleinement son statut de meilleur candidat à une utilisation home cinéma immédiatement après sa sortie du carton. Avec un DeltaE moyen de seulement 1,28 sur le ColorChecker et 1,25 sur l'échelle de gris, le MIRA délivre une prestation colorimétrique particulièrement convaincante qui satisfera sans la moindre difficulté les utilisateurs les plus exigeants. La température des couleurs apparaît remarquablement maîtrisée sur l'ensemble de l'échelle de gris tandis que le suivi gamma se montre particulièrement proche des valeurs attendues.

Les autres modes proposés par XGIMI apparaissent beaucoup plus démonstratifs dans leur approche. Les modes Standard, Sport et Jeu privilégient ainsi une image sensiblement plus flatteuse dont les dérives colorimétriques deviennent nettement plus importantes sans pour autant constituer une surprise particulière au regard de leur destination première. Leur vocation consiste davantage à privilégier l'impact visuel immédiat qu'une stricte fidélité aux standards de production vidéo actuels.




Nous avons naturellement procédé à un calibrage complet du mode Film afin d'évaluer sa marge de progression potentielle. Les résultats obtenus permettent notamment d'abaisser le DeltaE moyen du ColorChecker à 0,73 tandis que celui de l'échelle de gris n'atteint plus que 0,44. D'un strict point de vue métrologique, l'amélioration est évidemment incontestable.

Elle nous paraît toutefois beaucoup moins significative lorsqu'elle est replacée dans le contexte d'une utilisation réelle. Le mode Film associé au traitement AIPQ délivre déjà une image dont la fidélité colorimétrique atteint un niveau particulièrement élevé dès la sortie du carton. Les gains apportés par le calibrage demeurent parfaitement mesurables avec nos instruments mais apparaîtront beaucoup plus difficiles à percevoir lors d'un usage quotidien.
Contrairement à certains appareils nécessitant plusieurs heures de réglages pour révéler pleinement leur potentiel, le MIRA appartient donc à cette catégorie particulièrement appréciable de vidéoprojecteurs dont l'utilisateur pourra profiter immédiatement sans ressentir la moindre frustration colorimétrique. Notre recommandation apparaît ainsi particulièrement simple : activez le traitement AIPQ et conservez le mode Film qui constitue sans conteste le meilleur compromis actuellement proposé par XGIMI en SDR.
La gestion des contenus HDR constitue probablement l'exercice le plus délicat auquel sont confrontés les constructeurs de vidéoprojecteurs. Contrairement aux téléviseurs capables d'atteindre plusieurs milliers de nits, un projecteur doit constamment composer avec une réserve lumineuse beaucoup plus limitée et arbitrer intelligemment entre la préservation des hautes lumières, la lisibilité des scènes sombres et le respect des intentions artistiques originales. Toute la difficulté du tone mapping consiste précisément à parvenir à maintenir cet équilibre sans donner l'impression que l'un de ces paramètres est sacrifié au profit des autres.
XGIMI ne communique d'ailleurs pas explicitement sur la présence d'un traitement DTM (Dynamic Tone Mapping) dédié comme peuvent le faire certains de ses concurrents. Cette absence n'implique toutefois pas nécessairement qu'aucune gestion dynamique des contenus HDR ne soit mise en œuvre. Comme nous l'avons déjà constaté précédemment avec la gestion du gamut SDR, le traitement AIPQ semble occuper une place beaucoup plus importante qu'il n'y paraît dans l'exploitation du moteur vidéo développé par le constructeur.
Avec un DeltaE moyen de seulement 0,87 sur le ColorChecker et 1,09 sur l'échelle de gris, le mode HDR Film associé au traitement AIPQ délivre une prestation particulièrement convaincante dès sa sortie du carton. Le suivi de l'EOTF apparaît globalement satisfaisant même si l'on observe une légère surestimation des hautes lumières à l'approche des valeurs les plus élevées de l'échelle de luminance. Dans la pratique, ce comportement participe davantage à préserver la dynamique générale de l'image qu'il ne constitue un véritable défaut de restitution.

Plus intéressant encore, nous n'avons observé aucun phénomène particulièrement gênant de clipping des hautes lumières ni de noirs excessivement bouchés au cours de nos différentes séances de visionnage. Les contenus HDR10 bénéficient ainsi d'une restitution particulièrement équilibrée qui préserve efficacement les détails présents dans les zones lumineuses tout en conservant une excellente lisibilité des scènes les plus sombres.
D'un strict point de vue métrologique, les deux modes Dolby Vision apparaissent logiquement moins fidèles que le mode HDR Film précédemment analysé. Le mode Dolby Vision Sombre affiche ainsi un DeltaE moyen de 6,28 sur le ColorChecker contre 9,24 pour le mode Lumineux. Cette observation mérite toutefois d'être fortement nuancée puisqu'elle traduit davantage les choix retenus par Dolby pour l'exploitation de ses métadonnées dynamiques qu'une quelconque faiblesse du projecteur lui-même. Les mesures instrumentales ne racontent en effet qu'une partie de l'histoire lorsqu'il s'agit d'évaluer la pertinence d'une implémentation Dolby Vision.


À l'usage, le mode Dolby Vision Sombre apparaît d'ailleurs comme le plus convaincant des deux. Son rendu se montre plus équilibré et plus fidèle à l'esprit des contenus masters Dolby Vision tandis que le mode Lumineux privilégie naturellement un impact visuel plus immédiat destiné aux environnements de projection moins favorables. Cette hiérarchisation n'a d'ailleurs rien de surprenant puisqu'elle correspond précisément à la philosophie retenue par Dolby pour ces deux profils.
Il convient également de rappeler qu'un projecteur Dolby Vision ne se contente pas de reproduire mécaniquement des valeurs colorimétriques théoriques. L'exploitation des métadonnées dynamiques intervient précisément pour adapter en permanence le rendu de l'image aux capacités réelles du diffuseur. Un DeltaE plus élevé ne signifie donc pas nécessairement qu'une image est moins pertinente visuellement, particulièrement lorsqu'il s'agit d'un format dont la philosophie même consiste à optimiser dynamiquement la restitution des contenus affichés.
XGIMI annonce une luminosité de 2 000 lumens ISO pour le MIRA. Comme pour l’ensemble de nos relevés, nous avons mesuré la luminance réellement renvoyée vers le spectateur par notre toile blanche lambertienne à gain 1, et non le flux directement en sortie d’optique. Les valeurs en lumens présentées ci-dessous sont calculées pour une image 16/9 de 100 pouces de diagonale, dont la surface utile atteint environ 2,738 m². Sur une surface lambertienne de gain 1.
| Mode d’image | Luminance du blanc (cd/m²) | Luminance du noir (cd/m²) | Flux estimé sur 100 pouces (lumens) | Contraste séquentiel estimé |
|---|---|---|---|---|
| Standard SDR | 88,42 | 0,06 | 761 | 1 474:1 |
| Film SDR | 76,00 | 0,06 | 654 | 1 267:1 |
| Film SDR avec AIPQ | 77,06 | 0,04 | 663 | 1 927:1 |
| Jeu SDR | 88,06 | 0,05 | 757 | 1 761:1 |
| Sport SDR | 87,97 | 0,05 | 757 | 1 759:1 |
| Film post-calibrage, EBL désactivé | 77,37 | 0,04 | 666 | 2 007:1 |
Les ratios indiqués pour les modes d’usine sont calculés à partir des valeurs de luminance affichées par Calman, arrondies au centième. Ils doivent donc être considérés comme des estimations. Le contraste natif post-calibrage a, pour sa part, été mesuré plus précisément à 2 007:1.
Le constat sur la luminosité appelle peu d’ambiguïté : dans des conditions colorimétriquement justes, le MIRA reste très éloigné des 2 000 lumens ISO annoncés par XGIMI. Les modes Standard, Jeu et Sport atteignent environ 757 à 761 lumens sur notre écran de référence de 100 pouces, mais leur rendu privilégie davantage l’impact visuel que la fidélité. En mode Film avec AIPQ actif, qui constitue notre recommandation pour un usage SDR, le flux lumineux estimé s’établit à seulement 663 lumens. Après calibrage, le résultat demeure pratiquement identique avec 666 lumens.
Le MIRA dispose bien d’une option de renforcement de la luminosité dans ses menus. Son activation permet d’augmenter sensiblement le flux, mais au prix de deux contreparties importantes : l’image prend une dominante verdâtre très marquée et le système de ventilation devient nettement plus audible. Ce mode ne saurait donc être retenu pour un usage home cinéma exigeant. Avec des couleurs respectant les standards, le MIRA est en pratique cantonné à environ 660 lumens sur une base de 100 pouces à gain 1.
Les 2 000 lumens ISO annoncés ne peuvent donc pas être rapprochés de nos relevés dans une configuration fidèle. La différence de protocole explique une partie de l’écart, mais elle ne suffit pas à masquer la réalité d’usage : le MIRA n’est pas un projecteur très lumineux lorsqu’il est correctement réglé. Ce niveau reste adapté à une pièce obscure ou parfaitement maîtrisée sur une diagonale de 100 pouces, mais il réduit sensiblement sa marge de manœuvre dans un salon lumineux ou avec une image de plus grande taille.
Le contraste natif constitue en revanche une bonne surprise. Avec une luminance du blanc de 77,37 cd/m² et un noir mesuré à 0,04 cd/m², le MIRA atteint un contraste séquentiel de 2 007:1 dans une configuration colorimétriquement juste. Ce niveau est déjà suffisamment élevé pour assurer une profondeur d’image convaincante et une bonne lisibilité des scènes sombres sans qu’il soit indispensable de recourir à un traitement dynamique.


Le MIRA propose néanmoins une fonction EBL, chargée d’abaisser dynamiquement le niveau de noir. Une fois activée, la luminance du blanc évolue très peu, passant de 77,37 à 78,23 cd/m², tandis que le contraste séquentiel mesuré grimpe à 26 174:1. Ce ratio correspond à un niveau de noir voisin de 0,003 cd/m², inférieur au centième affiché par Calman et donc arrondi à 0,00 cd/m² dans l’interface.

| Réglage | Luminance du blanc (cd/m²) | Luminance du noir (cd/m²) | Flux estimé sur 100 pouces (lumens) | Contraste séquentiel |
|---|---|---|---|---|
| EBL désactivé | 77,37 | 0,04 | 666 | 2 007:1 |
| EBL activé | 78,23 | ≈ 0,003 | 673 | 26 174:1 |
Sur le papier, le gain est spectaculaire. À l’image, le fonctionnement de l’EBL se révèle toutefois moins convaincant. Nous n’avons pas observé de phénomène de pompage lumineux, c’est-à-dire de variation gênante et perceptible de la luminosité lors des transitions entre scènes claires et sombres. En revanche, son activation modifie la balance chromatique en introduisant une dérive rouge clairement visible sur les mires comme sur les contenus réels. Le canal rouge se renforce sensiblement dans les niveaux intermédiaires, avec une déviation maximale autour de 35 à 40 % de stimulus, tandis que les composantes verte et bleue restent nettement plus proches de leur référence.

Cette altération des couleurs nous gêne davantage que l’absence d’un noir artificiellement approfondi. Le contraste natif de près de 2 000:1 étant déjà satisfaisant, l’amélioration numérique du niveau de noir ne justifie pas, à nos yeux, le sacrifice de la neutralité colorimétrique. Nous recommandons donc de laisser l’EBL désactivé, en particulier dans le mode Film avec AIPQ actif ou après calibrage.
Il existe toujours un moment particulièrement intéressant dans la réalisation d'un test. Celui où les mires de mesures disparaissent enfin pour laisser place aux films. Les instruments nous renseignent avec une précision remarquable sur les performances intrinsèques d'un vidéoprojecteur, mais ils ne remplaceront jamais totalement plusieurs dizaines d'heures passées à regarder les contenus pour lesquels il a précisément été conçu.
Ce moment est d'autant plus intéressant avec le MIRA que ses résultats apparaissent parfois paradoxaux. Nous avons vu qu'il n'était ni le plus lumineux des projecteurs UST actuellement disponibles sur le marché, ni le plus précis dans la restitution des plus fins détails d'une image 4K. Sa nouvelle puce DMD XPR de 0,39 pouce implique nécessairement quelques compromis face aux meilleures implémentations reposant encore sur la matrice de 0,47 pouce. Ses performances mesurées racontent pourtant une autre histoire concernant sa colorimétrie, son contraste ou encore sa discrétion de fonctionnement.
C'est précisément la raison pour laquelle j'accorde toujours autant d'importance à cette partie du test. Un excellent résultat de laboratoire ne garantit pas nécessairement une excellente image et il arrive parfois qu'un appareil objectivement moins performant sur certains critères procure malgré tout davantage de plaisir lors des séances de visionnage.
Les premières minutes de Predator : Badlands constituent probablement l'un des meilleurs moyens de mettre immédiatement le MIRA à l'épreuve. La longue séquence se déroulant dans la grotte lors de l'affrontement opposant les deux frères cumule en effet un nombre particulièrement important de difficultés pour un vidéoprojecteur : faibles niveaux de luminance, nombreux détails noyés dans les ombres et contrastes locaux particulièrement marqués. Malgré sa luminosité mesurée relativement contenue, le représentant de XGIMI se montre particulièrement convaincant dans cet exercice. Les détails présents dans les zones sombres demeurent parfaitement lisibles tandis que l'image conserve une profondeur tout à fait remarquable, et cela sur notre toile blanche de référence installée dans une salle semi dédiée. Cette observation confirme d'ailleurs pleinement les excellents résultats obtenus précédemment lors de nos mesures de contraste natif.


Alien : Romulus constitue un second révélateur particulièrement intéressant. La séquence d'introduction montrant le vaisseau de la Weyland-Yutani à la recherche du Nostromo plonge immédiatement le spectateur dans une obscurité quasi permanente ponctuée par quelques rares sources lumineuses particulièrement intenses. Là encore, le MIRA démontre que son contraste natif de plus de 2 000:1 n'a rien d'anecdotique sur une fiche technique. Les noirs apparaissent suffisamment profonds pour préserver toute l'atmosphère oppressante propre à cette séquence tandis que les éléments lumineux émergent avec beaucoup de naturel sans jamais donner l'impression que le projecteur atteint ses limites.

Le voyage se poursuit ensuite sur Arrakis avec Dune : Deuxième Partie qui demeure probablement l'une des plus belles démonstrations actuelles des possibilités offertes par les espaces colorimétriques étendus. Le MIRA y exprime pleinement les qualités déjà observées lors de notre chapitre consacré à la colorimétrie. Les teintes chairs apparaissent particulièrement naturelles tandis que les célèbres yeux bleus des Fremen bénéficient d'une superbe saturation sans jamais sombrer dans l'exubérance. Les séquences se déroulant dans les grottes mettent également parfaitement en valeur l'équilibre trouvé par XGIMI entre contraste et restitution des faibles lumières.


Plus globalement, le MIRA délivre une très belle image dont la cohérence générale constitue probablement sa principale qualité. Son excellente colorimétrie, son contraste convaincant et son silence de fonctionnement participent pleinement au plaisir des séances de visionnage et il est particulièrement difficile de lui reprocher son niveau de luminosité une fois la lumière éteinte dans une pièce correctement maîtrisée.
Mon seul regret concerne finalement un domaine que nous avions déjà évoqué précédemment lors de notre analyse du piqué et de la précision d'image. Face aux meilleurs représentants actuels des projecteurs DLP équipés de la puce DMD XPR de 0,47 pouce, l'image délivrée par le MIRA apparaît légèrement plus douce. Ce constat ne remet évidemment pas en cause ses qualités intrinsèques et nombre d'utilisateurs préféreront probablement même cette approche plus cinématographique et moins démonstrative. Il demeure toutefois difficile, après avoir passé plusieurs jours en compagnie du Hisense PT1, de ne pas constater que ce dernier conserve un avantage sensible dans la restitution des plus fins détails de l'image.
Je dois bien avouer que le MIRA m'aura probablement donné plus de fil à retordre que beaucoup de vidéoprojecteurs testés ces derniers mois. Non pas parce qu'il présente des défauts rédhibitoires ou des qualités exceptionnelles immédiatement identifiables, mais plutôt parce qu'il se situe précisément à la frontière qui sépare un très bon projecteur d'un appareil véritablement incontournable.
J'ai longtemps hésité entre lui attribuer 3/5 ou 4/5. Une hésitation suffisamment rare pour mériter d'être soulignée tant les conclusions s'imposent généralement assez naturellement au terme de plusieurs dizaines d'heures de mesures et de visionnage. Les raisons qui plaidaient en faveur d'un 4:/5 ne manquent pourtant pas : un silence de fonctionnement remarquable, une consommation électrique exemplaire, une excellente colorimétrie dès la sortie du carton, un très bon contraste natif, une gestion HDR convaincante ainsi que des performances gaming qui comptent parmi les meilleures rencontrées sur un projecteur à ultra courte focale de cette catégorie tarifaire.
Les arguments militant en faveur d'un 3/5 apparaissent toutefois tout aussi légitimes. Le premier d'entre eux concerne évidemment sa luminosité réelle qui demeure très éloignée des 2 000 lumens ISO annoncés par XGIMI lorsqu'il est utilisé dans une configuration respectueuse des standards vidéo. Son image apparaît également légèrement plus douce que celle des meilleurs représentants actuels de la technologie DLP UST triple laser. Enfin, sa fluidité native demeure en retrait face à certains de ses concurrents même si son traitement MEMC permet heureusement de corriger efficacement cette faiblesse.
C'est probablement cette comparaison avec l'Elfin Flip 4K qui explique une partie de mon hésitation. Ce dernier avait obtenu sans difficulté la note maximale de 5 étoiles tant il avait réussi à dépasser les attentes suscitées par sa fiche technique. Le MIRA suit finalement une trajectoire inverse. Je ne peux ainsi m'empêcher de penser qu'une centaine de lumens supplémentaires et une image légèrement plus incisive auraient probablement suffi à lui ouvrir les portes d'une meilleure note.
Pourtant, plus je relis les résultats de ce test et plus une évidence s'impose. À aucun moment je n'ai éprouvé la moindre frustration lors de mes séances de visionnage. Predator : Badlands, Alien : Romulus ou encore Dune : Deuxième Partie ont parfaitement mis en évidence les nombreuses qualités du MIRA dont l'équilibre général constitue probablement sa plus grande force. Son excellent contraste natif lui permet notamment de proposer une image particulièrement convaincante dans une pièce semi dédiée malgré une luminosité objectivement contenue tandis que sa colorimétrie exemplaire dispense l'immense majorité des utilisateurs du recours à un calibrage professionnel.
J'ai donc finalement choisi de lui attribuer la note de 4 sur 5. Une note qui récompense un très bon vidéoprojecteur à ultra courte focale dont les qualités sont nombreuses et parfaitement mesurables. Le MIRA n'est pas le meilleur projecteur UST passé entre mes mains cette année, mais il constitue incontestablement l'une des propositions les plus cohérentes et les plus séduisantes de sa catégorie tarifaire.

Cet article contient des liens affiliés : si vous effectuez un achat via ce lien, Mondoprojos peut percevoir une commission, sans aucun surcoût pour vous, ce qui nous permet de continuer à tester du matériel en toute indépendance et à faire vivre le blog.

The history of video projection is marked by technologies that, after long being reserved for an elite, inevitably end up becoming democratized. Native 4K, laser sources, HDR, and connected interfaces have all followed this trajectory: first reserved for the most expensive models before gradually becoming accessible to the general public. Triple RGB laser now seems to be following the same path.
With the MIRA, XGIMI intends to accelerate this transition. Priced at €1,690, this new ultra-short-throw projector aims to bring a technology previously largely confined to the high end down to a much more affordable price segment. The equation is appealing: a triple RGB laser light source, Dolby Vision, HDR10+, Google TV, 3D compatibility, ALLM, VRR, and a 4K DLP engine built around Texas Instruments' famous 0.47-inch DMD chip. At first glance, it's hard to ask for much more from a device in this category.
But democratizing a technology isn't just about lowering its price. The qualities that made its success also have to be preserved. Designing a triple-laser projector sold for almost half the price of premium references necessarily involves compromises. The whole question, then, is where XGIMI chose to make them, and above all whether these choices have a perceptible impact on the image.
The timing makes the exercise particularly interesting. The MIRA's main competitor is no longer a model sold for over €3,000, but the Hisense PT1, now available for around €1,590. The two devices sit in the same price bracket, claim a similar philosophy, and target exactly the same audience. In other words, the battle won't be fought on marketing or spec sheets, but on real-world performance.
As always on Mondoprojos, we'll set commercial arguments aside. Brightness, contrast, color accuracy, image precision, HDR handling, fidelity after calibration… every aspect will be put through our measurement protocol before being confronted with long viewing sessions. Only at the end of this dual approach, instrumental and subjective, will we see whether the XGIMI MIRA succeeds in its bet: making triple RGB laser genuinely accessible without betraying its spirit.
The MIRA occupies a fairly unique position in XGIMI's lineup. On one hand, its launch price of €1,690 places it right in the middle segment of ultra-short-throw projectors, far from the pricing ambitions of premium models that now easily exceed €3,000. On the other hand, its spec sheet borrows a large share of features previously reserved for far more ambitious devices. On its own, the MIRA perfectly illustrates the democratization currently underway in the video projection market: what was still, until recently, considered high-end is gradually becoming accessible at much more reasonable price points.
Its technical specifications are particularly telling of this evolution. XGIMI opted for a DLP architecture paired with a triple RGB laser light source rated at 2,000 ISO lumens, compatible with the main current HDR standards — HDR10, HDR10+, HLG, and Dolby Vision. Add to that Google TV with Netflix certification, 3D content support, advanced gaming features like ALLM and VRR, and a Harman Kardon sound system with a total output of 36W. On paper at least, there's little one could fault at this price point.
But the MIRA's real novelty is probably not the one XGIMI most readily highlights in its marketing. The manufacturer is in fact the first to pair a triple RGB laser ultra-short-throw projector with the new 0.39-inch XPR DMD chip developed by Texas Instruments. A particularly interesting technological choice, since it breaks with the dominance of the 0.47-inch XPR DMD that currently equips most competing UST projectors, from the Hisense PT1 to the Formovie Theater Premium and most AWOL Vision models. While this new generation of chip promises a notable reduction in display latency, it also raises a legitimate question about its ability to preserve the level of precision and sharpness we've come to expect from the best implementations of the 0.47-inch chip. We will naturally come back to this question at length in our technical verdict.
This new DMD is paired with an XPR system that displays a UHD 4K image of 3840 x 2160 pixels from a lower-resolution matrix whose pixels are shifted at very high speed to multiply the perceived resolution on screen. This technology is obviously not new at Texas Instruments, but its pairing with this new generation of chip marks a particularly interesting first in the UST projector segment. XGIMI also promises an image covering 110% of BT.2020, a particularly ambitious value directly explained by the use of a triple RGB laser architecture. Unlike laser-phosphor systems, which generate part of their light spectrum from a phosphor wheel excited by a blue laser, a triple RGB laser projector uses three separate light sources dedicated to the three primary colors. This approach offers two major theoretical advantages: it allows for much wider color gamut coverage while offering excellent spectral purity of reproduced colors. In exchange, it can also come with certain drawbacks, among them laser speckle, whose intensity varies considerably depending on the implementation chosen by manufacturers and the projection surface used.
With a throw ratio of 0.175:1, the MIRA only needs about twenty centimeters of clearance to produce a 100-inch diagonal image. It can thus display images ranging from 80 to 150 inches according to the figures provided by XGIMI. This usage philosophy is obviously nothing new in the UST projector segment but continues to be one of its main selling points against traditional projectors: a few dozen centimeters is now enough to replace a very large television while enjoying the benefits specific to video projection.
The image is far from the only battleground manufacturers are fighting on today. Dolby Vision support is no longer much of a marketing argument on a UST projector sold in 2026. Its widespread adoption by streaming platforms is such that its absence has become more notable than its presence. What matters today is no longer so much whether a manufacturer includes it on its spec sheet, but how it chooses to make use of it. Behind the same Dolby Vision compatibility can lie very different implementations whose on-screen results sometimes have little in common. We'll see further on whether the video processing engine developed by XGIMI actually manages to make the most of these various formats.
The MIRA also comes with the latest version of Google TV, with official Netflix certification, along with the full set of connected features now expected on a device in this category. Google's platform not only provides native access to the main streaming services on the market but also unifies their presentation within a single interface that's genuinely pleasant to use day to day. Users will also find Chromecast built in, along with Google Assistant integration for voice interactions.
Gamers haven't been forgotten either, as XGIMI announces compatibility with ALLM (Auto Low Latency Mode) and VRR (Variable Refresh Rate) technologies, along with particularly low latency thanks to this new hardware platform. The manufacturer notably advertises a one-millisecond response time at 1080p/240Hz, figures that bring the MIRA closer to the best gaming monitors than to traditional home cinema projectors. As always, it will be worth carefully distinguishing the advertised figures from the performance actually observed across the device's various display modes.
Finally, XGIMI entrusted the audio side to Harman Kardon, which delivers a 2.1 sound system here with a total output of 36W, compatible with Dolby Audio and DTS Virtual:X. While it would obviously be presumptuous to expect it to rival a dedicated home theater setup, it's fair to say that built-in audio systems have made considerable progress in recent years on living-room projectors. Here too, we'll see to what extent this solution amounts to a simple bonus or a genuinely credible alternative to immediately adding a soundbar.
After reading its particularly ambitious spec sheet, one thing immediately stands out when unboxing the MIRA: its dimensions. Having spent several years handling ultra-short-throw projectors that regularly flirt with 10 kilograms, or even more for some premium models, we did not expect to find such a compact device. Weighing just 4.8 kg and measuring a compact 464 x 268 x 122 mm (Width x Depth x Height), the MIRA is a featherweight in its category. XGIMI appears to have made a deliberate choice to prioritize discretion and integration into a traditional living room rather than the imposing "laser TV" format adopted by many of its competitors. A particularly appealing choice when it comes to finding it a spot on a TV stand whose depth doesn't exceed about forty centimeters.

Aesthetically, the MIRA borrows some of the design language introduced by the AURA 2 while taking a more minimalist approach. Its Moonlight Sand finish combines a particularly elegant light-gray acoustic fabric with a chassis whose deliberately sober lines allow it to blend fairly easily into a contemporary interior. XGIMI also states it has applied a hydrophobic nanotechnology treatment inspired by the lotus leaf to its fabric covering, to limit accidental liquid penetration and make everyday maintenance easier. While this kind of attention to detail is more of a nicety than a technological revolution, it's worth noting that UST projectors have long since moved out of dedicated screening rooms and into living rooms, and a manufacturer that also takes this aspect of the user experience into account deserves credit.
Its ultra-short-throw optics benefit from a 0.175:1 throw ratio, allowing it to produce a very large image with a particularly short distance. XGIMI states that a distance of just 19.3 cm between the back of the projector and the projection surface is enough to obtain a 100-inch diagonal image. This distance increases to 27.4 cm for a 120-inch image, the maximum size officially supported by the manufacturer. Taking the chassis depth into account, you'll need a stand roughly forty centimeters deep for a 100-inch screen, and a little under fifty centimeters to fully make use of its capabilities at 120 inches. Particularly attractive figures that allow it to fit without much difficulty into the vast majority of home setups.

The optics themselves use a high light-transmission lens designed to limit the optical losses inherent to ultra-short-throw projection systems. XGIMI also touts improved light retention from its new triple RGB laser optical engine, without going into further detail about its design. We'll naturally see in our chapter dedicated to brightness whether these technological choices actually allow the MIRA to live up to the promises made on its spec sheet.

Ergonomics is probably one of the pleasant surprises of this MIRA. XGIMI has grouped all connectivity on the rear of the device. The port selection offered by XGIMI proves particularly comprehensive for a device in this category. There are three HDMI inputs, one of which is eARC-compatible for connecting a soundbar or an audio-video amplifier, two USB ports, an RJ45 Ethernet port, as well as an analog audio output and an optical S/PDIF digital audio output. The presence of three HDMI ports is worth highlighting, as it unfortunately tends to disappear on some competing devices, which now require external switches as soon as several sources are used simultaneously. Game consoles, a UHD Blu-ray player, and a media box can thus coexist without any particular difficulty. Wireless connectivity hasn't been forgotten either, with dual-band Wi-Fi 6 and Bluetooth 5.2 rounding out a particularly generous package given the MIRA's price positioning.

Finally, the remote control deserves a few extra lines of its own, as it plays a direct role in the device's everyday comfort of use. We continue to be surprised that some manufacturers still offer infrared remotes on projectors meant to sit in a living room. XGIMI makes the far more sensible choice here of a fully backlit Bluetooth remote that can control the projector from any position without requiring a direct line of sight to an infrared receiver. Its backlit buttons become instantly visible in a darkened room, a detail that may seem trivial on a spec sheet but whose value becomes very apparent after several hours spent in front of a film or series. It's simply more pleasant to be able to adjust a setting mid-screening without having to turn on your smartphone's flashlight. Here again, this is more of a particularly sensible ergonomic choice than a simple marketing point.

We won't dwell too long on Google TV, whose ergonomics and features are by now well known. After going through dozens of Chinese projectors in recent years, it's clear that the market's main players have now reached a particularly satisfying level of maturity around the platform developed by Google. Native access to the main streaming platforms, built-in Chromecast, user profile management, and Google Assistant compatibility are now more of a prerequisite than a real differentiating factor in this product category.

The real interest, then, lies elsewhere — specifically in the menus XGIMI has specifically developed for operating the MIRA's video engine. Without revolutionizing a philosophy already seen in the manufacturer's recent products, they nonetheless reflect a particularly interesting effort to combine ease of use with functional depth. Novice users can perfectly well make do with the various picture modes on offer, while more demanding users will find a particularly comprehensive set of settings that let them precisely tailor the projector's behavior to their needs.
In SDR, five picture modes are offered: Standard, Movie, Vivid, Game, and Sport. Each naturally has its HDR equivalent, to which are added two modes specifically dedicated to Dolby Vision: Bright and Dark. While this organization isn't particularly original on paper, it does have the merit of offering a particularly clear separation between the different use cases envisioned by XGIMI.

Calibration enthusiasts shouldn't feel left out either. XGIMI provides a color temperature setting along with 2-point and 11-point white balance controls, particularly welcome at this price tier. A full CMS also allows independent adjustment of the luminance, saturation, and hue of the six primary and secondary colors (RGBCMY), plus a specific skin-tone adjustment. The color space can be left in automatic mode or forced to the main standards currently in use, including BT.709, DCI-P3, BT.2020, or Adobe RGB.
XGIMI also offers a particularly large number of video processing options, whose practical usefulness will sometimes need to be carefully weighed. Motion compensation (MEMC) adjustable across three intensity levels plus a dedicated 24p mode ("Natural Cinema"), dynamic black level management, local contrast control, AISR super-resolution processing aimed particularly at improving the rendering of HD content, AIPQ tasked with dynamically adapting video processing to the nature of the content shown, MPEG artifact reduction, and De-Contour processing designed to limit banding round out an already particularly generous list.
Gamers also receive particular attention. Beyond the ALLM (Auto Low Latency Mode) and VRR (Variable Refresh Rate) technologies already mentioned, Game mode has its own settings, including two different latency levels as well as several display profiles specifically developed for different video game genres. The MIRA also supports HGiG (HDR Gaming Interest Group), a standard jointly developed by several major players in the video game industry, aimed at harmonizing HDR rendering between consoles and compatible displays. In practice, when a game supports this standard, tone mapping is handled directly by the graphics engine developed by its creators, while the display refrains from any further intervention that could alter the developers' original intent. A particularly sensible approach that notably helps avoid the double HDR processing sometimes seen on some competing implementations.

Operating noise:
Operating noise is probably one of this MIRA's most pleasant surprises. While ultra-short-throw projectors have made considerable progress on this front in recent years, few are still capable of making themselves completely forgotten once installed just a few dozen centimeters from the viewer. This is a particularly tricky feat, however, on a device using a triple RGB laser light source, whose heat dissipation usually requires fairly substantial active cooling.
In its post-calibration configuration with light output set to 10, we measured a sound level of just 33.8 dB, compared to the 33.5 dB residual noise floor of our measurement room with the projector off. In other words, the difference between the two values is so small that the MIRA is practically imperceptible under our test conditions.


Beyond the numbers, it's really the day-to-day usage experience that deserves to be highlighted. Unlike some devices whose fan noise continues to subtly remind you of their presence during the quietest scenes, the MIRA becomes completely unnoticeable after just a few minutes of viewing. Its cooling system produces neither unpleasant fan-speed changes nor a particularly identifiable high-pitched component likely to draw the viewer's attention.
This discretion appears all the more remarkable when compared to that of the Hisense PT1, despite being sold in the same price bracket. XGIMI's representative takes a particularly clear advantage here over its direct competitor, whose noise level remains noticeably more perceptible during operation.
Finally, since an ultra-short-throw projector is meant to sit at the heart of the living room, it seems difficult to discuss its comfort of use without saying a few words about its audio. The two built-in Harman Kardon speakers deliver a particularly convincing performance given the device's small footprint. Without claiming to rival a dedicated home theater setup or the best soundbars currently on the market, they offer sufficiently full, dynamic, and balanced sound to easily substitute for an external audio system in a small living space. Here too, the MIRA appears particularly consistent with its positioning: offering a solution as simple as it is discreet, capable of advantageously replacing a large-diagonal television without immediately requiring additional peripherals.
The arrival of triple RGB laser light sources on ever more compact projectors also raises a question rarely addressed by manufacturers: energy efficiency. Particularly wide color coverage and high brightness are generally accompanied by power consumption commensurate with their technical ambitions. It's therefore always worth checking whether the advertised performance comes at the cost of significant power draw, or whether the manufacturer has managed to effectively optimize its optical engine.
In its post-calibration configuration with laser power set to 10, the MIRA drew just 93.1W during our measurements. A particularly restrained figure for an ultra-short-throw projector using a triple RGB laser light source. By comparison, its main direct competitor, the Hisense PT1, proves noticeably more power-hungry under comparable usage conditions.

Beyond the measured figure alone, this low consumption appears particularly consistent with the product's overall philosophy. Compact, quiet, and particularly discreet in use, the MIRA also appears to have benefited from significant energy-optimization work by XGIMI's engineers. This mastery of power consumption is also probably not unrelated to the excellent acoustic behavior mentioned earlier. A device that dissipates less thermal energy is also a device whose cooling system is put under less strain.
While a difference of a few dozen watts may seem trivial for an occasional movie night, it becomes much more significant when considering the very philosophy of modern ultra-short-throw projectors. Intended to replace a television in a living room on a daily basis, they're expected to run for several hours a day for watching films, series, or sports content. Controlled consumption therefore contributes as much to everyday comfort as to the device's overall coherence.
While not a decisive purchasing criterion on its own, this excellent energy efficiency is therefore an additional advantage for the MIRA over its main direct competitor.
The arrival of the new 0.39-inch XPR DMD chip was probably the biggest technical question mark of this test. While its theoretical advantages in terms of display latency look particularly appealing for gamers, we were also curious to see whether this technological shift would preserve the level of precision we've come to expect from the best implementations of the now well-established 0.47-inch XPR DMD, which still equips the vast majority of competing UST projectors today.
The results from our various resolution test patterns unfortunately provide a fairly clear answer to this question. While the MIRA delivers a particularly uniform and pleasant image to the eye, the new 0.39-inch DMD doesn't quite manage to match its bigger sibling when it comes to reproducing the finest details of a UHD 4K image.

This difference shows up notably on our precision pattern made of crossed lines, whose rendering has for several years been one of our preferred tools for assessing the real-world performance of various XPR systems. Where the Hisense PT1 manages to perfectly reproduce these very fine details while preserving their individual definition, they appear entirely merged into a single blur on the MIRA. This behavior reflects the intrinsic limitations of this new generation of chip when faced with the most demanding elements of our test patterns.

Beyond pure instrumental measurements, this difference also shows up during viewing sessions. The image delivered by the MIRA appears generally softer than that of the PT1, whose sharpness remains more incisive. To be perfectly clear, though: this is by no means an image lacking sharpness or suffering from any particularly visible optical flaw. Taken on its own, away from its main competitor, the MIRA delivers an image whose level of precision will fully satisfy the vast majority of users. It's only when directly compared with the best current implementations of the 0.47-inch DMD that its limitations become more apparent.
This observation seems particularly interesting to us, as it ultimately confirms what we suspected when first reading its spec sheet. The new 0.39-inch XPR DMD is not necessarily an evolution meant to surpass its predecessor in every respect, but rather a different technological proposition whose priorities appear to have been redefined. XGIMI seems to have favored a particularly interesting balance between compactness, low power consumption, and gaming performance rather than solely chasing the most spectacular possible sharpness.
This slight step back in precision should therefore not be seen as a deal-breaking flaw, but rather as the inherent trade-off of the technological choices made by the manufacturer. It's worth keeping this observation in mind when we address the question of input lag a little further on in this test — an area in which this new generation of DMD should, in theory, be able to show off its qualities much more freely.
Motion smoothness is probably one of the most subjective criteria in video projection, given how much viewers' sensitivity to judder can vary from one person to another. It nonetheless remains particularly important on a projector meant to replace a television on a daily basis and expected to display both films shot at 24 frames per second and sports broadcasts or TV programs that are far more demanding in this area.
While some projectors prove particularly convincing as soon as any additional video processing is turned off, the MIRA unfortunately isn't one of them. Its native smoothness lags behind the market's current best references, and slow horizontal pans reveal judder pronounced enough for us to recommend turning on its MEMC frame-interpolation system.
Fortunately, XGIMI provides several particularly welcome levels of intervention here, including a specific "Natural Cinema" mode designed for 24p content. In practice, however, the lower levels of motion compensation don't sufficiently correct the behavior observed in native mode. You need to push MEMC up to its intermediate setting to achieve a genuinely satisfying level of smoothness on the most demanding cinematic content.
This choice isn't necessarily synonymous with excessive artificial rendering, either. Unlike certain particularly aggressive implementations that quickly turn a film into what looks like a soap opera episode, the intermediate level chosen by XGIMI preserves a fairly convincing balance between improved smoothness and respect for the original cinematic rendering. Its use therefore seems to us to be the best compromise for everyday use.
While native smoothness is therefore not the MIRA's strong point, its MEMC system fortunately manages to effectively correct this weakness, provided you're not afraid to use its intermediate intervention level. Users particularly sensitive to judder will therefore benefit from spending a few extra minutes exploring the various settings XGIMI offers, in order to find the compromise that best fits their viewing habits.
If there's one area where we were particularly waiting to see how the MIRA would perform, it's gaming. We mentioned at the very start of this test the promises made by the new 0.39-inch XPR DMD chip, which appears to have been designed to prioritize responsiveness and low display latency.
Our measurement results this time leave little room for doubt. At 4K/60Hz, the MIRA shows an input lag of just 9.3 ms, a genuinely remarkable figure for an ultra-short-throw projector in this category. By comparison, many televisions specifically marketed as gaming-compatible still struggle to get below the symbolic 10 ms mark under similar conditions.

More interestingly still, this excellent responsiveness isn't merely a marketing argument meant to pad out an already well-stocked spec sheet. It translates directly, in use, into a particularly convincing sense of control in games requiring quick reflexes. Racing games, competitive FPS titles, or particularly fast-paced productions fully benefit from this low latency, which helps you forget you're playing on an image that can easily exceed three meters diagonally.
This performance is all the more interesting as it ultimately sheds new light on the results obtained earlier in our chapter on sharpness and detail. Where the 0.47-inch XPR DMD continues to hold an edge in reproducing the finest details of a 4K image, this new generation of chip demonstrates here the full relevance of the technological choices made by XGIMI.
Against the Hisense PT1, the MIRA thus takes a particularly clear advantage whenever gaming is an important factor in the purchasing decision. If we had to choose between these two devices today mainly to pair with a PlayStation 5 or an Xbox Series X, our preference would undoubtedly go to XGIMI's offering. Its excellent handling of input lag, combined with the ALLM, VRR, and HGiG technologies mentioned earlier, allows it to stand out as one of the most appealing options currently available in this price segment.
If there's one drawback intrinsically tied to triple RGB laser light sources, it's the speckle phenomenon. We mentioned it earlier in this test without yet dwelling on its origin. It shows up as a multitude of very fine light interference patterns, sometimes giving the impression that a perfectly uniform image is actually made up of an infinite number of tiny shimmering dots. Its intensity varies considerably from one manufacturer to another, but also depending on the projection surface used, with technical ALR screens generally being much more prone to revealing it than traditional white screens.
To assess its real significance, we systematically use the same 4K reference image showing an urban skyline dominated by a sky area made up of clouds bathed in the light of a setting sun. The strong uniformity and high luminance of this part of the image make it an excellent way to reveal any speckle phenomena.
On our matte white reference screen with a gain of 1, the MIRA turns in a particularly convincing performance. The phenomenon appears very strongly attenuated, to the point of becoming practically imperceptible under normal viewing conditions. You really have to go looking for it in sequences particularly prone to showing it in order to spot it distinctly.

The situation is unfortunately less favorable on our Lumene technical screen. While the phenomenon remains relatively well contained compared to some competing products we've previously tested, it becomes visible enough here to occasionally draw the eye toward the brightest areas of the image. As is often the case with laser speckle, responsibility doesn't lie exclusively with the projector itself but also with the optical properties specific to the projection surface used.

This observation is worth highlighting, as it perfectly illustrates the importance of choosing the right screen to pair with a triple RGB laser projector. Two users with the same device may sometimes reach noticeably different conclusions depending on whether they use a matte white screen or a technical screen specifically designed for ultra-short-throw projectors. The behavior observed with the MIRA is a reminder that it remains particularly tricky to generalize a projector's performance on this point without systematically specifying the exact projection conditions used.
The MIRA shows no cropping. This shouldn't be seen as a shortcoming in this case, though, since it doesn't respond to any particular need given the excellent results obtained during our tests. The projected image thus makes full use of its entire usable surface without requiring any software cropping that could result in losing part of the image.

The measurements presented in this test were all carried out on a white screen with Lambertian behavior and a neutral gain of 1.0. The choice of this type of projection surface is obviously not incidental, as it remains today the most neutral reference available for evaluating a projector's intrinsic performance. Unlike technical screens, whose optical properties can sometimes alter the perception of color, contrast, or brightness, it allows the projector's real behavior to be observed without adding any parasitic coloration.
One clarification also seems important regarding the methodology used for all measurements presented on Mondoprojos. Unlike some testing protocols that involve pointing probes directly at the projector's lens, all of our measurements are taken facing the projection screen. A viewer, after all, never looks directly into a projector's lens, but rather at the image reflected by the projection surface.
Since the MIRA uses a triple RGB laser light source that is particularly demanding in terms of colorimetric measurement, we used our usual measurement chain, consisting of a JETI Spectraval 1501 Hi-Res spectrophotometer paired with a Klein K10-A probe individually profiled for the tested device and operated under Calman. The JETI 1501 Hi-Res notably has a spectral resolution of 2 nm, essential for correctly measuring the very fine spectral peaks characteristic of modern laser light sources, some implementations of which can quickly trip up less capable measurement instruments.
Finally, it should be noted that all the measurements presented in this test were carried out after installing the two latest software updates available from XGIMI at the time of our testing. This point is particularly important, as we notably identified unexpected behavior regarding Rec.709 gamut handling in certain usage configurations. As we'll see further on, though, a simple setting is enough to restore behavior fully in line with our expectations.
Since the arrival of the first triple RGB laser light sources on the consumer market, we've had the opportunity to observe a certain consistency in their spectral representation. In the vast majority of cases, the red component appears dominant, while the spectral peaks associated with the three primary colors show relatively similar amplitudes from one manufacturer to another. The MIRA, however, is a particularly interesting exception to this trend.
The first surprise comes from the energy distribution of its three laser sources. Where we expected a fairly conventional architecture dominated by red, it's blue that clearly takes the lead here. The comparison with the XGIMI Elfin Flip 4K, recently tested on Mondoprojos, is particularly revealing. While both devices are indeed built on a pure triple RGB laser architecture, their spectral signatures differ noticeably, both in the relative amplitude of their three components and in their overall balance.

This particularity is presumably explained by different choices regarding the arrangement of the laser modules used by XGIMI, as well as by the design of its optical engine itself. Without, of course, having access to the manufacturer's design details, this atypical spectral signature clearly reflects an approach different from that adopted by most triple RGB laser implementations currently on the market. This is, in fact, the first time we've observed such a dominance of blue on a pure triple RGB laser projector we've tested.
Beyond its technical originality alone, this spectral analysis is of much more concrete interest, as it directly shapes the colorimetric performance observed later on. The particularly high purity of the spectral peaks recorded by our JETI 1501 Hi-Res spectrophotometer notably explains the MIRA's excellent performance in terms of coverage of the main color spaces currently used by the audiovisual industry.
The excellent color-gamut coverage results obtained by the MIRA ultimately just confirm the observations previously made during our spectral analysis. In its native color space, the projector covers 98.53% of BT.2020 (99.11% in CIE 1976) as well as 99.8% of DCI-P3. Performance that immediately places it among the best current representatives of triple RGB laser architectures on this front.




Our measurements did, however, reveal much more unexpected behavior regarding Rec.709 handling out of the box. In Movie mode with AIPQ processing disabled, the measured gamut appears abnormally restricted, with coverage limited to just 58% of Rec.709. A figure obviously inconsistent with the intrinsic performance previously observed, and particularly surprising for a device capable of reaching nearly 99% of BT.2020 in its native color space.

After several checks, as well as installing the two latest software updates available at the time of our testing, we ultimately found that simply enabling AIPQ processing restored perfectly normal behavior, with 99.7% Rec.709 coverage. This is clearly a software issue, which we immediately reported to XGIMI, who reproduced the phenomenon on another MIRA unit.

Once this behavior was corrected by enabling AIPQ processing, Movie mode fully confirms its status as the best candidate for home-theater use straight out of the box. With an average DeltaE of just 1.28 on the ColorChecker and 1.25 on the grayscale, the MIRA delivers a particularly convincing colorimetric performance that will fully satisfy even the most demanding users without the slightest difficulty. Color temperature appears remarkably well controlled across the entire grayscale, while gamma tracking stays particularly close to expected values.

The other modes offered by XGIMI take a much more demonstrative approach. The Standard, Sport, and Game modes accordingly favor a noticeably flashier image, with color drift that becomes significantly more pronounced, though this comes as no particular surprise given their intended purpose. Their goal is more about prioritizing immediate visual impact than strict fidelity to current video production standards.




We naturally carried out a full calibration of Movie mode to assess its potential room for improvement. The results obtained notably lower the average ColorChecker DeltaE to 0.73, while the grayscale figure drops to just 0.44. From a strictly metrological standpoint, the improvement is obviously undeniable.

It appears much less significant, however, when placed in the context of real-world use. Movie mode combined with AIPQ processing already delivers an image whose color fidelity reaches a particularly high level right out of the box. The gains provided by calibration remain perfectly measurable with our instruments but will be much harder to perceive in everyday use.
Unlike some devices that require several hours of adjustment to fully reveal their potential, the MIRA thus belongs to that particularly appreciable category of projectors that users can enjoy right away without feeling any colorimetric frustration. Our recommendation is therefore particularly simple: enable AIPQ processing and stick with Movie mode, which is unquestionably the best compromise currently offered by XGIMI in SDR.
Handling HDR content is probably the trickiest exercise projector manufacturers face. Unlike televisions, which can reach several thousand nits, a projector must constantly work with a much more limited light reserve and intelligently balance preserving highlights, keeping dark scenes readable, and respecting the original artistic intent. The whole challenge of tone mapping lies precisely in maintaining this balance without giving the impression that one of these factors is being sacrificed for the others.
XGIMI, incidentally, doesn't explicitly advertise the presence of dedicated DTM (Dynamic Tone Mapping) processing, as some of its competitors do. This absence doesn't necessarily mean, however, that no dynamic HDR content management is taking place. As we already noted earlier with SDR gamut handling, AIPQ processing seems to play a much bigger role than it appears in how the manufacturer's video engine operates.

With an average DeltaE of just 0.87 on the ColorChecker and 1.09 on the grayscale, HDR Movie mode combined with AIPQ processing delivers a particularly convincing performance right out of the box. EOTF tracking appears generally satisfying, even though a slight overestimation of highlights is observed as luminance values approach the upper end of the scale. In practice, this behavior contributes more to preserving the image's overall dynamic range than it constitutes a real rendering flaw.
More interestingly still, we didn't observe any particularly bothersome highlight clipping or excessively crushed blacks during our various viewing sessions. HDR10 content thus benefits from a particularly balanced rendering that effectively preserves detail in bright areas while maintaining excellent readability in the darkest scenes.
From a strictly metrological standpoint, the two Dolby Vision modes logically appear less accurate than the HDR Movie mode analyzed above. Dolby Vision Dark mode shows an average ColorChecker DeltaE of 6.28, compared with 9.24 for Bright mode. This observation, however, needs to be heavily qualified, as it reflects more the choices made by Dolby in how its dynamic metadata is used than any particular weakness of the projector itself. Instrumental measurements only tell part of the story when it comes to assessing the relevance of a Dolby Vision implementation.


In practice, Dolby Vision Dark mode comes across as the more convincing of the two. Its rendering is more balanced and truer to the spirit of Dolby Vision master content, while Bright mode naturally favors more immediate visual impact suited to less favorable projection environments. This hierarchy is hardly surprising, as it corresponds precisely to the philosophy Dolby intends for these two profiles.
It's also worth remembering that a Dolby Vision projector doesn't simply mechanically reproduce theoretical colorimetric values. The use of dynamic metadata specifically serves to continuously adapt the image rendering to the display's actual capabilities. A higher DeltaE therefore doesn't necessarily mean an image is visually less accurate — particularly for a format whose very philosophy is to dynamically optimize the rendering of displayed content.
XGIMI rates the MIRA at 2,000 ISO lumens. As with all our measurements, we measured the luminance actually reflected back to the viewer from our gain-1 Lambertian white screen, rather than the flux directly out of the lens. The lumen figures below are calculated for a 16:9 image with a 100-inch diagonal, whose usable surface is about 2.738 m², on a gain-1 Lambertian surface.
| Picture Mode | White luminance (cd/m²) | Black luminance (cd/m²) | Estimated flux at 100" (lumens) | Estimated sequential contrast |
|---|---|---|---|---|
| Standard SDR | 88.42 | 0.06 | 761 | 1,474:1 |
| Movie SDR | 76.00 | 0.06 | 654 | 1,267:1 |
| Movie SDR with AIPQ | 77.06 | 0.04 | 663 | 1,927:1 |
| Game SDR | 88.06 | 0.05 | 757 | 1,761:1 |
| Sport SDR | 87.97 | 0.05 | 757 | 1,759:1 |
| Post-calibration Movie, EBL off | 77.37 | 0.04 | 666 | 2,007:1 |
The ratios shown for the factory modes are calculated from the luminance values displayed by Calman, rounded to the hundredth, and should therefore be considered estimates. Native post-calibration contrast, meanwhile, was measured more precisely at 2,007:1.
The finding regarding brightness leaves little room for ambiguity: under colorimetrically accurate conditions, the MIRA falls well short of the 2,000 ISO lumens advertised by XGIMI. The Standard, Game, and Sport modes reach around 757 to 761 lumens on our 100-inch reference screen, but their rendering prioritizes visual impact over accuracy. In Movie mode with AIPQ active — our recommendation for SDR use — the estimated light output comes to just 663 lumens. After calibration, the result remains virtually identical at 666 lumens.
The MIRA does have a brightness-boost option in its menus. Enabling it noticeably increases output, but at the cost of two significant trade-offs: the image takes on a strongly noticeable greenish tint, and the cooling fan becomes considerably more audible. This mode therefore can't be recommended for demanding home-theater use. With colors adhering to standards, the MIRA is in practice limited to around 660 lumens on a 100-inch, gain-1 base.
The advertised 2,000 ISO lumens therefore can't be reconciled with our measurements in an accurate configuration. Differences in measurement protocol account for part of the gap, but that's not enough to mask the real-world takeaway: the MIRA isn't a very bright projector when properly set up. This level remains suitable for a dark or well-controlled room at a 100-inch diagonal, but it noticeably reduces its flexibility in a bright living room or with a larger image.
Native contrast, on the other hand, is a pleasant surprise. With a white luminance of 77.37 cd/m² and a measured black level of 0.04 cd/m², the MIRA reaches a sequential contrast of 2,007:1 in a colorimetrically accurate configuration. This level is already high enough to ensure convincing image depth and good readability of dark scenes without needing to rely on dynamic processing.


The MIRA does, however, offer an EBL function, tasked with dynamically lowering black levels. Once enabled, white luminance barely changes, going from 77.37 to 78.23 cd/m², while measured sequential contrast jumps to 26,174:1. This ratio corresponds to a black level around 0.003 cd/m², below the hundredth displayed by Calman and therefore rounded to 0.00 cd/m² in the interface.

| Setting | White luminance (cd/m²) | Black luminance (cd/m²) | Estimated flux at 100" (lumens) | Sequential contrast |
|---|---|---|---|---|
| EBL off | 77.37 | 0.04 | 666 | 2,007:1 |
| EBL on | 78.23 | ≈ 0.003 | 673 | 26,174:1 |
On paper, the gain is spectacular. In practice, EBL's behavior proves less convincing. We didn't observe any distracting brightness pumping — that is, a noticeable, bothersome change in brightness during transitions between bright and dark scenes. However, enabling it alters the color balance, introducing a clearly visible red shift on both test patterns and real content. The red channel is noticeably boosted at mid-level stimulus, with a maximum deviation of around 35 to 40% of stimulus, while the green and blue components stay much closer to their reference values.

This color distortion bothers us more than the lack of an artificially deepened black level. Since native contrast of nearly 2,000:1 is already satisfying, this digital improvement to black levels doesn't, in our view, justify sacrificing color neutrality. We therefore recommend leaving EBL disabled, particularly in Movie mode with AIPQ active or after calibration.
There's always a particularly interesting moment in putting together a review: the point where test patterns finally give way to films. Instruments tell us, with remarkable precision, about a projector's intrinsic performance, but they'll never fully replace dozens of hours spent watching the kind of content it was specifically designed for.
This moment is all the more interesting with the MIRA, as its results sometimes come across as paradoxical. We've seen that it's neither the brightest UST projector currently on the market, nor the most precise in reproducing the finest details of a 4K image. Its new 0.39-inch XPR DMD chip necessarily involves some trade-offs compared with the best implementations still based on the 0.47-inch matrix. Yet its measured performance tells a different story when it comes to color accuracy, contrast, or quiet operation.
That's precisely why I always place so much importance on this part of the review. An excellent lab result doesn't necessarily guarantee an excellent picture, and it sometimes happens that a device objectively weaker on certain criteria still ends up being more enjoyable to watch.
The opening minutes of Predator: Badlands are probably one of the best ways to immediately put the MIRA to the test. The long cave sequence during the confrontation between the two brothers packs in a particularly large number of challenges for a projector: low luminance levels, plenty of detail buried in shadow, and particularly pronounced local contrast. Despite its relatively modest measured brightness, XGIMI's projector proves particularly convincing in this exercise. Details in dark areas remain perfectly legible, while the image retains genuinely remarkable depth — all on our reference white screen, set up in a semi-dedicated room. This observation fully confirms the excellent native-contrast results obtained earlier in our measurements.


Alien: Romulus is a second particularly interesting test. The opening sequence showing the Weyland-Yutani ship searching for the Nostromo immediately plunges the viewer into near-permanent darkness, punctuated by a few rare, particularly intense light sources. Here again, the MIRA demonstrates that its native contrast of over 2,000:1 is anything but a throwaway spec. Blacks appear deep enough to preserve the oppressive atmosphere of this sequence, while bright elements emerge with a lot of naturalness, never giving the impression the projector is reaching its limits.

The journey then continues on Arrakis with Dune: Part Two, probably still one of the finest current demonstrations of what expanded color spaces have to offer. The MIRA fully expresses the qualities already observed in our color-accuracy chapter. Skin tones appear particularly natural, while the famous blue eyes of the Fremen benefit from superb saturation without ever tipping into exaggeration. The cave sequences also beautifully showcase the balance XGIMI has struck between contrast and low-light rendering.


More broadly, the MIRA delivers a very nice image whose overall consistency is probably its main strength. Its excellent color accuracy, convincing contrast, and quiet operation all contribute fully to the enjoyment of viewing sessions, and it's particularly hard to fault its brightness level once the lights are off in a properly controlled room.
My only regret, ultimately, concerns an area we already discussed earlier in our analysis of sharpness and image precision. Against the best current DLP projectors equipped with the 0.47-inch XPR DMD chip, the image delivered by the MIRA appears slightly softer. This finding obviously doesn't call its intrinsic qualities into question, and many users will probably even prefer this more cinematic, less demonstrative approach. Still, after spending several days with the Hisense PT1, it's hard not to notice that it retains a noticeable edge in reproducing the finest image details.
I have to admit that the MIRA gave me more trouble than many projectors tested in recent months — not because it has deal-breaking flaws or immediately obvious exceptional qualities, but rather because it sits right on the line separating a very good projector from a truly must-have device.
I hesitated for a long time between giving it 3/5 or 4/5 — a hesitation rare enough to be worth mentioning, since conclusions generally come fairly naturally after several dozen hours of measurements and viewing. There's no shortage of reasons that argued for a 4/5: remarkably quiet operation, exemplary power consumption, excellent color accuracy right out of the box, very good native contrast, convincing HDR handling, and gaming performance that ranks among the best we've encountered on an ultra-short-throw projector in this price category.
The arguments in favor of a 3/5 seem just as legitimate, though. The first, obviously, concerns its real-world brightness, which remains far from the 2,000 ISO lumens advertised by XGIMI when used in a configuration that respects video standards. Its image also appears slightly softer than that of the best current representatives of triple-laser DLP UST technology. Finally, its native smoothness lags behind some of its competitors, even though its MEMC processing fortunately manages to correct this weakness effectively.
It's probably the comparison with the Elfin Flip 4K that explains part of my hesitation. That model earned a perfect 5-star rating without difficulty, having managed to exceed the expectations set by its spec sheet. The MIRA, in the end, follows the opposite trajectory. I can't help but think that a hundred or so extra lumens and a slightly more incisive image would probably have been enough to earn it a better score.
And yet, the more I go back over the results of this test, the clearer one thing becomes: at no point did I feel the slightest frustration during my viewing sessions. Predator: Badlands, Alien: Romulus, and Dune: Part Two all clearly showcased the MIRA's many qualities, whose overall balance is probably its greatest strength. Its excellent native contrast in particular allows it to deliver a particularly convincing image in a semi-dedicated room despite objectively modest brightness, while its exemplary color accuracy spares the vast majority of users the need for professional calibration.

I've therefore ultimately decided to give it a rating of 4 out of 5 — a score that rewards a very good ultra-short-throw projector with numerous, perfectly measurable qualities. The MIRA isn't the best UST projector I've tested this year, but it's undoubtedly one of the most coherent and appealing offerings in its price category.
3 Commentaire(s)
Il fait quasiment tout mieux que le PT1 pourtant sorti bien plus cher. Concernant cette centaine de lumens manquants que tu soulignes en conclusion, reste à espérer que le modèle pro les apportera… Avec 50%de luminosité annoncée en plus, cela permettrait peut-être d atteindre les 1000lumens. 🤞🏻 que toutes les qualités relevées dans ce test demeurent !
…pas du tout comparable à un PT1, faut relire son test 😎…et surtout il est à 1600€ now: c’est le meilleur qualité prix !!
Ce n’est pas moi qui compare mais Greg qui cite 8x le PT1 dans ce test. J’ai tendance à lui faire confiance ne possédant ni l’un ni l’autre et pas le quart de son expérience / expertise… Je suis d’accord que le prix à la sortie n’est pas le même pour comparer ce qui est comparable et que le rapport qualité prix est excellent.
Hâte de connaître les différences techniques avec le pro et surtout leur impact sur les performances 🤓