Test Hisense XR10

Il est toujours particulièrement intéressant d'observer la manière dont les constructeurs choisissent de baptiser leurs produits les plus ambitieux. Les appellations commerciales ne doivent évidemment rien au hasard et constituent bien souvent une première promesse formulée à l'attention des futurs utilisateurs. Avec le XR10, Hisense ne fait d'ailleurs preuve d'aucune fausse modestie puisqu'il inaugure sa nouvelle appellation « APEX » destinée à identifier ce que le constructeur considère désormais comme le sommet de son savoir-faire technologique en matière de projection vidéo. Une dénomination particulièrement ambitieuse qui place immédiatement ce XR10 face à une question particulièrement simple : mérite-t-il réellement son statut de nouveau porte-étendard de la marque ?

Il faut reconnaître que sa fiche technique ne manque pas d'arguments pour tenter de nous convaincre. Avec un tarif public fixé à 5 999 €, le XR10 s'impose tout simplement comme le vidéoprojecteur Lifestyle le plus onéreux actuellement passé entre nos mains sur Mondoprojos. Un positionnement tarifaire particulièrement ambitieux qui lui impose naturellement de ne laisser que peu de place à la déception face à des concurrents dont certains sont commercialisés près de 2 000 € moins cher. À ce niveau de prix, l'excellence n'est plus une option mais une obligation.

Son principal concurrent direct n'est d'ailleurs pas un inconnu pour les lecteurs réguliers du blog puisqu'il s'agit du XGIMI Titan Noir Max récemment apparu sur le marché. Les deux appareils partagent une partie particulièrement importante de leur ADN technologique avec notamment la nouvelle puce DMD XPR SST de 0,47 pouce développée par Texas Instruments, un iris réglable destiné à améliorer le contraste perçu ainsi qu'une architecture RGB triple laser particulièrement ambitieuse. Le Valerion Max constitue également une alternative particulièrement sérieuse sur ce segment premium même s'il fait le choix d'une approche sensiblement différente concernant son moteur optique et certaines de ses fonctionnalités et qu'il est moins bien équipé.

Plus intéressant encore, plusieurs indiscrétions particulièrement insistantes laissent déjà entendre que d'autres constructeurs devraient prochainement dévoiler leurs propres interprétations de cette nouvelle plateforme technologique avant la fin de l'année. La bataille des projecteurs Lifestyle premium ne fait donc probablement que commencer. Pour l'heure toutefois, seuls quelques représentants ont déjà rejoint les étagères de notre salle de test et c'est bien au XR10 qu'il appartient aujourd'hui de démontrer qu'il mérite son impressionnant tarif.

Pour tenter d'y parvenir, Hisense n'a manifestement pas lésiné sur les moyens. Son nouveau porte-étendard associe ainsi une source lumineuse RGB triple laser TriChroma annoncée à 6 000 lumens ANSI à un zoom motorisé, un lens shift horizontal et vertical, un iris réglable sur sept positions ainsi qu'un système de refroidissement liquide particulièrement inhabituel sur cette catégorie de produits. Dolby Vision, HDR10+, IMAX Enhanced, 3D, fréquence d'affichage pouvant atteindre 240 Hz et compatibilité avec des images allant jusqu'à 300 pouces viennent compléter une fiche technique dont les ambitions apparaissent finalement à la hauteur de son tarif.

Hisense poursuit également le partenariat initié avec Devialet pour la conception de sa partie audio. Si cette collaboration n'est désormais plus totalement inédite sur un vidéoprojecteur de la marque, elle témoigne néanmoins de la volonté du constructeur de proposer une solution particulièrement aboutie ne nécessitant pas systématiquement l'ajout immédiat d'un équipement audio complémentaire.

Mais ce test devra finalement répondre à une question beaucoup plus simple que les nombreuses caractéristiques techniques énumérées précédemment. Le Hisense XR10 constitue-t-il aujourd'hui un meilleur choix que le XGIMI Titan Noir Max ou que le Valerion Max pour justifier les 5 999 € réclamés par son constructeur ? Sa luminosité annoncée est-elle réaliste ? Son iris améliore-t-il réellement le contraste sans dénaturer l'image ? La nouvelle puce DMD SST tient-elle toutes ses promesses ? C'est précisément ce que nous allons tenter de déterminer au cours des prochaines pages.

HISENSE XR10
HISENSE XR10

De quoi s'agit-il ?

Le Hisense XR10 est un vidéoprojecteur Lifestyle 4K DLP à focale classique qui entend rapprocher deux univers longtemps restés distincts : celui des appareils connectés tout-en-un, simples à utiliser dans un salon, et celui des projecteurs home cinéma d’installation, généralement plus imposants mais aussi beaucoup plus souples en matière de placement et de réglages optiques. Avec des dimensions de 293 × 273 × 213 mm et un poids de 10,6 kg, il demeure relativement compact au regard de son équipement, mais ne cherche nullement à jouer la carte de la mobilité légère. Sa construction dense et son absence de balancelle intégrée traduisent clairement sa vocation : le XR10 est avant tout destiné à une installation précise et durable, sur une étagère, une table, un support adapté ou au plafond.

Le cœur de l’appareil repose sur le nouveau moteur lumineux LPU 3.0 développé par Hisense. Le constructeur emploie ici une architecture qualifiée de « Dual Triple Laser », constituée de deux modules MCL39 totalisant 56 diodes laser. Les composantes rouge, verte et bleue sont directement générées par des sources dédiées, sans roue chromatique traditionnelle ni conversion par phosphore. Hisense annonce une luminosité maximale de 6 000 lumens ANSI ainsi qu’une couverture atteignant 118 % du BT.2020, deux valeurs particulièrement ambitieuses pour un projecteur destiné aussi bien aux grandes bases d’image qu’aux pièces dans lesquelles l’obscurité totale n’est pas toujours possible.

Une telle densité de diodes impose naturellement une gestion thermique beaucoup plus élaborée qu’un simple ensemble de ventilateurs. Le XR10 inaugure ainsi un système de refroidissement liquide à microcanaux chargé de traiter simultanément deux sources de chaleur. Hisense met notamment en avant un circuit entièrement scellé, des matériaux d’étanchéité et un fonctionnement théoriquement sans maintenance pendant toute la durée de vie de l’appareil. L’objectif est double : préserver une puissance lumineuse stable lors des longues séances et éviter que cette réserve de lumière ne s’accompagne d’une ventilation excessive.

Le chemin optique fait appel à un ensemble de 17 lentilles en verre véritable. Ce choix ne relève pas uniquement du positionnement premium de l’appareil. Face à une source lumineuse aussi puissante, la stabilité thermique de l’optique devient essentielle pour limiter les variations de mise au point, les aberrations chromatiques, les pertes lumineuses et les déformations susceptibles d’apparaître lors de la montée en température. Le verre conserve mieux ses propriétés dimensionnelles que des éléments optiques plus simples ou partiellement réalisés en matière plastique, ce qui doit permettre au XR10 de préserver son niveau de netteté pendant une séance prolongée.

L’image est produite par la nouvelle puce DMD XPR SST de 0,47 pouce de Texas Instruments, déjà rencontrée sur le XGIMI Titan Noir Max. Il ne s’agit toujours pas d’une matrice 4K native comportant 3 840 × 2 160 micromiroirs : la définition UHD est obtenue par le procédé XPR, qui affiche plusieurs sous-images décalées à très haute vitesse afin de reconstituer les 8,3 millions de pixels attendus à l’écran. L’évolution SST porte davantage sur l’architecture des micromiroirs et sur leur électronique de commande. Cette nouvelle plateforme est censée améliorer l’utilisation du flux lumineux, mieux contrôler la lumière parasite dans les scènes sombres et supporter des puissances lumineuses plus élevées tout en maîtrisant davantage la température de fonctionnement.

Le contrôle du contraste repose sur un iris mécanique à six lamelles proposant sept positions de réglage. Hisense annonce un contraste natif pouvant atteindre 6 000:1 et un contraste de visualisation dynamique allant jusqu’à 60 000:1. L’intérêt d’un tel dispositif apparaît particulièrement évident sur un projecteur disposant d’une réserve lumineuse aussi importante : toutes les scènes ne nécessitent pas 6 000 lumens et la réduction mécanique de l’ouverture peut théoriquement approfondir le noir tout en adaptant le flux à la taille de l’image et à l’environnement. Nous vérifierons naturellement plus loin son influence réelle sur le blanc, le noir, le contraste séquentiel et la fidélité des couleurs.

Hisense annonce également une technologie de réduction du speckle agissant sur l’ensemble du chemin lumineux. Le constructeur revendique un niveau résiduel ramené aux environs de 6 %. Cette valeur doit être considérée avec prudence, car la perception du speckle dépend non seulement du projecteur, mais aussi de la toile utilisée, du recul, de la nature des images affichées et de la sensibilité de chaque spectateur. Le sujet mérite néanmoins une attention particulière sur un modèle RGB triple laser aussi lumineux, la cohérence élevée des sources laser pouvant rendre ce scintillement plus visible sur certaines surfaces techniques.

La souplesse d’installation constitue l’un des principaux éléments différenciants du XR10. Son zoom optique motorisé couvre un rapport de projection compris entre 0,84 et 2,00:1, avec des diagonales officiellement comprises entre 65 et 300 pouces. Pour une image de 100 pouces, la lentille peut être placée approximativement entre 1,86 et 4,43 mètres de la surface de projection. À 120 pouces, cette plage passe d’environ 2,23 à 5,31 mètres, tandis qu’une base de 150 pouces réclame entre 2,79 et 6,64 mètres. Cette amplitude permet d’adapter beaucoup plus facilement l’appareil à une pièce existante sans dépendre d’un redimensionnement numérique de l’image.

À ce zoom s’ajoute un véritable lens shift optique motorisé, annoncé à ±130 % sur l’axe vertical et ±46 % sur l’axe horizontal. L’image peut donc être déplacée vers le haut, le bas ou les côtés sans incliner le projecteur ni sacrifier de pixels.

Hisense conserve parallèlement les automatismes habituellement associés à ses modèles connectés. La façade accueille quatre caméras de 8 mégapixels ainsi qu’un capteur 3D ToF, utilisés par le système Auto Magic AI Adjusting 3.0. Celui-ci regroupe la mise au point automatique, la correction du trapèze, la détection des obstacles, l’adaptation de l’image à la surface disponible, la reconnaissance de l’écran, la compensation de la couleur du mur et la protection oculaire. Ces fonctions sont pratiques pour une installation temporaire, mais elles ne doivent pas faire oublier que toute correction géométrique numérique réduit la définition réellement exploitée et peut affecter le piqué comme la luminosité. Dans le cadre d’une installation fixe, le zoom et le lens shift optiques devront donc être privilégiés. Il faut également préciser que la correction automatique du trapèze et la protection oculaire deviennent indisponibles lorsque le lens shift est activé.

Le traitement vidéo est regroupé sous l’appellation « AI Mastered Your Cinema ». Le XR10 analyse en temps réel le signal afin d’ajuster la luminosité, la couleur, le comportement de la gradation lumineuse et le rendu HDR. Il accepte les formats HDR10, HDR10+, Dolby Vision, HLG et IMAX Enhanced.

Les fonctions gaming occupent également une place importante dans la fiche technique. Deux des trois entrées HDMI répondent à la norme HDMI 2.1 et prennent en charge l’ALLM ainsi que le VRR. Le XR10 accepte les signaux 4K jusqu’à 60 Hz et le 1080p jusqu’à 240 Hz. Une barre dédiée au jeu permet de consulter directement la définition, la fréquence d’affichage, l’état du VRR et les principaux réglages liés au jeu. Hisense propose aussi une interpolation d’images à faible latence destinée à améliorer la fluidité sans appliquer le délai habituellement associé à ce type de traitement.

L’environnement connecté est confié à VIDAA U9. Les principales plateformes de streaming sont accessibles nativement, notamment Netflix, YouTube, Prime Video et Disney+. L’interface intègre également la lecture de médias locaux, un navigateur web, les fonctions de diffusion sans fil et la gestion de profils.

La partie sonore a été développée avec Devialet, dans le prolongement d’un partenariat déjà observé sur le Hisense L9Q. Enfin, le XR10 conserve la compatibilité 3D active.

Examen de l'appareil

Après avoir consacré plusieurs pages à sa fiche technique particulièrement fournie, une chose surprend immédiatement lorsque l’on ouvre sa valise de transport : le XR10 ne ressemble à aucun des vidéoprojecteurs Lifestyle récemment passés entre nos mains. Là où la plupart des constructeurs privilégient désormais des lignes sobres destinées à faciliter l’intégration de leurs appareils dans un salon contemporain, Hisense adopte ici une approche radicalement différente. Son nouveau porte-étendard revendique immédiatement sa singularité esthétique. On regrettera toutefois que toutes ses fonctions mises en place pour faciliter l'installation de l'appareil soient contrariées par le bloc d'alimentation externe qui n'est pas au format mini (mais c'est le lot de beaucoup de triple laser Lifestyle).

Test HISENSE XR10
Bloc d'alimentation externe Hisense XR10

Son imposant objectif circulaire, son habillage gris métallisé et ses lignes volontairement plus techniques que minimalistes pourront séduire certains utilisateurs, mais également en rebuter d’autres, dont je fais partie. Cette appréciation demeure évidemment subjective, mais il paraît difficile de ne pas l’évoquer tant son identité visuelle tranche avec celle des productions concurrentes actuellement disponibles.

Cette volonté de positionner le XR10 sur le segment premium apparaît dès l’ouverture de son emballage. Hisense livre son nouveau porte-étendard dans une valise de transport habillée de cuir véritable. Si l’on peut naturellement s’interroger sur l’intérêt pratique d’un tel accessoire pour un vidéoprojecteur dépassant les dix kilogrammes et dont la vocation première n’est certainement pas d’accompagner régulièrement son propriétaire lors de ses déplacements, ce choix participe pleinement à la présentation du produit. Plus proche d’une mallette destinée à protéger un appareil photographique professionnel que d’un simple emballage en carton, elle constitue une attention suffisamment inhabituelle sur ce marché pour être relevée.

Test HISENSE XR10
Valise de transport HISENSE XR10

Avec ses 10,6 kg et des dimensions de 293 × 273 × 213 mm (largeur, profondeur et hauteur), le XR10 ne saurait d’ailleurs être considéré comme un projecteur Lifestyle au sens traditionnel du terme. Ses dimensions restent relativement contenues au regard de son équipement, mais sa philosophie d’utilisation se rapproche davantage de celle d’un vidéoprojecteur home cinéma destiné à une installation pérenne que d’un appareil que l’on déplacera régulièrement d’une pièce à l’autre.

Sa façade accueille naturellement l’élément qui attire immédiatement le regard : son imposant objectif entouré d’un large cerclage métallique. Celui-ci est encadré par une fenêtre latérale vitrée dont la vocation ne se limite pas à un simple exercice esthétique. Hisense a choisi de laisser volontairement apparaître une partie des entrailles technologiques de son porte-étendard en exposant certains éléments de son moteur lumineux RGB triple laser.

Les flancs du châssis sont également largement occupés par le système audio intégré. Hisense poursuit ici son partenariat récent avec Devialet, déjà exploité sur d’autres produits de la marque. Le dispositif 2.1 développe une puissance totale de 31 W, répartie entre deux haut-parleurs de 8 W et un module de basses de 15 W. Il prend en charge Dolby Audio et DTS Virtual:X afin d’élargir la scène sonore et de donner davantage d’ampleur aux bandes-son sans imposer immédiatement l’ajout d’une barre de son.

Hisense a regroupé l’intégralité de la connectique sur la face arrière de l’appareil. La dotation comprend trois entrées HDMI, dont deux compatibles HDMI 2.1. L’une d’entre elles assure également la gestion du canal eARC destiné au raccordement d’une barre de son ou d’un amplificateur audio-vidéo, tandis que les fonctions ALLM et VRR sont prises en charge pour le jeu vidéo.

Panneau arrière Hisense XR10

Deux ports USB 3.0 complètent cet ensemble aux côtés d’un port Ethernet RJ45 et d’une sortie casque au format mini-jack 3,5 mm. La connectivité sans fil repose sur le Wi-Fi 7 et le Bluetooth 5.4, permettant aussi bien la connexion de périphériques audio que l’exploitation des fonctions de partage proposées par VIDAA U9.

Enfin, la télécommande Bluetooth rétroéclairée fournie avec le XR10 s’inscrit dans la continuité des modèles Hisense. Son habillage métallique accompagne le positionnement de l’appareil, tandis que ses touches bénéficient d’un rétroéclairage facilitant leur identification dans l’obscurité. Plusieurs raccourcis permettent d’accéder directement aux principales plateformes de streaming intégrées à VIDAA U9, tandis qu’une touche paramétrable offre un accès rapide aux fonctions fréquemment utilisées. Elle intègre également un microphone destiné aux commandes vocales et profite des avantages propres au Bluetooth, qui dispense l’utilisateur de toute ligne de visée avec le projecteur.

Test Hisense XR10
Télécommande Hisense XR10

Examen de l'interface

Le XR10 s’appuie sur VIDAA U9, une interface propriétaire Hisense. Sur un projecteur conçu pour fonctionner comme une véritable centrale de divertissement, la rapidité du système et la qualité d’intégration des applications comptent presque autant que leur nombre. À l’usage, l’interface se montre réactive : les menus s’ouvrent sans délai perceptible, le passage d’une application à l’autre reste fluide et la navigation répond immédiatement aux sollicitations de la télécommande.

Hisense XR10
Menu accueil VIDAA

Les principaux services de streaming sont accessibles directement depuis l’écran d’accueil, notamment Netflix, YouTube, Prime Video et Disney+. Leur intégration apparaît suffisamment aboutie pour permettre d’utiliser le XR10 sans lui associer systématiquement une Apple TV, une Nvidia Shield ou un autre lecteur externe.

L’organisation générale demeure claire malgré la quantité de fonctions disponibles. Applications, entrées HDMI et contenus recommandés sont accessibles sans multiplier les niveaux de sous-menus.

VIDAA U9 intègre par ailleurs AirPlay 2, Share to TV, la lecture de contenus en réseau, un navigateur internet ainsi que l’application VIDAA Mobile disponible sous Android et iOS. Photos, vidéos, présentations ou autres contenus compatibles peuvent ainsi être transmis depuis un smartphone, une tablette ou un ordinateur.

L’intérêt principal de ces menus réside toutefois dans les nombreuses possibilités offertes pour le réglage de l’image. En SDR, sept profils sont disponibles : Standard, Amélioration ARC, Filmmaker, Cinéma Jour, Cinéma Nuit, Dynamique et Sport. Les contenus HDR disposent des mêmes profils, identifiés par la mention HDR, auxquels vient s’ajouter un mode IMAX Enhanced. Le Dolby Vision bénéficie pour sa part de trois profils distincts : Lumineux, Sombre et Personnalisé. Le support HDR10+ est aussi présent.

Hisense XR10
Menu image HISENSE XR10

Tous ces modes peuvent être modifiés. Les outils mis à la disposition du calibreur sont particulièrement complets. Le CMS permet d’intervenir indépendamment sur la teinte, la saturation et la luminance des couleurs primaires et secondaires. Un éditeur de gamma complète la gestion des niveaux de luminance, tandis que l’échelle de gris peut être corrigée sur deux ou vingt points. Le gamut cible peut être sélectionné manuellement parmi les espaces Rec.709, DCI-P3, BT.2020, Adobe RGB et natif.

Ces réglages restent accessibles en SDR, en HDR et en Dolby Vision.

Hisense regroupe également une partie de ses traitements sous l’appellation « AI Mastered Your Cinema ». Le XR10 analyse le signal afin d’intervenir sur la luminosité, les couleurs, la gradation lumineuse et le rendu HDR. Ces automatismes sont destinés à adapter le comportement de l’appareil à la nature du contenu affiché, qu’il s’agisse d’un film sombre, d’une retransmission sportive ou d’un programme HDR plus lumineux.

Le traitement HDR repose notamment sur un Dynamic Tone Mapping. Celui-ci adapte dynamiquement la courbe EOTF en fonction des scènes afin de préserver les informations présentes dans les hautes lumières sans condamner la lisibilité des ombres. Le XR10 accepte les formats HDR10, HDR10+, Dolby Vision, HLG et IMAX Enhanced, mais la seule présence de ces compatibilités ne suffit naturellement pas à garantir la qualité du résultat. Nous examinerons plus loin la manière dont le DTM répartit la réserve lumineuse et contrôle les éventuels phénomènes de clipping.

Le contrôle de la puissance laser s’effectue sur une échelle allant de 1 à 10. Hisense ajoute également un niveau boost destiné à dépasser le fonctionnement lumineux habituel du projecteur. Le constructeur affiche toutefois directement dans les menus un avertissement recommandant de ne pas maintenir ce renforcement trop longtemps afin d’éviter d’endommager l’appareil.

La gestion mécanique de la lumière repose sur l’iris intégré. Celui-ci peut être désactivé, réglé manuellement sur sept positions ou confié à deux automatismes prédéfinis, Cinéma 1 et Cinéma 2. Le réglage manuel permettra d’étudier précisément le compromis entre luminance, niveau de noir et contraste séquentiel à chaque ouverture.

Hisense XR10
Menu du projecteur Hisense XR10 avec gestion de l"iris

À cette action mécanique s’ajoute une option de contraste dynamique entièrement logicielle. Les deux dispositifs ne doivent pas être confondus : l’iris agit physiquement sur la quantité de lumière traversant l’optique, tandis que le traitement numérique intervient sur le signal vidéo et la gradation.

Hisense XR10
Menu de gestion de l'iris HISENSE XR10

Pour les sources de définition inférieure à l’UHD, le XR10 dispose également d’un traitement d’upscaling 4K assisté par intelligence artificielle. Celui-ci analyse les contours, les textures et les structures de l’image afin de les adapter à l’affichage XPR 4K. Il ne peut évidemment pas recréer les informations absentes du signal d’origine, mais peut limiter la perception des contours trop doux, du bruit de compression et de certains artefacts visibles sur une grande diagonale.

La compensation de mouvement MEMC reste réglable afin d’adapter son intervention au type de programme affiché. Elle calcule des images intermédiaires pour réduire les saccades et améliorer la lisibilité des mouvements rapides.

Les fonctions gaming occupent également une place importante. Deux des trois entrées HDMI sont compatibles HDMI 2.1 et prennent en charge l’ALLM ainsi que le VRR. Hisense propose plusieurs modes de jeu et une barre de jeu permettant d’afficher directement les informations relatives au signal entrant, notamment sa définition, sa fréquence et l’état des fonctions de synchronisation.

La principale limite concerne la fréquence maximale acceptée en UHD : le XR10 est limité au 4K à 60 Hz. Une PlayStation 5, une Xbox Series X ou un ordinateur fonctionnant en UHD ne pourront donc pas exploiter un signal 4K à 120 Hz. Cette restriction sera peu gênante pour de nombreux jeux conçus autour de modes à 30 ou 60 images par seconde, mais elle devra être prise en compte par les utilisateurs recherchant la fréquence maximale en définition 4K.

Pour atteindre des fréquences plus élevées, il faut basculer en Full HD, définition dans laquelle le XR10 accepte jusqu’à 240 Hz.

Verdict technique

Bruit de fonctionnement et qualité du système sonore intégré :

Le bruit de fonctionnement constitue probablement l'une des caractéristiques que nous attendions avec le plus d'intérêt sur ce XR10. Ses 6 000 lumens ANSI annoncés, son imposant moteur lumineux RGB triple laser ainsi que son système de refroidissement liquide laissaient présager un exercice particulièrement délicat pour les ingénieurs d'Hisense. Car si la gestion thermique apparaît relativement simple sur le papier, elle devient beaucoup plus complexe lorsqu'il s'agit de dissiper efficacement la chaleur produite par un vidéoprojecteur très lumineux destiné à fonctionner plusieurs heures d'affilée sans transformer le salon de son propriétaire en soufflerie miniature.

Les premiers résultats de nos mesures apparaissent pourtant particulièrement rassurants. Dans sa configuration la plus lumineuse avec la puissance laser réglée sur 10, le XR10 n'a produit qu'un niveau sonore de 34,3 dB à comparer aux 33,6 dB relevés dans notre salle de mesures projecteur éteint. Autrement dit, dans des conditions normales de fonctionnement, la différence entre les deux valeurs demeure particulièrement faible et le XR10 se fait rapidement oublier une fois la séance débutée.

Au-delà des chiffres, c'est surtout la nature du bruit produit qui mérite d'être soulignée. Nous n'avons relevé aucune composante aiguë particulièrement désagréable ni variation permanente du régime des ventilateurs susceptible d'attirer l'attention pendant le visionnage d'un film. Lorsqu'il fonctionne dans ces conditions, le nouveau porte-étendard d'Hisense se montre finalement presque aussi discret que le XGIMI MIRA récemment testé pourtant beaucoup moins lumineux et sensiblement plus compact.

Malheureusement, tout n'est pas aussi simple et c'est précisément ce qui rend son comportement particulièrement difficile à qualifier. Au cours des nombreuses heures passées en sa compagnie, nous avons observé à plusieurs reprises des montées ponctuelles et soudaines du système de refroidissement portant le niveau sonore produit aux environs de 40 dB sans qu'aucune modification des réglages ne soit intervenue. Le phénomène est apparu alors même que le projecteur demeurait configuré avec une puissance laser fixée sur 10 et sans recourir aux différents modes de boost lumineux proposés par Hisense.

Elles demeurent relativement ponctuelles mais suffisamment audibles pour être signalées tant elles contrastent avec l'excellent comportement habituellement observé.

Nous ignorons à ce stade s'il s'agit d'un choix délibéré des ingénieurs d'Hisense destiné à préserver certaines plages de température du moteur lumineux ou d'un comportement qui pourra éventuellement évoluer au gré des prochaines mises à jour logicielles du XR10. Une chose apparaît toutefois certaine : dans l'immense majorité des situations rencontrées au cours de ce test, le XR10 s'est montré particulièrement discret mais il nous paraît difficile d'ignorer ces montées occasionnelles du système de ventilation.

Enfin, puisqu'un vidéoprojecteur Lifestyle premium se doit également d'être jugé sur sa capacité à fonctionner seul dans un salon, il nous paraît difficile d'achever ce chapitre sans évoquer son système audio développé conjointement avec Devialet. Et cette fois, le constat apparaît beaucoup plus simple.

Le XR10 délivre tout simplement la meilleure prestation sonore intégrée qu'il nous ait été donné d'écouter jusqu'à présent sur un vidéoprojecteur Lifestyle passé entre nos mains. Sa scène sonore apparaît sensiblement plus ample, plus dynamique et plus équilibrée que celles proposées par les différents concurrents précédemment testés sur Mondoprojos. Les dialogues bénéficient d'une excellente intelligibilité tandis que le module dédié aux basses fréquences apporte une assise solide et dense à la scène sonore.

Consommation électrique :

La fiche technique du XR10 pourrait laisser présager une consommation électrique particulièrement importante. Source lumineuse RGB triple laser, refroidissement liquide, iris mécanique, zoom et lens shift motorisés ou encore système audio Devialet intégré constituent autant d'éléments susceptibles d'augmenter significativement les besoins énergétiques de l'appareil.

Hisense XR10
Consommation électrique laser 10 HISENSE XR10

Dans sa configuration avec la puissance laser réglée sur 10, nous avons pourtant relevé une consommation électrique de seulement 133 W au cours de nos mesures. Une valeur relativement contenue au regard de son équipement particulièrement complet.

Précision d'image :

La précision d'image constitue probablement l'un des domaines dans lesquels nous attendions le plus le XR10 au tournant. Son nouveau chipset DMD SST de 0,47 pouce, son imposante optique constituée de 17 lentilles en verre ainsi que son positionnement tarifaire particulièrement ambitieux ne lui laissent finalement que très peu de droit à l'erreur sur ce point.

Les résultats obtenus au cours de nos mesures se montrent particulièrement convaincants. Notre mire 4K constituée de lignes horizontales et verticales entrecroisées est parfaitement reproduite. Les différents motifs demeurent clairement discernables et le fin liseré blanc assurant leur séparation reste intégralement visible. Le XR10 ne présente ainsi aucune difficulté particulière dans la restitution des plus fins détails d'une image UHD native.

Hisense XR10
Restitution mire 4K lignes entrecroisées HISENSE XR10

Nous n'avons par ailleurs relevé aucune aberration chromatique sur l'ensemble de nos mires de précision. Ce phénomène se traduit généralement par l'apparition de fines franges rouges, vertes ou bleues sur les contours les plus contrastés de l'image lorsque les différentes composantes colorées ne convergent pas parfaitement au niveau de l'optique. Les projecteurs RGB triple laser peuvent également parfois être confrontés à un autre phénomène appelé laser fringe qui se manifeste par l'apparition de discrètes bordures colorées sur certains éléments lumineux affichés sur un fond sombre. Là encore, le XR10 s'est montré parfaitement maîtrisé au cours de nos essais.

Hisense XR10
Mire de précision

À l'image, cette excellente précision se traduit immédiatement par une restitution particulièrement détaillée des textures, des arrières plans et des plus fins éléments composant les contenus UHD. La combinaison de son optique et de sa nouvelle puce DMD SST lui permet ici de se montrer particulièrement à son avantage.

Une précaution mérite toutefois d'être signalée. Les menus du XR10 proposent une option baptisée « Mode de rafraîchissement élevé » accessible depuis le sous-menu consacré au traitement des mouvements. Son activation entraîne malheureusement une dégradation visible de la précision générale de l'image avec un rendu sensiblement plus bruité que celui précédemment observé. Nous recommandons donc de laisser cette fonction désactivée afin de profiter pleinement des performances natives du XR10 dans ce domaine.

Fluidité :

La fluidité demeure probablement l'un des critères les plus subjectifs en matière de vidéoprojection. Certains utilisateurs privilégieront une restitution aussi proche que possible du rendu cinématographique original tandis que d'autres préféreront une image parfaitement fluide, quitte à accepter une intervention plus importante des traitements vidéo. Il n'existe finalement pas de réglage universel en la matière mais davantage un compromis qui dépendra de la nature des contenus visionnés et des préférences propres à chacun.

Le XR10 propose une implémentation particulièrement complète de sa compensation de mouvement MEMC avec quatre profils prédéfinis baptisés Homogène, Standard, Nette et Film auxquels vient s'ajouter un mode personnalisé dont l'intensité peut être réglée sur une échelle allant de 1 à 7. Cette richesse de paramétrage permettra sans difficulté particulière d'adapter le comportement du projecteur à la nature des contenus affichés.

Les modes Homogène et Standard privilégient une amélioration relativement discrète de la fluidité générale tandis que le mode Nette intervient plus franchement sur les mouvements rapides afin d'améliorer leur lisibilité. Le mode Film apparaît naturellement davantage destiné aux contenus cinématographiques tournés en 24 images par seconde dont il cherche à préserver le rendu caractéristique tout en limitant la perception des saccades les plus visibles. Les utilisateurs les plus exigeants pourront quant à eux ajuster plus précisément le niveau d'intervention du MEMC grâce au mode personnalisé.

Comme toujours avec ce type de traitement, une intervention trop importante peut modifier sensiblement le rendu cinématographique original en produisant le désormais bien connu effet « effet savonnette » donnant parfois l'impression de regarder une captation vidéo plutôt qu'un long métrage destiné au grand écran. L'intérêt d'une implémentation réussie réside précisément dans sa capacité à laisser à l'utilisateur la liberté de trouver le compromis qui lui convient le mieux.

Hisense propose également une compensation de mouvement à faible latence destinée aux joueurs. L'exercice apparaît particulièrement intéressant puisque l'interpolation d'images implique traditionnellement un temps de calcul supplémentaire susceptible d'augmenter l'input lag. Le XR10 tente ici de concilier ces deux contraintes afin de proposer une expérience plus fluide sans dégrader excessivement sa réactivité générale.

Input lag :

Si le XR10 revendique avant tout un positionnement premium orienté home cinéma, Hisense n'a manifestement pas oublié les joueurs lors de sa conception. La présence d'entrées HDMI 2.1 compatibles ALLM et VRR, d'une Game Bar dédiée, d'une compatibilité Full HD jusqu'à 240 Hz ainsi que d'une compensation de mouvement à faible latence témoignent de cette volonté d'élargir son champ d'utilisation bien au-delà du simple visionnage de films et de séries.

Hisense XR10
Input lag Hisense XR10

Dans nos conditions de mesures, avec le mode Jeu activé et un signal UHD à 60 Hz, nous avons relevé un input lag de 17,7 ms. Une valeur qui permettra sans difficulté particulière de profiter des jeux les plus exigeants sur consoles actuelles sans que la latence d'affichage ne devienne perceptible dans la très grande majorité des situations.

Overscan :

Contrairement à certains vidéoprojecteurs dont le cropping est utilisé pour masquer quelques imperfections présentes sur les bords de l'image, le XR10 ne présente aucune difficulté particulière sur ce point. Une petite précaution mérite toutefois d'être signalée puisque le réglage est activé par défaut dans les menus du projecteur.

Hisense XR10
Overscan

Son activation entraîne un léger rognage des contours de l'image avec pour conséquence la disparition de certains éléments présents sur ses extrémités. Si ce comportement demeure généralement imperceptible lors d'un usage quotidien, il peut néanmoins devenir gênant dès lors que l'on souhaite exploiter l'intégralité du signal vidéo affiché.

Nous recommandons donc de désactiver cette option dès la première mise en service du XR10 afin de bénéficier de la totalité des informations contenues dans l'image sans le moindre recadrage logiciel.

Speckle laser :

S'il est un défaut intrinsèquement associé aux sources lumineuses RGB triple laser, c'est bien le phénomène de speckle. Nous l'avons déjà évoqué à plusieurs reprises au gré de nos différents tests mais il mérite toujours quelques lignes d'explication tant son intensité peut varier considérablement d'un constructeur à l'autre. Il se manifeste sous la forme d'une multitude de très fines interférences lumineuses pouvant donner l'impression qu'une image parfaitement uniforme est constituée d'une infinité de petits points scintillants. Son apparition dépend naturellement de la conception même du moteur lumineux mais également, dans des proportions parfois très importantes, de la surface de projection utilisée.

Hisense communique d'ailleurs sur les progrès réalisés par son nouveau moteur lumineux RGB triple laser en matière de réduction du speckle. Cette promesse méritait naturellement d'être vérifiée sur plusieurs types de surfaces de projection dont les propriétés optiques sont parfois particulièrement révélatrices de ce phénomène.

Sur notre toile blanche à comportement lambertien de référence à gain 1, les résultats obtenus se montrent particulièrement convaincants. Le speckle apparaît extrêmement discret au point de devenir quasiment imperceptible dans des conditions normales de visionnage.

Hisense XR10
Recherche Speckle écran blanc Hisense XR10

Plus intéressant encore, ce très bon comportement se confirme sur nos deux toiles techniques de référence, les Celexon HC+ et Lumene Eden. Ces dernières se montrent pourtant généralement beaucoup moins indulgentes avec les sources lumineuses RGB triple laser dont elles ont souvent tendance à exacerber les principaux défauts optiques.

Hisense XR10
Recherche Speckle écran Celexon HC+ Hisense XR10

Le phénomène demeure perceptible sur ces deux surfaces de projection mais son intensité apparaît suffisamment atténuée pour ne plus constituer une gêne particulière lors des séances de visionnage. Les zones uniformes et lumineuses qui permettent habituellement de le mettre facilement en évidence ne sont plus susceptibles d'attirer spontanément le regard comme cela peut encore être le cas sur certaines productions concurrentes.

Hisense XR10
Recherche Speckle écran Lumene Eden Hisense XR10

Sans prétendre l'avoir totalement éliminé, un tel objectif relève encore aujourd'hui davantage du vœu pieux que de la réalité technique sur un moteur lumineux RGB triple laser pur, Hisense tient donc ici ses promesses.

Colorimétrie :

Comme pour l'ensemble de nos tests, les mesures présentées dans ce chapitre ont été réalisées après une période de stabilisation thermique du vidéoprojecteur supérieure à trente minutes. Elles ont été effectuées sur notre toile blanche de référence au format 16/9 de 100 pouces et à gain 1.

Notre protocole de mesures repose sur l'utilisation conjointe d'un colorimètre et d'un spectroradiomètre de référence afin de garantir la meilleure précision possible sur les sources lumineuses laser modernes. Les différents relevés ont été réalisés à l'aide du logiciel Calman tant en SDR qu'en HDR10 et Dolby Vision.

Avant même de nous intéresser à la fidélité colorimétrique des différents modes d'image proposés par Hisense, il convient d'examiner la nature même de la source lumineuse embarquée par le XR10.

Hisense XR10
Répartition spectrale Hisense XR10

La répartition spectrale du Hisense XR10 met immédiatement en évidence le recours à une véritable source lumineuse RGB triple laser pure. Nous retrouvons ainsi trois pics énergétiques particulièrement étroits et parfaitement distincts correspondant respectivement aux composantes bleue, verte et rouge du spectre visible.

Elle explique également pourquoi le XR10 se montre capable de couvrir une part particulièrement importante des espaces colorimétriques les plus exigeants actuellement utilisés dans l'industrie audiovisuelle.

Nos mesures mettent effectivement en évidence des performances particulièrement élevées concernant la couverture des différents espaces colorimétriques de référence.

Ces résultats méritent naturellement quelques commentaires. La couverture quasi intégrale du Rec.709 constitue désormais une exigence minimale sur un vidéoprojecteur premium moderne mais elle n'en demeure pas moins indispensable à une restitution fidèle des contenus SDR. Le XR10 satisfait naturellement à cette exigence sans la moindre difficulté.

Hisense XR10
Couverture Gamut BT.709

Les performances obtenues sur l'espace DCI-P3 apparaissent tout aussi convaincantes avec près de 98,5 % de couverture. Il s'agit aujourd'hui encore de l'espace colorimétrique privilégié par la majorité actuelle des productions HDR commercialisées sur les supports physiques comme sur les principales plateformes de streaming.

Hisense XR10
Couverture Gamut DCI P3

C'est toutefois la couverture du BT.2020 qui retient probablement le plus l'attention avec près de 95 % de couverture selon le diagramme CIE 1931 et plus de 96 % selon les coordonnées CIE 1976.

Hisense XR10
Couverture Gamut BT.2020

Ces excellents résultats constituent naturellement une première indication particulièrement encourageante mais ils ne préjugent en rien de la fidélité colorimétrique finale des différents modes d'image proposés par Hisense. Une large couverture colorimétrique ne présente en effet qu'un intérêt limité si elle ne s'accompagne pas d'une gestion précise des espaces cibles et d'une maîtrise rigoureuse des algorithmes de conversion colorimétrique.

C'est précisément ce que nous allons maintenant vérifier au travers de l'analyse détaillée des performances du XR10 en SDR, HDR10 et Dolby Vision.

Gestion SDR :

Sur l'ensemble des modes SDR mesurés en sortie de boîte sur ce Hisense Laser TV, on distingue clairement deux familles de comportement.

D'un côté, les modes usine « grand public » : Amélioration ARC, Dynamique, Standard et Sport, affichent tous une couverture Rec.709 largement excédentaire, comprise entre 184 % et 202 %, ce qui signifie que le vidéoprojecteur applique son gamut natif très large (proche du DCI-P3) à du contenu SDR sans le contraindre au standard Rec.709 attendu. Cette sur-saturation se traduit par des écarts colorimétriques massifs : les dE2000 moyens grimpent entre 9 et 14 sur les sweeps de saturation comme sur le ColorChecker, très au-dessus du seuil de perceptibilité généralement admis autour de 3, avec des pics culminant entre 15 et 20 sur les points les plus critiques. La balance RGB de ces modes révèle systématiquement une poussée du bleu, parfois jusqu'à +30 à +37 % en haut d'échelle, ce qui explique une part importante de la dérive observée sur les niveaux de gris (dE2000 moyen de 9 à 17 selon les modes). Dynamique est le plus extrême de cette famille avec un dE ColorChecker moyen de 14,62 et une couverture à 201,9 %, suivi de près par Sport et Amélioration ARC qui présentent des profils quasiment identiques.

Hisense XR10
Hisense XR10 SDR sortie de boîte

À l'opposé, les modes orientés fidélité au contenu : Cinéma Jour, Cinéma Nuit et Filmmaker Mode contraignent correctement le gamut à environ 97-98 % du Rec.709, ce qui fait mécaniquement chuter les erreurs colorimétriques. Le dE2000 ColorChecker tombe ainsi à 3,93 pour Cinéma Jour et Filmmaker Mode, la balance RGB devient beaucoup plus stable.

Cinéma Jour se distingue même comme la meilleure option proposée en sortie de boîte tous critères confondus, combinant un dE gris de 4,95, un dE ColorChecker de 3,93 et la luminance maximale la plus élevée de toute la série avec 446,6 cd/m², ce qui en fait un excellent compromis entre fidélité et luminosité sans aucun calibrage. Filmmaker Mode sacrifie pour sa part volontairement une partie de cette réserve lumineuse (222 cd/m² de crête seulement, soit la plus faible de tous les modes SDR) au profit du respect le plus strict possible de l'intention du réalisateur, avec la courbe de gamma la plus proche de la référence.

Hisense XR10
Base image calibrée sans iris

Enfin, le mode calibré démontre tout le potentiel du XR10 une fois correctement ajusté : dE2000 ColorChecker moyen de seulement 1,41 (contre 3,9 à 14,6 en sortie de boîte), dE2000 gris moyen de 0,84 sur toute l'échelle de 0 à 100 IRE, couverture Rec.709 quasi parfaite à 99,1 %, balance RGB pratiquement plate à ±1-2 % près et luminance maximale portée à 357,5 cd/m². Ce résultat, nettement sous la barre des 2 en dE2000 sur pratiquement tous les indicateurs, correspond au niveau attendu d'un calibrage professionnel réussi.

Gestion HDR10 et Dolby Vision :

Comme en SDR, deux familles se distinguent nettement.

Hisense XR10
Hisense XR10 modes HDR en sortie de boîte

La première regroupe les modes orientés fidélité au contenu : Filmmaker HDR, HDR Jour, HDR Nuit et IMAX Enhanced qui affichent des dE2000 ColorChecker moyens contenus entre 4,1 et 5,97 et des dE2000 gris compris entre 4,7 et 8,03, avec un suivi de la courbe EOTF globalement très propre par rapport à la cible PQ jusqu'à l'écrêtage en haute lumière.

Toutes ces courbes de balance RGB présentent une cassure caractéristique autour de 60 à 70 % de l'échelle où les trois composantes plongent avant de remonter brutalement. Il s'agit d'un comportement classique des algorithmes de tone mapping HDR.

Filmmaker HDR ressort comme le meilleur représentant de cette famille avec le dE gris le plus faible (4,7) associé à la luminance maximale la plus élevée (496 cd/m²), suivi de près par IMAX Enhanced (dE gris de 8,03 pour 477,88 cd/m²) qui poursuit une philosophie assez proche avec un rendu légèrement plus démonstratif. HDR Jour et HDR Nuit se révèlent quant à eux quasiment jumeaux, la version Nuit se montrant simplement un peu moins lumineuse sans modification significative de son tone mapping.

La seconde famille : HDR Dynamique, Sport et Standard présente des résultats nettement plus éloignés des références colorimétriques attendues avec des dE2000 ColorChecker compris entre 10,74 et 12,96 et des dE2000 gris compris entre 12,75 et 13,58. Les dEITP moyens dépassent même 30 à 48, soit des écarts massivement visibles à l'œil nu.

Le Dolby Vision présente enfin deux profils radicalement opposés. Dolby Vision Sombre se rapproche du comportement des meilleurs modes HDR10 avec un dE ColorChecker de 4,07 et un dE gris de 6,1, bien que sa couverture BT.2020 soit plus restreinte à 71,5 %, probablement en raison du mapping dynamique propre à Dolby Vision sur notre séquence de test.

Dolby Vision Lumineux s'écarte en revanche très sensiblement des références colorimétriques retenues pour nos mesures avec un dE2000 ColorChecker culminant à 19,99 (27,46 au maximum) et un dE2000 gris de 13,45. Sa balance RGB apparaît particulièrement mouvementée avec des excursions supérieures à 40 % sur les composantes rouge et bleue avant un effondrement brutal en fin d'échelle.

Un dernier point mérite toutefois d'être souligné concernant la gestion HDR du XR10. Contrairement à de nombreux vidéoprojecteurs qui imposent un arbitrage douloureux entre luminosité et fidélité colorimétrique, Hisense parvient ici à proposer plusieurs profils particulièrement cohérents. Filmmaker HDR s'impose naturellement comme notre recommandation pour un usage home cinéma exigeant tandis que les modes HDR Jour et IMAX Enhanced constituent d'excellentes alternatives lorsqu'un supplément de luminosité est recherché.

Impact de l'activation de l'iris sur la colorimétrie post-calibrage :

La référence de l'image calibrée sans iris affiche une luminance maximale de 357,46 cd/m² pour un minimum de 0,28 cd/m², un dE2000 gris moyen de seulement 0,84 et un dE2000 ColorChecker moyen de 1,41 avec une couverture Rec.709 de 99,1 %. C'est le point de comparaison qu'il convient de conserver à l'esprit pour tout ce qui suit.

Hisense XR10
Base image calibrée sans iris

Dès qu'on active l'iris, qu'il soit automatique ou manuel, le comportement général demeure identique : la luminance maximale diminue tandis que le niveau de noir s'abaisse également, ce qui améliore mécaniquement le contraste natif. Cette fermeture progressive de l'iris s'accompagne toutefois d'une dégradation plus ou moins importante de la précision colorimétrique selon le réglage retenu.

Sur les positions manuelles, la progression apparaît particulièrement régulière. La position 1 plafonne à 238,9 cd/m² (noir à 0,16 cd/m²), la position 2 tombe à 189,87 cd/m², la position 3 à 154,12 cd/m², la position 4 à 115,26 cd/m², la position 5 à 81,76 cd/m² puis les positions 6 et 7 convergent autour de 70 cd/m² (70,23 et 70,05 cd/m² respectivement), signe que l'iris atteint vraisemblablement sa fermeture mécanique maximale dès la position 6 sans bénéfice supplémentaire notable.

Du point de vue colorimétrique, la position 1 se révèle particulièrement intéressante puisqu'elle ne dégrade pratiquement pas la référence avec un dE2000 gris moyen de 0,89 et un dE2000 ColorChecker de 1,35. À partir de la position 2, en revanche, les écarts deviennent beaucoup plus importants. Le dE2000 gris bondit ainsi à 3,29 avant de poursuivre sa progression jusqu'à un plateau situé entre 4,6 et 5,1 sur les positions 4 à 7.

Les deux modes automatiques Cinéma 1 et Cinéma 2 racontent toutefois une histoire sensiblement différente et beaucoup plus favorable. Cinéma 1, mesuré à deux reprises avec des résultats particulièrement cohérents, propose une luminance maximale d'environ 163,7 cd/m² pour un niveau de noir compris entre 0,06 et 0,08 cd/m² tout en conservant des dE2000 gris moyens compris entre 2,81 et 3,68. Il se situe ainsi au niveau des positions manuelles 2 et 3 tout en préservant beaucoup plus efficacement l'équilibre colorimétrique.

Cinéma 2 apparaît encore plus intéressant. Avec une luminance maximale limitée à 68,28 cd/m² pour un niveau de noir de seulement 0,03 cd/m², son niveau de fermeture se rapproche des positions manuelles 6 et 7 tout en conservant un dE2000 gris moyen de seulement 1,95 et un dE2000 ColorChecker de 2,23. Ses performances colorimétriques demeurent ainsi beaucoup plus proches de la référence sans iris que celles proposées par les réglages manuels équivalents.

Ces résultats suggèrent fortement que les deux modes Cinéma ne se contentent pas d'appliquer une fermeture mécanique prédéfinie de l'iris mais mettent également en œuvre des mécanismes de compensation colorimétrique absents des réglages manuels fixes.

Si l'objectif est de gagner en profondeur de noir sans sacrifier la fidélité obtenue après calibrage, la position manuelle 1 constitue incontestablement le meilleur compromis parmi les réglages fixes proposés par Hisense. Au-delà, chaque cran supplémentaire dégrade la précision colorimétrique de façon disproportionnée au regard du bénéfice obtenu sur le contraste natif, ce dernier atteignant d'ailleurs un plateau dès la position 6. Les modes automatiques Cinéma 1 et surtout Cinéma 2 apparaissent finalement plus convaincants. Leur gestion dynamique de l'iris permet de préserver beaucoup plus efficacement l'équilibre colorimétrique tout en améliorant sensiblement la profondeur des noirs. Ils constituent donc, à nos yeux, la solution la plus pertinente pour profiter des capacités offertes par l'iris mécanique du XR10 sans devoir reprendre intégralement sa calibration.

Luminosité et contraste :

Hisense annonce une puissance lumineuse maximale de 6 000 lumens pour le XR10 ainsi qu’un contraste pouvant atteindre 60 000:1. Ces deux valeurs doivent toutefois être distinguées des performances réellement exploitables dans une configuration respectueuse des standards vidéo.

Après calibrage, avec la puissance laser réglée sur 10 et l’iris désactivé, nous avons mesuré 357,46 cd/m² sur notre toile blanche de 100 pouces à gain 1, soit un flux lumineux estimé à 3 096 lumens. Le XR10 ne restitue donc qu’environ 52 % des 6 000 lumens annoncés lorsqu’il est réglé pour délivrer des couleurs justes.

Le projecteur propose bien un niveau de boost permettant d’augmenter son flux lumineux, mais son intérêt pratique apparaît très limité. Son activation introduit une dominante verte suffisamment marquée pour rendre l’image incompatible avec une utilisation home cinéma fidèle. Hisense affiche par ailleurs dans ses propres menus un avertissement recommandant de ne pas maintenir ce fonctionnement trop longtemps afin de ne pas risquer d’endommager l’appareil. Les 6 000 lumens constituent donc une valeur maximale obtenue dans une configuration particulière, mais certainement pas la luminosité utile dont pourra profiter un utilisateur soucieux de respecter les couleurs du programme affiché.

Hisense XR10
Hisense XR10 impact de l'iris sur la luminosité, le contraste et les couleurs

Avec 3 096 lumens après calibrage, le XR10 reste néanmoins un projecteur lumineux. Cette valeur lui permet d’éclairer de grandes bases d’image sans sacrifier la fidélité colorimétrique, mais elle place également ses performances réelles derrière celles du XGIMI Titan Noir Max dans des conditions comparables.

Plus discutable en revanche est la communication entourant les 60 000:1 de contraste annoncés. Nos mesures montrent qu'il s'agit manifestement d'une valeur dynamique obtenue dans des conditions extrêmement favorables associant iris mécanique, modulation de la puissance laser et traitements logiciels. Le contraste natif réellement exploitable après calibrage s'établit à 1 277:1 avec l'iris désactivé et peut atteindre 3 502:1 avec l'iris fortement fermé au prix d'une importante perte de luminosité. Le XR10 progresse sensiblement lorsqu'il exploite son iris dynamique, mais demeure assez éloigné des performances que pourrait laisser supposer sa fiche technique.

Il est possible d’obtenir des valeurs de contraste FOFO extrêmement élevées, mais celles-ci n’ont aucune pertinence en usage réel home cinéma. En effet, si la durée de mesure est prolongée à 5 secondes, le XR10 active son dimming sur une mire noire à 00 IRE et coupe littéralement la source lumineuse : le noir devient alors total… mais c’est comme si le projecteur était éteint.

Enfin, le XR10 propose deux traitements logiciels destinés à améliorer le contraste perçu : le Contraste adaptatif et l'Amélioration du scénario. Le premier agit de manière relativement discrète sur la dynamique intra-image en optimisant légèrement la répartition des niveaux de luminance tandis que le second adopte une approche beaucoup plus agressive en modulant simultanément luminosité et niveau de noir en fonction du contenu affiché.

Nos mesures montrent que les différents niveaux du Contraste adaptatif ont finalement peu d'incidence sur les performances intrinsèques du projecteur. La luminance maximale demeure pratiquement inchangée (352 cd/m² contre 357 cd/m² sur notre image calibrée de référence) tandis que le contraste progresse modestement de 1277:1 à 1338:1 dans son réglage le plus élevé. Son impact apparaît donc relativement limité et relève davantage d'un réglage de confort que d'une amélioration significative des performances.

L'option Amélioration du scénario se révèle en revanche beaucoup plus intéressante. Son réglage faible permet déjà un léger gain de contraste (1386:1) sans véritable sacrifice lumineux. Son niveau élevé change beaucoup plus sensiblement le comportement du XR10 avec un niveau de noir qui chute de 0,28 cd/m² à seulement 0,07 cd/m² et un contraste séquentiel qui atteint 4123:1, soit plus de trois fois celui obtenu sur notre image calibrée de référence. Cette amélioration s'accompagne naturellement d'une diminution de la luminance maximale qui passe de 357 cd/m² à 269 cd/m², mais le projecteur conserve malgré tout plus de 2300 lumens utiles, une réserve lumineuse encore largement suffisante pour des diagonales d'image particulièrement importantes.

Il convient naturellement de rappeler qu'il ne s'agit pas ici du contraste natif du XR10 mais bien d'un traitement dynamique logiciel. Pour autant, son efficacité mérite d'être soulignée.

Mon avis subjectif

Il existe toujours un moment dans la réalisation d’un test où les mires et les graphiques doivent laisser leur place aux films. Les instruments permettent de quantifier avec précision la luminosité, le contraste, la fidélité colorimétrique ou encore le niveau de détail, mais seule une séance de visionnage prolongée permet de vérifier la manière dont ces différentes qualités parviennent réellement à travailler ensemble.

Le XR10 se présente à cet exercice avec une fiche de mesures assez particulière. Sa luminosité utile demeure inférieure aux 6 000 lumens annoncés par Hisense, mais elle reste considérable avec environ 3 100 lumens après calibrage en SDR et jusqu’à 4 300 lumens dans le mode Filmmaker HDR. Son contraste sans iris apparaît plus ordinaire, mais la présence de ce dernier permet d’adapter beaucoup plus précisément le comportement du projecteur à la taille de l’image et à l’environnement de projection. À cela s’ajoutent une colorimétrie très largement maîtrisable, une optique précise et un Dynamic Tone Mapping chargé de répartir cette importante réserve lumineuse.

La séquence de l’affrontement dans la grotte entre les deux frères de Predator : Badlands constitue un premier révélateur particulièrement exigeant. Elle associe des niveaux de luminance très faibles, des zones d’ombre étendues, des matières sombres et plusieurs sources lumineuses ponctuelles susceptibles de mettre rapidement en difficulté un vidéoprojecteur. Sur notre toile blanche, le XR10 préserve efficacement la lisibilité de la scène. Les détails présents dans les parois rocheuses, les costumes et les visages demeurent discernables sans nécessiter de relever artificiellement les niveaux les plus bas de l’image.

L’importante puissance lumineuse disponible ne transforme pas pour autant les noirs en masses grisâtres uniformes dès lors que l’iris est correctement exploité. La profondeur de l’image dépend naturellement du réglage retenu, mais le XR10 dispose d’une marge suffisante pour réduire son flux tout en conservant une dynamique supérieure à celle de nombreux projecteurs Lifestyle moins lumineux. Les sources lumineuses intégrées à la scène ressortent avec davantage d’intensité tandis que les ombres conservent leur structure, sans impression de noirs exagérément bouchés.

L’introduction d’Alien : Romulus, au cours de laquelle le vaisseau de la Weyland-Yutani recherche l’épave du Nostromo, permet de prolonger cette observation dans un registre encore plus radical. Les vastes étendues noires de l’espace, les éclairages du vaisseau, les interfaces et les éléments métalliques imposent au diffuseur de maintenir simultanément un fond suffisamment dense et des lumières clairement différenciées.

La précision de l’optique se remarque également sur les structures métalliques, les inscriptions et les détails les plus fins des équipements, reproduits sans franges colorées ni adoucissement visible.

Cette séquence rappelle néanmoins que le XR10 ne possède pas un noir absolu lorsque l’iris est entièrement ouvert.Le mode automatique Cinéma 1 constitue à cet égard un compromis intéressant, car il réduit sensiblement le niveau de noir tout en préservant encore une réserve lumineuse élevée. Le second mode Cinéma approfondit davantage les scènes sombres, mais sa réduction beaucoup plus importante du flux ne sera pas nécessaire sur toutes les bases d’image.

Dune : Deuxième Partie déplace ensuite l’évaluation vers la reproduction des couleurs et des matières. Les séquences tournées dans les grottes des Fremen associent des teintes chairs complexes, des éclairages réduits et les célèbres yeux bleus dont la saturation peut rapidement devenir artificielle sur un projecteur triple laser exploitant sans contrôle son espace colorimétrique natif.

Une fois correctement configuré, le XR10 restitue les carnations avec beaucoup de naturel. Les visages conservent leurs nuances intermédiaires sans dominante rouge ou bleue excessive, tandis que les différentes textures de peau restent visibles malgré la faible luminosité ambiante des scènes.

La richesse colorimétrique du moteur TriChroma trouve ici un terrain d’expression beaucoup plus pertinent que dans les modes d’usine sursaturés. Lorsque le gamut est correctement contraint, l’étendue disponible n’est plus utilisée pour exagérer toutes les couleurs, mais pour préserver les nuances les plus saturées présentes dans le master. Les tons sable, les bruns, les noirs légèrement colorés des costumes et les faibles variations des éclairages souterrains sont reproduits sans que l’une de ces composantes ne prenne artificiellement le dessus.

La précision générale de l’image constitue également l’une des différences les plus immédiatement visibles avec le XR10. Les textures des costumes, les détails des visages, les grains de sable et les nombreux arrière-plans de Dune : Deuxième Partie profitent pleinement de l’association entre la puce DMD SST de 0,47 pouce et l’optique en verre. L’image conserve un caractère incisif sans recourir à un renforcement artificiel excessif des contours.

L’expérience de visionnage bénéficie enfin du système audio Devialet intégré. Sa restitution plus ample, plus solide dans le grave et mieux structurée que celle des autres solutions sonores Lifestyle passées dans notre salle renforce la cohérence de l’ensemble. Sur les passages les plus chargés de Predator : Badlands ou de Dune : Deuxième Partie, il délivre une assise inhabituelle pour un système intégré, tandis que les ambiances plus contenues d’Alien : Romulus conservent une bonne intelligibilité et une spatialisation crédible.

Conclusion

Avec le XR10, Hisense signe incontestablement un vidéoprojecteurs Lifestyle particulièrement bien équipé. Son moteur lumineux RGB triple laser, sa nouvelle puce DMD SST, son système audio Devialet et son bloc optique motorisé avec zoom, lens-shift de grande amplitude sont autant d'arguments en sa faveur.

Une fois calibré, il délivre une image particulièrement précise, naturelle. La réduction du speckle promise par Hisense est également au rendez-vous, y compris sur les toiles techniques que nous utilisons habituellement pour nos essais. Sur ce point, il fait mieux que son principal concurrent.

Pour autant, il n'est pas exempt de défauts. Ses performances lumineuses réellement exploitables avec des couleurs justes restent sensiblement inférieures aux 6 000 lumens annoncés par le constructeur et demeurent légèrement en retrait face au Xgimi Titan Noir Max. Son contraste natif sans iris apparaît également moins élevé que celui proposé par son concurrent direct, même si la présence d'un iris mécanique permet de réduire sensiblement cet écart en pratique. Je regrette aussi le comportement parfois imprévisible de sa ventilation qui peut occasionnellement s'emballer sans raison apparente au cours d'une séance de visionnage.

Reste enfin la question tarifaire. Commercialisé 5 999 € en France au moment de la rédaction de ce test, le XR10 est pourtant proposé à seulement 4 699 € dans un pays voisin du nôtre. Un écart de prix difficile à justifier qui nuit incontestablement à son positionnement face à une concurrence particulièrement agressive sur ce segment.

A l'affiche

Au final, le Hisense XR10 est un excellent vidéoprojecteur Lifestyle premium qui séduira les amateurs d'images spectaculaires et les passionnés de calibrage vidéo. S'il ne parvient pas tout à fait à détrôner le Xgimi Titan Noir Max, notamment en matière de luminosité utile et de contraste natif, il lui oppose des arguments particulièrement solides avec une gestion exemplaire du speckle, des possibilités de réglages nombreuses et un niveau de polyvalence remarquable.

Note : 4/5

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ENGLISH VERSION

Full review HISENSE XR10

It is always particularly interesting to observe how manufacturers choose to name their most ambitious products. Commercial names are obviously never left to chance and often constitute a first promise made to future users. With the XR10, Hisense shows no false modesty whatsoever, introducing a new “APEX” designation intended to identify what the manufacturer now considers the pinnacle of its technological know-how in video projection. A particularly ambitious name that immediately confronts this XR10 with a very simple question: does it truly deserve its status as the brand's new flagship?

It must be said that its spec sheet does not lack arguments to try to convince us. With a retail price set at €5,999, the XR10 simply establishes itself as the most expensive Lifestyle projector to have passed through our hands at Mondoprojos to date. A particularly ambitious price positioning that naturally leaves little room for disappointment against competitors, some of which are sold for nearly €2,000 less. At this price point, excellence is no longer optional — it's mandatory.

Its main direct competitor is no stranger to regular readers of the blog, as it is the XGIMI Titan Noir Max, which recently arrived on the market. The two devices share a particularly significant part of their technological DNA, notably the new 0.47-inch XPR SST DMD chip developed by Texas Instruments, an adjustable iris designed to improve perceived contrast, and a particularly ambitious triple-laser RGB architecture. The Valerion Max is also a particularly serious alternative in this premium segment, even though it takes a noticeably different approach regarding its optical engine and some of its features, and is less well equipped.

More interestingly still, several particularly persistent rumors already suggest that other manufacturers should soon unveil their own interpretations of this new technology platform before the end of the year. The battle of premium Lifestyle projectors is therefore probably only just beginning. For now, however, only a few representatives have already joined the shelves of our test room, and it is up to the XR10 today to demonstrate that it deserves its impressive price tag.

To try to achieve this, Hisense has clearly spared no expense. Its new flagship pairs a TriChroma triple-laser RGB light source rated at 6,000 ANSI lumens with a motorized zoom, horizontal and vertical lens shift, a seven-position adjustable iris, and a liquid cooling system that is particularly unusual in this product category. Dolby Vision, HDR10+, IMAX Enhanced, 3D, a refresh rate of up to 240 Hz, and compatibility with images up to 300 inches round out a spec sheet whose ambitions ultimately match its price.

Hisense also continues the partnership initiated with Devialet for the design of its audio section. While this collaboration is no longer entirely new on a Hisense projector, it nevertheless reflects the manufacturer's desire to offer a particularly accomplished solution that does not systematically require the immediate addition of supplementary audio equipment.

But this test will ultimately have to answer a much simpler question than the many technical specifications listed above. Is the Hisense XR10 today a better choice than the XGIMI Titan Noir Max or the Valerion Max to justify the €5,999 asked by its manufacturer? Is its stated brightness realistic? Does its iris genuinely improve contrast without distorting the image? Does the new SST DMD chip live up to all its promises? This is precisely what we will attempt to determine over the following pages.

HISENSE XR10
HISENSE XR10

What is it ?

The Hisense XR10 is a 4K DLP Lifestyle projector with a standard throw ratio that aims to bring together two worlds that have long remained separate: that of all-in-one connected devices, simple to use in a living room, and that of dedicated home cinema projectors, generally bulkier but also far more flexible in terms of placement and optical adjustments. With dimensions of 293 × 273 × 213 mm and a weight of 10.6 kg, it remains relatively compact given its equipment, but makes no attempt to play the light-mobility card. Its dense construction and the absence of a built-in swivel base clearly reflect its purpose: the XR10 is above all intended for a precise, long-term installation, on a shelf, a table, a suitable stand, or ceiling-mounted.

The heart of the device relies on Hisense's new LPU 3.0 light engine. The manufacturer uses an architecture described as “Dual Triple Laser,” made up of two MCL39 modules totaling 56 laser diodes. The red, green, and blue components are generated directly by dedicated sources, without a traditional color wheel or phosphor conversion. Hisense states a maximum brightness of 6,000 ANSI lumens as well as coverage reaching 118% of BT.2020, two particularly ambitious figures for a projector intended both for large screen sizes and for rooms where total darkness is not always achievable.

Such a density of diodes naturally requires a much more sophisticated thermal management system than a simple set of fans. The XR10 thus introduces a microchannel liquid cooling system tasked with handling two heat sources simultaneously. Hisense notably highlights a fully sealed circuit, sealing materials, and operation that is theoretically maintenance-free throughout the device's lifespan. The goal is twofold: to preserve stable light output during long sessions and to avoid this light reserve coming at the cost of excessive fan noise.

The optical path uses a set of 17 genuine glass lenses. This choice isn't purely about the device's premium positioning. Facing such a powerful light source, the thermal stability of the optics becomes essential to limit focus drift, chromatic aberration, light loss, and distortions that may appear as temperature rises. Glass retains its dimensional properties better than simpler optical elements or those partially made of plastic, which should allow the XR10 to maintain its sharpness during an extended session.

The image is produced by Texas Instruments' new 0.47-inch XPR SST DMD chip, already encountered on the XGIMI Titan Noir Max. It is still not a native 4K matrix with 3,840 × 2,160 micromirrors: UHD resolution is achieved through the XPR process, which displays several shifted sub-images at very high speed to reconstruct the 8.3 million pixels expected on screen. The SST evolution mainly concerns the micromirror architecture and its control electronics. This new platform is meant to improve the use of the light flux, better control stray light in dark scenes, and support higher light output while better managing operating temperature.

Contrast control relies on a six-blade mechanical iris offering seven adjustment positions. Hisense states a native contrast of up to 6,000:1 and a dynamic viewing contrast of up to 60,000:1. The appeal of such a system is particularly clear on a projector with such a large light reserve: not every scene requires 6,000 lumens, and mechanically reducing the aperture can theoretically deepen black levels while adapting the output to the screen size and environment. We will of course verify further on its actual effect on white level, black level, sequential contrast, and color accuracy.

Hisense also states a speckle-reduction technology acting across the entire light path. The manufacturer claims a residual level brought down to around 6%. This figure should be treated with caution, as the perception of speckle depends not only on the projector but also on the screen used, the viewing distance, the nature of the images displayed, and each viewer's sensitivity. The subject nevertheless deserves particular attention on such a bright triple-laser RGB model, as the high coherence of laser sources can make this shimmering more visible on certain technical surfaces.

Installation flexibility is one of the XR10's main differentiating features. Its motorized optical zoom covers a throw ratio between 0.84 and 2.00:1, with diagonals officially ranging from 65 to 300 inches. For a 100-inch image, the lens can be placed roughly between 1.86 and 4.43 meters from the projection surface. At 120 inches, this range goes from about 2.23 to 5.31 meters, while a 150-inch screen requires between 2.79 and 6.64 meters. This range makes it much easier to adapt the device to an existing room without relying on digital image resizing.

This zoom is complemented by a genuine motorized optical lens shift, stated at ±130% on the vertical axis and ±46% on the horizontal axis. The image can therefore be moved up, down, or sideways without tilting the projector or sacrificing pixels.

Hisense also retains the automation features typically associated with its connected models. The front panel houses four 8-megapixel cameras as well as a 3D ToF sensor, used by the Auto Magic AI Adjusting 3.0 system. This combines autofocus, keystone correction, obstacle detection, image adaptation to the available surface, screen recognition, wall color compensation, and eye protection. These functions are handy for a temporary setup, but should not obscure the fact that any digital geometric correction reduces the resolution actually used and can affect both sharpness and brightness. For a permanent installation, the optical zoom and lens shift should therefore be preferred. It should also be noted that automatic keystone correction and eye protection become unavailable once lens shift is activated.

Video processing is grouped under the name “AI Mastered Your Cinema.” The XR10 analyzes the signal in real time to adjust brightness, color, light dimming behavior, and HDR rendering. It accepts HDR10, HDR10+, Dolby Vision, HLG, and IMAX Enhanced formats.

Gaming features also occupy an important place in the spec sheet. Two of the three HDMI inputs comply with the HDMI 2.1 standard and support ALLM as well as VRR. The XR10 accepts 4K signals up to 60 Hz and 1080p up to 240 Hz. A dedicated game bar allows direct viewing of resolution, refresh rate, VRR status, and the main game-related settings. Hisense also offers low-latency frame interpolation designed to improve smoothness without introducing the delay usually associated with this type of processing.

The connected environment is handled by VIDAA U9. The main streaming platforms are natively accessible, including Netflix, YouTube, Prime Video, and Disney+. The interface also includes local media playback, a web browser, wireless casting features, and profile management.

The audio section was developed with Devialet, continuing a partnership already seen on the Hisense L9Q. Finally, the XR10 retains active 3D compatibility.

Examining the unit

After devoting several pages to its particularly extensive spec sheet, one thing immediately stands out when opening its carrying case: the XR10 doesn't resemble any of the Lifestyle projectors we've recently had our hands on. Where most manufacturers now favor sober lines designed to make it easier to blend their devices into a contemporary living room, Hisense here takes a radically different approach. Its new flagship immediately asserts its aesthetic singularity. It's a shame, though, that all the features put in place to ease installation are undermined by the external power supply, which is not in mini format (though this is common to many Lifestyle triple-laser projectors).

Test HISENSE XR10
HISENSE XR10

Its imposing circular lens, its metallic gray finish, and its deliberately more technical-than-minimalist lines may appeal to some users, but will also put off others — myself included. This assessment is obviously subjective, but it's hard not to mention it, given how much its visual identity contrasts with that of currently available competing products.

This desire to position the XR10 in the premium segment is apparent as soon as you open the packaging. Hisense delivers its new flagship in a carrying case upholstered in genuine leather. While one might naturally wonder about the practical value of such an accessory for a projector weighing over ten kilograms and whose primary purpose is certainly not to regularly accompany its owner on trips, this choice fully contributes to the product's presentation. Closer to a case designed to protect professional camera equipment than to a simple cardboard box, it's an unusual enough touch in this market to be worth noting.

Test HISENSE XR10
Valise de transport HISENSE XR10

At 10.6 kg and with dimensions of 293 × 273 × 213 mm (width, depth, and height), the XR10 can hardly be considered a Lifestyle projector in the traditional sense of the term. Its dimensions remain relatively contained given its equipment, but its intended use is closer to that of a home cinema projector meant for a permanent installation than a device that will be regularly moved from room to room.

Its front panel naturally houses the element that immediately catches the eye: its imposing lens surrounded by a wide metal ring. This is framed by a glazed side window whose purpose isn't purely aesthetic. Hisense chose to deliberately expose part of its flagship's technological innards by revealing certain elements of its triple-laser RGB light engine.

Hisense XR10

The sides of the chassis are also largely occupied by the built-in audio system. Hisense continues here its recent partnership with Devialet, already used on other products from the brand. The 2.1 setup delivers a total output of 31 W, split between two 8 W speakers and a 15 W bass module. It supports Dolby Audio and DTS Virtual:X to widen the soundstage and give more scale to soundtracks without immediately requiring the addition of a soundbar.

Hisense has grouped all connectivity on the rear panel of the device. This includes three HDMI inputs, two of which are HDMI 2.1 compatible. One of them also handles the eARC channel for connecting a soundbar or an AV receiver, while ALLM and VRR are supported for gaming.

Two USB 3.0 ports round out this set alongside an RJ45 Ethernet port and a 3.5 mm mini-jack headphone output. Wireless connectivity relies on Wi-Fi 7 and Bluetooth 5.4, allowing both the connection of audio peripherals and the use of the sharing features offered by VIDAA U9.

Finally, the backlit Bluetooth remote supplied with the XR10 follows in the footsteps of previous Hisense models. Its metallic finish matches the device's positioning, while its keys benefit from backlighting that makes them easier to identify in the dark. Several shortcuts give direct access to the main streaming platforms built into VIDAA U9, while a programmable key offers quick access to frequently used functions. It also includes a microphone for voice commands and benefits from the perks of Bluetooth, which frees the user from needing a direct line of sight to the projector.

Examining the interface

The XR10 relies on VIDAA U9, a proprietary Hisense interface. On a projector designed to function as a genuine entertainment hub, system speed and app integration quality matter almost as much as their number. In use, the interface proves responsive: menus open without perceptible delay, switching between apps remains smooth, and navigation responds immediately to remote control input.

Hisense XR10
Menu accueil VIDAA

The main streaming services are accessible directly from the home screen, including Netflix, YouTube, Prime Video, and Disney+. Their integration appears polished enough to allow the XR10 to be used without systematically pairing it with an Apple TV, an Nvidia Shield, or another external player.

The overall organization remains clear despite the number of available features. Apps, HDMI inputs, and recommended content are accessible without multiplying submenu levels.

VIDAA U9 also includes AirPlay 2, Share to TV, network content playback, a web browser, as well as the VIDAA Mobile app available on Android and iOS. Photos, videos, presentations, or other compatible content can thus be sent from a smartphone, tablet, or computer.

The main appeal of these menus, however, lies in the many options available for picture adjustment. In SDR, seven profiles are available: Standard, ARC Enhancement, Filmmaker, Cinema Day, Cinema Night, Dynamic, and Sport. HDR content offers the same profiles, identified with the HDR label, with an additional IMAX Enhanced mode. Dolby Vision, for its part, offers three distinct profiles: Bright, Dark, and Custom. HDR10+ support is also present.

Hisense XR10
Paramètres Mode image HISENSE XR10

All of these modes can be modified. The tools made available to the calibrator are particularly comprehensive. The CMS allows independent adjustment of hue, saturation, and luminance for primary and secondary colors. A gamma editor complements luminance-level management, while the grayscale can be corrected using either two or twenty points. The target gamut can be manually selected among the Rec.709, DCI-P3, BT.2020, Adobe RGB, and native color spaces.

These settings remain accessible in SDR, HDR, and Dolby Vision.

Hisense also groups part of its processing under the name “AI Mastered Your Cinema.” The XR10 analyzes the signal to adjust brightness, colors, light dimming, and HDR rendering. This automation is designed to adapt the device's behavior to the nature of the content being displayed, whether a dark film, a sports broadcast, or a brighter HDR program.

HDR processing relies notably on Dynamic Tone Mapping. This dynamically adapts the EOTF curve according to the scene in order to preserve information present in highlights without sacrificing shadow detail. The XR10 accepts HDR10, HDR10+, Dolby Vision, HLG, and IMAX Enhanced formats, though the mere presence of this compatibility obviously doesn't guarantee the quality of the result. We will examine further on how the DTM allocates the light reserve and controls potential clipping.

Laser power control operates on a scale from 1 to 10. Hisense also adds a boost level intended to exceed the projector's usual light output. However, the manufacturer displays a warning directly in the menus recommending not to sustain this boost for too long, in order to avoid damaging the device.

Mechanical light control relies on the built-in iris. It can be disabled, manually set across seven positions, or handed over to two preset automatic modes, Cinema 1 and Cinema 2. The manual setting allows precise study of the trade-off between brightness, black level, and sequential contrast at each aperture.

Hisense XR10
Menu de gestion de l'iris HISENSE XR10

Alongside this mechanical action is an entirely software-based dynamic contrast option. The two systems should not be confused: the iris physically acts on the amount of light passing through the optics, while the digital processing acts on the video signal and dimming.

For sources with a resolution lower than UHD, the XR10 also features AI-assisted 4K upscaling. This analyzes edges, textures, and structures in the image to adapt them to the XPR 4K display. It obviously cannot recreate information absent from the original signal, but can reduce the perception of overly soft edges, compression noise, and certain artifacts visible on a large screen size.

MEMC motion compensation remains adjustable to tailor its intervention to the type of program displayed. It calculates intermediate frames to reduce judder and improve the readability of fast motion.

Gaming features also occupy an important place. Two of the three HDMI inputs are HDMI 2.1 compatible and support ALLM as well as VRR. Hisense offers several game modes and a game bar that directly displays information about the incoming signal, notably its resolution, refresh rate, and the status of synchronization features.

The main limitation concerns the maximum refresh rate accepted in UHD: the XR10 is limited to 4K at 60 Hz. A PlayStation 5, an Xbox Series X, or a computer running in UHD therefore cannot make use of a 4K 120 Hz signal. This restriction will be of little concern for many games built around 30 or 60 frames-per-second modes, but should be kept in mind by users seeking the maximum refresh rate at 4K resolution.

To reach higher refresh rates, one must switch to Full HD, a resolution in which the XR10 accepts up to 240 Hz.

Technical verdict

Operating noise and built-in sound system quality :

Operating noise was probably one of the characteristics we were most curious about with this XR10. Its stated 6,000 ANSI lumens, its imposing triple-laser RGB light engine, and its liquid cooling system suggested a particularly delicate balancing act for Hisense's engineers. Thermal management may look relatively simple on paper, but it becomes far more complex when it comes to efficiently dissipating the heat produced by a very bright projector meant to run for several hours at a stretch without turning its owner's living room into a miniature wind tunnel.

Our initial measurement results are nonetheless particularly reassuring. In its brightest configuration, with laser power set to 10, the XR10 produced a sound level of just 34.3 dB, compared to 33.6 dB measured in our test room with the projector off. In other words, under normal operating conditions, the difference between these two values remains particularly small, and the XR10 quickly fades into the background once a session begins.

Beyond the figures, it's above all the nature of the noise produced that deserves highlighting. We noted no particularly unpleasant high-pitched component, nor any constant variation in fan speed likely to draw attention while watching a movie. Operating under these conditions, Hisense's new flagship ends up being almost as discreet as the recently tested XGIMI MIRA, despite the latter being far less bright and noticeably more compact.

Unfortunately, things aren't quite that simple, and this is precisely what makes its behavior particularly hard to characterize. Over the many hours spent with it, we observed on several occasions sudden, punctual spikes in the cooling system, pushing the noise level to around 40 dB without any change to the settings. This occurred even while the projector remained set to laser power 10 and without using any of the light-boost modes offered by Hisense.

These spikes remain relatively occasional, but noticeable enough to be worth mentioning, as they contrast with the otherwise excellent behavior generally observed.

We don't yet know whether this is a deliberate choice by Hisense's engineers designed to preserve certain temperature ranges of the light engine, or a behavior that might evolve with future software updates to the XR10. One thing does seem certain, however: in the vast majority of situations encountered during this test, the XR10 proved particularly quiet, but it's hard to ignore these occasional spikes in the cooling system.

Finally, since a premium Lifestyle projector must also be judged on its ability to function on its own in a living room, it seems hard to close this chapter without mentioning its audio system, developed jointly with Devialet. And here, the verdict is much simpler.

The XR10 simply delivers the best built-in audio performance we have heard so far from a Lifestyle projector that has passed through our hands. Its soundstage appears noticeably wider, more dynamic, and better balanced than those offered by the various competitors previously tested on Mondoprojos. Dialogue benefits from excellent intelligibility, while the dedicated bass module gives the soundstage a solid, dense foundation.

Power consumption :

The XR10's spec sheet might suggest particularly high power consumption. A triple-laser RGB light source, liquid cooling, mechanical iris, motorized zoom and lens shift, and a built-in Devialet audio system are all elements likely to significantly increase the device's energy needs.

Hisense XR10
Consommation électrique laser 10 HISENSE XR10

In its configuration with laser power set to 10, we nonetheless measured a power consumption of just 133 W during our tests. A relatively contained figure given its particularly comprehensive equipment.

Image precision :

Image precision is probably one of the areas where we expected the most from the XR10. Its new 0.47-inch SST DMD chipset, its imposing optics made up of 17 glass lenses, as well as its particularly ambitious price positioning ultimately leave it very little room for error on this point.

The results obtained during our measurements are particularly convincing. Our 4K test pattern made up of crossed horizontal and vertical lines is perfectly reproduced. The various patterns remain clearly distinguishable, and the fine white line separating them remains fully visible. The XR10 shows no particular difficulty in rendering the finest details of a native UHD image.

Hisense XR10
Restitution mire 4K lignes entrecroisées HISENSE XR10

We also observed no chromatic aberration across our entire set of precision test patterns. This phenomenon generally shows up as fine red, green, or blue fringes along the highest-contrast edges of the image when the different color components don't converge perfectly at the optics. Triple-laser RGB projectors can also sometimes be affected by another phenomenon called laser fringing, which appears as subtle colored borders around certain bright elements displayed against a dark background. Here again, the XR10 proved to be perfectly well controlled during our tests.

Hisense XR10
Mire de précision

On screen, this excellent precision immediately translates into a particularly detailed rendering of textures, backgrounds, and the finest elements making up UHD content. The combination of its optics and its new SST DMD chip allows it to really shine here.

One caveat is worth mentioning, however. The XR10's menus include an option called “High Refresh Mode,” accessible from the motion-processing submenu. Enabling it unfortunately causes a visible degradation of overall image precision, with a noticeably noisier result than previously observed. We therefore recommend leaving this feature disabled in order to fully enjoy the XR10's native performance in this area.

Smoothness :

Smoothness remains probably one of the most subjective criteria in video projection. Some users will favor a rendering as close as possible to the original cinematic look, while others will prefer a perfectly smooth image, even if that means accepting more aggressive video processing. There is ultimately no universal setting on this front, but rather a trade-off that depends on the nature of the content being watched and each person's own preferences.

The XR10 offers a particularly complete implementation of its MEMC motion compensation, with four preset profiles called Smooth, Standard, Crisp, and Film, plus a custom mode whose intensity can be adjusted on a scale from 1 to 7. This depth of settings makes it easy to adapt the projector's behavior to the nature of the content being displayed.

The Smooth and Standard modes favor a relatively subtle improvement in overall fluidity, while the Crisp mode intervenes more strongly on fast motion to improve its readability. The Film mode is naturally more geared toward cinematic content shot at 24 frames per second, seeking to preserve its characteristic look while limiting the perception of the most noticeable judder. The most demanding users can fine-tune the level of MEMC intervention via the custom mode.

As always with this type of processing, too much intervention can noticeably alter the original cinematic look, producing the now well-known “soap opera effect,” sometimes giving the impression of watching video footage rather than a feature film intended for the big screen. The value of a well-executed implementation lies precisely in its ability to give the user the freedom to find the trade-off that suits them best.

Hisense also offers low-latency motion compensation aimed at gamers. This is a particularly interesting exercise, since frame interpolation traditionally involves additional computation time that can increase input lag. The XR10 attempts here to reconcile these two constraints in order to offer a smoother experience without excessively degrading its overall responsiveness.

Input lag :

While the XR10 above all claims a premium, home-cinema-oriented positioning, Hisense clearly hasn't forgotten gamers in its design. The presence of ALLM- and VRR-compatible HDMI 2.1 inputs, a dedicated Game Bar, Full HD compatibility up to 240 Hz, and low-latency motion compensation all reflect this intent to broaden its scope of use well beyond simply watching movies and shows.

Hisense XR10
Input lag Hisense XR10

Under our test conditions, with Game mode enabled and a 60 Hz UHD signal, we measured an input lag of 17.7 ms. This value makes it easy to enjoy the most demanding games on current consoles without display latency becoming noticeable in the vast majority of situations.

Overscan :

Unlike some projectors where cropping is used to hide minor imperfections at the edges of the image, the XR10 has no particular issue on this front. One small precaution should be noted, however, since this setting is enabled by default in the projector's menus.

Enabling it causes a slight cropping of the image's edges, resulting in the disappearance of certain elements located at its extremities. While this behavior generally goes unnoticed in everyday use, it can become bothersome as soon as you want to make use of the entire video signal being displayed.

Hisense XR10
Overscan

We therefore recommend disabling this option as soon as the XR10 is first set up, in order to benefit from all the information contained in the image without any software cropping.

Laser speckle :

If there is one flaw intrinsically associated with triple-laser RGB light sources, it is indeed the speckle phenomenon. We have already mentioned it several times across our various tests, but it still deserves a few lines of explanation, as its intensity can vary considerably from one manufacturer to another. It manifests as a multitude of very fine light interference patterns that can give the impression that a perfectly uniform image is actually made up of countless tiny shimmering dots. Its appearance naturally depends on the design of the light engine itself, but also, sometimes to a very significant degree, on the projection surface being used.

Hisense in fact promotes the progress made by its new triple-laser RGB light engine in reducing speckle. This claim naturally needed to be verified across several types of projection surfaces, whose optical properties can sometimes be particularly revealing of this phenomenon.

On our reference Lambertian white screen with a gain of 1, the results obtained are particularly convincing. Speckle appears extremely subtle, to the point of becoming almost imperceptible under normal viewing conditions.

Hisense XR10
Recherche Speckle écran blanc Hisense XR10

Even more interestingly, this very good behavior is confirmed on our two reference technical screens, the Celexon HC+ and the Lumene Eden. These are usually far less forgiving of triple-laser RGB light sources, often tending to exacerbate their main optical flaws.

Hisense XR10
Recherche Speckle écran Celexon HC+ Hisense XR10

The phenomenon remains perceptible on these two projection surfaces, but its intensity appears sufficiently attenuated that it no longer constitutes a particular nuisance during viewing sessions. The uniform, bright areas that usually make it easy to spot are no longer as spontaneously eye-catching as they can still be on some competing products.

Hisense XR10
Recherche Speckle écran Lumene Eden Hisense XR10

Without claiming to have entirely eliminated it — a goal that today remains more wishful thinking than technical reality on a pure triple-laser RGB light engine — Hisense does deliver on its promises here.

Colorimetry :

As with all our tests, the measurements presented in this chapter were carried out after a thermal stabilization period of more than thirty minutes for the projector. They were performed on our reference 100-inch, 16:9, gain-1 white screen.

Our measurement protocol relies on the combined use of a colorimeter and a reference spectroradiometer to ensure the best possible accuracy on modern laser light sources. The various readings were taken using Calman software, in SDR as well as HDR10 and Dolby Vision.

Before even looking at the color accuracy of the various picture modes offered by Hisense, it's worth examining the very nature of the light source built into the XR10.

Hisense XR10
Répartition spectrale Hisense XR10

The XR10's spectral distribution immediately reveals the use of a genuine pure triple-laser RGB light source. We find three particularly narrow and perfectly distinct energy peaks corresponding respectively to the blue, green, and red components of the visible spectrum.

This also explains why the XR10 is capable of covering a particularly large share of the most demanding color spaces currently used in the audiovisual industry.

Our measurements do indeed reveal particularly high performance in terms of coverage of the various reference color spaces.

These results naturally deserve some comment. Near-complete Rec.709 coverage is now a baseline requirement on a modern premium projector, but remains no less essential for faithful reproduction of SDR content. The XR10 naturally meets this requirement without the slightest difficulty.

Hisense XR10
Couverture Gamut BT.709

Performance achieved on the DCI-P3 space is just as convincing, with nearly 98.5% coverage. This remains, even today, the color space favored by the majority of current HDR productions released on physical media as well as on the main streaming platforms.

Hisense XR10
Couverture Gamut DCI P3

It is, however, BT.2020 coverage that probably draws the most attention, with nearly 95% coverage according to the CIE 1931 diagram and more than 96% according to CIE 1976 coordinates.

Hisense XR10
Couverture Gamut BT.2020

These excellent results naturally constitute a particularly encouraging first indication, but they say nothing about the final color accuracy of the various picture modes offered by Hisense. Broad color-space coverage is indeed of limited interest if it isn't accompanied by precise management of target spaces and rigorous control of color-conversion algorithms.

This is precisely what we will now verify through a detailed analysis of the XR10's performance in SDR, HDR10, and Dolby Vision.

SDR management :

Across all the SDR modes measured out of the box on this Hisense laser TV, two clearly distinct families of behavior emerge.

On one side, the “mass-market” factory modes — ARC Enhancement, Dynamic, Standard, and Sport — all show a largely excessive Rec.709 coverage, ranging between 184% and 202%, meaning the projector applies its very wide native gamut (close to DCI-P3) to SDR content without constraining it to the expected Rec.709 standard. This over-saturation results in massive color errors: average dE2000 values climb between 9 and 14 on both the saturation sweeps and the ColorChecker, well above the generally accepted perceptibility threshold of around 3, with peaks reaching between 15 and 20 on the most critical points. The RGB balance of these modes consistently reveals a push toward blue, sometimes up to +30 to +37% at the top of the scale, which explains a significant part of the drift observed in gray levels (average dE2000 between 9 and 17 depending on the mode). Dynamic is the most extreme of this family, with an average ColorChecker dE of 14.62 and 201.9% coverage, closely followed by Sport and ARC Enhancement, which show nearly identical profiles.

Hisense XR10
Hisense XR10 SDR sortie de boîte

At the other end of the spectrum, the modes oriented toward content fidelity — Cinema Day, Cinema Night, and Filmmaker Mode — properly constrain the gamut to around 97–98% of Rec.709, which mechanically drives down color errors. The ColorChecker dE2000 thus drops to 3.93 for both Cinema Day and Filmmaker Mode, and the RGB balance becomes much more stable.

Cinema Day even stands out as the best option available out of the box across every criterion, combining a gray dE of 4.95, a ColorChecker dE of 3.93, and the highest peak luminance of the entire series at 446.6 cd/m², making it an excellent balance between accuracy and brightness with no calibration whatsoever. Filmmaker Mode, for its part, deliberately sacrifices part of this light reserve (a peak of just 222 cd/m², the lowest of all SDR modes) in favor of respecting the director's intent as closely as possible, with the gamma curve closest to the reference.

Hisense XR10
Base image calibrée sans iris

Finally, the calibrated mode demonstrates the XR10's full potential once properly adjusted: an average ColorChecker dE2000 of just 1.41 (versus 3.9 to 14.6 out of the box), an average gray dE2000 of 0.84 across the entire 0–100 IRE scale, near-perfect Rec.709 coverage at 99.1%, an RGB balance that is virtually flat within ±1–2%, and peak luminance raised to 357.5 cd/m². This result, clearly under the 2.0 mark in dE2000 on nearly every indicator, corresponds to the level expected of a successful professional calibration.

HDR10 and Dolby Vision management :

As in SDR, two families stand out clearly.

The first groups the modes oriented toward content fidelity — Filmmaker HDR, HDR Day, HDR Night, and IMAX Enhanced — which show average ColorChecker dE2000 values contained between 4.1 and 5.97 and gray dE2000 values between 4.7 and 8.03, with overall very clean EOTF curve tracking against the PQ target up to clipping in the highlights.

All of these RGB balance curves show a characteristic break around 60 to 70% of the scale, where the three components dip before rebounding sharply. This is typical behavior of HDR tone-mapping algorithms.

Filmmaker HDR stands out as the best representative of this family, with the lowest gray dE (4.7) combined with the highest peak luminance (496 cd/m²), closely followed by IMAX Enhanced (gray dE of 8.03 for 477.88 cd/m²), which pursues a fairly similar philosophy with a slightly more demonstrative rendering. HDR Day and HDR Night turn out to be nearly identical to each other, with the Night version simply being a little less bright without any significant change to its tone mapping.

Hisense XR10
Hisense XR10 modes HDR en sortie de boîte

The second family — HDR Dynamic, Sport, and Standard — shows results much further from the expected color references, with ColorChecker dE2000 values between 10.74 and 12.96 and gray dE2000 values between 12.75 and 13.58. Average dEITP values even exceed 30 to 48, i.e. errors massively visible to the naked eye.

Dolby Vision finally shows two radically opposed profiles. Dolby Vision Dark comes close to the behavior of the best HDR10 modes, with a ColorChecker dE of 4.07 and a gray dE of 6.1, although its BT.2020 coverage is more limited at 71.5%, likely due to Dolby Vision's own dynamic mapping on our test sequence.

Dolby Vision Bright, on the other hand, deviates very significantly from the color references used in our measurements, with a ColorChecker dE2000 peaking at 19.99 (27.46 at maximum) and a gray dE2000 of 13.45. Its RGB balance appears particularly erratic, with excursions exceeding 40% on the red and blue components before a sharp collapse at the top of the scale.

One last point deserves mention regarding the XR10's HDR management. Unlike many projectors that force a painful trade-off between brightness and color accuracy, Hisense manages here to offer several particularly consistent profiles. Filmmaker HDR naturally stands out as our recommendation for demanding home-cinema use, while the HDR Day and IMAX Enhanced modes are excellent alternatives when extra brightness is sought.

Impact of iris activation on post-calibration colorimetry :

The reference calibrated image without iris shows a peak luminance of 357.46 cd/m² for a minimum of 0.28 cd/m², an average gray dE2000 of just 0.84, and an average ColorChecker dE2000 of 1.41, with Rec.709 coverage of 99.1%. This is the benchmark to keep in mind for everything that follows.

Hisense XR10
Base image calibrée sans iris

As soon as the iris is activated, whether automatic or manual, the overall behavior remains the same: peak luminance decreases while black level also drops, which mechanically improves native contrast. This progressive closing of the iris is, however, accompanied by a more or less significant degradation of color accuracy depending on the setting chosen.

On the manual positions, the progression appears particularly regular. Position 1 tops out at 238.9 cd/m² (black at 0.16 cd/m²), position 2 drops to 189.87 cd/m², position 3 to 154.12 cd/m², position 4 to 115.26 cd/m², position 5 to 81.76 cd/m², then positions 6 and 7 converge around 70 cd/m² (70.23 and 70.05 cd/m² respectively), a sign that the iris likely reaches its maximum mechanical closure by position 6, with no further notable benefit.

From a colorimetric standpoint, position 1 proves particularly interesting, as it barely degrades the reference at all, with an average gray dE2000 of 0.89 and a ColorChecker dE2000 of 1.35. From position 2 onward, however, the gaps become much larger. The gray dE2000 jumps to 3.29 before continuing to climb up to a plateau between 4.6 and 5.1 across positions 4 to 7.

The two automatic modes, Cinema 1 and Cinema 2, tell a noticeably different and much more favorable story. Cinema 1, measured twice with particularly consistent results, offers a peak luminance of around 163.7 cd/m² for a black level between 0.06 and 0.08 cd/m², while maintaining average gray dE2000 values between 2.81 and 3.68. It thus sits at the level of manual positions 2 and 3 while preserving color balance far more effectively.

Cinema 2 proves even more interesting. With peak luminance limited to 68.28 cd/m² for a black level of just 0.03 cd/m², its level of closure is comparable to manual positions 6 and 7, while maintaining an average gray dE2000 of just 1.95 and a ColorChecker dE2000 of 2.23. Its color performance thus remains much closer to the iris-free reference than what the equivalent manual settings offer.

These results strongly suggest that the two Cinema modes don't merely apply a predefined mechanical closure of the iris, but also implement color-compensation mechanisms absent from the fixed manual settings.

If the goal is to gain black-level depth without sacrificing the fidelity achieved after calibration, manual position 1 is unquestionably the best compromise among the fixed settings offered by Hisense. Beyond that, each additional notch degrades color accuracy disproportionately relative to the benefit gained in native contrast, which itself reaches a plateau as early as position 6. The automatic modes Cinema 1, and especially Cinema 2, ultimately appear more convincing. Their dynamic iris management preserves color balance far more effectively while noticeably improving black depth. In our view, they are the most sensible way to take advantage of the XR10's mechanical iris capabilities without having to fully redo its calibration.

Brightness and contrast :

Hisense states a maximum light output of 6,000 lumens for the XR10, as well as a contrast ratio reaching up to 60,000:1. These two figures should, however, be distinguished from the performance actually usable in a configuration that respects video standards.

After calibration, with laser power set to 10 and the iris disabled, we measured 357.46 cd/m² on our 100-inch, gain-1 white screen, equivalent to an estimated light output of 3,096 lumens. The XR10 therefore delivers only about 52% of the stated 6,000 lumens when set to produce accurate colors.

Hisense XR10
Hisense XR10 impact de l'iris sur la luminosité, le contraste et les couleurs

The projector does offer a boost level to increase its light output, but its practical value proves very limited. Enabling it introduces a green tint pronounced enough to make the image incompatible with faithful home-cinema use. Hisense also displays a warning in its own menus recommending against sustaining this mode for too long, to avoid risking damage to the device. The 6,000 lumens therefore represent a maximum value obtained under a particular configuration, but certainly not the useful brightness available to a user concerned with respecting the colors of the content being displayed.

With 3,096 lumens after calibration, the XR10 nonetheless remains a bright projector. This figure allows it to light up large screen sizes without sacrificing color accuracy, but it also places its real-world performance behind that of the XGIMI Titan Noir Max under comparable conditions.

More debatable, however, is the messaging around the stated 60,000:1 contrast ratio. Our measurements clearly show this to be a dynamic figure obtained under extremely favorable conditions combining the mechanical iris, laser power modulation, and software processing. The actually usable native contrast after calibration stands at 1,277:1 with the iris disabled and can reach 3,502:1 with the iris strongly closed, at the cost of a significant loss of brightness. The XR10 does improve noticeably when using its dynamic iris, but remains rather far from the performance its spec sheet might suggest.

It is possible to obtain extremely high FOFO contrast values, but these have no relevance to real-world home cinema usage. Indeed, if the measurement duration is extended to 5 seconds, the XR10 activates its dimming on a 00 IRE black test pattern and literally cuts off the light source, resulting in a completely black image as if the projector were turned off.

Finally, the XR10 offers two software-based image processing features designed to enhance perceived contrast: Adaptive Contrast and Scenario Enhancement. The former operates rather subtly on intra-image dynamics by slightly optimizing luminance distribution, while the latter adopts a much more aggressive approach by simultaneously adjusting brightness and black levels according to the displayed content.

Our measurements show that the various Adaptive Contrast settings have only a limited impact on the projector's intrinsic performance. Peak luminance remains virtually unchanged (352 cd/m² versus 357 cd/m² on our calibrated reference image), while contrast increases only modestly from 1,277:1 to 1,338:1 at its highest setting. Its effect therefore remains relatively restrained and is best regarded as a comfort adjustment rather than a significant performance enhancement.

Hisense XR10
Hisense XR10 Contraste Dynamique

Scenario Enhancement, on the other hand, proves far more interesting. Its Low setting already provides a slight improvement in contrast (1,386:1) without any meaningful sacrifice in brightness. The High setting alters the XR10's behavior much more dramatically, reducing black levels from 0.28 cd/m² to just 0.07 cd/m² and increasing sequential contrast to 4,123:1more than three times the value measured on our calibrated reference image. This improvement naturally comes at the expense of peak luminance, which drops from 357 cd/m² to 269 cd/m². Even so, the projector still delivers more than 2,300 useful lumens, a light output that remains more than sufficient for very large screen sizes.

It should, of course, be emphasized that this is not the XR10's native contrast performance but rather the result of dynamic software-based processing. Nevertheless, its effectiveness deserves to be highlighted.

My subjective opinion

There always comes a moment in a review where test patterns and graphs have to give way to actual films. Instruments allow us to precisely quantify brightness, contrast, color accuracy, or level of detail, but only an extended viewing session can reveal how these various qualities actually come together in practice.

The XR10 arrives at this stage with a rather particular set of measurements. Its useful brightness falls short of the 6,000 lumens claimed by Hisense, but remains considerable, at around 3,100 lumens after calibration in SDR and up to 4,300 lumens in Filmmaker HDR mode. Its contrast without the iris appears more ordinary, but the iris's presence allows the projector's behavior to be tailored much more precisely to screen size and viewing environment. Add to this a color accuracy that is very largely tunable, precise optics, and a Dynamic Tone Mapping system tasked with distributing this substantial light reserve.

The cave confrontation scene between the two brothers in Predator: Badlands serves as a first particularly demanding test. It combines very low luminance levels, extensive shadow areas, dark materials, and several point light sources capable of quickly putting a projector in trouble. On our white screen, the XR10 effectively preserves the scene's legibility. Details in the rock walls, costumes, and faces remain discernible without artificially raising the image's lowest levels.

The substantial light output available doesn't, however, turn blacks into uniform grayish masses as long as the iris is properly used. Image depth naturally depends on the setting chosen, but the XR10 has enough headroom to reduce its output while still keeping a dynamic range superior to that of many less-bright Lifestyle projectors. Light sources within the scene stand out with more intensity while shadows retain their structure, without any impression of overly crushed blacks.

The opening of Alien: Romulus, in which the Weyland-Yutani vessel searches for the wreck of the Nostromo, extends this observation in an even more extreme register. The vast dark expanses of space, the ship's lighting, interfaces, and metallic elements require the projector to simultaneously maintain a sufficiently dense background and clearly differentiated lights.

Hisense XR10
Alien Romulus

The precision of the optics is also noticeable on metallic structures, inscriptions, and the finest details of the equipment, reproduced without colored fringing or visible softening.

This sequence nevertheless reminds us that the XR10 doesn't achieve absolute black when the iris is fully open. The automatic Cinema 1 mode is an interesting compromise in this respect, as it noticeably reduces black level while still preserving a high light reserve. The second Cinema mode digs even deeper into dark scenes, but its much larger reduction in output won't be necessary on every screen size.

Dune: Part Two then shifts the evaluation toward color and texture reproduction. The sequences shot in the Fremen caves combine complex skin tones, reduced lighting, and the famous blue eyes, whose saturation can quickly become artificial on a triple-laser projector using its native color space without any control.

Once properly configured, the XR10 renders skin tones with a lot of naturalness. Faces retain their intermediate nuances without excessive red or blue dominance, while the various skin textures remain visible despite the low ambient light in the scenes.

The color richness of the TriChroma engine finds here a much more relevant outlet than in the oversaturated factory modes. When the gamut is properly constrained, the available range is no longer used to exaggerate every color, but rather to preserve the most saturated nuances present in the master. Sandy tones, browns, the slightly tinted blacks of the costumes, and the subtle variations of the underground lighting are all reproduced without any one of these components artificially taking over.

The overall precision of the image is also one of the most immediately visible differences with the XR10. The costume textures, facial details, grains of sand, and the many backgrounds in Dune: Part Two fully benefit from the pairing of the 0.47-inch SST DMD chip with the glass optics. The image retains a sharp character without resorting to excessive artificial edge enhancement.

The viewing experience is finally rounded out by the built-in Devialet audio system. Its fuller, more solid bass and better-structured sound than other Lifestyle audio solutions tested in our room reinforces the overall coherence of the package. On the busiest passages of Predator: Badlands or Dune: Part Two, it delivers an unusual foundation for a built-in system, while the more restrained atmospheres of Alien: Romulus retain good intelligibility and a believable sense of spatialization.

Conclusion

With the XR10, Hisense has undeniably delivered a particularly well-equipped Lifestyle projector. Its triple-laser RGB light engine, its new SST DMD chip, its Devialet audio system, and its motorized optical assembly with zoom and wide-range lens shift are all strong points in its favor.

Once calibrated, it delivers a particularly precise, natural image. The speckle reduction promised by Hisense also lives up to expectations, including on the technical screens we typically use for our tests. On this point, it outperforms its main competitor.

That said, it isn't without flaws. Its actually usable brightness with accurate colors remains noticeably below the 6,000 lumens claimed by the manufacturer and stays slightly behind the XGIMI Titan Noir Max. Its native contrast without the iris also appears lower than that offered by its direct competitor, even though the presence of a mechanical iris significantly narrows this gap in practice. I also regret the sometimes unpredictable behavior of its cooling fans, which can occasionally spin up for no apparent reason during a viewing session.

Finally, there's the question of price. Sold for €5,999 in France at the time of writing this test, the XR10 is nonetheless offered for only €4,699 in a neighboring country. A price gap that's hard to justify and that undeniably hurts its positioning against particularly aggressive competition in this segment.

A l'affiche

In the end, the Hisense XR10 is an excellent premium Lifestyle projector that will appeal to fans of spectacular images and video-calibration enthusiasts alike. While it doesn't quite manage to dethrone the XGIMI Titan Noir Max, particularly in terms of usable brightness and native contrast, it counters with particularly solid arguments: exemplary speckle management, extensive adjustment options, and remarkable overall versatility.


2 Commentaire(s)

  1. dm27 dit :

    Pas évident de conclure pour cet atypique ( dans la forme et le fond ) Hisense XR10.
    Il faut saluer sa qualité au niveau calibration dans ses modes spécifiques, mais force aussi de reconnaître que son contraste est perfectible avec pourtant un IRIS et la nouvelle DMD SST.
    Il faudrait noter les firmwares dans tes tests, car tous ces nouveaux videoprojecteurs évoluent beaucoup au fil des mises à jour. En état, on va dire que c’est mitigé, avec pourtant une sortie en chine qui aurait pu déjà anticiper les évolutions. Comme tu le dis en conclusion, à ce prix, la concurrence est là et bel et bien là …

    1. GregW dit :

      Bonjour dm27,

      Mon XR10 de test était à jour avec le firmware : V01.09.09V.Q0317.

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