Test LEICA Ciné compact 1

Leica développe une gamme complète de vidéoprojecteurs triple laser en s'appuyant sur un partenariat industriel avec Hisense. Cette stratégie lui permet de proposer aussi bien des modèles à ultra courte focale, regroupés sous l'appellation Leica Cine, que des vidéoprojecteurs Lifestyle plus compacts comme les Leica Cine Play et désormais Leica Cine Compact 1. Si l'architecture matérielle est clairement issue des plateformes développées par le constructeur chinois, Leica apporte sa propre valeur ajoutée par son traitement d'image, mais surtout par son savoir-faire optique, un domaine dans lequel la marque allemande bénéficie d'une réputation construite depuis plus d'un siècle dans l'univers de la photographie.

Jusqu'à présent, je dois reconnaître que les modèles à ultra courte focale de Leica ne m'ont jamais totalement convaincu. Comme les premiers Laser TV Hisense dont ils dérivent, ils imposent une taille d'image figée, offrent peu de latitude d'installation et s'affichent à des tarifs très élevés. À mes yeux, leur rapport performances prix demeure difficile à justifier face à une concurrence devenue beaucoup plus agressive sur ce segment.

Mon avis est en revanche beaucoup plus enthousiaste concernant les modèles Lifestyle de la marque. Le Leica Cine Play, que j'avais testé sur Mondoprojos, m'avait laissé une excellente impression. Certes, il reposait déjà sur une base matérielle développée par Hisense, mais l'apport de Leica se ressentait immédiatement à l'image. L'optique conçue par le fabricant allemand apportait un niveau de finesse et de naturel rarement rencontré dans cette catégorie de produits, confirmant que l'expertise acquise par Leica dans le domaine photographique ne relevait pas uniquement du prestige de la marque.

Avec le Leica Cine Compact 1, beaucoup auront immédiatement reconnu un air de famille avec le Hisense M2 Pro, déjà testé sur Mondoprojos. Les deux appareils partagent en effet une architecture très proche et une bonne partie de leur plateforme technique. La différence se situe principalement du côté de l'optique Leica, mais aussi du positionnement tarifaire. Là où le Hisense M2 Pro est actuellement proposé aux alentours de 1 190 €, le Leica Cine Compact 1 réclame près de 500 € supplémentaires.

La question est donc la même que lors du test du Cine Play : l'optique Leica suffit-elle, à elle seule, à justifier cet écart de prix ? Si l'on se fie aux excellents souvenirs laissés par son grand frère, la réponse pourrait bien être positive. Il faut maintenant vérifier si cette promesse résiste à l'épreuve de nos mesures instrumentales et de plusieurs heures de visionnage.

Leica Ciné compact 1
Leica Ciné compact 1 et accessoires

De quoi s'agit-il ?

Avec le Cine Compact 1, Leica poursuit l'extension de sa gamme de vidéoprojecteurs domestiques en proposant un modèle Lifestyle plus compact et plus accessible que le Cine Play, sans pour autant renoncer aux ingrédients qui ont fait le succès de ce dernier. Fidèle à la stratégie adoptée depuis son arrivée sur le marché de la vidéoprojection, le constructeur allemand s'appuie une nouvelle fois sur une plateforme développée par Hisense, mais y associe sa propre chaîne optique ainsi que ses traitements d'image propriétaires afin de proposer une restitution fidèle à l'exigence de qualité qui caractérise la marque depuis plus d'un siècle dans le domaine de la photographie.

Il reprend ainsi une architecture technique désormais bien connue. Il s'appuie sur une puce DLP DMD de 0,47 pouce associée à une source lumineuse RGB triple laser permettant d'afficher une image UHD 4K par wobulation XPR. Leica annonce une luminosité maximale de 1 700 lumens ANSI ainsi qu'un contraste natif de 1 500:1, des caractéristiques qui le placent sous le Cine Play.

Xgimi Elfin Flip 4K
XPR Shifting

Comme sur les autres modèles de la gamme, l'accent est mis sur la qualité de l'image avant la recherche de performances spectaculaires. La marque annonce ainsi une couverture intégrale du BT.2020, rendue possible par la source lumineuse RGB triple laser, ainsi qu'une compatibilité avec l'ensemble des principaux formats HDR actuels : HDR10, HDR10+, HLG et Dolby Vision.

L'un des principaux arguments avancés par Leica tient à son objectif Summicron. Alors que la plateforme électronique provient directement de son partenaire chinois, la marque allemande met en avant son expertise historique dans la conception d'optiques à haute résolution afin d'obtenir une image plus homogène, plus définie et mieux maîtrisée jusqu'aux bords de l'écran. Cet objectif est associé à un zoom optique 1,3x. Contrairement à un zoom numérique qui réduit mécaniquement la définition effective de l'image, cette solution permet d'adapter la taille de projection sans perte de résolution, tout en offrant davantage de souplesse lors de l'installation. L'ensemble est complété par le traitement propriétaire Leica Image Optimization (LIO™), chargé d'optimiser la netteté, le contraste local et la restitution des couleurs.

Le Cine Compact 1 a également été pensé pour une utilisation quotidienne. Son support intégré autorise une rotation sur 360°, permettant aussi bien une projection classique face à un écran qu'une utilisation dirigée vers un mur ou un plafond. La mise en service est largement automatisée grâce à la mise au point automatique, la correction trapézoïdale, l'ajustement automatique de l'image, l'évitement des obstacles et l'adaptation à la surface de projection. Leica annonce une taille d'image comprise entre 60 et 220 pouces, de quoi couvrir aussi bien un usage nomade qu'une installation home cinéma à part entière.

La partie connectée est confiée au système VIDAA, déjà éprouvé sur les téléviseurs et vidéoprojecteurs Hisense. La restitution sonore repose sur un système stéréo compatible Dolby Audio et DTS Virtual:X, destiné à permettre une utilisation autonome sans recourir systématiquement à une barre de son ou à un amplificateur externe.

Examen et description de l'appareil

Dès le premier regard, le Leica Cine Compact 1 affirme une identité visuelle qui lui est propre. Bien qu'il partage une grande partie de son architecture avec le Hisense M2 Pro, Leica ne s'est pas contenté d'apposer son logo sur un châssis existant. La face avant adopte une élégante surface en verre noir brillant. Cette façade réfléchissante contraste avec le corps de l'appareil, entièrement réalisé en aluminium gris, et confère au Cine Compact 1 une présentatio haut de gamme. L'ensemble inspire immédiatement confiance, tant par la qualité des matériaux employés que par le soin apporté aux finitions.

Leica Ciné compact 1
Leica Ciné compact 1

Le Leica Cine Compact 1 conserve néanmoins une vocation nomade grâce à des dimensions très compactes de 209 × 226 × 193 mm (largeur × hauteur × profondeur) pour un poids de 4,4 kg. Ces caractéristiques permettent de le déplacer facilement d'une pièce à l'autre tout en conservant une excellente stabilité une fois installé.

Le constructeur accompagne d'ailleurs son vidéoprojecteur d'une valise de transport rigide en polypropylène expansé (EPP). Solide tout en restant légère, elle épouse parfaitement les formes du projecteur et de ses accessoires afin de les protéger efficacement contre les chocs durant le transport.

LEICA Ciné compact 1
Valise de transport LEICA Ciné compact 1

Le Leica Cine Compact 1 dispose d'un rapport de projection variable de 1,0:1 à 1,3:1. À titre d'exemple, pour obtenir une image de 100 pouces de diagonale (2,21 m de base pour 1,25 m de hauteur), le recul nécessaire varie entre 2,21 m et 2,88 m selon la position du zoom optique.

La connectique est regroupée à l'arrière du projecteur. Elle comprend une unique entrée HDMI 2.1 compatible eARC, destinée à accueillir la source principale, qu'il s'agisse d'une console de jeux, d'un lecteur Blu-ray Ultra HD ou d'un boîtier multimédia. Cette entrée accepte les signaux 4K jusqu'à 60 Hz, mais également des flux Full HD jusqu'à 120 Hz, voire 240 Hz, tout en assurant le retour audio vers une barre de son ou un amplificateur compatible grâce à la fonction eARC. Un port USB-A 3.0 permet de connecter une clé USB ou un disque dur afin de lire directement vidéos, musiques et photographies via le lecteur multimédia intégré à l'interface VIDAA.

Leica Ciné compact 1
Panneau de connectique Leica Ciné compact 1

Pour les liaisons sans fil, le Cine Compact 1 prend en charge le Wi-Fi 6 sur les bandes 2,4 GHz et 5 GHz, le Bluetooth 5.4, Apple AirPlay ainsi que HomeKit selon l'écosystème utilisé. Il devient ainsi très simple de diffuser des contenus depuis un smartphone, une tablette ou un ordinateur, ou encore d'associer un casque ou une enceinte Bluetooth.

Enfin, Leica fournit une télécommande Bluetooth reprenant le design sobre de la marque. La liaison Bluetooth dispense de pointer le projecteur pour piloter les menus ou lancer une lecture. La qualité de fabrication est au rendez-vous, mais on regrettera l'absence de rétroéclairage des touches, une fonctionnalité pourtant très appréciable dans une salle de projection plongée dans l'obscurité et que certains concurrents proposent désormais de série.

LEICA Ciné compact 1
Télécommande LEICA Ciné compact 1

Examen de l'interface

Si le Leica Cine Compact 1 affiche une personnalité affirmée sur le plan esthétique, il suffit de l'allumer pour retrouver immédiatement ses origines. Toute la partie logicielle est directement héritée de l'écosystème Hisense et repose sur VIDAA U9, une interface que les lecteurs de Mondoprojos connaissent désormais parfaitement. Faut-il s'en plaindre ? Certainement pas. Sans chercher à révolutionner le genre, VIDAA continue de privilégier l'essentiel : une interface claire, très réactive et simple à prendre en main. La navigation dans les menus est fluide, les applications se lancent rapidement et l'ensemble procure une impression de maturité rarement prise en défaut au quotidien.

Leica Ciné compact 1
Menu accueil VIDAA

L'ensemble des principales plateformes de streaming est directement accessible sans nécessiter de boîtier externe. Netflix, Prime Video, YouTube, Disney+, Apple TV+, Canal+ et la plupart des services de vidéo à la demande sont installés d'origine. Ceux qui souhaitent se contenter du projecteur comme unique source audiovisuelle ne devraient donc rencontrer aucune limitation particulière.

Le lecteur multimédia intégré se montre tout aussi convaincant. Côté vidéo, il prend en charge les principaux codecs actuels, parmi lesquels H.264/AVC, H.265/HEVC et VP9, contenus dans les formats les plus courants tels que MKV, MP4, MOV ou TS. La compatibilité audio est tout aussi complète avec le support des formats AAC, MP3, WMA, FLAC, PCM, AC3 et E-AC3. Les photographies ne sont pas oubliées puisque les fichiers JPEG, PNG, BMP, GIF, WebP ou MPO sont lus sans difficulté depuis une clé USB ou un disque dur externe connecté au port USB-A 3.0.

Leica Ciné compact 1
Barre de menus

Comme sur les derniers vidéoprojecteurs Hisense, Leica met à disposition une panoplie complète de réglages destinés aux utilisateurs exigeants. Le menu image intègre un CMS complet permettant d'agir indépendamment sur la teinte, la saturation et la luminance des six couleurs primaires et secondaires. L'échelle de gris peut être corrigée sur 2 ou 20 points, tandis que plusieurs courbes de gamma sont proposées, notamment 2.2, 2.4 et BT.1886. Le choix de l'espace colorimétrique est également laissé à l'utilisateur avec des sélections dédiées au Rec.709, au DCI-P3 ainsi qu'au BT.2020. Une barre horizontale de raccourcis fait également son apparition afin d'accéder rapidement aux principaux réglages d'image sans quitter le programme en cours de lecture.

Leica Ciné compact 1
Menu image

Les modes d'image reprennent la logique désormais bien connue chez Leica/Hisense. En SDR, six profils sont disponibles : Standard, Filmmaker, Cinéma Jour, Cinéma Nuit, Dynamique et Sport. Les contenus HDR disposent de leurs propres déclinaisons (HDR Standard, HDR Filmmaker, HDR Cinéma...), tandis que le Dolby Vision bénéficie de trois profils distincts : Lumineux, Sombre et Personnalisé, chacun restant entièrement modifiable par l'utilisateur.

Leica Ciné compact 1
Menu paramètres avancés

La gestion de la source lumineuse offre une grande souplesse d'utilisation. La puissance du laser peut être ajustée manuellement sur une échelle de 1 à 10, permettant d'adapter précisément la luminosité à la taille de l'écran ou aux conditions d'obscurité de la pièce. Trois modes de puissance supplémentaires : Standard, Haut et Ultra sont également proposés afin de privilégier la luminosité maximale lorsque la fidélité colorimétrique n'est pas la priorité.

Le Leica Cine Compact 1 reprend également l'ensemble des traitements vidéo présents sur les derniers modèles Hisense. La fonction Amélioration du scénario agit comme un contraste dynamique logiciel avec deux approches distinctes. Le mode dynamique élevée adapte le contraste global en fonction du contenu affiché tandis que le mode Amélioration des noirs cherche à renforcer la profondeur des scènes sombres tout en limitant l'écrêtage des hautes lumières. Les options de Contraste adaptatif complètent cet arsenal en modulant plus finement le rendu de l'image.

La gestion du HDR repose sur un Dynamic Tone Mapping (DTM) intégré, chargé d'adapter dynamiquement la courbe PQ afin de préserver autant que possible les détails dans les hautes lumières comme dans les basses lumières. Pour les réfractaires au judder, une fonction d'interpolation d'images MEMC est également disponible avec plusieurs niveaux d'intensité, chacun pouvant être activé ou désactivé selon le type de contenu et les préférences de l'utilisateur.

Enfin, Leica n'oublie pas les joueurs. Le Cine Compact 1 accepte les signaux 4K jusqu'à 60 Hz, mais également le 1080p jusqu'à 120 Hz sur les consoles de dernière génération. Les utilisateurs PC pourront même exploiter un affichage Full HD à 240 Hz.

VERDICT TECHNIQUE

Bruit de fonctionnement et qualité du système sonore intégré :

Le Leica Cine Compact 1 se montre globalement discret dans son fonctionnement, même si ses performances acoustiques ne rejoignent pas celles du JMGO N3 4K, qui demeure à ce jour notre référence sur ce critère.

Le bruit résiduel de notre salle de mesures s’établit à 33,8 dB, projecteur éteint. Après la mise sous tension du Leica et le réglage de la puissance laser sur son niveau maximal de 10, le sonomètre indique 35,1 dB. L’écart mesuré se limite donc à 1,3 dB dans nos conditions de test.

La ventilation demeure légèrement perceptible lors des passages les plus silencieux, mais elle ne produit ni composante aiguë réellement gênante ni variation soudaine de régime susceptible d’attirer régulièrement l’attention. Contrairement à certains projecteurs dont le refroidissement alterne entre plusieurs vitesses au cours d’une séance, le Cine Compact 1 conserve un comportement stable.

La partie sonore intégrée dispose d’une puissance suffisante pour remplir correctement une pièce d’environ 30 m². Les dialogues demeurent intelligibles et le niveau maximal permet d’accompagner une séance sans devoir systématiquement raccorder une barre de son ou un amplificateur externe.

La restitution manque toutefois de raffinement. Le rendu apparaît assez sec, avec une scène sonore qui peine à restituer précisément les ambiances et les différents plans d’un mixage complexe. Les basses fréquences manquent également d’assise, ce qui limite l’impact des bandes originales, des explosions et des effets les plus spectaculaires. Ce système conviendra pour une utilisation ponctuelle ou nomade, mais une installation audio dédiée apportera un gain sensible en dynamique, en précision et en profondeur.

Consommation électrique :

Avec la puissance du laser réglée sur 10, le Leica Cine Compact 1 consomme 82,1 W. Cette valeur s’avère très contenue pour un vidéoprojecteur 4K à source lumineuse RGB triple laser et contribue à limiter son dégagement thermique lors des longues séances.

Leica Ciné compact 1
Consommation électrique laser puissance 10

Piqué et définition d’image :

C’est sur le terrain du piqué que le Leica Cine Compact 1 commence à justifier la présence de son optique Leica. Pour l’évaluer, j’utilise d’abord ma mire 4K composée de lignes colorées entrecroisées. Ce motif se montre très exigeant : chaque trame doit demeurer parfaitement identifiable, sans fusion entre les différentes composantes, et être séparée de la suivante par un très fin liseré blanc. Dès que l’optique manque de résolution, que la mise au point est imparfaite ou que le traitement d’accentuation intervient trop vigoureusement, les lignes se confondent, les contours perdent leur rigueur et le liseré blanc disparaît partiellement.

Sur le Cine Compact 1, les différentes lignes colorées demeurent nettement séparées et le filet blanc qui les délimite reste visible. L’optique ne produit pas seulement une impression générale de définition : elle résout effectivement les structures les plus fines de la mire. Les croisements entre les trames ne se transforment pas en aplats colorés et les détails les plus ténus conservent leur individualité. Le résultat témoigne d’un excellent pouvoir séparateur, sans qu’il soit nécessaire de pousser artificiellement l’accentuation pour obtenir une image incisive.

Leica Ciné compact 1
Restitution mire 4K lignes entrecroisées Leica Cine compact 1

Cette acuité se maintient également en dehors du centre de l’image. Il ne suffit pas qu’un objectif soit performant dans sa zone centrale : sur un vidéoprojecteur, il doit conserver une définition homogène sur l’ensemble de la surface projetée. Le Cine Compact 1 affiche ici une excellente régularité, avec une mise au point cohérente du centre jusqu’aux bords. Les angles ne présentent ni baisse de résolution ni aspect légèrement cotonneux, deux défauts encore rencontrés sur certaines optiques Lifestyle plus ordinaires.

Les structures fines ne sont pas seulement présentes : elles conservent une modulation de contraste suffisante pour demeurer immédiatement lisibles. Cette qualité de transfert donne à l’image une sensation de relief et de finesse qui ne repose pas sur une accentuation électronique des contours. Je n’ai pas observé de doubles lignes blanches ou noires autour des objets, ni de halos artificiels caractéristiques d’un réglage d’accentuation excessif. Le piqué demeure ferme, mais naturel.

La seconde partie de mon évaluation repose sur la mire 4K Ladies de Burosch. Elle confirme l’excellente maîtrise des contours. Cette acuité ne s’accompagne pas d’un rendu dur ou artificiel : les transitions demeurent propres et les textures fines demeurent crédibles. C’est exactement sur ce type de contenu que l’apport de l’optique Leica devient perceptible.

Leica Ciné compact 1
Mire Burosch 4K

Je n’ai relevé aucune aberration chromatique visible. Ce défaut optique se manifeste habituellement par des franges rouges, vertes, bleues ou violettes le long des contours très contrastés, notamment sur les lignes blanches placées sur un fond sombre. Sur le Cine Compact 1, ces contours demeurent neutres, y compris en périphérie de l’image, là où les aberrations sont généralement les plus faciles à détecter.

Même constat concernant le laser fringe, cette frange colorée qui peut apparaître lorsque les trois composantes rouge, verte et bleue d’une source triple laser ne se superposent pas avec une rigueur suffisante. Elle se traduit alors par un léger décalage coloré sur les lignes blanches, les textes ou les motifs géométriques les plus fins. Ici, les trois primaires sont parfaitement alignées : les tracés blancs conservent leur neutralité et aucun liseré rouge, vert ou bleu ne vient parasiter les détails. Cette absence de franges contribue directement à l’acuité perçue et à la propreté générale de l’image.

Fluidité :

Sans interpolation d’images, le Leica Cine Compact 1 se montre moins convaincant sur les sources cinéma en 24p. Ce format, utilisé par la très grande majorité des films, ne contient que 24 images par seconde. Lors des mouvements lents de caméra, notamment pendant les travellings horizontaux ou verticaux, cet échantillonnage peut provoquer ce que l’on appelle du judder.

Le judder se manifeste par une progression irrégulière du mouvement : au lieu de glisser de façon parfaitement continue, le décor semble avancer par petites secousses successives. Le phénomène se remarque surtout sur les lignes verticales d’un bâtiment, les paysages traversant l’écran, les génériques défilants ou les panoramiques lents. Les objets ne deviennent pas réellement flous, mais leur déplacement paraît légèrement saccadé, avec une succession de micro-arrêts qui peut rapidement attirer l’œil lorsque l’on y est sensible.

Sur le Leica, cette saccade native du 24p me gêne suffisamment pour que je ne conserve pas l’interpolation désactivée. Pour obtenir un mouvement plus régulier, je dois sélectionner le niveau prédéfini « Homogène » de la compensation de mouvement. Ce réglage apporte la fluidification nécessaire aux travellings et rend les déplacements de caméra nettement plus confortables à suivre.

Le menu permet également de remplacer les profils prédéfinis par un réglage individuel. Dans ce cas, il faut pousser le curseur de compensation jusqu’au niveau 5 pour atteindre un résultat qui me paraît suffisamment fluide. En dessous, le judder demeure trop présent sur les séquences les plus exigeantes. À ce niveau, l’intervention du traitement devient clairement perceptible, mais elle demeure pour moi préférable aux saccades observées sans interpolation.

Input lag :

En mode Jeu, mais sans activer l’option Turbo DLP, je mesure un retard à l’affichage de 34,6 ms sur un signal UHD à 60 Hz. Cette valeur demeure exploitable pour les jeux d’aventure, de stratégie ou les titres solo peu exigeants en matière de réactivité, mais elle devient plus pénalisante dès que l’action demande des commandes rapides et précises.

Leica Ciné compact 1
Input lag mode jeu

L’input lag correspond au délai qui sépare l’action effectuée sur la manette, la souris ou le clavier de sa traduction visible à l’écran. À 60 Hz, une nouvelle image est affichée toutes les 16,7 ms. Un retard de 34,6 ms représente donc un peu plus de deux images de décalage entre la commande et son affichage. Le joueur peut alors ressentir une légère lourdeur dans les déplacements, la visée ou les changements brusques de direction.

Leica Ciné compact 1
Input lag mode boost DLP

Après activation du Turbo DLP dans le menu Image, la mesure tombe à 17,9 ms en UHD à 60 Hz. Ce mode raccourcit la chaîne de traitement vidéo en désactivant ou en limitant certaines opérations qui nécessitent la mise en mémoire de plusieurs images. Le délai est ainsi ramené à un peu plus d’une image à 60 Hz, ce qui améliore nettement la sensation de réponse aux commandes.

Cette réduction est essentielle pour le jeu en réseau. L’input lag du projecteur vient en effet s’ajouter à la latence de la manette, au temps de calcul de la console ou du PC et au ping de la connexion Internet. Dans un FPS compétitif, un jeu de combat ou un titre de course en ligne, quelques dizaines de millisecondes supplémentaires peuvent retarder un tir, une parade ou une correction de trajectoire. Le passage de 34,6 à 17,9 ms ne modifie pas la latence du réseau, mais il évite que l’affichage ajoute inutilement une seconde couche de retard. Pour jouer dans de bonnes conditions avec le Leica Cine Compact 1, l’activation du Turbo DLP apparaît donc indispensable.

Overscan :

Sur mon exemplaire du Leica Cine Compact 1, la fonction d’overscan était activée par défaut. Ce réglage agrandit légèrement l’image au-delà de la surface d’affichage et entraîne un cropping, c’est-à-dire la disparition d’une petite partie de ses contours. Les repères placés à l’extrême périphérie des mires ne sont alors plus entièrement visibles.

Leica Ciné compact 1
Mire d'overscan

Une fois cette fonction désactivée dans le menu Image, le projecteur restitue l’intégralité du signal sans aucun recadrage. Tous les pixels de la source sont affichés et les quatre bords de la mire demeurent parfaitement visibles. Pour préserver la définition complète d’une source UHD et éviter toute perte d’information, il faudra donc penser à contrôler ce réglage lors de la première installation.

Speckle :

Le speckle demeure l’un des défauts visuels les plus étroitement associés aux vidéoprojecteurs équipés d’une source RGB triple laser. Il se manifeste sous la forme d’une fine granulation scintillante, souvent comparée à une poussière lumineuse ou à une multitude de petits points qui semblent flotter à la surface de l’image. Le phénomène se remarque surtout dans les zones claires, uniformes.

Les vidéoprojecteurs triple laser sont plus exposés à ce problème parce qu’ils utilisent trois faisceaux laser très purs, un pour chacune des composantes rouge, verte et bleue. Contrairement à une source lumineuse plus large spectralement, telle qu’une lampe ou certaines solutions hybrides laser-phosphore, le laser émet sur une bande de longueurs d’onde extrêmement étroite et avec un haut niveau de cohérence. Lorsque cette lumière cohérente se réfléchit sur les microstructures de la toile puis se recombine au niveau de l’œil du spectateur, elle crée des interférences constructives et destructives. Certaines zones paraissent alors légèrement plus lumineuses, d’autres plus sombres, ce qui donne naissance à cette structure granuleuse caractéristique.

L’intensité du phénomène dépend de la conception du projecteur et des dispositifs de réduction du speckle employés par le fabricant, mais l’écran de projection joue lui aussi un rôle déterminant. Une toile à diffusion large, au comportement proche d’une surface lambertienne, répartit la lumière de manière relativement uniforme dans toutes les directions. Elle tend généralement à mieux casser la cohérence du faisceau et à rendre le speckle moins apparent. À l’inverse, une toile technique dotée d’une structure optique plus directive peut, selon sa conception, son gain et la nature de son revêtement, soit accentuer la granulation, soit au contraire la diffuser suffisamment pour la rendre moins visible. Deux écrans techniques annoncés avec des caractéristiques proches peuvent donc produire des résultats très différents face à un même vidéoprojecteur triple laser.

Fidèle à mon protocole habituel, j’ai évalué le Leica Cine Compact 1 avec la même séquence de référence que lors de mes précédents tests. Il s’agit d’un panorama urbain asiatique en définition 4K, filmé au coucher du soleil. La partie supérieure et centrale de l’image comporte une large zone de ciel orange, claire et relativement uniforme, traversée par la lumière du soleil et quelques nuages. Cette portion de l’image constitue un excellent révélateur : le speckle y apparaît beaucoup plus facilement que dans les parties sombres ou très détaillées du paysage urbain.

Leica Ciné compact 1
Ecran blanc

Le premier essai a été effectué sur mon écran blanc de référence à gain neutre. C’est avec cette toile que le résultat se montre le plus favorable. La granulation laser est bien contenue et ne saute pas immédiatement aux yeux lors d’un visionnage normal. En se concentrant sur la zone orange du ciel, on peut néanmoins distinguer une fine texture scintillante. Le Leica Cine Compact 1 ne parvient donc pas à éradiquer totalement le phénomène, mais il en limite suffisamment l’intensité pour qu’il demeure discret sur la majorité des contenus.

Leica Ciné compact 1
Ecran Celexon HC+

J’ai ensuite reproduit le même test sur deux toiles techniques, une Celexon et une Lumene. Ce type d’écran constitue généralement un test plus délicat pour une source RGB triple laser, car les traitements de surface destinés à améliorer le contraste perçu ou à rejeter la lumière ambiante peuvent modifier la manière dont les faisceaux laser sont réfléchis vers le spectateur.

Leica Ciné compact 1
Ecran Lumene Eden

Dans les deux cas, le speckle demeure perceptible sur la zone de ciel utilisée comme référence, mais son niveau demeure suffisamment faible pour ne pas constituer une gêne pendant le visionnage. Il faut savoir où regarder et se focaliser sur les aplats les plus lumineux pour le mettre clairement en évidence. Sur les visages, les textures naturelles, les bâtiments ou les scènes en mouvement, il se fait beaucoup plus facilement oublier.

La distance d’observation et la sensibilité individuelle interviennent également dans l’appréciation de ce défaut. Plus le spectateur se rapproche de l’écran, plus la structure granuleuse devient facile à identifier. Certaines personnes sont par ailleurs très sensibles à ces scintillements, tandis que d’autres peuvent regarder une même image sans jamais les remarquer. Dans mes conditions de test, le Cine Compact 1 présente donc bien le speckle inhérent à sa source triple laser.

Colorimétrie : conditions de mesure, analyse spectrale et couverture des espaces couleur

La rigueur de la méthodologie conditionne directement la fiabilité des conclusions colorimétriques. Cette exigence prend encore davantage d’importance avec un vidéoprojecteur RGB triple laser, dont les pics spectraux extrêmement étroits peuvent mettre en difficulté les instruments de mesure insuffisamment adaptés à ce type de source lumineuse.

Mes relevés sont réalisés avec un spectrophotomètre JETI 1501 Hi-Res, dont la résolution spectrale de 2 nm permet d’analyser avec précision les émissions très concentrées des trois lasers rouge, vert et bleu. Le JETI sert d’abord à établir un profil de correction propre au projecteur testé. Ce profil est ensuite appliqué à mon colorimètre Klein K10-A, beaucoup plus rapide pour effectuer les longues séries de mesures nécessaires à l’étude des niveaux de gris, des saturations, du ColorChecker et des différentes courbes de luminance. L’ensemble est piloté par Calman Professional.

Cette procédure permet de réduire les erreurs métamériques susceptibles d’apparaître lorsqu’un colorimètre mesure directement une source RGB laser sans avoir été préalablement caractérisé par un appareil spectral de référence. Deux projecteurs annoncés comme « triple laser » peuvent présenter des distributions spectrales sensiblement différentes ; un profil générique ne suffit donc pas pour garantir la précision des relevés.

Les deux sondes sont orientées vers mon écran blanc neutre à gain 1, et non directement vers l’objectif du projecteur. Cette configuration permet de mesurer la lumière réellement réfléchie par la toile, c’est-à-dire celle qui atteint les yeux du spectateur. Elle tient compte de l’ensemble de la chaîne de projection : la source lumineuse, le bloc optique et la réflexion sur l’écran. Le comportement lambertien de cette toile de référence assure une diffusion homogène, sans directivité marquée ni coloration susceptible de modifier artificiellement les résultats.

L’analyse spectrale confirme que le Leica Cine Compact 1 utilise une source RGB triple laser, sans roue au phosphore ni composante lumineuse large bande. Le graphique fait apparaître trois groupes d’émissions distincts et très étroits, correspondant aux trois primaires.

Leica Ciné compact 1
Analyse spectrale LEICA Cine compact

Le bleu est concentré autour de 465 nm, sous la forme d’un pic très étroit. La composante verte occupe une zone comprise approximativement entre 525 et 538 nm, avec plusieurs émissions rapprochées. La partie rouge se situe principalement entre 640 et 655 nm et constitue la composante la plus énergétique du spectre. Elle présente elle aussi plusieurs pics étroits, dont un principal très nettement dominant.

Cette succession de raies fines est typique d’une source laser pure. Elle se distingue immédiatement du spectre d’un projecteur laser-phosphore, qui présenterait une émission bleue étroite associée à une large bosse spectrale couvrant une grande partie du vert, du jaune et du rouge. Ici, chaque primaire est produite directement par son propre laser.

La forte pureté spectrale des trois composantes permet de positionner les primaires beaucoup plus loin dans le diagramme chromatique qu’avec une lampe, une LED ou une source laser-phosphore traditionnelle. Elle explique l’ampleur remarquable du gamut mesuré. Elle constitue également l’une des raisons pour lesquelles les projecteurs RGB triple laser sont plus sensibles au speckle : les longueurs d’onde sont très concentrées et conservent un niveau de cohérence élevé.

Couverture du Rec.709

Lorsque le projecteur est réglé sur l’espace Rec.709, Calman relève une couverture de :

Leica Ciné compact 1
Gamut rec.709

Le triangle mesuré épouse donc presque intégralement celui du Rec.709, sans toutefois atteindre une couverture parfaite. Cette petite différence ne permet pas, à elle seule, de juger la fidélité des couleurs : elle indique uniquement l’étendue maximale de l’espace reproductible dans cette configuration. La justesse des saturations intermédiaires et le positionnement réel des couleurs à l’intérieur du triangle seront étudiés séparément avec les relevés de saturation et le ColorChecker.

Couverture du DCI-P3

En sélectionnant l’espace DCI-P3, la couverture atteint :

Leica Ciné compact 1
Gamut DCI P3

Le Leica Cine Compact 1 couvre donc presque entièrement le gamut P3. Les écarts visibles se situent principalement aux extrémités des primaires, qui demeurent légèrement à l’intérieur des coordonnées de référence.

Couverture du BT.2020

C’est en sélectionnant le gamut BT.2020 que la source RGB laser exprime toute son amplitude. Les mesures atteignent :

Leica Ciné compact 1
Gamut BT.2020

Il s’agit d’une couverture très étendue pour un vidéoprojecteur domestique. Le triangle mesuré s’approche fortement des limites du BT.2020, même si les primaires verte et rouge ne rejoignent pas parfaitement les coordonnées théoriques de cet espace très vaste. Le bleu se positionne pour sa part très près de la cible.

Colorimétrie SDR :

Les mesures SDR ont été réalisées en sortie de boîte, avec la puissance laser réglée sur 10 pour les modes Cinéma Jour et Filmmaker, et sur 8 pour les modes Cinéma Nuit, Standard, Sport et Dynamique. Les résultats font apparaître deux comportements radicalement différents selon le préréglage sélectionné.

Leica Ciné compact 1
Mesures SDR sortie de boîte

Les modes Cinéma Jour, Cinéma Nuit et Filmmaker sont remarquablement bien ajustés d’origine. En Cinéma Jour, le DeltaE 2000 moyen atteint seulement 1,21 sur l’échelle de gris, 1,17 sur le ColorChecker et 1,25 sur les balayages de saturation. La couverture du Rec.709 s’établit à 97,6 %, avec une luminance maximale mesurée à 117,26 cd/m². L’équilibre RVB se confond presque avec la référence sur toute l’échelle de gris et la courbe de luminance suit très fidèlement la cible.

Le mode Cinéma Nuit est tout aussi convaincant. Avec un laser abaissé à 8, la luminance maximale descend logiquement à 91,15 cd/m², tandis que les erreurs demeurent très faibles : DeltaE moyen de 1,52 sur l’échelle de gris, de 1,25 sur le ColorChecker et de 1,19 sur les saturations. La couverture du Rec.709 atteint ici 97,9 %. Ce mode constitue donc une excellente base pour une utilisation dans une salle obscure, sans nécessiter de correction importante.

Le mode Filmmaker se place au même niveau qualitatif. J’ai relevé un DeltaE moyen de 1,66 sur l’échelle de gris, 1,21 sur le ColorChecker et 1,34 sur les saturations. Sa couverture du Rec.709 atteint 97,6 % et sa luminance maximale 113,17 cd/m². Une légère hausse du rouge apparaît aux environs de 80 % de stimulus, mais son amplitude est trop faible pour provoquer une dominante visible dans des conditions normales de visionnage.

Ces trois préréglages se maintiennent ainsi sous le seuil de perception habituellement retenu pour le DeltaE 2000. Les tons chair, les couleurs intermédiaires et les niveaux de gris sont reproduits avec une justesse inhabituelle pour un projecteur utilisé sans calibration. Le Leica Cine Compact 1 peut donc être exploité directement en SDR, en choisissant Cinéma Jour dans un environnement comportant un peu de lumière, Cinéma Nuit dans l’obscurité ou Filmmaker pour conserver une présentation très proche de la référence.

Le constat est nettement moins favorable avec les modes Standard, Sport et Dynamique. Le mode Standard affiche un DeltaE moyen de 12,53 sur l’échelle de gris, 9,74 sur le ColorChecker et 9,71 sur les saturations. Le mode Sport atteint respectivement 12,89, 10,89 et 11,22, tandis que le mode Dynamique monte jusqu’à 15,52 sur l’échelle de gris, 12,35 sur le ColorChecker et 13,25 sur les saturations.

Dans ces trois préréglages, le bleu devient progressivement excédentaire à mesure que le niveau de signal augmente. Le gamut est également laissé presque totalement ouvert, avec une surface équivalente à environ 176 % du Rec.709 en modes Standard et Sport, et jusqu’à 193,9 % en mode Dynamique. Il ne s’agit donc pas d’une couverture réellement utile du Rec.709, mais d’une sursaturation massive liée à l’exploitation du gamut natif de la source laser. Les couleurs deviennent artificiellement intenses, les carnations perdent leur naturel et les gris prennent une dominante froide. Ces modes apportent davantage d’impact visuel dans une pièce éclairée, mais ne peuvent pas être retenus pour une reproduction fidèle.

Gestion HDR :

Le passage en HDR10 révèle un potentiel colorimétrique considérable, mais également une gestion beaucoup moins rigoureuse qu’en SDR. Le mode HDR Nuit permet notamment de mesurer une couverture de 93,3 % du Rec.2020 en coordonnées xy. Cette valeur confirme l’étendue du gamut accessible avec la source lumineuse du Leica, mais un gamut très large ne garantit pas à lui seul la justesse des couleurs.

Les modes HDR Cinéma Jour, HDR Cinéma Nuit et HDR Filmmaker partagent un comportement assez proche. Leur luminance maximale se situe pratiquement au même niveau, avec 128,61 cd/m² en Cinéma Jour, 128,77 cd/m² en Cinéma Nuit et 129,11 cd/m² en Filmmaker.

Parmi eux, HDR Cinéma Jour obtient les meilleurs résultats sur l’échelle de gris, avec un DeltaE moyen de 3,42. Le ColorChecker demeure toutefois à 9,49 et les saturations à 12,38. Le mode HDR Cinéma Nuit affiche un DeltaE moyen de 4,13 sur l’échelle de gris, de 9,60 sur le ColorChecker et de 13,86 sur les saturations. Le mode HDR Filmmaker atteint respectivement 4,20, 9,69 et 13,95.

Les courbes RVB de ces trois modes demeurent globalement superposées, ce qui signifie que leur principal défaut n’est pas une forte dominante chromatique. Les erreurs proviennent surtout du suivi de luminance, lequel est intégré au calcul du DeltaE sur ces captures. Entre environ 30 et 55 % de stimulus, la luminance s’écarte nettement de la référence avant de retrouver un niveau plus conforme dans la partie supérieure du signal.

Le suivi de la courbe PQ met également en évidence un tone mapping assez agressif. La luminance mesurée progresse plus rapidement que la référence dans les basses et moyennes lumières, puis atteint son plateau dès environ 50 à 55 % du signal. Les hautes lumières sont ainsi comprimées plus tôt que prévu. Cette stratégie permet de conserver une image HDR globalement lumineuse, mais elle limite la gradation des éléments les plus brillants et peut réduire la lisibilité des détails contenus dans les pics lumineux.

La correction du seul point blanc ne suffirait donc pas à résoudre entièrement ces écarts. Le principal problème se situe dans le pilotage de la courbe PQ et dans la conversion des couleurs Rec.2020 vers les capacités réelles du projecteur.

Les modes HDR Standard et HDR Dynamique sont beaucoup moins recommandables. HDR Standard affiche un DeltaE moyen de 13,42 sur l’échelle de gris, 13,31 sur le ColorChecker et 17,30 sur les saturations. HDR Dynamique atteint un DeltaE de 14,48 sur l’échelle de gris, 11,96 sur le ColorChecker et 17,76 sur les saturations.

Dans ces deux modes, le bleu devient fortement dominant tandis que le rouge et le vert sont abaissés. Leur luminance maximale est en outre inférieure à celle des modes cinéma, avec 108,93 cd/m² en Standard et 107,52 cd/m² en Dynamique. Ils n’apportent donc ni davantage de précision ni davantage de luminosité utile. Leurs couleurs spectaculaires et leur température trop froide les destinent avant tout aux démonstrations en environnement éclairé.

Dolby Vision :

Le Dolby Vision apporte une amélioration très nette par rapport aux différents modes HDR10, mais uniquement avec le préréglage Dolby Vision Lumineux.

Dans ce mode, la luminance maximale atteint 129,40 cd/m². Le DeltaE moyen de l’échelle de gris descend à 1,74, avec un maximum de seulement 2,78. Le ColorChecker est également beaucoup mieux maîtrisé, avec un DeltaE moyen de 3,43. L’équilibre RVB demeure très proche de la référence, en dehors de quelques variations ponctuelles dans les basses et moyennes lumières.

Leica Ciné compact 1
Dolby Vision lumineux sortie de boîte laser 10

Le Dolby Vision Lumineux ne résout cependant pas totalement la reproduction des couleurs saturées. Le DeltaE moyen des balayages de saturation demeure élevé à 9,28, avec certaines erreurs maximales très importantes. La gestion dynamique améliore donc surtout l’échelle de gris, les teintes intermédiaires et la cohérence générale de l’image, mais elle ne corrige pas entièrement la conversion du très large gamut natif vers les couleurs effectivement attendues par le contenu.

Le mode Dolby Vision Sombre est paradoxalement beaucoup moins précis. Sa luminance maximale demeure pratiquement identique, à 128,94 cd/m² : il ne réduit donc pas réellement le pic lumineux. En revanche, il assombrit fortement les niveaux intermédiaires. Les trois composantes RVB chutent ensemble jusqu’à environ 80 % de leur niveau de référence autour de 50 % de stimulus, avant de remonter brutalement.

Leica Ciné compact 1
Mode dolby Vision sombre sortie de boîte

Cette modification entraîne un DeltaE moyen de 5,19 sur l’échelle de gris, avec un maximum de 14,63. Le ColorChecker se dégrade fortement, avec une moyenne de 13,10, tandis que les saturations se maintiennent à 9,35. Les erreurs ne proviennent pas principalement d’une dominante de couleur, puisque les trois composantes restent proches les unes des autres, mais d’un déficit important de luminance dans les tons moyens. L’image risque ainsi de paraître trop sombre et de perdre une partie de sa lisibilité dans les scènes peu éclairées.

Le mode Dolby Vision Lumineux représente donc le meilleur choix pour les contenus à métadonnées dynamiques. Il combine le niveau lumineux le plus élevé, la meilleure neutralité de l’échelle de gris et le ColorChecker le plus juste de tous les modes HDR mesurés. Le mode Sombre ne présente ici aucun avantage mesurable, puisque son pic lumineux demeure identique tout en dégradant fortement les niveaux intermédiaires.

Luminosité et contraste :

Leica annonce pour le Cine Compact 1 une luminosité de 1 700 lumens ainsi qu’un contraste natif de 1 500:1, cette dernière valeur étant donnée sans activation des traitements dynamiques « Amélioration du scénario » et « Contraste adaptatif ».

Dans ce domaine, la luminosité maximale obtenue à tout prix ne constitue cependant pas le critère le plus pertinent. Ce qui nous intéresse réellement est la quantité de lumière que le projecteur peut délivrer tout en conservant des couleurs justes, une température de couleur conforme et une courbe de luminance respectueuse du signal. Les modes Standard, Sport ou Dynamique, lorsqu’ils dérèglent fortement l’échelle de gris et les saturations, ne représentent donc pas la luminosité réellement exploitable dans le cadre d’une projection home-cinéma fidèle. Je retiens prioritairement les modes Cinéma, Filmmaker et la configuration obtenue après calibrage.

Sur mon écran blanc lambertien de gain 1 et de 100 pouces de diagonale, le mode Cinéma Jour atteint 117,26 cd/m², soit environ 1 016 lumens. Le mode Filmmaker délivre 113,17 cd/m², correspondant à 980 lumens. Ces deux préréglages ont été mesurés avec la puissance laser réglée sur 10 et offrent une excellente fidélité colorimétrique dès la sortie de boîte.

Le mode Cinéma Nuit atteint pour sa part 91,15 cd/m², soit environ 789 lumens, mais cette valeur ne peut pas être comparée directement aux deux précédentes puisque la puissance laser était volontairement abaissée à 8. Elle demeure néanmoins largement suffisante pour une projection dans l’obscurité sur une base de 100 pouces.

Après calibrage, sans aucun contraste dynamique, j’obtiens 119,78 cd/m², soit environ 1 037 lumens. Cette valeur constitue la meilleure représentation de la luminosité SDR réellement utilisable avec une image conforme aux références. Elle s’établit environ 39 % sous les 1 700 lumens annoncés par Leica. Cette comparaison doit toutefois rester indicative, les 1 700 lumens du constructeur et la conversion effectuée à partir de la luminance réfléchie par l’écran ne reposant pas nécessairement sur un protocole de mesure strictement identique.

Le comportement est légèrement plus favorable en HDR. Les modes HDR Cinéma Jour, Cinéma Nuit et Filmmaker fournissent respectivement environ 1 114, 1 115 et 1 118 lumens. Le Dolby Vision Lumineux atteint la valeur la plus élevée parmi les modes encore recommandables, avec approximativement 1 121 lumens. La luminosité fidèle maximale représente ainsi environ 66 % de la valeur annoncée par Leica.

Les modes HDR Standard et Dynamique ne permettent paradoxalement pas d’obtenir davantage de lumière. Ils se limitent respectivement à environ 943 et 931 lumens, tout en présentant une colorimétrie beaucoup moins exacte. Leur utilisation n’apporte donc aucun avantage, ni en matière de fidélité ni en matière de puissance lumineuse.

Dans la configuration SDR calibrée, le blanc est mesuré à 119,78 cd/m² et le noir est affiché par Calman à 0,10 cd/m². Le contraste séquentiel obtenu est donc estimé à 1 198:1

Cette valeur demeure inférieure au rapport natif de 1 500:1 annoncé par Leica.

Les modes SDR fidèles se situent dans la même zone :

  • Cinéma Jour : 1 173:1 ;
  • Cinéma Nuit : 1 139:1 ;
  • Filmmaker : 1 132:1 ;
  • après calibrage : 1 198:1.

Le contraste natif réellement exploitable avec des couleurs exactes se place donc approximativement entre 1 130:1 et 1 200.

En HDR, les modes Cinéma et Filmmaker atteignent environ 1 286:1 à 1 291:1, sur la base d’un noir affiché à 0,10 cd/m². Le Dolby Vision se situe également autour de 1 290:1. Ces résultats ne modifient pas fondamentalement le constat : le Cine Compact 1 offre un contraste natif correct pour cette technologie.

Impact des options de contraste dynamique :

Les traitements dynamiques ne procurent pratiquement aucun supplément de luminosité : la référence calibrée atteint 1 037 lumens, contre un maximum de 1 053 lumens avec « Amélioration du scénario » réglé sur Haut, soit un gain visuellement négligeable de 1,5 %. Leur intérêt réside donc dans l’abaissement du niveau de noir ou la redistribution de la luminance au sein de l’image. Parmi les deux solutions proposées par Leica, « Amélioration du scénario » est de loin la plus agressive.

En position Faible, la luminance maximale demeure pratiquement inchangée, passant de 119,78 à 119,94 cd/m², soit une progression insignifiante de 0,1 %. Le niveau de noir descend cependant de 0,10 à 0,08 cd/m². À partir de ces valeurs, le contraste séquentiel peut être estimé à environ 1 500:1, contre approximativement 1 200:1 sans traitement. Le gain se situe donc autour de 25 % sur la mire mesurée.

En position Haut, le blanc atteint 121,56 cd/m² et le niveau de noir descend à 0,07 cd/m². Le contraste séquentiel estimé approche alors 1 740:1, soit une progression d’environ 45 % par rapport à la référence calibrée. Le Cine Compact 1 dépasse ainsi légèrement les 1 500:1 annoncés par Leica, mais il ne s’agit plus de contraste natif puisque le traitement dynamique est actif.

Cette amélioration chiffrée s’accompagne malheureusement d’une dégradation importante de la fidélité de l’image. Sans traitement, le DeltaE 2000 moyen est limité à 1,13 sur l’échelle de gris, 1,14 sur le ColorChecker et 1,13 sur les balayages de saturation. Avec « Amélioration du scénario » réglé sur Faible, le DeltaE moyen de l’échelle de gris bondit à 7,63, tandis que le ColorChecker atteint 3,51 et les saturations 8,16.

La position Haut ne corrige pas le principal défaut. Le DeltaE moyen de l’échelle de gris progresse encore légèrement à 7,93 et le ColorChecker atteint 3,72. Les saturations sont mieux contenues qu’en position Faible, avec une moyenne de 3,28, mais l’équilibre général demeure très éloigné de la référence.

Les courbes RVB montrent clairement l’origine de ces écarts. Le rouge s’élève progressivement jusqu’à environ 106 ou 107 %, tandis que le bleu se maintient entre 102 et 104 % et que le vert demeure proche de 100 %. L’image prend donc une dominante rouge-magenta de plus en plus visible dans les niveaux intermédiaires et élevés. Le traitement ne se contente pas d’abaisser le niveau de noir : il modifie également l’équilibre colorimétrique de l’image.

L’option « Amélioration du scénario » procure ainsi le gain de contraste séquentiel le plus important, mais au prix d’une altération trop marquée de l’échelle de gris et des couleurs. Le réglage Haut peut approcher 1 740:1 sur la mire, mais cet avantage ne compense pas une erreur moyenne de près de 8 sur les niveaux de gris. Ce traitement peut produire une image subjectivement plus spectaculaire, mais il ne doit pas être conservé lorsque la fidélité au signal constitue la priorité.

« Contraste adaptatif » se montre beaucoup plus respectueux de la calibration. En position Faible, Moyen ou Haut, la luminosité se maintient entre 1 037 et 1 044 lumens, tandis que le niveau de noir affiché demeure à 0,10 cd/m². Le contraste séquentiel demeure ainsi voisin de 1 200:1.

Son action porte davantage sur le contraste intra-image et sur l’ajustement local des niveaux que sur le rapport entre une mire noire et une mire blanche. Surtout, il préserve parfaitement la colorimétrie. Avec le réglage Moyen, le DeltaE moyen descend à 0,80 sur l’échelle de gris et à 0,97 sur le ColorChecker. Le réglage Haut produit pratiquement les mêmes résultats.

Le réglage Contraste adaptatif Moyen constitue donc le choix le plus cohérent : il permet de renforcer modérément le contraste perçu sans modifier la luminosité utile, la balance RVB ou la justesse des couleurs. « Amélioration du scénario » produit un noir plus profond et un contraste séquentiel supérieur, mais son intervention sur l’échelle de gris est trop importante pour une utilisation orientée home-cinéma fidèle.

Mon avis subjectif

Les mesures permettent de caractériser rigoureusement le Leica Cine Compact 1, mais elles ne remplacent évidemment pas l’observation d’extraits réels. Pour cette évaluation subjective, j’ai retenu plusieurs séquences très révélatrices de sa capacité à reproduire les scènes sombres, les nuances colorées et les détails les plus fins de l’image.

Le début d’Alien: Romulus, avec la recherche du Nostromo dans l’obscurité de l’espace, constitue un excellent révélateur des performances de contraste. Les structures métalliques se détachent correctement du fond spatial et les petites sources lumineuses conservent suffisamment d’intensité pour donner du relief à l’image. Le contraste demeure crédible et permet à la séquence de conserver son atmosphère inquiétante, sans transformer les zones sombres en masses totalement bouchées.

Leica Ciné compact 1
Alien Romulus

Le Cine Compact 1 ne délivre toutefois pas les noirs les plus profonds actuellement accessibles en vidéoprojection. Dans les plans les plus obscurs, le fond de l’espace conserve une légère élévation lumineuse et ne possède pas la densité offerte par les meilleurs projecteurs du marché dans ce domaine. Cette limite demeure perceptible, mais elle n’empêche pas la scène de fonctionner, notamment parce que le projecteur préserve correctement les détails situés juste au-dessus du noir. Les éléments de la structure, les reflets métalliques et les faibles éclairages demeurent lisibles sans que l’image paraisse artificiellement éclaircie.

Leica Ciné compact 1
Alien Romulus

Lorsque l’héroïne et son frère synthétique arrivent dans le campement des jeunes, le Leica met davantage en avant ses qualités principales. La force des couleurs est doublée d’un piqué de très haut niveau. Les visages, les vêtements, les accessoires et les différentes surfaces du décor bénéficient d’une finesse remarquable. Les textures métalliques et les détails de construction du campement apparaissent avec une excellente définition, sans qu’il soit nécessaire de renforcer artificiellement les contours. Le Leica livre une image très détaillée tout en conservant une restitution naturelle, dépourvue de halos ou d’accentuation vidéo excessive.

Leica Ciné compact 1
Alien Romulus

La scène de cérémonie des Harkonnens dans Dune : Deuxième Partie, après leur victoire sur les Atréides, confirme ce comportement. La mise en scène, dominée par des silhouettes sombres, une architecture monumentale et des contrastes très appuyés, sollicite fortement la capacité du projecteur à séparer les différents niveaux de lumière. Ici encore, le noir n’atteint pas la profondeur des références absolues du marché, mais le contraste demeure suffisamment solide pour restituer la puissance visuelle de la séquence.

Leica Ciné compact 1
Dune 2

Les personnages se détachent correctement de l’environnement et les gradations présentes dans les costumes et les décors restent perceptibles. Le piqué constitue une nouvelle fois l’un des points forts les plus évidents. Les visages, les costumes cérémoniels, les structures architecturales et les rangées de personnages conservent une quantité de détails considérable. Les plans larges profitent pleinement de cette définition, avec une excellente lisibilité des arrière-plans et une séparation très nette des différents éléments de la composition.

La discussion entre les deux frères à bord du vaisseau spatial dans Predator: Badlands, avant l’arrivée de leur père, constitue enfin un régal pour apprécier les couleurs et la définition de l’image. Les éclairages du vaisseau, les différentes teintes des équipements et les nuances présentes sur les personnages sont reproduits avec beaucoup de richesse, mais sans saturation artificielle.

Leica Ciné compact 1
Predator Badlands

La finesse des textures se révèle spectaculaire. Les détails des visages, des costumes, des armures et des surfaces internes du vaisseau sont reproduits avec une définition remarquable. Les matériaux conservent chacun leur aspect propre, qu’il s’agisse du métal, des tissus ou des éléments plus organiques. Même dans les plans rapprochés, l’image demeure propre et rigoureuse sans devenir dure.

Sur cet extrait, l’association entre la richesse chromatique et l’excellence du piqué produit une image très démonstrative.

Conclusion

Le Leica Cine Compact 1 obtient une note globale de 4/5. Il ne décroche pas la note maximale, car son contraste natif, bien que crédible et suffisant pour préserver la cohérence des scènes nocturnes, ne lui permet pas d’intégrer le cercle fermé des meilleurs projecteurs DLP lifestyle dans ce domaine. Il faut toutefois replacer cette réserve dans son contexte : les modèles capables d’offrir des noirs sensiblement plus denses et un contraste plus démonstratif sont généralement commercialisés à plus de 2 500 €.

Au-delà de cette réserve, ce petit phénomène accumule les qualités. Son piqué figure parmi ses arguments les plus convaincants, avec une image fine, détaillée et nette sans artifice, sans devoir recourir à une accentuation artificielle excessive. Sa colorimétrie constitue une autre excellente surprise : les modes Cinéma et Filmmaker délivrent, dès la sortie de boîte, une justesse remarquable qui permet de profiter immédiatement d’une image fidèle, sans imposer le passage par un calibrage professionnel.

La qualité particulière de son bloc optique lui permet également de se démarquer de ses deux concurrents directs récemment testés sur Mondoprojos.fr : le JMGO N3 4K, commercialisé à 1 090 €, et le Hisense M2 Pro, proposé à 1 190 €. Ces deux appareils sont moins chers que le Leica, mais ils ne disposent pas d’une optique offrant la même sensation de finesse, d’homogénéité et de définition sur l’ensemble de l’image. Cette différence ne se résume pas à un simple renforcement électronique des contours : elle se perçoit dans la finesse des textures, la lisibilité des arrière-plans et la stabilité du piqué jusque dans les zones périphériques.

Le Cine Compact 1 se montre par ailleurs très discret en fonctionnement et délivre une luminosité convaincante au regard de son gabarit réduit. Il conserve suffisamment de puissance lumineuse dans ses modes les plus justes, ce qui est bien plus pertinent qu’un chiffre maximal obtenu avec une image froide, déséquilibrée ou artificiellement saturée.

Lorsque l’on apprécie la projection DLP, ce que l’on recherche avant tout, c’est cette sensation de découpe, de finesse et d’acuité qui donne à chaque texture, chaque visage et chaque élément du décor une présence singulière. Les technologies LCD, SXRD ou D-ILA peuvent proposer d’autres avantages, notamment dans le domaine du noir et du contraste, mais elles ne procurent pas toujours cette même sensation de définition intrinsèque propre à une puce DMD bien exploitée et associée à une optique de qualité.

Avec le Cine Compact 1, Leica réunit justement cette acuité typique du DLP, une optique de haut niveau et la richesse chromatique d’une source triple laser. Le résultat possède une identité visuelle immédiatement reconnaissable : une image propre, lumineuse, extrêmement détaillée et remarquablement juste dans ses meilleurs modes. Malgré un contraste qui ne constitue pas la nouvelle référence de sa catégorie et un tarif supérieur à celui de ses deux principaux concurrents, le Leica Cine Compact 1 séduira sans difficulté les amateurs de projection DLP ainsi que tous ceux qui recherchent l’association d’une puce DMD, d’une source triple laser et d’une optique capable d’en révéler toute la finesse.

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ENGLISH VERSION

REVIEW LEICA CINE COMPACT 1

Leica is developing a comprehensive range of triple-laser projectors through an industrial partnership with Hisense. This strategy allows it to offer both ultra-short-throw models grouped under the Leica Cine name and more compact lifestyle projectors such as the Leica Cine Play and, now, the Leica Cine Compact 1. Although the hardware architecture clearly originates from platforms developed by the Chinese manufacturer, Leica adds its own value through image processing and, above all, its optical expertise, an area in which the German brand has built a reputation spanning more than a century in photography.

So far, I have to admit that Leica's ultra-short-throw models have never entirely convinced me. Like the first Hisense Laser TVs from which they are derived, they impose a fixed image size, offer little installation flexibility, and carry very high prices. In my view, their price-to-performance ratio remains difficult to justify against increasingly aggressive competition in this segment.

I am much more enthusiastic about the brand's lifestyle models. The Leica Cine Play, which I reviewed on Mondoprojos, left an excellent impression. It was already based on hardware developed by Hisense, but Leica's contribution was immediately visible on screen. The optics designed by the German manufacturer delivered a level of finesse and naturalness rarely encountered in this product category, confirming that Leica's expertise in photography amounts to far more than brand prestige alone.

With the Leica Cine Compact 1, many readers will immediately recognize a family resemblance to the Hisense M2 Pro, which I have already reviewed on Mondoprojos. The two devices share a very similar architecture and much of the same technical platform. The main difference lies in the Leica optics, as well as in pricing. While the Hisense M2 Pro currently sells for around €1,190, the Leica Cine Compact 1 costs almost €500 more.

The question is therefore the same as it was with the Cine Play: are the Leica optics alone enough to justify this price difference? Judging by the excellent memories left by its larger sibling, the answer may well be yes. We now need to determine whether that promise survives instrumental testing and several hours of viewing.

Leica Ciné compact 1
Leica Ciné compact 1 et accessoires

What is it ?

With the Cine Compact 1, Leica is continuing to expand its home projector range by offering a lifestyle model that is more compact and more affordable than the Cine Play, without abandoning the ingredients that made the latter successful. In keeping with the strategy adopted since entering the projection market, the German manufacturer once again relies on a platform developed by Hisense, but combines it with its own optical system and proprietary image processing in order to deliver a presentation worthy of the quality standards that have defined the brand for more than a century in photography.

The Cine Compact 1 therefore uses a now-familiar technical architecture. It is built around a 0.47-inch DLP DMD chip paired with an RGB triple-laser light source, producing a UHD 4K image through XPR pixel shifting. Leica claims a maximum brightness of 1,700 ANSI lumens and a native contrast ratio of 1,500:1, specifications that place it below the Cine Play.

Xgimi Elfin Flip 4K
XPR Shifting

As with the other models in the range, the emphasis is placed on image quality rather than headline-grabbing performance figures. Leica claims full BT.2020 coverage made possible by the RGB triple-laser light source, together with support for all the main current HDR formats: HDR10, HDR10+, HLG, and Dolby Vision.

One of Leica's main selling points is its Summicron lens. Although the electronic platform comes directly from its Chinese partner, the German brand highlights its historic expertise in high-resolution optical design to produce an image that is more uniform, more detailed, and better controlled all the way to the edges of the screen. This lens is paired with a 1.3x optical zoom. Unlike digital zoom, which mechanically reduces effective image resolution, this solution allows the image size to be adjusted without any loss of definition while providing greater installation flexibility. The package is completed by Leica Image Optimization (LIO™), the brand's proprietary processing designed to optimize sharpness, local contrast, and color reproduction.

The Cine Compact 1 has also been designed for everyday use. Its integrated stand allows 360-degree rotation, enabling conventional projection toward a screen as well as projection onto a wall or ceiling. Setup is largely automated through autofocus, keystone correction, automatic image adjustment, obstacle avoidance, and projection-surface adaptation. Leica specifies image sizes ranging from 60 to 220 inches, making the projector suitable for both portable use and a full-scale home cinema installation.

Smart features are handled by the VIDAA platform, already well established in Hisense televisions and projectors. Sound reproduction is provided by a stereo system compatible with Dolby Audio and DTS Virtual:X, intended to allow standalone use without systematically requiring a soundbar or external amplifier.

Device overview and description

At first glance, the Leica Cine Compact 1 establishes a visual identity of its own. Although it shares much of its architecture with the Hisense M2 Pro, Leica has not merely placed its logo on an existing chassis. The front panel uses an elegant glossy black glass surface. This reflective facade contrasts with the body of the projector, which is made entirely from gray aluminum, and gives the Cine Compact 1 a distinctly premium appearance. The whole unit immediately inspires confidence through both the quality of the materials and the care taken over the finish.

Leica Ciné compact 1
Leica Ciné compact 1

The Leica Cine Compact 1 nevertheless retains a portable character thanks to its very compact dimensions of 209 × 226 × 193 mm (width × height × depth) and a weight of 4.4 kg. These characteristics make it easy to move from one room to another while preserving excellent stability once installed.

LEICA Ciné compact 1
Valise de transport LEICA Ciné compact 1

The manufacturer also supplies the projector with a rigid expanded polypropylene (EPP) carrying case. Strong yet lightweight, it closely follows the contours of the projector and its accessories, protecting them effectively against impacts during transport.

The Leica Cine Compact 1 has a variable throw ratio of 1.0:1 to 1.3:1. For example, to obtain a 100-inch diagonal image measuring 2.21 m wide by 1.25 m high, the required throw distance ranges from 2.21 m to 2.88 m depending on the optical zoom position.

All connections are grouped on the rear of the projector. There is a single HDMI 2.1 input with eARC, intended for the main source, whether that is a games console, an Ultra HD Blu-ray player, or a media box. This input accepts 4K signals at up to 60 Hz, as well as Full HD signals at up to 120 Hz or even 240 Hz, while also providing audio return to a compatible soundbar or amplifier through eARC. A USB-A 3.0 port allows a USB flash drive or hard drive to be connected for direct playback of videos, music, and photographs through the media player built into the VIDAA interface.

Leica Ciné compact 1
Panneau de connectique Leica Ciné compact 1

For wireless connections, the Cine Compact 1 supports Wi-Fi 6 on the 2.4 GHz and 5 GHz bands, Bluetooth 5.4, Apple AirPlay, and HomeKit, depending on the ecosystem in use. It is therefore very easy to stream content from a smartphone, tablet, or computer, or to pair Bluetooth headphones or a speaker.

Finally, Leica supplies a Bluetooth remote control that follows the brand's understated design language. Bluetooth operation means there is no need to point the remote at the projector to navigate menus or start playback. Build quality is excellent, but the lack of backlit buttons is disappointing, as this is a highly useful feature in a dark projection room and one that several competitors now provide as standard.

LEICA Ciné compact 1
Télécommande LEICA Ciné compact 1

Interface overview

Although the Leica Cine Compact 1 has a strong aesthetic personality, switching it on immediately reveals its origins. The entire software platform is inherited directly from the Hisense ecosystem and runs on VIDAA U9, an interface that Mondoprojos readers now know very well. Is that something to complain about? Certainly not. Without attempting to reinvent the category, VIDAA continues to focus on the essentials: a clear, highly responsive interface that is easy to use. Menu navigation is smooth, applications launch quickly, and the overall experience displays a level of maturity that is rarely found wanting in everyday use.

Leica Ciné compact 1
Menu accueil VIDAA

All the main streaming platforms are available directly, without requiring an external device. Netflix, Prime Video, YouTube, Disney+, Apple TV+, Canal+, and most video-on-demand services are installed from the outset. Users wishing to rely on the projector as their sole audiovisual source should therefore encounter no significant limitation.

The integrated media player is equally convincing. On the video side, it supports the main current codecs, including H.264/AVC, H.265/HEVC, and VP9, within common containers such as MKV, MP4, MOV, and TS. Audio support is similarly comprehensive, with AAC, MP3, WMA, FLAC, PCM, AC3, and E-AC3 compatibility. Photographs are not overlooked either, as JPEG, PNG, BMP, GIF, WebP, and MPO files can be read without difficulty from a USB flash drive or external hard disk connected to the USB-A 3.0 port.

Leica Ciné compact 1
Barre de menus

As on the latest Hisense projectors, Leica provides a comprehensive range of controls for demanding users. The picture menu includes a full CMS allowing independent adjustment of hue, saturation, and luminance for the six primary and secondary colors. Grayscale can be corrected at 2 or 20 points, while several gamma curves are available, including 2.2, 2.4, and BT.1886. Users can also select the color space, with dedicated Rec.709, DCI-P3, and BT.2020 options. A horizontal shortcut bar provides rapid access to the main image controls without leaving the content currently being viewed.

Leica Ciné compact 1
Menu image

The picture modes follow the now-familiar Leica/Hisense logic. Six profiles are available in SDR: Standard, Filmmaker, Cinema Day, Cinema Night, Dynamic, and Sport. HDR content has its own equivalents, including HDR Standard, HDR Filmmaker, and HDR Cinema, while Dolby Vision offers three separate profiles: Bright, Dark, and Custom, each of which remains fully adjustable by the user.

Light-source management provides considerable flexibility. Laser power can be adjusted manually on a scale from 1 to 10, allowing brightness to be matched precisely to screen size or room darkness. Three additional power modes - Standard, High, and Ultra - are also available when maximum brightness takes priority over color accuracy.

The Leica Cine Compact 1 also includes all the video-processing options found on recent Hisense models. The Scenario Enhancement function acts as software-based dynamic contrast with two distinct approaches. High Dynamic mode adjusts overall contrast according to the displayed content, while Black Enhancement attempts to deepen dark scenes while limiting highlight clipping. Adaptive Contrast options complete the package by modulating the image more subtly.

HDR handling relies on integrated Dynamic Tone Mapping (DTM), which dynamically adjusts the PQ curve in an effort to preserve as much detail as possible in both highlights and shadows. For viewers who dislike judder, MEMC frame interpolation is also available at several intensity levels, each of which can be enabled or disabled according to the content and personal preference.

Finally, Leica has not forgotten gamers. The Cine Compact 1 accepts 4K signals at up to 60 Hz, as well as 1080p at up to 120 Hz from current-generation consoles. PC users can even take advantage of Full HD output at 240 Hz.

TECHNICAL VERDICT

Operating noise and built-in sound system quality :

The Leica Cine Compact 1 is generally discreet in operation, even though its acoustic performance does not match that of the JMGO N3 4K, which remains our reference in this respect.

The residual noise level in our measurement room is 33.8 dB with the projector switched off. After powering up the Leica and setting laser output to its maximum level of 10, the sound meter reads 35.1 dB. The measured difference is therefore limited to 1.3 dB under our test conditions.

The cooling system remains slightly audible during the quietest passages, but it produces neither an objectionable high-frequency component nor sudden changes in fan speed likely to draw attention repeatedly. Unlike some projectors whose cooling system shifts between several speeds during a viewing session, the Cine Compact 1 maintains stable behavior.

The built-in sound system provides enough output to fill a room of approximately 30 m² adequately. Dialogue remains intelligible, and the maximum volume is sufficient to accompany a viewing session without systematically connecting a soundbar or external amplifier.

The presentation nevertheless lacks refinement. Sound is fairly dry, with a soundstage that struggles to reproduce the ambience and layering of a complex mix accurately. Low frequencies also lack weight, limiting the impact of film scores, explosions, and the most spectacular effects. The system is suitable for occasional or portable use, but a dedicated audio setup will provide a clear improvement in dynamics, precision, and depth.

Power consumption :

With laser power set to 10, the Leica Cine Compact 1 consumes 82.1 W. This is a very restrained figure for a 4K projector using an RGB triple-laser light source and helps limit heat output during long viewing sessions.

Leica Ciné compact 1
Consommation électrique laser puissance 10

Sharpness and image definition :

It is in the area of sharpness that the Leica Cine Compact 1 begins to justify the presence of its Leica optics. To evaluate this, I first use my 4K test pattern made up of intersecting colored lines. This is a highly demanding pattern: each colored grid must remain perfectly identifiable without merging into the others, and it must be separated from the next by a very fine white line. As soon as the optics lack resolving power, focus is imperfect, or sharpening is applied too aggressively, the lines begin to merge, edges lose their rigor, and the white separator partially disappears.

On the Cine Compact 1, the different colored lines remain clearly separated and the fine white line outlining them stays visible. The optics do more than create a general impression of definition: they genuinely resolve the finest structures in the test pattern. Intersections between the grids do not turn into solid blocks of color, and the smallest details retain their individuality. The result demonstrates excellent resolving power without any need to push the sharpening controls artificially to obtain a crisp image.

Leica Ciné compact 1
Restitution mire 4K lignes entrecroisées Leica Cine compact 1

This acuity is maintained away from the center of the image as well. It is not enough for a lens to perform well in its central area: on a projector, it must preserve consistent definition across the entire projected surface. The Cine Compact 1 displays excellent uniformity here, with focus remaining consistent from the center to the edges. The corners show neither a drop in resolution nor the slightly soft appearance still encountered with some more ordinary lifestyle-projector optics.

Fine structures are not merely present: they retain sufficient contrast modulation to remain immediately legible. This transfer quality gives the image a sense of relief and finesse that does not depend on electronic edge enhancement. I observed no doubled white or black outlines around objects and no artificial halos characteristic of excessive sharpening. The image remains firm and crisp, yet natural.

The second part of my evaluation uses the Burosch 4K Ladies test pattern. It confirms the excellent control of edges. This acuity does not produce a hard or artificial presentation: transitions remain clean and fine textures remain credible. This is exactly the type of content on which the contribution of the Leica optics becomes apparent.

Leica Ciné compact 1
Mire Burosch 4K

I detected no visible chromatic aberration. This optical defect usually appears as red, green, blue, or purple fringes along high-contrast edges, especially white lines against a dark background. On the Cine Compact 1, these edges remain neutral, including at the periphery of the image, where aberrations are generally easiest to identify.

The same applies to laser fringing, the colored fringe that can appear when the red, green, and blue components of a triple-laser source are not aligned with sufficient accuracy. It manifests itself as a slight colored offset on white lines, text, or the finest geometric patterns. Here, the three primaries are perfectly aligned: white traces retain their neutrality, and no red, green, or blue edge contaminates the detail. The absence of such fringing contributes directly to perceived acuity and the overall cleanliness of the image.

Motion handling :

Without frame interpolation, the Leica Cine Compact 1 is less convincing with 24p film sources. This format, used by the vast majority of movies, contains only 24 frames per second. During slow camera movements, especially horizontal or vertical tracking shots, this sampling rate can cause what is known as judder.

Judder appears as irregular motion: instead of moving in a perfectly continuous glide, the scenery seems to advance through a succession of small steps. The effect is most noticeable on the vertical lines of buildings, landscapes moving across the screen, scrolling credits, and slow pans. Objects do not become truly blurred, but their movement appears slightly jerky, with a sequence of micro-pauses that can quickly attract the eye of sensitive viewers.

On the Leica, native 24p judder bothers me enough that I do not leave interpolation disabled. To obtain smoother motion, I have to select the predefined Smooth setting for motion compensation. This provides the necessary fluidity for tracking shots and makes camera movement much more comfortable to follow.

The menu also allows the predefined profiles to be replaced by a custom setting. In that case, the motion-compensation slider needs to be raised to level 5 before the result becomes sufficiently smooth for me. Below this level, judder remains too visible in the most demanding sequences. At level 5, the processing is clearly perceptible, but I still prefer it to the stutter observed with interpolation switched off.

Input lag :

In Game mode, but without enabling the Turbo DLP option, I measured an input lag of 34.6 ms with a UHD 60 Hz signal. This remains usable for adventure and strategy games, or single-player titles with modest responsiveness requirements, but becomes more restrictive when fast and precise controls are needed.

Input lag is the delay between an action performed on the controller, mouse, or keyboard and its visible result on screen. At 60 Hz, a new frame is displayed every 16.7 ms. A delay of 34.6 ms therefore represents slightly more than two frames between the command and its display. The player may then perceive a degree of sluggishness in movement, aiming, or sudden changes of direction.

Leica Ciné compact 1
Input lag mode jeu

After enabling Turbo DLP in the Picture menu, the measurement falls to 17.9 ms in UHD at 60 Hz. This mode shortens the video-processing chain by disabling or limiting operations that require several frames to be buffered. The delay is reduced to just over one frame at 60 Hz, clearly improving the feeling of responsiveness.

Leica Ciné compact 1
Input lag mode boost DLP

This reduction is essential for online gaming. The projector's input lag is added to controller latency, the processing time of the console or PC, and the ping of the internet connection. In a competitive first-person shooter, fighting game, or online racing title, a few additional tens of milliseconds can delay a shot, a block, or a steering correction. Reducing input lag from 34.6 to 17.9 ms does not alter network latency, but it prevents the display from adding an unnecessary second layer of delay. Enabling Turbo DLP is therefore essential for gaming under good conditions with the Leica Cine Compact 1.

Overscan :

On my sample of the Leica Cine Compact 1, overscan was enabled by default. This setting enlarges the image slightly beyond the display area and causes cropping, meaning that a small portion of the picture edges disappears. Markers positioned at the extreme edges of test patterns are then no longer fully visible.

Leica Ciné compact 1
Mire d'overscan

Once this function is disabled in the Picture menu, the projector reproduces the entire signal without any cropping. Every source pixel is displayed and all four edges of the test pattern remain fully visible. To preserve the full definition of a UHD source and avoid any loss of information, this setting should therefore be checked during initial installation.

Speckle :

Speckle remains one of the visual artifacts most closely associated with projectors using an RGB triple-laser light source. It appears as fine shimmering grain, often compared to luminous dust or a multitude of tiny points floating on the surface of the image. The effect is most noticeable in bright, uniform areas.

Triple-laser projectors are more exposed to this problem because they use three highly pure laser beams, one for each of the red, green, and blue components. Unlike a spectrally broader light source such as a lamp or some hybrid laser-phosphor systems, a laser emits within an extremely narrow wavelength band and with a high degree of coherence. When this coherent light reflects from the microstructure of the screen and recombines at the viewer's eye, it creates constructive and destructive interference. Some areas then appear slightly brighter and others darker, producing the characteristic granular structure.

The intensity of the effect depends on the projector's design and the speckle-reduction systems used by the manufacturer, but the projection screen also plays a decisive role. A wide-diffusion screen with behavior close to that of a Lambertian surface distributes light relatively evenly in all directions. It generally tends to break up beam coherence more effectively and make speckle less apparent. Conversely, a technical screen with a more directional optical structure can, depending on its design, gain, and coating, either accentuate the grain or diffuse it sufficiently to make it less visible. Two technical screens with seemingly similar specifications can therefore produce very different results with the same triple-laser projector.

In keeping with my usual protocol, I evaluated the Leica Cine Compact 1 using the same reference sequence as in my previous reviews. It is a 4K Asian city panorama filmed at sunset. The upper central portion of the image contains a broad, bright, and relatively uniform area of orange sky crossed by sunlight and a few clouds. This part of the image is an excellent revealer: speckle appears there much more readily than in the darker or more detailed areas of the cityscape.

The first test was carried out on my neutral-gain white reference screen. This is the surface that produced the most favorable result. Laser grain is well controlled and does not immediately draw attention during normal viewing. When concentrating on the orange area of the sky, however, a fine shimmering texture can still be distinguished. The Leica Cine Compact 1 therefore does not eliminate the effect completely, but reduces its intensity enough for it to remain discreet on most content.

Leica Ciné compact 1
Ecran blanc

I then repeated the same test on two technical screens, one from Celexon and one from Lumene. This type of screen generally represents a more demanding test for an RGB triple-laser light source, because surface treatments intended to improve perceived contrast or reject ambient light can alter the way the laser beams are reflected toward the viewer.

Leica Ciné compact 1
Ecran Celexon HC+

In both cases, speckle remains visible in the reference area of sky, but its level is low enough not to become distracting during viewing. You need to know where to look and concentrate on the brightest solid areas to reveal it clearly. On faces, natural textures, buildings, or moving scenes, it becomes much easier to forget.

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Ecran Lumene Eden

Viewing distance and individual sensitivity also affect the perception of this artifact. The closer the viewer sits to the screen, the easier the granular structure becomes to identify. Some people are also highly sensitive to this shimmer, while others can watch the same image without ever noticing it. Under my test conditions, the Cine Compact 1 therefore does display the speckle inherent to its triple-laser light source.

Colorimetry : measurement conditions, spectral analysis, and color-space coverage

Methodological rigor directly determines the reliability of colorimetric conclusions. This requirement becomes even more important with an RGB triple-laser projector, whose extremely narrow spectral peaks can challenge measurement instruments that are not sufficiently well suited to this type of light source.

My measurements are carried out with a JETI 1501 Hi-Res spectrophotometer, whose 2 nm spectral resolution makes it possible to analyze the highly concentrated emissions of the red, green, and blue lasers accurately. The JETI is first used to create a correction profile specific to the projector under test. This profile is then applied to my Klein K10-A colorimeter, which is much faster when performing the long series of measurements required to assess grayscale, saturation sweeps, the ColorChecker, and the different luminance curves. The entire process is controlled through Calman Professional.

This procedure reduces the metameric errors that can occur when a colorimeter measures an RGB laser source directly without first being characterized by a reference spectral instrument. Two projectors both advertised as “triple laser” can have significantly different spectral distributions; a generic profile is therefore not sufficient to guarantee measurement accuracy.

Both probes are aimed at my neutral white gain-1 screen rather than directly at the projector lens. This configuration measures the light actually reflected by the screen, in other words the light that reaches the viewer's eyes. It takes the entire projection chain into account: the light source, the optical block, and the screen reflection. The Lambertian behavior of this reference screen ensures uniform diffusion without pronounced directionality or coloration that could artificially alter the results.

Spectral analysis confirms that the Leica Cine Compact 1 uses an RGB triple-laser light source with no phosphor wheel and no broadband light component. The graph reveals three distinct groups of very narrow emissions corresponding to the three primary colors.

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Analyse spectrale LEICA Cine compact

Blue is concentrated around 465 nm in the form of a very narrow peak. The green component occupies a region approximately between 525 and 538 nm, with several closely spaced emissions. The red component lies mainly between 640 and 655 nm and is the most energetic part of the spectrum. It also contains several narrow peaks, with one clearly dominant main peak.

This succession of narrow spectral lines is typical of a pure laser source. It differs immediately from the spectrum of a laser-phosphor projector, which would show a narrow blue emission combined with a broad spectral hump spanning much of the green, yellow, and red regions. Here, each primary color is generated directly by its own laser.

The high spectral purity of the three components allows the primary coordinates to extend much farther across the chromaticity diagram than with a conventional lamp, LED, or laser-phosphor source. This explains the remarkable breadth of the measured gamut. It is also one reason why RGB triple-laser projectors are more susceptible to speckle: the wavelengths are highly concentrated and retain a high degree of coherence.

Rec.709 coverage

With the projector set to the Rec.709 color space, Calman measures coverage of :

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Gamut rec.709

The measured triangle therefore follows the Rec.709 triangle almost completely, without achieving perfect coverage. This small difference alone does not determine color accuracy: it indicates only the maximum extent of the reproducible color space in this configuration. The accuracy of intermediate saturation points and the actual positioning of colors within the triangle are examined separately through saturation sweeps and ColorChecker measurements.

DCI-P3 coverage

With the DCI-P3 color space selected, coverage reaches :

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Gamut DCI P3

The Leica Cine Compact 1 therefore covers almost the entire P3 gamut. The visible shortfalls occur mainly at the extremes of the primaries, which remain slightly inside the reference coordinates.

BT.2020 coverage

The RGB laser source expresses its full range when the BT.2020 gamut is selected. The measurements reach :

Leica Ciné compact 1
Gamut BT.2020

This is very extensive coverage for a home projector. The measured triangle comes close to the limits of BT.2020, although the green and red primaries do not perfectly reach the theoretical coordinates of this extremely wide color space. Blue, for its part, is positioned very close to the target.

SDR colorimetry :

The SDR measurements were taken out of the box, with laser power set to 10 for Cinema Day and Filmmaker modes, and to 8 for Cinema Night, Standard, Sport, and Dynamic modes. The results reveal two radically different types of behavior depending on the selected preset.

Leica Ciné compact 1
Mesures SDR sortie de boîte

Cinema Day, Cinema Night, and Filmmaker are remarkably well adjusted from the factory. In Cinema Day mode, the average DeltaE 2000 is only 1.21 for grayscale, 1.17 for the ColorChecker, and 1.25 for the saturation sweeps. Rec.709 coverage reaches 97.6%, with a measured peak luminance of 117.26 cd/m². RGB balance almost perfectly follows the reference throughout the grayscale, while the luminance curve tracks the target very closely.

Cinema Night is equally convincing. With laser power reduced to 8, peak luminance logically falls to 91.15 cd/m², while errors remain very low: an average DeltaE of 1.52 for grayscale, 1.25 for the ColorChecker, and 1.19 for saturation. Rec.709 coverage reaches 97.9%. This mode is therefore an excellent starting point for use in a dark room and requires no significant correction.

Filmmaker mode performs at the same qualitative level. I measured an average DeltaE of 1.66 for grayscale, 1.21 for the ColorChecker, and 1.34 for saturation. Rec.709 coverage reaches 97.6%, with peak luminance at 113.17 cd/m². A slight increase in red appears around the 80% stimulus level, but its magnitude is too small to create a visible color cast under normal viewing conditions.

All three presets therefore remain below the commonly accepted visibility threshold for DeltaE 2000. Skin tones, intermediate colors, and grayscale are reproduced with unusual accuracy for a projector used without calibration. The Leica Cine Compact 1 can consequently be used directly in SDR, with Cinema Day in an environment containing some ambient light, Cinema Night in darkness, or Filmmaker for a presentation that remains very close to the reference.

The picture is much less favorable with Standard, Sport, and Dynamic modes. Standard records an average DeltaE of 12.53 for grayscale, 9.74 for the ColorChecker, and 9.71 for saturation. Sport reaches 12.89, 10.89, and 11.22 respectively, while Dynamic climbs to 15.52 for grayscale, 12.35 for the ColorChecker, and 13.25 for saturation.

In all three presets, blue becomes progressively excessive as the signal level rises. The gamut is also left almost fully open, with an area equivalent to approximately 176% of Rec.709 in Standard and Sport modes, and up to 193.9% in Dynamic mode. This is not useful Rec.709 coverage, but massive oversaturation caused by exploiting the native gamut of the laser source. Colors become artificially intense, skin tones lose their natural appearance, and grays take on a cool cast. These modes provide more visual impact in a lit room, but cannot be considered suitable for accurate reproduction.

HDR handling :

Switching to HDR10 reveals considerable color potential, but also much less rigorous management than in SDR. HDR Cinema Night mode, in particular, measures 93.3% Rec.2020 coverage in xy coordinates. This confirms the breadth of the gamut available from the Leica's light source, but a very wide gamut alone does not guarantee accurate color reproduction.

HDR Cinema Day, HDR Cinema Night, and HDR Filmmaker show broadly similar behavior. Their peak luminance is almost identical, at 128.61 cd/m² in Cinema Day, 128.77 cd/m² in Cinema Night, and 129.11 cd/m² in Filmmaker.

Among them, HDR Cinema Day produces the best grayscale result, with an average DeltaE of 3.42. The ColorChecker nevertheless remains at 9.49 and saturation at 12.38. HDR Cinema Night records an average DeltaE of 4.13 for grayscale, 9.60 for the ColorChecker, and 13.86 for saturation. HDR Filmmaker reaches 4.20, 9.69, and 13.95 respectively.

The RGB curves for these three modes remain broadly aligned, which means that their main weakness is not a strong color cast. The errors come chiefly from luminance tracking, which is included in the DeltaE calculation shown in these captures. Between approximately 30% and 55% stimulus, luminance departs clearly from the reference before returning to more appropriate levels in the upper part of the signal.

PQ-curve tracking also reveals fairly aggressive tone mapping. Measured luminance rises more quickly than the reference in the low and mid tones, then reaches a plateau at around 50% to 55% signal level. Highlights are therefore compressed earlier than expected. This strategy keeps the overall HDR image bright, but limits gradation in the brightest elements and can reduce the visibility of detail within highlight peaks.

Correcting the white point alone would therefore not be enough to resolve these deviations fully. The main issue lies in PQ-curve control and in mapping Rec.2020 colors to the projector's actual capabilities.

HDR Standard and HDR Dynamic are much less recommendable. HDR Standard records an average DeltaE of 13.42 for grayscale, 13.31 for the ColorChecker, and 17.30 for saturation. HDR Dynamic reaches 14.48 for grayscale, 11.96 for the ColorChecker, and 17.76 for saturation.

In these two modes, blue becomes strongly dominant while red and green are reduced. Their peak luminance is also lower than in the cinema modes, at 108.93 cd/m² for Standard and 107.52 cd/m² for Dynamic. They therefore provide neither greater accuracy nor more usable brightness. Their spectacular colors and overly cool color temperature make them suitable mainly for demonstrations in a lit environment.

Dolby Vision :

Dolby Vision brings a very clear improvement over the various HDR10 modes, but only with the Dolby Vision Bright preset.

In this mode, peak luminance reaches 129.40 cd/m². Average grayscale DeltaE falls to 1.74, with a maximum of only 2.78. The ColorChecker is also much better controlled, with an average DeltaE of 3.43. RGB balance remains very close to the reference, apart from a few localized variations in the low and mid tones.

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Dolby Vision lumineux sortie de boîte laser 10

Dolby Vision Bright does not entirely solve the reproduction of saturated colors, however. The average DeltaE for the saturation sweeps remains high at 9.28, with some very large maximum errors. Dynamic management therefore improves grayscale, intermediate hues, and overall image coherence above all, but does not fully correct the conversion of the extremely wide native gamut into the colors actually expected by the content.

Dolby Vision Dark is, paradoxically, much less accurate. Its peak luminance remains almost identical at 128.94 cd/m², so it does not actually reduce the peak light output. It does, however, darken the mid tones significantly. All three RGB components fall together to around 80% of their reference level near 50% stimulus before rising abruptly.

Leica Ciné compact 1
Mode dolby Vision sombre sortie de boîte

This change produces an average grayscale DeltaE of 5.19, with a maximum of 14.63. The ColorChecker deteriorates sharply to an average of 13.10, while saturation remains at 9.35. The errors are not caused primarily by a color cast, because the three components remain close to one another, but by a major luminance deficit in the mid tones. The image can therefore appear too dark and lose some readability in dimly lit scenes.

Dolby Vision Bright is consequently the best choice for content using dynamic metadata. It combines the highest light output, the most neutral grayscale, and the most accurate ColorChecker result of all the HDR modes measured. Dark mode offers no measurable advantage here, as its peak luminance remains unchanged while mid-tone reproduction deteriorates substantially.

Brightness and contrast :

Leica specifies 1,700 lumens for the Cine Compact 1, together with a native contrast ratio of 1,500:1, the latter figure being quoted with the “Scenario Enhancement” and “Adaptive Contrast” dynamic processing options disabled.

In this area, however, achieving maximum brightness at any cost is not the most meaningful criterion. What really matters is how much light the projector can deliver while retaining accurate colors, a correct color temperature, and a luminance curve that respects the source signal. Standard, Sport, and Dynamic modes, when they strongly disrupt grayscale and saturation, do not therefore represent genuinely usable brightness for faithful home-cinema projection. I give priority to Cinema and Filmmaker modes, as well as to the post-calibration configuration.

On my 100-inch diagonal Lambertian white screen with a gain of 1, Cinema Day reaches 117.26 cd/m², equivalent to approximately 1,016 lumens. Filmmaker delivers 113.17 cd/m², corresponding to 980 lumens. Both presets were measured with laser power set to 10 and provide excellent out-of-the-box color accuracy.

Cinema Night reaches 91.15 cd/m², or approximately 789 lumens, but this figure cannot be compared directly with the previous two because laser power was deliberately reduced to 8. It nevertheless remains more than sufficient for projection in darkness on a 100-inch screen.

After calibration, with all dynamic contrast processing disabled, I obtain 119.78 cd/m², equivalent to approximately 1,037 lumens. This figure is the best representation of genuinely usable SDR brightness with an image that conforms to the reference standards. It is approximately 39% below Leica's claimed 1,700 lumens. This comparison should nevertheless remain indicative, as the manufacturer's 1,700-lumen figure and my conversion from screen-reflected luminance may not be based on strictly identical measurement protocols.

Performance is slightly more favorable in HDR. HDR Cinema Day, Cinema Night, and Filmmaker deliver approximately 1,114, 1,115, and 1,118 lumens respectively. Dolby Vision Bright reaches the highest figure among the modes that can still be recommended, at approximately 1,121 lumens. The maximum accurate light output therefore represents around 66% of Leica's claimed figure.

Paradoxically, HDR Standard and Dynamic do not produce more light. They are limited to approximately 943 and 931 lumens respectively, while also displaying much less accurate color. Their use therefore brings no advantage in terms of either fidelity or light output.

In the calibrated SDR configuration, white is measured at 119.78 cd/m² and black is displayed by Calman as 0.10 cd/m². The resulting sequential contrast ratio is therefore estimated at approximately : 1,198:1

This figure remains below the native ratio of 1,500:1 quoted by Leica.

The accurate SDR modes occupy the same range:

Cinema Day: 1,173:1;

Cinema Night: 1,139:1;

Filmmaker: 1,132:1;

after calibration: 1,198:1.

The genuinely usable native contrast ratio with accurate colors therefore lies at approximately 1,130:1 to 1,200:1.

In HDR, the Cinema and Filmmaker modes reach approximately 1,286:1 to 1,291:1, based on a displayed black level of 0.10 cd/m². Dolby Vision also sits at around 1,290:1. These results do not fundamentally alter the conclusion: the Cine Compact 1 provides a respectable native contrast ratio for this technology.

Impact of the dynamic contrast options:

Dynamic processing provides virtually no additional brightness: the calibrated reference reaches 1,037 lumens, compared with a maximum of 1,053 lumens with Scenario Enhancement set to High, a visually negligible increase of 1.5%. Its value therefore lies in lowering the black level or redistributing luminance within the image. Of the two solutions offered by Leica, Scenario Enhancement is by far the more aggressive.

At the Low setting, peak luminance remains virtually unchanged, rising from 119.78 to 119.94 cd/m², an insignificant increase of 0.1%. The black level, however, falls from 0.10 to 0.08 cd/m². Based on these values, sequential contrast can be estimated at approximately 1,500:1, compared with around 1,200:1 without processing. The gain is therefore approximately 25% on the measured test pattern.

At the High setting, white reaches 121.56 cd/m² and black falls to 0.07 cd/m². The estimated sequential contrast ratio then approaches 1,740:1, an increase of approximately 45% over the calibrated reference. The Cine Compact 1 therefore slightly exceeds Leica's claimed 1,600:1 figure, but this is no longer native contrast because dynamic processing is active.

Unfortunately, this measurable improvement is accompanied by a major loss of image accuracy. With processing disabled, the average DeltaE 2000 is limited to 1.13 for grayscale, 1.14 for the ColorChecker, and 1.13 for the saturation sweeps. With Scenario Enhancement set to Low, the average grayscale DeltaE jumps to 7.63, while the ColorChecker reaches 3.51 and saturation 8.16.

The High setting does not correct the main weakness. Average grayscale DeltaE rises slightly further to 7.93 and the ColorChecker reaches 3.72. Saturation is better controlled than at the Low setting, with an average of 3.28, but the overall balance remains far removed from the reference.

The RGB curves clearly reveal the source of these errors. Red rises progressively to approximately 106% or 107%, while blue remains between 102% and 104% and green stays close to 100%. The image therefore develops an increasingly visible red-magenta cast in the mid and upper levels. The processing does not merely lower the black level: it also changes the image's color balance.

Scenario Enhancement consequently produces the largest gain in sequential contrast, but at the cost of excessive alteration to grayscale and colors. The High setting can approach 1,740:1 on the test pattern, but this advantage does not compensate for an average grayscale error close to 8. The processing can create a subjectively more spectacular image, but it should not be retained when fidelity to the source is the priority.

Adaptive Contrast is much more respectful of the calibration. At Low, Medium, or High, brightness remains between 1,037 and 1,044 lumens, while the displayed black level stays at 0.10 cd/m². Sequential contrast therefore remains close to 1,200:1.

Its action relates more to intra-image contrast and local level adjustment than to the ratio between a black test pattern and a white one. Above all, it preserves color accuracy perfectly. At the Medium setting, average DeltaE falls to 0.80 for grayscale and 0.97 for the ColorChecker. The High setting produces virtually identical results.

Adaptive Contrast Medium is therefore the most coherent choice: it moderately reinforces perceived contrast without altering usable brightness, RGB balance, or color accuracy. Scenario Enhancement produces a deeper black and a higher sequential contrast ratio, but its effect on grayscale is too severe for a faithful home-cinema configuration.

My subjective impressions

Measurements allow the Leica Cine Compact 1 to be characterized rigorously, but they obviously cannot replace viewing real film material. For this subjective assessment, I selected several sequences that are highly revealing of its ability to reproduce dark scenes, color nuances, and the finest image detail.

The opening of Alien: Romulus, featuring the search for the Nostromo in the darkness of space, is an excellent test of contrast performance. Metallic structures separate correctly from the space background, while the small light sources retain enough intensity to give the picture depth. Contrast remains credible and allows the sequence to preserve its unsettling atmosphere without turning dark areas into completely crushed masses.

Leica Ciné compact 1
Alien Romulus

The Cine Compact 1 does not, however, deliver the deepest blacks currently available in projection. In the darkest shots, the background of space retains a slight luminance elevation and lacks the density provided by the best projectors on the market in this respect. This limitation remains visible, but does not prevent the sequence from working, chiefly because the projector preserves detail just above black correctly. Structural elements, metallic reflections, and dim lighting remain legible without making the image appear artificially lifted.

Leica Ciné compact 1
Alien Romulus

When the heroine and her synthetic brother arrive at the young people's settlement, the Leica brings its main strengths more clearly to the fore. Rich color is accompanied by exceptionally high sharpness. Faces, clothing, accessories, and the various surfaces in the set benefit from remarkable finesse. Metallic textures and construction details throughout the settlement appear with excellent definition, without any need for artificial edge enhancement. The Leica produces a highly detailed image while retaining a natural presentation free from halos or excessive video sharpening.

Leica Ciné compact 1
Alien Romulus

The Harkonnen ceremony in Dune: Part Two, following their victory over the Atreides, confirms this behavior. Dominated by dark silhouettes, monumental architecture, and strongly emphasized contrasts, the staging places heavy demands on the projector's ability to separate different luminance levels. Here again, black does not reach the depth of the market's absolute references, but contrast remains solid enough to convey the visual power of the sequence.

Leica Ciné compact 1
Dune 2

The characters separate correctly from their surroundings, and gradations within the costumes and sets remain visible. Sharpness is once again one of the most obvious strengths. Faces, ceremonial costumes, architectural structures, and rows of figures retain a considerable amount of detail. Wide shots take full advantage of this definition, with excellent background legibility and very clear separation between the different elements of the composition.

The discussion between the two brothers aboard the spacecraft in Predator: Badlands, before their father arrives, is finally a delight for assessing the image's colors and definition. The lighting inside the ship, the different shades of the equipment, and the nuances present on the characters are reproduced with considerable richness but without artificial saturation.

Leica Ciné compact 1
Predator Badlands

Texture rendering is spectacular. Details in faces, costumes, armor, and the ship's interior surfaces are reproduced with remarkable definition. Each material retains its own character, whether metal, fabric, or more organic elements. Even in close-ups, the picture remains clean and rigorous without becoming harsh.

In this extract, the combination of chromatic richness and excellent sharpness produces a highly demonstrative image.

Conclusion

The Leica Cine Compact 1 receives an overall rating of 4/5. It does not achieve the maximum score because, although its native contrast is credible and sufficient to preserve the coherence of night scenes, it does not allow the projector to join the select group of the best lifestyle DLP models in this area. This reservation nevertheless needs to be placed in context: models capable of delivering significantly denser blacks and more dramatic contrast generally sell for more than €2,500.

Beyond this limitation, this compact performer accumulates strengths. Sharpness is among its most persuasive qualities, with a fine, detailed, and naturally crisp image that does not require excessive artificial enhancement. Colorimetry is another excellent surprise: Cinema and Filmmaker modes provide remarkable accuracy straight out of the box, allowing viewers to enjoy a faithful image immediately without requiring professional calibration.

The distinctive quality of its optical block also allows it to stand apart from the two direct competitors recently reviewed on Mondoprojos.fr: the JMGO N3 4K, priced at €1,090, and the Hisense M2 Pro, sold for €1,190. Both are less expensive than the Leica, but neither has optics capable of delivering the same impression of finesse, uniformity, and definition across the entire image. This difference is not merely the result of electronic edge enhancement: it can be seen in texture detail, background legibility, and the stability of sharpness all the way into the peripheral areas.

The Cine Compact 1 is also very discreet in operation and delivers convincing brightness for such a compact device. It retains sufficient light output in its most accurate modes, which is far more relevant than a maximum figure obtained with a cool, unbalanced, or artificially oversaturated image.

When you appreciate DLP projection, what you look for above all is that sense of delineation, finesse, and acuity that gives every texture, face, and element of the set a distinctive presence. LCD, SXRD, and D-ILA technologies can offer other advantages, especially in black level and contrast, but they do not always provide the same feeling of intrinsic definition produced by a well-implemented DMD chip paired with high-quality optics.

With the Cine Compact 1, Leica combines this characteristic DLP acuity with high-grade optics and the chromatic richness of a triple-laser light source. The result has an immediately recognizable visual identity: a clean, bright, extremely detailed image with remarkable accuracy in its best modes. Despite contrast that does not set a new benchmark for the category and a price above those of its two main competitors, the Leica Cine Compact 1 will readily appeal to DLP projection enthusiasts and to anyone seeking the combination of a DMD chip, a triple-laser light source, and optics capable of revealing all of its finesse.

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