Après le XGIMI Aura 3 Max, voici le second vidéoprojecteur présenté à l’IFA 2026 qui passe sur mon banc de test : le JMGO IRIS Ultra Max. Les deux appareils présentent d’ailleurs suffisamment de similitudes pour que leur confrontation soit particulièrement intéressante. Ils appartiennent à cette nouvelle génération de DLP capables d’accepter et d’afficher un signal 4K à 120 Hz, grâce notamment à la nouvelle architecture DMD SST, et disposent tous deux d’un système d’iris mécanique destiné à améliorer le contraste sans avoir recours uniquement à des artifices électroniques.
Sur le papier, l’IRIS Ultra Max apparaît ainsi comme le pendant Lifestyle de l’Aura 3 Max. XGIMI a choisi le format UST à ultra courte focale, pensé pour prendre place au pied de l’écran, tandis que JMGO conserve une projection frontale classique dans un châssis orientable beaucoup plus libre à installer. Deux approches différentes pour une base technologique qui présente de nombreux points communs : triple laser RGB, forte luminosité annoncée, 4K/120 Hz, DLP SST et iris mécanique.
La comparaison est d’autant plus naturelle que leur positionnement tarifaire de lancement les place également dans la même catégorie. Après avoir évalué la déclinaison UST de cette nouvelle génération avec l’Aura 3 Max, il est donc temps de voir ce que donne la même philosophie appliquée à un projecteur Lifestyle avec le JMGO IRIS Ultra Max.
Note de transparence : certains tableaux et visuels de synthèse présents dans la partie « Verdict technique » ont été mis en forme à l’aide d’outils d’intelligence artificielle. Les mesures, données, relevés et conclusions qu’ils présentent proviennent intégralement des tests et mesures réalisés par Mondoprojos.
Le JMGO IRIS Ultra Max est un vidéoprojecteur Lifestyle 4K à focale classique qui se place au sommet de la nouvelle gamme IRIS du constructeur. Il associe une source triple laser RGB MALC 6.0, une luminosité annoncée de 6 500 lumens ISO, un gamut revendiqué à 110 % du BT.2020, une optique à zoom et lens-shift, un double iris mécanique et, surtout, une nouvelle architecture DLP capable de fonctionner en 4K à 120 Hz. Bien évidememment, ces valeurs de luminosité, de contraste et de précision colorimétrique sont celles annoncées par JMGO ; elles seront confrontées à mes propres mesures dans la partie technique de ce test.
Commençons justement par ce 4K/120 Hz, car il constitue l’une des principales nouveautés de cette génération. L’IRIS Ultra Max utilise une DMD Texas Instruments de 0,47 pouce associée à l’architecture SST. Il ne s’agit toujours pas d’une matrice comportant physiquement 3840 × 2160 micromiroirs : comme sur les DLP 4K 0,47" que nous connaissons depuis plusieurs années, la définition UHD est obtenue par déplacement extrêmement rapide des pixels à partir d'une matrice 1920x1080. La différence essentielle se trouve ici dans la vitesse à laquelle toute cette mécanique électronique peut désormais travailler.
Et c’est là qu’intervient le fameux « double chipset ». Le JMGO ne possède pas deux DMD : il conserve une seule matrice, mais celle-ci est pilotée par deux contrôleurs Texas Instruments DLPC8545 travaillant conjointement. Texas Instruments spécifie précisément cette configuration à deux DLPC8545 pour atteindre 3840 × 2160 à 120 Hz avec la DMD compatible. Pour vulgariser, on peut considérer ces deux contrôleurs comme les chefs d’orchestre chargés de fournir suffisamment rapidement les informations à la matrice et de synchroniser ses changements de position. La génération précédente permettait déjà à une petite DMD de reconstruire une image UHD ; cette nouvelle chaîne de traitement dispose maintenant du débit nécessaire pour recommencer l'opération jusqu’à 120 fois chaque seconde. C'est ce qui permet au JMGO d'accepter un signal 4K/120 Hz et de conserver cette fréquence jusqu'à l'affichage, au lieu de recevoir du 120 Hz pour finalement le convertir en 60 Hz. TI prévoit d'ailleurs avec cette architecture jusqu'au 1080p à 360 Hz.

Cette puissance supplémentaire n'est pas uniquement destinée aux joueurs. JMGO l'exploite également pour son MEMC jusqu'à 120 Hz, son système Anti-RBE matériel, destiné à réduire la perception des fameux arcs-en-ciel propres aux DLP séquentiels, ainsi que pour réduire la latence. Les deux prises HDMI 2.1 acceptent le 4K/120 Hz et le VRR. JMGO annonce même une latence pouvant descendre jusqu'à 1 ms dans certaines conditions.
La partie lumineuse repose sur le nouveau moteur MALC 6.0 triple laser RGB. Les trois couleurs primaires sont donc produites directement par des lasers rouge, vert et bleu. JMGO annonce 6 500 lumens ISO, une couverture de 110 % du BT.2020 et une précision colorimétrique pouvant atteindre un Delta E inférieur ou égal à 0,7. Le constructeur met également en avant son dispositif de réduction du speckle, phénomène de scintillement ou de granulation que peuvent provoquer les sources laser cohérentes.

Autre particularité importante : JMGO ne cherche pas uniquement à obtenir beaucoup de lumière, mais également à mieux la contrôler. L'IRIS Ultra Max possède deux iris mécaniques totalisant 15 lamelles, six pour l'un et neuf pour l'autre, avec six positions permettant de faire varier l'ouverture de F2.0 à F7.0. Fermer progressivement ces diaphragmes diminue la quantité de lumière qui atteint l'écran mais doit, en contrepartie, permettre d'abaisser le niveau de noir et d'augmenter le contraste. JMGO revendique ainsi jusqu'à 10 000:1 de contraste natif.

À cette action purement optique s'ajoute l'AI Dynamic Black Level (AI DBL), qui intervient cette fois électroniquement sur l'image afin d'adapter le niveau de noir et le contraste au contenu. Il convient donc de bien séparer les deux approches : les iris modifient physiquement le flux lumineux, tandis que l'AI DBL est un traitement dynamique. L'IRIS Ultra Max dispose également de l'AI PQ (Artificial Intelligence Picture Quality), qui coordonne plusieurs traitements en fonction du contenu analysé, ainsi que d'une fonction Super Résolution destinée à renforcer la perception des détails et notamment l'upscaling des sources de définition inférieure.
L'optique constitue un autre point fort de cette architecture Lifestyle. Le rapport de projection variable de 0,88 à 1,70:1 offre une plage de zoom optique particulièrement importante et JMGO annonce des diagonales comprises entre 40 et 300 pouces. Surtout, l'IRIS Ultra Max dispose d'un véritable lens-shift optique quatre directions, donné pour ±130 % verticalement et ±53 % horizontalement. Il est ainsi possible de déplacer l'image sans utiliser la correction trapézoïdale numérique et donc sans réduire sa définition effective. L'ensemble du projecteur est par ailleurs installé dans un cardan motorisé capable de pivoter horizontalement sur 360° et verticalement jusqu'à 150°, auquel s'ajoutent autofocus ToF/CMOS, adaptation automatique à l'écran, mémorisation de position et correction automatique du trapèze.
Enfin, l'IRIS Ultra Max fonctionne sous Google TV 5.0 avec Netflix et les principales applications de streaming directement accessibles. Il embarque un MediaTek MT9679 accompagné de 4 Go de RAM et 64 Go de stockage, le Wi-Fi 6 et le Bluetooth 5.4. La partie sonore repose sur deux haut-parleurs de 12,5 W compatibles Dolby Audio et DTS-X. JMGO annonce un fonctionnement limité à 26 dB. Le projecteur mesure 308 × 230 × 274 mm pour 7 kg et sa consommation maximale est donnée pour 300 W.
L’IRIS Ultra Max ne cherche pas à rompre avec l’identité visuelle que JMGO a installée sur ses projecteurs Lifestyle. On retrouve donc cette forme aux angles très arrondis montée sur une large balancelle, mais le constructeur a particulièrement soigné la présentation de son nouveau modèle haut de gamme. La façade est probablement la partie la plus réussie : son habillage présente des motifs organiques qui évoquent les veinures du bois, tandis que le grand bloc optique est souligné par un cerclage doré/cuivré qui tranche agréablement avec les teintes champagne du châssis et le gris sombre du support. À gauche de l’objectif prend place le groupe de capteurs utilisé pour les différentes fonctions automatiques de positionnement et de mise au point. L’ensemble est plutôt élégant et, malgré les dimensions et les ambitions lumineuses de l’appareil, JMGO a évité de lui donner l’apparence massive d’un projecteur Home Cinéma traditionnel.

La balancelle constitue désormais une véritable signature des projecteurs JMGO, mais celle de l’IRIS Ultra Max va plus loin puisqu’elle est motorisée. L’orientation du projecteur peut ainsi être commandée directement depuis la télécommande, sans avoir à déplacer manuellement l’appareil. C’est particulièrement pratique lorsque celui-ci est installé sur un meuble ou dans une position difficilement accessible. La télécommande communique en Bluetooth, bénéficie d’un rétroéclairage et peut également fonctionner comme une souris gestuelle : les mouvements de la main permettent alors de déplacer un pointeur à l’écran. JMGO fournit par ailleurs une imposante housse rigide de transport, elle aussi particulièrement soignée et munie d'une poignée.

Mais cette facilité de positionnement ne doit pas faire oublier une particularité essentielle de l’IRIS Ultra Max : contrairement à beaucoup de projecteurs Lifestyle, il possède une véritable optique à zoom associée à un lens-shift. Le zoom optique permet de modifier la taille de l’image sans déplacer le projecteur et, surtout, sans réduire sa définition. Le lens-shift permet quant à lui de déplacer physiquement l’axe de l’image horizontalement ou verticalement grâce à l’optique, là encore sans recalculer les pixels. C’est très différent d’une correction de trapèze : avec le lens-shift, l’image UHD produite par le projecteur reste intacte, seule sa position par rapport à l’écran change.

Avec son rapport de projection de 0,88 à 1,70:1, la latitude d’installation est considérable. Pour une image 16/9 de 100 pouces, dont la base mesure environ 2,21 m, l’objectif peut se trouver approximativement entre 1,95 m et 3,76 m de l’écran. En passant à 120 pouces, soit environ 2,66 m de base, cette plage s'étend d'environ 2,34 m à 4,52 m. Ces distances sont données entre l'optique et le plan de l'écran et constituent de bons ordres de grandeur pour préparer une installation ; la marge de zoom disponible est suffisamment importante pour éviter, dans la plupart des configurations, de devoir placer le projecteur au centimètre près.
Et c’est précisément ici que je vais formuler une recommandation importante. L’IRIS Ultra Max dispose d’une multitude d’assistances automatiques capables de détecter l’écran, de redresser l’image, de corriger sa géométrie et de la faire rentrer presque toute seule dans le cadre. Elles sont spectaculaires de facilité et ont parfaitement leur place sur un appareil Lifestyle. Mais puisque JMGO nous donne ici un zoom optique et un véritable lens-shift, utilisez-les en priorité.
La raison est simple. Un lens-shift ou un zoom optique intervient sur le trajet de l’image sans modifier le nombre de pixels qui la composent. Une correction électronique de trapèze ou de géométrie fait exactement l’inverse : le projecteur doit recalculer l’image et n'utiliser qu'une partie de sa matrice pour reconstituer artificiellement un rectangle. Une source UHD n’est alors plus reproduite pixel pour pixel sur toute la surface disponible et une interpolation devient nécessaire. Sur un film, la perte peut paraître discrète à distance normale de visionnage ; sur mes mires de définition, elle est en revanche flagrante, avec une diminution de la précision des traits et des détails les plus fins. Ces automatismes ont donc le mérite d’exister et simplifient énormément l’installation occasionnelle, mais de grâce, si vous envisagez l’achat de l’IRIS Ultra Max pour en tirer la meilleure image possible, positionnez-le correctement avec son zoom et son lens-shift et laissez les corrections géométriques électroniques désactivées. Ce serait dommage de sacrifier une partie du bon piqué de son optique alors que JMGO fournit justement les moyens mécaniques de l’éviter.
À l’arrière, la connectique est regroupée dans le socle de la balancelle et reste facilement accessible. On y trouve deux entrées HDMI, dont une identifiée eARC, un port USB, une sortie audio analogique au format mini-jack ainsi que la prise d’alimentation. La grande grille qui occupe pratiquement toute la face arrière donne également une bonne idée des besoins de refroidissement du moteur lumineux particulièrement puissant de l’appareil.

C’est justement l’alimentation qui constitue pour moi l’un des points regrettables de cette conception. Malgré le gabarit conséquent du projecteur, JMGO conserve un bloc d’alimentation externe assez imposant. Sur un meuble, ce n’est guère plus qu’un boîtier supplémentaire à dissimuler avec les câbles. Pour une installation fixe, et notamment au plafond, la contrainte devient beaucoup moins anodine puisqu’il faut également trouver où loger et fixer proprement cette alimentation. J’aurais préféré qu’elle soit intégrée au châssis. C’est notamment la solution retenue sur le Valerion VisionMaster Max, comme sur le XGIMI Aura 3 Max, et elle facilite sensiblement une installation définitive.

Interface
À l’exception notable d’Hisense, qui continue de privilégier son propre environnement sur une partie importante de sa gamme, Google TV est désormais devenu la norme sur la majorité des vidéoprojecteurs Lifestyle et UST récents. Pour l’utilisateur, cela signifie surtout retrouver immédiatement ses applications et ses habitudes. Pour le testeur et le calibreur que je suis, l’avantage est tout aussi appréciable : d’une marque à l’autre, l’architecture générale des menus et une bonne partie de la logique de fonctionnement restent familières. Je ne vais donc pas vous faire l’affront de détailler une nouvelle fois Netflix, YouTube, Prime Video ou les différentes fonctions multimédias intégrées. Sachez simplement que si vous possédez déjà un compte Google, la mise en service est devenue presque enfantine : au premier démarrage, il suffit de scanner le QR Code affiché à l’écran avec son smartphone pour transmettre ses identifiants, connecter le projecteur au Wi-Fi et retrouver automatiquement ses applications et ses services. L’IRIS Ultra Max fonctionne sous Google TV 5.0.

Ce qui nous intéresse davantage ici se trouve évidemment dans les réglages vidéo. En SDR, JMGO propose huit profils d’image : IA améliorée, Couleurs vives, Standard, Film, Doux, Bureau, Maître du contrôle cinéma et Dynamique. Le dernier vise avant tout la puissance lumineuse maximale et je reviendrai sur son comportement dans les mesures, car le supplément de lumière s’accompagne d’une forte accélération de la ventilation et d’une dérive colorimétrique qui le destine davantage à la recherche de luminosité brute qu’à une séance Home Cinéma.
Le mode Maître du contrôle cinéma mérite quelques explications car il est assez spécifique à JMGO. Il ne s’agit pas simplement d’un nouveau préréglage Film. Il ouvre une sorte de bibliothèque de rendus permettant d’appliquer rapidement différentes signatures visuelles au programme regardé. JMGO propose des profils correspondant à plusieurs univers ou genres, par exemple action, cyberpunk, romance ou ambiance post-apocalyptique, avec des variations de colorimétrie, de contraste et de traitement de l’image. Le système permet également de mémoriser ses propres réglages et d’utiliser des profils partagés par d’autres utilisateurs. On se rapproche donc davantage d’un système de « looks » ou de filtres créatifs que d’un mode respectant nécessairement les standards vidéo. C’est une approche originale et ludique, déjà présente sous une forme comparable sur d’autres JMGO récents, mais elle doit rester distincte d’un calibrage dont le but est précisément de respecter une référence normalisée.
Lorsque le projecteur détecte un programme HDR10, la même organisation est conservée et les différents profils passent dans leur déclinaison HDR. En Dolby Vision, JMGO simplifie en revanche le choix avec quatre modes : Lumineux, Sombre, Couleurs vives et Gaming. Le constructeur confirme par ailleurs la prise en charge du Dolby Vision jusqu’en 4K/120 Hz.
La boîte à outils destinée au calibrage est particulièrement complète pour un projecteur Lifestyle. Le CMS, ou Color Management System, permet d’intervenir séparément sur les trois dimensions de chacune des couleurs primaires et secondaires : teinte, saturation et luminosité. La température de couleur dispose d’abord d’un réglage simple sur un point, correspondant essentiellement au gain, puis d’une correction beaucoup plus fine de l’échelle de gris sur 11 points. Trois courbes de gamma prédéfinies sont proposées en SDR : Lumineux, Moyen et Sombre. Le choix de l’espace colorimétrique peut également être effectué manuellement en SDR. En HDR, cette sélection disparaît au profit d’une détection automatique adaptée au signal reçu.
La gestion du flux lumineux est elle aussi particulièrement étendue. La puissance des lasers peut être réglée sur une échelle de 1 à 10, à laquelle vient s’ajouter le double iris mécanique. Dans l’interface de mon exemplaire, plusieurs positions permettent de fermer progressivement le diaphragme jusqu’à F7.0. JMGO communique officiellement sur six niveaux de réglage de l’iris ; selon la manière dont on compte la position totalement ouverte, l’interface peut donner l’impression d’une position supplémentaire. Le principe reste surtout intéressant parce qu’il permet de dissocier deux choses : ajuster électroniquement la puissance du laser d’un côté et agir physiquement sur l’ouverture optique de l’autre.

JMGO ajoute encore son AI Dynamic Black Level, ou AI DBL. Celui-ci analyse en temps réel la répartition lumineuse de l’image et adapte dynamiquement le fonctionnement du projecteur pour tenter d’obtenir des noirs plus profonds tout en conservant les détails dans les zones sombres. Une fonction d’amélioration des détails sombres et un mode spécifique de niveau de noir cinéma figurent également parmi les outils annoncés par le constructeur. Je traiterai séparément leur influence sur le contraste afin de ne pas confondre le comportement natif de l’optique et des iris avec celui d’un traitement dynamique.
Le traitement du piqué comprend une fonction Super Résolution réglable sur trois niveaux, Faible, Moyen et Élevé, avec possibilité de la désactiver totalement. Son rôle est d’accentuer la perception des détails et d’améliorer notamment les sources de définition inférieure, mais comme toujours avec ce genre de traitement, il faudra vérifier qu’un réglage trop élevé ne transforme pas ce gain apparent en accentuation artificielle des contours.


Pour la fluidité, JMGO propose également trois niveaux d’intervention du MEMC, auxquels s’ajoute naturellement la possibilité de le désactiver. Le constructeur annonce ici un traitement capable de fonctionner jusqu’à 120 Hz, ce qui prend tout son sens avec la nouvelle chaîne DLP 4K/120 Hz de l’appareil.
Les joueurs bénéficient d’un environnement spécifique particulièrement développé. L’IRIS Ultra Max est compatible ALLM, qui permet à une console ou à une source compatible de déclencher automatiquement le mode à faible latence, ainsi qu’avec le VRR, qui synchronise la fréquence d’affichage du projecteur avec celle produite par la console ou le PC afin de limiter les déchirures d’image et les saccades. À cela s’ajoutent une réduction spécifique de l’input lag et plusieurs profils adaptés au type de jeu utilisé, par exemple FPS ou RPG.

Enfin, l’IRIS Ultra Max conserve une fonctionnalité devenue beaucoup plus rare : la compatibilité 3D. JMGO ajoute également quelques fonctions plus typiquement Lifestyle comme l’adaptation automatique des couleurs à la teinte du mur, la protection oculaire, la mémorisation de positions d’image ainsi que les différentes aides automatiques au cadrage. Elles sont bien présentes dans les menus, même si, comme je l’ai expliqué dans l’examen de l’appareil, je recommande fortement de privilégier le zoom et le lens-shift optiques dès que l’installation le permet afin de préserver toute la définition de l’image.
Avec la puissance laser réglée sur 10, l’IRIS Ultra Max se montre particulièrement discret. Placé à proximité immédiate de l’appareil, mon sonomètre ne relève que 34,4 dB, alors que le bruit résiduel de la pièce atteint déjà 33,9 dB projecteur éteint. Autrement dit, dans cette configuration, le bruit ajouté par le système de refroidissement reste extrêmement faible et se confond presque avec l’ambiance sonore de la pièce. C’est d’autant plus appréciable que nous parlons ici d’un projecteur triple laser très lumineux et relativement compact, donc potentiellement plus difficile à refroidir silencieusement qu’un châssis Home Cinéma de grand volume.


Comme souvent chez JMGO, la partie audio constitue également une bonne surprise. Malgré le faible encombrement du projecteur, le système intégré délivre un son ample, propre et surtout étonnamment dynamique. Les voix restent intelligibles, les effets disposent d’une belle présence et l’IRIS Ultra Max parvient même à produire des basses convaincantes pour un appareil de cette taille, sans donner l’impression d’un registre grave artificiellement gonflé. Pour une utilisation quotidienne, une chambre, un bureau ou une petite pièce de vie, il est donc parfaitement possible de se passer d’un système sonore externe. Une barre de son ou un ensemble Home Cinéma conservera naturellement l’avantage en matière d’ampleur et de spatialisation, mais l’audio intégré de l’IRIS Ultra Max est suffisamment qualitatif pour ne pas être considéré comme un simple équipement d’appoint.
Consommation électrique :
La consommation de l’IRIS Ultra Max évolue de manière assez logique avec le réglage de puissance de la source laser. À son niveau maximal, laser sur 10, je relève 216,3 W à la prise. En réduisant la puissance de moitié, la consommation tombe à 137,3 W, tandis qu’au réglage minimal, laser sur 1, elle descend à seulement 90,1 W.
L’écart est donc important et montre que JMGO laisse une véritable latitude pour adapter le projecteur à la taille de l’image, au type d’écran et au niveau de luminosité recherché. Il n’est pas nécessaire de faire fonctionner systématiquement l’IRIS Ultra Max à pleine puissance, notamment dans une salle sombre ou avec une base d’image raisonnable. Réduire la puissance laser permet alors non seulement d’abaisser fortement la consommation, mais également de limiter les sollicitations thermiques et, potentiellement, le bruit de ventilation.

Même à son maximum, les 216,3 W restent contenus au regard de la puissance lumineuse annoncée et des performances revendiquées par ce modèle triple laser RGB. À l’autre extrémité, les 90,1 W mesurés au niveau 1 montrent qu’il peut fonctionner avec une consommation très raisonnable lorsqu’on n’a pas besoin de toute sa réserve lumineuse.
Le piqué de l’IRIS Ultra Max est globalement très bon, avec une image précise, détaillée et surtout une excellente homogénéité sur toute la surface projetée. Lorsque tous les traitements susceptibles de recalculer l’image sont désactivés (correction de trapèze, ajustement numérique de la géométrie et autres automatismes) la netteté reste pratiquement constante du centre jusqu’aux bords. C’est un point important, car certains projecteurs Lifestyle affichent une excellente précision au centre mais perdent progressivement en définition à mesure que l’on s’approche des extrémités de l’image. Ce n’est pas le cas ici : l’optique du JMGO se montre bien maîtrisée.

Les mires UHD permettent cependant de mettre en évidence les limites de son optique.Sur les structures les plus fines, et notamment sur la mire en croix, toutes les lignes blanches séparant les bandes colorées ne sont pas parfaitement restituées. La zone verte est particulièrement révélatrice : certaines séparations très fines commencent à se mélanger avec la couleur au lieu de rester totalement individualisées. Cela montre que, malgré une excellente impression générale de netteté, l’IRIS Ultra Max n’atteint pas la précision que j’avais pu observer sur le Leica Cine Play 1, capable de mieux préserver ces structures extrêmement fines.

Il faut néanmoins remettre cette observation dans son contexte : nous sommes ici dans le domaine des mires de résolution les plus exigeantes. Sur des images réelles, le JMGO conserve un rendu très détaillé, avec des textures bien définies, des contours propres et une excellente lisibilité des petits éléments. Son principal atout est justement cette homogénéité du piqué sur toute l’image.
La fonction Super Résolution, réglable sur Faible, Moyen ou Élevé, peut encore renforcer subjectivement cette impression de netteté, mais elle ne crée pas de résolution supplémentaire. Pour apprécier les performances intrinsèques de l’optique et de la matrice, je recommande donc de commencer avec ce traitement désactivé ou au niveau le plus faible.
Enfin, les corrections géométriques électroniques ont un effet beaucoup plus marqué. Dès qu’elles interviennent, l’image doit être redimensionnée et interpolée, ce qui se traduit immédiatement par une perte de précision sur les structures fines et des cassures qui apparaissent sur les lignes. Avec le zoom optique et le lens-shift dont dispose l’IRIS Ultra Max, il est donc préférable de les éviter : correctement installé et sans recalcul numérique, le JMGO offre un très bon piqué, homogène d’un bord à l’autre de l’écran.
La compatibilité 4K à 120 Hz de l’IRIS Ultra Max présente sur le papier un intérêt évident pour les films tournés en 24 images par seconde. La raison est purement mathématique : 120 est exactement divisible par 24. Chaque image d’un film 24p peut donc être répétée cinq fois, selon une cadence régulière, sans passer par une conversion irrégulière de type 3:2 pulldown. En théorie, cette architecture doit donc faciliter une restitution plus propre du cinéma 24p.
Il faut toutefois se méfier de la théorie. Je l’avais déjà constaté avec le XGIMI Aura 3 Max, pourtant lui aussi compatible 4K/120 Hz : cette caractéristique ne suffisait pas à assurer une fluidité irréprochable. Sur les panoramiques 24p, l’Aura 3 Max conservait des irrégularités suffisamment perceptibles pour que je préfère activer son interpolation d’images au niveau moyen.
Avant d’aller plus loin, rappelons la différence entre deux défauts souvent confondus. Le judder correspond à une irrégularité de cadence : les images ne sont pas présentées selon un rythme parfaitement régulier et un panoramique peut donner l’impression d’accélérer ou de ralentir légèrement. Le stutter, lui, peut parfaitement exister avec une cadence 24p correcte. Il est simplement lié au faible nombre d’images par seconde du cinéma : chaque image restant affichée relativement longtemps, les déplacements rapides ou les panoramiques peuvent sembler progresser par petits à-coups. Une interpolation d’images peut le réduire en créant des images intermédiaires, mais au risque d’introduire d’autres artefacts.
Pour contrôler tout cela, j’utilise notamment les séquences de mouvement de la suite Spears & Munsil UHD Benchmark. La mire des piments est particulièrement parlante : ces formes constituées de petits carrés colorés se déplacent sur un fond sombre. Leur construction très géométrique facilite l’observation du mouvement, car la moindre erreur d’interpolation produit immédiatement des déformations, des duplications de contours ou des pixels qui semblent se détacher de l’objet. C’est beaucoup plus révélateur qu’une scène de film classique où certains défauts peuvent être masqués par la complexité de l’image.

J’ai également utilisé les séquences de défilement comprenant du texte, des barres verticales et des images très détaillées, ainsi que les panoramiques sur le jardin asiatique et la végétation. Le principe reste le même : faire traverser l’écran à vitesse constante des éléments contenant beaucoup de détails fins et de lignes très contrastées. Si la cadence est mal gérée, le défilement devient immédiatement irrégulier ; si l’interpolation travaille mal, les contours se déforment ou produisent des artefacts.

Et c’est précisément sur ces exercices que le JMGO IRIS Ultra Max se montre nettement plus convaincant que le XGIMI Aura 3 Max. Avec la compensation de mouvement totalement désactivée, les séquences 24p restent suffisamment régulières pour que je puisse regarder un film sans éprouver le besoin d’activer l’aide à la fluidité. Les panoramiques conservent naturellement le léger stutter propre au 24 images par seconde, mais je ne retrouve pas les ralentissements et déformations qui m’avaient conduit à utiliser systématiquement le niveau moyen sur l’Aura 3 Max.

C’est pour moi le point important : le JMGO n’a pas besoin du MEMC pour rendre le 24p agréable à regarder. Ceux qui apprécient le rendu cinéma original pourront donc laisser la compensation de mouvement désactivée sans subir une fluidité pénalisante.
Si vous souhaitez lisser légèrement les mouvements, le réglage Bas suffit déjà. Je ne ressens ici aucun besoin de monter au niveau moyen/normal comme avec le XGIMI.
Il faut néanmoins conserver une certaine prudence avec l’interpolation du JMGO. Sur des objets très structurés en déplacement ou des scènes complexes, elle peut occasionnellement être prise en défaut et générer de petits artefacts autour des contours mobiles.
Au final, je préfère le comportement de l’IRIS Ultra Max interpolation désactivée, ou éventuellement au niveau Bas pour ceux qui souhaitent gagner un peu de douceur.
En UHD 60 Hz, le meilleur résultat que j’ai relevé avec l’IRIS Ultra Max est de 14,1 ms. À cette fréquence, une image complète dure 16,67 ms : le retard reste donc inférieur à une image, ce qui place déjà le JMGO à un très bon niveau de réactivité pour le jeu vidéo.
L’intérêt du fonctionnement à fréquence élevée apparaît encore davantage en 120 Hz. Une image ne dure alors plus que 8,33 ms, contre 16,67 ms à 60 Hz. Si l’on extrapole le comportement mesuré à 60 Hz en supposant que la chaîne de traitement conserve une latence proportionnellement comparable, on peut raisonnablement attendre un retard voisin de 7 ms en 4K/120 Hz. À 240 Hz en Full HD, cette même extrapolation conduirait aux environs de 3,5 ms. Il faut toutefois bien distinguer ces valeurs d’une mesure réelle : une partie de la latence peut provenir de traitements dont la durée ne varie pas exactement avec la fréquence d’affichage. Je retiens donc 14,1 ms comme valeur mesurée en UHD 60 Hz, les autres chiffres servant uniquement à illustrer le bénéfice potentiel de la montée en fréquence.

L’IRIS Ultra Max propose par ailleurs tout l’arsenal attendu d’un projecteur moderne orienté jeu, avec VRR, ALLM, mode faible latence et profils dédiés selon le type de jeu. Je précise toutefois que je suis avant tout amateur de cinéma et de séries et que je ne suis pas équipé de consoles de dernière génération. Je laisse donc volontiers à d’autres testeurs plus spécialisés le soin d’évaluer en profondeur le comportement du VRR, de l’ALLM et des fonctions Gaming avancées, ainsi que leur compatibilité pratique avec les différentes consoles et cartes graphiques actuelles. De mon côté, je me limite à la mesure objective du retard à l’affichage, qui est déjà très convaincante en 4K/60 Hz.
Speckle laser :
Le JMGO IRIS Ultra Max fait partie des projecteurs triple laser RGB que j’ai testés qui maîtrisent le mieux le speckle laser. Pour rappel, ce phénomène se manifeste par une sorte de granulation ou de scintillement très fin, particulièrement visible dans les zones lumineuses et uniformes. Il provient de la forte cohérence de la lumière laser et peut devenir rapidement gênant lorsque le projecteur est associé à certaines toiles techniques.
Sur mon écran blanc à comportement lambertien, le résultat est particulièrement propre. Sur l’image panoramique utilisée pour ce contrôle, la grande zone de ciel autour du soleil constitue un excellent révélateur : elle offre une surface claire, relativement uniforme et très lumineuse sur laquelle le speckle ressort généralement immédiatement. Ici, il reste extrêmement discret. À distance normale de visionnage, je ne le trouve tout simplement pas gênant.

Le passage sur écran technique permet de mieux mettre à l’épreuve le système de réduction de JMGO. Comme souvent avec ce type de toile, la structure de surface et la manière dont elle renvoie la lumière laser rendent le phénomène plus perceptible. Sur la photographie comparative, on peut effectivement deviner davantage de texture dans les zones claires du ciel. Malgré cela, le niveau reste remarquablement contenu pour un triple laser RGB aussi puissant.

C’est justement là que l’IRIS Ultra Max se distingue à mes yeux. Avec plusieurs projecteurs triple laser, l’emploi d’une toile technique peut rendre le speckle suffisamment présent pour que je déconseille cette association aux spectateurs sensibles au phénomène. Ce n’est pas le cas ici. Le dispositif anti-speckle développé par JMGO fonctionne réellement. Il ne supprime pas totalement le phénomène, contrairement à ce que pourraient laisser penser certaines communications commerciales très optimistes, mais il le réduit suffisamment pour que je puisse envisager sans réserve particulière l’utilisation du projecteur avec une toile technique adaptée.
Sur mes deux écrans, le speckle subsiste donc à des degrés différents, mais il n’atteint jamais un niveau qui me gêne pendant le visionnage. C’est un très bon résultat et, sur ce critère précis, l’IRIS Ultra Max se place parmi les triple laser RGB les plus convaincants que j’ai pu examiner.
Aucun problème d’overscan à signaler sur l’IRIS Ultra Max. L’image est affichée dans son intégralité, sans recadrage ni disparition d’informations sur les bords. Autrement dit, il n’y a aucun cropping : les pixels situés aux extrémités de l’image source restent bien visibles, ce que confirment les mires de contrôle.
Comme sur la majorité des projecteurs DLP utilisant une DMD 0,47 pouce, on retrouve en revanche le traditionnel cadre gris autour de l’image utile. Sur mon installation, sa largeur est d’environ 1 cm. Il ne s’agit pas d’un défaut de cadrage ou d’un overscan, mais de la bordure lumineuse générée par la zone non exploitée de la matrice DMD autour de l’image active.

Cette bordure reste discrète et devient pratiquement invisible dès lors que l’écran dispose d’un encadrement noir suffisamment large. Elle peut en revanche se remarquer davantage sur un mur clair ou sur un écran sans bordure, en particulier dans les scènes sombres. Rien d’inhabituel donc pour cette génération de DLP 0,47", et surtout aucune perte d’image utile.
Comme pour mes derniers tests, toutes les mesures colorimétriques de l’IRIS Ultra Max ont été réalisées dans des conditions destinées à représenter ce que voit réellement le spectateur. J’utilise un écran blanc de référence à gain neutre 1,0, et les sondes sont orientées vers l’écran, et non directement vers l’objectif du projecteur. Cette méthode intègre donc le comportement réel de la chaîne de projection, y compris l’optique et la surface de l’écran.

La mesure de référence est assurée par mon spectrophotomètre JETI Spectraval 1501 Hi-Res, dont la résolution spectrale de 2 nm est particulièrement importante avec les sources triple laser RGB. Les pics d’émission de ce type de projecteur sont extrêmement étroits et une résolution spectrale insuffisante peut entraîner des erreurs sensibles dans la détermination des coordonnées colorimétriques. Le JETI sert également à établir un profil spécifique pour ma Klein K10-A, utilisée ensuite pour les séries de mesures rapides dans Calman. Le profilage effectué sur l’IRIS Ultra Max montre d’ailleurs des écarts très faibles entre les deux instruments, y compris sur le bleu, avec un Delta E inférieur à 1, ce qui valide la cohérence de la chaîne de mesure.
La signature spectrale de l’IRIS Ultra Max ne laisse évidemment aucun doute sur la technologie employée : nous sommes bien en présence d’un triple laser RGB pur, avec trois familles d’émissions nettement séparées correspondant au bleu, au vert et au rouge. C’est précisément cette séparation très importante entre les primaires qui permet à ce type de source de produire un gamut beaucoup plus étendu qu’un système LED ou qu’un laser bleu associé à une roue phosphore.

Le bleu de l’IRIS Ultra Max se concentre autour de 465 nm environ, sous la forme d’un pic très étroit. Le vert se situe autour de 530 nm, avec lui aussi une émission relativement resserrée. La partie rouge est plus intéressante : elle ne se présente pas comme un simple pic unique mais comme un ensemble de plusieurs raies très rapprochées autour de 645 à 655 nm, formant une distribution plus complexe et plus étendue.
Cette architecture est intéressante à rapprocher de celle du XGIMI Aura 3 Max. Le XGIMI possède lui aussi trois grandes zones spectrales bien distinctes, mais leur organisation diffère. Sur l’Aura 3 Max, le vert apparaît davantage comme une combinaison de plusieurs émissions rapprochées et le rouge comporte lui aussi plusieurs pics étroits. Sur le JMGO, la composante verte est plus compacte tandis que le rouge présente une distribution multi-raies particulièrement marquée.

Il serait hasardeux de déduire uniquement de ces graphiques l’architecture exacte des modules laser employés par les deux constructeurs. En revanche, ils montrent clairement que JMGO et XGIMI n’utilisent pas exactement la même combinaison de longueurs d’onde ni la même répartition énergétique, même si les deux appareils sont des triple laser RGB.
Cette multiplication de longueurs d’onde très proches peut également avoir une conséquence intéressante sur le speckle. Plus une source laser utilise plusieurs émissions légèrement différentes, plus il devient possible de réduire la cohérence globale de la lumière et donc de limiter les interférences responsables de cette granulation. Je ne présenterais pas le spectre du JMGO comme la preuve de son système anti-speckle, mais sa structure multi-raies, notamment dans le rouge, est cohérente avec une architecture cherchant à diversifier les longueurs d’onde. Cela cadre assez bien avec ce que j’ai observé visuellement : l’IRIS Ultra Max fait effectivement partie des triple laser RGB les moins affectés par le speckle que j’ai testés.
Autre point intéressant : l’énergie relative des trois composantes n’est pas répartie uniformément. Sur le JMGO, le rouge domine nettement en amplitude, suivi du bleu puis du vert. Cette répartition ne signifie évidemment pas que l’image sera rouge, car l’équilibre du blanc dépend ensuite des proportions respectives utilisées par l’électronique et le moteur optique. Elle montre simplement comment JMGO a dimensionné énergétiquement ses trois canaux laser.
Les résultats obtenus confirment immédiatement l’intérêt de cette source RGB. En coordonnées CIE 1931 xy, l’IRIS Ultra Max couvre 99,93 % du DCI-P3 et 96,96 % du BT.2020. En CIE 1976 u’v’, les valeurs atteignent respectivement 99,92 % du DCI-P3 et 98,08 % du BT.2020.

Autrement dit, le DCI-P3 est pratiquement intégralement couvert, ce qui est déjà excellent, mais surtout le BT.2020 est approché à un niveau extrêmement élevé. Une couverture de presque 97 % du BT.2020 en xy place l’IRIS Ultra Max parmi les projecteurs domestiques capables d’exploiter réellement l’un des principaux avantages du triple laser RGB : produire des couleurs dont la saturation dépasse largement celle des projecteurs limités au P3.
Le graphique est également très parlant sur la géométrie du gamut. Les trois primaires viennent presque rejoindre les sommets du triangle BT.2020. Le rouge et le bleu sont particulièrement proches de leurs cibles, tandis que le vert reste légèrement en retrait. C’est principalement cette petite différence sur le vert qui empêche d’obtenir une couverture intégrale de 100 % du BT.2020.
La couverture bidimensionnelle du gamut ne raconte cependant qu’une partie de l’histoire. En HDR, il faut également observer comment ces couleurs sont conservées lorsque la luminosité augmente. C’est tout l’intérêt de la mesure Gamut Rings, qui représente non plus simplement un triangle en deux dimensions, mais le volume colorimétrique réellement disponible à différents niveaux de luminance.

Avec une cible BT.2020 / ST2084 PQ, et pour une luminance mesurée ici à 292,6 cd/m², l’IRIS Ultra Max atteint 94,64 % du volume colorimétrique de référence. C’est une valeur remarquable pour un vidéoprojecteur.
Le graphique montre que les différentes enveloppes mesurées suivent de très près les anneaux théoriques du BT.2020 sur une grande partie de la plage lumineuse. À mesure que la luminance augmente, quelques écarts apparaissent naturellement, notamment dans certaines zones de saturation maximale, mais le JMGO conserve une très grande partie de son gamut même sur des couleurs lumineuses.
C’est un point particulièrement important en HDR. Deux projecteurs peuvent annoncer la même couverture BT.2020 à faible luminance tout en se comportant très différemment lorsqu’on leur demande de produire une couleur à la fois très saturée et très lumineuse. Le résultat de l’IRIS Ultra Max montre que son moteur triple laser ne se contente pas d’afficher un grand triangle sur un diagramme CIE : il est également capable de maintenir une part très importante de cette richesse colorimétrique lorsque la luminosité augmente.
Avec près de 97 % du BT.2020 en couverture 2D, quasiment 100 % du DCI-P3 et 94,64 % du volume BT.2020 HDR mesuré, l’IRIS Ultra Max dispose donc d’une des bases colorimétriques les plus étendues que l’on puisse actuellement obtenir en vidéoprojection domestique.
Résultats SDR :
L’examen des différents modes SDR montre que JMGO propose plusieurs philosophies d’image, allant de profils très démonstratifs à un mode Film beaucoup plus proche des références vidéo. Sur un projecteur triple laser RGB disposant d’un gamut natif très étendu, le point essentiel est de vérifier que l’appareil applique bien l’espace colorimétrique adapté au contenu SDR, c’est-à-dire le Rec.709.
C’est précisément là que les modes IA améliorée, Couleurs vives et Dynamique se montrent problématiques. Ils utilisent un espace couleurs beaucoup trop large pour une source SDR, laissant s’exprimer une part importante du gamut natif du projecteur. Le résultat est une image très spectaculaire, mais avec des couleurs nettement plus saturées que celles prévues dans le signal d’origine. Les mesures le confirment : les couvertures atteignent près de 196 à 198 % du Rec.709, et les Delta E deviennent très élevés, notamment en Dynamique avec 34,10 de moyenne sur les saturations.

Le mode Standard est moins excessif, mais reste lui aussi mal adapté au SDR avec 141,6 % du Rec.709. Sa balance des blancs dérive également vers le bleu dans les hautes lumières et son Delta E moyen atteint 9,51 sur l’échelle de gris, 7,87 sur les saturations et 7,50 sur le ColorChecker. Le mode Doux améliore légèrement la situation, mais son gamut reste encore trop large avec 138 % du Rec.709.
Deux profils se distinguent davantage : Bureau et surtout Film. Le mode Bureau se rapproche correctement du Rec.709 avec 106,3 % de couverture, accompagné de Delta E moyens de 1,83 sur les saturations, 2,33 sur le ColorChecker et 3,61 sur l’échelle de gris. Il constitue déjà une bonne base.
Le mode Film est toutefois clairement le meilleur choix SDR en sortie de boîte. Il respecte parfaitement l’espace Rec.709 avec 100 % de couverture, tout en maintenant de très bonnes valeurs de fidélité : 1,63 de Delta E moyen sur les saturations, 2,13 sur le ColorChecker et 3,15 sur l’échelle de gris. Pour rappel, plus le Delta E se rapproche de zéro, plus l’erreur devient difficile à percevoir. En dessous de 3, on entre déjà dans une zone où les écarts deviennent faibles pour la majorité des spectateurs.

Autre point positif, ce mode ne sacrifie pas réellement la luminosité. Il conserve 293,8 cd/m², soit environ 2 547 lumens calculés sur mon écran blanc de 100 pouces gain 1. Le mode Bureau est pratiquement au même niveau avec 2 545 lumens. Il n’est donc pas nécessaire d’accepter une forte baisse de lumière pour obtenir une image plus juste.
À l’opposé, le mode Dynamique délivre le niveau lumineux le plus élevé avec environ 2 834 lumens, mais au prix d’une importante dérive de la balance RVB et d’une fidélité très dégradée. Son contraste séquentiel est aussi le meilleur de cette série avec environ 2 179:1, mais ce résultat sera à replacer dans l’étude spécifique de l’iris et du contraste.
Résultats HDR :
Premier constat positif, la couverture du gamut reste extrêmement large quel que soit le mode sélectionné. Les mesures tournent autour de 96,4 à 98 % du BT.2020, ce qui place le projecteur à un niveau très élevé pour un modèle grand public. Sur ce point, le triple laser tient clairement ses promesses et permet d’afficher des couleurs bien au-delà du DCI-P3 classique.
En revanche, les modes Standard HDR, IA améliorée, Couleurs vives et Maître du réglage cinéma présentent tous une dérive assez marquée de la balance RVB dans les hautes lumières. Le bleu devient progressivement dominant tandis que le rouge recule, ce qui entraîne des Delta E élevés sur l’échelle de gris, autour de 10 de moyenne. Autrement dit, l’image reste spectaculaire, mais elle s’éloigne clairement de la neutralité recherchée en HDR.

Le mode Doux HDR améliore légèrement la situation, sans pour autant devenir réellement précis. Ses erreurs restent encore trop élevées sur les couleurs HDR et l’échelle de gris. Il ne présente donc pas d’avantage particulier face aux deux profils les plus intéressants de ce test.
Ce sont en effet les modes Film HDR et Bureau HDR qui ressortent le mieux. Leur comportement est très proche, avec une nette amélioration de l’équilibre RVB et des erreurs plus contenues. Le mode Film conserve un léger avantage : 5,00 de Delta E moyen sur l’échelle de gris, contre 5,25 pour Bureau, ainsi qu’un meilleur résultat sur les saturations. Il devient donc naturellement le mode HDR à privilégier en sortie de boîte.

La puissance lumineuse reste très élevée dans tous les profils. Les modes les plus lumineux approchent 2 670 lumens calculés, tandis que Film HDR reste encore à environ 2 528 lumens sur mon écran blanc de 100 pouces gain 1. La baisse est donc modérée et ne remet pas en cause la forte réserve lumineuse du projecteur.
Le suivi de la courbe EOTF PQ est globalement cohérent. Le projecteur suit correctement la cible dans les basses et moyennes lumières, puis applique un roll-off dans les hautes lumières afin d’éviter un écrêtage brutal. Pour simplifier, le tone mapping comprime progressivement les niveaux les plus lumineux au lieu de couper directement les détails au-dessus de la capacité maximale du projecteur. Sur ce point, le comportement est plutôt sain et régulier.
Le contraste séquentiel varie finalement assez peu selon les modes, autour de 1 700:1 à 1 810:1, ce qui montre une fois encore que le choix du profil d’image influence davantage la colorimétrie que la dynamique brute. L’étude spécifique de l’iris mécanique apportera beaucoup plus d’enseignements sur ce point.
Résultats Dolby Vision :
Le passage au Dolby Vision améliore sensiblement la situation par rapport au HDR10, avec une gestion de l’image globalement plus cohérente et, surtout, un mode qui se détache nettement : Dolby Vision Sombre. Sur mon écran blanc de référence de 100 pouces à gain 1, il délivre 293,52 cd/m², soit environ 2 540 lumens, avec un noir mesuré à 0,17 cd/m². Le contraste séquentiel reste donc voisin de 1 726:1. Le mode Lumineux présente pratiquement les mêmes valeurs, avec 294,27 cd/m², ce qui montre que la différence entre ces deux profils ne repose pas réellement sur la puissance lumineuse disponible, mais essentiellement sur leur traitement de l’image.

C'est sur la fidélité colorimétrique que le mode Sombre prend l'avantage. Son DeltaE2000 moyen atteint 5,47 sur les saturations DCI-P3, contre 6,35 pour Lumineux, tandis que les couleurs des contenus HDR descendent à 5,48 de moyenne et 11,46 au maximum, contre 8,56/21,78 en mode Lumineux. L'échelle de gris suit la même tendance avec un DeltaE moyen de 3,46, le meilleur résultat des quatre profils Dolby Vision. Nous ne sommes donc pas face à une restitution parfaitement calibrée dès la sortie de boîte, mais c'est clairement le réglage le plus équilibré pour regarder un film.

La couverture mesurée à 71,9 % du Rec.2020 ne doit pas être interprétée comme une faiblesse particulière du Dolby Vision. Le conteneur vidéo utilise bien le Rec.2020, mais les contenus cinéma sont en pratique très majoritairement étalonnés dans l'espace DCI-P3 à l'intérieur du Rec.2020. C'est donc principalement la capacité du projecteur à reproduire correctement le P3 et les saturations intermédiaires qui importe à l'image, davantage que la recherche d'une couverture intégrale du Rec.2020.
Le mode Gaming reste relativement proche du mode Sombre sur l'échelle de gris, avec un DeltaE moyen de 4,91, mais ses couleurs HDR sont moins précises (8,72 de moyenne). Il conserve donc son intérêt pour l'usage auquel il est destiné plutôt que pour la recherche de la meilleure fidélité cinéma. À l'opposé, Couleurs vives monte à 310,46 cd/m², soit environ 2 690 lumens, mais ce petit supplément de lumière s'accompagne d'une dérive beaucoup plus importante : DeltaE moyen de 9,87 sur les saturations, 11,21 sur les couleurs HDR et 10,75 sur l'échelle de gris. C'est un profil démonstratif, pas celui que je retiendrais pour une restitution fidèle.
Enfin, les courbes EOTF montrent que le JMGO ne cherche pas simplement à pousser toute sa puissance lumineuse en Dolby Vision. La gestion des hautes lumières est adaptée aux capacités réelles du projecteur, avec un plafonnement autour de 290 à 310 cd/m² suivant le mode. C'est précisément là que les métadonnées dynamiques du Dolby Vision prennent leur intérêt sur un vidéoprojecteur : elles permettent d'adapter le rendu du programme à une réserve lumineuse très inférieure à celle d'un téléviseur HDR, plutôt que de tenter de reproduire directement les niveaux de luminance du master.
Contraste et luminosité :
Avant d’entrer dans les chiffres, une précision méthodologique me paraît utile. Pour un vidéoprojecteur, les lumens indiquent le flux lumineux total émis, alors que la luminance, exprimée en cd/m² (nits), correspond à la lumière effectivement renvoyée par l’écran vers le spectateur. C’est donc cette seconde valeur qui décrit le mieux ce que l’on perçoit réellement devant l’image. Elle dépend à la fois du projecteur, de la taille de l’image et des caractéristiques de la toile. C’est également la raison pour laquelle mes mesures sont effectuées sonde dirigée vers l’écran et non vers l’objectif : je mesure ainsi la lumière réellement réfléchie par ma toile blanche de référence, de gain 1,0, dans les conditions de visionnage.
Pour cette étude, le JMGO IRIS Ultra Max est réglé sur une image calibrée avec la puissance laser à 10, et j’ai mesuré séparément chacune des six positions de son double iris. Cette procédure permet de voir très concrètement comment la fermeture de l’iris agit simultanément sur le blanc, le niveau de noir et, par conséquent, le contraste séquentiel.

À pleine ouverture F/2.0, j’obtiens 303,51 cd/m² avec un noir à 0,18 cd/m², soit un contraste de 1 734:1. C’est évidemment la position privilégiant la puissance lumineuse, mais le niveau de noir reste relativement élevé. La fermeture à F/3.0 fait tomber la luminance à 246,76 cd/m², tandis que le noir descend à 0,10 cd/m² : le contraste progresse ainsi à 2 586:1. À F/4.0, les valeurs atteignent 214,45 cd/m², 0,07 cd/m² et 3 024:1.



C’est à F/5.0 que le comportement devient particulièrement intéressant. Il reste encore 193,57 cd/m², alors que le noir chute à seulement 0,03 cd/m², ce qui porte le contraste séquentiel à 7 388:1. Cette position représente à mes yeux le compromis le plus intéressant entre puissance lumineuse et profondeur des noirs : la perte de lumière par rapport à la pleine ouverture reste acceptable au regard du gain considérable obtenu sur le contraste.

Les deux dernières positions demandent en revanche une lecture particulière. À F/6.0 et F/7.0, le projecteur indique lui-même que la luminosité est ajustée automatiquement et désactive la fonction de niveau de noir dynamique avec IA. Il ne s’agit donc plus d'une simple comparaison à paramètres identiques où seule l'ouverture mécanique de l'iris changerait. À F/6.0, je relève 103,31 cd/m², un noir à 0,02 cd/m² et 5 337:1. À F/7.0, la luminance descend encore à seulement 76,74 cd/m², mais le noir atteint 0,01 cd/m², permettant d'obtenir 10 332:1 de contraste séquentiel.


Ce dernier résultat est remarquable puisqu’il permet au JMGO de franchir effectivement la barre symbolique des 10 000:1 annoncés par le constructeur dans mes conditions de mesure. Il faut cependant conserver le contexte : cette valeur maximale est obtenue avec l’iris totalement fermé et au prix d’une très forte réduction de la luminance. Entre F/2.0 et F/7.0, celle-ci passe de 303,51 à 76,74 cd/m², soit une diminution d’environ 75 %.
C’est précisément ce que les chiffres de contraste pris isolément ne racontent pas. Le meilleur contraste n’est pas nécessairement le meilleur réglage pour regarder un film. Sur une grande base d’image ou avec du contenu HDR, disposer d’une réserve lumineuse suffisante reste essentiel. À l’inverse, dans une salle obscure et sur une base plus raisonnable, fermer l’iris permet de transformer sensiblement la perception des scènes sombres.
Dans ce contexte, F/5.0 me paraît être le point d’équilibre le plus convaincant : près de 194 cd/m² restent disponibles tout en atteignant déjà environ 7 400:1 de contraste séquentiel. F/7.0 permettra de privilégier au maximum la profondeur du noir et d’atteindre les 10 000:1, mais son niveau lumineux beaucoup plus faible en réserve plutôt l’usage aux configurations où cette perte de luminance reste compatible avec la taille de l’image.
Ces mesures mettent surtout en évidence l'intérêt réel du double iris mécanique de l’IRIS Ultra Max. Il ne constitue pas seulement un argument de fiche technique : il donne effectivement à l’utilisateur la possibilité d’arbitrer entre puissance lumineuse et profondeur du noir en fonction de son écran, de sa base d’image et de ses conditions de projection.
Après avoir étudié l’effet de l’iris sur la luminosité et le contraste, j’ai voulu vérifier s’il avait également une influence sur les couleurs. Le principe du test est simple : je calibre d’abord l’image avec l’iris complètement ouvert à F/2.0, puis je ferme progressivement l’iris sans modifier la calibration. Cela permet de voir si les couleurs restent identiques ou si le simple fait de fermer l’iris modifie l’équilibre de l’image.

Ma référence est donc obtenue à F/2.0, en SDR Rec.709, avec une luminance de 118,23 cd/m². J’aurais préféré me rapprocher des 100 cd/m², mais le niveau de puissance laser immédiatement inférieur faisait passer le projecteur bien sous cette cible. Ce réglage constitue néanmoins une excellente base : le DeltaE moyen est de seulement 0,79 sur les saturations, 0,92 au ColorChecker et 0,87 sur l’échelle de gris. Pour simplifier, plus le DeltaE est faible, plus les couleurs mesurées sont proches de celles qu’elles devraient être. Avec des valeurs inférieures à 1, les écarts sont ici pratiquement imperceptibles.

Je ferme ensuite progressivement l’iris. À F/3.0, puis F/4.0 et F/5.0, la luminosité diminue logiquement, passant successivement à 96,01, 83,68 puis 76,29 cd/m². Les mesures montrent une petite dérive des couleurs et de l’échelle de gris, mais rien de réellement préoccupant. Les DeltaE moyens restent globalement autour de 1,5 à 2,3. Autrement dit, on peut utiliser ces positions intermédiaires de l’iris sans dénaturer sensiblement une image calibrée à F/2.0. C’est une bonne nouvelle, car elles permettent d’adapter la luminosité et d’améliorer le niveau de noir sans devoir refaire systématiquement toute la calibration.



À F/6.0, avec 63,24 cd/m², les écarts deviennent un peu plus importants, notamment sur l’échelle de gris qui atteint un DeltaE moyen de 2,69. Cela reste toutefois raisonnable. Il faut surtout signaler qu’à partir de cette position le projecteur indique que la luminosité est ajustée automatiquement et que le niveau de noir dynamique avec IA est désactivé. Le fonctionnement n’est donc plus exactement le même que sur les premières positions de l’iris.

La situation change davantage à F/7.0. La luminosité n’est plus que de 46,48 cd/m² et, surtout, les mesures de saturation se dégradent fortement, avec un DeltaE moyen de 10,53. En termes simples, certaines couleurs ne présentent plus l’intensité attendue. Curieusement, les couleurs courantes mesurées avec le ColorChecker restent beaucoup plus correctes, avec un DeltaE moyen de 1,51, et l’échelle de gris demeure relativement bien maîtrisée à 2,07. L’image n’est donc pas complètement déséquilibrée, mais la fermeture maximale de l’iris n’est clairement plus neutre pour les couleurs.

J’ai enfin effectué la même vérification avec le niveau de noir dynamique en mode Cinéma. Ici, le résultat est beaucoup plus radical. La luminance atteint 182,52 cd/m² tandis que le noir descend à 0,01 cd/m², mais le calibrage est fortement perturbé : le DeltaE moyen passe à 5,48 sur les saturations, 5,45 au ColorChecker et 8,50 sur l’échelle de gris. Visuellement, cela signifie que le système ne se contente pas de rendre les scènes sombres plus profondes : il modifie également l’équilibre général de l’image et des couleurs.

C’est finalement le principal enseignement de cette série de mesures. L’iris mécanique reste relativement respectueux de la calibration entre F/2.0 et F/5.0. On peut donc choisir dans cette plage le compromis luminosité/contraste qui convient le mieux à son écran sans craindre de bouleverser les couleurs. F/6.0 reste exploitable mais marque le début d'un fonctionnement différent, tandis que F/7.0 entraîne une dérive importante de certaines saturations. Enfin, le niveau de noir dynamique Cinéma améliore fortement la sensation de contraste, mais il modifie notablement l’image.
Avant d’être calibreur et testeur de vidéoprojecteurs, je suis surtout cinéphile. Les sondes, les mires et les courbes sont indispensables pour comprendre le fonctionnement d’un appareil et vérifier les promesses de son constructeur, mais elles ne sont jamais une finalité. Ce que j’attends avant tout d’un projecteur, c’est qu’une fois les mesures terminées, la sonde rangée et la lumière éteinte, il sache me faire oublier toute cette technique pour me rendre simplement la belle image de cinéma que je suis venu chercher. Et sur ce point, avec le JMGO IRIS Ultra Max, le contrat est respecté.
Je commence avec Dune : Deuxième Partie et la cérémonie de victoire des Harkonnen. C’est exactement le genre de séquence qui permet de comprendre ce que les chiffres précédents apportent réellement à l’image. L’IRIS Ultra Max délivre ici une image qui possède de la densité sans donner l’impression d’écraser les détails. Les zones sombres restent lisibles, les différents plans se détachent correctement et la puissance lumineuse disponible donne beaucoup de relief à l’ensemble. Surtout, je retrouve cette précision colorimétrique que les mesures laissaient espérer : rien ne vient artificiellement détourner l’attention de la photographie du film.

Je change complètement d’univers avec Aliens et Ripley après son sauvetage, sur la base spatiale. Les visages, les éclairages artificiels, les blancs, les gris et les tonalités plus discrètes ne pardonnent pas une mauvaise balance des couleurs. Ici encore, le JMGO se montre convaincant. Les carnations restent naturelles, les teintes ne donnent jamais l’impression d’être artificiellement renforcées et les nombreuses nuances de la photographie sont correctement différenciées. C’est dans ce genre de passage que j’apprécie particulièrement une colorimétrie bien réglée : elle ne cherche pas à impressionner, elle disparaît derrière l’image. On ne pense plus au rouge, au vert ou au bleu, on regarde simplement Ripley.

Predator: Badlands, avec la bataille des deux frères dans la grotte, apporte une épreuve différente. Une scène sombre est particulièrement exigeante pour un vidéoprojecteur : obtenir un noir profond ne sert à rien si toutes les nuances proches du noir disparaissent avec lui. Il faut conserver suffisamment de lisibilité pour distinguer les personnages, les textures et les différents plans sans éclaircir artificiellement toute la scène. Le JMGO s’en sort très bien. Le contraste mesuré se retrouve à l’écran par une bonne sensation de profondeur, mais surtout par une image sombre qui reste exploitable. Les éléments éclairés ressortent avec vigueur tandis que l’environnement conserve suffisamment d’informations pour que l’action reste parfaitement compréhensible.

C’est probablement sur ce terrain que je dois apporter la principale nuance à mon enthousiasme. Valerion et XGIMI vont aujourd’hui plus loin dans la gestion dynamique du contraste, notamment grâce à leur iris dynamique, capable de faire varier automatiquement l’ouverture en fonction de la scène. Le JMGO dispose bien de son remarquable double iris mécanique et de son traitement du niveau de noir, mais il ne propose pas cette modulation mécanique automatique. Il faut donc choisir soi-même le compromis entre luminosité et profondeur du noir, et mes mesures ont montré tout l’intérêt d’une position intermédiaire comme F/5.0.
Mais l’IRIS Ultra Max possède en contrepartie un avantage que je considère important avec une source triple laser RGB : son speckle est remarquablement bien maîtrisé. Il n’a pas totalement disparu, mais il est suffisamment contenu pour que je puisse envisager sans réticence l’association avec une toile technique. Or ce type d’écran peut justement améliorer le contraste perçu et la profondeur des noirs dans une pièce de vie. Là où certains projecteurs triple laser deviennent pénibles à regarder sur une toile ALR à cause du fourmillement laser, le JMGO conserve une image suffisamment propre pour que cette combinaison reste pertinente. Cela rééquilibre sérieusement la balance dans une installation Lifestyle.

Après plusieurs heures passées à mesurer cet appareil, voici ce qui résume le mieux mon ressenti. Le JMGO ne cherche pas seulement à produire une image lumineuse et spectaculaire. Il sait aussi être précis, nuancé et cinématographique. Son excellent gamut, sa colorimétrie une fois correctement réglée, son contraste modulable grâce au double iris et la maîtrise du speckle se retrouvent réellement à l’image.
Après les mesures et plusieurs heures de cinéma, le constat est clair : le JMGO IRIS Ultra Max est l’un des vidéoprojecteurs Lifestyle triple laser actuel les plus aboutis que j’ai pu tester (je précise « actuel » car les nouveautés se succèdent à un rythme effréné). Il associe une luminosité réellement exploitable élevée pour le Home Cinéma, un excellent contraste natif pour un DLP 0,47 pouce, un double iris mécanique réellement utile, un gamut très étendu et, une fois correctement réglé, une remarquable précision des couleurs. Surtout, ces qualités ne restent pas confinées aux graphiques Calman : elles se retrouvent à l’écran avec une image dense, nuancée, précise et véritablement cinématographique.
Il faut toutefois, une fois encore, sérieusement relativiser les chiffres de luminosité annoncés par le constructeur. Les valeurs réellement utilisables, c’est-à-dire obtenues avec une image correctement réglée et des couleurs justes, restent bien éloignées des 6 500 lumens ISO revendiqués. Le JMGO demeure malgré tout très lumineux pour un projecteur Home Cinéma et conserve une réserve confortable pour les grandes bases d’image et le HDR. Mais cette différence illustre une nouvelle fois pourquoi je distingue systématiquement dans mes tests la luminosité maximale d’un appareil de celle dont on peut réellement profiter sans sacrifier la fidélité de l’image.
Tout n’est pas parfait. Valerion et XGIMI conservent notamment un avantage dans la gestion dynamique du contraste, grâce à leur iris automatisé absent du JMGO. En revanche, l’IRIS Ultra Max marque des points importants avec son speckle particulièrement bien maîtrisé. Il devient ainsi possible de l’associer à un écran technique pour renforcer le contraste perçu et la profondeur des noirs sans subir un fourmillement laser trop envahissant.
Je suis également plus réservé sur la profusion d’automatismes liés à la balancelle, au cadrage et aux corrections géométriques. Ils sont pratiques et technologiquement impressionnants, mais pour obtenir la meilleure image possible, je recommande justement de limiter les corrections électroniques et de privilégier le positionnement physique ainsi que les réglages optiques. À choisir, j’aurais volontiers sacrifié une partie de cette sophistication pour faire baisser le tarif de lancement de 2990€.
Cette réflexion rend d’ailleurs particulièrement intéressante la version plus simple de l’IRIS, proposée à 1 990 €, que je devrais prochainement pouvoir tester. Avec un tel écart de prix, il sera passionnant de déterminer ce que l’on perd réellement face à l’Ultra Max et, surtout, si l’essentiel de ses qualités d’image est préservé.
En attendant, le JMGO IRIS Ultra Max obtient la note maximum de mondoprojos.fr. Non parce qu’il serait parfait ni parce que toutes ses fonctions me paraissent indispensables, mais parce qu’une fois correctement installé et réglé, ses défauts s’effacent devant l’essentiel : une grande, belle et enthousiasmante image de cinéma, suffisamment réussie pour me faire oublier le projecteur une fois le film lancé.

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After the XGIMI Aura 3 Max, here is the second projector presented at IFA 2026 to go through my test bench: the JMGO IRIS Ultra Max. The two devices share enough similarities to make a head-to-head comparison particularly interesting. They belong to this new generation of DLP projectors capable of accepting and displaying a 4K signal at 120 Hz, thanks in particular to the new SST DMD architecture, and both feature a mechanical iris system designed to improve contrast without relying solely on electronic tricks.
On paper, the IRIS Ultra Max is therefore the Lifestyle counterpart of the Aura 3 Max. XGIMI chose the ultra-short-throw (UST) format, designed to sit at the foot of the screen, while JMGO keeps a classic front projection in a swiveling chassis that is much freer to install. These are two different approaches built on a technological base with many points in common: RGB triple laser, high claimed brightness, 4K/120 Hz, DLP SST and mechanical iris.
The comparison is all the more natural because their launch prices place them in the same category. Having evaluated the UST version of this new generation with the Aura 3 Max, it is now time to see what the same philosophy gives when applied to a Lifestyle projector with the JMGO IRIS Ultra Max.
Transparency note: some of the summary tables and visuals in the "Technical Verdict" section were formatted using artificial intelligence tools. The measurements, data, readings, and conclusions they present come entirely from the tests and measurements carried out by Mondoprojos.
The JMGO IRIS Ultra Max is a 4K Lifestyle projector with a conventional lens, sitting at the top of the manufacturer's new IRIS range. It combines an RGB triple laser source (MALC 6.0), a claimed brightness of 6,500 ISO lumens, a claimed gamut of 110% of BT.2020, a zoom lens with lens shift, a dual mechanical iris and, above all, a new DLP architecture capable of operating in 4K at 120 Hz. Naturally, these brightness, contrast and color accuracy values are those announced by JMGO; they will be compared with my own measurements in the technical part of this review.
Let's start with this 4K/120 Hz, because it is one of the main novelties of this generation. The IRIS Ultra Max uses a 0.47-inch Texas Instruments DMD combined with the SST architecture. It is still not a matrix that physically contains 3840 × 2160 micromirrors: as with the 4K 0.47" DLPs we have known for several years, UHD resolution is obtained by extremely fast pixel shifting from a 1920×1080 matrix. The essential difference here lies in the speed at which all this electronic mechanism can now work.
This is where the famous "dual chipset" comes in. The JMGO does not have two DMDs: it keeps a single matrix, but it is driven by two Texas Instruments DLPC8545 controllers working together. Texas Instruments specifically specifies this two-DLPC8545 configuration to reach 3840 × 2160 at 120 Hz with the compatible DMD. To put it simply, you can think of these two controllers as the conductors responsible for feeding information to the matrix fast enough and synchronizing its position changes. The previous generation already allowed a small DMD to reconstruct a UHD image; this new processing chain now has the throughput needed to repeat the operation up to 120 times per second. This is what allows the JMGO to accept a 4K/120 Hz signal and keep that frequency all the way to the display, instead of receiving 120 Hz only to convert it to 60 Hz. With this architecture, TI even plans up to 1080p at 360 Hz.

This extra power is not only meant for gamers. JMGO also uses it for its MEMC up to 120 Hz, its hardware Anti-RBE system, designed to reduce the perception of the famous rainbows specific to sequential DLPs, and to reduce latency. Both HDMI 2.1 ports accept 4K/120 Hz and VRR. JMGO even claims latency that can drop to 1 ms under certain conditions.
The light engine relies on the new MALC 6.0 RGB triple laser. The three primary colors are therefore produced directly by red, green and blue lasers. JMGO claims 6,500 ISO lumens, 110% coverage of BT.2020 and color accuracy of up to a Delta E of 0.7 or less. The manufacturer also highlights its speckle reduction system, the shimmering or graininess phenomenon that coherent laser sources can cause.

Another important particularity: JMGO is not only trying to produce a lot of light, but also to control it better. The IRIS Ultra Max has two mechanical irises totaling 15 blades, six for one and nine for the other, with six positions allowing the aperture to vary from F2.0 to F7.0. Progressively closing these diaphragms reduces the amount of light reaching the screen but should, in return, lower the black level and increase contrast. JMGO thus claims up to 10,000:1 native contrast.

To this purely optical action is added the AI Dynamic Black Level (AI DBL), which this time acts electronically on the image to adapt black level and contrast to the content. The two approaches must therefore be clearly separated: the irises physically modify the light flux, while AI DBL is a dynamic processing. The IRIS Ultra Max also has AI PQ (Artificial Intelligence Picture Quality), which coordinates several processing steps depending on the analyzed content, as well as a Super Resolution function designed to enhance the perception of detail and, in particular, the upscaling of lower-resolution sources.
The optics are another strong point of this Lifestyle architecture. The variable throw ratio of 0.88 to 1.70:1 offers a particularly wide optical zoom range, and JMGO claims image diagonals from 40 to 300 inches. Above all, the IRIS Ultra Max has a true four-direction optical lens shift, rated at ±130% vertically and ±53% horizontally. It is thus possible to move the image without using digital keystone correction and therefore without reducing its effective resolution. The whole projector is also mounted in a motorized gimbal able to rotate 360° horizontally and up to 150° vertically, to which are added ToF/CMOS autofocus, automatic screen fitting, position memory and automatic keystone correction.
Finally, the IRIS Ultra Max runs Google TV 5.0 with Netflix and the main streaming apps directly accessible. It includes a MediaTek MT9679 with 4 GB of RAM and 64 GB of storage, Wi-Fi 6 and Bluetooth 5.4. Sound is handled by two 12.5 W speakers compatible with Dolby Audio and DTS-X. JMGO claims operation as quiet as 26 dB. The projector measures 308 × 230 × 274 mm and weighs 7 kg, and its maximum power consumption is rated at 300 W.
The IRIS Ultra Max makes no attempt to break with the visual identity JMGO has established on its Lifestyle projectors. You find the same very rounded shape mounted on a wide gimbal, but the manufacturer has taken particular care over the presentation of its new high-end model. The front is probably the most successful part: its cladding features organic patterns evoking wood grain, while the large optical block is highlighted by a gold/copper ring that contrasts pleasantly with the champagne tones of the chassis and the dark gray of the stand. To the left of the lens sits the sensor cluster used for the various automatic positioning and focusing functions. The whole is rather elegant and, despite the size and the light-output ambitions of the device, JMGO has avoided giving it the bulky look of a traditional Home Cinema projector.

The gimbal is now a true signature of JMGO projectors, but the one on the IRIS Ultra Max goes further since it is motorized. The projector's orientation can thus be controlled directly from the remote, without having to move the device by hand. This is particularly convenient when it is placed on a piece of furniture or in a hard-to-reach position. The remote communicates over Bluetooth, is backlit and can also work as an air mouse: hand movements move a pointer on screen. JMGO also supplies an imposing rigid carrying case, also very nicely made and fitted with a handle.

But this ease of positioning should not make us forget an essential particularity of the IRIS Ultra Max: unlike many Lifestyle projectors, it has a true zoom lens combined with lens shift. The optical zoom changes the image size without moving the projector and, above all, without reducing its resolution. The lens shift, for its part, physically moves the image axis horizontally or vertically through the optics, again without recalculating pixels. This is very different from keystone correction: with lens shift, the UHD image produced by the projector stays intact; only its position relative to the screen changes.

With its throw ratio of 0.88 to 1.70:1, installation latitude is considerable. For a 16:9 image of 100 inches, whose base measures about 2.21 m, the lens can be placed roughly between 1.95 m and 3.76 m from the screen. At 120 inches, or about 2.66 m of base, this range extends from about 2.34 m to 4.52 m. These distances are given between the lens and the screen plane and are good orders of magnitude for planning an installation; the available zoom margin is large enough to avoid, in most configurations, having to place the projector to the centimeter.
And it is precisely here that I will make an important recommendation. The IRIS Ultra Max has a multitude of automatic aids able to detect the screen, straighten the image, correct its geometry and make it fit the frame almost by itself. They are spectacularly easy and have their place on a Lifestyle device. But since JMGO gives us an optical zoom and a true lens shift here, use them first.
The reason is simple. A lens shift or an optical zoom acts on the image's path without changing the number of pixels that compose it. An electronic keystone or geometry correction does exactly the opposite: the projector has to recalculate the image and use only part of its matrix to artificially reconstruct a rectangle. A UHD source is then no longer reproduced pixel for pixel over the whole available surface and interpolation becomes necessary. On a movie, the loss may seem discreet at a normal viewing distance; on my resolution patterns, however, it is glaring, with reduced precision of lines and of the finest details. These automatic features therefore have the merit of existing and greatly simplify occasional installation, but please, if you are considering buying the IRIS Ultra Max to get the best possible image out of it, position it properly with its zoom and lens shift and leave electronic geometric corrections disabled. It would be a shame to sacrifice part of the good sharpness of its optics when JMGO provides precisely the mechanical means to avoid it.
At the rear, the connectivity is grouped in the base of the gimbal and remains easily accessible. There are two HDMI inputs, one of them identified as eARC, a USB port, an analog audio output in mini-jack format and the power socket. The large grille covering nearly the whole rear face also gives a good idea of the cooling needs of the device's particularly powerful light engine.

The power supply is, for me, one of the regrettable points of this design. Despite the projector's sizeable dimensions, JMGO keeps a rather imposing external power brick. On a piece of furniture, it is little more than an extra box to hide with the cables. For a fixed installation, and especially on a ceiling, the constraint becomes far less trivial, since you also have to find where to house and neatly mount this power supply. I would have preferred it to be integrated into the chassis. That is notably the solution adopted on the Valerion VisionMaster Max, as on the XGIMI Aura 3 Max, and it significantly eases a permanent installation.

With the notable exception of Hisense, which continues to favor its own environment on a large part of its range, Google TV has now become the norm on most recent Lifestyle and UST projectors. For the user, this mainly means immediately finding their apps and habits. For the tester and calibrator that I am, the advantage is just as appreciable: from one brand to another, the general menu architecture and a good part of the operating logic remain familiar. So I won't insult you by detailing Netflix, YouTube, Prime Video or the various built-in multimedia functions once again. Just know that if you already have a Google account, setup has become almost child's play: at first startup, you just scan the QR code displayed on screen with your smartphone to transmit your credentials, connect the projector to Wi-Fi and automatically retrieve your apps and services. The IRIS Ultra Max runs Google TV 5.0.

What interests us more here is obviously the video settings. In SDR, JMGO offers eight picture profiles: Enhanced AI, Vivid Colors, Standard, Film, Soft, Office, Cinema Control Master and Dynamic. The last one aims above all at maximum light output and I will come back to its behavior in the measurements, because the extra light comes with a strong ramp-up of the fan and a color drift that make it more suited to raw brightness than to a Home Cinema session.
The Cinema Control Master mode deserves a few explanations because it is quite specific to JMGO. It is not simply a new Film preset. It opens a sort of library of renderings that lets you quickly apply different visual signatures to the program being watched. JMGO offers profiles corresponding to various universes or genres, for example action, cyberpunk, romance or post-apocalyptic atmosphere, with variations in color, contrast and image processing. The system also lets you save your own settings and use profiles shared by other users. It is therefore closer to a system of "looks" or creative filters than to a mode that necessarily respects video standards. It is an original and playful approach, already present in a comparable form on other recent JMGOs, but it must remain distinct from a calibration whose very purpose is to respect a standardized reference.
When the projector detects an HDR10 program, the same organization is kept and the various profiles switch to their HDR versions. In Dolby Vision, however, JMGO simplifies the choice with four modes: Bright, Dark, Vivid Colors and Gaming. The manufacturer also confirms support for Dolby Vision up to 4K/120 Hz.
The calibration toolbox is particularly complete for a Lifestyle projector. The CMS, or Color Management System, lets you adjust the three dimensions of each primary and secondary color separately: hue, saturation and brightness. Color temperature first has a simple one-point adjustment, essentially corresponding to gain, then a much finer 11-point grayscale correction. Three preset gamma curves are offered in SDR: Bright, Medium and Dark. The choice of color space can also be made manually in SDR. In HDR, this selection disappears in favor of automatic detection adapted to the received signal.
Light output management is also particularly extensive. Laser power can be set on a scale of 1 to 10, to which the dual mechanical iris is added. In my unit's interface, several positions let you progressively close the diaphragm down to F7.0. JMGO officially communicates six iris adjustment levels; depending on how you count the fully open position, the interface may give the impression of an extra position. The principle remains interesting above all because it lets you separate two things: electronically adjusting laser power on one side and physically acting on the optical aperture on the other.

JMGO also adds its AI Dynamic Black Level, or AI DBL. It analyzes the light distribution of the image in real time and dynamically adapts the projector's operation to try to obtain deeper blacks while keeping detail in dark areas. A dark-detail enhancement function and a specific cinema black level mode are also among the tools announced by the manufacturer. I will treat their influence on contrast separately so as not to confuse the native behavior of the optics and irises with that of a dynamic processing.
Sharpness processing includes a Super Resolution function adjustable on three levels, Low, Medium and High, with the possibility of turning it off completely. Its role is to accentuate the perception of detail and notably improve lower-resolution sources, but as always with this kind of processing, you will need to check that too high a setting doesn't turn this apparent gain into artificial edge enhancement.


For smoothness, JMGO also offers three levels of MEMC intervention, to which is naturally added the option of disabling it. The manufacturer announces processing able to work up to 120 Hz, which makes full sense with the device's new 4K/120 Hz DLP chain.
Gamers benefit from a particularly well-developed dedicated environment. The IRIS Ultra Max supports ALLM, which lets a console or compatible source automatically trigger low-latency mode, as well as VRR, which synchronizes the projector's refresh rate with that produced by the console or PC to limit tearing and stutter. To this are added a specific input lag reduction and several profiles adapted to the type of game, for example FPS or RPG.

Finally, the IRIS Ultra Max keeps a feature that has become much rarer: 3D compatibility. JMGO also adds a few more typically Lifestyle functions such as automatic color adaptation to the wall tint, eye protection, memorization of image positions and the various automatic framing aids. They are indeed present in the menus, although, as I explained in the hands-on examination, I strongly recommend favoring optical zoom and lens shift whenever the installation allows, in order to preserve the full resolution of the image.
Operating noise and quality of the built-in sound system :
With laser power set to 10, the IRIS Ultra Max is particularly quiet. Placed right next to the device, my sound level meter reads only 34.4 dB, while the room's residual noise already reaches 33.9 dB with the projector off. In other words, in this configuration, the noise added by the cooling system remains extremely low and almost blends into the room's ambient sound. This is all the more appreciable since we are talking about a very bright and relatively compact triple laser projector, potentially harder to cool quietly than a large-volume Home Cinema chassis.


As is often the case with JMGO, the audio is also a pleasant surprise. Despite the projector's small size, the built-in system delivers a wide, clean and, above all, surprisingly dynamic sound. Voices remain intelligible, effects have a nice presence and the IRIS Ultra Max even manages to produce convincing bass for a device of this size, without giving the impression of artificially inflated low frequencies. For everyday use, in a bedroom, an office or a small living room, it is therefore perfectly possible to do without an external sound system. A soundbar or a Home Cinema setup will naturally keep the advantage in breadth and spatialization, but the IRIS Ultra Max's built-in audio is good enough not to be considered a mere stopgap.
Power consumption :
The IRIS Ultra Max's consumption evolves quite logically with the laser source power setting. At its maximum level, laser at 10, I measure 216.3 W at the outlet. Halving the power brings consumption down to 137.3 W, while at the minimum setting, laser at 1, it drops to just 90.1 W.
The gap is therefore significant and shows that JMGO leaves real latitude to adapt the projector to image size, screen type and desired brightness level. There is no need to systematically run the IRIS Ultra Max at full power, especially in a dark room or with a reasonable image size. Reducing laser power then not only greatly lowers consumption, but also limits thermal stress and, potentially, fan noise.

Even at its maximum, the 216.3 W remain contained given the announced light output and the performance claimed for this RGB triple laser model. At the other end, the 90.1 W measured at level 1 show that it can operate at very reasonable consumption when you don't need its full light reserve.
Sharpness :
The IRIS Ultra Max's sharpness is very good overall, with a precise, detailed image and above all excellent uniformity across the whole projected surface. When all processing that could recalculate the image is disabled (keystone correction, digital geometry adjustment and other automatic features), sharpness remains practically constant from the center to the edges. This is an important point, because some Lifestyle projectors show excellent precision at the center but progressively lose definition as you approach the edges of the image. That is not the case here: the JMGO's optics are well mastered.

The UHD patterns do, however, reveal the limits of its optics. On the finest structures, and notably on the cross pattern, not all the white lines separating the colored bands are perfectly reproduced. The green area is particularly revealing: some very fine separations start to blend with the color instead of remaining fully individualized. This shows that, despite an excellent general impression of sharpness, the IRIS Ultra Max does not reach the precision I observed on the Leica Cine Play 1, which is better able to preserve these extremely fine structures.

This observation must nevertheless be put in context: we are here in the realm of the most demanding resolution patterns. On real images, the JMGO keeps a very detailed rendering, with well-defined textures, clean contours and excellent legibility of small elements. Its main asset is precisely this uniformity of sharpness across the whole image.
The Super Resolution function, adjustable to Low, Medium or High, can subjectively reinforce this impression of sharpness, but it does not create additional resolution. To appreciate the intrinsic performance of the optics and the matrix, I therefore recommend starting with this processing disabled or at the lowest level.
Finally, electronic geometric corrections have a much more marked effect. As soon as they intervene, the image has to be resized and interpolated, which immediately results in a loss of precision on fine structures and breaks appearing on lines. With the optical zoom and lens shift the IRIS Ultra Max has, it is therefore preferable to avoid them: properly installed and without digital recalculation, the JMGO offers very good, uniform sharpness from one edge of the screen to the other.
Motion smoothness :
The IRIS Ultra Max's 4K 120 Hz compatibility has an obvious interest on paper for films shot at 24 frames per second. The reason is purely mathematical: 120 is exactly divisible by 24. Each frame of a 24p film can therefore be repeated five times, at a regular cadence, without going through an irregular conversion like 3:2 pulldown. In theory, this architecture should thus facilitate a cleaner rendering of 24p cinema.
But we must be wary of theory. I had already noticed it with the XGIMI Aura 3 Max, which is also 4K/120 Hz compatible: this characteristic was not enough to ensure flawless smoothness. On 24p pans, the Aura 3 Max retained irregularities noticeable enough that I preferred to enable its frame interpolation at the medium level.
Before going further, let's recall the difference between two often-confused defects. Judder is an irregularity of cadence: frames are not presented at a perfectly regular rhythm and a pan can give the impression of slightly speeding up or slowing down. Stutter, for its part, can perfectly well exist with a correct 24p cadence. It is simply linked to cinema's low number of frames per second: since each frame stays displayed for a relatively long time, fast movements or pans can seem to progress in small jerks. Frame interpolation can reduce it by creating intermediate frames, but at the risk of introducing other artifacts.
To check all this, I notably use the motion sequences from the Spears & Munsil UHD Benchmark suite. The peppers pattern is particularly telling: these shapes made of small colored squares move across a dark background. Their very geometric construction makes movement easy to observe, because the slightest interpolation error immediately produces deformations, duplicated contours or pixels that seem to detach from the object. It is much more revealing than a standard movie scene where some defects can be masked by the complexity of the image.

I also used the scrolling sequences including text, vertical bars and highly detailed images, as well as the pans over the Asian garden and the vegetation. The principle remains the same: make elements containing lots of fine details and high-contrast lines cross the screen at constant speed. If the cadence is poorly handled, the scrolling immediately becomes irregular; if the interpolation works poorly, the contours deform or produce artifacts.

And it is precisely on these exercises that the JMGO IRIS Ultra Max proves clearly more convincing than the XGIMI Aura 3 Max. With motion compensation completely disabled, 24p sequences remain regular enough that I can watch a movie without feeling the need to enable the smoothness aid. The pans naturally keep the slight stutter inherent to 24 frames per second, but I don't find the slowdowns and deformations that led me to systematically use the medium level on the Aura 3 Max.

For me this is the important point: the JMGO doesn't need MEMC to make 24p pleasant to watch. Those who like the original cinema look can therefore leave motion compensation disabled without suffering from penalizing smoothness.
If you want to slightly smooth motion, the Low setting is already enough. I feel no need here to go up to medium/normal as with the XGIMI.
Some caution is still needed with the JMGO's interpolation. On highly structured moving objects or complex scenes, it can occasionally be caught out and generate small artifacts around moving edges.
In the end, I prefer the IRIS Ultra Max's behavior with interpolation disabled, or possibly at the Low level for those who want to gain a little softness.
Input lag :
In UHD 60 Hz, the best result I recorded with the IRIS Ultra Max is 14.1 ms. At this frequency, a full frame lasts 16.67 ms: the delay is therefore less than one frame, which already places the JMGO at a very good level of responsiveness for video games.
The benefit of high-frequency operation appears even more at 120 Hz. A frame then lasts only 8.33 ms, versus 16.67 ms at 60 Hz. If we extrapolate the behavior measured at 60 Hz, assuming the processing chain keeps a proportionally comparable latency, we can reasonably expect a delay of around 7 ms in 4K/120 Hz. At 240 Hz in Full HD, the same extrapolation would lead to around 3.5 ms. These values must nevertheless be clearly distinguished from an actual measurement: part of the latency may come from processing whose duration does not vary exactly with the display frequency. I therefore retain 14.1 ms as the measured value in UHD 60 Hz, the other figures serving only to illustrate the potential benefit of higher frequencies.

The IRIS Ultra Max also offers the whole arsenal expected of a modern gaming-oriented projector, with VRR, ALLM, low-latency mode and dedicated profiles depending on the type of game. I should point out, however, that I am above all a movie and series enthusiast and that I don't own latest-generation consoles. I therefore gladly leave it to more specialized testers to evaluate in depth the behavior of VRR, ALLM and advanced Gaming functions, as well as their practical compatibility with current consoles and graphics cards. For my part, I limit myself to the objective measurement of display delay, which is already very convincing in 4K/60 Hz.
Laser speckle :
The JMGO IRIS Ultra Max is among the RGB triple laser projectors I have tested that best control laser speckle. As a reminder, this phenomenon appears as a sort of very fine graininess or shimmering, particularly visible in bright, uniform areas. It comes from the high coherence of laser light and can quickly become bothersome when the projector is paired with certain technical screens.
On my white Lambertian screen, the result is particularly clean. On the panoramic image used for this check, the large area of sky around the sun is an excellent revealer: it offers a bright, relatively uniform and very luminous surface on which speckle generally stands out immediately. Here, it remains extremely discreet. At normal viewing distance, I simply don't find it bothersome.

Switching to a technical screen puts JMGO's reduction system to a better test. As is often the case with this type of screen, the surface structure and the way it returns laser light make the phenomenon more noticeable. In the comparison photo, you can indeed make out more texture in the bright areas of the sky. Even so, the level remains remarkably contained for such a powerful RGB triple laser.

This is precisely where the IRIS Ultra Max stands out in my eyes. With several triple laser projectors, using a technical screen can make speckle present enough that I advise against this pairing for viewers sensitive to the phenomenon. That is not the case here. JMGO's anti-speckle system really works. It doesn't completely eliminate the phenomenon, contrary to what some very optimistic marketing communications might suggest, but it reduces it enough that I can consider using the projector with a suitable technical screen without particular reservation.
On both my screens, speckle therefore remains to different degrees, but it never reaches a level that bothers me while watching. It's a very good result and, on this specific criterion, the IRIS Ultra Max ranks among the most convincing RGB triple lasers I have examined.
Overscan and gray frame:
No overscan problem to report on the IRIS Ultra Max. The image is displayed in its entirety, with no cropping or disappearance of information at the edges. In other words, there is no cropping: the pixels at the extremities of the source image remain visible, as confirmed by the test patterns.
As on most DLP projectors using a 0.47-inch DMD, however, you find the traditional gray frame around the useful image. On my setup, its width is about 1 cm. It is not a framing defect or overscan, but the luminous border generated by the unused area of the DMD matrix around the active image.

This border remains discreet and becomes practically invisible when the screen has a sufficiently wide black frame. It can, however, be more noticeable on a light wall or on a borderless screen, especially in dark scenes. Nothing unusual, then, for this generation of 0.47" DLPs, and above all no loss of useful image.
Measurement conditions :
As in my latest tests, all colorimetric measurements of the IRIS Ultra Max were carried out under conditions meant to represent what the viewer actually sees. I use a reference white Lambertian screen with a neutral gain of 1.0, and the probes are pointed at the screen, not directly at the projector lens. This method therefore integrates the real behavior of the projection chain, including the optics and the screen surface.

The reference measurement is provided by my JETI Spectraval 1501 Hi-Res spectrophotometer, whose 2 nm spectral resolution is particularly important with RGB triple laser sources. The emission peaks of this type of projector are extremely narrow and insufficient spectral resolution can lead to significant errors in determining color coordinates. The JETI is also used to build a specific profile for my Klein K10-A, then used for the quick measurement series in Calman. The profiling done on the IRIS Ultra Max shows very small differences between the two instruments, including on blue, with a Delta E below 1, which validates the consistency of the measurement chain.
Spectral analysis of the RGB triple laser :
The IRIS Ultra Max's spectral signature obviously leaves no doubt about the technology used: we are indeed dealing with a pure RGB triple laser, with three clearly separated emission families corresponding to blue, green and red. It is precisely this very large separation between the primaries that allows this type of source to produce a much wider gamut than an LED system or a blue laser combined with a phosphor wheel.

The IRIS Ultra Max's blue is concentrated around 465 nm, in the form of a very narrow peak. The green sits around 530 nm, also with a relatively tight emission. The red part is more interesting: it doesn't appear as a single peak but as a set of several very close lines around 645 to 655 nm, forming a more complex and broader distribution.
This architecture is interesting to compare with that of the XGIMI Aura 3 Max. The XGIMI also has three clearly distinct spectral zones, but their organization differs. On the Aura 3 Max, the green appears more as a combination of several close emissions and the red also has several narrow peaks. On the JMGO, the green component is more compact while the red shows a particularly marked multi-line distribution.

It would be risky to deduce the exact architecture of the two manufacturers' laser modules from these graphs alone. They do, however, clearly show that JMGO and XGIMI do not use exactly the same combination of wavelengths nor the same energy distribution, even though both devices are RGB triple lasers.
This multiplication of very close wavelengths can also have an interesting consequence for speckle. The more a laser source uses several slightly different emissions, the more it becomes possible to reduce the overall coherence of the light and thus limit the interference responsible for this graininess. I wouldn't present the JMGO's spectrum as proof of its anti-speckle system, but its multi-line structure, notably in the red, is consistent with an architecture seeking to diversify wavelengths. This fits quite well with what I observed visually: the IRIS Ultra Max is indeed among the RGB triple lasers least affected by speckle that I have tested.
Another interesting point: the relative energy of the three components is not evenly distributed. On the JMGO, red clearly dominates in amplitude, followed by blue then green. This distribution obviously doesn't mean the image will be red, since the white balance then depends on the respective proportions used by the electronics and the optical engine. It simply shows how JMGO sized its three laser channels energetically.
Gamut extent :
The results obtained immediately confirm the value of this RGB source. In CIE 1931 xy coordinates, the IRIS Ultra Max covers 99.93% of DCI-P3 and 96.96% of BT.2020. In CIE 1976 u'v', the values reach 99.92% of DCI-P3 and 98.08% of BT.2020 respectively.

In other words, DCI-P3 is practically fully covered, which is already excellent, but above all BT.2020 is approached at an extremely high level. Coverage of almost 97% of BT.2020 in xy places the IRIS Ultra Max among the home projectors able to truly exploit one of the main advantages of the RGB triple laser: producing colors whose saturation far exceeds that of projectors limited to P3.
The graph is also very telling about the geometry of the gamut. The three primaries almost reach the vertices of the BT.2020 triangle. Red and blue are particularly close to their targets, while green remains slightly behind. It is mainly this small difference on green that prevents full 100% coverage of BT.2020.
HDR color volume :
Two-dimensional gamut coverage, however, tells only part of the story. In HDR, you also have to observe how these colors are preserved as brightness increases. That is the whole point of the Gamut Rings measurement, which no longer simply represents a two-dimensional triangle, but the color volume actually available at different luminance levels.
With a BT.2020 / ST2084 PQ target, and for a luminance measured here at 292.6 cd/m², the IRIS Ultra Max reaches 94.64% of the reference color volume. That is a remarkable value for a projector.

The graph shows that the different measured envelopes follow the theoretical BT.2020 rings very closely over a large part of the brightness range. As luminance increases, a few deviations naturally appear, notably in certain areas of maximum saturation, but the JMGO keeps a very large part of its gamut even on bright colors.
This is a particularly important point in HDR. Two projectors can announce the same BT.2020 coverage at low luminance while behaving very differently when asked to produce a color that is both very saturated and very bright. The IRIS Ultra Max's result shows that its triple laser engine doesn't merely display a big triangle on a CIE diagram: it is also able to maintain a very large share of this color richness as brightness increases.
With nearly 97% of BT.2020 in 2D coverage, almost 100% of DCI-P3 and 94.64% of measured HDR BT.2020 volume, the IRIS Ultra Max thus has one of the widest color bases currently obtainable in home projection.
SDR results :
Examining the different SDR modes shows that JMGO offers several image philosophies, ranging from very demonstrative profiles to a Film mode much closer to video references. On an RGB triple laser projector with a very wide native gamut, the essential point is to check that the device applies the color space suited to SDR content, i.e. Rec.709.
This is precisely where the Enhanced AI, Vivid Colors and Dynamic modes prove problematic. They use a color space far too wide for an SDR source, letting a large share of the projector's native gamut express itself. The result is a very spectacular image, but with colors clearly more saturated than those intended in the original signal. The measurements confirm it: coverage reaches nearly 196 to 198% of Rec.709, and Delta E values become very high, notably in Dynamic with an average of 34.10 on saturations.

Standard mode is less excessive, but is also poorly suited to SDR with 141.6% of Rec.709. Its white balance also drifts toward blue in the highlights and its average Delta E reaches 9.51 on the grayscale, 7.87 on saturations and 7.50 on the ColorChecker. Soft mode improves the situation slightly, but its gamut is still too wide at 138% of Rec.709.
Two profiles stand out more: Office and, above all, Film. Office mode approaches Rec.709 correctly with 106.3% coverage, with average Delta E of 1.83 on saturations, 2.33 on the ColorChecker and 3.61 on the grayscale. It is already a good base.
Film mode, however, is clearly the best out-of-the-box SDR choice. It perfectly respects the Rec.709 space with 100% coverage, while maintaining very good fidelity values: 1.63 average Delta E on saturations, 2.13 on the ColorChecker and 3.15 on the grayscale. As a reminder, the closer the Delta E gets to zero, the harder the error is to perceive. Below 3, we already enter a zone where deviations become small for most viewers.

Another positive point, this mode doesn't really sacrifice brightness. It keeps 293.8 cd/m², or about 2,547 lumens calculated on my 100-inch gain-1 white screen. Office mode is practically at the same level with 2,545 lumens. There is therefore no need to accept a big drop in light to obtain a more accurate image.
At the opposite end, Dynamic mode delivers the highest light level with about 2,834 lumens, but at the cost of a significant RGB balance drift and very degraded fidelity. Its sequential contrast is also the best of this series at around 2,179:1, but this result will need to be put back in the context of the specific study of the iris and contrast.
HDR results :
First positive finding: gamut coverage remains extremely wide whichever mode is selected. Measurements hover around 96.4 to 98% of BT.2020, which places the projector at a very high level for a consumer model. On this point, the triple laser clearly delivers on its promises and allows displaying colors well beyond classic DCI-P3.
On the other hand, the Standard HDR, Enhanced AI, Vivid Colors and Cinema Control Master modes all show a fairly marked RGB balance drift in the highlights. Blue gradually becomes dominant while red recedes, resulting in high Delta E on the grayscale, around 10 on average. In other words, the image remains spectacular, but it clearly moves away from the neutrality sought in HDR.

Soft HDR mode improves the situation slightly, without becoming truly accurate. Its errors remain too high on HDR colors and the grayscale. It therefore has no particular advantage over the two most interesting profiles of this test.
It is indeed the Film HDR and Office HDR modes that come out best. Their behavior is very close, with a clear improvement in RGB balance and more contained errors. Film mode keeps a slight advantage: 5.00 average Delta E on the grayscale, versus 5.25 for Office, as well as a better result on saturations. It therefore naturally becomes the HDR mode to favor out of the box.

Light output remains very high in all profiles. The brightest modes approach 2,670 calculated lumens, while Film HDR is still at about 2,528 lumens on my 100-inch gain-1 white screen. The drop is therefore moderate and doesn't call into question the projector's strong light reserve.
PQ EOTF curve tracking is broadly consistent. The projector follows the target correctly in the low and mid tones, then applies a roll-off in the highlights to avoid abrupt clipping. To put it simply, the tone mapping progressively compresses the brightest levels instead of directly cutting off detail above the projector's maximum capacity. On this point, the behavior is rather healthy and regular.
Sequential contrast ends up varying quite little depending on the modes, around 1,700:1 to 1,810:1, which shows once again that the choice of picture profile influences colorimetry more than raw dynamic range. The specific study of the mechanical iris will bring much more insight on this point.
Dolby Vision results :
Switching to Dolby Vision noticeably improves the situation compared to HDR10, with generally more coherent image handling and, above all, one mode that clearly stands out: Dolby Vision Dark. On my 100-inch gain-1 reference white screen, it delivers 293.52 cd/m², or about 2,540 lumens, with a black measured at 0.17 cd/m². Sequential contrast therefore stays close to 1,726:1. Bright mode shows practically the same values, with 294.27 cd/m², which shows that the difference between these two profiles doesn't really rest on available light output, but essentially on their image processing.

It is on color fidelity that Dark mode takes the advantage. Its average DeltaE2000 reaches 5.47 on DCI-P3 saturations, versus 6.35 for Bright, while HDR content colors come down to 5.48 on average and 11.46 at maximum, versus 8.56/21.78 in Bright mode. The grayscale follows the same trend with an average DeltaE of 3.46, the best result of the four Dolby Vision profiles. We are therefore not facing a perfectly calibrated rendering out of the box, but it is clearly the most balanced setting for watching a film.

The coverage measured at 71.9% of Rec.2020 should not be interpreted as a particular weakness of Dolby Vision. The video container does use Rec.2020, but cinema content is in practice very largely graded in the DCI-P3 space within Rec.2020. It is therefore mainly the projector's ability to correctly reproduce P3 and intermediate saturations that matters for the image, more than the pursuit of full Rec.2020 coverage.
Gaming mode stays relatively close to Dark mode on the grayscale, with an average DeltaE of 4.91, but its HDR colors are less accurate (8.72 on average). It therefore keeps its interest for the use it is intended for rather than for the search for the best cinema fidelity. At the opposite end, Vivid Colors rises to 310.46 cd/m², or about 2,690 lumens, but this small extra light comes with a much larger drift: average DeltaE of 9.87 on saturations, 11.21 on HDR colors and 10.75 on the grayscale. It is a demonstrative profile, not the one I would keep for faithful reproduction.
Finally, the EOTF curves show that the JMGO doesn't simply try to push all its light power in Dolby Vision. Highlight handling is adapted to the projector's real capabilities, with a cap around 290 to 310 cd/m² depending on the mode. That is precisely where Dolby Vision's dynamic metadata becomes valuable on a projector: it makes it possible to adapt the program's rendering to a light reserve far below that of an HDR television, rather than trying to directly reproduce the master's luminance levels.
Contrast and brightness :
Before getting into the numbers, a methodological clarification seems useful to me. For a projector, lumens indicate the total light flux emitted, while luminance, expressed in cd/m² (nits), corresponds to the light actually returned by the screen to the viewer. It is therefore this second value that best describes what is actually perceived in front of the image. It depends on the projector, the image size and the characteristics of the screen. This is also why my measurements are made with the probe pointed at the screen and not at the lens: I thus measure the light actually reflected by my white reference screen, with gain 1.0, under viewing conditions.
For this study, the JMGO IRIS Ultra Max is set to a calibrated image with laser power at 10, and I measured each of the six positions of its dual iris separately. This procedure makes it possible to see very concretely how closing the iris acts simultaneously on white, black level and, consequently, sequential contrast.

At full aperture F/2.0, I get 303.51 cd/m² with a black at 0.18 cd/m², i.e. a contrast of 1,734:1. This is obviously the position favoring light output, but the black level remains relatively high. Closing to F/3.0 brings luminance down to 246.76 cd/m², while black falls to 0.10 cd/m²: contrast thus rises to 2,586:1. At F/4.0, the values reach 214.45 cd/m², 0.07 cd/m² and 3,024:1.



It is at F/5.0 that the behavior becomes particularly interesting. There is still 193.57 cd/m², while black drops to only 0.03 cd/m², which brings sequential contrast to 7,388:1. This position represents, in my eyes, the most interesting compromise between light output and black depth: the loss of light compared to full aperture remains acceptable considering the considerable gain in contrast.

The last two positions, however, call for a particular reading. At F/6.0 and F/7.0, the projector itself indicates that brightness is automatically adjusted and disables the AI dynamic black level function. It is therefore no longer a simple comparison at identical settings where only the iris's mechanical aperture would change. At F/6.0, I record 103.31 cd/m², a black at 0.02 cd/m² and 5,337:1. At F/7.0, luminance drops further to only 76.74 cd/m², but black reaches 0.01 cd/m², yielding 10,332:1 of sequential contrast.


This last result is remarkable since it lets the JMGO effectively cross the symbolic 10,000:1 mark announced by the manufacturer under my measurement conditions. The context must be kept, however: this maximum value is obtained with the iris fully closed and at the cost of a very strong reduction in luminance. Between F/2.0 and F/7.0, it goes from 303.51 to 76.74 cd/m², a decrease of about 75%.
This is precisely what contrast figures taken in isolation don't tell. The best contrast is not necessarily the best setting for watching a film. On a large image size or with HDR content, having a sufficient light reserve remains essential. Conversely, in a dark room and on a more reasonable image size, closing the iris can noticeably transform the perception of dark scenes.
In this context, F/5.0 seems to me the most convincing balance point: nearly 194 cd/m² remain available while already reaching about 7,400:1 sequential contrast. F/7.0 will make it possible to maximize black depth and reach 10,000:1, but its much lower light level reserves its use for configurations where this loss of luminance remains compatible with the image size.
These measurements above all highlight the real value of the IRIS Ultra Max's dual mechanical iris. It is not just a spec-sheet argument: it effectively gives the user the ability to arbitrate between light output and black depth depending on their screen, image size and projection conditions.
Impact of the iris and dynamic contrast on colors :
After studying the iris's effect on brightness and contrast, I wanted to check whether it also influences colors. The principle of the test is simple: I first calibrate the image with the iris fully open at F/2.0, then progressively close the iris without changing the calibration. This shows whether colors stay identical or whether simply closing the iris changes the image's balance.

My reference is therefore obtained at F/2.0, in SDR Rec.709, with a luminance of 118.23 cd/m². I would have preferred to get closer to 100 cd/m², but the next laser power level down took the projector well below this target. This setting nevertheless constitutes an excellent base: the average DeltaE is only 0.79 on saturations, 0.92 on the ColorChecker and 0.87 on the grayscale. To simplify, the lower the DeltaE, the closer the measured colors are to what they should be. With values below 1, the deviations here are practically imperceptible.

I then progressively close the iris. At F/3.0, then F/4.0 and F/5.0, brightness logically decreases, successively going to 96.01, 83.68 then 76.29 cd/m². The measurements show a small drift in colors and grayscale, but nothing really worrying. Average DeltaE values remain broadly around 1.5 to 2.3. In other words, you can use these intermediate iris positions without noticeably denaturing an image calibrated at F/2.0. This is good news, because they let you adapt brightness and improve black level without systematically redoing the whole calibration.



At F/6.0, with 63.24 cd/m², deviations become somewhat larger, notably on the grayscale which reaches an average DeltaE of 2.69. This remains reasonable, however. It should above all be noted that from this position the projector indicates that brightness is automatically adjusted and that the AI dynamic black level is disabled. Operation is therefore no longer exactly the same as on the first iris positions.

The situation changes more at F/7.0. Brightness is only 46.48 cd/m² and, above all, saturation measurements degrade sharply, with an average DeltaE of 10.53. In simple terms, some colors no longer have the expected intensity. Curiously, everyday colors measured with the ColorChecker remain much more correct, with an average DeltaE of 1.51, and the grayscale remains relatively well controlled at 2.07. The image is therefore not completely unbalanced, but maximum iris closure is clearly no longer neutral for colors.

Finally, I did the same check with the dynamic black level in Cinema mode. Here, the result is much more radical. Luminance reaches 182.52 cd/m² while black falls to 0.01 cd/m², but the calibration is strongly disturbed: average DeltaE goes to 5.48 on saturations, 5.45 on the ColorChecker and 8.50 on the grayscale. Visually, this means the system doesn't just make dark scenes deeper: it also changes the general balance of the image and colors.

This is ultimately the main lesson of this series of measurements. The mechanical iris remains relatively respectful of the calibration between F/2.0 and F/5.0. You can therefore choose within this range the brightness/contrast compromise that best suits your screen without fearing to upset the colors. F/6.0 remains usable but marks the beginning of a different operation, while F/7.0 causes a significant drift in some saturations. Finally, the Cinema dynamic black level strongly improves the sensation of contrast, but it noticeably modifies the image.
Before being a calibrator and projector tester, I am above all a cinephile. Probes, patterns and curves are essential to understand how a device works and to check its manufacturer's promises, but they are never an end in themselves. What I expect above all from a projector is that, once the measurements are done, the probe put away and the lights off, it can make me forget all this technique and simply give me back the beautiful cinema image I came for. And on this point, with the JMGO IRIS Ultra Max, the contract is fulfilled.
I start with Dune: Part Two and the Harkonnen victory ceremony. It is exactly the kind of sequence that lets you understand what the previous figures actually bring to the image. The IRIS Ultra Max delivers here an image that has density without giving the impression of crushing details. Dark areas remain legible, the different planes stand out properly and the available light output gives a lot of relief to the whole. Above all, I find again this color accuracy that the measurements let me hope for: nothing artificially distracts from the film's cinematography.

I change universe completely with Aliens and Ripley after her rescue, on the space station. Faces, artificial lighting, whites, grays and more discreet tones don't forgive a poor color balance. Here again, the JMGO proves convincing. Skin tones remain natural, hues never give the impression of being artificially reinforced and the many nuances of the cinematography are properly differentiated. It is in this kind of passage that I particularly appreciate well-tuned colorimetry: it doesn't try to impress, it disappears behind the image. You no longer think about red, green or blue, you simply watch Ripley.

Predator: Badlands, with the battle of the two brothers in the cave, brings a different test. A dark scene is particularly demanding for a projector: obtaining a deep black is useless if all the near-black nuances disappear with it. You have to keep enough legibility to distinguish the characters, textures and different planes without artificially brightening the whole scene. The JMGO copes very well. The measured contrast is found on screen in a good sensation of depth, but above all in a dark image that remains usable. Lit elements stand out vigorously while the environment keeps enough information for the action to remain perfectly understandable.

This is probably the area where I must add the main nuance to my enthusiasm. Valerion and XGIMI now go further in dynamic contrast management, notably thanks to their dynamic iris, able to automatically vary the aperture depending on the scene. The JMGO does have its remarkable dual mechanical iris and its black level processing, but it doesn't offer this automatic mechanical modulation. You therefore have to choose the brightness/black depth compromise yourself, and my measurements showed the real value of an intermediate position such as F/5.0.
But the IRIS Ultra Max has in return an advantage that I consider important with an RGB triple laser source: its speckle is remarkably well controlled. It hasn't completely disappeared, but it is contained enough that I can consider without hesitation the pairing with a technical screen. And this type of screen can precisely improve perceived contrast and black depth in a living room. Where some triple laser projectors become tiresome to watch on an ALR screen because of laser shimmer, the JMGO keeps an image clean enough for this combination to remain relevant. This seriously rebalances the scales in a Lifestyle installation.

After several hours spent measuring this device, here is what best sums up my feelings. The JMGO doesn't just seek to produce a bright and spectacular image. It also knows how to be precise, nuanced and cinematic. Its excellent gamut, its colorimetry once properly calibrated, its contrast adjustable thanks to the dual iris and its speckle control are really found on screen.
After the measurements and several hours of movie watching, the verdict is clear: the JMGO IRIS Ultra Max is one of the most accomplished current triple-laser Lifestyle projectors I have tested (I specify "current" because new releases are following one another at a frantic pace). It combines genuinely usable high brightness for Home Cinema, excellent native contrast for a 0.47-inch DLP, a truly useful dual mechanical iris, a very wide gamut and, once properly calibrated, remarkable color accuracy. Above all, these qualities are not confined to the Calman charts: they carry over to the screen, with a dense, nuanced, precise and truly cinematic image.
That said, the brightness figures claimed by the manufacturer once again need to be taken with a serious grain of salt. The truly usable values, meaning those obtained with a properly calibrated image and accurate colors, remain well below the claimed 6,500 ISO lumens. The JMGO is still very bright for a Home Cinema projector and retains a comfortable reserve for large image sizes and HDR. But this gap illustrates once again why I systematically distinguish, in my reviews, between a device's maximum brightness and the brightness you can actually enjoy without sacrificing image fidelity.
It's not all perfect. Valerion and XGIMI notably keep an advantage in dynamic contrast management, thanks to their automated iris, which the JMGO lacks. On the other hand, the IRIS Ultra Max scores important points with its particularly well-controlled speckle. This makes it possible to pair it with a technical screen to boost perceived contrast and black depth without suffering from overly intrusive laser shimmer.
I am also more reserved about the profusion of automated features related to the gimbal, framing and geometric corrections. They are practical and technologically impressive, but to get the best possible image, I recommend limiting electronic corrections and favoring physical positioning and optical adjustments. Given the choice, I would gladly have sacrificed some of this sophistication to bring down the €2,990 launch price.
This thought makes the simpler version of the IRIS, offered at €1,990, which I should be able to test soon, particularly interesting. With such a price gap, it will be fascinating to determine what you actually lose compared to the Ultra Max and, above all, whether the essence of its image quality is preserved.
In the meantime, the JMGO IRIS Ultra Max earns the top rating from mondoprojos.fr. Not because it is perfect, nor because all of its features seem essential to me, but because, once properly installed and calibrated, its flaws fade in the face of what matters most: a big, beautiful, thrilling cinema image, successful enough to make me forget the projector once the film starts.

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3 Commentaire(s)
Voila, donc ici le 120Hz est bien utilisé avec le 24p. Cela répond indirectement à ma question posé sur l’essai du Xgimi Aura 3.
Comme j’ai une installation UST, j’attend encore le 120Hz qui fera aussi bien, mais au moins on voit que ça vient.
Superbe test encore une fois ! Sauf erreur de ma part, je n’ai pas trouvé par contre de paragraphe parlant de son DTM.
Je voulais aussi savoir si en terme de luminosité et contraste, ce JMGO arrive à faire mieux que l’Epson LS12000 dans une salle dédiée avec une base d’écran de 3.53m (format 2.40) et un recul de 4.80m (ratio 1.36) ? Merci par avance et longue vie à Mondoprojos !
Il a bien un DTM et une très bonne gestion de l’EOTF.
Le rapport de projection doit passer : avec 4,80 m de recul pour 3,53 m de base, il faut un ratio de 1,36:1, alors que l’IRIS Ultra Max couvre 0,88 à 1,70:1. Il faudra simplement vérifier que les 4,80 m correspondent bien à la distance entre l’objectif et l’écran.
Face au Epson LS12000, le JMGO dispose clairement d’une réserve lumineuse supérieure, ce qui est intéressant sur 3,53 m de base, notamment en HDR.