Après l’avoir découvert à l’IFA Berlin 2026, il était temps de faire ce que l’on aime vraiment faire ici sur Mondoprojos : arrêter de regarder les fiches techniques et commencer à mesurer. Le XGIMI AURA 3 Max ne manque pas d’arguments sur le papier. Triple laser RGB, forte luminosité annoncée, système de double iris, contraste dynamique, Dolby Vision, 4K 120 Hz, modes ISF, IMAX Enhanced, fonctions gaming avancées, audio Harman Kardon… la liste est longue et, il faut bien le reconnaître, plutôt séduisante. Mais vous le savez maintenant, entre ce qu’un constructeur annonce dans une brochure et ce que l’on obtient réellement sur un écran, il peut parfois y avoir un monde. C’est justement pour cela que ce test existe. Ce qui nous intéresse ici, ce n’est pas de répéter les 5700 lumens ISO annoncés ou les 8000:1 de contraste revendiqués par XGIMI, mais de voir ce qu’il reste de ces chiffres une fois le projecteur installé, réglé, calibré et confronté à des mesures reproductibles. Et cet AURA 3 Max est particulièrement intéressant à examiner parce qu’il ne repose pas seulement sur une forte puissance lumineuse. XGIMI a beaucoup travaillé la gestion du contraste avec un système Dual Iris, une amélioration dynamique du niveau de noir et plusieurs modes de fonctionnement qui changent sensiblement le comportement de l’image. En clair, il ne suffit pas de choisir un mode et de lancer un film : selon les réglages, on peut gagner énormément en contraste, perdre beaucoup de lumière, modifier la colorimétrie ou au contraire trouver un excellent compromis. C’est précisément ce que nous allons essayer de démêler ensemble. L’AURA 3 Max arrive aussi à un moment où les projecteurs ultra-courte focale ont énormément progressé. Après cette première découverte à Berlin, il était donc grand temps de voir ce que ce nouveau XGIMI a vraiment dans le ventre.
Note de transparence : certains tableaux et visuels de synthèse présents dans la partie « Verdict technique » ont été mis en forme à l’aide d’outils d’intelligence artificielle. Les mesures, données, relevés et conclusions qu’ils présentent proviennent intégralement des tests et mesures réalisés par Mondoprojos.

Le XGIMI AURA 3 Max est le modèle le plus haut de gamme de la nouvelle famille AURA 3. Au-dessus de lui, il n’y a rien chez XGIMI en ultra-courte focale au moment de ce test (en effet sur la première page du mode d'emploi on peut découvrir une référence supérieure dénommée XGIMI AURA 3 Ultra Max mais il faudra attendre 2027 pour la découvrir). Il partage une grande partie de son architecture avec l’AURA 3 Pro, mais pousse plus loin la luminosité et le contraste annoncés. XGIMI communique sur 5700 lumens ISO pour le Max, contre 4100 lumens pour le Pro, ainsi que sur un contraste annoncé à 8000:1. De gros chiffres, donc, mais nous verrons plus loin qu’ils méritent quelques explications selon la façon dont le système d’iris et l’amélioration du niveau de noir sont utilisés.
La base technique est celle d’un projecteur DLP 4K à ultra-courte focale associé à une source triple laser RGB. Autrement dit, le rouge, le vert et le bleu sont produits directement par trois sources laser distinctes. C’est ce type d’architecture qui permet au projecteur d’atteindre un espace colorimétrique très large. XGIMI annonce d’ailleurs une couverture de 110 % du BT.2020. Dit autrement, sur le papier, l’AURA 3 Max est capable d’aller beaucoup plus loin qu’un projecteur limité au Rec.709 traditionnel. C’est particulièrement intéressant pour les contenus HDR, mais cela ne garantit pas pour autant que les couleurs seront justes. Avoir une grande palette ne veut pas forcément dire savoir l’utiliser correctement, et c’est exactement pour cela que nous mesurons séparément l’étendue du gamut et la précision des couleurs.
L’optique est bien sûr conçue pour l’ultra-courte focale. Le rapport de projection annoncé est de 0,163:1, ce qui permet d’obtenir une image de 120 pouces avec environ 20 cm de recul. C’est tout l’intérêt de ce type de projecteur : produire une très grande image tout en restant posé juste devant l’écran. Pour beaucoup d’utilisateurs, c’est ce qui permet de remplacer un téléviseur de très grande taille sans avoir à installer un projecteur classique au plafond ou au fond de la pièce.
L’une des grandes nouveautés de cette génération concerne le système d’iris. XGIMI parle ici de Dual Iris. Derrière ce nom se cachent plusieurs façons de contrôler le flux lumineux. Le projecteur dispose d’un iris mécanique que l’on peut fermer davantage pour réduire la quantité de lumière et améliorer le niveau de noir, mais il peut aussi utiliser un fonctionnement dynamique pour adapter ce comportement au contenu affiché. À cela s’ajoute une fonction d’amélioration du niveau de noir. En pratique, cela donne plusieurs combinaisons possibles : iris ouvert, iris fermé à différents niveaux, iris dynamique seul ou iris dynamique associé au contraste dynamique. Et comme vous le verrez dans nos mesures, les écarts sont loin d’être anecdotiques. On peut passer d’un projecteur très lumineux mais au contraste modeste à un appareil beaucoup plus sombre mais nettement plus contrasté, ou encore utiliser le traitement dynamique pour essayer de conserver une partie de la lumière tout en abaissant fortement le noir. C’est probablement l’un des points les plus intéressants de ce test.
Le traitement vidéo est confié au processeur X-VISION AI de XGIMI. La marque lui attribue la gestion du détail, du mouvement, du contraste et du HDR. L’AURA 3 Max prend en charge le HDR10, le HDR10+, le HLG et le Dolby Vision. Il propose également l’IMAX Enhanced ainsi qu’un mode Réalisateur. En Dolby Vision, deux profils sont disponibles : Lumineux et Sombre.
Le projecteur vise aussi clairement les joueurs. Il accepte les signaux 4K jusqu’à 120 Hz et propose des fonctions comme le VRR et l’ALLM via HDMI 2.1. XGIMI met également en avant la compatibilité Dolby Vision Gaming et des temps de réponse très faibles dans certains modes haute fréquence. Là encore, nous vérifierons tout cela avec des mesures d’input lag.
Autre point qui mérite d’être signalé : la 3D est toujours là. À une époque où de nombreux constructeurs l’abandonnent complètement, XGIMI continue de la proposer, ce qui fera plaisir aux amateurs qui possèdent encore une collection de Blu-ray 3D. La marque fournit d’ailleurs deux paires de lunettes avec le projecteur.

La partie sonore est confiée à Harman Kardon, avec une puissance totale annoncée de 80 W et la prise en charge du Dolby Atmos ainsi que du DTS Virtual:X. Comme souvent sur les Laser TV récents, l’idée est de pouvoir utiliser l’appareil sans ajouter immédiatement une barre de son ou un système externe. Ce n’est évidemment pas la même chose qu’une vraie installation multicanale, mais pour une pièce de vie ou un usage simplifié, l’intégration a du sens.
Enfin, l’AURA 3 Max fonctionne sous Google TV avec les principales applications de streaming accessibles directement depuis l’appareil. Netflix, YouTube, Prime Video et les autres services usuels sont donc disponibles sans source externe. On retrouve également Google Cast, le Wi-Fi, le Bluetooth, l’Ethernet et une connectique HDMI 2.1 avec eARC.

Avec ses 588 mm de largeur, 295 mm de profondeur et 138 mm de hauteur, pour un poids de 9,4 kg, le XGIMI AURA 3 Max reste un appareil imposant, comme la plupart des ultra-courte focales de cette catégorie, mais il évite heureusement l’effet « grosse boîte technique ». La marque a manifestement travaillé l’intégration visuelle et, de mon côté, c’est une esthétique que j’apprécie particulièrement. La façade, avec sa large grille horizontale sombre et très sobre, donne à l’ensemble un aspect presque mobilier qui se marie particulièrement bien avec un intérieur de style industriel ou contemporain. Le projecteur est clairement pensé pour rester visible dans le salon plutôt que pour être dissimulé, et cela prend encore plus de sens lorsqu’on l’associe au système XGIMI Ascend que j’avais pu découvrir à l’IFA Berlin 2026. Cet ensemble associe le projecteur à un meuble intégrant un écran ALR motorisé disponible en 100 ou 120 pouces et une section audio Harman Kardon Dolby Atmos 5.1.2, ce qui transforme réellement l’installation en solution audio/vidéo complète. Ce type d’intégration correspond particulièrement bien au positionnement de l’AURA 3 Max : on ne parle plus seulement d’un vidéoprojecteur posé devant un écran, mais d’un élément qui doit trouver naturellement sa place dans la pièce de vie.

L’un des détails que j’aime également beaucoup sur cette nouvelle génération est le clapet motorisé qui protège le bloc optique. Lorsque l’on allume l’AURA 3 Max, ce volet s’ouvre automatiquement et libère l’optique ultra-courte focale ; lorsque le projecteur est éteint, il vient refermer complètement la zone de projection. Cela peut sembler anecdotique, mais sur un UST posé à l’horizontale, la partie optique est naturellement très exposée à la poussière et aux dépôts. Ce système évite donc de laisser en permanence le bloc optique ouvert à l’environnement, tout en apportant un petit côté mécanique assez valorisant au démarrage et à l’arrêt de l’appareil.

L’alimentation est également bien intégrée. Ici, pas de gros bloc externe à trouver où cacher derrière le meuble : l’électronique est intégrée au châssis et le projecteur se contente d’un câble secteur raccordé directement sur l’entrée AC IN. C’est un détail pratique, mais appréciable sur une installation de salon où l’on cherche justement à limiter le nombre de boîtiers visibles. La télécommande fournie fonctionne en Bluetooth et elle est partiellement rétroéclairée, ce qui est beaucoup plus agréable dans une salle sombre qu’une télécommande entièrement noire dont il faut mémoriser toutes les touches. Deux paires de lunettes 3D, le câble secteur, la documentation et cette télécommande font partie du contenu annoncé de la boîte.

Le positionnement mérite un peu plus d’attention, car les ultra-courte focales donnent parfois l’impression qu’il suffit de les poser contre un mur pour obtenir immédiatement une grande image. Dans la réalité, quelques centimètres changent beaucoup de choses. L’AURA 3 Max affiche un rapport de projection de 0,163:1 et XGIMI annonce une image de 120 pouces avec le projecteur placé à environ 20 cm du mur. Pour une base de 100 pouces, le schéma d’installation du constructeur donne environ 12,8 cm de recul, tandis qu’une image de 120 pouces demande un peu plus de 20 cm. Il faut bien comprendre ici ce que l’on appelle le recul : il s’agit de la distance entre l’appareil et le plan de projection, et non de la distance entre la lentille et l’écran comme sur un projecteur traditionnel. Sur un UST, cette géométrie est très contrainte et une variation de quelques centimètres suffit à modifier sensiblement la diagonale obtenue.
L’autre notion importante est celle de l’offset. En termes simples, l’offset correspond au décalage vertical entre le projecteur et le début de l’image. Avec un ultra-courte focale, l’image ne démarre pas juste au niveau du dessus du châssis : elle commence plus haut. Il faut donc prévoir suffisamment d’espace entre le meuble et le bas de l’écran. D’après le schéma d’installation XGIMI, il faut compter environ 35 cm de hauteur entre le plan de pose du projecteur et le bas de l’image pour 100 pouces, et environ 43 cm pour 120 pouces. C’est un point à vérifier avant l’achat, surtout si vous utilisez un meuble TV déjà existant ou un écran fixe placé relativement bas. Plus l’écran est grand, plus le projecteur doit être éloigné du mur et plus le bas de l’image monte. Il faut donc raisonner en trois dimensions : profondeur du meuble, distance au mur et hauteur disponible sous l’écran.
La connectique est regroupée à l’arrière et elle est particulièrement complète. On trouve trois prises HDMI, dont les HDMI 2 et HDMI 3 sont compatibles avec les signaux 4K/120 Hz, l’HDMI 2 assurant également la fonction eARC. S’y ajoutent deux ports USB 2.0, un port USB 3.0, une prise Ethernet Gigabit, une sortie audio numérique optique, ainsi qu’une sortie audio analogique. L’entrée secteur AC IN est elle aussi intégrée à ce panneau. La prise Ethernet Gigabit est également bienvenue pour les usages réseau à haut débit, même si Google TV et les fonctions sans fil restent bien entendu disponibles.

Enfin, XGIMI conserve tout son arsenal d’aide au placement avec alignement automatique sur l’écran, correction géométrique, autofocus, adaptation à la planéité du mur et protection intelligente des yeux. Ces fonctions peuvent être pratiques lors de l’installation initiale, mais comme toujours sur Mondoprojos, je conseille de positionner mécaniquement l’appareil le plus précisément possible avant de faire appel aux corrections numériques. Sur un projecteur ultra-courte focale, quelques millimètres de travers peuvent rapidement se transformer en plusieurs centimètres d’écart sur les bords de l’image et toute correction électronique excessive se fait au détriment de la définition réellement exploitable. L’AURA 3 Max est donc relativement simple à installer à condition de préparer correctement son emplacement, et son design réussi permet justement de ne pas avoir à le cacher une fois cette installation terminée.
L’interface du XGIMI AURA 3 Max repose sur Google TV, un environnement que l’on ne présente plus vraiment tant il est désormais répandu sur les vidéoprojecteurs connectés. On retrouve donc l’accès direct aux principales plateformes de streaming, le magasin d’applications Google Play, les recommandations de contenus et l’ensemble des services associés à l’écosystème Google. Pour profiter pleinement de cette partie connectée, il faut naturellement disposer d’un compte Google. Un lecteur multimédia est également intégré et permet de lire directement les fichiers stockés sur un disque dur externe ou une clé USB, ce qui évite d’avoir systématiquement recours à une box ou à un lecteur séparé.

Tout cela est pratique, mais ce n’est pas vraiment la partie qui nous intéresse le plus ici. Sur Mondoprojos, ce sont surtout les réglages d’image qui comptent, et sur ce point XGIMI a largement ouvert les possibilités. En SDR, le projecteur propose les modes Standard, Film, Couleurs vives, Sport, Jeu, Réalisateur, ISF Jour et ISF Nuit. En HDR, on retrouve Standard HDR, Film HDR, IMAX Enhanced, Couleurs vives HDR, Jeu HDR, Sport HDR, Réalisateur HDR, ISF Jour HDR et ISF Nuit HDR. Le Dolby Vision dispose quant à lui de deux profils spécifiques, Lumineux et Sombre. La bonne nouvelle, c’est que XGIMI ne s’est pas contenté de multiplier les préréglages : la marque a aussi prévu de quoi les corriger sérieusement. L’utilisateur avancé comme le calibreur professionnel peuvent intervenir sur l’échelle de gris et le point blanc avec des réglages sur 2 points ou 11 points, ce qui permet soit une correction simple des basses et hautes lumières, soit un travail beaucoup plus fin sur plusieurs niveaux de luminance. Le système de gestion des couleurs, ou CMS, agit de son côté sur les trois dimensions principales du gamut : teinte, saturation et luminosité. En clair, on ne se contente pas de déplacer une couleur sur le diagramme CIE, on peut aussi ajuster son intensité et son niveau lumineux. C’est exactement le type d’outils que l’on attend aujourd’hui d’un appareil ambitieux.


En SDR, plusieurs courbes de gamma prédéfinies sont proposées afin d’adapter la réponse tonale à la pièce et au type de contenu. En HDR, cette logique est remplacée par la gestion de la courbe EOTF, avec un Dynamic Tone Mapping pour les sources utilisant des métadonnées statiques. Le principe est simple : les films HDR sont masterisés pour des niveaux de luminance qui dépassent souvent ce qu’un vidéoprojecteur peut réellement produire. Le tone mapping doit donc compresser intelligemment les hautes lumières pour éviter de brûler les détails tout en conservant autant que possible la dynamique de l’image. La puissance lumineuse du laser est réglable par une réglette de 1 à 10, le niveau 10 correspondant à la puissance maximale. Un mode de surcroît lumineux est également proposé, mais il ne présente selon moi aucun intérêt en home cinéma : il pousse la lumière au prix d’une dérive colorimétrique importante, exactement l’inverse de ce que l’on recherche lorsqu’on veut conserver une image équilibrée.
Pour améliorer le contraste, XGIMI propose plusieurs outils qui agissent de manière différente et qu’il ne faut pas confondre. Le premier est une gestion dynamique et électronique du flux lumineux, appelée amélioration dynamique du niveau de noir. Ce traitement analyse le contenu et réduit davantage la lumière dans les scènes sombres afin d’abaisser le noir perçu. Particularité intéressante, lorsqu’on active cette fonction, une réglette dédiée permet de compenser les éventuelles dérives colorimétriques induites par le traitement. Ce réglage est important, car agir dynamiquement sur le niveau de lumière peut modifier la balance RVB et donc la neutralité de l’image. Le second outil est l’iris mécanique. Ici, il ne s’agit plus d’un traitement logiciel mais d’un dispositif physique placé dans le chemin lumineux. Son fonctionnement est comparable au diaphragme d’un objectif photographique : plus il est ouvert, plus il laisse passer de lumière ; plus on le ferme, plus il réduit le flux. Sur l’AURA 3 Max, F/2.0 correspond à l’iris totalement ouvert, donc au maximum de luminosité. On peut ensuite le fermer progressivement à F/3.0, F/4.0, F/5.0 puis F/7.0. À mesure que l’on ferme l’iris, le niveau de noir s’améliore et le contraste augmente, mais la luminosité baisse en parallèle. Ce n’est donc pas un réglage que l’on pousse systématiquement au maximum : il faut trouver le bon compromis en fonction de la taille d’image, de la pièce et du type de programme regardé. Enfin, un mode iris dynamique est disponible. Contrairement à l’iris mécanique fixe, il adapte automatiquement son ouverture en fonction de la scène affichée. Sur une séquence sombre, il se ferme pour réduire le niveau de noir ; sur une scène lumineuse, il s’ouvre davantage afin de préserver la dynamique. Le but est donc de profiter d’un contraste amélioré sans sacrifier en permanence la quantité de lumière disponible.

Le traitement vidéo intervient aussi sur deux domaines distincts. Le premier concerne le niveau de détail, avec notamment la fonction AISR, pour AI Super Resolution. Cette dernière analyse l’image et cherche à renforcer les contours et les micro-détails, avec l’idée d’améliorer la sensation de netteté sans simplement pousser un filtre de sharpness classique. Comme toujours avec ce type de traitement, il faut rester raisonnable sous peine de créer des contours artificiels ou du bruit. Le second domaine est la fluidité, avec une interpolation d’images réglable sur trois niveaux : faible, moyen et haut. Le principe consiste à générer des images intermédiaires entre les images originales afin de rendre les mouvements plus fluides, particulièrement sur les travellings ou les déplacements rapides. Plus le niveau est élevé, plus l’effet est visible, avec le risque d’obtenir le fameux rendu « vidéo » ou « soap opera » sur les films.

XGIMI propose aussi une fonction Cinéma réel, destinée à mieux respecter les contenus tournés en 24 images par seconde. Le cinéma traditionnel est majoritairement masterisé en 24p ; or, lorsqu’un diffuseur gère mal cette cadence, cela peut entraîner des saccades irrégulières ou un judder plus marqué que nécessaire. L’objectif de ce mode est donc de restituer les programmes 24p avec une cadence plus propre et plus conforme à leur rythme d’origine, sans forcément appliquer une interpolation agressive.

Enfin, une partie spécifique des menus est consacrée au jeu vidéo. On y retrouve notamment l’ALLM, pour Auto Low Latency Mode, qui permet au projecteur de basculer automatiquement dans un mode à faible latence lorsqu’il détecte une console ou une source compatible. Le VRR, ou Variable Refresh Rate, permet de faire varier dynamiquement la fréquence d’affichage du projecteur pour la synchroniser avec le nombre d’images réellement générées par la console ou le PC. L’intérêt est d’éviter les déchirures d’image et de réduire les saccades lorsque le framerate varie. Des profils spécifiques RPG, FPS et Standard sont disponibles, ainsi qu’un réticule de visée superposé à l’image pour les jeux de tir. N’étant ni un grand amateur de jeu vidéo ni équipé d’une console de dernière génération permettant d’exploiter pleinement ces fonctions, je me limiterai ici à les recenser sans prétendre juger leur efficacité en situation réelle. Ce qu’il faut retenir, en revanche, c’est que les menus du XGIMI AURA 3 Max sont particulièrement complets.

Le XGIMI AURA 3 Max se montre particulièrement discret en fonctionnement. Dans notre pièce de mesure, le bruit résiduel avec le projecteur éteint est de 34,4 dB. Une fois l’appareil allumé avec la puissance laser réglée sur 10, soit son niveau maximal, nous relevons seulement 35,1 dB. L’écart est donc minime, à peine 0,7 dB au-dessus du bruit ambiant de la pièce. En pratique, cela signifie que la ventilation se fait très vite oublier et qu’elle ne vient pas attirer l’attention pendant les scènes calmes, ce qui est particulièrement appréciable avec un ultra-courte focale placé à proximité immédiate des spectateurs. Le système sonore intégré est lui aussi de très bonne facture. La scène sonore est propre, bien définie et suffisamment large pour donner une restitution convaincante sans avoir immédiatement recours à une barre de son. Les dialogues restent précis et bien centrés, tandis que les basses disposent de suffisamment de matière pour accompagner correctement les bandes-son dans une petite pièce ou une pièce de dimensions moyennes. On ne remplacera évidemment pas un véritable système multicanal pour une installation home cinéma dédiée, mais pour un usage quotidien, une chambre, un bureau ou un salon de taille raisonnable, l’ensemble embarqué remplit parfaitement son rôle et participe clairement au caractère tout-en-un de l’AURA 3 Max.


Comme pour la mesure du bruit de fonctionnement, j’ai volontairement effectué les relevés de consommation dans le fonctionnement normal du XGIMI AURA 3 Max, sans activer le mode de surcroît lumineux, celui-ci présentant peu d’intérêt dans une utilisation home cinéma en raison des dérives colorimétriques qu’il entraîne. Avec la puissance du laser réglée sur 10, soit son niveau maximal dans le mode normal, j’ai relevé une consommation de 195,2 W. En ramenant cette puissance à 5, elle descend à 136,2 W, puis à seulement 96,4 W au niveau 1. La modulation de puissance du laser a donc un effet très concret sur la consommation électrique : entre les positions 10 et 1, la demande énergétique est pratiquement divisée par deux, avec une baisse de 98,8 W, soit un peu plus de 50 %. Cela permet aussi de rappeler que la réglette de puissance laser n’est pas qu’un réglage de luminosité. Elle peut être utilisée pour adapter le projecteur à la taille de l’écran et aux conditions de visionnage : sur une petite base en SDR et dans une pièce sombre, il n’est pas toujours nécessaire de faire fonctionner la source à pleine puissance, et réduire le niveau du laser permet alors simultanément d’abaisser la luminance et la consommation. À l’inverse, les grandes bases d’image ou le HDR auront naturellement davantage intérêt à exploiter les niveaux supérieurs. Avec 195,2 W à pleine puissance normale, l’AURA 3 Max reste par ailleurs relativement raisonnable au regard de la quantité de lumière qu’il est capable de délivrer et de son architecture triple laser RGB.

L’Aura 3 délivre une image particulièrement précise pour un vidéoprojecteur ultra-courte focale. Les mires 4K BUROSCH et la mire de lignes entrecroisées permettent de vérifier que les structures à haute fréquence spatiale sont correctement reproduites : les réseaux de lignes verticales et horizontales les plus serrés restent individualisés et ne se transforment pas en blocs uniformes. Le pouvoir séparateur est donc élevé et la restitution de la définition UHD ne montre pas d’effondrement notable sur les détails les plus fins. Les intersections et traits de faible épaisseur conservent également des contours francs sans halo excessif qui pourrait trahir l’emploi d’une accentuation artificielle trop poussée.


L’optique UST se comporte également bien sur l’ensemble de l’image. Le centre bénéficie d’une mise au point précise et les zones périphériques conservent un niveau de détail proche, même si l’on peut relever un léger assouplissement à l’approche des extrémités. Il reste suffisamment faible pour ne pas être gênant en conditions normales de visionnage et constitue un résultat convaincant pour une optique soumise aux contraintes géométriques importantes de l’ultra-courte focale.
C’est malheureusement sur la fluidité que l’AURA 3 Max retrouve un défaut que j’avais déjà relevé lors du test du TITAN Noir Max. En lecture native des contenus cinéma en 24p, le comportement n’est pas suffisamment propre à mon goût. Le judder reste bien visible sur les panoramiques lents, les mouvements de caméra réguliers et certaines scènes en travelling. Pour les lecteurs moins familiers avec ce terme, le judder correspond à cette impression de mouvement saccadé ou irrégulier que l’on peut observer lorsque la cadence originale du film, 24 images par seconde, n’est pas restituée de manière parfaitement régulière par le diffuseur. Le rythme auquel elles sont affichées donne une sensation d’à-coups, particulièrement perceptible sur les mouvements lents et continus. Sur l’AURA 3 Max, ce phénomène est suffisamment présent pour attirer l’attention dès lors que l’on y est sensible, et il tranche d’autant plus avec la qualité générale de l’image, par ailleurs très convaincante sur de nombreux autres critères. Ce n’est pas un problème rédhibitoire pour tous les spectateurs, car certains y sont peu sensibles, mais pour les amateurs de cinéma attentifs à la restitution du 24p, il s’agit clairement du point faible de ce modèle.

La solution passe une nouvelle fois par le moteur d’interpolation d’images intégré. Avec l’AURA 3 Max, j’obtiens les meilleurs résultats en position Moyen. Le principe est bien connu : le processeur analyse deux images successives et calcule une ou plusieurs images intermédiaires afin de rendre le déplacement plus régulier. Le gain est immédiatement visible sur les travellings et les panoramiques, avec une réduction très nette du judder. En revanche, comme toujours avec ce type de traitement, il faut accepter un compromis. À mesure que l’interpolation devient plus forte, l’image perd progressivement cette cadence cinéma particulière du 24p pour prendre un aspect plus fluide, parfois qualifié d'effet savonnette. Ceux qui sont très attachés au rendu cinéma traditionnel pourront donc trouver le mode Moyen déjà un peu trop lisse. Malgré cela, c’est le réglage que je retiens ici car les positions inférieures ne corrigent pas suffisamment les saccades natives.
Il faut toutefois ajouter une réserve importante : même dans cette configuration le traitement n’est pas parfait. Des artefacts de mouvement restent perceptibles dans certaines situations, notamment autour des objets en déplacement rapide, des silhouettes sur fond complexe. Ces erreurs de calcul apparaissent sous la forme de petites déformations, de contours instables ou d’éléments fugitifs qui ne devraient pas être présents. Elles restent ponctuelles, mais suffisamment visibles pour rappeler que l’interpolation travaille beaucoup pour compenser une restitution native du 24p qui, elle, n’est pas au niveau attendu sur un appareil de cette catégorie.
Le XGIMI AURA 3 Max utilise une source triple laser RGB, et avec ce type de technologie il faut toujours vérifier la présence éventuelle de speckle. Derrière ce terme un peu technique se cache un phénomène finalement assez simple à reconnaître. La lumière laser est beaucoup plus cohérente qu’une lumière classique, c’est-à-dire que ses ondes sont très ordonnées. Lorsqu’elles sont réfléchies par la surface de projection, elles peuvent interférer entre elles et créer à l’œil une sorte de très fine granulation brillante. Visuellement, cela ressemble à une multitude de petits points scintillants qui perturbent la surface de l’image. Le phénomène se remarque surtout sur les zones claires et relativement uniformes : ciel, neige, murs blancs, brouillard, aplats lumineux ou génériques. J'utilise une image spécifique d'un fond ensoleillé sur une ville chinoise pour la mettre en évidence.
Tous les spectateurs n’y sont pas sensibles de la même manière, et surtout, le résultat dépend beaucoup de l’écran utilisé. C’est précisément pour cette raison que j’ai testé l’AURA 3 Max dans deux configurations différentes. La première repose sur mon écran blanc de mesure à gain 1, à comportement lambertien, qui constitue ma référence habituelle. La seconde utilise un écran technique Celexon CLR HC+.

Sur l’écran blanc, les résultats sont les meilleurs. Le speckle reste bien contenu et l’image paraît globalement plus lisse et plus homogène. Sur les aplats clairs, la structure granuleuse liée au laser est nettement moins présente et se fait rapidement oublier à distance normale de visionnage. Le rendu conserve ainsi davantage cette sensation d’image « propre », sans texture parasite trop visible.
Avec l’écran technique Celexon CLR HC+, le phénomène devient en revanche plus perceptible. Les petites structures brillantes ressortent davantage, notamment dans les zones claires, et l’image paraît plus texturée. Ce comportement n’a rien d’inhabituel : les écrans techniques UST utilisent des structures optiques spécifiques pour rejeter une partie de la lumière ambiante et renvoyer prioritairement vers le spectateur la lumière provenant du projecteur. Cette interaction plus complexe avec une source laser cohérente peut accentuer le speckle et rendre sa présence plus évidente qu’avec une toile blanche diffuse.

Il faut donc garder à l’esprit que le speckle n’est pas une caractéristique que l’on peut attribuer au projecteur seul : il résulte de l’association entre la source laser, l’écran et, dans une certaine mesure, la sensibilité du spectateur. Dans le cas de l’AURA 3 Max, l’association avec une toile blanche gain 1 donne le rendu le plus propre et le plus discret.
La partie gaming du XGIMI AURA 3 Max se montre très convaincante sur la latence. Sur une source UHD à 60 Hz, j’ai mesuré 16,5 ms en mode Jeu Standard, puis 13,2 ms avec le mode Boost activé. Pour replacer ces chiffres dans leur contexte, une image complète à 60 Hz dure 16,67 ms : en mode Standard, le retard mesuré correspond donc pratiquement à une seule image, tandis que le mode Boost descend encore un peu plus bas. À l’usage, cela place déjà l’AURA 3 Max dans une zone tout à fait adaptée au jeu rapide et très loin des latences élevées que l’on rencontrait encore il y a quelques années sur les vidéoprojecteurs.


Je n’ai pas pu mesurer directement les modes 120 Hz et 240 Hz, faute de matériel et de console adaptés, mais on peut donner un ordre de grandeur théorique. Si le traitement vidéo conserve le même comportement et que la latence évolue de manière proportionnelle à la fréquence d’affichage, les 16,5 ms à 60 Hz correspondraient à environ 8,25 ms à 120 Hz et 4,1 ms à 240 Hz. Avec le mode Boost et ses 13,2 ms mesurées à 60 Hz, on serait théoriquement autour de 6,6 ms à 120 Hz et 3,3 ms à 240 Hz. Ces valeurs ne sont toutefois pas des mesures, mais uniquement une extrapolation : dans la pratique, le pipeline vidéo peut changer selon la fréquence, la résolution ou le mode de jeu sélectionné.
Quoi qu’il en soit, les résultats réellement mesurés en UHD 60 Hz sont déjà excellents et confirment que XGIMI a particulièrement soigné la réactivité de ce modèle. Ma partie gaming s’arrêtera cependant ici : je ne suis pas équipé de consoles de dernière génération permettant de tester sérieusement les fonctions 4K/120 Hz, 240 Hz, VRR ou ALLM en conditions réelles. Je préfère donc me limiter aux chiffres que j’ai effectivement pu mesurer plutôt que de transformer cette partie en test de jeu que je ne serais pas en mesure de mener correctement.
Bonne nouvelle sur ce point : le XGIMI AURA 3 Max ne présente aucun overscan. Pour rappeler simplement ce que cela signifie, l’overscan est un recadrage volontaire de l’image par le diffuseur. Concrètement, quelques pixels situés sur les bords sont supprimés et l’image est légèrement agrandie pour remplir toute la surface d’affichage. Cette pratique vient à l’origine du monde de la télévision, mais elle n’a plus vraiment de raison d’être aujourd’hui sur une source numérique moderne. Sur un vidéoprojecteur, l’absence d’overscan est donc préférable : l’intégralité de l’image envoyée par la source est bien visible, sans perte d’informations sur les contours, sans rognage des sous-titres ou des éléments graphiques placés près des bords.

En revanche, l’AURA 3 Max présente une fine bande grise plus claire d’environ un centimètre autour de l’image utile, c’est-à-dire autour de la zone réellement occupée par le film, la série ou le programme projeté. Il ne s’agit pas d’un problème de cadrage ni d’un défaut de mise à l’échelle. Cette bordure est liée au fonctionnement même de la puce DMD utilisée par le projecteur. Une matrice DLP est constituée de centaines de milliers de micromiroirs qui s’inclinent pour diriger ou non la lumière vers l’écran. Tous ne participent pas nécessairement à l’image active finale : une petite zone périphérique de la matrice peut rester inactive dans la génération de l’image utile, tout en recevant encore une faible quantité de lumière parasite. C’est cette lumière résiduelle qui forme cette bordure grisâtre autour de l’image.
Visuellement, cela se traduit donc par un cadre légèrement plus clair que le noir environnant, surtout perceptible dans une pièce sombre ou sur des scènes très obscures. Ce phénomène est classique sur les puces DLP 0,47 XPR et ne doit pas être confondu avec l’overscan. L’image elle-même n’est pas amputée : tout le contenu vidéo est bien présent. La bande grise correspond simplement à la zone inactive autour de l’image générée par la puce. Dans la plupart des cas, elle se fait oublier dès que l’écran ou le cadre dispose d’une bordure noire suffisamment large pour l’absorber visuellement.
La mesure spectrale permet de voir, de manière assez concrète, comment le XGIMI AURA 3 Max fabrique ses couleurs. Ici, on retrouve très clairement trois zones principales : une pour le bleu, une pour le vert et une pour le rouge. C’est la signature typique d’un projecteur triple laser RGB, c’est-à-dire d’un appareil qui utilise une source laser séparée pour chacune des trois couleurs primaires. Pour vulgariser, on peut imaginer que le projecteur dispose de trois « crayons de lumière » très précis : un bleu, un vert et un rouge. Plus ces trois couleurs de base sont pures, plus le projecteur est capable de reproduire des couleurs très saturées.

C’est justement ce que confirme la mesure du gamut. Le XGIMI AURA 3 Max couvre 97,67 % du BT.2020 en CIE 1931 xy et 98,69 % en CIE 1976 u’v’, tandis que le DCI-P3 est pratiquement couvert à 100 %. Pour le lecteur, l’idée importante est simple : l’AURA 3 Max est capable de reproduire presque toutes les couleurs prévues par les contenus HDR modernes. C’est une vraie force de cette architecture triple laser, surtout pour les rouges profonds, les verts très saturés et certains bleus que des systèmes plus classiques ont davantage de mal à afficher.

Sur le graphique spectral, les pics de l’AURA 3 Max peuvent paraître plus petits que ceux que j’avais observés sur d’autres modèles XGIMI, par exemple le MIRA ou le TITAN Noir Max. Mais ce qu’il faut surtout regarder, c’est la position de ces pics et le résultat final sur la couverture colorimétrique.
Et sur ce point, le résultat est excellent. Les trois couleurs primaires tombent très loin dans le diagramme, ce qui explique pourquoi le triangle colorimétrique de l’AURA 3 Max s’approche autant des limites du BT.2020. Autrement dit, même si la représentation spectrale paraît visuellement moins « haute » que sur certains autres XGIMI, le projecteur exploite très efficacement ses trois lasers.
Pour le dire simplement, la distribution spectrale est un peu la signature lumineuse du projecteur. Elle nous montre comment sont fabriqués le rouge, le vert et le bleu. Dans le cas de l’AURA 3 Max, cette signature confirme une vraie source triple laser RGB, avec des couleurs primaires très pures. Et la conséquence pratique est immédiate : une couverture colorimétrique extrêmement large, presque complète en DCI-P3 et très proche du BT.2020.

La mesure Gamut Rings apporte une lecture complémentaire à la simple couverture du BT.2020. Alors que le diagramme classique mesure l’étendue des couleurs sur deux dimensions, ce test ajoute la luminance et évalue donc le véritable volume colorimétrique du projecteur. Avec une cible BT.2020 HDR en ST.2084/PQ et une luminance maximale mesurée à 282,9 cd/m², l’AURA 3 Max atteint 92,85 % du volume colorimétrique cible. Les différents anneaux restent globalement proches de la référence, ce qui montre que le projecteur conserve une grande partie de sa richesse colorimétrique à différents niveaux de luminosité.
Colorimétrie :
Les mesures présentées dans ce test ont toutes été réalisées sur une toile blanche à comportement lambertien et à gain neutre de 1,0 (c'est un pléonasme technique d'ailleurs car un écran lambertien a par principe un gain neutre de 1.0). Ce choix n’est pas anodin. Une toile blanche de référence ne cherche ni à renforcer artificiellement le contraste, ni à concentrer la lumière dans une direction particulière, ni à modifier la température de couleur de l’image. Elle réfléchit donc le flux lumineux de manière beaucoup plus neutre qu’un écran technique ALR ou CLR qui, par construction, peut modifier la perception de la luminosité, du niveau de noir ou même la chromaticité. Pour évaluer les performances intrinsèques d’un vidéoprojecteur, cette neutralité est indispensable car elle permet de mesurer ce que produit réellement l’appareil, sans que la surface de projection ne vienne masquer, amplifier ou corriger certaines de ses caractéristiques. Cette approche est d’autant plus importante sur un modèle ultra-courte focale comme le XGIMI AURA 3 Max, fréquemment associé dans la vie réelle à une toile technique, car il faut pouvoir distinguer ce qui appartient au projecteur de ce qui résulte de l’écran utilisé. Une autre précision méthodologique mérite d’être rappelée : toutes les mesures Mondoprojos sont réalisées face à l’écran et non face à l’objectif. Certains protocoles consistent à placer la sonde directement dans le faisceau lumineux du projecteur, ce qui ne correspond pas à ce que voit le spectateur. Personne ne regarde directement dans l’optique : nous observons tous la lumière après qu’elle a été réfléchie par la toile.

Le XGIMI AURA 3 Max utilise une source triple laser RGB particulièrement exigeante pour les instruments de mesure. Contrairement à une lampe traditionnelle ou à certaines sources LED dont le spectre est relativement large, un laser RGB produit des pics spectraux très fins et très concentrés autour de longueurs d’onde précises pour le rouge, le vert et le bleu. Une sonde inadaptée peut mal caractériser ces pics et fournir des valeurs erronées, notamment sur les coordonnées des primaires, la température de couleur et les différents DeltaE. C’est pour cette raison que nous utilisons le spectrophotomètre JETI Spectraval 1501 Hi-Res, dont la résolution spectrale de 2 nm est particulièrement adaptée à ce type de source. Il sert ici de référence pour profiler individuellement notre colorimètre Klein K10-A, beaucoup plus rapide pour les longues séries de mesures. L’ensemble est piloté sous Calman. Cette combinaison permet à la fois de conserver la précision spectrale du JETI et la rapidité du Klein. Enfin, toutes les mesures de ce test ont été réalisées après l’installation de la dernière mise à jour logicielle disponible chez XGIMI au moment de nos essais.

Le premier tableau permet de comparer les différents modes SDR tels qu’ils sont livrés par XGIMI. Avant d’entrer dans les chiffres, rappelons ce que représente le DeltaE2000 qui revient régulièrement dans nos mesures. Il s’agit d’un indicateur de l’écart entre la couleur que le projecteur devrait afficher et celle qu’il affiche réellement. Plus cette valeur est faible, plus le résultat est fidèle. En pratique, un DeltaE inférieur à 3 est généralement considéré comme suffisamment faible pour que les écarts deviennent difficiles à percevoir dans des conditions normales de visionnage, tandis qu’une valeur proche ou inférieure à 2 traduit déjà une excellente précision (deltaE2000) pour l'ITp on accepte des erreurs jusqu'à 10.
Nous mesurons ces écarts de plusieurs façons. Les « Saturation Sweeps » vérifient la précision des couleurs à différents niveaux de saturation ; le ColorChecker utilise un ensemble de teintes représentatives de contenus réels, notamment des tons chair ; enfin, l’échelle de gris permet de vérifier si le blanc et les gris restent réellement neutres ou s’ils dérivent vers une dominante rouge, verte ou bleue.

Sur le XGIMI AURA 3 Max, le mode Standard est lumineux mais peu fidèle. Nous mesurons 277,12 cd/m², soit environ 2400 lumens sur notre écran de 100 pouces, avec un contraste séquentiel voisin de 1848:1. Ces chiffres sont solides, mais la colorimétrie ne suit pas : DeltaE2000 moyen de 7,57 sur les saturations, 7,40 sur le ColorChecker et 11,86 sur l’échelle de gris. Concrètement, cela signifie que l’image peut paraître flatteuse au premier regard mais qu’elle s’éloigne sensiblement de la référence, notamment dans les tons neutres. Le mode Sport et le mode Jeu se comportent de manière très proche. Ils exploitent un gamut beaucoup plus large, voisin de 97 à 98 % du Rec.2020, mais ils ne respectent pas le Rec.709 utilisé par les contenus SDR traditionnels. Il en résulte des couleurs plus spectaculaires mais aussi plus éloignées de l’intention d’origine. Le mode Couleurs vives pousse encore plus loin cette logique : c’est le plus lumineux avec 346,79 cd/m², soit environ 3003 lumens, mais aussi le plus démonstratif. Les DeltaE2000 moyens grimpent à 14,18 sur les saturations et 13,13 sur le ColorChecker, ce qui est beaucoup trop élevé pour parler de fidélité. C’est typiquement un mode conçu pour donner une image très brillante et très colorée dans un environnement lumineux ou en démonstration, mais pas pour regarder un film en respectant le travail d’étalonnage.



À l’opposé, le mode Film se distingue immédiatement. Avec 284,61 cd/m², soit environ 2465 lumens, il reste aussi lumineux que les autres profils tout en ramenant les erreurs à seulement 1,49 sur les saturations et 1,73 sur le ColorChecker. L’échelle de gris reste elle aussi très propre avec un DeltaE moyen de 3,09. C’est un excellent résultat en sortie de boîte. Le mode Réalisateur fait presque aussi bien avec 1,86 et 2,03, tandis que le mode ISF Nuit reste également très convaincant. Le mode ISF Jour est légèrement moins précis mais reste nettement supérieur aux profils Standard, Sport ou Jeu. Le message est donc assez simple pour l’utilisateur qui ne souhaite pas calibrer son appareil : en SDR, le mode Film est le choix le plus cohérent, car il combine une forte luminosité, une couverture Rec.709 pratiquement complète et une excellente fidélité des couleurs. Il est déjà suffisamment juste pour que la plupart des utilisateurs puissent l’exploiter sans intervention supplémentaire.
Le comportement change en HDR. Les contenus HDR utilisent un espace colorimétrique beaucoup plus large que le SDR et une courbe de luminance différente, ce qui complique fortement le travail du projecteur. Sur un téléviseur très lumineux, il est possible de reproduire une grande partie de la dynamique HDR telle qu’elle a été masterisée. Un vidéoprojecteur doit en revanche adapter cette dynamique à une luminance disponible beaucoup plus faible. Il doit donc gérer simultanément le gamut, la courbe EOTF, le niveau de noir et le tone mapping, c’est-à-dire la manière dont les hautes lumières sont compressées pour rester visibles sans brûler les détails. Dans ces conditions, les écarts DeltaE sont souvent plus importants qu’en SDR, et il faut interpréter les résultats avec un peu plus de recul. Le XGIMI AURA 3 Max présente toutefois un avantage majeur : son triple laser RGB lui permet de couvrir presque intégralement le Rec.2020.

Les différents modes HDR classiques se situent entre 97,3 et 97,9 % du Rec.2020, ce qui est exceptionnellement large et signifie que le projecteur peut reproduire des couleurs extrêmement saturées sans avoir besoin de les ramener artificiellement vers un gamut plus petit. Cette largeur de gamut ne garantit cependant pas la justesse. Le mode HDR Standard en est l’exemple parfait : il couvre 97,4 % du Rec.2020 mais affiche des DeltaE moyens de 12,65 sur les saturations, 10,54 sur les couleurs HDR et 13,15 sur l’échelle de gris. Le projecteur sait donc produire presque toutes les couleurs nécessaires, mais ne les positionne pas précisément.
Le mode Film HDR améliore nettement la situation, notamment sur l’échelle de gris, qui descend à 5,91, et sur les couleurs HDR avec un DeltaE moyen de 7,90. Le mode IMAX Enhanced présente un comportement très proche. Le mode Réalisateur HDR est plus équilibré : 5,47 de moyenne sur les couleurs HDR et 5,26 sur l’échelle de gris, ce qui en fait l’un des profils les plus intéressants de cette série. Le mode ISF Nuit HDR se situe dans la même zone avec 5,40 et 5,31. Ces valeurs ne sont pas parfaites au sens stric, mais elles restent nettement plus cohérentes que celles des modes les plus démonstratifs. Couleurs vives HDR monte à près de 3000 lumens, ce qui est remarquable pour un UST triple laser, mais avec une fidélité en retrait. Les modes Sport et Jeu reproduisent le même schéma : forte luminosité, gamut très large, mais priorité donnée à l’impact visuel plutôt qu’à la précision. Pour un usage cinéma HDR, nous privilégierions donc Réalisateur HDR ou ISF Nuit HDR comme base de départ, tandis que Film HDR constitue également une alternative crédible. Ce sont les profils qui équilibrent le mieux fidélité des couleurs, neutralité de l’échelle de gris et niveau lumineux.


Le Dolby Vision mérite une analyse séparée car son fonctionnement diffère du HDR10 classique. En HDR10, le projecteur reçoit des métadonnées statiques décrivant globalement le contenu. En Dolby Vision, les métadonnées peuvent varier scène par scène, voire image par image, ce qui permet théoriquement d’adapter beaucoup plus finement la luminance et le contraste. Sur un vidéoprojecteur, cette gestion reste néanmoins dépendante des capacités réelles de l’appareil et du traitement choisi par le constructeur. Le XGIMI AURA 3 Max propose deux profils, Dolby Vision Lumineux et Dolby Vision Sombre. Le premier privilégie clairement l’impact. Nous mesurons 279,80 cd/m², soit environ 2423 lumens, mais avec des erreurs très importantes, notamment un DeltaE moyen de 20,46 sur les couleurs HDR et un maximum de 48,03. Le mode Dolby Vision Sombre se montre beaucoup plus cohérent. Les saturations tombent à 5,61 de DeltaE moyen et l’échelle de gris à 4,36.

Luminosité et contraste :
Le tableau consacré à l’iris permet ensuite de comprendre un autre aspect important du comportement du XGIMI AURA 3 Max : le rapport entre luminosité et contraste. Sur un vidéoprojecteur, le contraste séquentiel correspond au rapport entre une image blanche et une image noire mesurées l’une après l’autre. Plus le noir est bas et plus le blanc reste lumineux, plus le contraste augmente. L’iris mécanique agit physiquement sur la quantité de lumière qui traverse le chemin optique. À F/2.0, l’iris est totalement ouvert : le projecteur délivre 284,61 cd/m², soit environ 2465 lumens, mais le niveau de noir reste à 0,16 cd/m², ce qui donne un contraste d’environ 1779:1. Lorsque l’on ferme l’iris à F/3.0, la lumière baisse à 203,99 cd/m², soit environ 1767 lumens, mais le noir descend à 0,07 cd/m². Le contraste monte alors à environ 2919:1. À F/4.0, nous ne disposons plus que de 1259 lumens environ, mais le contraste atteint 4115:1. À F/5.0, la luminosité tombe à seulement 908 lumens pour 4508:1. Enfin, à F/7.0, il ne reste plus que 338 lumens pour 5322:1.

Le gain de contraste entre F/5.0 et F/7.0 est relativement faible alors que la luminosité est divisée par près de trois. Sur une grande base d’image, ce réglage devient donc difficilement exploitable. C’est exactement le type de compromis qu’il faut comprendre avant de chercher systématiquement le meilleur chiffre de contraste. Un contraste plus élevé n’est intéressant que si l’image reste suffisamment lumineuse pour conserver du relief, de la dynamique et des couleurs correctement perçues.
L’iris dynamique apporte une autre approche. Au lieu de conserver une ouverture fixe, il adapte son comportement en fonction du contenu. Sur une scène sombre, il peut réduire le flux lumineux pour abaisser le niveau de noir ; sur une scène claire, il peut laisser passer davantage de lumière. Dans notre mesure, l’iris dynamique seul délivre environ 173,36 cd/m², soit 1501 lumens, avec un noir à 0,05 cd/m² et un contraste de 3591:1. On obtient donc un résultat comparable à un iris mécanique assez fermé, mais sans imposer en permanence le même niveau de réduction de lumière. Lorsque l’on active en plus l’option d’amélioration du niveau de noir, la luminance maximale reste pratiquement identique, autour de 173,85 cd/m², soit environ 1506 lumens, mais le noir mesuré tombe autour de 0,004 cd/m². Le contraste séquentiel grimpe alors à environ 42 487:1. Ce chiffre est spectaculaire, mais il faut bien comprendre ce qu’il représente. Ce n’est pas le contraste natif de la matrice DLP. Il est obtenu grâce à une modulation dynamique qui réduit très fortement la lumière lors de l’affichage d’une image noire. Sur une scène réelle contenant simultanément des zones très lumineuses et très sombres, le contraste perçu sera forcément différent. Il n’en reste pas moins que cette fonction peut améliorer considérablement la profondeur des noirs dans les scènes nocturnes ou les fondus au noir, tout en conservant une quantité de lumière beaucoup plus importante qu’un iris mécanique fortement fermé.
Impact de l'iris et du contraste dynamique sur les couleurs d'une image calibrée :

Nous sommes partis d’une image SDR correctement calibrée avec une couverture Rec.709 de 100 %, un DeltaE moyen de 1,10 sur les saturations, 1,07 au ColorChecker et 1,09 sur l’échelle de gris. À ce niveau, les écarts sont extrêmement faibles et pratiquement invisibles à l’œil. Lorsque l’on ferme l’iris à F/3.0, les valeurs passent respectivement à 1,31, 1,36 et 1,59. La différence existe sur le plan métrologique, mais elle reste très faible visuellement. À F/4.0, nous mesurons 1,52, 1,60 et 2,08. Là encore, c'est tout à fait satisfaisant. À F/5.0, les valeurs restent très bonnes avec 1,25, 1,67 et 1,92. Jusqu’à ce point, on peut donc fermer l’iris sans détruire le travail de calibrage initial. F/7.0 change complètement la donne : la couverture Rec.709 tombe à 95 %, les DeltaE moyens montent à 4,61 sur les saturations, 5,24 au ColorChecker et 7,42 sur l’échelle de gris. Cette fois, la dérive devient clairement visible, notamment dans les gris qui perdent leur neutralité. Autrement dit, à F/7.0, on ne se contente plus de réduire la lumière : on modifie suffisamment le comportement spectral de l’ensemble optique pour que le calibrage réalisé avec l’iris plus ouvert ne soit plus réellement valable. L’iris dynamique seul se montre beaucoup plus raisonnable avec 1,71 sur les saturations, 1,54 au ColorChecker et 2,40 sur l’échelle de gris. L’ajout du contraste dynamique améliore même certains résultats, avec 1,32 sur les saturations et 1,80 sur les gris. C’est un point important car cela signifie que le système dynamique de XGIMI parvient à améliorer fortement le contraste séquentiel sans détériorer de façon significative la fidélité des couleurs.

Dans la pratique, il constitue donc un choix bien plus pertinent que la fermeture extrême de l’iris mécanique. Pour résumer cette partie sans réduire le propos à un simple chiffre, il faut retenir que le XGIMI AURA 3 Max dispose d’une réserve de contraste intéressante, mais que la meilleure stratégie consiste à conserver l’iris mécanique dans une plage raisonnable et à exploiter les traitements dynamiques plutôt que de fermer l’optique au maximum. Le bénéfice est double : on préserve beaucoup mieux la luminosité et on conserve une colorimétrie proche de la calibration d’origine.


Après toutes ces mesures, il reste évidemment l’essentiel : ce que donne réellement le XGIMI AURA 3 Max lorsque l’on arrête de regarder des courbes et que l’on lance des films ou des séries. Pour juger le contraste, j’ai notamment utilisé la scène de 1917 dans laquelle les deux jeunes soldats rencontrent le général dans le bunker avant leur mission. C’est un passage particulièrement intéressant parce qu’il mélange de grandes zones très sombres, des visages découpés par la lumière des lanternes et quelques points lumineux bien plus intenses. Ce type de scène permet de voir très vite si un projecteur écrase les noirs, bouche les détails ou, au contraire, conserve de la profondeur sans rendre l’ensemble gris. Sur l’AURA 3 Max, le résultat est franchement convaincant. Avec l’iris dynamique associé au contraste dynamique, l’image gagne en relief et les zones sombres restent lisibles sans perdre leur densité. Les visages ressortent bien de l’obscurité, les détails dans les uniformes et les murs restent présents et l’ensemble conserve une vraie sensation de profondeur.

J’ai ensuite utilisé plusieurs extraits de Reacher sur Prime Video. Au-delà de ce que je qualifierais volontiers de « porn violence », avec quelques passages de dialogue surtout là pour assurer la transition entre deux nouvelles scènes de bagarre, la série constitue malgré tout un très bon terrain de jeu pour l’HDR. Les éclairages sont souvent très appuyés, les contrastes forts, les couleurs denses et les plans très propres. L’AURA 3 Max s’en sort ici remarquablement bien. L’image est précise, lumineuse sans être agressive et les couleurs ont beaucoup de force. Les tons chair restent crédibles dans les meilleurs modes, les vêtements, enseignes et décors profitent pleinement du gamut très large et la réserve lumineuse donne aux scènes extérieures comme aux intérieurs éclairés artificiellement une vraie présence. C’est typiquement le genre de contenu où le triple laser RGB montre immédiatement son intérêt.

Alien: Romulus m’a permis de pousser plus loin l’évaluation du niveau de noir et du traitement dynamique plus spécifiquement dans l'introduction avec la recherche du cocon de l'Alien dans les débris du Nostromo Avec l’iris dynamique et l’amélioration dynamique du niveau de noir activés, l’AURA 3 Max offre ici une image particulièrement profonde. Les noirs conservent de la matière, les petites informations dans les ombres restent perceptibles et les sources lumineuses ressortent sans donner l’impression de laver toute la scène. C’est aussi sur ce type de contenu que j’ai le plus apprécié le fait de pouvoir conserver mon écran blanc gain 1. Je n’ai pas ressenti le besoin de recourir à une toile technique pour obtenir une image suffisamment dense et contrastée, ce qui permet en plus d’éviter l’accentuation du speckle que j’avais constatée avec le Celexon CLR HC+.

J’ai également voulu vérifier que l’AURA 3 Max ne se contentait pas de briller avec les sources UHD et HDR récentes. J’ai donc ressorti le Blu-ray du Retour du Roi, une source nettement plus ancienne et moins spectaculaire sur le papier. C’est précisément là que le traitement vidéo montre son intérêt. L’AISR apporte un gain visible sur les détails fins comme vous pouvez le constater dans le montage ci-dessous (regardez les plaques du cou du nazgul). Il ne transforme évidemment pas un Blu-ray en véritable source UHD, mais il améliore nettement la sensation de précision sans donner l’impression d’un simple filtre de netteté poussé artificiellement. Tant que l’on reste raisonnable dans son intensité, le traitement apporte un vrai bénéfice.

Le seul véritable point qui m’empêche de parler d’une image proche de la perfection reste la fluidité. Le 24p natif manque encore de maîtrise et l’interpolation bien qu’efficace, impose un compromis entre réduction du judder, risque d’image trop fluide et quelques artefacts de mouvement résiduels
Le XGIMI AURA 3 Max obtient une note de 4/5. Il passe tout près de la note maximale tant ses qualités sont nombreuses : forte luminosité, couverture colorimétrique exceptionnelle, excellente précision dans les bons modes, système d’iris particulièrement efficace, très belle gestion du contraste dynamique, fonctionnement silencieux et traitement vidéo convaincant. Le speckle plus visible sur une toile technique n’est pas, à mes yeux, un motif suffisant pour lui retirer la première marche du podium, d’autant qu’il devient beaucoup plus discret sur un écran blanc gain 1. Ce qui lui coûte réellement la cinquième étoile, c’est une faiblesse que j’ai déjà signalée à plusieurs reprises chez XGIMI : la gestion du 24p et de la fluidité. Sans interpolation, le judder reste trop présent. À ce niveau de gamme, et après plusieurs remontées sur d’autres modèles de la marque, j’attends désormais que ce point soit enfin corrigé. Il faut néanmoins rappeler que l’AURA 3 Max arrive dans un contexte particulier puisqu’il sera lancé par une campagne Kickstarter à partir du 20 octobre 2026, au tarif de 2 399 € pour l’AURA 3 Max et 2 199 € pour l’AURA 3 Pro, avec des premières livraisons prévues entre fin novembre et mi-décembre 2026. Le logiciel a donc encore le temps d’évoluer, d’autant qu’une première mise à jour a déjà été proposée pendant mes essais.

Face à l’AWOL Aetherion, l’AURA 3 Max est aujourd’hui plus lumineux et sa gestion du contraste m’apparaît plus aboutie, même si AWOL prépare également une évolution logicielle susceptible d’améliorer sensiblement ce point. Le Formovie Theater Premium conserve de son côté un avantage en contraste natif et en maîtrise du speckle grâce à son architecture ALPD RGB+ 4.0 hybride, mais il est moins lumineux, moins étendu en gamut et moins précis colorimétriquement que ce nouvel XGIMI. Dans son état actuel, l’AURA 3 Max est donc un excellent projecteur dans la très grande majorité des domaines. Il ne lui manque plus qu’une chose pour prétendre au 5/5 : que XGIMI règle une bonne fois pour toutes cette question de fluidité.

After discovering it at IFA Berlin 2026, it was time to do what we really like to do here at Mondoprojos: stop looking at spec sheets and start measuring. The XGIMI AURA 3 Max doesn't lack for arguments on paper. Triple RGB laser, high claimed brightness, dual iris system, dynamic contrast, Dolby Vision, 4K 120Hz, ISF modes, IMAX Enhanced, advanced gaming features, Harman Kardon audio... the list is long and, it must be said, rather appealing. But as you now know, between what a manufacturer announces in a brochure and what you actually get on screen, there can sometimes be a world of difference. That's exactly why this review exists. What interests us here isn't repeating the claimed 5700 ISO lumens or the claimed 8000:1 contrast ratio from XGIMI, but seeing what's left of these numbers once the projector is installed, adjusted, calibrated, and put through reproducible measurements. And this AURA 3 Max is particularly interesting to examine because it doesn't rely solely on high light output. XGIMI has put a lot of work into contrast management with a Dual Iris system, dynamic black level enhancement, and several operating modes that significantly change the image's behavior. In short, it's not enough to pick a mode and start a movie: depending on the settings, you can gain enormously in contrast, lose a lot of brightness, alter the color rendering, or on the contrary find an excellent compromise. That's precisely what we're going to try to untangle together. The AURA 3 Max also arrives at a time when ultra-short-throw projectors have made enormous progress. After this first discovery at Berlin, it was high time to see what this new XGIMI really has under the hood.

The XGIMI AURA 3 Max is the flagship model of the new AURA 3 family. Above it, there's nothing in XGIMI's ultra-short-throw lineup at the time of this review (indeed, on the first page of the manual you can find a reference to a higher-tier model called the XGIMI AURA 3 Ultra Max, but we'll have to wait until 2027 to see it). It shares much of its architecture with the AURA 3 Pro, but pushes the claimed brightness and contrast further. XGIMI claims 5700 ISO lumens for the Max, versus 4100 lumens for the Pro, as well as a claimed contrast ratio of 8000:1. Big numbers, then, but as we'll see later they deserve some explanation depending on how the iris system and black level enhancement are used.
The technical base is a 4K DLP ultra-short-throw projector paired with a triple RGB laser source. In other words, red, green and blue are produced directly by three separate laser sources. This type of architecture is what allows the projector to reach a very wide color space. XGIMI claims 110% coverage of BT.2020. In other words, on paper, the AURA 3 Max can go much further than a projector limited to traditional Rec.709. This is particularly interesting for HDR content, but it doesn't guarantee that colors will be accurate. Having a large palette doesn't necessarily mean knowing how to use it correctly, and that's exactly why we measure gamut coverage and color accuracy separately.
The optics are of course designed for ultra-short throw. The claimed projection ratio is 0.163:1, which allows for a 120-inch image with about 20cm of setback. That's the whole point of this type of projector: producing a very large image while staying right in front of the screen. For many users, this is what allows replacing a very large TV without having to install a traditional projector on the ceiling or at the back of the room.
One of the major innovations of this generation concerns the iris system. XGIMI calls it Dual Iris. Behind this name lie several ways of controlling light flux. The projector has a mechanical iris that can be closed further to reduce the amount of light and improve black level, but it can also use dynamic operation to adapt this behavior to the displayed content. On top of this is a black level enhancement function. In practice, this gives several possible combinations: open iris, iris closed to varying degrees, dynamic iris alone, or dynamic iris combined with dynamic contrast. And as you'll see in our measurements, the differences are far from negligible. You can go from a very bright projector with modest contrast to a much darker but significantly more contrasted device, or use dynamic processing to try to preserve some brightness while sharply lowering the black level. This is probably one of the most interesting points of this review.
Video processing is handled by XGIMI's X-VISION AI processor. The brand credits it with managing detail, motion, contrast and HDR. The AURA 3 Max supports HDR10, HDR10+, HLG and Dolby Vision. It also offers IMAX Enhanced and a Filmmaker Mode. In Dolby Vision, two profiles are available: Bright and Dark.
The projector also clearly targets gamers. It accepts 4K signals up to 120Hz and offers features like VRR and ALLM via HDMI 2.1. XGIMI also highlights Dolby Vision Gaming compatibility and very low response times in certain high-frequency modes. Again, we'll verify all this with input lag measurements.
Another point worth noting: 3D is still here. At a time when many manufacturers are abandoning it entirely, XGIMI continues to offer it, which will please enthusiasts who still have a collection of 3D Blu-rays. The brand even includes two pairs of glasses with the projector.

The audio side is handled by Harman Kardon, with a total claimed output of 80W and support for Dolby Atmos and DTS Virtual:X. As is often the case with recent Laser TVs, the idea is to be able to use the device without immediately adding a soundbar or external system. This is obviously not the same as a real multichannel setup, but for a living room or simplified use, this integration makes sense.
Finally, the AURA 3 Max runs on Google TV with the main streaming platforms accessible directly from the device. Netflix, YouTube, Prime Video and other usual services are therefore available without an external source. You'll also find Google Cast, Wi-Fi, Bluetooth, Ethernet and an HDMI 2.1 connection with eARC.

At 588mm wide, 295mm deep and 138mm tall, weighing 9.4kg, the XGIMI AURA 3 Max remains an imposing device, like most ultra-short-throw projectors in this category, but it thankfully avoids the "big technical box" effect. The brand has clearly worked on the visual integration, and personally, this is an aesthetic I particularly appreciate. The front panel, with its wide, dark, very understated horizontal grille, gives the whole unit an almost furniture-like appearance that pairs particularly well with an industrial or contemporary interior. The projector is clearly designed to remain visible in the living room rather than hidden, and this makes even more sense when paired with the XGIMI Ascend system I discovered at IFA Berlin 2026. This ensemble pairs the projector with a cabinet integrating a motorized ALR screen available in 100 or 120 inches and a Harman Kardon Dolby Atmos 5.1.2 audio section, which truly turns the setup into a complete audio/video solution. This type of integration fits particularly well with the AURA 3 Max's positioning: we're no longer just talking about a projector placed in front of a screen, but a piece that needs to naturally fit into the living space.

One detail I also really like about this new generation is the motorized flap that protects the optical block. When you turn on the AURA 3 Max, this flap opens automatically and reveals the ultra-short-throw optics; when the projector is off, it closes completely over the projection area. This might seem trivial, but on a horizontally-mounted UST projector, the optics are naturally very exposed to dust and buildup. This system thus prevents the optical block from being permanently left open to the environment, while also giving a nice mechanical touch when the device starts up and shuts down.

The power supply is also well integrated. No large external brick to find a place to hide behind the cabinet here: the electronics are built into the chassis, and the projector just needs a power cable connected directly to the AC IN input. This is a practical but appreciable detail on a living room setup where you're trying to limit the number of visible boxes. The included remote works over Bluetooth and is partially backlit, which is much more pleasant in a dark room than an all-black remote where you have to memorize every button. Two pairs of 3D glasses, the power cable, documentation and this remote are all part of the announced box contents.

Positioning deserves a bit more attention, because ultra-short-throw projectors sometimes give the impression that you just need to set them against a wall to immediately get a large image. In reality, a few centimeters change a lot of things. The AURA 3 Max has a claimed projection ratio of 0.163:1, and XGIMI claims a 120-inch image with the projector placed about 20cm from the wall. For a 100-inch image, the manufacturer's installation diagram gives about 12.8cm of setback, while a 120-inch image requires a bit more than 20cm. It's important to understand what "setback" means here: it's the distance between the device and the projection plane, not the distance between the lens and the screen as on a traditional projector. On a UST unit, this geometry is very constrained, and a variation of a few centimeters is enough to noticeably change the resulting diagonal.
The other important concept is offset. Simply put, offset is the vertical gap between the projector and the start of the image. With an ultra-short-throw unit, the image doesn't start right at the top of the chassis: it starts higher up. You therefore need to leave enough space between the cabinet and the bottom of the screen. According to XGIMI's installation diagram, you need about 35cm of height between the projector's resting surface and the bottom of the image for 100 inches, and about 43cm for 120 inches. This is a point worth checking before purchase, especially if you're using an existing TV stand or a fixed screen placed relatively low. The larger the screen, the further the projector needs to be from the wall, and the higher the bottom of the image rises. You therefore need to think in three dimensions: cabinet depth, distance to the wall, and available height under the screen.
Connectivity is grouped at the back and is particularly comprehensive. There are three HDMI ports, with HDMI 2 and HDMI 3 supporting 4K/120Hz signals, and HDMI 2 also handling eARC. There are also two USB 2.0 ports, one USB 3.0 port, a Gigabit Ethernet port, an optical digital audio output, and an analog audio output. The AC IN power input is also integrated into this panel. The Gigabit Ethernet port is also welcome for high-bandwidth network usage, even though Google TV and wireless features remain available of course.

Finally, XGIMI retains its full arsenal of placement aids with automatic screen alignment, geometric correction, autofocus, wall flatness adaptation, and smart eye protection. These features can be handy during initial setup, but as always at Mondoprojos, I recommend positioning the device as mechanically precisely as possible before resorting to digital corrections. On an ultra-short-throw projector, a few millimeters of misalignment can quickly turn into several centimeters of discrepancy at the edges of the image, and any excessive electronic correction comes at the expense of usable resolution. The AURA 3 Max is therefore relatively easy to install provided you properly prepare its placement, and its successful design means you won't need to hide it once that installation is done.
The XGIMI AURA 3 Max's interface runs on Google TV, an environment that hardly needs introducing anymore given how widespread it now is on connected projectors. You'll find direct access to the main streaming platforms, the Google Play app store, content recommendations, and all the services tied to the Google ecosystem. To fully enjoy this connected side, you naturally need a Google account. A media player is also built in and allows you to play files directly from an external hard drive or USB stick, avoiding the need to always resort to a set-top box or separate player.

All that is handy, but it's not really the part that interests us most here. At Mondoprojos, it's mostly the image settings that matter, and on this point XGIMI has really opened up the possibilities. In SDR, the projector offers Standard, Movie, Vivid, Sport, Game, Filmmaker, ISF Day and ISF Night modes. In HDR, you'll find HDR Standard, HDR Movie, IMAX Enhanced, HDR Vivid, HDR Game, HDR Sport, HDR Filmmaker, HDR ISF Day and HDR ISF Night. Dolby Vision has two specific profiles, Bright and Dark. The good news is that XGIMI didn't just multiply the presets: the brand also provided real tools to correct them. Both advanced users and professional calibrators can adjust the grayscale and white point with 2-point or 11-point settings, allowing either simple correction of shadows and highlights, or much finer work across multiple luminance levels. The color management system, or CMS, acts on the three main dimensions of the gamut: hue, saturation and luminance. In other words, you don't just move a color on the CIE diagram, you can also adjust its intensity and brightness level. This is exactly the kind of tooling expected from an ambitious device today.


In SDR, several preset gamma curves are offered to adapt the tonal response to the room and content type. In HDR, this logic is replaced by EOTF curve management, with Dynamic Tone Mapping for sources using static metadata. The principle is simple: HDR films are mastered for luminance levels that often exceed what a projector can actually produce. Tone mapping must therefore intelligently compress highlights to avoid clipping detail while preserving as much of the image's dynamic range as possible. Laser power is adjustable via a 1 to 10 slider, with level 10 being maximum power. A "boost" light mode is also offered, but in my view it has no interest for home theater use: it pushes brightness at the cost of significant color drift, exactly the opposite of what you want when trying to maintain a balanced image.

To improve contrast, XGIMI offers several tools that act differently and shouldn't be confused with one another. The first is a dynamic, electronic control of light flux, called dynamic black level enhancement. This processing analyzes content and further reduces light in dark scenes to lower perceived black level. An interesting feature: when this function is enabled, a dedicated slider lets you compensate for any color drift induced by the processing. This setting matters because dynamically adjusting light level can alter RGB balance and thus image neutrality. The second tool is the mechanical iris. Here it's no longer software processing but a physical device placed in the light path. Its operation is comparable to a camera lens diaphragm: the more open it is, the more light it lets through; the more it's closed, the more it reduces flux. On the AURA 3 Max, F/2.0 corresponds to the fully open iris, i.e. maximum brightness. It can then be progressively closed to F/3.0, F/4.0, F/5.0 then F/7.0. As the iris closes, black level improves and contrast increases, but brightness drops in parallel. This isn't a setting you systematically push to maximum: you need to find the right compromise depending on image size, room, and content type. Finally, a dynamic iris mode is available. Unlike the fixed mechanical iris, it automatically adapts its opening based on the displayed scene. On a dark sequence, it closes to reduce black level; on a bright scene, it opens wider to preserve dynamic range. The goal is therefore to enjoy improved contrast without permanently sacrificing available light.
Video processing also intervenes in two distinct areas. The first concerns detail level, notably the AISR function, for AI Super Resolution. This analyzes the image and seeks to enhance edges and micro-details, with the idea of improving perceived sharpness without simply applying a classic sharpness filter. As always with this type of processing, you have to stay reasonable or risk creating artificial edges or noise. The second area is smoothness, with a three-level adjustable frame interpolation: low, medium and high. The principle is to generate intermediate frames between original frames to make motion smoother, particularly on pans or fast movements. The higher the level, the more visible the effect, with the risk of producing the well-known "video" or "soap opera" look on films.

XGIMI also offers a "True Cinema" function, designed to better respect content shot at 24 frames per second. Traditional cinema is mostly mastered at 24p; when a broadcaster handles this frame rate poorly, it can cause irregular judder or more pronounced stutter than necessary. The goal of this mode is therefore to render 24p content with a cleaner cadence more faithful to its original rhythm, without necessarily applying aggressive interpolation.

Finally, a specific section of the menus is dedicated to gaming. You'll find ALLM (Auto Low Latency Mode), which lets the projector automatically switch to a low-latency mode when it detects a console or compatible source. VRR (Variable Refresh Rate) lets the projector's display frequency vary dynamically to sync with the number of frames actually generated by the console or PC. The goal is to avoid screen tearing and reduce stutter when framerate varies. Specific RPG, FPS and Standard profiles are available, as well as an aiming crosshair overlay for shooter games. Being neither a big gaming enthusiast nor equipped with a latest-generation console to fully exploit these features, I'll limit myself to listing them here without claiming to judge their real-world effectiveness. What matters, however, is that the XGIMI AURA 3 Max's menus are particularly comprehensive.
Operating noise and built-in sound system :
The XGIMI AURA 3 Max proves particularly quiet in operation. In our measurement room, residual noise with the projector off is 34.4 dB. Once turned on with laser power set to 10, its maximum level, we measure only 35.1 dB. The gap is therefore minimal, barely 0.7 dB above the room's ambient noise. In practice, this means the fan noise quickly becomes forgettable and doesn't draw attention during quiet scenes, which is particularly appreciable with an ultra-short-throw projector placed right next to viewers. The built-in sound system is also very well made. The soundstage is clean, well-defined and wide enough to give a convincing rendering without immediately needing a soundbar. Dialogue stays precise and well-centered, while the bass has enough substance to properly support soundtracks in a small or medium-sized room. This obviously won't replace a real multichannel system for a dedicated home theater setup, but for everyday use a bedroom, an office, or a reasonably sized living room the built-in system fully does its job and clearly contributes to the AURA 3 Max's all-in-one character.


Power consumption
As with the noise measurement, I deliberately took the consumption readings during normal operation of the XGIMI AURA 3 Max, without activating the light boost mode, since this offers little interest for home theater use given the color drift it introduces. With laser power set to 10, its maximum level in normal mode, I measured a consumption of 195.2W. Bringing this power down to 5, it drops to 136.2W, then to just 96.4W at level 1. Laser power modulation therefore has a very concrete effect on power consumption: between positions 10 and 1, energy demand is nearly halved, with a drop of 98.8W, or a bit more than 50%. This also serves as a reminder that the laser power slider isn't just a brightness setting. It can be used to adapt the projector to screen size and viewing conditions: on a small base in SDR in a dark room, it's not always necessary to run the source at full power, and lowering the laser level then simultaneously reduces luminance and power consumption. Conversely, large image bases or HDR content will naturally benefit more from the higher levels. At 195.2W at full normal power, the AURA 3 Max remains reasonably efficient given the amount of light it's capable of delivering and its triple RGB laser architecture.

Image precision and sharpness :
The AURA 3 delivers a particularly precise image for an ultra-short-throw projector. BUROSCH 4K test patterns confirm that high spatial frequency structures are correctly reproduced: the tightest vertical and horizontal line patterns remain distinguishable and don't blur into solid blocks. Resolving power is therefore high, and UHD detail rendering shows no notable collapse on the finest details. Intersections and thin lines also retain sharp edges without excessive halo that would betray overly aggressive artificial sharpening.


The UST optics also perform well across the entire image. The center benefits from precise focus, and peripheral areas retain a similar level of detail, though a slight softening can be noted toward the edges. It remains low enough not to be bothersome under normal viewing conditions and represents a convincing result for an optical system subject to the significant geometric constraints of ultra-short throw.
Motion smoothness
Unfortunately, motion smoothness is where the AURA 3 Max shows a flaw I had already noted when testing the TITAN Noir Max. In native playback of 24p cinema content, behavior isn't clean enough for my taste. Judder remains clearly visible on slow pans, steady camera movements, and certain tracking shots. For readers less familiar with the term, judder refers to that impression of jerky or irregular motion you can observe when a film's original frame rate — 24 frames per second — isn't rendered perfectly evenly by the display. The rate at which frames are shown gives a sense of stutter, particularly noticeable on slow, continuous movements. On the AURA 3 Max, this phenomenon is present enough to draw attention once you're sensitive to it, and it stands out all the more given the otherwise very convincing overall image quality on many other criteria. This isn't a dealbreaker for every viewer, as some are less sensitive to it, but for cinema enthusiasts attentive to 24p rendering, this is clearly this model's weak point.

The solution again lies with the built-in frame interpolation engine. With the AURA 3 Max, I get the best results at the Medium setting. The principle is well known: the processor analyzes two successive frames and calculates one or more intermediate frames to make motion more regular. The gain is immediately visible on pans and tracking shots, with a very clear reduction in judder. However, as always with this type of processing, there's a trade-off to accept. As interpolation gets stronger, the image progressively loses that particular cinema cadence of 24p in favor of a smoother look, sometimes called the "soap opera effect." Those very attached to traditional cinema rendering may therefore find the Medium mode already a bit too smooth. Despite this, it's the setting I'd stick with here, since lower settings don't sufficiently correct native judder.
One important caveat must be added: even in this configuration, the processing isn't perfect. Motion artifacts remain perceptible in certain situations, especially around fast-moving objects and silhouettes against complex backgrounds. These calculation errors appear as small distortions, unstable edges, or fleeting elements that shouldn't be there. They remain occasional, but visible enough to serve as a reminder that interpolation is working hard to compensate for native 24p rendering that, itself, isn't up to the standard expected of a device in this category.
Laser speckle :
The XGIMI AURA 3 Max uses a triple RGB laser source, and with this type of technology you always need to check for possible speckle. Behind this somewhat technical term lies a phenomenon that's actually fairly easy to recognize. Laser light is much more coherent than ordinary light, meaning its waves are highly ordered. When reflected off the projection surface, they can interfere with each other and create a fine, sparkling granulation to the eye. Visually, this looks like a multitude of tiny shimmering dots disturbing the image surface. The phenomenon is most noticeable on bright, relatively uniform areas: sky, snow, white walls, fog, bright flat areas, or opening credits. I use a specific image of a sunlit Chinese cityscape to highlight it.

Not all viewers are equally sensitive to it, and above all, the result depends heavily on the screen used. This is precisely why I tested the AURA 3 Max in two different configurations. The first uses my reference white measurement screen with a lambertian gain of 1, my usual reference. The second uses a Celexon CLR HC+ technical screen.
On the white screen, results are best. Speckle stays well contained, and the image overall appears smoother and more uniform. On bright flat areas, the grainy structure linked to the laser is noticeably less present and quickly fades from attention at normal viewing distance. The rendering thus better retains that "clean" image feel, without overly visible parasitic texture.
With the Celexon CLR HC+ technical screen, the phenomenon becomes more noticeable. Small bright structures stand out more, particularly in bright areas, and the image appears more textured. This behavior isn't unusual: UST technical screens use specific optical structures to reject some ambient light and preferentially direct light from the projector toward the viewer. This more complex interaction with a coherent laser source can accentuate speckle and make its presence more obvious than with a diffuse white screen.

It's worth keeping in mind that speckle isn't a characteristic attributable to the projector alone: it results from the combination of the laser source, the screen, and to some extent, viewer sensitivity. In the case of the AURA 3 Max, pairing it with a gain-1 white screen gives the cleanest, most discreet result.
The gaming side of the XGIMI AURA 3 Max is very convincing when it comes to latency. With a UHD 60 Hz source, I measured 16.5 ms in the standard Game mode, dropping to 13.2 ms with Boost mode enabled. To put those figures into perspective, one full frame at 60 Hz lasts 16.67 ms. In standard mode, the measured delay therefore corresponds almost exactly to a single frame, while Boost mode brings latency down even further. In practical terms, this already places the AURA 3 Max in a very responsive category and makes it well suited to fast-paced gaming.


I was not able to measure the 120 Hz and 240 Hz modes directly, as I do not have the required hardware or a suitable latest-generation console, but we can still provide a theoretical indication. If the video processing pipeline scales proportionally with refresh rate, the 16.5 ms measured at 60 Hz would correspond to roughly 8.25 ms at 120 Hz and 4.1 ms at 240 Hz. With Boost mode and its 13.2 ms at 60 Hz, the equivalent theoretical figures would be around 6.6 ms at 120 Hz and 3.3 ms at 240 Hz. These values are not actual measurements, however, only extrapolations, as latency can change depending on refresh rate, resolution, and the processing mode in use.
In any case, the figures actually measured in UHD 60 Hz are already excellent and clearly show that XGIMI has paid close attention to responsiveness on this model. My gaming assessment will stop here, though, because I am not equipped with the latest-generation consoles required to properly test 4K/120 Hz, 240 Hz, VRR, or ALLM in real-world conditions. I would rather stick to the measurements I can verify directly than turn this section into a gaming test I am not properly equipped to carry out.
Overscan and gray border around the image :
Good news here: the XGIMI AURA 3 Max shows no overscan. As a quick reminder, overscan is a deliberate cropping of the image by the display. Essentially, a few pixels at the edges are removed and the image is slightly enlarged to fill the entire display surface. This practice originally comes from the world of television, but no longer really has a reason to exist today on a modern digital source. On a projector, the absence of overscan is therefore preferable: the entire image sent by the source is visible, without loss of information at the edges, without cropping of subtitles or graphic elements placed near the borders.

However, the AURA 3 Max does show a thin, lighter gray band about one centimeter wide around the useful image, meaning around the area actually occupied by the movie, show, or program being projected. This isn't a framing issue or a scaling defect. This border is linked to the very operation of the DMD chip used by the projector. A DLP matrix consists of hundreds of thousands of micromirrors that tilt to direct light toward the screen or not. Not all of them necessarily participate in the final active image: a small peripheral area of the matrix may remain inactive in generating the useful image, while still receiving a small amount of stray light. It's this residual light that forms this grayish border around the image.
Visually, this results in a frame slightly lighter than the surrounding black, especially noticeable in a dark room or during very dark scenes. This phenomenon is typical of 0.47" XPR DLP chips and shouldn't be confused with overscan. The image itself isn't truncated: all video content is fully present. The gray band simply corresponds to the inactive zone around the image generated by the chip. In most cases, it goes unnoticed once the screen or frame has a black border wide enough to visually absorb it.
Spectral distribution and color coverage :
Spectral measurement gives a fairly concrete look at how the XGIMI AURA 3 Max produces its colors. Here, we clearly see three main zones: one for blue, one for green, one for red. This is the typical signature of a triple RGB laser projector, meaning a device that uses a separate laser source for each of the three primary colors. To simplify, imagine the projector has three very precise "light pencils": one blue, one green, one red. The purer these three base colors are, the more saturated colors the projector can reproduce.

That's exactly what gamut measurement confirms. The XGIMI AURA 3 Max covers 97.67% of BT.2020 in CIE 1931 xy and 98.69% in CIE 1976 u'v', while DCI-P3 is practically 100% covered. For the reader, the key takeaway is simple: the AURA 3 Max is capable of reproducing almost all colors called for by modern HDR content. This is a real strength of this triple-laser architecture, especially for deep reds, highly saturated greens, and certain blues that more conventional systems struggle more with.

On the spectral graph, the AURA 3 Max's peaks may appear smaller than those I've observed on other XGIMI models, such as the MIRA or TITAN Noir Max. But what really matters is the position of these peaks and the final result on color coverage.
And on this point, the result is excellent. The three primary colors fall very far out on the diagram, which explains why the AURA 3 Max's color triangle comes so close to the limits of BT.2020. In other words, even though the spectral representation visually appears less "tall" than on some other XGIMI models, the projector very efficiently exploits its three lasers.
Put simply, spectral distribution is a bit like the projector's light signature. It shows us how red, green and blue are produced. In the AURA 3 Max's case, this signature confirms a true triple RGB laser source, with very pure primary colors. And the practical consequence is immediate: extremely wide color coverage, nearly complete in DCI-P3 and very close to BT.2020.

The Gamut Rings measurement provides a complementary reading beyond simple BT.2020 coverage. While the classic diagram measures color extent in two dimensions, this test adds luminance and thus evaluates the projector's true color volume. With a BT.2020 HDR target in ST.2084/PQ and a maximum measured luminance of 282.9 cd/m², the AURA 3 Max reaches 92.85% of the target color volume. The various rings stay generally close to reference, showing that the projector retains much of its color richness at different brightness levels. In short, it doesn't just display very saturated colors on a few test patterns: it also maintains them convincingly across the real dynamic range of an HDR image.
Colorimetry :
All measurements presented in this review were taken on a white lambertian screen with neutral gain of 1.0 (which is technically a bit redundant, since a lambertian screen has neutral gain of 1.0 by definition). This choice isn't incidental. A reference white screen doesn't seek to artificially boost contrast, concentrate light in a particular direction, or alter the image's color temperature. It reflects light flux much more neutrally than an ALR or CLR technical screen which, by design, can alter perceived brightness, black level, or even chromaticity. To assess a projector's intrinsic performance, this neutrality is essential, as it lets us measure what the device actually produces, without the projection surface masking, amplifying, or correcting certain of its characteristics. This approach is even more important on an ultra-short-throw model like the AURA 3 Max, frequently paired in real life with a technical screen, because you need to be able to distinguish what belongs to the projector from what results from the screen used. Another methodological note worth mentioning: all Mondoprojos measurements are taken facing the screen, not facing the lens. Some protocols place the probe directly in the projector's light beam, which doesn't correspond to what the viewer sees. Nobody looks directly into the optics: we all observe the light after it's been reflected off the screen.

The XGIMI AURA 3 Max uses a triple RGB laser source that's particularly demanding for measurement instruments. Unlike a traditional lamp or certain LED sources with relatively broad spectra, an RGB laser produces very narrow, concentrated spectral peaks around precise wavelengths for red, green and blue. An unsuitable probe can mischaracterize these peaks and provide erroneous values, particularly for primary color coordinates, color temperature, and various DeltaE figures. That's why we use the JETI Spectraval 1501 Hi-Res spectrophotometer, whose 2nm spectral resolution is particularly well suited to this type of source. It's used here as a reference to individually profile our Klein K10-A colorimeter, which is much faster for long measurement series. The whole setup is run under Calman. This combination lets us keep both the JETI's spectral precision and the Klein's speed. Finally, all measurements in this review were taken after installing the latest software update available from XGIMI at the time of testing.

The first table compares the different SDR modes as shipped by XGIMI. Before diving into the numbers, let's recall what DeltaE2000 represents, since it comes up regularly in our measurements. It's an indicator of the gap between the color the projector should display and the one it actually displays. The lower this value, the more faithful the result. In practice, a DeltaE below 3 is generally considered low enough for differences to become hard to perceive under normal viewing conditions, while a value near or below 2 already indicates excellent accuracy (DeltaE2000) for ITP, errors up to 10 are accepted.
We measure these deviations in several ways. "Saturation Sweeps" check color accuracy at different saturation levels; the ColorChecker uses a set of representative real-world tones, including skin tones; finally, the grayscale check verifies whether white and grays remain truly neutral or drift toward a red, green, or blue tint.

On the XGIMI AURA 3 Max, Standard mode is bright but not very accurate. We measure 277.12 cd/m², about 2400 lumens on our 100-inch screen, with a sequential contrast around 1848:1. These numbers are solid, but color accuracy doesn't follow: mean DeltaE2000 of 7.57 on saturations, 7.40 on the ColorChecker, and 11.86 on grayscale. Concretely, this means the image can look flattering at first glance but strays noticeably from reference, particularly in neutral tones. Sport mode and Game mode behave very similarly. They use a much wider gamut, around 97-98% of Rec.2020, but don't respect the Rec.709 space used by traditional SDR content. This results in more spectacular but also less faithful colors. Vivid mode pushes this logic even further: it's the brightest at 346.79 cd/m², about 3003 lumens, but also the most demonstrative. Mean DeltaE2000 climbs to 14.18 on saturations and 13.13 on the ColorChecker, far too high to call it accurate. This is typically a mode designed to give a very bright, very colorful image in a bright environment or for demos, not for watching a film faithfully to the original grading.
By contrast, Movie mode stands out immediately. At 284.61 cd/m², about 2465 lumens, it stays just as bright as the other profiles while bringing errors down to just 1.49 on saturations and 1.73 on the ColorChecker. Grayscale also stays very clean with a mean DeltaE of 3.09. That's an excellent out-of-the-box result. Filmmaker mode does almost as well with 1.86 and 2.03, while ISF Night mode also remains very convincing. ISF Day mode is slightly less accurate but stays well above the Standard, Sport, or Game profiles. The message is therefore fairly simple for users who don't want to calibrate their device: in SDR, Movie mode is the most coherent choice, combining high brightness, near-complete Rec.709 coverage, and excellent color accuracy. It's already accurate enough that most users can use it without further tweaking.



Behavior changes in HDR. HDR content uses a much wider color space than SDR and a different luminance curve, which greatly complicates the projector's job. On a very bright TV, it's possible to reproduce much of the HDR dynamic range as mastered. A projector, on the other hand, has to adapt this dynamic range to much lower available luminance. It must therefore simultaneously manage gamut, the EOTF curve, black level, and tone mapping — i.e., how highlights are compressed to stay visible without clipping detail. Under these conditions, DeltaE deviations are often larger than in SDR, and results need to be interpreted with a bit more perspective. The XGIMI AURA 3 Max nonetheless has a major advantage: its triple RGB laser lets it cover nearly all of Rec.2020.

The different classic HDR modes sit between 97.3 and 97.9% of Rec.2020, which is exceptionally wide and means the projector can reproduce extremely saturated colors without needing to artificially pull them back toward a smaller gamut. This wide gamut doesn't, however, guarantee accuracy. HDR Standard mode is the perfect example: it covers 97.4% of Rec.2020 but shows mean DeltaE values of 12.65 on saturations, 10.54 on HDR colors, and 13.15 on grayscale. The projector can produce nearly all the necessary colors but doesn't position them precisely.
HDR Movie mode markedly improves the situation, especially on grayscale, which drops to 5.91, and on HDR colors with a mean DeltaE of 7.90. IMAX Enhanced mode behaves very similarly. HDR Filmmaker mode is more balanced: 5.47 average on HDR colors and 5.26 on grayscale, making it one of the more interesting profiles in this lineup. HDR ISF Night mode sits in the same range with 5.40 and 5.31. These values aren't strictly perfect, but remain notably more consistent than the most demonstrative modes. HDR Vivid climbs to nearly 3000 lumens, remarkable for a triple-laser UST unit, but with accuracy taking a back seat. Sport and Game modes follow the same pattern: high brightness, very wide gamut, but priority given to visual impact rather than accuracy. For HDR cinema use, we'd therefore recommend HDR Filmmaker or HDR ISF Night as a starting point, while HDR Movie is also a credible alternative. These are the profiles that best balance color accuracy, grayscale neutrality, and brightness.


Dolby Vision deserves separate analysis since its operation differs from classic HDR10. In HDR10, the projector receives static metadata describing the content globally. In Dolby Vision, metadata can vary scene by scene, even frame by frame, theoretically allowing much finer adaptation of luminance and contrast. On a projector, however, this management still depends on the device's actual capabilities and the processing chosen by the manufacturer. The XGIMI AURA 3 Max offers two profiles, Dolby Vision Bright and Dolby Vision Dark. The former clearly favors impact. We measure 279.80 cd/m², about 2423 lumens, but with very large errors, notably a mean DeltaE of 20.46 on HDR colors and a maximum of 48.03. Dolby Vision Dark mode is much more consistent. Saturations drop to a mean DeltaE of 5.61 and grayscale to 4.36.
Brightness and contrast :
The iris table then helps us understand another important aspect of the XGIMI AURA 3 Max's behavior: the relationship between brightness and contrast. On a projector, sequential contrast is the ratio between a white image and a black image measured one after the other. The lower the black and the brighter the white stays, the higher the contrast. The mechanical iris physically acts on the amount of light passing through the optical path. At F/2.0, the iris is fully open: the projector delivers 284.61 cd/m², about 2465 lumens, but black level stays at 0.16 cd/m², giving a contrast of about 1779:1. Closing the iris to F/3.0, brightness drops to 203.99 cd/m², about 1767 lumens, but black drops to 0.07 cd/m². Contrast then rises to about 2919:1. At F/4.0, we have only about 1259 lumens left, but contrast reaches 4115:1. At F/5.0, brightness falls to just 908 lumens for 4508:1. Finally, at F/7.0, only 338 lumens remain for 5322:1.

The contrast gain between F/5.0 and F/7.0 is relatively small while brightness is divided by nearly three. On a large image base, this setting therefore becomes hard to use practically. This is exactly the kind of trade-off you need to understand before systematically chasing the best contrast number. Higher contrast only matters if the image stays bright enough to retain depth, dynamic range and properly perceived colors.
The dynamic iris offers a different approach. Instead of a fixed opening, it adapts its behavior based on content. On a dark scene, it can reduce light flux to lower black level; on a bright scene, it can let more light through. In our measurement, the dynamic iris alone delivers about 173.36 cd/m², or 1501 lumens, with black at 0.05 cd/m² and a contrast of 3591:1. This gives a result comparable to a fairly closed mechanical iris, but without permanently imposing the same level of light reduction. When you also enable the black level enhancement option, maximum luminance stays practically the same, around 173.85 cd/m², about 1506 lumens, but measured black falls to around 0.004 cd/m². Sequential contrast then jumps to about 42,487:1. This figure is spectacular, but it's important to understand what it represents. This isn't the DLP chip's native contrast. It's achieved through dynamic modulation that sharply reduces light when displaying a black image. On a real scene containing both very bright and very dark areas simultaneously, perceived contrast will necessarily differ. That said, this function can considerably improve black depth in night scenes or fade-to-black moments, while retaining much more light than a heavily closed mechanical iris.
Impact of the iris and dynamic contrast on the colors of a calibrated image :

We started from a correctly calibrated SDR image with 100% Rec.709 coverage, a mean DeltaE of 1.10 on saturations, 1.07 on the ColorChecker, and 1.09 on grayscale. At this level, deviations are extremely small and practically invisible to the eye. Closing the iris to F/3.0, values move to 1.31, 1.36 and 1.59 respectively. The difference exists metrologically but remains very slight visually. At F/4.0, we measure 1.52, 1.60 and 2.08. Again, this is quite satisfactory. At F/5.0, values stay very good at 1.25, 1.67 and 1.92. Up to this point, you can therefore close the iris without ruining the initial calibration work. F/7.0 changes everything completely: Rec.709 coverage drops to 95%, mean DeltaE values climb to 4.61 on saturations, 5.24 on the ColorChecker, and 7.42 on grayscale. This time the drift becomes clearly visible, especially in the grays, which lose their neutrality. In other words, at F/7.0 you're no longer just reducing light: you're altering the optical assembly's spectral behavior enough that calibration done with a more open iris is no longer really valid. The dynamic iris alone is much more reasonable, with 1.71 on saturations, 1.54 on the ColorChecker, and 2.40 on grayscale. Adding dynamic contrast even improves some results, with 1.32 on saturations and 1.80 on grays. This is an important point, as it means XGIMI's dynamic system manages to strongly improve sequential contrast without significantly hurting color accuracy.

In practice, it's therefore a much better choice than extreme mechanical iris closure. To sum up this section without reducing it to a single figure: the XGIMI AURA 3 Max has an interesting contrast reserve, but the best strategy is to keep the mechanical iris within a reasonable range and exploit the dynamic processing rather than closing the optics to the maximum. The benefit is twofold: brightness is much better preserved, and colorimetry stays close to the original calibration.


After all these measurements, what really matters remains: what the XGIMI AURA 3 Max actually delivers once you stop looking at graphs and start watching movies or shows. To judge contrast, I notably used the scene from 1917 where the two young soldiers meet the general in the bunker before their mission. This is a particularly interesting passage because it mixes large very dark areas, faces cut by lantern light, and a few much brighter light points. This type of scene quickly reveals whether a projector crushes blacks, chokes detail, or on the contrary maintains depth without making everything look gray. On the AURA 3 Max, the result is genuinely convincing. With the dynamic iris paired with dynamic contrast, the image gains depth and dark areas stay legible without losing density. Faces stand out well from the darkness, details in uniforms and walls remain present, and the whole thing retains a real sense of depth.

I then used several clips from Reacher on Prime Video. Beyond what I'd happily call "porn violence," with a few dialogue passages mostly there to bridge two new fight scenes, the series still makes for a great HDR testing ground. Lighting is often heavily stylized, contrast is strong, colors are dense, and shots are very clean. The AURA 3 Max handles this remarkably well. The image is precise, bright without being aggressive, and colors have a lot of punch. Skin tones stay believable in the best modes, clothing, signage and sets fully benefit from the very wide gamut, and the light reserve gives both outdoor scenes and artificially lit interiors real presence. This is exactly the type of content where the triple RGB laser immediately shows its worth.

Alien: Romulus let me push further on evaluating black level and dynamic processing, specifically in the intro where the Alien cocoon is found among the Nostromo debris. With dynamic iris and dynamic black level enhancement enabled, the AURA 3 Max delivers a particularly deep image here. Blacks retain texture, small details in shadows remain perceptible, and light sources stand out without giving the impression of washing out the whole scene. This is also the type of content where I most appreciated being able to keep my gain-1 white screen. I didn't feel the need to resort to a technical screen to get a sufficiently dense, contrasted image, which also avoids the speckle accentuation I noted with the Celexon CLR HC+.

I also wanted to verify that the AURA 3 Max didn't just shine with recent UHD and HDR sources. So I pulled out the Blu-ray of The Return of the King, a much older, less spectacular source on paper. This is exactly where the video processing shows its value. AISR provides a visible gain on fine details, as you can see in the comparison below (look at the plates on the Nazgûl's neck). It obviously doesn't turn a Blu-ray into a true UHD source, but it noticeably improves the sense of precision without giving the impression of a crude, artificially pushed sharpness filter. As long as you stay reasonable with its intensity, the processing brings real benefit.

The only real issue keeping me from calling the image close to perfect remains motion smoothness. Native 24p still lacks polish, and while interpolation is effective, it imposes a trade-off between reducing judder, the risk of an overly smooth image, and a few residual motion artifacts.
The XGIMI AURA 3 Max earns a rating of 4/5. It comes very close to the maximum score given how numerous its qualities are: high brightness, exceptional color coverage, excellent accuracy in the right modes, a particularly effective iris system, very good dynamic contrast management, silent operation, and convincing video processing. The speckle that's more visible on a technical screen isn't, in my view, reason enough to deny it the top step of the podium, especially since it becomes much less noticeable on a gain-1 white screen. What really costs it the fifth star is a weakness I've already flagged several times with XGIMI: 24p and smoothness handling. Without interpolation, judder remains too present. At this level of the market, and after several similar findings on other models from the brand, I now expect this point to finally be fixed. It's worth noting that the AURA 3 Max arrives in a particular context, since it will launch via a Kickstarter campaign starting October 20, 2026, priced at €2,399 for the AURA 3 Max and €2,199 for the AURA 3 Pro, with first deliveries expected between late November and mid-December 2026. The software therefore still has time to evolve, especially since a first update was already rolled out during my testing.

Compared to the AWOL Aetherion, the AURA 3 Max is currently brighter, and its contrast management strikes me as more polished, even though AWOL is also preparing a software update that could meaningfully improve this point. The Formovie Theater Premium, meanwhile, retains an edge in native contrast and speckle control thanks to its hybrid ALPD RGB+ 4.0 architecture, but it's less bright, has narrower gamut coverage, and is less colorimetrically accurate than this new XGIMI. As it stands, the AURA 3 Max is an excellent projector in the vast majority of areas. All it's missing to claim the 5/5 is for XGIMI to finally solve this motion smoothness issue once and for all.
6 Commentaire(s)
Bonjour Gregory,
Merci pour ce test complet, c’est Top.
En revanche tu ne parle pas du dispositif anti RBE, est il efficace ? Tout comme sur l’aetherion ?
Activé par defaut quelque soit le mode choisi ?
J’y suis sensible et je me tate pour le kickstarter…
Merci de ton retour.
Il est bien présent dans les options et peut être activé ou désactivé (je l’ai mis en position off pendant mon test) mais je ne suis pas du tout sensible à ce effet, tout comme les membres de ma famille. Nous sommes donc mal placés pour pouvoir juger de son efficacité.
Bonjour Gregory,
Tout dans merci pour votre site !
Je suis surpris de la différence entre les mesures et la fiche technique du constructeur, notamment comparativement au titan noir max qui semblait respecter globalement ses promesses.
Je m’étonne que vous ne le mentionniez pas dans votre test, y a t il une raison à cela? Est-ce dû aux méthodes de mesures ?
Même si il est très bon il semble bien loin de la révolution annoncée …
C’est souvent le cas et je mentionne précisément dans chacun de mes tests mes conditions de mesures. On peut bien sûr élever la luminosité avec l’option boost mais au détriment de la fidélité des couleurs. Je ne m’intéresse qu’aux mesures de luminosité et de contraste avec des couleurs justes.
Bonjour Grégory, encore merci pour ce test toujours aussi détaillé.
Je suis assez surpris pour le judder car il me semblait justement que l’intérêt de passer à un projecteur supportant le 4K 120Hz était de pouvoir totalement l’éliminer grâce à un pulldown 5:5.
Xgimi n’a pas donc pas mis en place d’option forçant le 120 Hz pour les sources 24p ? Y a t-il une possibilité de voir une mise à jour régler ce problème ?
Le fait qu’un projecteur accepte un signal 4K/120 Hz ne garantit pas que son traitement interne des sources 24p utilise automatiquement cette méthode. Il faut que toute la chaîne vidéo soit prévue pour cela.
C’est justement là que l’AURA 3 Max me déçoit. Sur mon exemplaire et avec le firmware actuel, Le mode Cinéma réel ne supprime pas suffisamment le judder à mes yeux et à celui des mes mires de vérifications. Pour obtenir une fluidité satisfaisante, je dois encore passer par l’interpolation d’image avec les contreparties que j’évoque dans le test.
Il faut aussi distinguer deux choses : un signal 4K/120 Hz envoyé par une console ou un PC, que le projecteur sait accepter, et un film envoyé en 23,976/24 Hz, que son électronique doit ensuite traiter correctement. Ce sont deux cas différents.
On peut espérer un correctif (c’est une hypothèse évoquée dans mon conclusion) mais c’est un problème récurent chez Xgimi.