Test JmGO Iris Ultra

À peine le test du JMGO IRIS Ultra Max publié, voici déjà son petit frère qui prend place sur le banc de mesure de Mondoprojos : le JMGO IRIS Ultra. L’occasion pour le blog de conserver toute la fraîcheur de cette nouvelle gamme et de poursuivre, quasiment sans interruption, l’exploration des vidéoprojecteurs présentés par le constructeur pour cette fin d’année 2026.

Cette fois, il ne s’agit plus du porte-étendard de la série mais de sa déclinaison plus accessible. Avec une offre de lancement positionnée juste sous la barre symbolique des 2 000 €, l’IRIS Ultra cherche à reprendre l’essentiel de ce qui fait l’intérêt de l’Ultra Max tout en abaissant sensiblement le prix d’accès. Et, au premier regard comme à l’examen de sa fiche technique, les deux appareils sont effectivement très proches.

On retrouve la même philosophie de vidéoprojecteur Lifestyle à focale classique, la même architecture générale et une très large partie des fonctions qui distinguent cette nouvelle génération JMGO. La différence la plus immédiatement visible sur le papier concerne la puissance lumineuse annoncée inférieure à celle de l’IRIS Ultra Max. Reste à déterminer ce que cette réduction représente réellement une fois l’appareil placé devant l’écran et soumis aux mesures.

Car c’est précisément tout l’intérêt de ce nouveau test. Après avoir étudié en détail l’IRIS Ultra Max, je dispose désormais d’une référence particulièrement pertinente pour déterminer ce que l’on gagne réellement en choisissant le modèle supérieur, mais aussi ce que l’on conserve en optant pour cet IRIS Ultra sensiblement moins onéreux. Les ressemblances sont nombreuses, au point que les véritables différences se concentrent finalement sur quelques domaines essentiels de la qualité d’image : la luminosité, le contraste et la fidélité colorimétrique.

Il est donc temps de vérifier si ce JMGO IRIS Ultra constitue simplement une version moins lumineuse de l’Ultra Max ou si son positionnement sous les 2 000 € s’accompagne de compromis plus significatifs. Comme toujours sur Mondoprojos, les annonces du constructeur vont maintenant laisser la place aux mesures.

Note de transparence : certains tableaux et visuels de synthèse présents dans la partie « Verdict technique » ont été mis en forme à l’aide d’outils d’intelligence artificielle. Les mesures, données, relevés et conclusions qu’ils présentent proviennent intégralement des tests et mesures réalisés par Mondoprojos.

De quoi s'agit-il ?

JMGO IRIS séries
JMGO IRIS séries

L' 'IRIS Ultra est le modèle le plus accessible de la nouvelle famille IRIS, mais le terme « entrée de gamme » doit ici être relativisé tant sa base technique reste proche de celle de l’IRIS Ultra Max que je viens de tester. Nous retrouvons en effet la même architecture DLP reposant sur une DMD Texas Instruments de 0,47 pouce capable de fonctionner en 4K à 120 Hz. Comme sur le Max, la définition UHD n’est donc pas produite par 3840 × 2160 micromiroirs physiquement présents sur la matrice : elle est reconstruite par déplacement extrêmement rapide des pixels d’une DMD 1920 × 1080. L’évolution importante de cette génération réside dans son électronique de commande, puisque les deux modèles utilisent deux contrôleurs Texas Instruments DLPC8545 travaillant conjointement. Cette architecture dispose du débit nécessaire pour reconstruire l’image UHD jusqu’à 120 fois par seconde, ce qui permet à l’IRIS Ultra d’accepter mais surtout d’afficher réellement un signal 4K/120 Hz. Cette puissance de traitement est également mise à profit pour le MEMC jusqu’à 120 Hz, le dispositif Anti-RBE matériel destiné à réduire la perception des arcs-en-ciel et la diminution de l’input lag. Les deux entrées HDMI 2.1 acceptent elles aussi le 4K/120 Hz et le VRR. Sur ce point, l’IRIS Ultra ne constitue donc absolument pas une version techniquement amputée du Max. La source lumineuse reste également un triple laser RGB avec le moteur MALC 6.0 et JMGO revendique toujours une couverture atteignant 110 % du BT.2020 ainsi qu’une précision colorimétrique pouvant descendre à un Delta E inférieur ou égal à 0,7. C’est en revanche ici qu’apparaît la première différence importante entre les deux modèles : la luminosité officielle passe de 6 500 lumens ISO sur l’IRIS Ultra Max à 4 500 lumens ISO sur l’IRIS Ultra. Une réduction de 2 000 lumens sur le papier, soit près de 31 %, qu’il faudra évidemment confronter à mes propres mesures puisque, comme toujours, les valeurs constructeur ne constituent pour moi qu’un point de départ. L’autre différence majeure concerne le contraste annoncé. L’IRIS Ultra conserve pourtant exactement le principe qui faisait l’une des particularités du Max : un double iris mécanique totalisant 15 lamelles, six pour le premier diaphragme et neuf pour le second, avec plusieurs positions permettant de faire évoluer l’ouverture de F2.0 à F7.0. L’utilisateur peut donc physiquement réduire le flux lumineux afin d’abaisser le niveau de noir et d’augmenter le contraste, indépendamment des traitements électroniques. Mais alors que JMGO revendique 10 000:1 de contraste natif pour l’Ultra Max, la valeur annoncée pour l’IRIS Ultra descend à 7 000:1. Cette différence sera particulièrement intéressante à vérifier, car mes mesures du Max avaient justement montré à quel point le fonctionnement des iris et leur fermeture pouvaient transformer son rapport entre luminosité et profondeur du noir. L’AI Dynamic Black Level reste disponible sur l’Ultra et vient compléter cette action mécanique par une gestion électronique et dynamique du niveau de noir. On retrouve également l’AI PQ, les traitements d’amélioration des détails ainsi que la Super Résolution. Autre excellente nouvelle, JMGO n’a pas profité du tarif inférieur pour simplifier l’optique.

JmGO Iris Ultra
Comparaison JmGO Iris Ultra Max vs Iris Ultra

Il conserve le même rapport de projection variable de 0,88 à 1,70:1 et surtout le véritable lens-shift optique quatre directions de ±130 % verticalement et ±53 % horizontalement. Le zoom et le déplacement de l’image peuvent donc être réalisés optiquement, sans passer par une correction numérique de géométrie qui réduirait la définition effective. C’est probablement l’un des éléments les plus importants de cette gamme IRIS et il est intégralement préservé sur le modèle le moins cher. La différence se situe en revanche au niveau de la balancelle. Celle de l’IRIS Ultra Max est motorisée et peut être commandée depuis la télécommande, alors que l’IRIS Ultra conserve un cardan orientable mais dépourvu de cette motorisation. Son amplitude reste très importante, avec une rotation horizontale sur 360° et une inclinaison verticale annoncée jusqu’à ±160°. En pratique, le principe d’installation Lifestyle demeure donc le même, mais il faudra orienter manuellement le projecteur. Les fonctions automatiques de mise au point ToF/CMOS, d’adaptation de l’image à l’écran, de correction du trapèze et de protection oculaire restent présentes.

L’électronique générale est elle aussi quasiment identique avec le même SoC MediaTek MT9679, 64 Go de stockage, le Wi-Fi 6 et le Bluetooth 5.4. La mémoire vive constitue l’une des rares petites économies réalisées par JMGO : elle passe de 4 Go sur l’Ultra Max à 3 Go sur l’IRIS Ultra. Google TV 5.0 demeure naturellement présent avec Netflix et les principales plateformes de streaming directement accessibles, de même que le Dolby Vision jusqu’en 4K/120 Hz, le HDR, la 3D, le mode jeu, le VRR et les différentes fonctions vidéo de la gamme. La partie sonore ne change pas non plus avec deux haut-parleurs de 12,5 W compatibles Dolby Audio et DTS-X, tandis que JMGO annonce toujours un niveau sonore maximal de 26 dB. Les dimensions restent strictement identiques à celles du Max, soit 308 × 230 × 274 mm, mais le poids baisse légèrement de 7 à 6,7 kg. La consommation maximale annoncée suit logiquement la diminution de puissance lumineuse et passe de 300 à 240 W.

Au bout du compte, l’IRIS Ultra conserve donc l’essentiel de ce qui fait l’originalité technique de l’IRIS Ultra Max : même DMD 0,47", même architecture 4K/120 Hz à deux DLPC8545, même triple laser RGB, même double iris F2.0-F7.0, même optique à zoom et lens-shift, même rapport de projection, même connectique et pratiquement les mêmes fonctions vidéo. Pour faire descendre son prix sous les 2 000 € dans le cadre de son offre de lancement, JMGO agit principalement sur trois éléments : une puissance lumineuse annoncée ramenée de 6 500 à 4 500 lumens ISO, un contraste revendiqué qui passe de 10 000:1 à 7 000:1 et l’abandon de la motorisation du cardan.

Examen de l'appareil

L’IRIS Ultra reprend très largement le dessin général de l’IRIS Ultra Max. On retrouve donc cette silhouette aux angles fortement arrondis installée dans une large balancelle, devenue au fil des générations l’une des signatures visuelles des projecteurs Lifestyle de JMGO. Les dimensions et les proportions sont si proches que les deux modèles peuvent facilement être confondus au premier regard. Il existe pourtant quelques détails permettant de les distinguer immédiatement.

JmGO IRIS Ultra
JmGO IRIS Ultra et accessoires

Le plus visible se trouve sur la façade. J’avais particulièrement apprécié sur l’IRIS Ultra Max son habillage décoratif constitué de motifs organiques évoquant les veinures du bois, qui apportait une vraie personnalité à l’appareil et participait à son positionnement plus haut de gamme. L’IRIS Ultra abandonne ce traitement au profit d’une présentation beaucoup plus sobre. La façade devient plus uniforme et perd une partie du raffinement visuel du Max.

Le grand bloc optique conserve en revanche une place centrale et les différents capteurs nécessaires aux fonctions automatiques de positionnement et de mise au point restent regroupés à proximité. Malgré son gabarit et ses ambitions Home Cinéma, l’IRIS Ultra conserve donc cette apparence de produit Lifestyle que JMGO maîtrise désormais bien, sans reprendre l’aspect massif et purement fonctionnel d’un projecteur traditionnel.

JmGO IRIS Ultra
JmGO IRIS Ultra

La seconde différence importante concerne la balancelle. Sur l’IRIS Ultra Max, celle-ci est motorisée et son orientation peut être commandée directement depuis la télécommande. Cette motorisation disparaît ici. L’IRIS Ultra reste parfaitement orientable dans son support, mais le réglage doit être effectué manuellement. Ce retrait est finalement assez logique dans une volonté de différencier les deux modèles et, à mes yeux, il reste beaucoup moins important pour la qualité d’image que les économies qui auraient pu être réalisées sur l’optique.

Car c’est justement l’un des très bons points de cet IRIS Ultra : JMGO a conservé le véritable zoom optique et le lens-shift quatre directions. Sur ce point essentiel, le modèle moins cher ne perd donc pas ce qui faisait l’une des grandes forces de l’Ultra Max. Le zoom permet de modifier la taille de l’image sans déplacer le projecteur et sans effectuer de redimensionnement numérique, tandis que le lens-shift déplace physiquement l’image horizontalement ou verticalement en agissant sur le bloc optique. Dans les deux cas, la définition produite par la matrice est préservée. « Correction sans perte » comme le déclare la marque.

Avec son rapport de projection compris entre 0,88 et 1,70:1, la latitude de placement reste particulièrement importante. Pour une image 16/9 de 100 pouces, dont la base mesure environ 2,21 m, l’objectif pourra être positionné approximativement entre 1,95 et 3,76 m de l’écran. Pour 120 pouces, avec environ 2,66 m de base, la distance passe à une plage d’environ 2,34 à 4,52 m. Ces valeurs sont données entre l’optique et le plan de l’écran et montrent surtout qu’il existe une vraie marge de manœuvre pour intégrer le projecteur dans une pièce sans avoir à déterminer son emplacement au centimètre près. Cette grande souplesse d’installation faisait déjà partie des principaux atouts de l’Ultra Max et elle est heureusement conservée ici.

Je vais donc renouveler exactement la même recommandation que pour son grand frère. L’IRIS Ultra dispose de nombreuses assistances électroniques capables de détecter l’écran, de corriger la géométrie, de redresser automatiquement l’image ou encore de l’adapter à la surface disponible. Elles sont pratiques pour une installation rapide et correspondent parfaitement à la philosophie Lifestyle de l’appareil. Mais dès lors que JMGO fournit un véritable zoom optique et surtout un lens-shift, ce sont eux qu’il faut utiliser en priorité.

Test JmGO Iris Ultra
Lens-shift et zoom optique JmGO Iris Ultra

Une correction électronique de trapèze ou de géométrie oblige le projecteur à redimensionner l’image et à n’exploiter qu’une partie de sa matrice. L’image UHD n’est alors plus reproduite sur toute la surface disponible et une interpolation devient nécessaire. Cela se traduit inévitablement par une diminution de la précision sur les structures les plus fines. Le zoom optique et le lens-shift permettent précisément d’éviter cette dégradation. Si l’IRIS Ultra doit être installé de manière fixe, prenez donc le temps de régler mécaniquement et optiquement sa position avant de laisser intervenir les automatismes numériques.

Test JmGO Iris Ultra
Menu adaptation image JmGO Iris Ultra

La connectique est toujours regroupée à l’arrière du socle et reste facilement accessible. On retrouve les deux entrées HDMI, dont une compatible eARC, le port USB, la sortie audio analogique au format mini-jack et la prise destinée au bloc d’alimentation. La ventilation s’effectue également au travers de la grande grille arrière, suivant une organisation très proche de celle de l’Ultra Max.

JmGO IRIS Ultra
Connectique JmGO IRIS Ultra

Et puisque l’architecture du châssis évolue finalement très peu, mon principal reproche concernant la conception du Max reste lui aussi valable : l’alimentation demeure externe. Le bloc est suffisamment conséquent pour devenir un élément supplémentaire à dissimuler sur un meuble et, surtout, une contrainte plus gênante dans le cadre d’une installation au plafond puisqu’il faudra prévoir où le positionner et comment le fixer proprement. Sur un projecteur de ce gabarit et de ce niveau de prix, j’aurais toujours préféré que JMGO intègre directement l’alimentation au châssis.

Interface

À l’exception notable d’Hisense, qui continue de privilégier son propre environnement sur une partie importante de sa gamme, Google TV est désormais devenu la norme sur la majorité des vidéoprojecteurs Lifestyle et UST récents. Pour l’utilisateur, cela signifie surtout retrouver immédiatement ses applications et ses habitudes. Pour le testeur et le calibreur que je suis, l’avantage est tout aussi appréciable : d’une marque à l’autre, l’architecture générale des menus et une bonne partie de la logique de fonctionnement restent familières. Je ne vais donc pas vous faire l’affront de détailler une nouvelle fois Netflix, YouTube, Prime Video ou les différentes fonctions multimédias intégrées. Sachez simplement que si vous possédez déjà un compte Google, la mise en service est devenue presque enfantine : au premier démarrage, il suffit de scanner le QR Code affiché à l’écran avec son smartphone pour transmettre ses identifiants, connecter le projecteur au Wi-Fi et retrouver automatiquement ses applications et ses services. L’IRIS Ultra fonctionne sous Google TV 5.0.

Test JmGO Iris Ultra
Menu accueil Google TV JmGO Iris Ultra

Ce qui nous intéresse davantage ici se trouve évidemment dans les réglages vidéo. En SDR, JMGO propose huit profils d’image : IA améliorée, Couleurs vives, Standard, Film, Doux, Bureau, Maître du contrôle cinéma et Dynamique.

Ce dernier vise avant tout la puissance lumineuse maximale et je reviendrai sur son comportement dans les mesures, car le supplément de lumière s’accompagne d’une dérive colorimétrique qui le destine davantage à la recherche de luminosité brute qu’à une séance Home Cinéma. Le mode Maître du contrôle cinéma mérite quelques explications car il est assez spécifique à JMGO. Il ne s’agit pas simplement d’un nouveau préréglage Film mais d’une sorte de bibliothèque de rendus permettant d’appliquer rapidement différentes signatures visuelles au programme regardé. JMGO propose des profils correspondant à plusieurs univers ou genres, avec des variations de colorimétrie, de contraste et de traitement de l’image. Le système permet également de mémoriser ses propres réglages et d’utiliser des profils partagés par d’autres utilisateurs. On se rapproche donc davantage d’un système de « looks » ou de filtres créatifs que d’un mode respectant nécessairement les standards vidéo. C’est une approche originale et ludique, mais elle doit rester distincte d’un calibrage dont le but est précisément de respecter une référence normalisée. Lorsque le projecteur détecte un programme HDR10, la même organisation est conservée et les différents profils passent dans leur déclinaison HDR. En Dolby Vision, JMGO simplifie le choix avec quatre modes : Lumineux, Sombre, Couleurs vives et Gaming. Le constructeur annonce également la prise en charge du Dolby Vision jusqu’en 4K/120 Hz. La boîte à outils destinée au calibrage reste particulièrement complète pour un projecteur Lifestyle. Le CMS, ou Color Management System, permet d’intervenir séparément sur les trois dimensions de chacune des couleurs primaires et secondaires : teinte, saturation et luminosité. La température de couleur dispose d’abord d’un réglage simple sur un point, correspondant essentiellement au gain, puis d’une correction beaucoup plus fine de l’échelle de gris sur 11 points. Trois courbes de gamma prédéfinies sont proposées en SDR : Lumineux, Moyen et Sombre. Le choix de l’espace colorimétrique peut également être effectué manuellement en SDR, tandis qu’en HDR cette sélection disparaît au profit d’une détection automatique adaptée au signal reçu. La gestion du flux lumineux est elle aussi particulièrement étendue. La puissance des lasers peut être réglée sur une échelle de 1 à 10, à laquelle vient s’ajouter le double iris mécanique. Plusieurs positions permettent de fermer progressivement le diaphragme jusqu’à F7.0, ce qui permet de dissocier deux paramètres : la puissance électronique de la source laser d’un côté et l’ouverture physique de l’optique de l’autre. JMGO ajoute son AI Dynamic Black Level, ou AI DBL, qui analyse en temps réel la répartition lumineuse de l’image et adapte dynamiquement le fonctionnement du projecteur afin d’obtenir des noirs plus profonds tout en essayant de préserver les détails dans les zones sombres. Une fonction d’amélioration des détails sombres et un mode spécifique de niveau de noir cinéma complètent cet ensemble.

Mais c’est en explorant plus profondément les menus de cet IRIS Ultra que j’ai découvert une fonction particulièrement intéressante que j’avais tout simplement manquée lors de mon test de l’IRIS Ultra Max. Elle n’est pas située dans les menus habituels consacrés à l’image ou au projecteur : il faut descendre tout en bas de la liste générale des réglages pour trouver une rubrique intitulée « JMGO LAB ». Celle-ci donne notamment accès à une gestion dynamique de l’iris mécanique. Autrement dit, au lieu de conserver en permanence l’ouverture choisie par l’utilisateur, le projecteur peut faire varier mécaniquement le diaphragme en fonction du contenu affiché afin de tenter d’améliorer simultanément la profondeur des noirs dans les scènes sombres et la réserve lumineuse dans les séquences plus claires. La présence de cette fonction dans une rubrique « LAB » laisse raisonnablement penser que JMGO la considère encore comme expérimentale ou tout au moins pas totalement finalisée. Le constructeur affiche d’ailleurs lui-même un avertissement indiquant que son activation peut entraîner une augmentation du bruit de fonctionnement. Nous verrons surtout dans la partie consacrée au contraste que mes mesures permettent effectivement de mieux comprendre son fonctionnement et ses limites actuelles. Cette découverte concerne naturellement aussi l’IRIS Ultra Max puisque la fonction était déjà présente sur ce modèle : j’étais simplement passé à côté lors de son premier examen en raison de son emplacement inhabituel, éloigné des autres réglages d’image.

Test JmGO Iris Ultra
Fonction iris dynamique JmGO Iris Ultra

Le traitement du piqué comprend toujours la fonction Super Résolution réglable sur trois niveaux, Faible, Moyen et Élevé, avec possibilité de la désactiver totalement. Son rôle est d’accentuer la perception des détails et d’améliorer notamment les sources de définition inférieure, avec comme toujours le risque qu’un réglage trop élevé transforme ce gain apparent en accentuation artificielle des contours. Pour la fluidité, JMGO propose également trois niveaux d’intervention du MEMC, auxquels s’ajoute naturellement la possibilité de le désactiver. Le traitement peut fonctionner jusqu’à 120 Hz, ce qui prend tout son sens avec la nouvelle chaîne DLP 4K/120 Hz de l’appareil. Les joueurs bénéficient enfin d’un environnement particulièrement développé avec ALLM, VRR, réduction spécifique de l’input lag et plusieurs profils adaptés au type de jeu utilisé. L’IRIS Ultra conserve également la compatibilité 3D ainsi que différentes fonctions plus typiquement Lifestyle comme l’adaptation automatique des couleurs à la teinte du mur, la protection oculaire, la mémorisation de positions d’image et les différentes aides automatiques au cadrage. Elles sont bien présentes dans les menus, même si, comme je l’ai expliqué dans l’examen de l’appareil, je recommande toujours de privilégier le zoom et le lens-shift optiques dès que l’installation le permet afin de préserver toute la définition de l’image.

VERDICT TECHNIQUE

Bruit de fonctionnement et qualité du système sonore intégré :

Avec la puissance laser réglée sur 10, l' IRIS Ultra se montre extrêmement discret. Projecteur éteint, je relève un bruit résiduel de 34 dB dans la pièce. Une fois l’appareil en fonctionnement, la mesure ne grimpe qu’à 34,2 dB. Autrement dit, le système de refroidissement ajoute si peu de bruit qu’il devient pratiquement impossible de le distinguer de l’ambiance sonore de la pièce.

C’est un excellent résultat pour un vidéoprojecteur triple laser RGB de cette puissance et, en fonctionnement normal, l’IRIS Ultra sait parfaitement se faire oublier pendant une séance. Sur ce point, il se situe dans la même excellente lignée que l’IRIS Ultra Max, qui s’était déjà montré particulièrement silencieux.

Il faut néanmoins apporter une réserve concernant la nouvelle gestion dynamique de l’iris mécanique accessible dans le menu JMGO LAB. Je n’ai pas réalisé de mesure sonore spécifique avec cette fonction activée, mais son fonctionnement mécanique est clairement audible. Lors des changements importants de luminosité entre deux scènes, on peut entendre le dispositif ajuster physiquement l’ouverture de l’iris. Ce bruit ponctuel tranche avec le silence général du projecteur et peut devenir perturbant pendant le visionnage, en particulier dans une pièce calme et lors de scènes comportant de fortes variations lumineuses. JMGO prévient d’ailleurs lui-même que l’activation de cette fonction peut entraîner une augmentation du bruit de fonctionnement.

La partie audio intégrée reste pour sa part dans la continuité de celle de l’IRIS Ultra Max. Les deux haut-parleurs offrent un rendu ample, propre et suffisamment dynamique pour accompagner confortablement un film, une série ou une utilisation quotidienne sans recourir systématiquement à une installation sonore externe. Les voix restent intelligibles et l’ensemble bénéficie d’une présence étonnamment convaincante au regard du volume disponible dans le châssis. Une barre de son ou un système Home Cinéma conservera évidemment l’avantage pour l’ampleur et la spatialisation, mais l’audio intégré reste suffisamment qualitatif pour dépasser largement le simple rôle de solution d’appoint.

Consommation électrique :

La consommation du JMGO IRIS Ultra évolue de manière très régulière avec le réglage de puissance de la source laser. Au niveau maximal, laser sur 10, je relève 152,5 W à la prise. En réduisant la puissance à 5, la consommation tombe à 100 W, tandis qu’au réglage minimal, laser sur 1, elle descend à seulement 69,1 W.

Ces valeurs sont sensiblement inférieures à celles que j’avais relevées sur l’IRIS Ultra Max, qui atteignait respectivement 216,3 W, 137,3 W et 90,1 W dans les mêmes trois positions de puissance. L’écart est particulièrement marqué à pleine puissance : l’IRIS Ultra consomme environ 64 W de moins, soit près de 30 % de réduction. Cette proportion est d’ailleurs très proche de la différence de luminosité annoncée entre les deux modèles.

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Consommation électrique JmGO IRIS ultra

Cette consommation contenue constitue donc l’un des avantages directs de l’IRIS Ultra. Le projecteur conserve une importante latitude pour adapter sa puissance à la taille de l’image et aux conditions de projection, tout en restant particulièrement raisonnable sur le plan énergétique. Sur une base d’image modérée ou dans une salle sombre, il ne sera pas toujours nécessaire d’exploiter la puissance maximale du laser, ce qui permettra encore de réduire la consommation.

Piqué :

Son piqué est très proche de celui de l’IRIS Ultra Max, ce qui n’a rien de surprenant puisque les deux appareils partagent la même architecture DLP et une optique aux caractéristiques identiques. L’image apparaît précise, détaillée et surtout très homogène sur l’ensemble de la surface projetée lorsque toutes les corrections électroniques susceptibles de la recalculer sont désactivées.

Cette homogénéité constitue l’un des points forts du projecteur. La netteté reste très régulière du centre jusqu’aux bords de l’image. Pour profiter pleinement de cette qualité optique, il faut évidemment privilégier le zoom et le lens-shift et laisser désactivées les corrections numériques de trapèze ou de géométrie.

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Mire restitution image 4K JmGO Iris Ultra

Les mires UHD montrent néanmoins exactement les mêmes limites que celles relevées sur l’IRIS Ultra Max. Sur les structures les plus fines de ma mire en croix, toutes les lignes blanches séparant les différentes bandes colorées ne sont pas parfaitement individualisées. La partie verte est particulièrement révélatrice : certaines séparations très fines commencent à fusionner avec la couleur au lieu de rester clairement distinctes. L’image conserve donc une excellente impression de netteté, mais l’optique et la chaîne DLP n’extraient pas totalement les structures les plus exigeantes de cette mire.

Cette limitation reste surtout visible dans des conditions de test particulièrement sévères. Sur des contenus vidéo réels, l’IRIS Ultra délivre une image très détaillée, avec des textures précises, des contours propres et une excellente lisibilité des petits éléments. Comme sur l’Ultra Max, c’est davantage la parfaite homogénéité du rendu qui retient l’attention que la capacité à résoudre les toutes dernières structures d’une mire UHD.

La fonction Super Résolution peut encore renforcer subjectivement le sentiment de netteté avec ses différents niveaux d’intervention, mais elle ne crée évidemment aucune information supplémentaire. Pour juger les performances réelles de l’optique et de la matrice, je recommande donc de commencer avec ce traitement désactivé ou au niveau le plus faible.

Enfin, je renouvelle la même mise en garde concernant les corrections géométriques électroniques. Dès qu’elles interviennent, l’image doit être redimensionnée et interpolée, ce qui provoque immédiatement une perte de précision sur les traits les plus fins. Puisque l’IRIS Ultra dispose précisément d’un zoom optique et d’un véritable lens-shift, il serait dommage de dégrader artificiellement son très bon piqué en utilisant des corrections numériques dont une installation correctement réalisée permet de se passer.

Fluidité :

La compatibilité 4K à 120 Hz de l'IRIS Ultra présente un intérêt évident pour les films tournés en 24 images par seconde. La raison est purement mathématique : 120 est exactement divisible par 24. Chaque image d’un film 24p peut donc être répétée cinq fois selon une cadence régulière, sans recourir à une conversion irrégulière de type 3:2 pulldown.

Dans la pratique, il se comporte exactement comme l’Ultra Max et c’est une bonne nouvelle. Avec la compensation de mouvement totalement désactivée, les séquences 24p restent suffisamment régulières pour regarder un film sans éprouver le besoin d’activer le MEMC. Les panoramiques conservent naturellement le léger stutter inhérent au cinéma à 24 images par seconde, mais je ne relève pas de défaut de cadence suffisamment gênant pour imposer une interpolation.

Pour contrôler ce comportement, j’utilise notamment les séquences de mouvement de la suite Spears & Munsil UHD Benchmark. La mire des piments est particulièrement révélatrice : ces formes constituées de petits carrés colorés se déplacent sur un fond sombre et permettent de mettre immédiatement en évidence les erreurs de cadence ou d’interpolation. J’utilise également les séquences comportant du texte, des barres verticales et des panoramiques très détaillés sur la végétation. Sur l’IRIS Ultra, leur restitution confirme le bon comportement observé sur l’Ultra Max.

Si vous souhaitez malgré tout lisser légèrement les mouvements, le niveau Bas du MEMC suffit déjà. Je ne ressens aucun besoin de monter plus haut pour obtenir une image agréable. Il faut d’ailleurs conserver une certaine prudence avec les niveaux d’interpolation plus élevés, qui peuvent occasionnellement générer de petits artefacts autour des objets mobiles ou des structures complexes.

Pour ma part, je préfère donc le comportement de l’IRIS Ultra avec le MEMC désactivé, ou éventuellement réglé sur Bas pour ceux qui souhaitent légèrement adoucir le rendu du 24p.

Input lag :

En UHD 60 Hz, le JMGO IRIS Ultra se montre extrêmement réactif. Je relève un input lag de 13,9 ms, soit une valeur pratiquement identique aux 14,1 ms mesurés sur l’IRIS Ultra Max. À cette fréquence, une image complète dure 16,67 ms : le retard à l’affichage reste donc inférieur à une image, ce qui place déjà le projecteur à un très bon niveau pour le jeu vidéo.

Cette proximité avec l’Ultra Max confirme une nouvelle fois que JMGO n’a pas dégradé la chaîne vidéo de son modèle moins cher. L’architecture DLP et ses deux contrôleurs DLPC8545 conservent ici tout leur intérêt, notamment pour réduire le temps de traitement et exploiter les fréquences d’affichage élevées.

Test JmGO Iris Ultra
Input lag JmGO IRIS ultra

L’intérêt devient encore plus évident en 120 Hz, où une image ne dure plus que 8,33 ms contre 16,67 ms à 60 Hz. Sans disposer ici d’une mesure directe en 4K/120 Hz, on peut s’attendre à une latence encore plus faible lorsque la fréquence augmente, mais je préfère naturellement retenir comme référence la valeur effectivement mesurée : 13,9 ms en UHD 60 Hz.

L’IRIS Ultra conserve également les fonctions dédiées au jeu de l’Ultra Max avec VRR, ALLM, mode faible latence et différents profils Gaming. Comme lors du test de son grand frère, je me limite cependant à la mesure objective du retard à l’affichage plutôt qu’à une analyse approfondie de la compatibilité avec les différentes consoles et cartes graphiques actuelles.

Avec 13,9 ms en 4K/60 Hz, les joueurs peuvent donc considérer l’IRIS Ultra comme un projecteur particulièrement réactif, sans compromis perceptible par rapport au modèle Max sur ce critère.

Speckle laser :

L'IRIS Ultra reproduit exactement le très bon comportement de l’IRIS Ultra Max en matière de speckle laser. J’ai effectué cette comparaison dans les mêmes conditions et surtout avec la même scène de référence, ce qui permet ici de confronter directement les deux modèles sans introduire de variable supplémentaire.

Pour rappel, le speckle se manifeste sous la forme d’une très fine granulation ou d’un scintillement visible principalement dans les surfaces claires, uniformes et fortement lumineuses. Il est directement lié à la cohérence des sources laser et constitue encore aujourd’hui l’un des défauts potentiels des vidéoprojecteurs triple laser RGB.

Test JmGO Iris Ultra
JmGO Iris Ultra écran blanc

Sur mon écran blanc lambertien de référence à gain 1,0, l’IRIS Ultra maîtrise remarquablement le phénomène. Sur l’image panoramique que j’utilise systématiquement pour ce contrôle, la grande zone de ciel lumineux autour du soleil constitue un excellent révélateur. C’est précisément dans ce type de surface claire et relativement uniforme que le speckle devient normalement le plus facile à identifier. Ici, il reste extrêmement discret et je ne le trouve pas gênant à distance normale de visionnage.

Test JmGO Iris Ultra
JmGO Iris Ultra écran CLR

Le passage sur une toile technique le rend davantage perceptible, comme cela était déjà le cas avec l’IRIS Ultra Max. La structure de ce type d’écran et la façon dont il réfléchit la lumière laser accentuent naturellement le phénomène. Sur les zones claires du ciel, une texture supplémentaire devient alors visible, mais elle demeure remarquablement contenue pour un projecteur triple laser RGB.

La comparaison visuelle avec l’Ultra Max sur exactement la même scène ne me permet pas de mettre en évidence une différence significative entre les deux appareils. Le système de réduction du speckle semble donc avoir été conservé sans dégradation sur le modèle moins cher.

C’est un point important, car le speckle peut devenir suffisamment prononcé sur certains triple laser pour remettre en question leur association avec une toile technique. Ce n’est pas le cas ici. Le phénomène n’est évidemment pas totalement supprimé, mais JMGO parvient à le réduire suffisamment pour qu’il reste très discret sur écran blanc et parfaitement supportable sur la toile technique utilisée pour mes essais.

Sur ce critère, l’IRIS Ultra se montre donc aussi convaincant que l’Ultra Max et fait partie des vidéoprojecteurs triple laser RGB que j’ai testés qui maîtrisent le mieux le speckle.

Overscan :

Aucun problème d’overscan à signaler sur le JMGO IRIS Ultra. L’image est affichée dans son intégralité, sans recadrage ni disparition d’informations sur les bords. Il n’y a donc aucun cropping : les pixels situés aux extrémités de l’image source restent bien visibles, ce que confirment mes mires de contrôle.

Comme sur l’IRIS Ultra Max et plus généralement sur de nombreux projecteurs DLP utilisant une DMD de 0,47 pouce, on retrouve en revanche le traditionnel cadre gris autour de l’image utile. Sur mon installation, sa largeur est d’environ 1 cm.

Il ne s’agit pas d’un défaut de cadrage ni d’un overscan, mais de la bordure lumineuse générée par la zone non exploitée de la matrice autour de l’image active. Elle reste suffisamment discrète pour devenir pratiquement invisible lorsqu’elle vient se perdre dans l’encadrement noir d’un écran de projection. Elle pourra en revanche être davantage perceptible sur un mur clair ou avec une toile sans bordure, notamment dans les scènes sombres.

Rien de différent donc par rapport à l’IRIS Ultra Max sur ce point : aucune perte d’image utile et le même fin cadre gris périphérique.

Colorimétrie

Comme pour tous mes tests récents, les mesures colorimétriques de l' IRIS Ultra sont réalisées selon le protocole désormais habituel de Mondoprojos. J’utilise un écran blanc à comportement lambertien de référence à gain neutre 1,0 et les sondes sont orientées vers l’écran, et non directement vers l’objectif du projecteur. Je mesure ainsi la lumière effectivement renvoyée vers le spectateur en intégrant le comportement de l’ensemble de la chaîne de projection, optique comprise.

La mesure spectrale de référence est assurée par mon JETI Spectraval 1501 Hi-Res avec une résolution de 2 nm, particulièrement importante avec une source triple laser RGB dont les pics d’émission sont beaucoup plus étroits que ceux d’un projecteur à lampe, LED ou laser phosphore. Le JETI sert également à établir un profil spécifique pour ma Klein K10-A, utilisée ensuite pour les séries de mesures rapides dans Calman.

C’est exactement le même protocole que celui employé quelques jours auparavant avec l’IRIS Ultra Max. La comparaison entre les deux modèles peut donc être effectuée dans des conditions de mesure identiques, sans changement d’écran, de méthode ou d’instrumentation.

Analyse spectrale du triple laser RGB :

La distribution spectrale de l’IRIS Ultra confirme sans ambiguïté l’emploi d’une source triple laser RGB pure. Comme sur l’Ultra Max, trois groupes d’émissions parfaitement séparés apparaissent dans le bleu, le vert et le rouge.

Le bleu est concentré autour de 465 nm sous la forme d’un pic très étroit. Le vert se situe aux alentours de 525 à 530 nm et présente une distribution un peu plus étendue, tandis que la partie rouge apparaît de nouveau comme la plus complexe. Au lieu d’un pic laser unique, plusieurs raies rapprochées sont visibles autour de 645 à 655 nm, avec une énergie nettement supérieure à celle des deux autres primaires.

Test JmGO Iris Ultra
Dolby vision Gaming

Cette signature est extrêmement proche de celle que j’avais mesurée sur l’IRIS Ultra Max, pour lequel j’avais déjà relevé un bleu autour de 465 nm, un vert voisin de 530 nm et cette distribution rouge multi-raies caractéristique. Tout indique donc que les deux appareils reposent sur une architecture de source lumineuse très voisine, voire sur la même famille de moteur laser, la différence de luminosité entre les deux modèles provenant probablement du nombre de diodes mises en œuvre.

On retrouve également la même hiérarchie énergétique : le rouge domine nettement, devant le bleu puis le vert. Comme je l’avais précisé pour le Max, cela ne signifie évidemment pas que l’image présente une dominante rouge. Le point blanc final dépend du dosage des trois canaux effectué par l’électronique et le moteur optique. Cette mesure décrit uniquement la distribution énergétique intrinsèque des sources laser.

Étendue du gamut :

L’IRIS Ultra conserve pratiquement toute l’étendue colorimétrique impressionnante de son grand frère. En coordonnées CIE 1931 xy, je mesure une couverture de 99,84 % du DCI-P3 et de 96,04 % du BT.202s0. En CIE 1976 u'v', les valeurs atteignent respectivement 99,86 % du DCI-P3 et 97,78 % du BT.2020.

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Gamut Iris Ultra

Les résultats sont extrêmement proches de ceux de l’IRIS Ultra Max. Celui-ci atteignait 99,93 % du DCI-P3 et 96,96 % du BT.2020 en xy, puis 99,92 % du P3 et 98,08 % du BT.2020 en u'v'. L’Ultra abandonne donc moins d’un point de couverture BT.2020 en xy et seulement 0,30 point en u'v'. Dans la pratique, nous sommes face à des gamuts quasiment identiques.

La géométrie du triangle confirme cette proximité. Le rouge et le bleu viennent presque rejoindre les sommets de référence du BT.2020, tandis que le vert reste légèrement plus en retrait. C’est essentiellement cette position du vert qui empêche le projecteur d’atteindre une couverture totale du Rec.2020.

Volume colorimétrique HDR Gamut Rings :

La mesure Gamut Rings permet d’aller plus loin que la simple couverture bidimensionnelle du gamut en observant la capacité du projecteur à conserver ses couleurs lorsque leur luminance augmente.

Avec une cible BT.2020 HDR / ST2084 PQ, une luminance maximale mesurée ici à 234,2 cd/m² et un minimum de 0,1 cd/m², l’IRIS Ultra atteint 94,41 % du volume colorimétrique de référence.

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Gamut ring IRIS ULTRA

C’est là encore proche de l’Ultra Max, qui avait atteint 94,64 % dans le même test, mais avec une luminance maximale de 292,6 cd/m². La différence de puissance lumineuse entre les deux projecteurs est donc immédiatement visible sur l’axe de luminance, mais elle ne s’accompagne pratiquement d’aucune perte de volume colorimétrique relatif.

Les différentes enveloppes mesurées suivent de très près celles de la cible sur une grande partie de la plage lumineuse. Les écarts augmentent naturellement lorsqu’on approche simultanément des niveaux élevés de saturation et de luminance, mais l’IRIS Ultra conserve une fraction très importante de son gamut jusqu’aux couleurs les plus lumineuses qu’il est capable de produire.

Cette mesure est particulièrement intéressante dans le cadre de la comparaison entre les deux IRIS : 4 500 contre 6 500 lumens ISO annoncés ne se traduisent pas par une dégradation significative de la richesse colorimétrique. L’Ultra est moins lumineux, mais son moteur triple laser conserve pratiquement la même capacité à produire et maintenir les couleurs très saturées de son grand frère.

Résultats SDR :

L’examen des différents modes SDR du JMGO IRIS Ultra reproduit globalement la hiérarchie observée sur l’Ultra Max, mais avec une surprise plutôt favorable concernant la fidélité colorimétrique. Les profils les plus démonstratifs continuent d’exploiter beaucoup trop largement le gamut natif du triple laser pour reproduire correctement une source Rec.709, tandis que deux modes se détachent très nettement : Bureau et Film.

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Tableau SDR JMGO Iris Ultra

Le mode Dynamique constitue l’exemple le plus extrême. Avec une couverture atteignant 202,4 % du Rec.709, il laisse pratiquement s’exprimer toute l’étendue colorimétrique du moteur laser alors qu’une source SDR réclame un gamut beaucoup plus restreint. Les conséquences sont immédiatement visibles dans les mesures : le Delta E2000 moyen atteint 28,70 sur les saturations, avec un maximum qui grimpe jusqu’à 99,98, tandis que l’échelle de gris affiche encore une moyenne de 11,78. Il délivre en contrepartie la luminosité maximale du projecteur avec 273,67 cd/m², soit environ 2 379 lumens sur mon écran blanc de 100 pouces gain 1. Ce mode remplit donc son rôle lorsqu’il s’agit de rechercher la puissance lumineuse maximale, mais certainement pas lorsqu’on souhaite respecter la colorimétrie du programme.

Les modes Couleurs vives et IA améliorée suivent une logique similaire. Leur gamut atteint respectivement 201,5 % et 201,3 % du Rec.709, avec des erreurs colorimétriques toujours très importantes. Couleurs vives affiche par exemple un Delta E moyen de 11,37 sur les saturations, 11,28 au ColorChecker et 10,73 sur l’échelle de gris. Le mode IA améliorée ne fait guère mieux avec 9,41, 9,42 et 10,75 sur ces mêmes mesures.

Le mode Standard reste lui aussi beaucoup trop large avec 186,8 % du Rec.709. C’est un point intéressant par rapport à l’IRIS Ultra Max, puisque le Standard de ce dernier était déjà trop étendu, mais dans une proportion moindre avec environ 141,6 %. Sur l’Ultra, les erreurs restent importantes avec un Delta E moyen de 8,92 sur les saturations, 9,39 au ColorChecker et 10,49 sur l’échelle de gris.

Le mode Maître du réglage cinéma resserre davantage le gamut à 140,1 % du Rec.709, mais demeure encore trop saturé pour constituer une référence SDR. Le mode Doux descend à 136,5 %, avec une amélioration progressive des Delta E, mais reste lui aussi trop éloigné de la cible.

C’est en arrivant aux modes Bureau et Film que le comportement change complètement.

Le mode Bureau est cette fois le plus précis en sortie de boîte. Sa couverture de 99,0 % du Rec.709 est pratiquement parfaite et les erreurs deviennent extrêmement faibles : 0,86 de Delta E2000 moyen sur les saturations, 1,08 au ColorChecker et seulement 1,33 sur l’échelle de gris. Les maximums restent eux aussi bien contenus, respectivement à 3,13, 3,52 et 4,24. Nous sommes donc très loin des profils précédents et déjà dans une zone où la majorité des écarts deviennent difficiles, voire impossibles, à distinguer visuellement.

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Mode bureau SDR

Le mode Film se situe immédiatement derrière et pourrait pratiquement être considéré comme équivalent. Il couvre 98,5 % du Rec.709, avec exactement 0,86 de Delta E moyen sur les saturations, 1,16 au ColorChecker et 1,65 sur l’échelle de gris. Les différences avec Bureau sont tellement faibles qu’elles auront peu d’importance à l’image, mais les mesures donnent néanmoins un léger avantage au mode Bureau.

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Mode film sortie de boîte SDR laser 10 iris F 2 0

Cette situation constitue une évolution intéressante par rapport à l’IRIS Ultra Max. Sur ce dernier, c’était le mode Film qui obtenait le meilleur résultat SDR en sortie de boîte, avec un Delta E moyen de 1,63 sur les saturations, 2,13 au ColorChecker et 3,15 sur l’échelle de gris, tandis que Bureau atteignait respectivement 1,83, 2,33 et 3,61. L’IRIS Ultra fait donc sensiblement mieux sur ces critères, particulièrement sur la neutralité de l’échelle de gris.

La réduction de puissance lumineuse par rapport au Max apparaît en revanche clairement. Le mode Bureau délivre 234,74 cd/m², soit environ 2 041 lumens, et Film 234,51 cd/m², soit 2 039 lumens. L’Ultra Max atteignait environ 2 545 à 2 547 lumens dans ces deux modes. La perte atteint donc approximativement 20 %, mais elle reste nettement moins importante que ce que pourrait laisser penser le passage de 6 500 à 4 500 lumens ISO sur les fiches techniques.

Le contraste mesuré en sortie de boîte reste très proche entre Bureau et Film, avec respectivement 1 806:1 et 1 804:1, pour un noir mesuré à 0,13 cd/m². Couleurs vives et IA améliorée tournent autour de 1 750:1, tandis que Doux descend à 1 660:1. La valeur de noir affichée à 0,00 cd/m² en mode Dynamique ne permet pas de calculer un contraste séquentiel exploitable dans cette série et je préfère donc ne pas lui attribuer artificiellement une valeur.

Le bilan SDR est ainsi particulièrement positif : malgré sa position inférieure dans la gamme, l’IRIS Ultra se montre plus juste en sortie de boîte que l’Ultra Max dans ses meilleurs modes. Avec Bureau ou Film, il n’est déjà plus très loin d’une image calibrée, et je retiens cette fois Bureau comme meilleur choix SDR, Film constituant une alternative pratiquement équivalente pour un usage Home Cinéma.

Résultats HDR :

En HDR10, le JMGO IRIS Ultra conserve l’immense gamut permis par son moteur triple laser RGB. Selon le mode sélectionné, la couverture mesurée évolue entre 95,5 % et 97,5 % du Rec.2020, des valeurs pratiquement identiques à celles de l’IRIS Ultra Max, qui oscillait entre environ 96,4 et 98 %. La réduction de puissance lumineuse du modèle Ultra ne s’accompagne donc pas d’un véritable recul dans l’étendue des couleurs disponibles.

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Résultats HDR du JMGO Iris Ultra

Comme en SDR, les profils les plus démonstratifs sont en revanche loin de constituer les meilleurs choix pour une restitution fidèle. Le mode Standard atteint 1 993 lumens, avec un Delta E2000 moyen de 8,21 sur les saturations DCI-P3, 10,96 sur les couleurs HDR et 10,74 sur l’échelle de gris. Les modes IA améliorée et Couleurs vives montent à environ 2 130 lumens, mais leur balance des blancs reste fortement déséquilibrée : le Delta E moyen de l’échelle de gris atteint respectivement 11,28 et 11,94.

Le mode Doux ne corrige pas réellement le problème, avec un Delta E moyen de 10,78 sur l’échelle de gris, 8,89 sur les saturations et 11,43 sur les couleurs HDR. Quant au Maître du réglage cinéma, il offre 2 129 lumens mais reste lui aussi très éloigné de la neutralité avec 11,51 de Delta E moyen sur l’échelle de gris et 10,16 sur les couleurs HDR.

Comme en SDR, deux modes se détachent très clairement : Film et Bureau.

Le mode Film affiche une couverture de 96,9 % du Rec.2020, une luminance de 234,64 cd/m², soit environ 2 040 lumens, et surtout une nette amélioration de l’équilibre de l’image. Le Delta E moyen tombe à 5,75 sur les saturations DCI-P3, 7,40 sur les couleurs HDR et surtout 3,63 sur l’échelle de gris.

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Film HDR

Le mode Bureau fait encore très légèrement mieux. Sa couverture reste identique à 96,9 % du Rec.2020, avec 234,77 cd/m², soit 2 041 lumens. Les différences sont infimes mais systématiquement favorables : 5,74 de Delta E moyen sur les saturations, 7,40 sur les couleurs HDR et 3,58 sur l’échelle de gris. Les erreurs maximales atteignent respectivement 15,62, 23,70 et seulement 5,87 sur l’échelle de gris.

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Bureau HDR

La comparaison avec l’IRIS Ultra Max est intéressante. Sur celui-ci, Film constituait également le meilleur choix HDR, mais son Delta E moyen sur l’échelle de gris atteignait encore 5,00, contre 5,25 pour Bureau. Sur l’IRIS Ultra, les valeurs descendent à 3,63 et 3,58. Le modèle moins cher bénéficie donc d’un réglage de balance des blancs sensiblement plus précis dans ses deux meilleurs profils.

La contrepartie est naturellement la puissance lumineuse. L’Ultra Max délivrait environ 2 528 lumens en Film HDR et approchait 2 670 lumens dans ses modes les plus lumineux. L’IRIS Ultra descend ici à environ 2 040 lumens en Film/Bureau et 2 130 lumens au maximum dans les modes IA améliorée et Couleurs vives. La perte se situe donc autour de 19 à 20 %, très proche de celle déjà constatée en SDR.

Le contraste séquentiel varie finalement assez peu suivant les profils. Les valeurs les plus élevées atteignent 1 884:1 dans IA améliorée, Couleurs vives et Maître du réglage cinéma, avec un noir à 0,13 cd/m². Film et Bureau descendent respectivement à 1 676:1 et 1 677:1, en raison d’un noir mesuré à 0,14 cd/m². Ces écarts restent modestes et, comme avec le Max, l’étude du double iris apportera beaucoup plus d’informations sur les véritables capacités de contraste de l’appareil.

Le bilan HDR reprend donc assez fidèlement celui du SDR : moins de lumière que l’IRIS Ultra Max, mais une meilleure précision de l’échelle de gris dans les modes les plus justes. Bureau obtient mathématiquement la première place, mais l’écart avec Film est tellement réduit que les deux peuvent être recommandés. Pour une utilisation Home Cinéma HDR sans calibrage préalable, je retiens néanmoins Bureau comme meilleur réglage de sortie de boîte.

Résultats Dolby Vision :

En Dolby Vision, le JMGO IRIS Ultra conserve une couverture pratiquement intégrale du DCI-P3 quel que soit le profil sélectionné. Je mesure 99,6 % en Lumineux, 99,2 % en Sombre, 99,5 % en Couleurs vives et 99,4 % en Gaming. La richesse colorimétrique du triple laser RGB est donc pleinement exploitée et le choix du mode va surtout se jouer sur la fidélité des couleurs, l’échelle de gris et le traitement de l’image.

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Résultats Dolby Vision du JMGO Iris Ultra

La luminosité varie finalement très peu entre trois des quatre profils. Le mode Lumineux atteint 234,40 cd/m², soit environ 2 038 lumens sur mon écran blanc de 100 pouces gain 1. Le mode Sombre délivre pratiquement la même chose avec 234,79 cd/m² et 2 041 lumens, tandis que Gaming se situe lui aussi à 234,54 cd/m² et 2 039 lumens. Seul Couleurs vives prend un léger avantage avec 244,98 cd/m², soit environ 2 130 lumens.

Comme sur l’Ultra Max, les appellations Lumineux et Sombre ne correspondent donc pas réellement à une différence importante de puissance lumineuse. Elles désignent avant tout des traitements différents du signal Dolby Vision.

Mais la hiérarchie colorimétrique change cette fois très nettement par rapport au modèle Max. Sur ce dernier, le mode Dolby Vision Sombre constituait le meilleur choix pour le cinéma, avec un Delta E2000 moyen de 5,47 sur les saturations DCI-P3, 5,48 sur les couleurs HDR et 3,46 sur l’échelle de gris. Sur l’IRIS Ultra, c’est au contraire le mode Gaming qui domine largement les mesures.

Il affiche seulement 1,30 de Delta E moyen sur les saturations DCI-P3, avec un maximum de 4,78. Sur les couleurs HDR, la moyenne atteint 2,57, tandis que l’échelle de gris descend à 2,82 de moyenne et 4,75 au maximum. Ce sont de très bons résultats en sortie de boîte, et surtout nettement meilleurs que ceux des trois autres profils Dolby Vision.

Le mode Lumineux arrive en deuxième position avec 5,55 de Delta E moyen sur les saturations, 6,72 sur les couleurs HDR et 4,08 sur l’échelle de gris. Il reste donc exploitable, mais il est clairement moins précis que Gaming.

Le mode Sombre est cette fois étonnamment moins convaincant. Ses erreurs atteignent 8,52 sur les saturations DCI-P3, 8,09 sur les couleurs HDR et 4,82 sur l’échelle de gris. C’est exactement l’inverse de ce que j’avais observé sur l’IRIS Ultra Max, où Sombre constituait le profil le plus équilibré.

Couleurs vives conserve pour sa part sa vocation démonstrative. Il délivre la luminosité la plus élevée, avec 2 130 lumens, mais son échelle de gris se dégrade fortement avec un Delta E moyen de 11,51. Les saturations restent à 6,55 de moyenne et les couleurs HDR à 6,73. Ce supplément de lumière ne compense donc pas la perte de neutralité.

Le contraste séquentiel reste lui aussi assez homogène. Lumineux atteint 1 803:1, Gaming 1 804:1, Couleurs vives 1 750:1 et Sombre 1 677:1. Ici encore, ce ne sont donc pas les différences de dynamique brute qui doivent guider le choix du profil, mais principalement leur fidélité colorimétrique.

La comparaison avec l’Ultra Max confirme par ailleurs la baisse de puissance déjà constatée en SDR et HDR. Le Max délivrait environ 2 540 lumens dans ses modes Lumineux et Sombre, et montait jusqu’à 2 690 lumens en Couleurs vives. L’IRIS Ultra se situe donc environ 20 % plus bas, ce qui correspond assez bien à l’écart que j’ai mesuré dans les autres formats vidéo.

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Dolby vision Gaming

Mais le résultat le plus intéressant reste ailleurs : sur cet exemplaire de l’IRIS Ultra, le mode Dolby Vision Gaming est de loin le meilleur réglage de sortie de boîte, y compris pour regarder un film. Son nom pourrait naturellement inciter un utilisateur Home Cinéma à l’écarter, alors que les mesures montrent exactement l’inverse. Avec des Delta E moyens de 1,30 sur les saturations, 2,57 sur les couleurs HDR et 2,82 sur l’échelle de gris, c’est celui que je recommande pour obtenir la restitution Dolby Vision la plus fidèle sans calibrage.

Luminosité et contraste :

Avant d’examiner les chiffres, je conserve exactement le même protocole que pour l’IRIS Ultra Max. Les mesures sont réalisées sur une image calibrée, puissance laser réglée sur 10, avec mon écran blanc lambertien de référence de 100 pouces et de gain 1,0. La luminance exprimée en cd/m² correspond donc à la lumière effectivement renvoyée par l’écran vers le spectateur, tandis que les valeurs en lumens sont calculées à partir de cette luminance et de la surface de projection.

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Contraste et luminosité JmGO IRIS Ultra

À pleine ouverture F/2.0, l’IRIS Ultra délivre 234,51 cd/m², soit environ 2 039 lumens, avec un noir mesuré à 0,13 cd/m². Le contraste séquentiel atteint alors 1 804:1. La comparaison avec l’Ultra Max permet immédiatement de mesurer la différence de puissance entre les deux modèles : ce dernier atteignait 303,51 cd/m² à la même ouverture, soit environ 30 % de luminance supplémentaire, mais son contraste n’était finalement que très légèrement inférieur avec 1 734:1.

En fermant progressivement le double iris, le comportement suit dans un premier temps exactement la logique attendue. À F/3.0, la luminance descend à 196,62 cd/m², le noir à 0,08 cd/m² et le contraste progresse à 2 458:1. À F/4.0, il reste 176,08 cd/m², avec un noir de 0,06 cd/m² et un contraste de 2 935:1.

C’est une nouvelle fois F/5.0 qui constitue à mes yeux le réglage le plus intéressant. L’IRIS Ultra conserve encore 164,28 cd/m², soit environ 1 428 lumens, alors que le niveau de noir chute à seulement 0,02 cd/m². Le contraste atteint ainsi 8 214:1. Fait remarquable, cette valeur dépasse même les 7 388:1 que j’avais mesurés sur l’Ultra Max à la même ouverture. Le modèle moins lumineux parvient donc ici à produire un noir légèrement plus bas et finalement un contraste statique supérieur.

Les deux dernières positions sont beaucoup moins équilibrées. À F/6.0, la luminance s’effondre à 87,71 cd/m², soit environ 762 lumens, pour un noir toujours mesuré à 0,02 cd/m² et un contraste qui redescend à 4 386:1. À F/7.0, il ne reste plus que 66,40 cd/m², soit environ 577 lumens. Le noir atteint 0,01 cd/m² et le contraste remonte à 6 640:1.

Cette dernière valeur est intéressante dans la comparaison avec le modèle Max. L’Ultra Max avait atteint 10 332:1 à F/7.0, ce qui lui permettait de confirmer pratiquement les 10 000:1 annoncés par JMGO. L’IRIS Ultra s’arrête ici à 6 640:1, une valeur remarquablement proche des 7 000:1 revendiqués par le constructeur. Les deux appareils ne se distinguent donc pas seulement par leur puissance lumineuse : à fermeture maximale, le Max conserve effectivement un avantage sensible en contraste.

Mais l’élément nouveau de ce test se trouve du côté des traitements dynamiques.

Avec le niveau de noir dynamique activé, la mesure passe à 241,42 cd/m² sur le blanc, soit environ 2 098 lumens, tandis que le niveau de noir descend jusqu’à 0,01 cd/m². Le rapport calculé atteint alors 24 142:1. En associant ce traitement au mode Cinéma, la luminance est ramenée à 165,86 cd/m², soit environ 1 442 lumens, toujours avec un noir de 0,01 cd/m², pour un rapport dynamique de 16 586:1.

Il faut toutefois interpréter correctement ces chiffres. Dès lors qu’une fonction dynamique intervient, le projecteur ne se trouve plus dans le même état lorsqu’il affiche la mire blanche et lorsqu’il affiche la mire noire. Le système adapte sa puissance ou son niveau de noir au contenu. Ces valeurs décrivent donc un contraste séquentiel dynamique et ne doivent pas être directement comparées aux mesures réalisées avec un iris mécanique maintenu dans une position fixe.

C’est encore plus vrai avec la fonction Iris dynamique découverte dans le menu JMGO LAB. Activée seule, elle me permet de mesurer 239,95 cd/m², soit environ 2 086 lumens, tandis que le noir tombe là encore à 0,01 cd/m². Le rapport résultant atteint 23 995:1.

Sur le papier, c’est évidemment spectaculaire : l’IRIS Ultra retrouve pratiquement toute sa luminosité de pleine ouverture sur une image claire et ferme mécaniquement son diaphragme lorsqu’une scène devient sombre. C’est précisément le fonctionnement que l’on attend d’un véritable iris dynamique : disposer de la lumière lorsque le programme en réclame tout en abaissant mécaniquement le niveau de noir lorsque l’image s’assombrit.

Mais cette fonction se trouve dans JMGO LAB, et son comportement permet assez facilement de comprendre pourquoi. Lors des changements importants de luminosité, j’entends nettement le mécanisme intervenir. L’iris se déplace physiquement et son action devient audible dans une pièce silencieuse. JMGO avertit d’ailleurs lui-même que cette fonction peut augmenter le bruit de fonctionnement. Au-delà de la mesure spectaculaire de près de 24 000:1, son fonctionnement manque donc encore de discrétion pour que je puisse la considérer comme totalement aboutie.

C’est aussi une fonction qu’il faudra juger autrement qu’avec une simple succession de mires blanche et noire. Une mesure séquentielle constitue pratiquement le scénario idéal pour un iris dynamique : le passage d’un écran très lumineux à un écran noir lui laisse toute latitude pour modifier son ouverture. Sur une image réelle contenant simultanément des zones très lumineuses et très sombres, le compromis est nécessairement plus complexe. Ces 23 995:1 démontrent donc surtout l’amplitude d’action potentielle du système, et non un contraste intra-image que l’on retrouverait systématiquement dans chaque scène d’un film.

Au final, le comportement statique de l’IRIS Ultra est particulièrement intéressant. À F/2.0, il délivre environ 2 039 lumens calibrés, contre plus de 2 500 lumens pour l’Ultra Max dans des conditions comparables. Mais à F/5.0, il conserve encore environ 1 428 lumens tout en atteignant 8 214:1, ce qui constitue pour moi son meilleur compromis entre réserve lumineuse et profondeur des noirs. À F/7.0, il confirme également assez précisément la hiérarchie annoncée par JMGO : 6 640:1 mesurés face aux 7 000:1 revendiqués, là où le Max dépassait les 10 000:1.

L’iris dynamique du JMGO LAB ouvre enfin une autre possibilité avec près de 24 000:1 de contraste dynamique mesuré, mais son fonctionnement audible et encore manifestement expérimental m’incite pour l’instant à considérer cette fonction comme une piste prometteuse plutôt que comme le réglage que je recommanderais systématiquement pour regarder un film.

Oui, cette série mérite une sous-partie autonome, car elle montre que l’iris n’agit pas seulement sur le couple luminosité/noir : à partir de certaines positions, il modifie profondément la fidélité de l’image. Et elle permet surtout de nuancer les chiffres très élevés obtenus avec les traitements dynamiques.

Impact des iris fixes et des traitements dynamiques sur la colorimétrie :

Après avoir mesuré l’influence du double iris sur la luminosité et le contraste, j’ai voulu vérifier si ses différentes positions restaient neutres sur le plan colorimétrique. Pour isoler son influence, je conserve le même mode Film SDR, la puissance laser sur 10 et mon écran blanc de référence à gain 1,0. Je mesure successivement la couverture Rec.709, les saturations, le ColorChecker et l’échelle de gris, sans modifier les autres paramètres.

Test JmGO Iris Ultra
Mode film sortie de boîte SDR laser 10 iris F 2 0

À F/2.0, qui constitue la pleine ouverture, la base est déjà très bonne. Le projecteur couvre 98,5 % du Rec.709, avec un Delta E2000 moyen de seulement 0,86 sur les saturations, 1,16 au ColorChecker et 1,65 sur l’échelle de gris. À F/3.0, la situation évolue très peu : 98,9 % du Rec.709, 1,10 de Delta E moyen sur les saturations, 1,37 au ColorChecker et 1,99 sur l’échelle de gris. La fermeture de l’iris reste donc pratiquement neutre entre ces deux premières positions.

Test JmGO Iris Ultra
Mode film SDR iris F 3 0

C’est même à F/4.0 que j’obtiens le meilleur équilibre général. La couverture atteint 99,1 % du Rec.709 et les Delta E moyens descendent respectivement à 0,76 sur les saturations, 0,91 au ColorChecker et 1,15 sur l’échelle de gris. Les erreurs maximales restent elles aussi très faibles, autour de 3. Dans cette position, la fermeture de l’iris n’introduit donc aucune pénalité colorimétrique mesurable et améliore même légèrement l’équilibre général de mon exemplaire.

Test JmGO Iris Ultra
Mode film SDR iris F 4 0

Le comportement devient en revanche beaucoup plus surprenant à F/5.0. La couverture du Rec.709 reste excellente à 99,9 %, le ColorChecker demeure très précis avec seulement 1,14 de Delta E moyen, et l’échelle de gris reste elle aussi correctement maîtrisée à 1,96. Pourtant, les mesures de saturation s’effondrent avec un Delta E moyen de 20,19 et un maximum de 22,28. Il ne faut surtout pas se laisser tromper ici par la couverture globale du gamut : disposer de 99,9 % du Rec.709 ne signifie pas que les couleurs intermédiaires sont correctement positionnées. Cette mesure met précisément en évidence une forte anomalie dans la progression des saturations, alors même que les couleurs plus courantes du ColorChecker restent relativement justes.

Test JmGO Iris Ultra
Mode film sortie de boîte iris F 5 0 SDR

À partir de F/6.0, la dégradation devient beaucoup plus générale. Le gamut s’élargit anormalement jusqu’à 109,4 % du Rec.709, tandis que le Delta E moyen atteint 10,74 sur les saturations, 4,02 au ColorChecker et 6,59 sur l’échelle de gris. À F/7.0, la dérive s’accentue encore : 109,9 % du Rec.709, 21,89 de Delta E moyen sur les saturations, 4,54 au ColorChecker et 7,45 sur l’échelle de gris. La fermeture maximale permet certes d’abaisser fortement le niveau de noir, mais elle ne peut plus être considérée comme neutre vis-à-vis de la reproduction des couleurs.

Ces résultats modifient quelque peu la lecture du meilleur compromis que l’on pourrait tirer des seules mesures de contraste. F/5.0 est extrêmement séduisant lorsqu’on ne regarde que ses 8 214:1 de contraste, mais son anomalie très importante sur les saturations impose une réelle réserve pour une utilisation recherchant la fidélité. Sur le plan strictement colorimétrique, F/4.0 constitue clairement la position la plus équilibrée, avec une image extrêmement juste tout en bénéficiant déjà d’un contraste proche de 3 000:1.

Les traitements dynamiques introduisent une problématique différente. Avec le niveau de noir dynamique activé, le gamut reste encore contenu à 98,4 % du Rec.709, mais la fidélité se dégrade nettement : le Delta E moyen passe à 3,91 sur les saturations, 4,91 au ColorChecker et surtout 9,90 sur l’échelle de gris. On comprend donc que l’amélioration spectaculaire du contraste mesurée précédemment ne soit pas gratuite : le traitement modifie sensiblement l’équilibre de l’image.

Test JmGO Iris Ultra
Mode film et niveau de noir dynamique seul SDR

Lorsque j’ajoute le mode Cinéma au niveau de noir dynamique, la couverture du gamut grimpe cette fois à 114,7 % du Rec.709. Les Delta E moyens atteignent 4,10 sur les saturations, 5,27 au ColorChecker et 9,04 sur l’échelle de gris. Le contraste subjectif gagne en densité, mais l’image s’éloigne clairement davantage de la référence SDR.

Test JmGO Iris Ultra
Mode film SDR niveau de noir dynamique actif + mode de niveau de noir cinéma

Enfin, la nouvelle fonction Iris dynamique accessible dans JMGO LAB est celle qui produit l’impact colorimétrique global le plus marqué parmi les réglages dynamiques testés. Le gamut atteint 113,7 % du Rec.709, tandis que le Delta E moyen monte à 5,03 sur les saturations, 6,24 au ColorChecker et 10,13 sur l’échelle de gris, avec des erreurs maximales dépassant respectivement 10, 13 et 17. Là encore, le spectaculaire contraste dynamique approchant 24 000:1 doit donc être mis en perspective avec une fidélité colorimétrique nettement dégradée.

Test JmGO Iris Ultra
Mode film SDR iris F 3 0

À cela vient s’ajouter un problème que les sondes ne peuvent évidemment pas mesurer : le fonctionnement de l’iris dynamique manque encore de discrétion. J’ai déjà évoqué le bruit mécanique produit par ses déplacements, mais son action est également visible à l’image. Lorsqu’un film alterne fréquemment entre une scène très lumineuse et une séquence à dominante sombre, on distingue clairement le moment où le diaphragme intervient. La transition n’est pas suffisamment progressive pour devenir totalement transparente et l’œil peut percevoir la variation de luminosité liée au changement d’ouverture.

Le comportement devient en revanche beaucoup plus convaincant lorsque le contenu conserve pendant un certain temps une physionomie lumineuse comparable. Sur une succession de scènes sombres, ou au contraire de plans restant globalement lumineux, l’iris a le temps de se stabiliser et son intervention cesse alors d’attirer l’attention. Dans ces conditions, le gain en dynamique et en profondeur de noir peut devenir assez spectaculaire, avec une sensation de contraste très supérieure à celle obtenue iris fixe à pleine ouverture.

Test JmGO Iris Ultra
Fonction iris dynamique JmGO Iris Ultra

C’est finalement toute l’ambivalence de cette fonction JMGO LAB. Son potentiel est réel et les mesures de contraste le démontrent, mais son intervention encore perceptible, son bruit mécanique et son impact non négligeable sur la colorimétrie montrent qu’elle n’est pas encore totalement aboutie. Pour une image fidèle et stable, je privilégie donc actuellement les positions fixes F/2.0 à F/4.0, avec une préférence particulière pour F/4.0, tandis que l’iris dynamique constitue davantage une option à expérimenter pour ceux qui privilégient la sensation de contraste et acceptent les compromis qu’elle entraîne.

Conclusion

Lorsque j’avais conclu le test de l’IRIS Ultra Max, j’écrivais que la version plus simple proposée à 1 990 € serait particulièrement intéressante à examiner, précisément pour déterminer ce que l’on perdait réellement face au modèle supérieur et si l’essentiel de ses qualités d’image était préservé. Maintenant que les deux appareils sont passés successivement sur le même banc de mesure, la réponse est particulièrement claire : on perd finalement très peu.

À l’image, les JMGO IRIS Ultra et IRIS Ultra Max sont extrêmement proches. C'est d'ailleurs pour cette raison que je n'ai pas renouvelé la partie « avis subjectif » présente dans mon test de l'Iris Ultra Max car j'aurai pu simplement faire un copié/collé. Ils partagent le même excellent piqué et son homogénéité, la même très bonne gestion du 24p, pratiquement le même input lag, une maîtrise remarquable du speckle et surtout cette source triple laser RGB capable de couvrir presque intégralement le DCI-P3 et environ 96 % du BT.2020. Plus surprenant encore, mon exemplaire de l’IRIS Ultra se montre mieux réglé en sortie de boîte que le Max.

Le double iris mécanique reste également l’un des grands intérêts de cette gamme. Il permet réellement d’arbitrer entre puissance lumineuse et profondeur des noirs et l’IRIS Ultra peut dépasser les 8 000:1 de contraste dans certaines positions fixes. J’ai également découvert à l’occasion de ce second test la fonction d’iris dynamique cachée dans JMGO LAB, qui était en réalité déjà présente sur l’Ultra Max mais à côté de laquelle j’étais passé lors de son examen. Elle permet d’atteindre des valeurs de contraste dynamique proches de 24 000:1 et peut donner des résultats visuellement spectaculaires lorsque la physionomie lumineuse des scènes reste relativement stable.

Cette fonction dynamique n’est cependant pas encore suffisamment aboutie pour devenir mon réglage de référence. Le mécanisme s’entend lorsqu’il travaille et, surtout, son intervention se voit lorsque le programme alterne fréquemment entre scènes lumineuses et sombres. Mes mesures montrent également que son activation dégrade sensiblement la fidélité colorimétrique. En utilisation fixe, F/4.0 constitue finalement le meilleur compromis si l’on souhaite préserver une excellente précision des couleurs tout en améliorant le niveau de noir.

La véritable différence entre les deux modèles reste donc avant tout la lumière. Sur une image correctement réglée, l’IRIS Ultra délivre autour de 2 040 lumens dans ses meilleurs modes, contre environ 2 540 lumens pour l’Ultra Max. Cet écart devient pertinent lorsque la surface d’image augmente, mais il ne transforme absolument pas la personnalité du projecteur. À taille d’image identique et dans des conditions Home Cinéma normales, il faudrait véritablement placer les deux appareils côte à côte pour que leur différence saute aux yeux.

L’Ultra Max ajoute également sa balancelle motorisée et quelques raffinements de présentation, mais je reste réservé sur l'intérêt réel de cette sophistication. Si l’objectif est d’obtenir le meilleur piqué possible, la bonne méthode consiste justement à positionner correctement le projecteur, à utiliser son zoom optique et son lens-shift, puis à laisser désactivées les corrections géométriques électroniques. Dans cette logique, une balancelle motorisée apporte surtout du confort et de l’effet démonstratif, pas une meilleure image. J’avais d’ailleurs déjà formulé cette réserve dans la conclusion du test du Max.

C’est donc finalement très simple : pour une base d’image allant jusqu’à 120 pouces, je choisirais le JMGO IRIS Ultra. Il conserve pratiquement toute la qualité d’image de l’Ultra Max et permet d’économiser environ 1 000 €. À mes yeux, c’est actuellement le choix le plus rationnel des deux. Au-delà de 120 pouces, en revanche, la réserve lumineuse supplémentaire du Max commence à prendre tout son sens, particulièrement pour le HDR, et c’est alors vers l’IRIS Ultra Max que je m’orienterais.

Il est assez amusant de relire aujourd’hui la question que je posais à la fin de mon précédent test : que perd-on réellement en choisissant l’IRIS Ultra plutôt que l’Ultra Max ? La réponse tient finalement en peu de choses : essentiellement de la luminosité et quelques automatismes. Certainement pas l’essentiel de la qualité d’image.

Le JMGO IRIS Ultra obtient donc, comme son grand frère, la note maximale de Mondoprojos.fr. L’Ultra Max l’avait déjà obtenue. L’IRIS Ultra mérite exactement la même distinction, avec un argument supplémentaire difficile à ignorer : jusqu’à 120 pouces, il offre une image tellement proche de celle du Max que les 1 000 € laissés dans votre portefeuille deviennent probablement sa qualité la plus convaincante.

Coup de projecteur

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ENGLISH VERSION

JMGO IRIS ULTRA REVIEW

Barely had the JMGO IRIS Ultra Max review been published when its little brother arrived on the Mondoprojos test bench: the JMGO IRIS Ultra. This gives the blog the opportunity to keep the coverage of this brand-new range fresh and to continue, almost without interruption, exploring the projectors JMGO has introduced for the end of 2026.

This time, we are no longer looking at the flagship of the series, but at its more affordable version. With an introductory offer positioned just below the symbolic €2,000 mark, the IRIS Ultra aims to retain the essentials that make the Ultra Max appealing while substantially lowering the entry price. At first glance, and on closer inspection of the specifications, the two projectors are indeed extremely similar.

We find the same conventional-throw Lifestyle projector philosophy, the same general architecture and a very large proportion of the features that distinguish this new JMGO generation. On paper, the most immediately visible difference is the lower claimed brightness compared with the IRIS Ultra Max. The question is what this reduction actually means once the projector is placed in front of a screen and subjected to measurements.

That is precisely what makes this new review so interesting. Having examined the IRIS Ultra Max in detail, I now have a particularly relevant reference point for determining what is genuinely gained by choosing the higher-end model, but also what is retained by opting for this significantly less expensive IRIS Ultra. The similarities are numerous, to the point where the real differences ultimately concentrate on a few essential aspects of image quality: brightness, contrast and color accuracy.

It is therefore time to determine whether the JMGO IRIS Ultra is simply a less bright version of the Ultra Max, or whether its sub-€2,000 positioning involves more significant compromises. As always on Mondoprojos, the manufacturer's claims will now give way to measurements.

What is it ?

JMGO IRIS séries
JMGO IRIS séries

The JMGO IRIS Ultra is the most affordable model in the new IRIS family, although the term “entry-level” needs to be put into perspective here because its technical foundation remains so close to that of the IRIS Ultra Max I have just tested. We find the same DLP architecture based on a 0.47-inch Texas Instruments DMD capable of operating at 4K/120Hz. As on the Max, UHD resolution is therefore not produced by 3,840 × 2,160 micromirrors physically present on the chip: it is reconstructed through extremely rapid pixel shifting from a 1,920 × 1,080 DMD. The major development in this generation lies in the control electronics, since both models use two Texas Instruments DLPC8545 controllers working together. This architecture provides enough bandwidth to reconstruct the UHD image up to 120 times per second, allowing the IRIS Ultra not only to accept but, more importantly, to genuinely display a 4K/120Hz signal. This additional processing power is also used for MEMC up to 120Hz, the hardware Anti-RBE system designed to reduce the perception of rainbow artifacts, and lower input lag. Both HDMI 2.1 inputs also support 4K/120Hz and VRR. In this respect, the IRIS Ultra is therefore by no means a technically cut-down version of the Max. The light source also remains a MALC 6.0 RGB triple-laser engine, and JMGO still claims coverage of up to 110% of BT.2020 together with color accuracy reaching a Delta E of 0.7 or lower. This is, however, where the first major difference between the two models appears: official brightness drops from 6,500 ISO lumens on the IRIS Ultra Max to 4,500 ISO lumens on the IRIS Ultra. That is a reduction of 2,000 lumens on paper, or almost 31%, which will of course need to be compared with my own measurements because, as always, manufacturer figures are only a starting point for me. The other major difference concerns the claimed contrast. The IRIS Ultra nevertheless retains exactly the principle that made the Max unusual: a dual mechanical iris totaling 15 blades, six for the first diaphragm and nine for the second, with several positions allowing the aperture to vary from F2.0 to F7.0. The user can therefore physically reduce light output in order to lower black level and increase contrast, independently of electronic processing. But whereas JMGO claims 10,000:1 native contrast for the Ultra Max, the figure announced for the IRIS Ultra falls to 7,000:1. This difference will be particularly interesting to verify, since my measurements of the Max showed just how much the iris system and its progressive closure could change the balance between brightness and black depth. AI Dynamic Black Level remains available on the Ultra and complements this mechanical action with electronic, dynamic black-level management. AI PQ, detail-enhancement processing and Super Resolution are also retained. Another very welcome point is that JMGO has not used the lower price as an excuse to simplify the optics.

JmGO Iris Ultra
Comparaison JmGO Iris Ultra Max vs Iris Ultra

The IRIS Ultra retains the same variable 0.88–1.70:1 throw ratio and, above all, the genuine four-way optical lens shift rated at ±130% vertically and ±53% horizontally. Image size and position can therefore be adjusted optically, without resorting to digital geometry correction that would reduce effective resolution. This is probably one of the most important features of the IRIS range, and it is fully preserved on the less expensive model. The difference lies instead in the gimbal. The IRIS Ultra Max uses a motorized gimbal that can be controlled from the remote, whereas the IRIS Ultra retains an adjustable gimbal but without motorization. Its range of movement remains very wide, with 360° horizontal rotation and a claimed vertical tilt of up to ±160°. In practice, the same Lifestyle installation concept remains, but the projector must be oriented manually. ToF/CMOS autofocus, automatic screen fitting, keystone correction and eye-protection functions are all still present.

The general electronics are also almost identical, with the same MediaTek MT9679 SoC, 64GB of storage, Wi-Fi 6 and Bluetooth 5.4. RAM is one of the few small economies made by JMGO: it drops from 4GB on the Ultra Max to 3GB on the IRIS Ultra. Google TV 5.0 naturally remains, with Netflix and the main streaming platforms directly accessible, as do Dolby Vision up to 4K/120Hz, HDR, 3D, gaming mode, VRR and the various video features of the range. The audio system is unchanged as well, with two 12.5W speakers compatible with Dolby Audio and DTS-X, while JMGO still claims a maximum operating noise of 26dB. Dimensions are exactly the same as on the Max at 308 × 230 × 274mm, although weight drops slightly from 7 to 6.7kg. Claimed maximum power consumption logically follows the lower light output and falls from 300 to 240W.

Ultimately, the IRIS Ultra retains almost everything that makes the IRIS Ultra Max technically distinctive: the same 0.47-inch DMD, the same dual-DLPC8545 4K/120Hz architecture, the same RGB triple-laser system, the same F2.0–F7.0 dual iris, the same zoom and lens-shift optics, the same throw ratio, the same connectivity and almost all the same video features. To bring the introductory price below €2,000, JMGO has mainly acted on three areas: claimed brightness is reduced from 6,500 to 4,500 ISO lumens, claimed contrast falls from 10,000:1 to 7,000:1, and the gimbal loses its motorization.

Physical examination

The IRIS Ultra largely carries over the overall design of the IRIS Ultra Max. We therefore find the same strongly rounded silhouette mounted in a large gimbal, a design element that has become one of the visual signatures of JMGO’s Lifestyle projectors over successive generations. The dimensions and proportions are so similar that the two models can easily be confused at first glance. There are, however, a few details that immediately set them apart.

JmGO IRIS Ultra
JmGO IRIS Ultra et accessoires

The most obvious difference is on the front panel. On the IRIS Ultra Max, I particularly liked the decorative finish made up of organic patterns reminiscent of wood grain, which gave the projector real character and contributed to its more premium positioning. The IRIS Ultra drops this treatment in favor of a much more understated presentation. The front becomes more uniform and loses some of the visual refinement of the Max.

The large optical block still occupies a central position, while the various sensors required for automatic positioning and focusing functions remain grouped nearby. Despite its size and home-theater ambitions, the IRIS Ultra therefore retains the Lifestyle-product appearance that JMGO now handles very well, without taking on the bulky, purely functional look of a traditional projector.

JmGO IRIS Ultra
JmGO IRIS Ultra

The second important difference concerns the gimbal. On the IRIS Ultra Max, it is motorized and can be oriented directly from the remote control. That motorization disappears here. The IRIS Ultra remains fully adjustable within its support, but the setting has to be made manually. This omission is ultimately quite logical as a way of differentiating the two models and, in my view, it matters far less to image quality than savings that might have been made on the optics.

And that is precisely one of the very good points of the IRIS Ultra: JMGO has retained the genuine optical zoom and four-way lens shift. On this essential point, the less expensive model therefore loses none of what made the Ultra Max so strong. The zoom changes image size without moving the projector and without digital rescaling, while lens shift physically moves the image horizontally or vertically by acting on the optical block. In both cases, the resolution produced by the imaging chip is preserved. “Lossless correction,” as the brand describes it.

With a throw ratio ranging from 0.88 to 1.70:1, installation flexibility remains considerable. For a 100-inch 16:9 image, with a width of approximately 2.21m, the lens can be positioned roughly 1.95 to 3.76m from the screen. At 120 inches, with an image width of around 2.66m, that range extends to approximately 2.34 to 4.52m. These distances are measured from the lens to the screen plane and, above all, show that there is genuine freedom to integrate the projector into a room without having to determine its location down to the centimeter. This broad installation flexibility was already one of the main strengths of the Ultra Max and is fortunately retained here.

I will therefore repeat exactly the same recommendation I made for its bigger brother. The IRIS Ultra includes numerous electronic aids capable of detecting the screen, correcting geometry, straightening the image automatically and fitting it to the available projection surface. They are practical for a quick installation and fit perfectly with the Lifestyle philosophy of the projector. But since JMGO provides a genuine optical zoom and, above all, lens shift, those are the tools that should be used first.

Test JmGO Iris Ultra
Lens-shift et zoom optique JmGO Iris Ultra

Electronic keystone or geometry correction forces the projector to resize the image and use only part of its imaging chip. The UHD image is then no longer reproduced across the entire available surface and interpolation becomes necessary. This inevitably reduces precision in the finest structures. Optical zoom and lens shift exist precisely to avoid that degradation. If the IRIS Ultra is to be installed permanently, take the time to set its position mechanically and optically before allowing the digital automation to intervene.

Test JmGO Iris Ultra
Menu adaptation image JmGO Iris Ultra

Connectivity remains grouped at the rear of the base and is easy to access. There are two HDMI inputs, one of them eARC-compatible, a USB port, a mini-jack analog audio output and the connector for the external power supply. Ventilation also passes through the large rear grille, using an arrangement very similar to that of the Ultra Max.

JmGO IRIS Ultra
Connectique JmGO IRIS Ultra

And because the chassis architecture changes so little, my main criticism of the Max design remains valid here as well: the power supply is still external. The brick is large enough to become another item to hide on a piece of furniture and, more importantly, a more awkward constraint in a ceiling installation because somewhere must be found to position and secure it properly. On a projector of this size and price level, I would still have preferred JMGO to integrate the power supply directly into the chassis.

Interface

With the notable exception of Hisense, which continues to favor its own environment across a significant part of its range, Google TV has now become the norm on most recent Lifestyle and UST projectors. For the user, that mainly means immediately finding familiar apps and habits. For the tester and calibrator that I am, the advantage is just as welcome: from one brand to another, the general menu architecture and much of the operating logic remain familiar. I therefore will not insult you by once again detailing Netflix, YouTube, Prime Video or the various built-in multimedia functions. Simply note that if you already have a Google account, setup has become almost childishly simple: at first startup, you scan the QR code displayed on screen with your smartphone to transfer your credentials, connect the projector to Wi-Fi and automatically recover your apps and services.

Test JmGO Iris Ultra
Menu accueil Google TV JmGO Iris Ultra

The IRIS Ultra runs Google TV 5.0. What interests us more here is, of course, the video settings. In SDR, JMGO offers eight picture modes: AI Enhanced, Vivid Colors, Standard, Movie, Soft, Office, Cinema Control Master and Dynamic.

The latter is primarily designed to maximize brightness, and I will return to its behavior in the measurements because the extra light comes with a color shift that makes it more suitable for chasing raw brightness than for a home-theater session. Cinema Control Master deserves some explanation because it is fairly specific to JMGO. It is not simply another Movie preset, but rather a kind of library of looks that can quickly apply different visual signatures to the content being watched. JMGO offers profiles corresponding to several universes or genres, with variations in colorimetry, contrast and image processing. The system also allows you to save your own settings and use profiles shared by other users. It is therefore closer to a system of creative “looks” or filters than to a mode intended to respect video standards. It is an original and playful approach, but it should remain distinct from calibration, whose purpose is precisely to match a standardized reference. When the projector detects HDR10 content, the same organization is retained and the different profiles switch to their HDR versions. In Dolby Vision, JMGO simplifies the choice to four modes: Bright, Dark, Vivid Colors and Gaming. The manufacturer also claims Dolby Vision support up to 4K/120Hz. The calibration toolbox remains particularly comprehensive for a Lifestyle projector. The CMS, or Color Management System, allows separate adjustment of hue, saturation and luminance for each primary and secondary color. Color temperature first offers a simple one-point control, essentially corresponding to gain, followed by much finer 11-point grayscale adjustment. Three preset gamma curves are available in SDR: Bright, Medium and Dark. The color space can also be selected manually in SDR, whereas in HDR that option disappears in favor of automatic detection suited to the incoming signal. Light-output control is equally extensive. Laser power can be adjusted on a scale from 1 to 10, in addition to the dual mechanical iris. Several positions progressively close the aperture down to F7.0, allowing two parameters to be separated: the electronic power of the laser source on one side and the physical optical aperture on the other. JMGO also adds AI Dynamic Black Level, or AI DBL, which analyzes the luminance distribution of the image in real time and dynamically adapts projector operation in an attempt to produce deeper blacks while preserving shadow detail. A dark-detail enhancement function and a dedicated cinema black-level mode complete the package.

But while digging deeper into the menus of this IRIS Ultra, I discovered a particularly interesting function that I had simply missed during my review of the IRIS Ultra Max. It is not located in the usual picture or projector menus: you have to scroll all the way to the bottom of the main settings list to find a section called “JMGO LAB.” Among other things, it provides access to dynamic control of the mechanical iris. In other words, instead of keeping the user-selected aperture permanently fixed, the projector can mechanically vary the diaphragm according to the content being displayed, in an attempt to improve black depth in dark scenes while retaining light output in brighter sequences. The fact that this function sits under a “LAB” heading reasonably suggests that JMGO still regards it as experimental, or at least not fully finalized. The manufacturer itself displays a warning stating that enabling it may increase operating noise. We will see in the contrast section that my measurements do indeed help clarify how it works and where its current limitations lie. This discovery naturally also applies to the IRIS Ultra Max, since the function was already present on that model: I had simply missed it during the first review because of its unusual location, away from the other picture settings.

Test JmGO Iris Ultra
Fonction iris dynamique JmGO Iris Ultra

Sharpness processing still includes the Super Resolution function, adjustable to Low, Medium or High, with the option of switching it off entirely. Its purpose is to increase perceived detail and improve lower-resolution sources in particular, with the usual risk that an excessively high setting turns that apparent gain into artificial edge enhancement. For motion, JMGO also provides three MEMC levels in addition to the option of disabling it completely. The processing can operate up to 120Hz, which makes perfect sense with the projector’s new 4K/120Hz DLP chain. Gamers also benefit from a particularly extensive feature set including ALLM, VRR, a dedicated input-lag reduction mode and several profiles suited to different game types. The IRIS Ultra also retains 3D compatibility, along with more typically Lifestyle features such as automatic wall-color adaptation, eye protection, saved image positions and the various automatic framing aids. They are all present in the menus, although, as I explained in the physical examination, I still recommend prioritizing the optical zoom and lens shift whenever the installation allows it in order to preserve full image definition.

TECHNICAL VERDICT

Operating noise and built-in audio quality :

With laser power set to 10, the JMGO IRIS Ultra is extremely quiet. With the projector switched off, I measure a room noise floor of 34dB. Once the projector is running, the reading rises to only 34.2dB. In other words, the cooling system adds so little noise that it becomes almost impossible to distinguish from the ambient sound level of the room.

This is an excellent result for an RGB triple-laser projector of this power and, in normal operation, the IRIS Ultra is very easy to forget during a viewing session. On this point, it follows in the excellent footsteps of the IRIS Ultra Max, which had already proved particularly quiet.

There is, however, one reservation concerning the new dynamic mechanical-iris control available in the JMGO LAB menu. I did not perform a dedicated noise measurement with this function enabled, but its mechanical operation is clearly audible. During major changes in brightness from one scene to another, you can hear the system physically adjusting the iris aperture. This intermittent noise stands out against the projector’s otherwise very quiet operation and can become distracting during viewing, particularly in a quiet room and in scenes with large luminance changes. JMGO itself also warns that enabling this function may increase operating noise.

The built-in audio, meanwhile, remains in line with that of the IRIS Ultra Max. The two speakers deliver a broad, clean and sufficiently dynamic sound to accompany a movie, series or everyday use comfortably without systematically requiring an external audio system. Voices remain intelligible and the presentation has surprisingly convincing presence considering the limited internal volume of the chassis. A soundbar or home-theater system will obviously retain an advantage in scale and spatial presentation, but the integrated audio is good enough to go well beyond the role of a simple backup solution.

Sharpness :

The sharpness of the JMGO IRIS Ultra is very close to that of the IRIS Ultra Max, which is hardly surprising given that the two projectors share the same DLP architecture and optics with identical specifications. The image appears precise, detailed and, above all, highly uniform across the entire projected surface when all electronic corrections capable of rescaling it are disabled.

This uniformity is one of the projector’s strengths. Sharpness remains very consistent from the center to the edges of the image. To take full advantage of this optical quality, the optical zoom and lens shift should obviously be prioritized, while digital keystone and geometry corrections should be left disabled.

Test JmGO Iris Ultra
Mire restitution image 4K JmGO Iris Ultra

UHD test patterns nevertheless reveal exactly the same limitations I observed on the IRIS Ultra Max. On the finest structures of my crosshatch pattern, not all of the white lines separating the colored bands remain perfectly distinct. The green section is particularly revealing: some of the very fine separations begin to merge into the color instead of remaining clearly individualized. The image therefore retains an excellent overall impression of sharpness, but the optics and DLP chain do not fully resolve the most demanding structures in this pattern.

This limitation is mainly visible under particularly severe test conditions. With real video content, the IRIS Ultra produces a very detailed image, with precise textures, clean contours and excellent readability of small elements. As on the Ultra Max, it is the remarkably even sharpness across the image that stands out more than its ability to resolve the very last structures in an UHD test pattern.

The Super Resolution function can further increase the subjective impression of sharpness through its different levels, but it obviously does not create additional resolution. To assess the intrinsic performance of the optics and imaging chip, I therefore recommend starting with this processing disabled or at its lowest setting.

Finally, I repeat the same warning regarding electronic geometry correction. As soon as it is used, the image must be rescaled and interpolated, which immediately causes a loss of precision in the finest structures. Since the IRIS Ultra specifically provides an optical zoom and genuine lens shift, it would be a shame to artificially degrade its very good sharpness by using digital corrections that a properly planned installation makes unnecessary.

Motion handling :

The JMGO IRIS Ultra’s 4K/120Hz compatibility has an obvious benefit for films shot at 24 frames per second. The reason is purely mathematical: 120 is exactly divisible by 24. Each 24p film frame can therefore be repeated five times at a regular cadence, without resorting to an uneven 3:2 pulldown conversion.

In practice, the IRIS Ultra behaves exactly like the Ultra Max, and that is good news. With motion compensation completely disabled, 24p sequences remain regular enough to watch a film without feeling the need to activate MEMC. Panning shots naturally retain the slight stutter inherent to 24-frame-per-second cinema, but I do not observe any cadence defect severe enough to make interpolation necessary.

To check this behavior, I use, among other things, the motion sequences from the Spears & Munsil UHD Benchmark suite. The peppers pattern is particularly revealing: shapes made up of small colored squares move against a dark background and make cadence or interpolation errors immediately visible. I also use sequences containing text, vertical bars and highly detailed pans across vegetation. On the IRIS Ultra, their reproduction confirms the good behavior already observed on the Ultra Max.

If you nevertheless want to smooth motion slightly, the Low MEMC setting is already sufficient. I feel no need to go higher to obtain a pleasant image. Some caution is also advisable with stronger interpolation levels, which can occasionally generate small artifacts around moving objects or complex structures.

Personally, I therefore prefer the IRIS Ultra with MEMC disabled, or possibly set to Low for viewers who want to soften the 24p presentation slightly.

Input lag :

At UHD 60Hz, the JMGO IRIS Ultra is extremely responsive. I measured input lag at 13.9ms, a figure almost identical to the 14.1ms measured on the IRIS Ultra Max. At this refresh rate, a complete frame lasts 16.67ms, so display delay remains below one frame, already placing the projector at a very good level for gaming.

This proximity to the Ultra Max once again confirms that JMGO has not downgraded the video chain in its less expensive model. The DLP architecture and its two DLPC8545 controllers retain all their value here, particularly in reducing processing time and exploiting high refresh rates.

Test JmGO Iris Ultra
Input lag JmGO IRIS ultra

The benefit becomes even more obvious at 120Hz, where a frame lasts only 8.33ms instead of 16.67ms at 60Hz. Without a direct 4K/120Hz measurement here, one can reasonably expect even lower latency as refresh rate increases, but I naturally prefer to retain the value I actually measured as the reference: 13.9ms in UHD 60Hz.

The IRIS Ultra also retains the Ultra Max’s gaming features, including VRR, ALLM, low-latency mode and several dedicated Gaming profiles. As with its bigger brother, however, I limit myself here to the objective measurement of display delay rather than an in-depth analysis of compatibility with the various current consoles and graphics cards.

With 13.9ms at 4K/60Hz, gamers can therefore regard the IRIS Ultra as a particularly responsive projector, with no perceptible compromise compared with the Max on this criterion.

Laser speckle :

The JMGO IRIS Ultra reproduces exactly the very good speckle behavior of the IRIS Ultra Max. I carried out this comparison under the same conditions and, above all, using the same reference scene, which allows the two models to be compared directly without introducing another variable.

As a reminder, speckle appears as an extremely fine grain or shimmer, mainly visible in bright, uniform, highly luminous areas. It is directly linked to the coherence of laser light sources and remains one of the potential drawbacks of RGB triple-laser projectors.

On my reference white Lambertian screen with gain 1.0, the IRIS Ultra controls the phenomenon remarkably well. In the panoramic image I systematically use for this test, the large bright area of sky around the sun is an excellent indicator. This type of clear, relatively uniform surface is precisely where speckle is normally easiest to identify. Here it remains extremely discreet, and I do not find it distracting at a normal viewing distance.

Test JmGO Iris Ultra
JmGO Iris Ultra écran blanc

Switching to a technical screen makes it more visible, as was already the case with the IRIS Ultra Max. The surface structure of this type of screen and the way it reflects laser light naturally emphasize the phenomenon. In the bright areas of the sky, an additional texture then becomes visible, but it remains remarkably well contained for an RGB triple-laser projector.

Test JmGO Iris Ultra
JmGO Iris Ultra écran CLR

A visual comparison with the Ultra Max using exactly the same scene does not reveal any significant difference between the two projectors. The speckle-reduction system therefore appears to have been retained without degradation on the less expensive model.

This is important, because speckle can become pronounced enough on some triple-laser projectors to call their use with a technical screen into question. That is not the case here. The phenomenon is obviously not eliminated entirely, but JMGO reduces it enough for it to remain very discreet on a white screen and perfectly tolerable on the technical screen used for my tests.

On this criterion, the IRIS Ultra is therefore just as convincing as the Ultra Max and ranks among the RGB triple-laser projectors I have tested that control speckle best.

Overscan :

There is no overscan issue to report on the JMGO IRIS Ultra. The image is displayed in full, with no cropping or loss of information at the edges. In other words, there is no cropping: pixels located at the extremities of the source image remain visible, as confirmed by my test patterns.

As on the IRIS Ultra Max, and more generally on many DLP projectors using a 0.47-inch DMD, the traditional gray border around the active image remains visible. In my setup, it is approximately 1cm wide.

This is not a framing defect or overscan, but the light border generated by the unused portion of the DMD around the active image area. It remains discreet enough to become almost invisible when it falls within the black masking of a projection screen. It can, however, be more noticeable on a light-colored wall or a borderless screen, particularly in dark scenes.

So there is no difference from the IRIS Ultra Max on this point: no loss of useful image area and the same thin gray peripheral border.

Colorimetry

As with all my recent reviews, the color measurements of the JMGO IRIS Ultra were carried out using what has now become the standard Mondoprojos protocol. I use a reference white Lambertian screen with neutral gain 1.0, and the probes are aimed at the screen rather than directly at the projector lens. In this way I measure the light actually reflected toward the viewer while incorporating the behavior of the entire projection chain, including the optics.

The reference spectral measurement is performed with my JETI Spectraval 1501 Hi-Res, whose 2nm spectral resolution is particularly important with an RGB triple-laser source, where the emission peaks are much narrower than those of a lamp, LED or blue-laser/phosphor projector. The JETI is also used to create a dedicated profile for my Klein K10-A, which is then used for the faster measurement series in Calman.

This is exactly the same protocol used a few days earlier with the IRIS Ultra Max. The two projectors can therefore be compared under identical measurement conditions, with no change of screen, methodology or instrumentation.

Spectral analysis of the RGB triple-laser source :

The spectral power distribution of the IRIS Ultra leaves no doubt about the technology in use: this is a pure RGB triple-laser source. As on the Ultra Max, three clearly separated emission groups appear in blue, green and red.

Test JmGO Iris Ultra
Dolby vision Gaming

Blue is concentrated around 465nm in the form of a very narrow peak. Green sits around 525 to 530nm and shows a slightly broader distribution, while red once again appears to be the most complex component. Instead of a single laser peak, several closely spaced lines are visible around 645 to 655nm, with significantly higher energy than the other two primaries.

This signature is extremely close to the one I measured on the IRIS Ultra Max, where I had already identified blue around 465nm, green close to 530nm and this characteristic multi-line red distribution. Everything therefore suggests that the two projectors rely on a very similar light-source architecture, possibly even the same family of laser engine, with the brightness difference between the two models probably coming from the number of diodes used.

The same energy hierarchy is also present: red is clearly dominant, followed by blue and then green. As I pointed out with the Max, this obviously does not mean that the image has a red cast. The final white point depends on the way the electronics and optical engine balance the three channels. This measurement only describes the intrinsic energy distribution of the laser sources.

Gamut coverage :

The IRIS Ultra retains almost all of the impressive color gamut of its bigger brother. In CIE 1931 xy coordinates, I measured 99.84% DCI-P3 coverage and 96.04% BT.2020 coverage. In CIE 1976 u'v', the figures reach 99.86% DCI-P3 and 97.78% BT.2020 respectively.

To give an idea of the size of this gamut relative to traditional SDR, it represents 183.17% of the Rec.709 area in CIE 1931 xy and 172.61% in CIE 1976 u'v'.

Test JmGO Iris Ultra
Gamut Iris Ultra

The results are extremely close to those of the IRIS Ultra Max. The latter reached 99.93% of DCI-P3 and 96.96% of BT.2020 in xy, then 99.92% of P3 and 98.08% of BT.2020 in u'v'. The Ultra therefore gives up less than one percentage point of BT.2020 coverage in xy and only 0.30 point in u'v'. In practice, the two gamuts are almost identical.

The geometry of the triangle confirms this close relationship. Red and blue come very close to the BT.2020 reference vertices, while green remains slightly further inside. It is mainly this position of green that prevents the projector from reaching full Rec.2020 coverage.

HDR color volume - Gamut Rings :

The Gamut Rings measurement goes beyond simple two-dimensional gamut coverage by examining the projector’s ability to preserve its colors as luminance increases.

With a BT.2020 HDR / ST2084 PQ target, a measured peak luminance here of 234.2cd/m² and a minimum of 0.1cd/m², the IRIS Ultra reaches 94.41% of the reference color volume.

Test JmGO Iris Ultra
Gamut ring IRIS ULTRA

This is again very close to the Ultra Max, which reached 94.64% in the same test but with a peak luminance of 292.6cd/m². The difference in light output between the two projectors is therefore immediately visible on the luminance axis, but it is accompanied by virtually no loss of relative color volume.

The different measured envelopes follow the target very closely across a large part of the luminance range. Deviations naturally increase when very high saturation and luminance are approached at the same time, but the IRIS Ultra retains a very large proportion of its gamut even in the brightest colors it is capable of producing.

This measurement is particularly interesting when comparing the two IRIS models: claimed output of 4,500 versus 6,500 ISO lumens does not translate into any significant reduction in color richness. The Ultra is less bright, but its triple-laser engine retains almost the same ability to produce and preserve highly saturated colors as its bigger brother.

SDR results :

Examining the different SDR modes on the JMGO IRIS Ultra broadly reproduces the hierarchy observed on the Ultra Max, but with a rather favorable surprise in terms of color accuracy. The most demonstrative profiles still make far too much use of the triple-laser engine’s native gamut to reproduce a Rec.709 source correctly, while two modes stand out very clearly: Office and Movie.

Test JmGO Iris Ultra
Tableau SDR JMGO Iris Ultra

Dynamic mode is the most extreme example. With coverage reaching 202.4% of Rec.709, it allows almost the full native gamut of the laser engine to express itself even though an SDR source requires a much smaller color space. The consequences are immediately visible in the measurements: average Delta E2000 reaches 28.70 for saturations, with a maximum as high as 99.98, while grayscale still averages 11.78. In return, it produces the projector’s maximum brightness at 273.67cd/m², equivalent to approximately 2,379 lumens on my 100-inch gain-1 white screen. This mode therefore does its job when the objective is maximum raw brightness, but certainly not when the goal is to respect the program’s intended colorimetry.

Vivid Colors and AI Enhanced follow a similar logic. Their gamuts reach 201.5% and 201.3% of Rec.709 respectively, with color errors that remain very high. Vivid Colors, for example, produces an average Delta E of 11.37 for saturations, 11.28 on the ColorChecker and 10.73 on grayscale. AI Enhanced is hardly better at 9.41, 9.42 and 10.75 on the same measurements.

Standard mode also remains far too wide at 186.8% of Rec.709. This is an interesting difference from the IRIS Ultra Max, whose Standard mode was already too broad but to a lesser extent at around 141.6%. On the Ultra, errors remain substantial, with average Delta E of 8.92 for saturations, 9.39 on the ColorChecker and 10.49 on grayscale.

Cinema Control Master narrows the gamut further to 140.1% of Rec.709, but it is still too saturated to serve as an SDR reference. Soft mode drops to 136.5%, with gradually improving Delta E figures, but remains too far from the target as well.

The behavior changes completely when we reach Office and Movie modes.

Office is this time the most accurate mode out of the box. Its 99.0% Rec.709 coverage is almost perfect, and the errors become extremely small: average Delta E2000 of 0.86 for saturations, 1.08 on the ColorChecker and just 1.33 on grayscale. Maximum errors are also well contained at 3.13, 3.52 and 4.24 respectively. We are therefore a very long way from the previous profiles and already in a zone where most deviations become difficult, if not impossible, to distinguish visually.

Test JmGO Iris Ultra
Mode bureau SDR

Movie mode follows immediately behind and could almost be considered equivalent. It covers 98.5% of Rec.709, with exactly 0.86 average Delta E for saturations, 1.16 on the ColorChecker and 1.65 on grayscale. The differences from Office are so small that they will matter little on screen, although the measurements still give Office a slight advantage.

Test JmGO Iris Ultra
Mode film sortie de boîte SDR laser 10 iris F 2 0

This represents an interesting development compared with the IRIS Ultra Max. On the Max, Movie was the best SDR mode out of the box, with average Delta E of 1.63 for saturations, 2.13 on the ColorChecker and 3.15 on grayscale, while Office reached 1.83, 2.33 and 3.61 respectively. The IRIS Ultra therefore performs noticeably better on these criteria, particularly in grayscale neutrality.

The reduction in light output compared with the Max is, however, clearly visible. Office delivers 234.74cd/m², or approximately 2,041 lumens, while Movie produces 234.51cd/m², or 2,039 lumens. The Ultra Max reached around 2,545 to 2,547 lumens in these two modes. The loss is therefore approximately 20%, but it remains significantly smaller than the 6,500-to-4,500 ISO-lumen difference on the specification sheets might suggest.

Measured out-of-the-box contrast remains very close between Office and Movie, at 1,806:1 and 1,804:1 respectively, with a measured black level of 0.13cd/m². Vivid Colors and AI Enhanced sit around 1,750:1, while Soft drops to 1,660:1. The black-level value displayed as 0.00cd/m² in Dynamic mode does not allow a usable sequential contrast figure to be calculated for this series, so I prefer not to assign it an artificial value.

The SDR verdict is therefore particularly positive: despite its lower position in the range, the IRIS Ultra is more accurate out of the box than the Ultra Max in its best modes. With Office or Movie, it is already not far from a calibrated image, and this time I retain Office as the best SDR choice, with Movie representing an almost equivalent alternative for home-theater use.

HDR results :

In HDR10, the JMGO IRIS Ultra retains the huge gamut made possible by its RGB triple-laser engine. Depending on the selected mode, measured coverage ranges from 95.5% to 97.5% of Rec.2020, figures that are almost identical to those of the IRIS Ultra Max, which ranged from around 96.4% to 98%. The Ultra’s lower light output therefore does not result in any meaningful reduction in the available color gamut.

Test JmGO Iris Ultra
Résultats HDR du JMGO Iris Ultra

As in SDR, however, the most demonstrative profiles are far from being the best choices for accurate reproduction. Standard mode reaches 1,993 lumens, with average Delta E2000 of 8.21 for DCI-P3 saturations, 10.96 for HDR content colors and 10.74 on grayscale. AI Enhanced and Vivid Colors rise to around 2,130 lumens, but their white balance remains heavily skewed: average grayscale Delta E reaches 11.28 and 11.94 respectively.

Soft mode does not really correct the problem, with average Delta E of 10.78 on grayscale, 8.89 for saturations and 11.43 for HDR colors. Cinema Control Master delivers 2,129 lumens but remains equally far from neutral, with average Delta E of 11.51 on grayscale and 10.16 on HDR colors.

As in SDR, two modes stand out very clearly: Movie and Office.

Movie mode covers 96.9% of Rec.2020, with luminance of 234.64cd/m², equivalent to around 2,040 lumens, and, above all, a clear improvement in image balance. Average Delta E falls to 5.75 for DCI-P3 saturations, 7.40 for HDR colors and, most importantly, 3.63 on grayscale.

Test JmGO Iris Ultra
Film HDR

Office does very slightly better again. Coverage remains identical at 96.9% of Rec.2020, with 234.77cd/m², or 2,041 lumens. The differences are tiny but consistently favorable: average Delta E of 5.74 for saturations, 7.40 for HDR colors and 3.58 on grayscale. Maximum errors reach 15.62, 23.70 and only 5.87 on grayscale respectively.

Test JmGO Iris Ultra
Bureau HDR

The comparison with the IRIS Ultra Max is interesting. On that model, Movie was also the best HDR choice, but its average grayscale Delta E still reached 5.00, compared with 5.25 for Office. On the IRIS Ultra, these figures drop to 3.63 and 3.58. The less expensive model therefore benefits from noticeably more accurate white-balance tuning in its two best profiles.

The trade-off is naturally light output. The Ultra Max delivered around 2,528 lumens in Movie HDR and approached 2,670 lumens in its brightest modes. The IRIS Ultra drops here to around 2,040 lumens in Movie/Office and 2,130 lumens at most in AI Enhanced and Vivid Colors. The loss therefore sits at around 19–20%, very close to what I had already measured in SDR.

Sequential contrast ultimately varies relatively little between profiles. The highest values reach 1,884:1 in AI Enhanced, Vivid Colors and Cinema Control Master, with black at 0.13cd/m². Movie and Office drop to 1,676:1 and 1,677:1 respectively because black rises to 0.14cd/m². These differences remain modest and, as with the Max, studying the dual iris will reveal much more about the projector’s true contrast capabilities.

The HDR verdict therefore closely mirrors the SDR result: less light than the IRIS Ultra Max, but better grayscale accuracy in the most faithful modes. Office takes first place mathematically, but the gap to Movie is so small that both can be recommended. For HDR home-theater use without prior calibration, I nevertheless retain Office as the best out-of-the-box setting.

Dolby Vision results :

In Dolby Vision, the JMGO IRIS Ultra retains virtually complete DCI-P3 coverage regardless of the selected profile. I measure 99.6% in Bright, 99.2% in Dark, 99.5% in Vivid Colors and 99.4% in Gaming. The color richness of the RGB triple-laser engine is therefore fully exploited, and the choice of mode will mainly come down to color accuracy, grayscale and image processing.

Test JmGO Iris Ultra
Résultats Dolby Vision du JMGO Iris Ultra

Brightness ultimately varies very little between three of the four profiles. Bright mode reaches 234.40cd/m², or around 2,038 lumens on my 100-inch gain-1 white screen. Dark delivers almost exactly the same at 234.79cd/m² and 2,041 lumens, while Gaming sits at 234.54cd/m² and 2,039 lumens. Only Vivid Colors has a slight advantage at 244.98cd/m², or approximately 2,130 lumens.

As on the Ultra Max, the Bright and Dark labels therefore do not correspond to any significant difference in available light output. They primarily refer to different processing of the Dolby Vision signal.

This time, however, the color-accuracy hierarchy changes very clearly compared with the Max model. On the latter, Dolby Vision Dark was the best choice for cinema, with average Delta E2000 of 5.47 for DCI-P3 saturations, 5.48 for HDR colors and 3.46 on grayscale. On the IRIS Ultra, by contrast, Gaming mode dominates the measurements by a wide margin.

It produces an average Delta E of only 1.30 for DCI-P3 saturations, with a maximum of 4.78. For HDR colors, the average reaches 2.57, while grayscale drops to an average of 2.82 and a maximum of 4.75. These are very good out-of-the-box results and, above all, clearly better than those of the other three Dolby Vision profiles.

Bright mode comes second, with average Delta E of 5.55 for saturations, 6.72 for HDR colors and 4.08 on grayscale. It therefore remains usable, but it is clearly less accurate than Gaming.

Dark mode is surprisingly less convincing this time. Its errors reach 8.52 for DCI-P3 saturations, 8.09 for HDR colors and 4.82 on grayscale. This is exactly the opposite of what I observed on the IRIS Ultra Max, where Dark was the most balanced profile.

Vivid Colors retains its demonstrative purpose. It delivers the highest brightness at 2,130 lumens, but grayscale accuracy deteriorates sharply with an average Delta E of 11.51. Saturations average 6.55 and HDR colors 6.73. The small increase in light output therefore does not compensate for the loss of neutrality.

Sequential contrast also remains fairly consistent. Bright reaches 1,803:1, Gaming 1,804:1, Vivid Colors 1,750:1 and Dark 1,677:1. Here again, raw dynamic-range differences are not what should guide the choice of mode; color accuracy matters much more.

The comparison with the Ultra Max also confirms the reduction in light output already observed in SDR and HDR. The Max delivered around 2,540 lumens in Bright and Dark modes and rose to 2,690 lumens in Vivid Colors. The IRIS Ultra is therefore roughly 20% lower, which matches the difference I measured fairly closely in the other video formats.

Test JmGO Iris Ultra
Dolby vision Gaming

The most interesting result, however, lies elsewhere: on this IRIS Ultra sample, Dolby Vision Gaming is by far the best out-of-the-box setting, including for watching films. Its name might naturally lead a home-theater user to dismiss it, but the measurements show exactly the opposite. With average Delta E of 1.30 for saturations, 2.57 for HDR colors and 2.82 on grayscale, this is the mode I recommend for the most accurate Dolby Vision reproduction without calibration.

Brightness and contrast :

Before looking at the figures, I am using exactly the same protocol as with the IRIS Ultra Max. Measurements are taken on a calibrated image, with laser power set to 10, using my 100-inch reference white Lambertian screen with gain 1.0. Luminance expressed in cd/m² therefore corresponds to the light actually reflected by the screen toward the viewer, while the lumen figures are calculated from that luminance and the projected image area.

Test JmGO Iris Ultra
Contraste et luminosité JmGO IRIS Ultra

At the fully open F2.0 position, the IRIS Ultra produces 234.51cd/m², or approximately 2,039 lumens, with black measured at 0.13cd/m². Sequential contrast therefore reaches 1,804:1. Comparing this with the Ultra Max immediately shows the difference in output between the two models: at the same aperture, the Max reached 303.51cd/m², around 30% more luminance, while its contrast was only very slightly lower at 1,734:1.

As the dual iris is progressively closed, the behavior initially follows exactly the expected pattern. At F3.0, luminance falls to 196.62cd/m², black to 0.08cd/m² and contrast rises to 2,458:1. At F4.0, 176.08cd/m² remain, with black at 0.06cd/m² and contrast at 2,935:1.

Once again, F5.0 is, in my view, the most interesting setting. The IRIS Ultra still retains 164.28cd/m², or approximately 1,428 lumens, while black level falls to only 0.02cd/m². Contrast therefore reaches 8,214:1. Remarkably, this even exceeds the 7,388:1 I measured on the Ultra Max at the same aperture. The less bright model is therefore able to produce a slightly lower black level here and ultimately higher static contrast.

The final two positions are far less balanced. At F6.0, luminance collapses to 87.71cd/m², or around 762 lumens, with black still measured at 0.02cd/m² and contrast falling back to 4,386:1. At F7.0, only 66.40cd/m² remain, or approximately 577 lumens. Black reaches 0.01cd/m² and contrast rises again to 6,640:1.

This final figure is particularly interesting in comparison with the Max model. The Ultra Max reached 10,332:1 at F7.0, which essentially confirmed JMGO’s 10,000:1 claim. The IRIS Ultra stops at 6,640:1 here, a figure remarkably close to the manufacturer’s claimed 7,000:1. The two projectors therefore differ in more than light output alone: at maximum iris closure, the Max does indeed retain a significant contrast advantage.

The genuinely new element in this review, however, concerns the dynamic processing options.

With Dynamic Black Level enabled, the white measurement rises to 241.42cd/m², or around 2,098 lumens, while black drops to 0.01cd/m². The calculated ratio therefore reaches 24,142:1. Combining this processing with Cinema mode reduces luminance to 165.86cd/m², or approximately 1,442 lumens, still with black at 0.01cd/m², for a dynamic ratio of 16,586:1.

These figures need to be interpreted correctly. As soon as a dynamic function is involved, the projector is no longer in the same operating state when displaying the white pattern and the black pattern. The system adapts its output or black level according to the content. These figures therefore describe dynamic sequential contrast and should not be compared directly with measurements made with the mechanical iris held at a fixed position.

This is even more true of the Dynamic Iris function discovered in the JMGO LAB menu. Enabled on its own, it allows me to measure 239.95cd/m², or around 2,086 lumens, while black again falls to 0.01cd/m². The resulting ratio reaches 23,995:1.

On paper, that is obviously spectacular: the IRIS Ultra recovers almost all of its fully open brightness on a bright image, then mechanically closes the diaphragm when a scene becomes dark. This is exactly how a true dynamic iris is supposed to work: provide light when the content needs it while mechanically lowering black level as the image becomes darker.

But this function sits inside JMGO LAB, and its behavior makes it fairly easy to understand why. During major brightness changes, I can clearly hear the mechanism operating. The iris physically moves and becomes audible in a quiet room. JMGO itself also warns that this function may increase operating noise. Beyond the spectacular near-24,000:1 measurement, its operation still lacks enough discretion for me to regard it as fully mature.

It is also a function that needs to be judged by more than a simple succession of white and black test patterns. A sequential measurement is almost the ideal scenario for a dynamic iris: moving from a very bright screen to a black screen gives it complete freedom to change its aperture. On a real image containing very bright and very dark areas at the same time, the compromise is necessarily more complex. These 23,995:1 therefore mainly demonstrate the potential operating range of the system, not an intra-image contrast level that would be reproduced systematically in every scene of a film.

Overall, the IRIS Ultra’s static behavior is particularly interesting. At F2.0, it delivers around 2,039 calibrated lumens, compared with more than 2,500 lumens for the Ultra Max under comparable conditions. At F5.0, however, it still retains around 1,428 lumens while reaching 8,214:1, which for me represents its best compromise between light reserve and black depth. At F7.0, it also confirms JMGO’s claimed hierarchy fairly closely: 6,640:1 measured against a claimed 7,000:1, whereas the Max exceeded 10,000:1.

The JMGO LAB dynamic iris finally opens up another possibility, with almost 24,000:1 of measured dynamic contrast, but its audible and still clearly experimental operation currently leads me to regard it as a promising avenue rather than a setting I would systematically recommend for watching films.

Impact of fixed iris settings and dynamic processing on color accuracy :

After measuring the influence of the dual iris on brightness and contrast, I wanted to check whether its different positions remained colorimetrically neutral. To isolate its effect, I keep the projector in the same SDR Movie mode, with laser power at 10 and my reference gain-1.0 white screen. I then measure Rec.709 coverage, saturations, ColorChecker and grayscale without changing any other parameter.

Test JmGO Iris Ultra
Mode film sortie de boîte SDR laser 10 iris F 2 0

At F2.0, which is the fully open position, the baseline is already very good. The projector covers 98.5% of Rec.709, with an average Delta E2000 of just 0.86 for saturations, 1.16 on the ColorChecker and 1.65 on grayscale. At F3.0, very little changes: 98.9% Rec.709 coverage, average Delta E of 1.10 for saturations, 1.37 on the ColorChecker and 1.99 on grayscale. Closing the iris therefore remains almost completely neutral between these first two positions.

Test JmGO Iris Ultra
Mode film SDR iris F 3 0

In fact, F4.0 is where I obtain the best overall balance. Coverage reaches 99.1% of Rec.709 and average Delta E falls to 0.76 for saturations, 0.91 on the ColorChecker and 1.15 on grayscale. Maximum errors also remain very low, at around 3. In this position, closing the iris therefore introduces no measurable color penalty and even slightly improves the overall balance of my sample.

Test JmGO Iris Ultra
Mode film SDR iris F 4 0

Behavior becomes much more surprising at F5.0. Rec.709 coverage remains excellent at 99.9%, the ColorChecker is still very accurate with an average Delta E of only 1.14, and grayscale also remains properly controlled at 1.96. Yet the saturation measurements collapse, with an average Delta E of 20.19 and a maximum of 22.28. It is important not to be misled here by overall gamut coverage: having 99.9% of Rec.709 does not mean that intermediate colors are correctly positioned. This measurement specifically reveals a major anomaly in the saturation progression, even though the more common ColorChecker colors remain relatively accurate.

Test JmGO Iris Ultra
Mode film sortie de boîte iris F 5 0 SDR

From F6.0 onward, the degradation becomes much more general. The gamut expands abnormally to 109.4% of Rec.709, while average Delta E reaches 10.74 for saturations, 4.02 on the ColorChecker and 6.59 on grayscale. At F7.0, the drift becomes even stronger: 109.9% of Rec.709, average Delta E of 21.89 for saturations, 4.54 on the ColorChecker and 7.45 on grayscale. Maximum iris closure can certainly lower black level significantly, but it can no longer be considered neutral with respect to color reproduction.

These results somewhat change the way the best compromise should be read if one looked only at contrast measurements. F5.0 is extremely attractive when considering its 8,214:1 contrast figure alone, but its very large saturation anomaly requires real caution for anyone seeking accuracy. From a strictly colorimetric standpoint, F4.0 is clearly the best-balanced position, delivering an extremely accurate image while already benefiting from contrast close to 3,000:1.

Dynamic processing introduces a different issue. With Dynamic Black Level enabled, the gamut remains contained at 98.4% of Rec.709, but accuracy deteriorates significantly: average Delta E rises to 3.91 for saturations, 4.91 on the ColorChecker and, above all, 9.90 on grayscale. It is therefore clear that the spectacular contrast improvement measured earlier does not come for free: the processing noticeably alters the overall image balance.

Test JmGO Iris Ultra
Mode film et niveau de noir dynamique seul SDR

When I add Cinema mode to Dynamic Black Level, gamut coverage this time rises to 114.7% of Rec.709. Average Delta E reaches 4.10 for saturations, 5.27 on the ColorChecker and 9.04 on grayscale. Subjective contrast gains density, but the image moves clearly further away from the SDR reference.

Test JmGO Iris Ultra
Mode film SDR niveau de noir dynamique actif + mode de niveau de noir cinéma

Finally, the new Dynamic Iris function available in JMGO LAB produces the strongest overall colorimetric impact of the dynamic settings tested. The gamut reaches 113.7% of Rec.709, while average Delta E climbs to 5.03 for saturations, 6.24 on the ColorChecker and 10.13 on grayscale, with maximum errors exceeding 10, 13 and 17 respectively. Once again, the spectacular dynamic contrast approaching 24,000:1 must therefore be viewed in the context of significantly degraded color accuracy.

Test JmGO Iris Ultra
Mode film SDR iris F 3 0

Added to this is a problem the probes obviously cannot measure: the dynamic iris still lacks visual discretion. I have already mentioned the mechanical noise produced by its movements, but its action is also visible on screen. When a film frequently alternates between a very bright scene and a predominantly dark sequence, the moment at which the diaphragm intervenes can be clearly seen. The transition is not gradual enough to become fully transparent, and the eye can perceive the luminance change caused by the aperture adjustment.

Its behavior becomes much more convincing, however, when the content retains a broadly similar luminance profile for a while. Across a succession of dark scenes, or conversely shots that remain generally bright, the iris has time to stabilize and its intervention stops drawing attention. Under those conditions, the gain in dynamic range and black depth can be quite spectacular, with a sense of contrast far greater than that obtained with the fixed iris fully open.

Test JmGO Iris Ultra
Fonction iris dynamique JmGO Iris Ultra

That ultimately sums up the ambivalence of this JMGO LAB function. Its potential is real and the contrast measurements demonstrate it, but its still-visible operation, mechanical noise and non-negligible impact on color accuracy show that it is not yet fully mature. For an accurate and stable image, I currently favor the fixed F2.0 to F4.0 positions, with a particular preference for F4.0, while the dynamic iris is more of an option to experiment with for viewers who prioritize the subjective impact of contrast and accept the compromises it entails.

Conclusion

When I concluded the IRIS Ultra Max review, I wrote that the simpler version offered at €1,990 would be particularly interesting to examine, precisely to determine what was genuinely lost compared with the higher-end model and whether the essentials of its image quality were preserved. Now that both projectors have passed through the same test bench one after the other, the answer is especially clear: in the end, very little is lost.

On screen, the JMGO IRIS Ultra and IRIS Ultra Max are extremely close. That is also why I did not repeat the “subjective impressions” section included in my IRIS Ultra Max review: I could simply have copied and pasted it. They share the same excellent sharpness and uniformity, the same very good 24p handling, almost identical input lag, remarkable control of speckle and, above all, the same RGB triple-laser source capable of covering almost all of DCI-P3 and around 96% of BT.2020. More surprisingly, my IRIS Ultra sample is actually better tuned out of the box than the Max.

The dual mechanical iris also remains one of the major strengths of this range. It genuinely allows the user to trade light output against black depth, and the IRIS Ultra can exceed 8,000:1 contrast at certain fixed positions. During this second review, I also discovered the dynamic-iris function hidden inside JMGO LAB, which was in fact already present on the Ultra Max but which I had missed during that review. It can achieve dynamic contrast figures close to 24,000:1 and can deliver visually spectacular results when the luminance character of the scenes remains relatively stable.

This dynamic function is not yet refined enough to become my reference setting, however. The mechanism can be heard while it works and, more importantly, its intervention is visible when the program frequently alternates between bright and dark scenes. My measurements also show that enabling it noticeably degrades color accuracy. With the iris fixed, F4.0 ultimately represents the best compromise if the goal is to preserve excellent color precision while improving black level.

The real difference between the two models therefore remains, above all, light output. On a properly adjusted image, the IRIS Ultra delivers around 2,040 lumens in its best modes, compared with approximately 2,540 lumens for the Ultra Max. That difference becomes relevant as image area increases, but it does not fundamentally change the character of the projector. At the same image size and under normal home-theater conditions, the two machines would genuinely need to be placed side by side for the difference to become obvious.

The Ultra Max also adds its motorized gimbal and a few presentation refinements, but I remain unconvinced by the real value of that extra sophistication. If the objective is to obtain the best possible sharpness, the correct approach is precisely to position the projector properly, use its optical zoom and lens shift, and then leave electronic geometry corrections disabled. In that context, a motorized gimbal mainly adds convenience and demonstration value, not a better image. I had already expressed the same reservation in the conclusion of the Max review.

The recommendation is therefore ultimately very simple: for image sizes up to 120 inches, I would choose the JMGO IRIS Ultra. It retains virtually all of the Ultra Max’s image quality and saves around €1,000. In my view, it is currently the more rational choice of the two. Beyond 120 inches, however, the Max’s additional light reserve starts to make real sense, particularly for HDR, and that is where I would turn to the IRIS Ultra Max instead.

It is rather amusing to reread today the question I asked at the end of my previous review: what do you really lose by choosing the IRIS Ultra rather than the Ultra Max? The answer ultimately comes down to very little: mainly brightness and a few automated features. Certainly not the essentials of image quality.

The JMGO IRIS Ultra therefore receives, like its bigger brother, the maximum score from Mondoprojos.fr. The Ultra Max had already earned it. The IRIS Ultra deserves exactly the same distinction, with one additional argument that is difficult to ignore: up to 120 inches, it produces an image so close to that of the Max that the €1,000 left in your wallet may well be its most convincing quality.

Coup de projecteur

7 Commentaire(s)

  1. Alpo dit :

    Salut Greg,
    Merci pour ces deux super tests très rapprochés et qui nous présentent deux vidéoprojecteurs qui semblent avoir toutes les qualités qu’on peut exiger dans cette gamme de prix ! Je me demande si je ne vais pas craquer très vite pour le deuxième d’ailleurs !!! 😀
    J’ai une question générale : est-ce que ces vidéoprojecteurs (notamment le moins cher) rivalisent à tes yeux avec ceux qui étaient tes références jusqu’ici, je pense en particulier au Formovie Theater Premium ? Le détrônent-ils ??
    Et une question plus technique : si on regarde un film vient directement du vidéoproj (par exemple sur Netflix ou une clé usb branchée dessus), peut-on faire sortir le son en 5.1 vers un ampli home-cinéma ? J’ai peur que non car la petite prise jack à l’arrière ne permet évidemment pas de le faire. Comment faire autrement ?

    1. GregW dit :

      Bonsoir Alexandre, j’ai du mal à me positionner sur 2 projecteurs qui sont dans 2 catégories vraiment différentes (UST et Lifestyle). Ce que je peux dire en revanche c’est que ce nouveau JmGO (ou plutôt ces 2 nouveaux : Ultra Max et Ultra) sont des bons crus.

      Il est possible de relier le projecteur à un système externe en Bluetooth.

  2. Alpo dit :

    En y réfléchissant, je me demande si la prise hdmi eARC ne permettrait pas de faire ça. Je découvre cette connectique dont je n’avais jamais entendu parler. Je ne sais pas si c’est possible. Parce que le problème du bluetooth c’est qu’il compresse le signal sonore (et en plus est-il 5.1 ?).

    1. GregW dit :

      Si la prise eArc est aussi une option.

  3. Alpo dit :

    Tiens, j’ai une autre question technique (désolé je profite de ta présence :)) :
    Est-ce que baisser la puissance du laser produit les mêmes résultats que fermer l’iris mécanique ? En gros : baisse de luminosité, gain de contraste, conservation de la colorimétrie…
    Si c’est le cas, alors ça serait mieux que de fermer l’iris car en plus on ferait des économies d’énergie, non ? Mais j’imagine que ce n’est peut-être pas aussi simple.

    1. GregW dit :

      Baisser la puissance laser réduit surtout la luminosité avec à la clé moins de consommation et parfois moins de ventilation mais le contraste évolue généralement peu, car le blanc et le noir baissent ensemble.

      Fermer l’iris agit sur le chemin optique et peut faire baisser le noir plus vite que le blanc : sur l’IRIS Ultra, c’est bien ce qui permet de passer de 1 804:1 à F/2.0 à 2 935:1 à F/4.0, voire davantage ensuite.

  4. Alpo dit :

    Ok merci beaucoup pour toutes ces précisions et pour ton travail incroyable !!!

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