Test du JmGO N3 Ultra Max

La dénomination « Test » pour cet article me semble un peu galvaudée, et vous allez rapidement comprendre pourquoi. L’exemplaire du tout nouveau JmGO N3 Ultra Max dont je dispose n’est pas une version dite « globale ». Autrement dit, il n’est pas (encore) commercialisé à l’international par la marque, contrairement au N1S Ultimate dont je vous ai récemment proposé un banc d’essai complet.

Cette nouvelle référence a été dévoilée lors du dernier salon CES de Las Vegas, qui s’est achevé le 10 janvier 2025, et devrait être commercialisée à l’international avec des fonctions Smart TV basées sur Google TV et une interface entièrement traduite. Or, l’appareil que je possède provient directement de Chine : il tourne sous un système d’exploitation propriétaire de JmGO, propose des fonctionnalités Smart TV limitées à son marché d’origine et affiche des menus exclusivement en mandarin. Par le passé, il était encore possible de passer l’interface en anglais, mais cette option n’existe plus à présent.

Dans ce contexte, vous comprendrez que je n’ai pas pu mener à bien la totalité de mes tests habituels. Malgré le recours à des traducteurs automatiques, il reste compliqué d’explorer toutes les fonctions de l’appareil, d’autant plus qu’il ne s’agit pas de la version destinée au marché européen.

Toutefois, il est intéressant d’étudier ses performances et, surtout, de découvrir les améliorations apportées par rapport au N1S Ultimate. C’est ce que je vous propose de faire dès à présent dans les paragraphes qui suivent.

JmGO N3 Ultra Max
Comparaison de taille Valerion Pro 2 et JmGO N3 Ultra Max

De quoi s’agit-il ?

Ce projecteur DLP triple laser, classé dans la catégorie « lifestyle », propose une résolution 4K UHD émulée (3 840 x 2 160 pixels) grâce à la technologie de décalage de pixels XPR. Il intègre par ailleurs le moteur laser triple-couleur de la marque, appelé MALC. Selon le constructeur, il affiche une luminosité de 4 600 lumens CVIA, couvre 110 % de l’espace colorimétrique BT.2020 et offre un contraste natif de 5 000 :1 (des valeurs que je vérifierai dans la partie technique du verdict).

Le MALC ne se contente pas d’assurer une forte luminosité : il excelle aussi dans la réduction du « speckle », ces artefacts couramment associés aux projecteurs à triple laser. Grâce à son module LSR (Light Speckle Reducer), le N1S éliminerait 97 % de ces effets indésirables, en adaptant l’amplitude et la fréquence du faisceau laser via un diffuseur vibrant.
En ce qui concerne la diffusion lumineuse, la marque mise sur une technologie à quatre couches de diffuseurs à micro-partitions (400, pour être précis). Résultat : la lumière est homogénéisée à un niveau supérieur à celui de la concurrence, garantissant une uniformité lumineuse de 95 %.

JmGO N1S 4K
Système triple laser JmGO

Le design de ce modèle repose sur un châssis de type « balancelle », lui permettant de pivoter horizontalement et verticalement pour faciliter son positionnement. Associé à six outils de réglage automatique de l’image, ce mécanisme rend l’installation particulièrement rapide. Grande nouveauté : elle est motorisée !

JmGO N3 Ultra Max
JmGO N3 Ultra Max

Grâce à la télécommande Bluetooth, vous pouvez ajuster à distance l’inclinaison verticale et horizontale : soit de manière ample (comme montré dans la vidéo), soit très précise, pas à pas, façon « Lens-shift » avec une amplitude impressionnante.


C’est très efficace : combiné au zoom motorisé (rapport de projection de 0,88 à 1,2:1) et à l’intelligence artificielle qui gère les corrections électroniques (trapèze, évitement d’obstacles et mise au point), la vie de l’utilisateur est grandement simplifiée. Il suffit de recouvrir l’écran avec l’image du N3 Ultra Max, de lancer l’alignement automatisé et, après un court instant, le projecteur ajuste parfaitement l’image au cadre : jusqu’à présent, je n’avais jamais vu un système automatique d’une telle précision !

JmGO N3 Ultra Max
Accessoires JmGO N3 Ultra Max

La partie audio n’est pas en reste : la marque a intégré un système stéréo de 2 x 12,5 W qui, grâce à un traitement avancé, adapte le son à l’environnement.

La base du projecteur comprend un port USB 3.0 et deux ports HDMI 2.1 (dont un compatible eARC) acceptant la 4K jusqu’à 240 Hz. On peut également y insérer des cartes mémoire d’une capacité allant jusqu’à 120 Go.

Test JmGO N3 Ultra Max

Enfin, le nouveau JmGO prend en charge les contenus HDR (HDR10 et HLG) et peut projeter en 3D à partir de disques Blu-ray 3D. En revanche, il ne prend pas en charge le Dolby Vision ni l’HDR10+.

Menus

L’interface, basée sur un système d’exploitation propriétaire de JmGO, est entièrement en mandarin, et toutes les fonctions Smart TV sont réservées au marché intérieur chinois. Ne maîtrisant pas cette langue, j’ai dû recourir à un traducteur automatique pour naviguer dans les différents menus.

Test JmGO N3 Ultra Max
Menus en mandarin

Le constructeur a toutefois corrigé plusieurs lacunes constatées sur le N1S Ultimate que j’ai récemment testé. Il est désormais possible de sélectionner trois espaces colorimétriques : BT.709, DCI-P3 et REC.2020. J’ai ainsi pu calibrer le projecteur pour les sources SDR et 4K HDR, avec des écarts DeltaE inférieurs à 2.

Les modes d’image « usine » sont traduits de la façon suivante : « coloré », « brillant », « standard », « bureau », « nuit noire », « performance » et « personnalisé ». Je n’ai pas trouvé de fonction de type CMS (Color Management System), et l’échelle de gris n’est ajustable qu’en un seul point (Gain). Trois niveaux prédéfinis de gamma sont proposés, ainsi que trois températures de couleur.

La gestion du laser s’effectue par paliers de 1 à 10, du plus faible au plus puissant. Un mode « super luminosité » permet d’aller au-delà du niveau 10, au prix d’un bruit de ventilation particulièrement gênant. Le traitement vidéo inclut un mode d’interpolation d’images MEMC réglable sur trois niveaux, la prise en charge de l’ALLM et une option « super boost » qui réduit la latence en désactivant toutes les corrections d’image. Une option de contraste dynamique est également présente.

Test JmGO N3 Ultra Max
Ajustement pas à pas de la puissance du laser

À noter qu’une fonction d’adaptation automatique de la colorimétrie à la surface de projection est également gérée par l’intelligence artificielle. Voilà ce que j’ai pu comprendre, notamment grâce à l’outil de traduction ; il est possible que j’aie manqué certaines fonctionnalités à cause de la barrière de la langue.

Verdict technique

Bruit de fonctionnement et qualité du système sonore intégré :

Le N3 Ultra Max se montre particulièrement discret en fonctionnement, au point de frôler le silence. Dans ma pièce de mesure, dont le bruit de fond est de 35,6 dB, le projecteur n’a fait grimper le niveau sonore qu’à 35,8 dB lorsque le laser était réglé sur sa puissance maximale (10) : une différence de 0,2 dB à peine perceptible ! En revanche, si l’on active la fonction « super luminosité » (heureusement non indispensable), la ventilation devient nettement plus présente et l’appareil se transforme en véritable « sèche-cheveux ». Côté audio, le système sonore intégré dispose d’une belle réserve de puissance et de basses, pouvant même sembler excessif dans ce registre, au détriment d’une restitution plus subtile et raffinée.

Consommation électrique :

Malgré une puissance lumineuse mesurée à 3 300 lumens au maximum, la consommation électrique du N3 Ultra Max reste maîtrisée : elle ne dépasse pas 168 W lorsque le laser est réglé sur 10. En revanche, l’activation du mode « super luminosité » fait grimper ce chiffre à 234,7 W, ce qui constitue une raison supplémentaire de ne recourir à ce mode qu’en cas de stricte nécessité.

Piqué et précision de l’image :

Il n’est jamais aisé de rendre pleinement justice à un projecteur triple laser à travers de simples photographies, et c’est précisément la raison pour laquelle j’en ai publié si peu dans ce compte-rendu. En effet, il faut s’armer de patience pour parvenir à compenser la dominante rouge particulièrement prononcée de ce type d’appareil et trouver un réglage de balance des blancs adéquat. Cependant, même si les clichés ne sont pas légion, sachez que le nouveau JmGO démontre un piqué et une précision remarquables. Son objectif, conçu à partir d’un mélange de verre et de résine, parvient à livrer des images d’une netteté saisissante : les mires que je lui ai soumises sont restituées avec brio, sans afficher la moindre aberration chromatique. Ce résultat est d’autant plus impressionnant lorsqu’on prend en compte le recours aux multiples traitements électroniques destinés à optimiser le rendu. L’absence de flou, la netteté sur l’ensemble de la surface et la justesse des détails témoignent d’un excellent contrôle de l’optique et d’une grande maîtrise de la chaîne vidéo, depuis la source jusqu’à la projection finale. Qu’il s’agisse d’un film en 4K HDR ou de simples mires de test, le N3 Ultra Max sait mettre en valeur chaque nuance et chaque contour.

Fluidité :

Lorsqu’on désactive l’interpolation d’images, le phénomène de « judder » se fait ressentir de manière assez prononcée, ce qui peut rapidement gêner l’expérience visuelle. Ce défaut de fluidité se produit lorsque les images en mouvement ne s’enchaînent pas de façon parfaitement régulière : on observe alors de légères saccades, particulièrement visibles dans les panoramiques ou les scènes d’action rapides. Heureusement, le dispositif MEMC (Motion Estimation, Motion Compensation) intégré à l’appareil permet de remédier à ce problème. En activant son réglage « moyen », le projecteur insère des images supplémentaires pour lisser la progression des séquences, délivrant ainsi un rendu précis et sans ralentissements notables. Surtout, ce mode préserve en bonne partie la « signature » d’origine de la vidéo, sans infliger cet effet « savonnette » parfois jugé artificiel sur d’autres systèmes d’interpolation. Le résultat ? Des scènes rapides plus naturelles, où le spectateur profite d’une action fluide tout en conservant une impression visuelle fidèle à la source.

Input lag :

L’input lag, également appelé « retard à l’affichage », désigne l’intervalle de temps entre le moment où une action est initiée (par exemple, en appuyant sur une touche de la manette) et l’instant où elle apparaît à l’écran. Dans les jeux vidéo, ou pour toute autre activité nécessitant une réactivité immédiate, un faible input lag est essentiel : plus ce délai est réduit, plus la sensation de contrôle est nette et plus l’expérience est immersive. Avec le nouveau JmGO, le premier constat n’est guère flatteur : lorsque toutes les options d’amélioration de l’image sont activées, on mesure un retard de 137,7 ms, ce qui se traduit par une certaine lourdeur dans la réactivité, voire des difficultés à exécuter précisément certains mouvements. Heureusement, en sélectionnant le « mode boost », les délais chutent à un très bon 17,6 ms. Une telle performance est tout à fait appropriée pour jouer à des titres rapides ou compétitifs, permettant de conserver un haut niveau de précision et de fluidité dans les actions à l’écran.

Speckle laser :

Le speckle, dans le domaine de la projection laser, désigne un effet d’interférences lumineuses causé par la cohérence du rayon laser. Contrairement aux lampes classiques, qui émettent une lumière dispersée, le laser produit des ondes parfaitement alignées. Lorsque ces ondes interagissent avec de légères irrégularités (poussières, micro-reliefs de l’écran, éléments optiques), elles créent des motifs d’interférences perçus sous forme de scintillements ou de « grésillements » sur l’image, surtout sur les aplats uniformes ou les teintes claires.

Il ne faut pas confondre ce phénomène avec le bruit vidéo parfois associé aux projecteurs DLP. Dans ce dernier cas, on parle plutôt d’un effet lié aux circuits de traitement de l’image ou à la technique de tramage (dithering), utilisée pour lisser les transitions de couleurs. Le bruit vidéo se manifeste comme un léger grain numérique au sein de l’image, alors que le speckle laser, lui, découle uniquement de la nature cohérente de la source lumineuse. Pour réduire ce phénomène, les fabricants mettent en place des dispositifs tels que des diffuseurs ou des modules vibratoires qui modifient subtilement l’angle ou la fréquence du faisceau, atténuant ainsi l’effet d’interférences sans dégrader la qualité visuelle. C'est le cas sur le N3 Ultra Max.

Dans le cas de ce modèle, testé sur un écran blanc de type lambertien, le speckle est quasiment imperceptible, ce qui traduit une excellente gestion de ce phénomène par le constructeur. Et si l’on utilise en plus une toile technique à gain négatif, le scintillement résiduel diminue encore, offrant un confort visuel accru et une image nette, exempte de tout parasitage d’origine laser.

Colorimétrie :

Avec une couverture de l’espace REC.2020 approchant les 98 %, ce projecteur dispose d’une palette colorimétrique remarquablement étendue, lui permettant de reproduire un très large éventail de teintes. Néanmoins, sorti de la boîte, sa précision colorimétrique laisse à désirer. Les mesures effectuées révèlent en effet un point blanc et une échelle de gris éloignés des standards de référence, avec des niveaux d’erreur (DeltaE) qui ne descendent pas en dessous de 8. Autrement dit, la température de couleur est trop froide et présente un surplus notable de bleu qu’il sera nécessaire de corriger.

Malgré ces limites initiales, il est possible d’améliorer considérablement la fidélité des couleurs, même avec un réglage relativement sommaire. En effet, en sélectionnant l’espace de couleurs REC.709 et en n’ajustant qu’un seul point de correction (Gain), j’ai obtenu une température de couleur mesurée à 6 570 K, ainsi qu’un écart moyen (DeltaE) de 1,1 pour les niveaux de gris, et de 1,2 sur le Color Checker.

Test JmGO N3 Ultra Max
Post calibrage SDR

Un tel résultat mérite d’être souligné, d’autant qu’il existe une idée reçue selon laquelle l’œil humain ne perçoit plus les écarts de colorimétrie en dessous de 3. En réalité, si un utilisateur standard peut en effet difficilement faire la différence en deçà de ce seuil, un œil entraîné — notamment celui d’un professionnel de l’image ou d’un calibrateur — parvient encore à déceler des variations entre 2 et 3. C’est précisément la raison pour laquelle la Professional Video Alliance (PVA), dont je suis diplômé, exige des résultats en dessous de 2 pour attester d’un calibrage « de référence ». Cette rigueur garantit que la qualité des couleurs est irréprochable, et qu’elles seront restituées au plus près de l’intention artistique. Bien entendu, tout diffuseur ne permet pas systématiquement d’atteindre un tel niveau d’exactitude, mais le JmGO démontre ici qu’il est tout à fait capable de répondre à ces exigences dès lors qu’il est correctement réglé.

Gestion HDR

L’intégration du HDR10 par le nouveau JmGO atteint un niveau de maîtrise impressionnant. Dès qu’un signal HDR est détecté, le projecteur adapte automatiquement ses paramètres pour respecter la courbe de transfert électro-optique (EOTF), assurant un suivi précis de la dynamique lumineuse. Autrement dit, le Gamma EOTF épouse fidèlement la courbe de référence HDR10, conférant à l’image un rendu réaliste à la fois dans les hautes lumières et dans les zones d’ombre. Une fois que le point blanc est ajusté correctement — et il est intéressant de noter que le réglage reste le même pour les contenus SDR et HDR —, le JmGO délivre une cohérence chromatique solide, sans virages de couleur gênants ni blanc trop froid ou trop chaud.

Test JmGO N3 Ultra Max
HDR

Contraste et luminosité :

Les 4 600 lumens annoncés (norme CVIA) ne se retrouvent pas dans la pratique : dans le mode le plus lumineux, avec le boost de luminosité activé et mesuré sur un écran blanc (sonde orientée vers l’écran), j’ai relevé un pic à 3 313 lumens. C’est déjà une belle performance, d’autant que dans une configuration plus réaliste — c’est-à-dire avec des couleurs justes et le laser réglé sur 10 — on obtient 1 916 lumens. Ce niveau demeure suffisamment élevé pour projeter confortablement une image 4K HDR sur une base de 3,50 m tout en conservant une luminance d’environ 26 fL, et peut même monter jusqu’à 4,45 m de base en mode SDR, avec là aussi 26 fL. Autrement dit, le N3 Ultra Max a de quoi alimenter de très grands écrans sans craindre de perdre en lisibilité ou en dynamique visuelle. Cette souplesse est renforcée par la gestion précise du laser, réglable par paliers de 1 à 10, qui permet d’adapter la puissance lumineuse aux dimensions exactes de votre surface de projection. Côté contraste, je mesure un natif de 1 045 :1 après calibrage, contre environ 1 400 :1 avant réglages. Le niveau de noir, lui, s’établit à 0,258 cd/m² (post-calibrage), un résultat honnête qui reste cohérent avec la forte luminosité disponible. J’ai par ailleurs testé toutes les options de contraste dynamique, mais aucune n’a fait évoluer mes mesures de manière significative.

Test JmGO N3 Ultra Max
Contraste luminosité colorimétrie N3 Max Ultra

Conclusion

Je vais m’arrêter ici, pour les raisons évoquées en introduction. En effet, les barrières linguistiques et le fait que l’exemplaire en ma possession ne soit pas destiné à la commercialisation européenne rendent l’exploration complète de ses fonctionnalités complexe. Toutefois, ce bref aperçu laisse déjà entrevoir tout le potentiel de la future version globale, qui devrait, on l’espère, être traduite et dotée d’une interface adaptée à nos marchés. Dans la mesure où cet appareil n’est pas encore commercialisé chez nous, je ne lui attribuerai pas de note définitive. Néanmoins, je dois souligner à quel point j’ai été séduit par ses performances globales, que ce soit en termes de luminosité, de contraste ou d’excellente reproduction colorimétrique. Les fonctionnalités d’intelligence artificielle, couplées à la motorisation de la balancelle, constituent un véritable atout : non seulement elles facilitent l’installation et les réglages, mais elles surpassent à mes yeux les possibilités offertes par la plupart des Lens-shift mécaniques habituels. Cet aperçu est donc particulièrement prometteur : si la version globale parvient à préserver ces qualités tout en offrant une interface en français (ou dans d’autres langues européennes) et des services Smart TV adaptés, elle risque fort d’établir un nouveau standard dans le domaine des projecteurs triple laser. Vivement son lancement officiel chez nous !

ENGLISH VERSION

TEST JMGO N3 ULTRA MAX

The term “Test” for this article might be slightly misleading, and you’ll soon understand why. The brand-new JmGO N3 Ultra Max unit I have is not a so-called “global” version. In other words, it is not (yet) sold internationally by the brand, unlike the N1S Ultimate I recently reviewed in detail.

This new reference was unveiled at the latest CES in Las Vegas, which ended on January 10, 2025, and should be marketed internationally with Smart TV functions based on Google TV and a fully translated interface. However, the device I have comes directly from China: it runs on JmGO’s proprietary operating system, offers Smart TV functionalities strictly limited to its home market, and features menus exclusively in Mandarin. In the past, it was still possible to switch the interface to English, but that option is no longer available.

Under these circumstances, you can understand why I couldn’t fully carry out all my usual tests. Even with the help of automated translators, exploring all of this device’s functions is tricky, especially since it is not intended for the European market.

Nevertheless, it’s worthwhile to examine its performance and, most importantly, to discover the improvements made compared to the N1S Ultimate. That’s exactly what I’ll be showing you right now in the following paragraphs.


What is it ?

This triple-laser DLP projector, placed in the “lifestyle” category, offers an emulated 4K UHD resolution (3,840 × 2,160 pixels) via XPR pixel-shifting technology. It also features the brand’s triple-color laser engine, called MALC. According to the manufacturer, it provides a brightness of 4,600 lumens CVIA, covers 110% of the BT.2020 color space, and has a native contrast ratio of 5,000:1 (values I will verify in the technical verdict section).

JmGO N3 Ultra Max
Comparaison de taille Valerion Pro 2 et JmGO N3 Ultra Max

MALC is not just about high brightness: it also excels at reducing “speckle,” those artifacts commonly associated with triple-laser projectors. Thanks to its LSR (Light Speckle Reducer) module, the N1S supposedly eliminates 97% of these unwanted effects by adjusting the amplitude and frequency of the laser beam via a vibrating diffuser.

JmGO N1S 4K
Système triple laser JmGO

As for light diffusion, the brand relies on a four-layer micro-partition diffuser technology (400 layers, to be precise). The result: the light is homogenized to a higher level than competing models, ensuring a 95% uniformity.

The design of this model is based on a “swing” chassis, allowing horizontal and vertical pivoting to simplify projector placement. Combined with six automatic image adjustment tools, this mechanism makes installation particularly quick. Its biggest innovation: it is motorized!

With the Bluetooth remote control, you can adjust the vertical and horizontal tilt from a distance—either over a large range (as shown in the video) or very finely, step by step, similar to a “lens shift” with an impressive amplitude.

It’s highly effective: combined with the motorized zoom (throw ratio from 0.88 to 1.2:1) and the artificial intelligence that manages electronic corrections (keystone, obstacle avoidance, and focus), the user’s life is made much easier. Simply fill the screen with the N3 Ultra Max’s image, initiate the automated framing feature, and after a short calculation, the projector perfectly aligns the image with the screen. So far, I’ve never seen an automatic system achieve such precision!

JmGO N3 Ultra Max
Accessoires JmGO N3 Ultra Max

The audio part also doesn’t disappoint: the brand has integrated a 2 × 12.5 W stereo system that, thanks to advanced processing, adapts the sound to the environment.

Test JmGO N3 Ultra Max

The projector’s base includes a USB 3.0 port and two HDMI 2.1 ports (one supporting eARC), which can handle 4K at up to 240 Hz. You can also insert memory cards with capacities up to 120 GB.

Finally, the new JmGO supports HDR content (HDR10 and HLG) and can project 3D from 3D Blu-ray discs. However, it does not support Dolby Vision or HDR10+.


Menus

The interface, based on JmGO’s proprietary operating system, is entirely in Mandarin, and all Smart TV features are reserved for the Chinese domestic market. Since I do not speak the language, I had to rely on an automatic translator to navigate through the various menus.

Test JmGO N3 Ultra Max
Menus en mandarin

The manufacturer has nonetheless addressed several shortcomings found on the N1S Ultimate, which I tested recently. It’s now possible to choose from three color spaces: BT.709, DCI-P3, and REC.2020. I was thus able to calibrate the projector for SDR and 4K HDR sources, achieving DeltaE deviations below 2.

The “factory” image modes are translated as follows: “colorful,” “brilliant,” “standard,” “office,” “dark night,” “performance,” and “custom.” I did not find a Color Management System (CMS) function, and the grayscale can only be adjusted at a single point (Gain). Three predefined gamma levels are offered, as well as three color temperatures.

Laser management is done in increments from 1 to 10, from the weakest to the most powerful. A “super brightness” mode goes beyond level 10 at the cost of particularly disturbing fan noise. Video processing includes a MEMC (Motion Estimation, Motion Compensation) mode, adjustable over three levels, ALLM support, and a “super boost” option that lowers latency by disabling all image correction features.
A dynamic contrast option is also available.

Test JmGO N3 Ultra Max
Ajustement pas à pas de la puissance du laser

It’s worth noting there’s an automatic colorimetry adaptation function for the projection surface, also handled by artificial intelligence. That’s what I could understand, mainly with the help of a translation tool. It’s possible I missed some features due to the language barrier.


Technical Verdict

Operating noise and built-in sound system :

The N3 Ultra Max is especially quiet in operation, almost silent. In my test room, where background noise measures 35.6 dB, the projector only raised it to 35.8 dB at the laser’s maximum power (10)—a barely noticeable 0.2 dB difference! However, if you enable the “super brightness” feature (thankfully not essential), the fan becomes much more noticeable, and the device essentially turns into a “hair dryer.”

As for audio, the built-in sound system offers a good amount of power and bass, potentially a bit too much in that range, to the detriment of a more delicate and refined reproduction.


Power consumption :

Despite a measured luminous output up to 3,300 lumens, the N3 Ultra Max keeps its power consumption under control, not exceeding 168 W when the laser is set to 10. In contrast, the “super brightness” mode bumps this up to 234.7 W, another reason to use this mode sparingly.


Sharpness and image clarity :

It’s never easy to do justice to a triple-laser projector with mere photographs, which is why I included so few in this review. Indeed, it takes patience to compensate for the particularly strong red tint of this type of device and find the right white balance setting. However, even with minimal photos, note that the new JmGO delivers remarkable sharpness and precision. Its lens, made from a combination of glass and resin, produces impressively crisp images. The test patterns I used were reproduced with flair, without any visible chromatic aberration.

This is even more impressive when you consider the multiple electronic processing features designed to enhance the picture. The absence of blur, the sharpness across the entire surface, and the detail accuracy reflect excellent optics control and an advanced mastery of the video chain from source to final projection. Whether a 4K HDR movie or basic test patterns, the N3 Ultra Max showcases every nuance and contour.


Motion fluidity :

When image interpolation is turned off, “judder” becomes quite noticeable, which can be distracting. This motion defect arises when consecutive frames do not blend seamlessly, creating slight stutters that are particularly visible during pans or fast action sequences. Fortunately, the device’s built-in MEMC (Motion Estimation, Motion Compensation) can remedy this problem. By activating its “medium” setting, the projector adds extra frames to smooth out playback, offering a precise image with no significant slowdown. Most importantly, this mode preserves most of the original video’s “signature,” avoiding that “soap opera” effect some viewers find unnatural. The result? Faster scenes feel more natural, letting viewers enjoy fluid action and a viewing experience that stays faithful to the source.


Input lag :

Input lag, also known as display latency, is the delay between initiating an action (such as pressing a gamepad button) and seeing it on screen. For video games or any other activity requiring immediate responsiveness, a low input lag is crucial: the shorter the delay, the greater the sense of control and immersion. With the new JmGO, the initial finding is not very promising: with all image enhancement options active, we measure a delay of 137.7 ms, which translates to sluggish responsiveness or difficulty in executing precise moves. Fortunately, switching to “boost mode” reduces the lag to a very good 17.6 ms. Such a performance is entirely suitable for fast or competitive gaming, maintaining high precision and smoothness in on-screen actions.


Speckle laser :

“Speckle” in laser projection is an interference pattern caused by the coherence of the laser beam. Unlike conventional lamps that emit dispersed light, a laser produces perfectly aligned light waves. When these waves interact with minor irregularities (dust, micro-textures on the screen, optical components), they create interference patterns perceived as shimmering or “grainy” effects on the image, particularly on uniform areas or lighter shades.

One should not confuse this phenomenon with the video noise sometimes associated with DLP projectors. That noise arises from image processing or dithering techniques designed to smooth color transitions. While video noise appears as a slight digital grain in the image, laser speckle is uniquely a result of the beam’s coherent nature. To reduce speckle, manufacturers implement diffusers or vibrating modules that subtly alter the angle or frequency of the laser beam, minimizing interference without harming image quality. This is what the N3 Ultra Max does.

In this model, tested on a white Lambertian screen, speckle is almost imperceptible, indicating a high level of control over this issue. And if you use an ALR screen with a negative gain, any residual sparkle is reduced even further, offering a more comfortable viewing experience and a crisp image free from laser-induced interference.


Colorimetry :

With coverage of the REC.2020 space close to 98%, this projector boasts a remarkably wide color gamut, allowing it to reproduce a vast range of hues. However, its out-of-the-box color accuracy is somewhat disappointing. Measurements show that both white point and grayscale levels stray far from reference standards, with DeltaE values no lower than 8. In other words, the color temperature is too cool, with a marked excess of blue that needs correction.

Even so, it’s possible to greatly improve color fidelity with relatively straightforward adjustments. Indeed, by selecting the REC.709 color space and making changes at only one correction point (Gain), I achieved a measured color temperature of 6,570 K and an average DeltaE of 1.1 for grayscale and 1.2 on the Color Checker.

Test JmGO N3 Ultra Max
Post calibrage SDR

Such results are noteworthy, especially given the misconception that the human eye can’t discern color differences below a DeltaE of 3. In reality, while a casual viewer may struggle to see distinctions under this threshold, a trained eye—such as a professional colorist or calibrator—can still notice discrepancies between 2 and 3. That’s precisely why the Professional Video Alliance, from which I’m certified, requires results below a DeltaE of 2 to qualify as a “reference” calibration. This rigorous standard ensures flawless color fidelity, preserving the creative intent of the source. Of course, not every display can achieve such precision, but this JmGO shows it is indeed capable of meeting these demands when properly tuned.


HDR management :

The new JmGO’s HDR10 integration is impressively handled. As soon as an HDR signal is detected, the projector automatically adjusts its settings to follow the electro-optical transfer function (EOTF), ensuring precise management of brightness dynamics. In other words, the EOTF curve closely matches the HDR10 standard, providing a realistic rendering of highlights and shadow areas. Once the white point is correctly set—and it’s worth noting that the same setting applies to both SDR and HDR—the JmGO delivers solid color consistency, free from unwanted color casts or overly cool or warm whites.

Test JmGO N3 Ultra Max
HDR

What really stands out is the projector’s DTM (Dynamic Tone Mapping). This technique analyzes the image in real time to optimally distribute brightness and contrast levels. Unlike static tone mapping, which applies the same adjustment throughout a film or scene, dynamic tone mapping adapts scene by scene, or even shot by shot, optimizing peak brightness while preserving as much detail as possible in both highlights and shadows. Thanks to the JmGO’s triple-laser engine, with its high color saturation and volume, every nuance finds its place, and the image maintains great depth. In short, the synergy between the EOTF, white point calibration, and DTM offers a top-notch HDR display—smooth and accurate—that fully leverages the projector’s strong brightness capabilities.


Contrast and brightness :

The claimed 4,600 lumens (CVIA standard) are not reflected in actual measurements. In the brightest mode with the “super brightness” boost enabled and measured on a white screen (sensor pointed at the screen), I recorded a peak of 3,313 lumens. This is already a solid performance, especially considering that in a more realistic setup—meaning with accurate colors and the laser set to 10—I obtained 1,916 lumens. This is still high enough for comfortably projecting a 4K HDR image on a 3.50 m-wide screen while maintaining a luminance of roughly 26 fL, and it can even go up to a 4.45 m-wide screen in SDR at the same 26 fL level. In other words, the N3 Ultra Max has no trouble powering very large screens without sacrificing readability or visual dynamics. This flexibility is further enhanced by the laser’s precision control, adjustable in 10 increments, letting you tailor its light output to the exact dimensions of your projection surface.

Test JmGO N3 Ultra Max
Contraste luminosité colorimétrie N3 Max Ultra

As for contrast, I measured a native contrast ratio of 1,045:1 after calibration, versus about 1,400:1 before. Black levels, meanwhile, come in at 0.258 cd/m² (post-calibration)—a respectable figure that remains coherent with the high brightness on offer. I also tested all dynamic contrast options, but none significantly changed the measurements, confirming that most of the performance in brightness and dynamic range stems from the lens/laser combination and meticulous calibration.


Conclusion

I will stop here, for the reasons mentioned at the beginning. Indeed, the language barrier and the fact that this particular unit is not intended for the European market make it difficult to explore all its features thoroughly. Nevertheless, this brief overview already hints at the potential of the upcoming global version, which we hope will be translated and equipped with an interface suitable for our markets. Because this device is not yet sold here, I will not assign it a final score. However, I must emphasize how impressed I am with its overall performance—whether in terms of brightness, contrast, or excellent color reproduction. Its artificial intelligence functions, combined with the swing arm’s motorization, are a real asset: not only do they simplify installation and adjustments, they even surpass most conventional mechanical lens shifts, in my opinion. This glimpse is very promising: if the global version can preserve these qualities while also providing a user-friendly interface (French or other European languages) and appropriate Smart TV services, it could well set a new benchmark in the world of triple-laser projectors. I can’t wait for its official launch in our markets!


13 Commentaire(s)

  1. stephan dit :

    Bonjour , merci pour votre expertise
    Je considère que vous une référence a mes yeux de novice et j’aurais aimer savoir vos premières impressions vis a vis de ce modèle face a valerion plus 2 voir un pro 2 !
    Cordialement stephan

    1. GregW dit :

      Bonjour je n’ai pas testé le plus 2 de Valérion. En ce qui concerne le Pro 2 il a un meilleur contraste que le JmGO, pour le reste ils sont très proches.

  2. juksizi dit :

    Bonjour Greg, et merci pour ce test, est-ce qu’il serait possible d’ajouter un paragraphe sur le RBE ? Merci

    1. GregW dit :

      Bonjour, non je suis navré et pour une raison toute simple, je n’y suis absolument pas sensible.

  3. dm27 dit :

    Merci pour ce test précurseur du futur modèle.
    Attendons donc de voir le modèle international et son prix dans nos contrées.
    Dans toute cette débauche de déplacements motorisés ( zoom, mise au point, gauche, droite, haut, bas … ), est ce qu’il y a un soupçon de mémorisation possible ?
    J’ai même l’impression qu’aucun modèle n’offre cette fonctionnalité très importante lorsqu’on a un écran 2.35.

    1. GregW dit :

      Tu vas être content, il y a bien une fonction d’appel de mémoire.

  4. MatthieuK dit :

    Bonjour Greg,
    Merci pour ce pré-test ! (en attendant le test complet de la future version globale).
    D’ailleurs, Pensez-vous qu’il y ait une chance que ce future modèle intègre le Dolby vision ?

  5. fromilepar dit :

    Merci pour ce pré test Greg.
    Si l’on compte mettre un firestick sur le projecteur est-ce qu’il peut être un bon choix ?
    Je me suis posé la même question avec le n1s pro 4k que l’on peut trouver en version chinoise, mais sans test…. 🫤
    C’est sympa d’avoir un vrai avis sur une version chinoise.

  6. Jerome dit :

    Merci Grégory pour ce test, cela laisse présager du bon voir du très bon pour la version international. Bonne journée 😉

  7. GregW dit :

    L’ajout d’un stick externe ne résout pas le principal problème de ce projecteur, celui des menus entièrement en mandarin qui sont gênants pour la gestion des paramètres image, à chaque fois il faut sortir le téléphone pour savoir si on est dans les bons paramètres. Personnellement je ne partirai pas sur un appareil Importation mieux vaut attendre la version globale..

  8. manu2 dit :

    Waouw ça promet, merci Greg.

    @fromilepar: je rajouterais que JMGO a encore quelques problèmes de contrôle qualité, comme l’on peut s’en rendre compte sur les forums (et c’est aussi mon expérience car le tout premier N1S que j’ai acheté avait un problème de ventilateur et m’a été échangé), et je pense que c’est bien d’avoir un distributeur local à qui s’adresser en cas de pépin.

  9. br33000 dit :

    Bonsoir Greg,

    Est ce que le test complet de son petit frère JMGO N3 4K qui est maintenant sorti en France est prévu prochainement ?

    Merci.

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