Aujourd’hui, ce n’est pas le dernier modèle triple laser Dolby Vision ou autre champion de l’innovation technologique que je vous propose de découvrir, mais le nouveau Philips Screeneo GamePIX 900.
Il s’agit d’un vidéoprojecteur DLP 4K XPR équipé d’une source lumineuse LED avec une forte orientation gaming. Sa principale et plus intéressante caractéristique est son petit prix, puisqu’il est lancé à 699 € !
Sur mondoprojos.fr, le cœur de mes analyses consiste à se concentrer sur ses capacités à diffuser de la plus belle manière possible nos films et séries préférés. C’est donc sous cet angle que j’examinerai principalement cette nouvelle mouture de Philips Projection, bien plus que sur ses aptitudes dans les jeux vidéo.
Philips met en avant son offre de lancement, qui permet aux 1 000 premiers acheteurs de précommander l’appareil à 699 € (TTC), avant que le tarif ne passe à 1 199 €. Elles ont débuté le 30 janvier 2025 et la sortie officielle de ce modèle est prévue en avril 2025.

Le Philips Screeneo GamePIX 900 est un projecteur compact (219 x 219 x 119 mm pour un poids de 2 kg) avec une optique à focale classique (rapport de projection 1,5:1). L’optique permet une projection minimale de 60 pouces et maximale de 120 pouces. Sa coque noire et son format ramassé ne sont pas du dernier chic en matière de design, mais l’ensemble respire la solidité. Le bloc optique est manuel, tout comme la mise au point (focus).

Pour pouvoir proposer le tarif le plus bas possible, le constructeur a fait le choix de ne pas intégrer de fonctionnalités Smart TV. Ainsi, il n’y a pas de magasin d’applications. Il faudra lui connecter un Firestick ou une box pour bénéficier des principales chaînes de streaming, ou utiliser la fonction miroir écran depuis votre téléphone portable ou votre tablette.
Il fait également l’impasse sur une batterie intégrée : il faudra donc le connecter à une prise électrique pour pouvoir l’utiliser, en tenant compte de son bloc d’alimentation externe.
Sa source lumineuse à LED promet longévité, stabilité, économie d’énergie et un fonctionnement sans préchauffage ni refroidissement. Les LED permettent d’offrir un espace colorimétrique plus large que celui de la HDTV (rec.709), avec une palette de couleurs plus riche.
Il est équipé d’une puce à micro-miroirs de Texas Instruments d’une taille de 0,47″ et d’une définition UHD émulée par traitement XPR x4 (sa définition native est Full HD 1920x1080). L’UHD est compatible 4K et supporte les signaux UHD HDR10 4K à 60 Hz. Il est également 3D Ready, avec des lunettes DLP-Link à acquérir en option.
Sa source lumineuse, basée sur des diodes LED, est capable de délivrer une puissance lumineuse de 1000 lumens (aucune mention sur le niveau de contraste). Il intègre un seul haut-parleur de 5 W et, grâce au Bluetooth, peut servir d’enceinte externe sans avoir à allumer le projecteur.
Au rayon connectique, le projecteur est pourvu d’une seule prise HDMI, ainsi que d’une USB-A qui peut servir à alimenter un stick externe ou permettre de relier une clé USB ou un disque dur pour lire des fichiers multimédias directement depuis le projecteur. Vous disposez également d’une prise casque.

Pour les gamers, le projecteur est annoncé avec un input lag de 8 ms en 120 Hz et de 6 ms à 240 Hz en 1080p dans son mode « Jeux ».
La télécommande noire est aussi basique que le design du projecteur : brute, sans fioritures ni éclairage.

Les menus prennent l’apparence d’un rectangle décomposé en 7 sous-menus. Dans les paramètres d’image, vous aurez à votre disposition 4 sélections de colorimétrie configurées en usine : « Luminosité max, Standard, Film, Jeux d’action, Jeux d’aventure et Jeux de sport ». Une mémoire utilisateur est également présente.

Les paramètres d’image classiques sont présents : luminosité, contraste, teinte, saturation et netteté. Vous pouvez ajuster l’échelle de gris sur 2 points, ainsi que les 3 dimensions du CMS (teinte, saturation et luminosité).
La puissance lumineuse peut être ajustée pas à pas sur 10 paliers (de 1 à 10) et 3 niveaux : « Normal », « Économique » (qui correspond au niveau 4) et « Smart Eco ». Cette dernière option fait office de gestion dynamique du contraste.
Je note l’absence d’une aide à la fluidité de type interpolation d’images.

Pour la gestion des signaux HDR10, l’utilisateur peut sélectionner le niveau de gamma EOTF pour éviter les effets d’images trop sombres. Elle fonctionne avec 3 niveaux de correction. N’espérez pas trouver de gestion dynamique des métadonnées HDR : cette option est présente sur des appareils bien plus onéreux.
Disons-le tout de suite : compte tenu de sa puissance lumineuse réelle, vous utiliserez principalement le mode de puissance maximum (LED à 10). Dans cette configuration, il n’est pas possible de qualifier ce modèle de projecteur discret, car j’ai mesuré 38,6 dB avec le projecteur allumé, alors que le bruit résiduel de la pièce (appareil éteint) est de 35,6 dB, soit 3 dB de plus.


Quant au système sonore intégré (1 seul haut-parleur), il ne peut servir que de pis-aller, et uniquement pour des toutes petites pièces.
Le nouveau Philips ne vous fâchera pas avec votre fournisseur d’énergie. Au maximum de ses capacités, il consomme légèrement 64 W.

Rappelons ici que la puce DMD 0,47″ qui équipe ce modèle ne dispose pas d’une résolution 4K ou UHD native. Elle va, grâce au traitement XPR de Texas Instruments, afficher tous les éléments d’une image à ultra haute définition en quatre temps, de manière légèrement décalée, mais à une vitesse si élevée que cette opération sera invisible pour l’œil humain.
Le problème avec ce GamePIX 900, c’est que pour maîtriser le budget, des économies ont dû être réalisées, et je pense que le bloc optique est concerné au premier chef. En effet, j’ai rarement vu autant de débordements (aberrations chromatiques) sur les contours des lettres. C’est particulièrement flagrant sur les bords de l’image, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous.

Le piqué est bon au centre, mais plus on s’éloigne vers les bords de l’image, plus on note des problèmes.
Les puces DMD actuelles effectuent toutes une conversion des signaux entrants en 60 Hz. Avec la plupart de nos sources 1080p24 (Blu-ray, etc.), cette opération s’accompagne d’un mauvais pulldown. L’image en mouvement est abîmée par des ralentissements. Les objets et les personnages apparaissent moins précis. Pour contrebalancer cet effet, une seule solution : intégrer une option d’interpolation d’images. Mais là encore, cela a un coût, et avec le nouveau Philips, vous n’aurez d’autre choix que de supporter les effets du judder, car il ne dispose pas d’aide à la fluidité.
Ne disposant que d’une sonde de mesure de lag fiable qu’avec des signaux 2160p60, j’ai relevé 16,9 ms de retard dans le mode « Jeux ». En rapportant ce chiffre à une source 1080p à 120 Hz, on peut extrapoler le résultat en divisant cette mesure par 2, soit 8,45 ms de retard, conformément aux annonces du constructeur.

Si l’overscan est totalement désactivé et l’ensemble de l’image bien présente à l’écran, j’ai mesuré une largeur de 2 centimètres pour la bande grise qui entoure l’image « utile » projetée par le GamePIX 900. Celle-ci est occasionnée par les micro-miroirs inactifs de la puce DMD, un phénomène typique des puces DMD 0,47″ 4K.
J’ai été surpris de voir que le gamut natif du GamePIX 900 ne couvrait que 95,5 % des références BT.709, malgré la mise en œuvre de LED. C’est bien sûr encore plus réduit en DCI-P3, avec une couverture de 76,21 %.


Les relevés des différents modes usine permettent de constater que les modes « Film » et « Jeux d’aventure » sont les mieux configurés en sortie de boîte, avec des températures de couleurs d’environ 6100 K et des écarts deltaE légèrement supérieurs à 3. Cependant, le mode « Film » reste le meilleur choix avec son gamma de 2,39. Sans possibilité de calibrage, c’est celui qu’il faudra privilégier.
J’ai effectué mon travail de calibrage dans le mode utilisateur. Après mon intervention, la température de couleurs s’élève à 6547 K, avec un niveau d’erreur deltaE réduit aux exigences PVA (inférieur à 2, soit 1,2 dans ce cas).


Le Philips GamePIX 900 propose une gestion HDR simplifiée, adaptée aux utilisateurs recherchant une configuration facile sans réglages complexes. Il offre trois niveaux de luminosité HDR prédéfinis, permettant une expérience visuelle ajustée selon les préférences. Cependant, la gestion HDR reste basique, sans adaptation tonale image par image (absence de DTM), ce qui limite la précision dans le traitement des nuances lumineuses.


Le projecteur prend en charge les sources HDR encodées jusqu’à 1000 nits, mais au-delà de cette limite, des problèmes de clipping dans les hautes lumières peuvent survenir, affectant les détails dans les zones les plus brillantes. Cette approche convient pour une utilisation grand public, mais les puristes de l’HDR pourraient trouver les limites de cette gestion un peu restrictives. Il n’accepte que les sources HDR10 et HLG ; il n’est pas compatible avec Dolby Vision et HDR10+.

Le constructeur annonce une luminosité de 1000 lumens, un chiffre que j’ai presque atteint en mode « Luminosité Max » avec une mesure de 995 lumens, bien que les couleurs ne soient pas justes dans cette configuration. Après calibrage, la luminosité chute à 520 lumens, soit une perte de près de la moitié par rapport à la valeur annoncée.

Celle-ci reste suffisante pour diffuser une image SDR avec une luminance conservée de 16 fL sur une diagonale allant jusqu’à 2,34 mètres. En revanche, pour le HDR, il faudra se montrer plus raisonnable, avec une taille maximale de 1,84 mètre au format 16/9ème pour obtenir une luminance de 26 fL.
Le contraste natif est mesuré à 557:1, tandis que le contraste dynamique atteint 1223:1. Il est à noter que si l’on utilise le mode « Film » sans calibrer le projecteur, on peut bénéficier d’une meilleure luminosité et d’un meilleur contraste, mais au détriment de la précision colorimétrique.
Compte tenu de la luminosité limitée et du gamut restreint du Philips GamePix 900, j’ai rapidement abandonné les extraits HDR au profit de sources SDR, bien mieux adaptées à ses capacités. Et franchement, ce n’est pas plus mal !


Ce que j’apprécie particulièrement avec ce modèle, c’est la tenue des couleurs dès la sortie de boîte : pas besoin de passer des heures à bidouiller les réglages pour obtenir un rendu correct. Les tons chair, notamment, sont bien restitués, et sur mes extraits enneigés de Wind River, l’équilibre chromatique est au rendez-vous. Pas de visages cireux ni de dérives froides excessives, juste une image naturelle et cohérente, ce qui est tout ce que je demande à un bon vidéoprojecteur SDR.
Alors certes, le contraste natif n’a rien de formidable, mais la gestion dynamique parvient à rattraper un peu les choses en améliorant le détachement global des plans. Et sur ce point, la faible luminosité du projecteur joue plutôt en sa faveur, rendant son action moins perceptible et donc moins artificielle. Toujours dans Wind River, la scène de l’échappée nocturne de la femme indienne ne perd pas trop en profondeur ni en crédibilité, ce qui est une agréable surprise.
En revanche, là où ça coince vraiment pour moi, c’est sur les panoramiques et travellings. L’absence d’interpolation d’images et le judder qui en résulte viennent régulièrement gâcher l’expérience. À certains moments, j’atteins même mon point de rupture, celui où l’envie d’éteindre le projecteur devient bien trop tentante.
Et ce n’est pas le seul point frustrant : malgré son prix contenu, il est difficile d’accepter que ce GamePIX 900 ne soit pas le meilleur DLP en matière de piqué. Un comble, quand on sait que c’est censé être l’un des atouts majeurs de cette technologie.
Le Philips GamePIX 900 est avant tout un projecteur gaming, et il possède sans doute de solides atouts dans ce domaine. Mais sur mondoprojos.fr, à l’exception de la mesure de l’input lag, c’est surtout son aptitude à la diffusion de films et de séries qui m’intéresse.
Et dans cet exercice, s’il sait faire quelques bonnes choses – notamment en termes de fidélité colorimétrique en sortie de boîte et de gestion dynamique du contraste –, il montre aussi ses limites. Son manque de piqué pour un DLP, l’absence d’interpolation d’images et le judder qui en découle viennent entacher l’expérience, au point de parfois me sortir du film.
Cela dit, il ne faut pas perdre de vue un élément essentiel : ce projecteur est proposé à 699 €. Pour ce tarif, on a tout de même un modèle DLP 4K avec une source lumineuse LED, ce qui reste une offre intéressante sur le papier. À ce prix-là, il faut forcément accepter des compromis.
Si l’on cherche une solution abordable et durable pour du visionnage occasionnel en SDR, il peut faire l’affaire, à condition d’être prêt à fermer les yeux sur certaines de ses faiblesses.


Today, I’m not presenting you with the latest triple-laser Dolby Vision model or any other champion of technological innovation, but rather the new Philips Screeneo GamePIX 900.
This is a DLP 4K XPR projector equipped with an LED light source and a strong gaming orientation. Its most notable and appealing feature is its affordable price, launching at €699!
On mondoprojos.fr, the core of my reviews focuses on evaluating how well these devices can display our favorite movies and TV shows in the best possible way. As such, I’ll primarily examine this new Philips projector from that perspective, rather than its gaming capabilities.
Philips is highlighting its launch offer, which allows the first 1,000 buyers to pre-order the device at €699 (incl. VAT), before the price rises to €1,199. Sales began on January 30, 2025, and the official release of this model is scheduled for April 2025.

The Philips Screeneo GamePIX 900 is a compact projector (219 x 219 x 119 mm, weighing 2 kg) with a standard focal length lens (1.5:1 throw ratio). The lens supports a minimum projection size of 60 inches and a maximum of 120 inches. Its black casing and compact design may not be the height of modern aesthetics, but the overall build exudes solidity. Both the optical block and focus are manually adjusted.

To keep costs low, the manufacturer opted not to include Smart TV functionality, meaning there’s no app store. You’ll need to connect a Firestick or streaming box to access popular streaming services, or use screen mirroring from your smartphone or tablet.
It also lacks an internal battery, so it must be plugged into a power outlet to function, and its external power supply must be accounted for.
The LED light source promises longevity, stability, energy efficiency, and instant operation without warm-up or cool-down periods. The LEDs provide a wider color gamut than HDTV (rec.709), delivering richer colors.
It features a 0.47″ Texas Instruments DMD chip with emulated UHD resolution via XPR x4 processing (its native resolution is Full HD 1920x1080). The UHD supports 4K and handles UHD HDR10 4K signals at 60 Hz. It’s also 3D Ready, though DLP-Link glasses must be purchased separately.
The LED light source delivers a brightness of 1000 lumens (no mention of contrast ratio). It includes a single 5 W speaker and, thanks to Bluetooth, can function as an external speaker without turning on the projector.

For connectivity, the projector has one HDMI port and one USB-A port, which can power an external stick or connect a USB drive or hard disk to play media files directly. It also includes a headphone jack.
For gamers, the projector boasts an 8 ms input lag in 120 Hz mode and 6 ms at 240 Hz in 1080p in its “Game” mode.
The black remote is as basic as the projector’s design: no frills, no backlighting.

The menus appear as a rectangle divided into 7 submenus. In the picture settings, you’ll find 4 factory-configured color profiles: “Max Brightness, Standard, Film, Action Games, Adventure Games, and Sports Games.” A user memory is also available.

Standard picture settings are present: brightness, contrast, tint, saturation, and sharpness. You can adjust the grayscale on 2 points, as well as the 3 dimensions of the CMS (hue, saturation, and luminance).
Brightness can be adjusted in 10 steps (from 1 to 10) and 3 levels: “Normal,” “Eco” (equivalent to level 4), and “Smart Eco.” The “Smart Eco” function acts as dynamic contrast management.
I should note the absence of motion interpolation for smoother motion.

For HDR10 signal management, users can select the EOTF gamma level to avoid overly dark images, with 3 correction levels available. Don’t expect dynamic HDR metadata management, as this feature is reserved for much more expensive devices.
Let’s be clear: given its actual brightness, you’ll mostly use the maximum power mode (LED at 10). In this setting, the GamePix 900 can’t be called a quiet projector, as I measured 38.6 dB with the projector on, compared to a room noise level of 35.6 dB with it off—a 3 dB increase.


As for the built-in sound system (a single 5 W speaker), it’s only suitable as a last resort and for very small rooms.
The new Philips won’t upset your energy provider. At full capacity, it sips just 64 W.

It’s worth noting that the 0.47″ DMD chip in this projector doesn’t have native 4K or UHD resolution. Thanks to Texas Instruments’ XPR processing, it displays all elements of an ultra-high-definition image in four slightly offset passes, but at a speed imperceptible to the human eye.
The issue with the GamePIX 900 is that cost-cutting measures were necessary, and I believe the optical block was the first casualty. I’ve rarely seen so much color fringing (chromatic aberrations) on letter edges, especially noticeable at the image borders, as seen in the photo below.

Sharpness is good at the center, but degrades toward the edges.
Current DMD chips convert all incoming signals to 60 Hz, and with most 1080p24 sources (Blu-ray, etc.), this results in poor pulldown. Motion is marred by stuttering, making objects and characters appear less precise. The only solution is motion interpolation, but this comes at a cost, and the Philips lacks this feature, leaving you to deal with judder.
With a reliable lag measurement tool for 2160p60 signals, I recorded 16.9 ms of delay in “Game” mode. Extrapolating this to a 1080p source at 120 Hz by halving the measurement gives 8.45 ms, matching the manufacturer’s claims.

While overscan is fully disabled and the entire image is displayed, I measured a 2 cm gray border around the “usable” image projected by the GamePIX 900. This is caused by inactive micromirrors on the DMD chip, typical of 0.47″ 4K DMDs.
I was surprised to find that the native gamut of the GamePIX 900 only covers 95.5% of the BT.709 reference, despite the use of LEDs. This drops further in DCI-P3, with coverage of 76.21%.


Factory presets show that “Film” and “Adventure Games” modes are the best-configured out of the box, with color temperatures around 6100 K and deltaE errors slightly above 3. However, “Film” mode remains the best choice with its gamma of 2.39. Without calibration, this is the mode to use.
After calibration in user mode, the color temperature rose to 6547 K, with a deltaE error reduced to PVA standards (below 2, specifically 1.2 in this case).


The Philips GamePIX 900 offers simplified HDR management, suited for users seeking easy setup without complex adjustments. It provides three predefined HDR brightness levels, allowing for a tailored viewing experience. However, HDR handling remains basic, lacking dynamic tone mapping (DTM), which limits precision in rendering light nuances.


The projector supports HDR sources encoded up to 1000 nits, but beyond this, highlight clipping can occur, affecting detail in bright areas. This approach works for casual use, but HDR purists may find it limiting. It only accepts HDR10 and HLG sources and is not compatible with Dolby Vision or HDR10+.

The manufacturer claims a brightness of 1000 lumens, a figure I nearly achieved in “Max Brightness” mode with a measurement of 995 lumens, though colors were inaccurate in this setting. After calibration, brightness dropped to 520 lumens, nearly half the advertised value.

This is still sufficient for SDR content, maintaining a luminance of 16 fL on a screen up to 2.34 meters diagonally. For HDR, a more modest size of 1.84 meters (16:9) is recommended to achieve 26 fL.
Native contrast measures 557:1, while dynamic contrast reaches 1223:1. Using “Film” mode without calibration improves brightness and contrast but sacrifices color accuracy.
Given the GamePIX 900’s limited brightness and narrow gamut, I quickly switched from HDR to SDR content, which suits its capabilities better. And frankly, that’s not a bad thing! What I appreciate most about this model is its out-of-the-box color accuracy: no need to spend hours tweaking settings for a decent image. Skin tones, in particular, are well-rendered, and in snowy scenes from Wind River, the color balance is spot-on. No waxy faces or excessive cool tones—just a natural, coherent image, which is all I ask for in a good SDR projector.


Sure, the native contrast isn’t impressive, but dynamic contrast management helps somewhat by improving overall depth. Here, the projector’s low brightness works in its favor, making the effect less noticeable and artificial. In Wind River, the nighttime escape scene of the Native American woman retains decent depth and credibility, which is a pleasant surprise.
Where it falls short, however, is in panning and tracking shots. The lack of motion interpolation and resulting judder regularly spoil the experience. At times, it becomes so frustrating that I’m tempted to turn the projector off.
And that’s not the only issue: despite its low price, it’s hard to accept that the GamePIX 900 isn’t the sharpest DLP projector. This is ironic, given that sharpness is supposed to be one of DLP’s strengths.
The Philips GamePIX 900 is primarily a gaming projector, and it likely has solid strengths in that area. But on mondoprojos.fr, aside from input lag measurements, I’m more interested in its ability to display movies and TV shows.
In this regard, while it does some things well—such as out-of-the-box color accuracy and dynamic contrast management—it also shows its limitations. Its lack of sharpness for a DLP, the absence of motion interpolation, and the resulting judder detract from the experience, sometimes pulling me out of the film.
That said, it’s important to remember one key point: this projector is priced at €699. For that, you get a 4K DLP model with an LED light source, which is still a compelling offer on paper. At this price, compromises are inevitable.
If you’re looking for an affordable and durable solution for occasional SDR viewing, it can get the job done—as long as you’re willing to overlook some of its weaknesses.

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