TEST XGIMI TITAN

Je clôture cette année 2025 par un test véritablement titanesque (elle était effectivement facile celle-ci !) avec le banc d’essai du premier projecteur professionnel de XGIMI, un modèle « Pro » qui, vous allez le constater, s’avère particulièrement bien adapté à nos usages home cinéma exigeants. Ici, aucun compromis lié aux codes esthétiques des projecteurs Lifestyle cubiques et transportables auxquels la marque nous avait habitués. Le TITAN adopte une approche radicalement différente : un châssis rectangulaire massif, une conception clairement orientée vers l’installation fixe et un poids conséquent de près de 11,5 kilogrammes qui annonce immédiatement la couleur.

XGIMI n’a manifestement pas cherché à minimiser les ambitions de ce nouveau venu. Le TITAN se présente comme un projecteur capable de rivaliser frontalement avec les écrans plats, notamment sur un point historiquement délicat pour la vidéoprojection : la puissance lumineuse.

Avec une valeur annoncée de 5 000 lumens, le XGIMI TITAN est en mesure de délivrer jusqu’à environ 600 nits à l’image, un niveau qui le place dans une catégorie encore très rare en projection domestique. Cette réserve de lumière permet non seulement d’envisager des bases d’image très importantes, mais aussi de conserver une dynamique HDR crédible. Bien entendu, la luminosité brute ne fait pas tout : encore faut-il que le contraste, la précision de l’image, la gestion des noirs et la fidélité des couleurs suivent. C’est précisément l’ensemble de ces paramètres que nous allons analyser en détail dans ce dernier test mondoprojos de l’année 2025.

De quoi s’agit-il ?

Jusqu’à présent, le marché du home cinéma reposait majoritairement sur des matrices DMD de 0,47 ou 0,66 pouce. Ces solutions ont largement contribué à la démocratisation de la projection 4K UHD, mais elles montrent progressivement leurs limites dès lors que l’on vise de très grandes bases d’image associées à de fortes puissances lumineuses. La nouvelle puce DMD 0,78 pouce développée par Texas Instruments marque à ce titre une avancée technologique majeure. Sa surface réfléchissante, environ 2,8 fois plus importante que celle d’une DMD 0,47 pouce, autorise la gestion d’un flux lumineux nettement supérieur tout en conservant une excellente maîtrise individuelle des micro-miroirs.

TEST XGIMI TITAN
Nouvelle puce DMD 0.78 XGIMI TITAN

Concrètement, cette augmentation de la surface active se traduit par une image plus stable, plus homogène et surtout plus détaillée, en particulier sur les très grandes diagonales où les matrices plus compactes peuvent révéler des faiblesses en matière de précision perçue. La séparation plus nette des pixels contribue également à réduire les effets de lissage et à améliorer la restitution des textures fines, notamment sur des bases dépassant allègrement les 120 voire 150 pouces. Associée à la technologie XPR, cette DMD 0,78 pouce permet d’afficher l’intégralité des 8,3 millions de pixels composant une image 4K UHD en 3840 x 2160, par décalage ultra-rapide des miroirs. Ce procédé, bien que séquentiel, est totalement imperceptible à l’œil humain et ne génère ni artefact ni perte de définition visible.

TEST XGIMI TITAN
XGIMI TITAN caractéristiques principales

L’évolution de la matrice profite également à la gestion du contraste. Une surface plus large permet un meilleur contrôle de la lumière réfléchie, limitant les fuites lumineuses et améliorant la lisibilité des scènes sombres. C’est sur cette base technologique solide que repose le XGIMI TITAN, véritable vitrine du savoir-faire du constructeur chinois.

Pensé dès l’origine pour la projection de très grandes images, le TITAN annonce une compatibilité avec des diagonales allant de 100 à 250 pouces, soit jusqu’à environ 6,35 mètres de base. Une telle amplitude le destine naturellement aux salles dédiées et aux grands volumes, tout en conservant une flexibilité suffisante pour une intégration domestique haut de gamme. Sa source lumineuse laser phosphore développée par XGIMI, associée à la DMD 0,78 pouce, permet d’atteindre une luminosité annoncée de 5 000 ISO lumens, un chiffre qui le positionne clairement dans la catégorie des projecteurs très haute luminosité.

TEST XGIMI TITAN
XGIMI TITAN

Le XGIMI TITAN doit par ailleurs assurer une couverture complète de l’espace colorimétrique DCI-P3. Cette caractéristique prend tout son sens avec la compatibilité étendue aux principaux formats HDR actuels : HDR10+, Dolby Vision, HLG, IMAX Enhanced ainsi que le Filmmaker Mode. L’objectif n’est pas de proposer une image artificiellement démonstrative ou survitaminée, mais bien une restitution équilibrée, fidèle aux intentions artistiques, avec des hautes lumières maîtrisées, des noirs lisibles et une colorimétrie cohérente sur l’ensemble de la plage dynamique.

Le traitement vidéo repose notamment sur la puce propriétaire X1 AI Image Chip développée par XGIMI. Celle-ci analyse en temps réel les images projetées afin d’ajuster finement la netteté, les contrastes et les couleurs en fonction du contenu. L’approche se veut mesurée : limiter les effets de pompage, éviter toute suraccentuation artificielle et préserver la stabilité globale de l’image, tout en améliorant la lisibilité des scènes complexes. Enfin, le TITAN est également compatible 3D, une fonctionnalité devenue plus rare mais toujours appréciée par certains passionnés.

Il est disponible dès à présent au prix public conseillé de 3 999 €.

Présentation physique de l’appareil

L’approche retenue pour la conception physique du XGIMI TITAN est clairement orientée vers la fonctionnalité et l’installation pérenne. Le châssis repose sur quatre pieds en métal robustes, légèrement surélevés par rapport à la base, garantissant une stabilité irréprochable en pose classique sur meuble ou étagère. Ces pieds sont démontables, ce qui facilite grandement les installations au plafond et permet une intégration propre, sans accessoires inutiles ni compromis esthétiques. Cette modularité offre une réelle liberté d’installation, quel que soit le type de pièce ou de configuration envisagée.

XGIMI TITAN
XGIMI TITAN
TEST XGIMI TITAN
Pieds XGIMI TITAN
TEST XGIMI TITAN
Fixation XGIMI TITAN

Le projecteur intègre un zoom optique avec un rapport de projection compris entre 1.2 et 1.8, ainsi qu’un lens shift motorisé particulièrement généreux : 100 % en vertical et 40 % en horizontal. Ces réglages permettent des ajustements précis de l’image sans déplacement physique de l’appareil, évitant ainsi le recours aux corrections numériques. C’est un point essentiel pour préserver l’intégrité du signal vidéo et la qualité d’image, en particulier sur de très grandes diagonales.

XGIMI TITAN
Lens-shift et zoom motorisé XGIMI TITAN

Le tableau joint ci-dessous permet d’avoir une idée précise des distances de projection nécessaires en fonction des différentes tailles d’écran.

TEST XGIMI TITAN
Rapport tailles distances XGIMI TITAN

La connectique se montre à la hauteur du positionnement du produit. Elle comprend deux entrées HDMI 2.0, dont une compatible eARC pour le retour audio multicanal, des ports USB 3.0 et USB 2.0, une sortie audio analogique, une sortie optique, un port Ethernet RJ45 ainsi qu’une interface RS232 destinée à l’intégration domotique. L’alimentation est directement intégrée au châssis, supprimant le recours à un bloc externe et simplifiant considérablement les installations fixes, notamment au plafond.

XGIMI TITAN
Connectique XGIMI TITAN

Malgré ses ambitions, le TITAN reste relativement compact pour sa catégorie, avec des dimensions de 441 x 345 x 158 mm pour un poids de 11,5 kg. Il s’intègre ainsi facilement sans nécessiter de mobilier spécifique. Sur le plan acoustique, le constructeur annonce un niveau sonore de seulement 28 dB en mode standard, un critère fondamental pour un usage home cinéma où le silence de fonctionnement participe pleinement à l’immersion.

La télécommande reprend les codes habituels de XGIMI. Elle fonctionne en Bluetooth et bénéficie d’un rétroéclairage des touches, appréciable en environnement sombre. Elle fait toutefois l’impasse sur la majorité des raccourcis vers les plateformes de streaming que l’on retrouve sur les modèles dotés de fonctions Smart TV, comme la série Horizon.

XGIMI TITAN
XGIMI TITAN et télécommande

À noter enfin que le projecteur dispose également de commandes physiques intégrées directement sur la coque, situées sous le panneau de connectique. Elles permettent un contrôle de base sans télécommande, toujours utile en cas de dépannage ou d’installation.

Interface

Exit ici la quasi-totalité des fonctions Smart TV présentes sur les gammes Lifestyle et UST de la marque. Si vous souhaitez profiter des services de streaming avec le TITAN, il faudra obligatoirement passer par une source externe. Le projecteur propose néanmoins un lecteur multimédia interne capable de lire des fichiers audio et vidéo stockés sur clé USB ou disque dur externe.

TEST XGIMI TITAN
Menu XGIMI TITAN

Les menus sont donc entièrement dédiés aux fonctions essentielles du projecteur : réglages d’installation (zoom, lens shift, etc.) et paramètres avancés d’image. Les réglages colorimétriques se trouvent dans la section « Luminosité et affichage », elle-même divisée en deux sous-menus. Les « paramètres de base » regroupent la luminosité, le contraste, la saturation, la netteté, la température de couleur ainsi que l’interpolation d’images, ici appelée compensation de mouvement.

Menu XGIMI TITAN
Menu XGIMI TITAN

Le menu « paramètres professionnels » donne accès à l’ensemble des outils nécessaires à un calibrage précis : choix de l’espace colorimétrique, réglage du gamma, ajustements de l’échelle de gris en 2 et 11 points, contraste dynamique et gestion de la puissance du laser sur une échelle de 1 à 10. Les modes image SDR sont intitulés : standard, film, vif, sports, TV, mode réalisateur et performance. Ils sont déclinés en HDR, avec en supplément les modes IMAX Enhanced et HDR10+, auxquels s’ajoutent les modes Dolby Vision sombre et lumineux.

XGIMI TITAN
Modes images XGIMI TITAN

La gestion du contraste est particulièrement riche. On y trouve le contraste local, le contraste dynamique, le contraste IA, ainsi qu’une amélioration dynamique du noir donnant accès à une fonction baptisée correction dynamique du noir. Une innovation intéressante prend la forme d’une réglette permettant de contrebalancer les dérives colorimétriques induites par la gestion dynamique de la puissance lumineuse. Effectivement, il y a de quoi s’y perdre au premier abord, mais nous analyserons en détail l’impact réel de chacune de ces fonctions dans la partie consacrée au contraste et à la luminosité du paragraphe « VERDICT TECHNIQUE ».

XGIMI TITAN
Mode jeu Xgimi TITAN

Enfin, pour le jeu vidéo, le TITAN propose une interface dédiée visant à réduire le lag, avec plusieurs modes spécifiques : standard, FPS, RPG, RTS et sports. Une orientation gaming qui, là encore, mérite une analyse approfondie dans la suite de ce test.

VERDICT TECHNIQUE

Bruit de fonctionnement, système sonore intégré :

Sur le plan du bruit de fonctionnement, le XGIMI TITAN réalise une prestation particulièrement remarquable au regard de sa puissance lumineuse. Les mesures effectuées dans la pièce de test indiquent un bruit résiduel ambiant de 34,3 dB projecteur éteint. Une fois le projecteur en fonctionnement, avec la puissance du laser réglée au maximum (niveau 10), le niveau sonore mesuré ne s’élève qu’à 35,1 dB. Autrement dit, l’écart est inférieur à 1 dB, une différence tout simplement imperceptible à l’oreille humaine dans des conditions normales d’utilisation. Ce résultat est d’autant plus impressionnant que le projecteur est capable de délivrer plusieurs milliers de lumens. XGIMI a donc parfaitement maîtrisé la gestion thermique et le système de ventilation, permettant au TITAN de rester extrêmement discret, même à pleine puissance. En usage home cinéma, y compris lors de séances calmes ou de scènes à faible niveau sonore, le projecteur se fait totalement oublier, ce qui constitue un critère essentiel pour un modèle destiné à une installation dédiée.

XGIMI TITAN
Bruit résiduel de la pièce projecteur éteint
XGIMI TITAN

Concernant le système sonore intégré, le TITAN propose une solution qui peut clairement dépanner. Les haut-parleurs intégrés offrent un rendu propre, intelligible et suffisamment puissant pour une utilisation ponctuelle, notamment dans le cadre d’une installation temporaire ou d’un usage non dédié. Toutefois, au regard de la qualité d’image délivrée par le projecteur et de son positionnement clairement orienté haut de gamme, il serait dommage de se limiter à cette solution audio interne. Le rendu manque naturellement d’ampleur, de profondeur et de dynamique pour accompagner dignement les très grandes images et la richesse visuelle de ce modèle. Dans une optique home cinéma cohérente, l’association avec un système audio externe qu’il s’agisse d’une barre de son ambitieuse ou, idéalement, d’un ensemble home cinéma multicanal s’impose comme une évidence afin d’exploiter pleinement le potentiel immersif du projecteur.

Consommation électrique :

Aucune surprise majeure n’est à signaler. Avec la puissance du laser réglée au maximum (niveau 10), la consommation mesurée atteint 304,1 W, ce qui est parfaitement logique compte tenu du niveau de luminosité délivré. En abaissant la puissance du laser à un niveau intermédiaire, les besoins énergétiques chutent sensiblement à 173,2 W, un compromis très intéressant entre luminosité, confort visuel et consommation. À puissance minimale (laser réglé sur 1), la consommation descend encore à 108,2 W, rendant le TITAN relativement sobre pour un projecteur de cette catégorie. Cette modularité permet donc d’adapter précisément la consommation électrique aux conditions d’utilisation réelles, qu’il s’agisse d’une projection HDR très lumineuse sur grande base ou d’une séance plus modérée dans une salle dédiée parfaitement maîtrisée.

Précision de l’image et netteté :

La précision d’image et la netteté constituent sans aucun doute l’un des points forts majeurs du XGIMI TITAN, et cela tient en grande partie à l’intégration de la nouvelle puce DMD HEP 0,78 pouce développée par Texas Instruments. Il s’agit d’une matrice DLP de très grande taille dont la résolution native est de 1920 × 1080 micro-miroirs. Comme sur l’ensemble des projecteurs DLP 4K actuels, l’affichage de la définition UHD repose sur le traitement XPR, un procédé de micro-déplacement extrêmement rapide de la matrice permettant de restituer l’intégralité des 8,3 millions de pixels d’une image 3840 × 2160.

La différence essentielle avec les DMD plus compactes ne réside donc pas dans la résolution native elle-même, mais dans la taille physique nettement supérieure de la puce 0,78". Cette surface active bien plus importante permet une meilleure séparation spatiale des micro-miroirs, une gestion plus précise du flux lumineux et une réduction des interférences optiques. Le résultat est une image perçue comme plus stable, plus dense et surtout plus précise, en particulier sur les très grandes bases de projection où les matrices 0,47" montrent plus rapidement leurs limites.

XGIMI TITAN
Mire interne XGIMI TITAN

L’examen des mires 4K confirme clairement ce gain visuel. Sur les mires de résolution, et notamment la mire Burosch, le TITAN impressionne par la finesse du rendu des lignes les plus délicates. Le découpage des chiffres, des lettres et des motifs complexes apparaît extrêmement net, sans bavure ni lissage excessif. Les contours sont francs, bien détourés, et la lisibilité reste excellente même à courte distance de visionnage, ce qui témoigne d’un excellent couplage entre la matrice DMD et le traitement XPR.

XGIMI TITAN
Précision de l'image 4K XGIMI TITAN

La qualité du bloc optique contribue largement à ce résultat. D’un bord à l’autre de l’image, l’uniformité est exemplaire : aucune perte de piqué n’est observable sur les zones périphériques, et l’image conserve la même précision sur toute la surface projetée. On ne relève ni aberration chromatique ces franges colorées parasites visibles sur les transitions à fort contraste ni phénomène de laser blur. Ce dernier, propre à certains projecteurs laser, se manifeste par un léger flou ou un halo lumineux autour des lignes très fines, lié à la cohérence du faisceau laser et à la diffusion optique. Sur le TITAN, ces effets sont parfaitement maîtrisés, les lignes restant nettes et parfaitement définies.

XGIMI TITAN
Mire croix 4K

En revanche, sur une mire très spécifique celle des lignes entrecroisées en 4K les résultats apparaissent plus nuancés. Faute d’avoir pu obtenir une photographie réellement exploitable de cette mire, l’analyse repose essentiellement sur l’observation directe. Dans ce test extrême et très exigeant, le TITAN ne fait pas tout à fait aussi bien que certains concurrents très performants comme le Leica Cineplay 1 ou le Valérion Max, qui conservent une lisibilité légèrement supérieure sur ces motifs particuliers. Cela reste toutefois un cas très ciblé, sans réelle incidence sur les contenus réels. Dans un usage cinéma ou vidéo quotidien, la précision et la netteté délivrées par le XGIMI TITAN s’imposent clairement comme des références dans la catégorie des projecteurs DLP home cinéma.

Fluidité :

Malgré l’intégration de la nouvelle puce DMD HEP 0,78 pouce, la question de la fluidité reste un point à considérer avec attention sur ce projecteur. Sur les sources cinéma natives en 24p, le judder demeure clairement perceptible. Les travellings lents et réguliers, typiques des œuvres cinématographiques, peuvent ainsi présenter des micro-saccades et des heurts qui rappellent les limites inhérentes au fonctionnement DLP sans compensation de mouvement active.

TEST XGIMI TITAN
Mire de fluidité 4K

Heureusement, XGIMI propose une fonction d’interpolation d’images efficace et accessible sur l’ensemble des types de sources, qu’elles soient en SDR ou en HDR. Une fois activée, cette compensation de mouvement permet de corriger très nettement les ralentissements et irrégularités observés dans les travellings. Dès le réglage « moyen », les gains sont évidents : les déplacements de caméra deviennent plus fluides, plus lisibles, et nettement plus agréables à l’œil, sans provoquer de dérives excessives. En revanche, le mode « bas », à lui seul, ne s’avère pas suffisant pour éliminer totalement le judder sur les contenus 24p les plus exigeants.

Le mode « haut » pousse encore plus loin la fluidité, mais au prix d’un effet caméscope plus marqué, susceptible de dénaturer le rendu cinéma et de rompre avec l’intention artistique originale. Dans cette optique, le réglage « moyen » apparaît comme le meilleur compromis. Il permet de retrouver une fluidité convaincante tout en préservant la texture de l’image et son rendu cinématographique. Utilisé avec discernement, ce mode constitue donc la solution la plus équilibrée pour profiter pleinement des films et séries sur le XGIMI TITAN, sans sacrifier l’esthétique au profit d’une fluidité excessive.

Input lag :

Sur le plan de l’input lag, le XGIMI TITAN affiche un comportement très contrasté selon que l’on active ou non les options dédiées au jeu vidéo. Hors modes spécifiques, le retard à l’affichage mesuré atteint 136,4 ms. À ce niveau, il est clairement hors de question pour un joueur un tant soit peu chevronné d’envisager une utilisation confortable : un tel délai se traduit par une latence très perceptible entre l’action sur la manette et son affichage à l’écran, rendant toute expérience compétitive ou réactive totalement inadaptée.

XGIMI TITAN
Menu Mode Jeu XGIMI TITAN

Heureusement, le TITAN dispose de fonctions dédiées à la réduction de l’input lag, et leur efficacité est indéniable. Une fois ces options activées, le retard à l’affichage chute drastiquement pour atteindre 32,8 ms sur une source UHD en 60 Hz. Concrètement, à 60 images par seconde, une image correspond à environ 16,7 ms. Un input lag de 32,8 ms équivaut donc à un retard d’environ deux trames, ce qui devient tout à fait acceptable pour un usage gaming occasionnel à intermédiaire, et même confortable pour la majorité des joueurs sur console. On ne se situe certes pas au niveau des projecteurs ou moniteurs les plus spécialisés, mais le gain est suffisamment significatif pour transformer radicalement l’expérience de jeu.

À noter également que le XGIMI TITAN est compatible avec la fonction ALLM (Auto Low Latency Mode). Ce mécanisme permet au projecteur de détecter automatiquement une source compatible typiquement une console de jeu et de basculer sans intervention manuelle vers un mode à faible latence, en désactivant les traitements vidéo superflus susceptibles d’augmenter l’input lag. C’est un confort d’utilisation appréciable qui évite les erreurs de configuration et garantit une réactivité optimale dès le lancement d’un jeu.

Enfin, ce modèle accepte les signaux 1080p jusqu’à 240 Hz. Si cette fréquence élevée intéressera surtout les joueurs PC sensibles à la fluidité et à la réactivité, elle confirme néanmoins la volonté de XGIMI de proposer un projecteur polyvalent, capable de répondre aussi bien aux exigences du cinéma qu’aux besoins du jeu vidéo moderne, dans des conditions techniques sérieuses.

Overscan et bordure grise autour de l’image utile :

L’overscan également appelé cropping désigne une pratique consistant à rogner légèrement l’image affichée afin d’en masquer les bords. Historiquement utilisé sur les téléviseurs pour éliminer d’éventuels artefacts en périphérie du signal, ce procédé entraîne mécaniquement une perte d’information, puisque une partie de l’image d’origine n’est tout simplement pas affichée. Dans un contexte home cinéma moderne, et a fortiori sur un projecteur haut de gamme, l’absence d’overscan est un critère important, tant pour le respect de l’intégrité du signal vidéo que pour la précision de l’affichage.

XGIMI TITAN
Overscan

Sur ce point, le XGIMI TITAN se montre irréprochable. Aucun overscan n’est appliqué : l’image est affichée dans son intégralité, pixel pour pixel, sans rognage ni redimensionnement. L’ensemble de l’information contenue dans la source est donc projeté à l’écran, ce qui garantit un respect total du cadrage original et une compatibilité parfaite avec les mires de test, les contenus UHD et les sources informatiques.

La présence de la puce DMD HEP 0,78 pouce apporte également un bénéfice très concret sur un autre aspect souvent critiqué des projecteurs DLP à traitement XPR : la fameuse bordure plus claire qui entoure l’image utile. Sur les projecteurs équipés de matrices DMD 0,47 pouce, cette bande périphérique, liée au fonctionnement du décalage XPR et aux fuites lumineuses résiduelles, peut atteindre environ 2 centimètres d’épaisseur.

Avec le TITAN, cette bordure est réduite de plus de moitié. Elle ne mesure plus qu’environ 1 centimètre, ce qui constitue une amélioration très sensible, en particulier sur les grandes bases d’image. Mais au-delà de la simple réduction physique, c’est surtout le meilleur contraste natif de la DMD HEP 0,78 qui joue un rôle déterminant. En limitant les fuites lumineuses et en abaissant le niveau de noir périphérique, cette nouvelle puce réduit encore la perception visuelle de cette bande plus claire, au point qu’elle devient très difficile à distinguer en conditions réelles de visionnage.

Speckle laser :

Avant d’entrer dans l’analyse du comportement du XGIMI TITAN, il convient de rappeler ce qu’est le speckle laser. Il s’agit d’un phénomène optique inhérent aux sources laser cohérentes, qui se manifeste par une sorte de granulation scintillante visible à la surface de l’image, principalement sur les aplats clairs et les zones uniformes. Ce bruit visuel est lié à l’interférence des ondes lumineuses laser entre elles après réflexion sur l’écran. Selon la nature de la source lumineuse, le type d’écran et la sensibilité de l’observateur, le speckle peut être plus ou moins perceptible, voire devenir gênant dans certains cas.

Le XGIMI TITAN adopte une architecture de source lumineuse bien spécifique : il s’agit d’un vidéoprojecteur à double source laser associée à des roues au phosphore. Contrairement aux projecteurs dits « triple laser purs » (RGB), qui utilisent trois lasers distincts pour le rouge, le vert et le bleu, il repose sur une combinaison laser/phosphore destinée à générer une lumière blanche à large spectre. Cette différence technologique a une incidence directe sur la présence ou plutôt l’absence de speckle laser.

En effet, les systèmes triple laser purs exploitent des faisceaux extrêmement cohérents, ce qui accentue mécaniquement les phénomènes d’interférences et donc le risque de speckle visible. À l’inverse, une architecture laser-phosphore, comme celle retenue ici, produit une lumière beaucoup moins cohérente. Le passage par la roue au phosphore “décohérent” partiellement le faisceau, réduisant très fortement les interférences responsables du speckle.

Dans les conditions de test, et plus particulièrement en lumière claire là où le speckle est habituellement le plus facile à détecter aucune trace n’a été observée sur le XGIMI TITAN. Les aplats lumineux apparaissent parfaitement propres, homogènes et exempts de toute granulation parasite. Ce comportement est particulièrement appréciable sur les très grandes bases d’image, où le moindre défaut de ce type peut rapidement devenir visible.

Le choix de XGIMI de mettre en œuvre cette architecture de source lumineuse s’avère donc particulièrement judicieux. Il permet de bénéficier des avantages du laser puissance lumineuse, stabilité dans le temps, large couverture colorimétrique tout en évitant l’un de ses principaux écueils visuels. Cette maîtrise du speckle contribue directement à la lisibilité globale de l’image, à son homogénéité et à son confort de visionnage.

Colorimétrie :

XGIMI TITAN 4K
XGIMI TITAN 4K

Avant d’entrer dans l’analyse des mesures, il est indispensable de préciser les conditions de test, car elles déterminent directement la fiabilité des résultats, en particulier avec un projecteur laser. Les mesures ont été réalisées sur un écran blanc de type Lambertien, au gain parfaitement neutre de 1.0, ce qui évite toute dérive liée à un écran technique (gain, teinte, directionnalité). Les sondes ont été orientées vers l’écran (et non vers l’objectif), afin de mesurer la lumière telle qu’elle est réellement perçue par le spectateur. Enfin, un spectrophotomètre de référence Jeti 1501 High Resolution a été utilisé pour établir un profil spectral (profiling), appliqué ensuite à un colorimètre Klein K10A pour l’ensemble des relevés. Cette combinaison (spectro de référence + colorimètre profilé) constitue, dans les faits, la seule méthodologie sérieuse pour mesurer correctement les couleurs d’un projecteur laser, dont le spectre lumineux n’a rien à voir avec une lampe UHP classique et peut mettre en défaut des mesures non profilées.

Sur la question du gamut, il faut d’abord rappeler un point essentiel : le XGIMI TITAN n’est pas un projecteur triple laser RGB “pur”. Il repose sur une architecture double laser associée à une roue au phosphore, ce qui a une conséquence directe sur la couverture du Rec.2020. Un triple laser RGB génère des primaires (rouge, vert, bleu) extrêmement saturées et très « pointues » spectralement, ce qui permet d’approcher (voire, sur certains modèles, de dépasser partiellement) la couverture Rec.2020. À l’inverse, une architecture laser + phosphore fabrique une lumière “convertie” (le phosphore transforme une partie du rayonnement laser) avec des primaires généralement moins extrêmes et un spectre plus “élargi”, excellent pour l’équilibre global et le confort visuel, mais structurellement moins favorable à une couverture Rec.2020 maximale. Les mesures confirment parfaitement cette logique : en mode HDR BT.2020, le TITAN atteint 75,39 % (CIE 1931 xy) et 84,44 % (CIE 1976 u’v’). Autrement dit, il propose une couverture BT.2020 solide pour un laser-phosphore, mais il ne peut pas prétendre à un Rec.2020 “plein” comme certains triples lasers.

XGIMI TITAN
COUVERTURE BT.2020

En revanche, et c’est la donnée la plus importante en pratique pour le home cinéma HDR actuel, le TITAN couvre très largement le DCI-P3. Les mesures de couverture en UHDA-P3 indiquent 95,91 % (CIE 1931 xy) et 97,58 % (CIE 1976 u’v’), ce qui correspond, en usage réel, à une restitution des couleurs HDR très convaincante (la majorité des masters HDR étant contenus dans une enveloppe proche du P3). Ce positionnement est cohérent : XGIMI a manifestement privilégié une architecture lumineuse capable d’offrir beaucoup de nits, une bonne stabilité et une colorimétrie riche, tout en limitant les contraintes typiques du triple laser (speckle plus fréquent, comportements plus sensibles selon les écrans), au prix d’une couverture Rec.2020 moins spectaculaire sur le papier.

XGIMI TITAN
COUVERTURE DCI P3

Reste enfin la question de la justesse colorimétrique en SDR “sortie de boîte”, et c’est ici que le TITAN est plus perfectible. Contrairement à la série Horizon 20, qui pouvait souvent se permettre d’être utilisée sans calibrage tant ses réglages d’usine étaient homogènes et déjà bien centrés, il montre une variabilité plus marquée selon les modes image. On observe des écarts de température de couleur et de gamma plus importants, ainsi qu’une dérive de l’équilibre RVB dans plusieurs profils. À titre d’exemple, le mode Performance est clairement à éviter en usage cinéma : la température de couleur moyenne grimpe à des niveaux très élevés (image froide) et la courbe de gamma s’éloigne fortement de la cible, ce qui se traduit par une image artificiellement contrastée et peu naturelle. Les modes Standard / TV / Sport présentent également une tendance froide (températures moyennes autour de 7600 K) et un gamma plus élevé que la cible cinéma, avec une colorimétrie qui gagnera franchement à être corrigée. Le mode Réalisateur offre une base plus cohérente sur certains aspects, mais reste imparfait en l’état et ne dispense pas d’un ajustement si l’on vise une vraie neutralité.

XGIMI TITAN
MODE STANDARD SORTIE DE BOITE
XGIMI TITAN
MODE SPORT SORTIE DE BOITE
XGIMI TITAN
MODE TV SORTIE DE BOITE
XGIMI TITAN
MODE PERFORMANCE SORTIE DE BOITE
XGIMI TITAN
MODE REALISATEUR SORTIE DE BOITE

Dans ces conditions, en l’absence de possibilité de calibrage, le choix le plus rationnel est de partir sur le mode image Film et de sélectionner la température de couleurs “Film” plutôt que “D65”. C’est contre-intuitif sur le papier (D65 étant la référence), mais dans la pratique, sur ce TITAN “out of the box”, la température “Film” s’avère mieux équilibrée et plus naturelle à l’image que le préréglage D65 tel qu’implémenté d’usine. On obtient ainsi un rendu plus homogène, plus cinématographique et globalement plus juste, en attendant une calibration complète qui permettra, elle, d’exploiter tout le potentiel du projecteur.

XGIMI TITAN
MODE FILM SORTIE DE BOITE
XGIMI TITAN
MODE FILM sortie de boîte avec température de couleurs film au lieu de D65
XGIMI TITAN
ECHELLE DE GRIS CALIBREE SANS CORRECTION DYNAMIQUE

Gestion HDR et Dolby Vision :

Avant d’aborder Dolby Vision, il est important de bien comprendre comment le XGIMI TITAN gère le HDR “classique”, c’est-à-dire les contenus encodés en HDR10 et HDR10+.
Le HDR10 repose sur des métadonnées statiques : une seule information de mastering (niveau de luminosité maximal, moyenne, etc.) est transmise pour l’ensemble du film ou de l’épisode. Cela signifie que le projecteur doit appliquer un seul mapping HDR valable aussi bien pour les scènes très sombres que pour les pics lumineux extrêmes. À l’inverse, le HDR10+ ajoute des métadonnées dynamiques, scène par scène (voire image par image), permettant un ajustement plus fin de la courbe HDR, mais il reste moins répandu que Dolby Vision dans l’écosystème actuel.

XGIMI TITAN
filmmaker HDR sortie de boite
XGIMI TITAN
HDR FILM DTM inactif

Les mesures réalisées en HDR montrent que le TITAN adopte une approche globalement cohérente mais perfectible en sortie de boîte. Lorsque son DTM (Dynamic Tone Mapping) est inactif, on observe que la courbe HDR suit la référence jusqu’à un certain point, puis compresse plus fortement les hautes lumières. En revanche, une fois le traitement HDR correctement exploité (DTM actif) et a fortiori après calibrage, le comportement s’améliore nettement. Les mesures post-calibrage montrent une meilleure tenue de l’EOTF, une transition plus progressive vers le clipping et une gestion plus propre des niveaux intermédiaires, ce qui renforce la lisibilité globale de l’image HDR.

XGIMI TITAN
POST CALIBRAGE HDR

Il faut également souligner que la réserve de luminosité très importante du TITAN joue ici un rôle clé. Avec plusieurs centaines de nits réellement exploitables à l’écran, le projecteur est capable de proposer une image HDR nettement plus crédible que la majorité des modèles home cinéma traditionnels. Les hautes lumières sont visibles, les effets spéculaires ressortent clairement, et l’image conserve une vraie sensation de dynamique, à condition que le tone mapping soit correctement maîtrisé.

Dolby Vision :

Le Dolby Vision fonctionne sur une philosophie fondamentalement différente du HDR10. Là où le HDR10 se contente de métadonnées statiques, le Dolby Vision repose sur des métadonnées dynamiques avancées, calculées image par image par les studios lors du mastering. Le diffuseur (ici le projecteur) reçoit donc des instructions extrêmement précises lui indiquant comment adapter chaque scène voire chaque plan à ses capacités réelles en luminosité et en contraste. C’est ce qui explique, en pratique, la supériorité fréquente du Dolby Vision en termes de cohérence et de lisibilité HDR, en particulier sur les diffuseurs qui ne peuvent pas atteindre les niveaux de luminance des moniteurs de mastering.

XGIMI TITAN
DOLBY VISION lumineux sortie de boîte
XGIMI TITAN
dolby vision sombre sortie de boîte

Contraste et luminosité :

L’analyse conjointe de la luminosité et du contraste est sans doute l’un des chapitres les plus spectaculaires de ce test, tant le XGIMI TITAN marque une rupture nette avec ce que l’on connaissait jusqu’ici en vidéoprojection home cinéma. Les valeurs issues du tableau de mesures sont sans ambiguïté : le TITAN atteint bien les 5 000 lumens annoncés… et les dépasse très largement. En mode Performance, le projecteur culmine à 7 894 lumens, une valeur absolument hors norme pour un projecteur estampillé home cinéma. Cette performance brute a toutefois un revers immédiat : le bruit de fonctionnement devient comparable à un décollage d’avion et la colorimétrie est totalement hors cible, avec une température de couleur dépassant les 13 000 K. Ce mode n’a donc aucun intérêt en usage cinéma ou vidéo domestique et doit être considéré comme un mode de démonstration ou de présentation en environnement très lumineux.

XGIMI TITAN
Colorimétrie contraste luminosité XGIMI TITAN

Ce qui impressionne réellement, en revanche, c’est ce que le TITAN est capable de délivrer avec une colorimétrie exploitable et juste. En mode Film ou après calibrage, le projecteur dépasse encore les 4 600 lumens, une valeur que je n’avais jamais mesurée jusqu’à présent sur un projecteur home cinéma. Cette réserve lumineuse colossale change littéralement la donne : pour la première fois, un projecteur est capable de proposer un rendu HDR et Dolby Vision qui se rapproche réellement de celui d’un écran plat, avec des pics lumineux visibles, des effets spéculaires crédibles et une dynamique qui ne s’effondre pas dès que la base d’image augmente.

Bien entendu, cette luminosité serait inutile si le contraste ne suivait pas. Or, sur ce point également, le TITAN surprend très favorablement. En contraste natif, le mode Film affiche une valeur proche de 1 800:1, ce qui représente un progrès considérable par rapport aux premiers modèles XGIMI et place le constructeur dans une tout autre catégorie. Les noirs restent lisibles, les scènes sombres conservent de la profondeur et l’image ne donne jamais l’impression d’être “plate”, même à très forte luminance. Nous sommes clairement loin des débuts de la marque dans ce domaine.

Cette base saine permet ensuite d’examiner les options de contraste dynamique, que XGIMI a multipliées sur le TITAN. Les fonctions Contraste dynamique et Contraste IA, prises individuellement ou ensemble, ont été mesurées et analysées. Sur le plan strictement métrique, elles n’impactent que très peu la colorimétrie et le gamma. En pratique, en revanche, leur comportement est plus discutable.

XGIMI TITAN
ECHELLE DE GRIS CALIBREE SANS CORRECTION DYNAMIQUE
XGIMI TITAN
Option contraste dynamique seule
XGIMI TITAN
Contraste dynamique et contraste IA actifs en même temps

Le contraste dynamique, utilisé seul, a tendance à boucher totalement les noirs. Le Contraste IA, quant à lui, présente une dérive plus gênante encore : il introduit un bruit vidéo visible, une sorte de grésillement dans l’image, particulièrement perceptible sur les aplats et les zones sombres. Pour ces raisons, et malgré leur promesse sur le papier, ces deux options ne m’ont pas convaincu et je les laisse personnellement désactivées.

XGIMI TITAN
Contraste dynamique inactif
XGIMI TITAN
Contraste dynamique et IA actifs
XGIMI TITAN
Contraste dynamique actif
Test XGIMI TITAN
Contraste dynamique versus contraste IA

Reste alors l’option la plus intéressante : l’Amélioration dynamique, proposée avec trois niveaux de fonctionnement. Contrairement aux deux précédentes, elle ne génère pas de bruit vidéo et son action est clairement perceptible sur le contraste. En revanche, elle a un impact direct sur la colorimétrie, comme le montrent clairement les mesures. Cette option agit de manière très agressive sur la source lumineuse : sur une mire totalement noire, le laser est complètement coupé. Si l’on effectue une mesure de contraste avec un temps d’intégration supérieur à deux secondes, on atteint alors des valeurs de contraste séquentiel proches des 5 000 000:1 annoncés par XGIMI. Évidemment, une image entièrement noire dans un film n’a que peu d’intérêt pratique, et ces chiffres relèvent davantage de la démonstration technique que de l’usage réel.

XGIMI TITAN
CONTRASTE DYNMAIQUE MODE FILM
XGIMI TITAN
Contraste dynamique mode standard

En revanche, sur des mires plus représentatives d’un contenu vidéo mélange de petits éléments blancs sur un fond majoritairement noir j’obtiens un contraste dynamique réel proche de 4 000:1, sans pompage visible de la luminosité. C’est ici que l’Amélioration dynamique devient réellement pertinente. Comme sur les Horizon 20 Max et Pro, cette option s’accompagne toutefois d’une dérive colorimétrique, ce qui aurait pu en limiter fortement l’intérêt. Mais XGIMI a ici apporté une réponse intelligente.

Les ingénieurs ont intégré un réglage spécifique baptisé « Correction dynamique du niveau de noir », prenant la forme d’une réglette allant de –40 (image plus rouge) à +40 (image plus verte). Ce réglage permet de compenser efficacement les dérives colorées induites par la gestion dynamique du laser… et cela fonctionne réellement. Une fois correctement ajustée, cette combinaison permet de profiter du gain en contraste dynamique sans sacrifier totalement la justesse des couleurs.

XGIMI TITAN
EFFET REGLAGE CONTRASTE DYNAMIQUE SUR LA GAUCHE DE L ECHELLE
XGIMI TITAN
EFFET CONTRASTE DYNAMIQUE SUR LA DROITE DE L ECHELLE

Enfin, il existe une autre voie, particulièrement enthousiasmante, pour donner au TITAN une image évoquant celle d’un écran OLED géant : l’association avec un écran technique à faible gain, de l’ordre de 0,5 ou 0,6. Grâce à l’énorme réserve de luminosité du projecteur, cette solution devient parfaitement viable. Les résultats obtenus avec un simple écran Black Series de Nothing Projector sont tout simplement spectaculaires : noirs renforcés, contraste perçu en nette hausse, et une image d’une densité et d’une profondeur rarement vues en projection. Dans cette configuration, le XGIMI TITAN franchit clairement un cap et démontre qu’il est capable, dans de bonnes conditions, de rivaliser visuellement avec les meilleurs diffuseurs du marché.

Avis subjectif

Pour cette partie subjective, j’ai pris le temps de visionner 1917 en Dolby Vision, et l’expérience a été tout simplement marquante. À tel point que j’ai eu le sentiment de redécouvrir complètement le film. Le XGIMI TITAN ne se contente pas d’offrir une belle image : il propose une prestation visuelle d’un niveau que je n’avais encore jamais observé sur un projecteur home cinéma, en particulier en HDR et en Dolby Vision.

XGIMI TITAN
1917 DOLBY VISION 4K

Il faut d’abord préciser une chose essentielle : le TITAN est déjà excellent en SDR. L’image est propre, stable, très détaillée, avec une luminosité confortable, un contraste solide et une colorimétrie qui, une fois correctement réglée ou calibrée, permet de profiter pleinement des contenus classiques Blu-ray ou TV. En SDR, on est clairement face à un projecteur très abouti, capable de rivaliser avec ce que l’on trouve de mieux dans la catégorie home cinéma.

Mais là où le TITAN change véritablement la donne, c’est en HDR et en Dolby Vision. Pour la première fois avec un projecteur domestique, j’ai eu l’impression d’atteindre un niveau de rendu jusqu’ici réservé aux écrans plats haut de gamme. Les pics lumineux sont réellement visibles, les effets spéculaires prennent tout leur sens, et surtout l’image conserve une vraie densité, même sur des scènes très contrastées. Contrairement à beaucoup de projecteurs HDR, l’image ne s’écrase pas, ne devient pas terne ou “grisâtre” dès que la scène se complexifie.

XGIMI TITAN
XGIMI TITAN 4K

Cette performance repose en grande partie sur la nouvelle puce DMD HEP 0,78 pouce, qui est un véritable bonheur pour la projection. Pour tous les amateurs de netteté, de précision et de micro-détails, cette grande matrice fait une différence immédiatement perceptible. Habitué aux projecteurs lifestyle basés sur des puces 0,47 pouce, j’ai clairement senti que le TITAN franchissait un cap. L’image est plus définie, plus structurée, plus stable. Le piqué est supérieur, sans jamais tomber dans l’excès ou l’artificialité.

XGIMI TITAN
1917 DOLBY VISION 4K

Le TITAN est clairement conçu pour les très grandes bases d’image. Dans ma configuration personnelle, j’ai dû me limiter à 100 pouces, mais il est évident que le projecteur en a largement sous le pied. D’un bord à l’autre de l’image, la netteté est exemplaire : aucun flou périphérique, aucune dérive de focus, aucune perte de précision. L’uniformité est remarquable et contribue énormément au confort de visionnage.

XGIMI TITAN
1917 DOLBY VISION 4K

La combinaison luminosité + contraste est sans doute l’un des points les plus impressionnants. Sur des scènes emblématiques de 1917, comme celle des escaliers ou le bunker du général plongé dans la pénombre, le TITAN démontre une maîtrise exceptionnelle du rapport dynamique. Les zones sombres restent lisibles et profondes, tandis que les sources lumineuses conservent leur impact. Cette capacité à maintenir à la fois de la puissance lumineuse et du contraste est exactement ce qui fait toute la différence en HDR et en Dolby Vision.

XGIMI TITAN
1917 DOLBY VISION 4K

Il est encore possible d’aller plus loin, comme je l’ai expliqué précédemment, en associant le TITAN à un écran technique à faible gain, ce qui permet de renforcer encore la perception du contraste et de se rapprocher visuellement d’un rendu de type OLED géant. Mais même sans cela, le résultat est déjà impressionnant.

Conclusion

Au final, ce qui me frappe le plus, c’est la trajectoire de XGIMI. D’une génération à l’autre, le constructeur démontre qu’il est à l’écoute du marché et des attentes des passionnés, en particulier de ceux qui aiment le DLP pour sa précision et sa netteté. Avec le TITAN, XGIMI ne se contente plus de proposer un très bon projecteur lifestyle : il livre un véritable projecteur home cinéma haut de gamme, capable d’exceller en SDR et surtout d’atteindre un niveau de qualité en HDR et Dolby Vision que je n’avais tout simplement jamais vu auparavant en vidéoprojection domestique.

Coup de projecteur

À moins de 4 000 euros, je le dis très clairement : je ne vois aujourd’hui aucun équivalent réel sur le marché capable d’offrir une telle combinaison de luminosité, de contraste, de précision d’image et de performances HDR/Dolby Vision. Le XGIMI TITAN marque, à mes yeux, un tournant majeur dans la projection à domicile. Pour cette claque visuelle de fin d'année je n'ai aucune hésitation à décerner au TITAN, la meilleure note Mondoprojos.fr : « Coup de projecteur » et coup de maître tout simplement !

ENGLISH VERSION

TEST XGIMI TITAN

I am closing out the year 2025 with a truly titanic test (that one was indeed an easy pun) by putting the very first professional projector from XGIMI through its paces. This “Pro” model, as you will soon discover, is particularly well suited to demanding home cinema use. Here, there are no compromises linked to the aesthetic codes of the cubic, portable Lifestyle projectors the brand has accustomed us to. The TITAN adopts a radically different approach: a large rectangular chassis, a design clearly intended for fixed installation, and a substantial weight of nearly 11.5 kilograms that immediately sets expectations.

XGIMI has clearly not attempted to downplay the ambitions of this new flagship. The TITAN positions itself as a projector capable of competing head-on with flat-panel displays, particularly in an area that has historically been challenging for front projection: light output.

With a claimed brightness of 5,000 lumens, the XGIMI TITAN is capable of delivering up to approximately 600 nits on screen, a level that places it in a still very rare category within the home projection market. This generous light reserve not only makes it possible to consider very large screen sizes, but also to maintain a credible HDR dynamic range. Of course, raw brightness alone is not enough: contrast, image precision, black level management, and color accuracy must also be up to the task. These are precisely the parameters we will analyze in detail in this final mondoprojos test of 2025.

What is it ?

Until now, the home cinema projector market has largely relied on 0.47-inch or 0.66-inch DMD matrices. These solutions have played a major role in democratizing 4K UHD projection, but they gradually reveal their limitations when targeting very large screen sizes combined with high light output. The new 0.78-inch DMD chip developed by Texas Instruments represents a major technological leap in this respect. Its reflective surface, approximately 2.8 times larger than that of a 0.47-inch DMD, allows it to handle significantly higher luminous flux while maintaining excellent individual control of the micro-mirrors.

TEST XGIMI TITAN
Nouvelle puce DMD 0.78 XGIMI TITAN

In practical terms, this increase in active surface translates into a more stable, more uniform, and above all more detailed image especially on very large diagonals, where smaller matrices can show weaknesses in perceived sharpness. Improved pixel separation also helps reduce smoothing effects and enhances the rendering of fine textures, particularly on screen sizes well beyond 120 or even 150 inches. Combined with XPR technology, this 0.78-inch DMD is able to display all 8.3 million pixels of a 4K UHD image at 3840 x 2160 resolution through ultra-fast mirror shifting. Although sequential in nature, this process is completely imperceptible to the human eye and generates neither visible artifacts nor any loss of perceived resolution.

The evolution of the DMD matrix also benefits contrast performance. A larger surface enables more precise control of reflected light, limiting light leakage and improving the readability of dark scenes. It is on this solid technological foundation that the XGIMI TITAN is built, serving as a true showcase of the Chinese manufacturer’s expertise.

Designed from the outset for very large image projection, the TITAN supports screen sizes ranging from 100 to 250 inches, or up to approximately 6.35 meters in width. Such a range naturally targets dedicated home theater rooms and large spaces, while still retaining enough flexibility for high-end domestic integration. Its laser phosphor light source developed by XGIMI, combined with the 0.78-inch DMD, enables a claimed brightness of 5,000 ISO lumens—firmly positioning it among very high-brightness projectors.

TEST XGIMI TITAN
XGIMI TITAN caractéristiques principales

The XGIMI TITAN is also designed to provide full coverage of the DCI-P3 color space. This specification truly comes into its own thanks to support for all major current HDR formats, including HDR10+, Dolby Vision, HLG, IMAX Enhanced, and Filmmaker Mode. The goal is not to deliver an artificially punchy or overly vivid image, but rather a balanced and accurate reproduction that respects creative intent, with controlled highlights, readable blacks, and consistent color rendering across the entire dynamic range.

Video processing is handled in part by XGIMI’s proprietary X1 AI Image Chip. This processor analyzes the projected image in real time to finely adjust sharpness, contrast, and colors depending on the content. The approach is deliberately restrained: limiting pumping effects, avoiding artificial over-sharpening, and preserving overall image stability, while improving the clarity of complex scenes. Finally, the TITAN is also 3D compatible, a feature that has become rarer but is still appreciated by some enthusiasts.

The projector is currently available at a recommended retail price of €3,999.

Physical Design

The design approach chosen for the XGIMI TITAN is clearly focused on functionality and permanent installation. The chassis rests on four sturdy metal feet that slightly elevate it from the base, ensuring excellent stability when placed on a shelf or cabinet. These feet are removable, greatly facilitating ceiling installations and allowing for clean, secure integration without unnecessary accessories or aesthetic compromises. This modularity provides genuine installation flexibility, regardless of room type or configuration.

XGIMI TITAN
XGIMI TITAN

The projector features an optical zoom with a throw ratio ranging from 1.2 to 1.8, as well as a particularly generous motorized lens shift: 100% vertically and 40% horizontally. These adjustments allow precise image positioning without physically moving the projector, thereby avoiding digital keystone corrections. This is a critical point for preserving signal integrity and image quality, especially on very large screen sizes.

XGIMI TITAN
Lens-shift et zoom motorisé XGIMI TITAN

The table below provides a clear overview of the projection distances required for different screen sizes.

TEST XGIMI TITAN
Rapport tailles distances XGIMI TITAN

Connectivity is fully in line with the product’s positioning. It includes two HDMI 2.0 inputs, one of which supports eARC for multichannel audio return, USB 3.0 and USB 2.0 ports, an analog audio output, an optical output, an Ethernet RJ45 port, and an RS232 interface intended for home automation integration. The power supply is built directly into the chassis, eliminating the need for an external power brick and greatly simplifying fixed installations, particularly ceiling mounts.

XGIMI TITAN
Connectique XGIMI TITAN

Despite its ambitions, the TITAN remains relatively compact for its class, with dimensions of 441 x 345 x 158 mm and a weight of 11.5 kg. It can therefore be integrated easily without requiring specialized furniture. In terms of acoustics, the manufacturer specifies a noise level of just 28 dB in standard mode—an essential criterion for home cinema use, where silent operation is a key component of immersion.

The remote control follows XGIMI’s usual design language. It operates via Bluetooth and features backlit buttons, which are particularly useful in dark environments. However, it omits most of the dedicated streaming service shortcuts found on models equipped with Smart TV functionality, such as the Horizon series.

XGIMI TITAN
XGIMI TITAN et télécommande

Finally, it is worth noting that the projector also includes physical control buttons directly integrated into the chassis, located beneath the connectivity panel. These allow for basic operation without the remote control, which is always useful during installation or troubleshooting.

Interface

Here, almost all Smart TV features found on XGIMI’s Lifestyle and UST ranges are absent. If you wish to enjoy streaming services with the TITAN, an external source will be required. The projector does, however, include an internal media player capable of reading audio and video files from a USB flash drive or external hard drive.

The menus are therefore entirely dedicated to the projector’s core functions: installation settings (zoom, lens shift, etc.) and advanced image adjustments. Color-related settings are located in the “Brightness and Display” section, which is divided into two submenus. The “basic parameters” include brightness, contrast, saturation, sharpness, color temperature, and frame interpolation, referred to here as motion compensation.

TEST XGIMI TITAN
Menu XGIMI TITAN

The “professional parameters” menu provides access to all the tools required for precise calibration: color space selection, gamma adjustment, 2-point and 11-point grayscale calibration, dynamic contrast, and laser power management on a scale from 1 to 10. SDR picture modes are labeled: Standard, Film, Vivid, Sports, TV, Filmmaker Mode, and Performance. These modes are also available in HDR, with additional IMAX Enhanced and HDR10+ options, along with Dolby Vision Dark and Bright modes.

XGIMI TITAN
Modes images XGIMI TITAN

Contrast management is particularly comprehensive. It includes local contrast, dynamic contrast, AI contrast, as well as dynamic black enhancement, which provides access to a feature called dynamic black correction. An interesting innovation takes the form of a slider designed to counterbalance color shifts induced by dynamic light output management. Admittedly, there is plenty here to get lost in at first glance, but we will analyze the real impact of each of these functions in detail in the section dedicated to contrast and brightness within the “TECHNICAL VERDICT” chapter.

XGIMI TITAN
Mode jeu Xgimi TITAN

Finally, for video gaming, the TITAN offers a dedicated interface aimed at reducing input lag, with several specific modes: Standard, FPS, RPG, RTS, and Sports. A gaming-oriented approach that, once again, deserves a thorough analysis in the remainder of this test.

TECHNICAL VERDICT

Operating noise and built-in audio system :


In terms of operating noise, the XGIMI TITAN delivers a particularly impressive performance given its light output capabilities. Measurements taken in the test room indicate an ambient noise floor of 34.3 dB with the projector switched off. Once the projector is in operation, with the laser power set to its maximum level (level 10), the measured noise level rises only to 35.1 dB. In other words, the difference is less than 1 dB an increase that is simply imperceptible to the human ear under normal viewing conditions. This result is all the more remarkable considering that the projector is capable of delivering several thousand lumens. XGIMI has therefore achieved excellent thermal management and ventilation design, allowing the TITAN to remain extremely discreet even at full power. In a home cinema environment, including during quiet scenes or low-volume passages, the projector effectively fades into the background, which is a key requirement for a model intended for dedicated installations.

As for the built-in audio system, the TITAN offers a solution that can clearly serve as a fallback. The integrated speakers deliver clean, intelligible sound with sufficient volume for occasional use, particularly in temporary setups or non-dedicated environments. However, given the image quality produced by the projector and its clearly high-end positioning, relying solely on the internal audio solution would be a missed opportunity. The sound naturally lacks the scale, depth, and dynamic range required to properly accompany very large images and the visual richness of this model. From a coherent home cinema perspective, pairing the TITAN with an external audio system whether a high-performance soundbar or, ideally, a full multichannel home theater setup is an obvious choice in order to fully exploit the projector’s immersive potential.

Power consumption :


No major surprises are to be expected in this area. With the laser power set to its maximum level (level 10), measured power consumption reaches 304.1 W, which is entirely logical given the level of brightness delivered. Reducing the laser power to a mid-level setting significantly lowers energy consumption to 173.2 W, offering a very attractive compromise between brightness, visual comfort, and efficiency. At minimum power (laser set to level 1), consumption drops further to 108.2 W, making the TITAN relatively energy-efficient for a projector in this category. This scalability allows power consumption to be precisely adapted to real-world usage conditions, whether for a very bright HDR projection on a large screen or a more restrained session in a fully optimized dedicated theater room.

Image precision and sharpness :


Image precision and sharpness are without any doubt among the major strengths of the XGIMI TITAN, and this is largely due to the integration of the new 0.78-inch DMD HEP chip developed by Texas Instruments. This is a very large DLP matrix with a native resolution of 1920 × 1080 micro-mirrors. As with all current 4K DLP projectors, the display of UHD resolution relies on XPR processing, an extremely fast micro-shifting technique that allows the projector to reproduce the full 8.3 million pixels of a 3840 × 2160 image.

XGIMI TITAN
Mire interne XGIMI TITAN

The key difference compared with more compact DMDs therefore does not lie in the native resolution itself, but in the significantly larger physical size of the 0.78-inch chip. This much larger active surface enables better spatial separation of the micro-mirrors, more precise control of the light flux, and a reduction in optical interference. The result is an image perceived as more stable, denser, and above all more precise, especially on very large screen sizes where 0.47-inch matrices reach their limits much more quickly.

XGIMI TITAN
Précision de l'image 4K XGIMI TITAN

The examination of 4K test patterns clearly confirms this visual gain. On resolution charts—and in particular the Burosch test pattern the TITAN impresses with the finesse of its rendering of the finest lines. The delineation of numbers, letters, and complex patterns appears extremely sharp, with no smearing or excessive smoothing. Edges are clean and well defined, and legibility remains excellent even at short viewing distances, demonstrating the quality of the coupling between the DMD matrix and XPR processing.

The quality of the optical block also plays a major role in this performance. From one edge of the image to the other, uniformity is exemplary: no loss of sharpness is observed at the periphery, and the image maintains the same level of precision across the entire projected surface. There is no chromatic aberration those unwanted color fringes visible on high-contrast transitions nor any occurrence of laser blur. The latter, specific to certain laser projectors, manifests itself as a slight blur or halo around very fine lines, caused by the coherence of the laser beam and optical diffusion. On the TITAN, these effects are perfectly controlled, with lines remaining crisp and clearly defined.

XGIMI TITAN
Mire croix 4K

However, on a very specific test pattern the 4K crossed-line chart the results are more nuanced. As it was not possible to obtain a truly usable photograph of this pattern, the analysis is based primarily on direct visual observation. In this extremely demanding test, the TITAN does not perform quite as well as some very strong competitors such as the Leica Cineplay 1 or the Valérion Max, which retain slightly better legibility on these particular patterns. This remains a highly specific case with no real impact on real-world content. In everyday movie and video use, the image precision and sharpness delivered by the XGIMI TITAN clearly stand out as reference-level within the category of home cinema DLP projectors.

Motion handling :


Despite the integration of the new 0.78-inch DMD HEP chip, motion handling remains an aspect that must be considered carefully on this projector. With native 24p cinematic sources, judder is still clearly perceptible. Slow and steady camera pans, typical of film content, can exhibit micro-stutters and uneven motion that highlight the inherent limitations of DLP projection when motion compensation is not engaged.

TEST XGIMI TITAN
Mire de fluidité 4K

Fortunately, XGIMI provides an effective frame interpolation function that is available across all types of sources, whether SDR or HDR. Once enabled, this motion compensation significantly reduces the slowdowns and irregularities observed during camera pans. From the “Medium” setting onward, the improvements are immediately noticeable: camera movements become smoother, more coherent, and far more comfortable to watch, without introducing excessive artifacts. By contrast, the “Low” mode on its own is not sufficient to fully eliminate judder on the most demanding 24p content.

The “High” mode further increases smoothness, but at the cost of a more pronounced soap-opera effect, which can detract from the cinematic rendering and stray from the original artistic intent. In this context, the “Medium” setting clearly emerges as the best compromise. It delivers convincing motion fluidity while preserving image texture and a film-like presentation. Used judiciously, this mode represents the most balanced solution for fully enjoying movies and series on the XGIMI TITAN without sacrificing aesthetics in favor of excessive smoothness.

Input lag :


When it comes to input lag, the XGIMI TITAN shows a very contrasted behavior depending on whether or not the dedicated gaming options are enabled. Outside of specific game modes, the measured display lag reaches 136.4 ms. At this level, it is clearly unacceptable for any moderately experienced gamer to consider comfortable use: such a delay results in very noticeable latency between controller input and on-screen response, making any competitive or reactive gameplay completely unsuitable.

Fortunately, the TITAN includes dedicated input-lag reduction features, and their effectiveness is undeniable. Once these options are enabled, display latency drops dramatically to 32.8 ms with a UHD 60 Hz source. In practical terms, at 60 frames per second, a single frame lasts approximately 16.7 ms. An input lag of 32.8 ms therefore corresponds to a delay of roughly two frames, which becomes perfectly acceptable for casual to intermediate gaming, and even comfortable for the majority of console players. While this does not place the TITAN on par with highly specialized gaming projectors or monitors, the improvement is significant enough to fundamentally transform the gaming experience.

XGIMI TITAN
Menu Mode Jeu XGIMI TITAN

It is also worth noting that the XGIMI TITAN is compatible with ALLM (Auto Low Latency Mode). This feature allows the projector to automatically detect a compatible source typically a gaming console and switch to a low-latency mode without any manual intervention, disabling unnecessary video processing that could increase input lag. This is a welcome usability feature, as it prevents configuration errors and ensures optimal responsiveness as soon as a game is launched.

Finally, the TITAN accepts 1080p signals up to 240 Hz. While such a high refresh rate will primarily appeal to PC gamers who prioritize fluidity and responsiveness, it nonetheless confirms XGIMI’s intention to offer a versatile projector capable of meeting both cinematic demands and modern gaming requirements under serious technical conditions.

Overscan and gray border around the active image :


Overscan also referred to as cropping describes the practice of slightly trimming the displayed image in order to hide its outer edges. Historically used on televisions to eliminate potential artifacts at the periphery of the signal, this process inevitably results in a loss of information, since part of the original image is simply not shown. In a modern home cinema context, and even more so with a high-end projector, the absence of overscan is an important criterion, both for preserving the integrity of the video signal and for ensuring display accuracy.

XGIMI TITAN
Overscan

In this respect, the XGIMI TITAN is exemplary. No overscan is applied: the image is displayed in its entirety, pixel for pixel, without any cropping or rescaling. All the information contained in the source is therefore projected onto the screen, guaranteeing full respect for the original framing and perfect compatibility with test patterns, UHD content, and computer sources.

The presence of the 0.78-inch DMD HEP chip also brings a very tangible benefit to another aspect often criticized on XPR-based DLP projectors: the well-known lighter gray border that surrounds the active image area. On projectors equipped with 0.47-inch DMD matrices, this peripheral band linked to XPR shifting and residual light leakage can reach approximately 2 centimeters in thickness.

With the TITAN, this border is reduced by more than half, measuring only about 1 centimeter. This represents a clearly noticeable improvement, especially on large screen sizes. Beyond the simple physical reduction, it is above all the better native contrast of the 0.78-inch DMD HEP chip that plays a decisive role. By limiting light leakage and lowering peripheral black levels, this new chip further reduces the visual perception of this lighter band, to the point where it becomes very difficult to distinguish under real-world viewing conditions.

Laser speckle :


Before analyzing the behavior of the XGIMI TITAN, it is important to recall what laser speckle is. It is an optical phenomenon inherent to coherent laser light sources, which appears as a kind of shimmering grain visible on the image surface, mainly on bright, uniform areas. This visual noise is caused by interference between coherent laser light waves after they are reflected off the screen. Depending on the type of light source, the screen material, and the viewer’s sensitivity, speckle can be more or less noticeable and, in some cases, even distracting.

The XGIMI TITAN adopts a very specific light source architecture: it is a video projector using a dual-laser system combined with phosphor wheels. Unlike so-called “pure” triple-laser (RGB) projectors, which rely on three separate lasers for red, green, and blue, the TITAN uses a laser/phosphor combination designed to generate a broad-spectrum white light. This technological difference has a direct impact on the presence or rather the absence of laser speckle.

Pure triple-laser systems employ extremely coherent beams, which inherently intensify interference phenomena and therefore increase the risk of visible speckle, especially on technical or high-gain screens. By contrast, a laser-phosphor architecture such as the one implemented here produces light that is far less coherent. Passing the laser light through a phosphor wheel partially “decoheres” the beam, significantly reducing the interference effects responsible for speckle.

Under test conditions, and particularly in bright scenes where speckle is usually the easiest to detect no trace of laser speckle was observed on the XGIMI TITAN. Bright uniform areas appear perfectly clean and homogeneous, with no parasitic grain whatsoever. This behavior is especially welcome on very large screen sizes, where even minor defects of this type can quickly become noticeable.

XGIMI’s decision to implement this light source architecture therefore proves to be particularly well judged. It allows the projector to retain the key advantages of laser technology high brightness, long-term stability, and wide color gamut while avoiding one of its main visual drawbacks. This effective control of speckle directly contributes to overall image clarity, uniformity, and viewing comfort.

Colorimetry :

XGIMI TITAN 4K
XGIMI TITAN 4K


Before analyzing the measurements, it is essential to clarify the test conditions, as they directly determine the reliability of the results especially with a laser projector. All measurements were carried out on a Lambertian white screen with a perfectly neutral 1.0 gain, avoiding any bias introduced by technical screens (gain, tint, or directionality). The probes were aimed at the screen (and not at the lens) in order to measure the light exactly as it is perceived by the viewer. Finally, a Jeti 1501 High Resolution reference spectrophotometer was used to create a spectral profile, which was then applied to a Klein K10A colorimeter for all measurements. This combination of a reference spectro and a profiled colorimeter is, in practice, the only serious methodology for accurately measuring the colors of a laser projector, whose light spectrum is fundamentally different from that of a traditional UHP lamp and can easily invalidate unprofiled measurements.

XGIMI TITAN
XGIMI TITAN

When it comes to gamut performance, one key point must be emphasized from the outset: the XGIMI TITAN is not a “pure” RGB triple-laser projector. It is based on a dual-laser architecture combined with a phosphor wheel, which has a direct impact on Rec.2020 coverage. An RGB triple-laser system produces extremely saturated and spectrally narrow primaries (red, green, and blue), making it possible to approach and in some cases partially exceed the Rec.2020 color space. By contrast, a laser-plus-phosphor architecture generates a “converted” light output (the phosphor transforms part of the laser radiation) with primaries that are generally less extreme and a broader spectral distribution. This approach is excellent for overall balance and viewing comfort, but structurally less favorable to achieving maximum Rec.2020 coverage. The measurements fully confirm this behavior: in HDR BT.2020 mode, the TITAN reaches 75.39% (CIE 1931 xy) and 84.44% (CIE 1976 u’v’). In other words, it offers solid BT.2020 coverage for a laser-phosphor projector, but it cannot claim a “full” Rec.2020 gamut like some triple-laser models.

XGIMI TITAN
COUVERTURE BT.2020

On the other hand and this is the most important metric in practical terms for current HDR home cinema the TITAN covers the DCI-P3 color space very extensively. UHDA-P3 coverage measurements reach 95.91% (CIE 1931 xy) and 97.58% (CIE 1976 u’v’), which in real-world use translates into very convincing HDR color reproduction, as the vast majority of HDR masters are contained within a gamut close to P3. This positioning is entirely consistent: XGIMI has clearly prioritized a light source architecture capable of delivering high brightness levels, good long-term stability, and rich color reproduction, while avoiding some of the typical drawbacks of triple-laser systems (more frequent speckle, greater sensitivity to screen characteristics), at the cost of less impressive Rec.2020 coverage on paper.

XGIMI TITAN
COUVERTURE DCI P3

Finally, there is the issue of out-of-the-box SDR color accuracy, and this is where the TITAN proves more imperfect. Unlike the Horizon 20 series, which could often be used without calibration thanks to its well-centered and consistent factory settings, the TITAN shows more pronounced variability depending on the picture mode selected. Greater deviations in color temperature and gamma are observed, along with RGB balance drift in several profiles. For example, Performance mode should clearly be avoided for cinematic use: average color temperature rises to very high levels (resulting in a cold image), and the gamma curve departs significantly from the target, producing an artificially contrasty and unnatural picture. The Standard / TV / Sport modes also exhibit a cold bias (average color temperatures around 7600 K) and a gamma higher than the cinema target, with color reproduction that would clearly benefit from correction. Filmmaker Mode provides a more coherent base in some respects, but remains imperfect as delivered and does not eliminate the need for adjustment if true neutrality is the goal.

XGIMI TITAN
MODE STANDARD SORTIE DE BOITE
XGIMI TITAN
MODE SPORT SORTIE DE BOITE
XGIMI TITAN
MODE REALISATEUR SORTIE DE BOITE
XGIMI TITAN
MODE PERFORMANCE SORTIE DE BOITE

Under these conditions, in the absence of calibration, the most sensible choice is to use the Film picture mode and select the “Film” color temperature rather than “D65.” While this may seem counterintuitive on paper D65 being the reference in practice, on this out-of-the-box TITAN, the “Film” preset is better balanced and more natural-looking than the factory D65 implementation. The result is a more homogeneous, more cinematic, and overall more accurate image, pending a full calibration that will ultimately allow the projector’s full potential to be realized.

XGIMI TITAN
MODE FILM SORTIE DE BOITE
XGIMI TITAN
MODE FILM sortie de boîte avec température de couleurs film au lieu de D65
XGIMI TITAN
ECHELLE DE GRIS CALIBREE

HDR and Dolby Vision management :

Before addressing Dolby Vision, it is important to clearly understand how the XGIMI TITAN handles “traditional” HDR formats, namely HDR10 and HDR10+.
HDR10 relies on static metadata: a single set of mastering information (maximum brightness level, average brightness, etc.) is transmitted for the entire movie or episode. This means the projector must apply one single HDR tone-mapping curve, valid both for very dark scenes and for extreme highlight peaks. By contrast, HDR10+ introduces dynamic metadata, applied scene by scene (and in some cases frame by frame), allowing for a more refined adjustment of the HDR curve. However, HDR10+ remains far less widespread than Dolby Vision within the current ecosystem.

HDR measurements show that the TITAN adopts a generally coherent but still improvable approach out of the box. When its DTM (Dynamic Tone Mapping) is disabled, the HDR curve follows the reference up to a certain point and then compresses highlights more aggressively. Once HDR processing is properly engaged (DTM enabled), and even more so after calibration, performance improves significantly. Post-calibration measurements reveal better EOTF tracking, a smoother transition toward clipping, and cleaner handling of mid-tones, all of which enhance the overall readability of HDR content.

XGIMI TITAN
HDR FILM DTM inactif
XGIMI TITAN
filmmaker HDR sortie de boite

It should also be emphasized that the TITAN’s very large brightness reserve plays a key role here. With several hundred nits effectively usable on screen, the projector is able to deliver a far more convincing HDR image than the vast majority of traditional home-cinema projectors. Highlights are clearly visible, specular effects stand out convincingly, and the image retains a true sense of dynamic range—provided that tone mapping is properly controlled.

XGIMI TITAN
POST CALIBRAGE HDR

Dolby Vision :


Dolby Vision is built on a fundamentally different philosophy from HDR10. While HDR10 relies on static metadata, Dolby Vision uses advanced dynamic metadata, calculated frame by frame by the studios during mastering. The display device in this case, the projector therefore receives extremely precise instructions on how to adapt each scene, or even each individual shot, to its actual brightness and contrast capabilities. This is what explains Dolby Vision’s frequent superiority in terms of HDR coherence and readability, especially on displays that cannot reach the luminance levels of professional mastering monitors.

XGIMI TITAN
DOLBY VISION lumineux sortie de boîte
XGIMI TITAN
dolby vision sombre sortie de boîte

Contrast and brightness :

The combined analysis of brightness and contrast is undoubtedly one of the most spectacular chapters of this test, as the XGIMI TITAN represents a clear break from what we have known so far in home cinema projection. The values taken from the measurement table are unambiguous: the TITAN does indeed reach the advertised 5,000 lumens… and goes well beyond that. In Performance mode, the projector peaks at 7,894 lumens, an absolutely extraordinary figure for a projector marketed as a home cinema model. This raw performance, however, comes with an immediate downside: operating noise becomes comparable to an aircraft taking off, and color accuracy is completely off-target, with a color temperature exceeding 13,000 K. This mode therefore has no real relevance for cinematic or domestic video use and should be regarded as a demonstration or presentation mode for very bright environments.

XGIMI TITAN
Colorimétrie contraste luminosité XGIMI TITAN

What is truly impressive, on the other hand, is what the TITAN can deliver with usable and accurate color reproduction. In Film mode or after calibration, the projector still exceeds 4,600 lumens, a value I had never measured before on a home cinema projector. This massive light output fundamentally changes the game: for the first time, a projector is capable of delivering an HDR and Dolby Vision rendering that genuinely approaches that of a flat-panel display, with visible highlight peaks, convincing specular effects, and a sense of dynamic range that does not collapse as screen size increases.

Of course, such brightness would be meaningless if contrast did not keep pace and here again, the TITAN delivers a very pleasant surprise. In native contrast, Film mode measures close to 1,800:1, representing a major leap forward compared to XGIMI’s earlier models and clearly placing the brand in a different league. Blacks remain readable, dark scenes retain depth, and the image never feels “flat,” even at very high luminance levels. This is a long way from the brand’s early days in this area.

This solid foundation makes it possible to examine the various dynamic contrast options that XGIMI has implemented on the TITAN. The Dynamic Contrast and AI Contrast functions, whether used individually or together, were measured and analyzed. From a strictly numerical standpoint, they have little to no impact on color accuracy or gamma.

In practice, however, their behavior is more questionable. Dynamic Contrast, when used on its own, tends to crush black levels completely, eliminating shadow detail.

XGIMI TITAN
Contraste dynamique et IA actifs
XGIMI TITAN
Contraste dynamique inactif
Test XGIMI TITAN
Contraste dynamique versus contraste IA

AI Contrast, on the other hand, exhibits an even more problematic side effect: it introduces visible video noise, a kind of shimmering or grain that is particularly noticeable in flat areas and dark scenes. For these reasons, and despite their promise on paper, these two options did not convince me and I personally leave them disabled.

The most interesting option remains Dynamic Enhancement, which offers three operating levels. Unlike the previous two, it does not generate video noise and its effect on contrast is clearly visible. However, it has a direct impact on color accuracy, as clearly shown by the measurements. This option acts very aggressively on the light source: on a fully black test pattern, the laser is completely shut off. When contrast is measured with an integration time exceeding two seconds, sequential contrast values approach the 5,000,000:1 figure claimed by XGIMI. Obviously, a fully black frame in a movie has little practical relevance, and these numbers are more a technical demonstration than a reflection of real-world viewing.

On more representative test patterns—consisting of small white elements on a predominantly black background—I measured a real dynamic contrast close to 4,000:1, without visible brightness pumping. This is where Dynamic Enhancement becomes genuinely relevant. As with the Horizon 20 Max and Pro, this option is accompanied by a color shift, which could have severely limited its usefulness. However, XGIMI has provided an intelligent solution.

The engineers implemented a dedicated adjustment called “Dynamic Black Level Correction,” in the form of a slider ranging from –40 (redder image) to +40 (greener image). This control effectively compensates for the color shifts induced by dynamic laser management—and it genuinely works. Once properly adjusted, this combination makes it possible to benefit from the increased dynamic contrast without completely sacrificing color accuracy.

Finally, there is another particularly exciting way to give the TITAN an image reminiscent of a giant OLED display: pairing it with a low-gain technical screen, around 0.5 or 0.6. Thanks to the projector’s enormous brightness reserve, this solution is entirely viable. The results obtained with a simple Black Series screen from Nothing Projector are nothing short of spectacular: deeper blacks, a clearly increased perceived contrast, and an image density and depth rarely seen in projection. In this configuration, the XGIMI TITAN clearly takes a major step forward and demonstrates that, under the right conditions, it is capable of visually competing with the very best displays on the market.

Subjective Impression

For this subjective section, I took the time to watch 1917 in Dolby Vision, and the experience was nothing short of striking so much so that I felt as if I were rediscovering the film entirely. The XGIMI TITAN does not merely deliver a beautiful image; it offers a level of visual performance that I had never encountered before on a home cinema projector, especially in HDR and Dolby Vision.

One essential point must be made first: the TITAN is already excellent in SDR. The image is clean, stable, and highly detailed, with comfortable brightness, solid contrast, and color reproduction that once properly adjusted or calibrated—allows full enjoyment of traditional Blu-ray and TV content. In SDR, this is clearly a very mature projector, fully capable of competing with the best in the home cinema category.

XGIMI TITAN
1917 DOLBY VISION 4K

Where the TITAN truly changes the game, however, is in HDR and Dolby Vision. For the first time with a domestic projector, I had the impression of reaching a level of image quality previously reserved for high-end flat-panel displays. Highlights are genuinely visible, specular effects finally make sense, and—most importantly the image retains real density even in highly contrasted scenes. Unlike many HDR projectors, the image does not collapse, nor does it become dull or “grayish” as soon as the scene becomes more demanding.

XGIMI TITAN
1917 DOLBY VISION 4K

This performance relies heavily on the new 0.78-inch HEP DMD chip, which is an absolute pleasure for projection. For anyone who values sharpness, precision, and micro-detail, this larger DMD matrix makes an immediately noticeable difference. Having long been accustomed to lifestyle projectors based on 0.47-inch chips, I clearly felt that the TITAN steps up to a higher level. The image is more defined, more structured, and more stable. The sharpness is superior without ever becoming excessive or artificial.

XGIMI TITAN
XGIMI TITAN 4K

The TITAN is clearly designed for very large screen sizes. In my own setup, I had to limit myself to a 100-inch image, but it is obvious that the projector still has plenty in reserve. From edge to edge, sharpness is exemplary: no peripheral blur, no focus drift, no loss of precision. Image uniformity is remarkable and contributes greatly to overall viewing comfort.

XGIMI TITAN
1917 DOLBY VISION 4K

The brightness-and-contrast combination is undoubtedly one of the most impressive aspects. In iconic scenes from 1917, such as the staircase sequence or the general’s bunker immersed in darkness, the TITAN demonstrates outstanding mastery of dynamic range. Dark areas remain readable and deep, while light sources retain their impact. This ability to maintain both high brightness and strong contrast is exactly what makes all the difference in HDR and Dolby Vision.

XGIMI TITAN
1917 DOLBY VISION 4K

It is possible to go even further, as explained earlier, by pairing the TITAN with a low-gain technical screen, which further enhances perceived contrast and brings the image even closer to that of a giant OLED display. But even without this, the results are already highly impressive.


Conclusion

Ultimately, what strikes me the most is XGIMI’s trajectory. From one generation to the next, the brand clearly demonstrates that it listens to the market and to the expectations of enthusiasts—particularly those who appreciate DLP for its precision and image sharpness. With the TITAN, XGIMI no longer merely offers a very good lifestyle projector; it delivers a true high-end home cinema projector, capable of excelling in SDR and, above all, of reaching a level of quality in HDR and Dolby Vision that I had simply never seen before in domestic video projection.

Coup de projecteur

At under €4,000, I will say it very plainly: I currently see no real equivalent on the market capable of offering such a combination of brightness, contrast, image precision, and HDR/Dolby Vision performance. In my view, the XGIMI TITAN marks a major turning point in home projection. For this end-of-year visual shock, I have no hesitation in awarding the TITAN Mondoprojos.fr’s highest distinction: “Coup de projecteur”a true masterstroke.

XGIMI TITAN

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66 Commentaire(s)

  1. Nicolailler dit :

    Il est né le divin enfant…

  2. GregW dit :

    Un travail de titan (15 pages !).

  3. tubenstock dit :

    Merci pour ce CR fort instructif. Je ne regrette pas ma précommande ! Côté AEC ça donne quoi ? De très bonnes fêtes.

    1. GregW dit :

      Aucune idée, je n’y suis pas sensible, ni les membres de ma famille.

      PS : Bonnes fêtes à vous également.

  4. cedthms@hotmail.com dit :

    Prend il en compte la 3d?

  5. pous dit :

    Bonjour GrecW

    Vous concernant personnellement vous avez utiliser une toile à gain 05-0.6 ? ou toile blanche neutre gain 1.0 ?

    Merci à vous et bravo pour vos test ….et bonne fête de fin d’année.

    Philippe

    1. GregW dit :

      Si je devais le garder (ce que je ne peux pas en raison de son encombrement), je le combinerai à un écran technique pour les raisons mentionnées dans le test.

  6. raphael.mayet@free.fr dit :

    Quelle est la qualité du DTM ?
    Par rapport à un Horizon 20 max ?
    Quelle est la qualité du niveau de noir en comparaison à son petit frère, le 20 max ?
    Quelle est la qualité de l’image face à un Sony 7 ou un JVC500/700 ?

  7. pous dit :

    Re bonjour

    J’ai une toile Lumen Movie Palace UHD 4K Acoustic 270C (16:9) ultra blanche avec gain 0.8 dans une salle dédiée est-ce que se type d’écran peut faire l’affaire ou faut-il changer pour une toile technique 0.5 0.6 ?

    merci à vous

  8. Nicolailler dit :

    Bravo et merci pour ce test Greg !

    Je vais bientôt changer d’écran pour agrandir ma base et j’attendais ce test pour voir si un mariage avec l’écran que je vise est envisageable.
    Ce projecteur à l’air formidable.
    Il y a toujours une question qui me taraude et c’était vrai aussi pour d’autres récents tests:

    Comment mettre en perspective la mesure d’environ 1700:1 en mode film du Titan face à la mesure de 4500:1 en mode cinéma de mon Valerion Pro2 ?

    1. GregW dit :

      Salut Nicolas,

      Dans les 2 cas ce ne sont pas des mesures de contraste natif, je parle des 4000:1 du Titan et du Valérion.

  9. Psyko dit :

    Merci beaucoup pour le test, de quoi finir l’année en beauté.

    Je verrais 2 points que je trouve forts dommages surtout quand on sait ce Xgimi est capable de faire sur d’autres modèles:
    – l’absence totale de fonctions Smart TV ainsi que sur la télécommande qui est pour moi incompréhensible (devoir rajouter un stick ou tout autre box dessus au prix où il est vendu me choque) mais on peut y remédier
    – par contre l’absence de HDMI 2.1 (au moins 1) est plus préjudiciable même si son utilisation est possiblement orienté plus vers le cinéma.
    Nous sommes quasi en 2026, la question ne devrait pas se poser pour moi sur la presence de 2.1.

    Étrange, qu’est ce qui a bien pu motiver ces décisions sachant je pense que ce sont des caractéristiques que les acheteurs de nos jours apprécient?

  10. stefanregen dit :

    Le projecteur a-t-il réellement annoncé un lensshift vertical à 200% (comme sur la page d’accueil de XGimi avec +- 100% ) ?( +-100 signifie à partir du centre de l’image 100% vers le haut et 100% vers le bas),

    Ou ce n’est que 100% au total. J’ai lu ici, https://www.projektoren-datenbank.com/pro/xgimititan.html

    Et eux aussi ne mentionnent dans leur test que 100% et non +-100%, de sorte qu’il n’y a que 50% de haut et 50% de bas. Cela le rendrait inutilisable pour moi (et probablement aussi pour beaucoup d’autres qui ont des pièces hautes) pour un montage au plafond, car je ne peux pas passer sous le bord supérieur de l’image.

    D’ailleurs, je suis moi-même photographe et je trouve fascinant la rapidité et la professionnalisme avec laquelle vous parvenez à mesurer un tel projecteur, surtout si l’on considère la multitude d’options que cet appareil offre…..

  11. Nicolailler dit :

    Oui je comprends bien ça.
    C’est l’astuce de ce que tu appelais « le contraste utile » pour le Valerion, soit un dynamique non désactivable mais qui n’entraine ni pompage ni dérive, qui me met le doute !
    Vais-je y perdre en passant au Titan ? Parce que les 4000 « utiles » du pro 2 sans désagréments c’est quand même top !

    1. GregW dit :

      Nico, j’apprécie beaucoup les Lifestyle Valérion, mais le TITAN joue clairement dans une classe au-dessus. Aucun des modèles actuels en 0,47’’ ne m’avait procuré ce niveau de sensation.

      La grande puce DMD 0,78’’ apporte un impact visuel immédiatement perceptible sur la précision de l’image. La puissance lumineuse impressionne, et le contraste reste d’un très bon niveau malgré des lumens à foison. L’ensemble se conjugue pour délivrer une véritable claque visuelle.

      Je ne peux pas l’exprimer autrement : quand je suis emballé, mes tests s’allongent… et celui-ci fait 15 pages.

  12. Nicolailler dit :

    La messe est dite 😉
    Merci de supporter les doutes malgré le temps passé à prendre ces mesures.
    C’est quand même ce que j’avais compris:
    L’association de la puce, des lumens, du contraste, de la colo…
    Je vais digérer tout ça et peut être bien m’en procurer un !
    Passe de bonnes fêtes !

  13. remo dit :

    Le site ne le rapporte pas, prend-il en charge hdr Hlg?

  14. Jules_b dit :

    Bonjour Greg,
    Entre l’Epson LS12000 (que ue possède associé à une toile technique 0.6 de 100″) et ce Titan, lequel serait le plus qualitatif?

    1. GregW dit :

      Si vous supportez le DLP : le Titan. L’Epson n’arrivera pas à la cheville du Xgimi pour la dynamique globale de l’image et sa précision.

  15. remo dit :

    Merci greg et félicitations pour votre examen exhaustif

  16. Jules_b dit :

    Merci. C’est quoi le potentiel problème avec le DLP qui pourrait faire que je ne supporte pas?
    Merci de ton conseil

    1. GregW dit :

      La perception des effets arc-en-ciel, certaines personnes y sont sensibles.

  17. und3rtak3r88 dit :

    Merci pour ce test Greg.
    Je l’attendais pour faire ma commande chez Xgimi et profiter de l’offre à 3999€ avec le support offert…. mais l’offre n’est plus disponible, à croire qu’ils attendaient aussi le test pour la supprimer. 🙂

  18. nico94 dit :

    Merci pour le test, il était très attendu pour ma part !!
    Par rapport au zoom, j’aurai une toile de 100′ et une distance de presque 4 m donc quasi en fond de zoom.

    Y a il une perte de luminosité en fonction du zoom ?

    1. GregW dit :

      La position du zoom fait varier la luminosité et le contraste. Pour les mesures présentes dans mon test, le zoom est au maximum.

  19. forceg dit :

    Merci pour ce test, toujours très précis comme d’habitude. J’ai un Sony VPL-XW5000ES (2000 lumens). Ce projecteur vaut il le coup pour que je change ? j’ai une salle dédiée, un écran de 3m de diagonale et un recul entre l’écran et le projecteur de 5m. Merci pour votre réponse

    1. GregW dit :

      Bonjour, si le gain visuel par rapport à ton SONY sera bien là en revanche avec les distances de projection ça n’ira pas. Pour ton écran de 2,6 de base au format 16/9ème le recul mini avec le TITAN est de 3m12 et maximum de 4m68.

  20. dm27 dit :

    Merci pour ce test Greg, qui là encore est complet et assez dense, pour que chacun puisse avec ces éléments se positionner sur ce fameux Titan. Pourrais tu stp indiquer, la référence du Firmware, car sans aucun doute, on a un instantané qui évoluera rapidement par des mises à jour, dans la mesure où XGIMI a sa propre puce de traitement ? Perso, je le perçois plus comme un vidéoprojecteur PRO ( il est d’ailleurs présenté comme tel par XGIMI ) compatible HC. PRO, veut dire qu’il est à même d’éclairer une façade par sa forte luminosité, avec sans doute un MTBF élevé ( ce qui est vraiment bien vis à vis de sa fiabilité 24h/24, 7js/7 ). Maintenant, on peut effectivement l’utiliser dans son salon ou sa salle. Mais, sa calibration ( bien que correcte sur nos référents : Delta E 2.5 ) est en état, globalement perfectible. Cela dit, une mise à jour peut faire évoluer cela. Sa forte luminosité le réserve tout de même aux grandes bases, ou effectivement avec une toile ALR sombre ( pas de speckle du coup ). Le résultat dans cette configuration ( ALR sombre ) peut effectivement est très spectaculaire. Avoir une telle luminosité dans un tel silence de fonctionnement est remarquable ! Et là aussi une étape est passée : fini les sèche- cheveux historiques. Avoir une grande DMD, ne fait pas tout et ton test de la grille UHD est assez révélateur finalement. Mais, visiblement le résultat à l’image semble malgré tout bon. A chacun de se positionner par rapport à ses caractéristiques et ses résultats. La meilleure config selon moi est sans doute avec un écran ALR sombre pour palier à ses noirs. ( Qui a dit OLED ? :). Encore merci pour ce test attendu par beaucoup en cette fin d’année et j’en profite Greg pour te souhaiter d’excellentes fêtes de fin d’année en famille. Bonnes fêtes également à tous les lecteurs Mondoprojos 😉

    1. GregW dit :

      Il était dans sa dernière version firmware :

      2.0.28 du 17/12/2025.

      Merci dm27 et très bonnes fêtes à toi également.

  21. tubenstock dit :

    Pour les AEC c’est bon signe donc. Je les voyais sur mon acer vl7860 en sortie de carton et plus rien après calibration. Je verrai bien à réception de l’appareil.

  22. KURGAN dit :

    bonjour à tous,
    je suis équipé d’une toile xtrem screen 0.9 daylight, mon vp un sony hw 40 es (pas tout jeune) viens de rendre l’ âme, ce VP à l’air exceptionnel , est ce qu’il ferait l’affaire en remplacement de mon ancien VP sur cette toile ou est ce que le gain est trop important?
    je projette dans mon salon qui est blanc, est-ce que ce VP ne serait pas trop lumineux?

  23. Jyde314 dit :

    Merci Greg pour ce nouveau test, le premier de cette puce 0,78’’ qui confirme la logique physique: larger is better ! Évidemment la taille ne fait pas tout, car il faut exploiter ce potentiel et les optimisations poussées vues sur les derniers modèles en 0,46’’ repoussent leurs limites. Mais si on considère le gain déjà visible sur ce premier VP, on peut parier que les modèles et les performances sur cette base vont continuer d’augmenter… En espérant que les prix eux se démocratisent. Bonnes fêtes de fin d’année à toi, (en espérant que tu puisses profiter un peu du VP avant de le rendre;) et aux lecteurs de Mondoprojos, vivement 2026! 🎇

  24. azouz dit :

    Merci pour ce test très exhaustif, j’ai dévoré les 15 pages. A la kecture du test, il semble que ce projo marche sur les plates bandes des Sony wpl, car même si ceux-ci ont une 4k native, la différence sur ce point précis n’est pas perceptible par tout le monde.
    A l’inverse le contraste, le niveau de noir, ça saute aux yeux.
    J’hésitais entre ce titan et le vidda C5, avec sa puce certe en 0,47 mais de nouvelle génération, sur le papier il a l’air très prometteur, tout en étant plus compétitif niveau prix.
    Après le dangbei s7 descend encore de 1000 euros avec des specs intéressantes. Sacrée fin d’année, nos amis chinois se déchaînent !

  25. kris bdx dit :

    Salut . Dirais tu qu’il y a un mode d’écart entre le Titan et le 20 max . Si oui dans quels secteurs . Y a quand même 1000 balles de diff …

    1. GregW dit :

      Bonjour, Luminosité et précision déjà en faveur du Titan. L’H20 Max est meilleur pour les couleurs.

  26. madgicseb dit :

    Salut… peut être que la différence se trouve aussi en fonction du type de salle. Dédiée ou pas….
    Moi je me pose des questions sur le contraste surtout et les noirs….

  27. surround0 dit :

    A défaut de m’offrir le Titan pour Noël, je vais m’offrir la lecture de ce test. Merci Santa Greg!

  28. PKLOU dit :

    Certe un plafond et des murs blancs trop près de l’image te massacre complement le contraste, mais un salon d’une quarantaine de metre carré avec un plafond a 3 metres, ca passe tres bien pour une image de 160″ a 50 cm du sol, mais je reflechi quand meme a quelque chose pour le plafond car en effet apres avoir testé un tissus noir le contraste a ete multiplié par 10 !!! LOL j’exagere mais c’est claire que c’est plus foncé le noir

  29. Jules_b dit :

    Bonjour Greg. Même en terme de contraste, le Titan est meilleur (ou au moins au même niveau) que le LS12000?

  30. Luigi dit :

    Quel modèle d’écran motorisé Nothing Projector Black Series avez-vous utilisé et le recommandez-vous ? Le modèle UST à courte focale ou celui pour projecteurs à longue focale ? Merci et bravo pour l’excellent travail que vous accomplissez pour tous les passionnés comme nous.

    1. GregW dit :

      Bonsoir,

      J’ai utilisé la version pour ultra courte focale.

  31. und3rtak3r88 dit :

    https://en.heimkinowelten.de/xgimi-titan-test-vorstellung
    Ils trouvent un contraste bien plus grand « contraste supérieur à 4 200:1 en mode neutre »

    1. GregW dit :

      Le contraste natif annoncé par le constructeur est de 3000:1. Je ne crois pas aux miracles 😇. Comme je l’indique dans le test j’arrive à 4000:1 avec certaines options dynamiques actives. D’ailleurs quand je lis l’article de ton lien et que je vois leurs mesures du niveau de noir (0,075 et 0,087 cd/m2) je suis sur que ce n’est pas du contraste natif sur le TITAN.

  32. pous dit :

    Bonjour Greg

    Quelle toile 120 pouces fixe transonore en salle dédiée serait en parfait accord avec se superbe Xgimi Titan ?

    Merci pour votre réponse
    Cordialement

  33. Luigi dit :

    Merci pour votre réponse. Cependant, l’équipe de Nothing Projector déconseille l’utilisation de téléobjectifs avec les projecteurs à longue focale, car cela peut créer des points chauds (zones trop lumineuses) et une luminosité inégale sur l’écran. Je possède un Valerion Max et j’hésite entre le modèle à courte et à longue focale. Vous recommandez également celui pour projecteurs à ultra-courte focale.

  34. Projoboy dit :

    Salut tout le monde, je vous souhaite de très bonnes fêtes et une très belle fin d’année ! Merci 1 milliard de fois pour ce test. Oui, il est attendu de pieds ferme, ce n’est pas peut dire ! Alors moi, sachant que je possède le UHZ68, je me posais des questions sur ce bestiau, non pas que je sois vraiment satisfait du Optoma mais je l’aime beaucoup.
    Est-ce que cela vaut la peine de franchir le pas et de changer de monde ? Merci beaucoup. Ce que je cherche ? Un meilleur traitement, toujours plus haut, toujours plus fort ! Merci encore.

  35. GregW dit :

    Sur HCFR, le forum vidéoprojecteur qui n’a toujours pas compris que l’ère d’une projection dominée par Sony et JVC appartient désormais au passé, on peut lire un savoureux pamphlet dirigé contre le Xgimi TITAN, mené par deux huluberlus hauts en couleur. Pour résumer : deux pseudo-experts qui n’ont jamais vu les TITAN de série en action expliquent doctement à ceux qui les ont pourtant mesurés et testés comment ils devraient s’y prendre. L’un est un pédant donnant son avis sur tout et surtout sur ce qu’il n’a jamais testé ; l’autre ignore les bases élémentaires des tests et des mesures. L’ensemble relève d’une inversion totale des compétences, proprement ubuesque, et constitue une démonstration supplémentaire de la déliquescence d’un forum francophone qui a totalement manqué la couverture de cette évolution majeure du marché des vidéoprojecteurs que nous vivons actuellement. Qu’on se rassure : ici, sur Mondoprojos, vous êtes au bon endroit pour la suivre de manière pertinente, rigoureuse et exclusive.

  36. pous dit :

    Bonjour Greg

    Bravo pour cette superbe réponse concernant HCFR.

    Quelle toile 120 pouces fixe transonore en salle dédiée serait en parfait accord avec se superbe Xgimi Titan ?
    Merci pour votre réponse et bonne journée à vous.

    Cordialement

    1. GregW dit :

      Bonjour Philippe,

      Contrairement à d’autres lorsque je n’ai pas
      testé je m’abstiens de donner mon avis. 😊

      Donc comme je n’ai jamais testé de toile transonore je passe mon tour.

  37. Jules_b dit :

    Bonjour Greg, pour ce qui concerne le contraste, ce titan est au dessus ou en dessous du LS12000?

    1. GregW dit :

      Bonjour,

      Les mesures de contraste et de luminosité sont présentes dans leurs tests respectifs, il suffit de les comparer.

  38. Cedric dit :

    Bonjour Grégory

    D’abord, tous mes vœux pour 2026! La dynamique des innovations VP en 2025 était incroyable, 2026 s’annonce encore plus prometteur et j’ai hâte de suivre cela sur MondoProjos.

    Merci beaucoup pour ce test tant attendu! Concernant la luminosité, est-ce que ce VP dispose d’un iris mécanique qui permettrait d’avoir un mode projection plein jour et un autre projection en mode sombre?

    Merci!

    1. GregW dit :

      Bonjour, non pas d’iris mécanique à bord (sur aucun XGIMI actuels d’ailleurs). La gestion de la puissance lumineuse est en revanche possible sur une échelle de 1 à 10.

  39. Cedric dit :

    Merci!
    Et sait-on à quel range de puissance lumineuse cela correspond entre le 1 et le 10?

    Par ailleurs, penses-tu que les valeurs de ce simulateur de configuration pour le Titan soit crédibles?
    https://www.hcinema.de/kalkulator/kalkulator.php?angabe=xgimititan&wid=&sprache=en

    Merci!

    1. GregW dit :

      3 niveaux de puissances sont mesurés dans le test :

      https://www.mondoprojos.fr/wp-content/uploads/2025/12/Colorimetrie-contraste-luminosite-XGIMI-TITAN.jpg

      Une approche basée sur des mesures terrain, avec un projecteur dûment calibré, offre une fiabilité supérieure à un calcul théorique reposant sur les chiffres officiels.

  40. Rob dit :

    Salut Greg, merci pour l’excellent test du Titan. C’est une période passionnante pour les projecteurs DLP.

    As-tu des détails sur le modèle home cinéma qui vient d’être annoncé au CES ? Le Titan Noir Max. Il semble qu’il pourrait révolutionner le marché. J’espère qu’ils conserveront le DMD de 0,78 pouce et qu’ils amélioreront peut-être le rendu des couleurs. Un iris dynamique et un contraste natif annoncé de 10 000:1, c’est excellent ! Tiens-nous au courant dès que tu as plus d’informations ! Merci.

  41. laurentCosta dit :

    Pour repondre a stefanregen, j´ai interroge le support Xgimi (tres reactif au demeurant) qui me confirme que le lens shift vertical du Titan est bien de + ou 100% a partir du centre (et non 50% +/-). A confirmer mais si tel est le cas, ce Titan coche les cases de mes besoins 🙂

  42. stefanregen dit :

    Oui, Xgimi me l’a également confirmé. mais il semble en fait qu’il ne soit que 50% mécanique .50% numérique. Voir ici : https://www.hcinema.de/kalkulator/kalkulator.php? Indication=xgimititan&wid=

    Ce qui rend le projecteur inutilisable pour moi

  43. jordane dit :

    Bonjour,
    Merci pour votre test détaillé. J’ai quelques questions et j’espère que vous pourrez y répondre :
    1. Concernant la gestion des mouvements, savez-vous si Xgimi travaille au déploiement d’un nouveau firmware apportant ce mode 24p, comme ils l’ont fait pour la série Horizon 20 ?
    2. Concernant la calibration des couleurs en sortie d’usine, Xgimi vous a-t-il indiqué qu’elle serait améliorée sur les produits de série (partant du principe que celui que vous avez testé est un modèle de préproduction ?) ?
    3. Existe-t-il un endroit où Xgimi communique officiellement sur ce produit et sur ses futures améliorations/évolutions ? (J’avais trouvé le reddit concernant la gamme Horizon 20 mais je n’ai pas trouvé concernant le Titan)
    4. Comment classeriez-vous ce Xgimi Titan par rapport au Valerion Max ?
    Merci d’avance pour vos réponses.

    1. GregW dit :

      Bonjour,

      1) Aucune information à ce sujet
      2) J’ai testé un modèle de série
      3) Aucune idée
      4) Les 2 ont leurs points forts mais j’avoue une préférence pour le Titan et sa grande puce DMD

  44. stefanregen dit :

    J’ai demandé à nouveau à Xgimi le Lens shift. Au début, on ne voulait tout simplement pas me donner cette réponse, mais après l’avoir demandé à plusieurs reprises, on a malheureusement confirmé ce que je craignais. +-100% ne sont atteints qu’avec « keystone ». Pour cela, vous devez incliner le projecteur et perdre ainsi la moitié de la résolution si vous déplacez l’image vers le bas de 100% lors du montage au plafond. Sans « keystoen », vous ne pouvez pas passer sous le bord supérieur de l’image avec le lensshift purement mécanique. C’est vraiment dommage, car en fait, la construction du titane est clairement faite pour un montage au plafond. Seuls ceux qui veulent déjà être mis devant le choix, soit de renoncer à la moitié de la résolution, soit de positionner l’image beaucoup trop haut.

  45. Richard dit :

    Dommage pour cette nouvelle… En revanche, est-ce qu’ils confirment que le lens shift vertical « mécanique » est bien de 50 %, comme évoqué par stefanregen ? Si c’est le cas, ce serait un vrai plus pour l’installation !

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