Test Valérion Max

Le Valérion Max représente aujourd’hui l’apogée de la gamme Lifestyle du constructeur AWOL/VALERION, un modèle que beaucoup attendaient avec impatience et qui cristallise de nombreuses promesses. Après avoir eu l’occasion de vous présenter et de disséquer en détail les StreamMaster Plus et Pro 2, il était logique de compléter ce triptyque par le test du Max, qui incarne selon le fabricant la quintessence de son savoir-faire. Pensé avant tout pour les cinéphiles exigeants, ce projecteur ne se contente pas de recycler des solutions déjà vues : il intègre un ensemble de raffinements techniques qui visent à rendre l’expérience la plus pratique et qualitative possible. Parmi ces atouts, on retrouve notamment un système d’objectifs interchangeables, permettant d’adapter facilement l’appareil à des configurations variées, ainsi qu’un Lens-shift vertical doté d’une amplitude particulièrement généreuse, de quoi simplifier grandement l’installation et l’optimisation de l’image. Mais le Valérion Max ne se distingue pas uniquement par ses facilités d’usage : il s’agit également du seul modèle de la marque à intégrer un iris mécanique, chargé de réguler de manière fixe la puissance lumineuse du laser. Cette approche tranche avec la gestion logicielle accroissement du noir dynamique ou EBL et dont j'ai mis en évidence ses effets secondaires sur la stabilité de l’image (luminosité et couleurs). Valérion semble ici avoir écouté les remarques des utilisateurs et tenté d’offrir une alternative plus cohérente, débarrassée des turpitudes d’un algorithme intrusif. Dire que ce modèle était attendu relève presque de l’euphémisme : les forums spécialisés, les vidéos promotionnelles et les publications racoleuses se sont multipliés ces derniers mois, entre exagérations marketing et analyses superficielles ou faussées par des équipements inadaptés. Dans cet environnement saturé d’avis biaisés et de communications orientées, il nous a semblé essentiel, fidèles à l’esprit de mondoprojos, de vous proposer un regard honnête, rigoureux et sans concession sur ce Valérion Max. L’objectif est clair : passer en revue ses véritables qualités, mais aussi ses éventuelles limites, afin que chacun puisse se faire une idée précise de ce que ce vidéoprojecteur a réellement dans le ventre, loin du brouhaha.

VALERION MAX
VALERION MAX

De quoi s'agit-il ?

Le Valérion Max est un projecteur DLP trichroma basé sur une plateforme développée par Hisense et présenté par la marque comme le modèle le plus avancé de sa gamme Lifestyle. Il utilise une source laser triple destinée à atteindre, selon les données constructeur, une luminosité maximale de 3500 lumens, avec un contraste natif annoncé de 5000:1 et un contraste dynamique de 50 000:1. La puce intégrée est une DMD 0,47 pouce, associée à un dispositif d’émulation 4K par traitement XPR. Ce procédé repose sur un décalage très rapide de l’image qui permet de quadrupler artificiellement le nombre de pixels affichés. En pratique, il ne s’agit pas d’une résolution 4K native, mais l’effet obtenu offre une finesse visuelle proche de l’Ultra HD, suffisante pour tromper l’œil dans la plupart des conditions d’utilisation.

Valérion VisionMaster Max
Système triple laser Valérion VisionMaster Max

La technologie trichroma du Valérion Max lui permet de couvrir un espace colorimétrique étendu, jusqu’au BT.2020, ce qui constitue une base solide pour la restitution de contenus HDR. À ce sujet, le projecteur prend en charge tous les formats HDR actuellement disponibles : HDR10, HLG, Dolby Vision et HDR10+. AWOL a également intégré un traitement de Dynamic Tone Mapping (DTM). Cette fonction ajuste en temps réel la dynamique de chaque scène en tenant compte des métadonnées HDR et des capacités du projecteur. Contrairement à un réglage fixe, qui peut entraîner des images trop sombres ou trop lumineuses, le DTM adapte la courbe de luminosité à la volée. Pour l’utilisateur, cela se traduit par une meilleure lisibilité dans les zones claires et sombres, et donc une restitution plus équilibrée des contenus HDR.

VALERION MAX
Caractéristiques MAX

L’aspect le plus original du Valérion Max se situe au niveau de son système optique, baptisé OpticFlex. Ce dernier propose des objectifs interchangeables permettant d’élargir le ratio de projection de 0,9 à 2,0, là où le bloc standard couvre déjà une plage de 0,9 à 1,5. Chaque optique supplémentaire est commercialisée aux alentours de 1000 €, et le changement est conçu pour être rapide et précis. L’intérêt de cette approche est de pouvoir adapter l’appareil à des configurations très différentes, qu’il s’agisse d’un petit espace nécessitant une courte focale ou d’une salle plus profonde demandant une longue focale. Ce type de modularité reste encore rare sur le marché des projecteurs destinés au grand public.

En complément, le Valérion Max intègre un dispositif de lens shift vertical à large amplitude. Celui-ci facilite le positionnement de l’image sans recourir au trapèze numérique, ce qui permet de préserver la qualité et la géométrie de la projection. Le placement du projecteur devient ainsi moins contraignant, et l’appareil peut s’intégrer plus facilement dans des environnements variés, qu’il s’agisse d’un salon ou d’une salle dédiée.

Sur le plan optique, la marque annonce l’utilisation de 14 éléments en verre optique par objectif. Ce choix vise à limiter les effets de chauffe et à maintenir une bonne homogénéité de netteté sur toute la surface de l’image. Cette approche, inspirée de standards appliqués en photographie, doit en théorie permettre une restitution plus précise et plus stable au fil du temps.

Enfin, le Valérion Max se veut polyvalent côté compatibilités multimédias. Outre les formats HDR évoqués plus haut, il prend en charge la certification IMAX Enhanced. Pour les amateurs de jeux vidéo, le constructeur met en avant un input lag de 4 ms. On note également la compatibilité avec la projection Active 3D, une fonction devenue rare mais toujours appréciée par certains utilisateurs.

Le Valérion Max combine donc une base technique connue, DLP 0,47" XPR et triple laser avec quelques éléments plus distinctifs, comme la modularité OpticFlex et un lens shift particulièrement généreux. Il sera distribué en France par notre partenaire Son-Vidéo dès le mois d'octobre 2025 au tarif de 4999€.

Examen de l'appareil

Le Valérion VisionMaster Max adopte un châssis noir à la silhouette sobre et rectiligne, avec une façade dominée par l’optique et des ajours d’aération latéraux/arrière qui trahissent une conception plus « home cinéma » que mini-lifestyle. Côté gabarit, la brochure constructeur annonce 10,23″ × 7,3″ × 9,2″ pour environ 7,5 kg, soit à peu près 26 × 18,5 × 23,4 cm : on est donc face à un projecteur compact au regard de sa puissance lumineuse, mais suffisamment dense pour mériter un emplacement stable et ventilé.

VALERION MAX
VALERION MAX

L’installation s’appuie sur un bloc optique motorisé (zoom, mise au point, lens-shift). Le zoom couvre un rapport de projection de 0,9 à 1,5:1, ce qui donne une latitude confortable pour s’adapter à des pièces de tailles variées sans recourir à des artifices numériques. En pratique d'après la communication du constructeur, le VisionMaster Max accepte des tailles d’image de 40″ à 300″, avec une couverture colorimétrique annoncée à 110 % du Rec.2020.

Le lens-shift vertical est également motorisé, et c’est ici que la documentation publique présente des écarts : la page produit évoque un débattement jusqu’à ±105 % (vertical), tandis que la section « Caractéristiques » de cette même page liste ±55 %, et que la brochure constructeur parle de ±100 %. Dans le doute, on retient surtout l’idée d’un lens-shift à très large amplitude pour la catégorie ; nous signalons cette divergence pour transparence, en attendant une valeur officielle unifiée (±55 % dans le tableau, ±100/105 % dans les textes marketing). Je table plus pour la version à ±55 %.

La connectique est fournie et moderne : deux entrées HDMI 2.1 pour les sources 4K récentes, plus une HDMI 2.0 avec eARC pour rapatrier l’audio vers un ampli/barre de son, deux ports USB (1× USB 3.0, 1× USB 2.0), Ethernet RJ45, sortie audio optique S/PDIF et mini-jack 3,5 mm. La partie sans-fil repose sur du Wi-Fi 6E et du Bluetooth 5.2. L’ensemble correspond à ce que l’on attend d’un projecteur multimédia 4K actuel, avec de quoi couvrir aussi bien un usage home-cinéma qu’un poste ludique polyvalent.

Valérion VisionMaster MAX
Arrière VisionMaster MAX

Sur la télécommande et l’interface, le VisionMaster Max intègre Google TV, avec accès natif aux principales plateformes (Netflix, Prime Video, Disney+, YouTube, etc.) avec un contrôle à distance Bluetooth avec navigation dédiée et commande vocale Google Assistant. Elle bénéficie d'un rétro éclairage.

Pour cadrer concrètement les distances de pose, rappelons la règle simple : distance ≈ largeur d’image × ratio de projection. Avec le zoom 0,9–1,5:1, une base de 2,00 m se place entre ~1,80 m et ~3,00 m ; une base de 2,50 m entre ~2,25 m et ~3,75 m ; une base de 3,00 m entre ~2,70 m et ~4,50 m. Concernant l’amplitude utile du lens-shift vertical, on illustre avec un 120″ 16:9 (hauteur d’image ≈ 149 cm). Un débattement spécifié à ±55 % signifie que le centre optique peut translater l’image d’environ ±82 cm sans trapèze ; ±100 % porterait ce déplacement à ±149 cm ; ±105 % à ~±157 cm.

Quelle que soit la valeur « officielle » retenue à l’issue des vérifications, on reste de toute façon sur un lens-shift nettement supérieur à ce qu’on rencontre d’ordinaire dans cette gamme, ce qui facilite une intégration propre (meuble bas, étagère haute ou support plafond) sans passer par des corrections géométriques destructives.

Je voudrais ici faire une remarque particulière sur l'emballage dans laquelle voyage le projecteur, certes cela ne va pas aider à rendre l'image plus belle, mais l'impression de haut de gamme est renforcée par une protection extérieure qui ressemble à du cuir et dont le niveau de protection pendant le voyage ne laisse aucune doute. A noter également que le Valérion Max (en tout cas mon second exemplaire de série) a été livré avec un câble HDMI en fibre optique d'une longueur de 12 mètres. C'est une première !

Interface

L’interface du Valérion Max mérite qu’on s’y arrête un moment, car elle constitue l’un des points de contact quotidiens les plus importants pour l’utilisateur. Comme nous le savons, la base technologique des projecteurs AWOL et Valérion provient directement des usines Hisense, et cette filiation se ressent immédiatement lorsqu’on allume l’appareil. En effet, l’interface est pratiquement identique à celle des modèles Hisense commercialisés aux États-Unis : elle repose sur Google TV, une plateforme désormais bien connue, offrant une intégration complète des services de streaming, de la commande vocale et de l’écosystème Google. Contrairement à l’Europe où Hisense déploie sa propre solution maison appelée VIDAA, les modèles américains et donc leurs déclinaisons AWOL et Valérion bénéficient de cette base Google TV, ce qui garantit à l’utilisateur un environnement riche, familier et mis à jour régulièrement. Les menus, leur hiérarchie et leur logique de navigation trahissent immédiatement le lien de parenté entre les marques.

VALERION MAX
Interface Google TV VALERION MAX

En ce qui concerne les paramètres d’image, la présentation est claire et assez complète. En SDR, on retrouve une série de modes prédéfinis correspondant aux usages les plus courants : Standard, Cinéma, Filmmaker, Dynamique, PC/Jeu, Sport et Économie d’énergie. Ces modes sont automatiquement doublés en HDR/HLG lorsqu’un signal compatible est détecté, et à cela s’ajoutent trois modes Dolby Vision ainsi que trois déclinaisons spécifiques pour HDR10+. L’utilisateur n’est donc jamais pris au dépourvu : chaque type de contenu trouve son profil d’affichage adapté, sans nécessiter de réglages manuels complexes pour profiter immédiatement d’une image cohérente.

La gestion de la luminosité et du contraste est particulièrement flexible. Le niveau de puissance laser peut être ajusté finement, par paliers, jusqu’à un maximum de 10. Deux options de “boost” de la luminosité sont également présentes, mais elles apparaissent davantage comme des démonstrations techniques, car elles entraînent une dérive importante des couleurs et ne devraient donc pas être utilisées dans une configuration sérieuse. À ce réglage de base s’ajoute une batterie d’options de gestion dynamique : contraste dynamique actif, amélioration du noir et, fait plus rare, la présence d’un iris mécanique. Ce dernier fonctionne de deux façons : soit en réglage manuel sur une échelle de 1 à 6, soit à travers deux modes automatiques prédéfinis (Cinéma 1 et Cinéma 2). C’est un ajout bienvenu, car il permet d’agir directement sur la perception du contraste intra-image. Le seul reproche que l’on peut adresser ici est ergonomique : pour modifier l’iris, il faut quitter le menu image et entrer dans le menu général du projecteur, ce qui brise un peu la logique et complique l’accès rapide. Idéalement, cette fonction aurait dû être intégrée au même endroit que les autres réglages vidéo.

Du point de vue de la calibration, en revanche, le Valérion Max met la barre très haut et se rapproche clairement des standards professionnels. Tout y est : réglage de l’échelle de gris sur 2 ou 20 points, gestion du CMS (Color Management System) sur les trois dimensions du gamut, choix de différents niveaux de gamma prédéfinis ou possibilité de créer son propre gamma via un éditeur intégré, sélection de gamuts spécifiques (Rec.709, DCI-P3, BT.2020), préréglages de températures de couleur… La liste est impressionnante et ravira tous ceux qui aiment optimiser leur image avec précision. On sent que le constructeur a pensé aux calibreurs professionnels comme aux passionnés exigeants, et il faut reconnaître que peu de projecteurs offrent un tel arsenal de réglages avancés.

La précision de l’image n’est pas en reste. Le Valérion Max propose un réglage baptisé « Mode très net ». Lorsqu’il est désactivé l’émulation 4K par décalage XPR devient alors inopérante, ce qui rend l’effet de grille des micro-miroirs plus perceptible. Dès qu’on active le mode, les contours sont renforcés, les lignes colorées mieux séparées et les textes gagnent en lisibilité. Le projecteur conserve également le très bon dispositif d’interpolation d’image hérité des générations précédentes, capable de réduire voire d’éliminer la quasi-totalité du judder dans les travellings et mouvements rapides, un atout non négligeable pour le confort visuel.

Test Valérion MAX
Mode très net

Sur le terrain du HDR, et en particulier avec les métadonnées statiques, le Valérion Max marque aussi des points. Il intègre un Dynamic Tone Mapping maison qui fait partie des meilleurs disponibles aujourd’hui sur le marché. Cette fonction ajuste en temps réel la luminosité et la courbe de contraste du contenu HDR pour les adapter aux capacités du projecteur, et permet ainsi d’éviter les scènes brûlées dans les hautes lumières ou les zones bouchées dans les ombres. En pratique, cela rend inutile l’achat d’un processeur externe onéreux comme un Lumagen ou un MadVR, tant le résultat est déjà performant directement à la sortie de l’appareil.

Enfin, l’une des innovations les plus intéressantes introduites par le Valérion Max concerne la réduction des effets arc-en-ciel, ce phénomène typique des systèmes à roue chromatique que certains spectateurs perçoivent comme des flashs colorés désagréables lors des scènes contrastées. Même si les projecteurs triple laser n’utilisent plus de roue chromatique classique, des artefacts proches peuvent apparaître à cause de la séparation spatiale et temporelle des trois faisceaux. Pour les limiter, Valérion a implémenté une technique combinant deux approches : d’une part une modulation très rapide de la fréquence de balayage des lasers, qui réduit la perception des séquences RVB successives par l’œil, et d’autre part un algorithme de compensation logicielle qui synchronise plus finement les canaux de couleur en fonction du type d’image projetée. Ce double traitement n’élimine pas totalement le phénomène pour les personnes les plus sensibles, mais il le réduit de manière significative, rendant l’expérience beaucoup plus confortable et rapprochant le rendu de celui d’un projecteur tri-matrice classique.

Avis technique

Bruit de fonctionnement :

Le Valérion Max s’impose comme l’un des projecteurs Lifestyle les plus discrets jamais testés. Les mesures réalisées dans une pièce traitée confirment ce ressenti subjectif : 35,6 dB en fonctionnement contre 35,2 dB lorsque l’appareil est éteint. Autrement dit, la différence n’est que de 0,4 dB, ce qui est imperceptible à l’oreille humaine et revient à dire que le bruit de ventilation est quasiment nul. En utilisation réelle, même dans une pièce silencieuse et plongée dans le noir, l’utilisateur ne perçoit aucun souffle gênant. C’est une prouesse remarquable dans un segment où la luminosité accrue des modules triple laser entraîne souvent une ventilation bruyante. Ici, la conception optimisée du système de refroidissement permet de concilier puissance lumineuse et silence absolu, ce qui renforce l’aspect “lifestyle” du produit : il peut être utilisé aussi bien dans un salon moderne que dans une chambre sans jamais troubler l’ambiance sonore.

Qualité du système sonore intégré :

Le Valérion Max intègre un système audio stéréo 2 × 12 W. Sa restitution est surprenante pour un projecteur : le son est ample, bien projeté dans la pièce et suffisamment puissant pour se passer d’une installation externe dans une utilisation courante. Pour qui souhaite un usage simple, sans multiplier les câbles et les appareils, ce système intégré constitue une vraie solution clé en main. Les dialogues restent clairs et les effets se détachent correctement, ce qui permet de profiter de films ou de séries sans frustration. Toutefois, lorsqu’on pousse l’analyse plus loin, on note un léger manque de finesse et de texture, notamment dans les registres graves et dans la précision des aigus. Les amateurs de home-cinéma pointus préféreront donc l’associer à une barre de son ou à un système audio dédié pour retrouver toute la richesse d’une bande-son cinématographique. Mais pour un usage “lifestyle” et polyvalent, l’intégration sonore du Max se révèle largement suffisante et cohérente avec sa vocation.

Consommation électrique :

L’autre point fort, et non des moindres, réside dans l’efficacité énergétique du Valérion Max. Alors qu’un projecteur triple laser réputé comme le Formovie Theater Premium réclame plus de 300 W pour délivrer une luminosité pourtant inférieure, le Valérion Max ne consomme que 163,5 W mesurés au niveau de puissance 10, c’est-à-dire au maximum de ses capacités lumineuses. Non seulement il surpasse son concurrent en intensité lumineuse, mais il le fait en réduisant de près de moitié sa demande énergétique. Cet avantage concret se traduit par une utilisation plus économique au quotidien, une chauffe limitée et une empreinte écologique plus contenue. Dans un marché où les performances lumineuses s’accompagnent souvent d’une consommation élevée, ce niveau d’efficacité place le Valérion Max parmi les références les plus vertueuses.

VALERION MAX
Consommation électrique laser puissance 10

Précision de l’image :

Il impressionne immédiatement par la qualité de son bloc optique. Celui-ci, avec un ratio de projection compris entre 0,9 et 1,5, se distingue par une précision remarquable, supérieure encore à celle déjà excellente du Leica Cine Play. Valérion n’a manifestement pas cherché à réduire les coûts sur ce point essentiel, et le résultat se traduit par une restitution d’image digne des meilleures références actuelles. Lors des tests réalisés avec une mire UHD dédiée, toutes les lignes colorées et leurs intervalles blancs de séparation sont reproduits avec une fidélité totale, attestant de la capacité du Max à exploiter l’intégralité du signal 4K. On ne constate ni bavures ni pertes de détails, même dans les zones complexes.

Test Valérion MAX
LEICA versus VALERION

Le projecteur propose également un réglage spécifique baptisé « Mode très net ». Lorsque celui-ci est désactivé, l’image conserve une définition correcte mais perd l’émulation 4K XPR. Rappelons que cette technologie consiste à décaler très rapidement l’image issue d’une puce à micro-miroirs pour multiplier le nombre de pixels affichés et ainsi approcher la résolution 4K. Si ce mode est désactivé, l’effet de grille ou screen door effect devient bien plus perceptible. Cet effet correspond à l’impression de voir un maillage ou une trame sombre séparant les pixels, un peu comme si l’on regardait l’image à travers une moustiquaire. Avec le « Mode très net » actif, cet artefact est largement atténué : les contours sont renforcés, et la perception générale du lissé s’améliore nettement, même s’il reste possible, en se rapprochant de l’écran, de déceler la structure des micro-miroirs.

Test Valérion MAX
Mode Très net désactivé en haut et activé en bas

Au-delà de ce traitement, ce qui frappe, c’est l’absence quasi totale d’aberrations chromatiques. Les contours ne sont jamais soulignés de franges colorées parasites, même sur des transitions extrêmes entre noir et blanc. Cette maîtrise optique contribue à donner au Valérion Max une image parfaitement adaptée à l’UHD et au HDR. Dans un marché où la précision optique est souvent un point faible, surtout sur les modèles “lifestyle”, le Max se place sans conteste au-dessus du lot.

Fluidité et gestion des mouvements :

Comme la plupart des projecteurs DLP, le Valérion Max restitue un signal 1080p24 avec un certain niveau de judder. Ce terme désigne les micro-saccades que l’on perçoit lors des travellings ou des mouvements de caméra lents : il provient du fait que le signal cinéma 24 images/seconde doit être adapté à une fréquence d’affichage supérieure (50 ou 60 Hz), ce qui entraîne des irrégularités dans la cadence. Sur le Valérion Max, sans traitement spécifique, ce judder reste présent mais à un niveau “normal”, comparable à ce que l’on observe sur la plupart des projecteurs ou téléviseurs respectueux du 24p. Autrement dit, l’image conserve le rendu cinéma traditionnel, avec ses saccades caractéristiques, qui peuvent être perçues comme naturelles par certains spectateurs mais gênantes pour d’autres.

Heureusement, le constructeur a intégré un dispositif d’interpolation d’images particulièrement efficace. Celui-ci propose plusieurs configurations prédéfinies : “Cinéma”, “Nette” et “Homogène”. À cela s’ajoute un mode éditable qui permet d’ajuster finement l’intensité de l’effet selon ses propres préférences. Concrètement, l’interpolation génère des images intermédiaires entre les images d’origine, afin de fluidifier les mouvements et d’atténuer les saccades. Les modes “Cinéma” et “Nette” parviennent à trouver un bon équilibre entre fluidité et respect de la cadence originale, offrant une image plus douce et agréable à suivre. Le mode “Homogène”, en revanche, pousse la compensation plus loin : si la sensation de fluidité est maximale, on peut parfois observer des artefacts visuels, notamment autour des personnages ou des objets en mouvement rapide, lorsque le projecteur peine à reconstruire les détails complexes. Ces effets de bougé, bien que rares, peuvent détourner l’attention.

C’est là que le mode éditable prend tout son sens. Grâce à des ajustements précis, il est possible de calibrer le niveau de compensation pour réduire efficacement le judder sans tomber dans l’excès, évitant ainsi l’effet “savonnette” qui donne aux films l’apparence d’une vidéo. Avec un peu de patience, l’utilisateur peut donc trouver un équilibre subtil, adapté à ses goûts, entre fluidité et fidélité cinématographique.

Input lag et réactivité :

Le Valérion Max ne se contente pas d’exceller dans le rendu cinéma, il se montre également compétitif pour les joueurs. Grâce à son mode Turbo DLP, j’ai mesuré un input lag de 17,6 ms sur un signal UHD à 60 Hz. L’input lag, ou “délai d’affichage”, correspond au temps qui s’écoule entre l’action effectuée sur la manette et sa répercussion visuelle à l’écran. Plus cette valeur est faible, plus la sensation de réactivité est grande, ce qui est essentiel dans les jeux rapides ou compétitifs. Avec un input lag inférieur à 20 ms, le Valérion Max se place clairement dans la catégorie des projecteurs aptes au gaming, offrant une expérience fluide et agréable pour la majorité des joueurs.

VALERION MAX
Input lag

La situation devient encore plus intéressante lorsque l’on passe à des fréquences d’affichage supérieures. À 120 Hz, le temps de latence est mécaniquement réduit, car l’écran se rafraîchit deux fois plus vite : les actions s’affichent donc avec un retard encore moindre, idéal pour les jeux d’action, de tir ou de course. À 240 Hz, la réactivité atteint un niveau quasi instantané, même si dans la pratique très peu de contenus ou de consoles exploitent réellement cette fréquence sur un projecteur.

Overscan et image utile :

L’overscan est une technique héritée des téléviseurs cathodiques qui consistait à rogner légèrement les bords de l’image pour masquer les imperfections présentes en périphérie du signal. Sur certains vidéoprojecteurs modernes, cette fonction existe encore mais entraîne une perte d’informations, puisque les extrémités de l’image affichée disparaissent. Le Valérion Max n’en souffre pas : il respecte scrupuleusement le cadrage natif du signal vidéo et ne rogne aucun pixel. En revanche, comme tous les projecteurs équipés d’une puce DMD 0,47", il présente autour de l’image utile une fine bordure lumineuse. Cette notion d' “image utile” désigne la partie réellement exploitée du flux vidéo, celle qui contient le contenu destiné au spectateur. La bordure en question, générée par la bande inactive des micro-miroirs qui ne sont pas utilisés pour former l’image principale, entoure cette zone d’une ligne grisâtre d’environ 2 cm sur un écran de grande diagonale. Elle ne gêne pas en usage courant, car elle se situe à l’extérieur du cadre perçu, mais elle constitue un rappel technique des limites physiques de la puce DLP employée.

VALERION MAX
Overscan

Speckle laser et effets arc-en-ciel :

Deux phénomènes souvent associés aux projecteurs laser méritent une attention particulière : le speckle et l’effet arc-en-ciel. Le speckle est un effet granuleux, une sorte de scintillement parasite produit par la cohérence du faisceau laser lorsqu’il est réfléchi sur la surface de projection. Quant à l’effet arc-en-ciel, il correspond à l’apparition de flashes colorés (rouges, verts, bleus) visibles par certains spectateurs sensibles, principalement sur des transitions contrastées, lorsqu’ils déplacent rapidement leurs yeux à l’écran. Sur mon écran blanc lambertien, je n’ai pas constaté la présence de speckle gênant ni de phénomène proche du dithering DLP. L’image du Valérion Max reste stable et homogène, sans ce voile granuleux qui peut parfois ternir l’expérience. En revanche, j’ai noté que le lissé global de l’image pouvait être heurté par une perception plus marquée du screen door effect, ou effet de grille. Cet artefact, qui correspond à la visibilité de la trame des micro-miroirs de la puce DLP, est probablement accentué ici par la grande précision du bloc optique qui révèle tout, y compris les limites physiques de la matrice.

Concernant l’effet arc-en-ciel, je ne suis personnellement pas sensible à ce défaut, et il en va de même pour ma famille. Afin de compléter ce constat, j’ai sollicité lors d’une démonstration organisée par Valérion au Festival de Deauville 2025 l’avis d’une personne particulièrement sensible à ces artefacts. Son retour est clair : même sans activer l’option de réduction des arcs-en-ciel propre au Max, ce projecteur ne provoque pas de gêne notable et n’agresse pas les yeux des spectateurs sensibles. C’est une performance notable pour un projecteur DLP triple laser. Cette observation constitue cependant une limite à mon test, car mon entourage et moi ne sommes pas affectés par ce phénomène : je m’appuie donc sur ce témoignage externe pour confirmer la bonne gestion de ce point par le Valérion Max.

Colorimétrie et mesures :

Quand on mesure un projecteur triple laser comme le Valerion Vision Master Max, il faut comprendre que les outils de calibration grand public (colorimètres ou spectrophotomètres abordables) ne sont pas conçus pour ce type de spectre. Un colorimètre ne mesure pas directement la lumière : c’est un capteur tri-stimulus avec trois filtres censés imiter la sensibilité de l’œil, et ses résultats reposent sur une matrice de correction prévue pour des sources classiques (LCD, LED, plasma). Or, face à trois pics lasers extrêmement étroits, cette correction se trompe : la sonde croit mesurer une couleur juste alors que la répartition spectrale est totalement différente. Les spectrophotomètres grand public, eux, analysent le spectre par pas de 3 à 10 nm, ce qui est suffisant pour une LED ou un projecteur laser + phosphore, mais totalement insuffisant pour un triple laser pur, dont les pics ne font parfois que 2 nm de largeur : ils lissent l’information et ratent la réalité. Le cas du laser + phosphore est différent : le bleu laser d’excitation est bien un pic étroit (comme dans un triple laser), mais il excite une couche de phosphore qui émet un spectre large et continu dans le vert et le rouge, couvrant ainsi les longueurs d’onde manquantes. Résultat : le spectre d’un laser + phosphore est bien plus facile à mesurer correctement avec un spectrophotomètre grand public, et il donne un rendu visuel plus naturel. En revanche, avec un triple laser pur, les mesures en coordonnées colorimétriques (xyY) paraissent correctes et on peut calibrer l’appareil sur le papier, mais la vraie distribution spectrale n’est pas captée. En pratique, pour mesurer correctement un projecteur de ce type, il faut un spectroradiomètre professionnel à très haute résolution (2 nm ou moins, type JETI ou Photo Research), car ce n’est qu’à ce niveau qu’on peut réellement voir les trois pics et les zones vides entre eux.

Pour ce banc d’essai, j’ai souhaité appliquer une méthodologie de mesure la plus rigoureuse possible, afin d’obtenir des résultats fiables et parfaitement comparables. Les tests ont donc été réalisés sur un écran lambertien blanc (gain 1, surface neutre et uniforme, condition idéale pour ne pas biaiser la réflexion lumineuse). Le profil de référence a été établi à l’aide d’un colorimètre Klein K10A, étalonné préalablement sur un spectrophotomètre JETI 1501 HI RES, le tout piloté par la version Studio du logiciel Calman. Les sondes ont été orientées vers l’écran afin de reproduire la perception réelle de l’œil humain et non la lumière directe en sortie d’optique. J’ai travaillé avec la version firmware 20250826 (août 2025), à noter que mes premiers relevés sur un second exemplaire du Valérion Max équipé d’un firmware antérieur avaient montré des différences sensibles : la dernière mise à jour a donc un impact réel sur le comportement colorimétrique du projecteur.

Avec ce formalisme respecté, j’ai procédé à un jeu complet de mesures. Première constatation : la couverture de l’espace couleur est tout simplement impressionnante. Le Valérion Max atteint 95,77 % du BT.2020 et 99,71 % du DCI-P3. Concrètement, cela signifie que le projecteur est capable d’afficher pratiquement l’intégralité de la palette de couleurs utilisées dans les masters cinéma HDR (P3), et qu’il s’approche très sérieusement du spectre élargi du BT.2020. Sur les contenus UHD premium, cette amplitude se traduit par des couleurs d’une intensité et d’une richesse visuelle qu’aucun projecteur à source LED, lampe classique ou mono laser phosphore ne peut égaler.

TEST VALERION MAX
COUVERTURE BT.2020
COUVERTURE DCI P3

En sortie de boîte, avant toute calibration, deux modes images sortent du lot : Cinéma et Filmmaker. Ce sont eux qui offrent les résultats les plus cohérents, avec une colorimétrie correcte et une dérive contenue. Les captures jointes illustrent bien ce comportement : on observe une balance des blancs globalement stable, un gamma proche de la cible 2.2 et des DeltaE moyens qui restent dans une zone acceptable. En mode Filmmaker, par exemple, la moyenne ColorChecker tourne autour de 2,2 avec un maximum à 6,4, ce qui est satisfaisant sans être parfait. Le mode Cinéma affiche des valeurs très proches, avec une moyenne DeltaE légèrement inférieure. Ces chiffres indiquent que dès le déballage, sans passer par une calibration, on peut déjà profiter d’une image bien réglée et agréable, surtout pour un usage cinéma ou série.

TEST VALERION MAX
FILMMAKER SORTIE DE BOITE CMS SDR

Cependant, c’est après calibration que le Valérion Max révèle toute l’étendue de ses capacités. Le réglage a été mené en toute simplicité : un ajustement en deux points (Gain et Bias) sur l’échelle de gris, l’utilisation du CMS intégré pour corriger les primaires et secondaires, et c’est tout. Les 20 points de réglage de gris disponibles se révèlent superflus, tant la linéarité est bonne une fois les ajustements de base effectués. Les résultats parlent d’eux-mêmes : DeltaE moyen en niveaux de gris de 0,6, maximum de 1, DeltaE moyen ColorChecker de 0,7, maximum de 1,9, avec des courbes RGB parfaitement superposées et équilibrées. La validation est spectaculaire et place le Valérion Max dans une catégorie quasi professionnelle.

TEST VALERION MAX
POST CALIBRAGE SDR

À l’écran, cela se traduit par une fidélité colorimétrique exemplaire. Les tons chair sont justes, sans excès de rouge ou de rose. Les verts évitent toute dérive vers le fluo, ce qui est un risque avec certains triple laser mal maîtrisés. Les dégradés subtils (ciels, couchers de soleil) conservent toute leur fluidité et leur richesse, sans cassure ni saturation artificielle. Les mires de test confirment que les intervalles blancs séparant les lignes colorées sont parfaitement restitués, témoignant d’une précision extrême.

En pratique, la calibration transforme un projecteur déjà convaincant en une machine de haute fidélité. Là où les mesures sortie de boîte montraient de petites dérives, invisibles pour la majorité des spectateurs mais présentes sur les graphiques, la calibration les efface complètement. Le Valérion Max délivre alors une image où chaque couleur est à sa place, où chaque nuance est respectée, et où la sensation de naturel s’allie à la saturation et à la dynamique spectaculaires offertes par la technologie triple laser.

Les ingénieurs ont su exploiter la puissance du triple laser tout en offrant aux utilisateurs exigeants les outils de calibration nécessaires pour atteindre un rendu parfait. Qu’on l’utilise en mode cinéma/filmmaker directement sortie de boîte, ou après une calibration pointue, le résultat est à la hauteur des attentes d’un projecteur haut de gamme en 2025.

Gestion HDR :

Le HDR constitue un passage obligé pour tout projecteur moderne, et le Valérion Max démontre ici une maîtrise rare. Pour rappel, le HDR repose sur une courbe de transfert électro-optique (EOTF) bien précise, censée traduire la dynamique lumineuse du signal tel que défini dans les masters cinéma ou streaming. Or, les projecteurs ne disposent jamais de la réserve lumineuse d’un téléviseur OLED ou mini-LED. Il leur faut donc compenser cette limite par un traitement intelligent, et c’est exactement le rôle du Dynamic Tone Mapping (DTM).

Le DTM analyse en temps réel le flux HDR et adapte la luminosité image par image, afin de préserver les détails dans les hautes lumières comme dans les ombres. Avec le Valérion Max, cet algorithme est d’une efficacité redoutable : jamais d’images bouchées dans les noirs, jamais de zones brûlées dans les blancs. La dynamique perçue est parfaitement équilibrée, et les transitions de luminosité se font avec une fluidité et un confort remarquables. Concrètement, le projecteur délivre une image où chaque nuance de la bande dynamique HDR est respectée, sans nécessiter d’intervention manuelle ou de compromis laborieux entre luminosité et fidélité.

Les mesures en attestent. Sur les captures HDR Filmmaker et Cinéma sortie de boîte, on constate que la courbe EOTF (jaune) suit déjà correctement la référence (gris), avec une légère tendance à suréclairer les zones médianes, ce qui flatte visuellement l’image mais au détriment d’une rigueur absolue. Les DeltaE moyens restent contenus (environ 3 à 4), mais l’équilibre chromatique montre de petites dérives, avec une dominance du bleu dans les hautes lumières. Malgré cela, pour un usage “plug and play”, le résultat est plus qu’honorable et permet déjà de profiter du HDR avec un rendu équilibré et plaisant.

C’est après calibration que le Valérion Max dévoile tout son potentiel. Sur la capture post-calibrage HDR en mode Cinéma, la superposition est quasi parfaite : la courbe EOTF épouse fidèlement la référence sur l’ensemble de la plage, sans décrochage ni compression artificielle des hautes lumières. Le DeltaE moyen chute à 0,7, avec un maximum de 1,4, autant dire une précision quasi parfaite. Les courbes RVB se superposent sans écart, garantissant un point blanc strictement respecté. À l’écran, cela se traduit par une sensation de naturel et de justesse absolue : les détails des nuages dans un ciel surexposé sont conservés, les reflets métalliques brillent sans être écrasés, et les scènes nocturnes révèlent chaque subtilité sans tomber dans le gris ou le noir bouché.

TEST VALERION MAX
POST CALIBRAGE HDR CINEMA

Un tel niveau de performance est habituellement réservé aux systèmes équipés d’un processeur externe de traitement vidéo haut de gamme, comme les très coûteux MadVR Envy ou Lumagen Radiance Pro, dont le prix dépasse largement celui du projecteur lui-même. Avec le Valérion Max, ce surinvestissement devient tout simplement inutile : le DTM intégré atteint un niveau qui satisfera les amateurs les plus exigeants de projection HDR.

En pratique, la gestion HDR du Valérion Max combine l’énorme couverture colorimétrique de la source triple laser à un traitement dynamique de la luminosité exemplaire. Le résultat n’est pas seulement techniquement impeccable, il est aussi immédiatement perceptible : plus de confort visuel, plus de naturel, et surtout plus besoin de se soucier de régler en permanence la luminosité ou le contraste selon le contenu. Le projecteur fait tout, et il le fait bien.

Contraste et luminosité :

Valérion annonce pour son Max un contraste natif de 5000:1, un contraste dynamique de 50 000:1 et une luminosité crête de 3500 lumens. Ces valeurs constructeurs donnent une idée de la puissance potentielle de l’appareil, mais elles doivent toujours être replacées dans le contexte de mesures réelles, effectuées avec des couleurs calibrées et des conditions rigoureuses. C’est précisément ce que j’ai entrepris avec la dernière version de firmware disponible (août 2025).

En conditions de calibration stricte, avec des couleurs justes, j’ai relevé une luminosité maximale de 2500 lumens utilisables. C’est un score solide, surtout pour un projecteur Lifestyle, qui garantit des images éclatantes même sur des bases d’écran importantes. Pour le contraste natif pur, mesuré en désactivant totalement les artifices électroniques, le Valérion Max atteint 1400:1 en position de zoom focale courte à 0,9). Il est important de préciser que ce contraste natif “pur” n’est pas immédiatement accessible par un simple réglage dans le menu : il faut employer des mires adaptées permettant de neutraliser le contraste dynamique caché, un algorithme intégré par défaut et non désactivable directement par l’utilisateur. Ce dernier agit de manière subtile en modulant la puissance laser pour renforcer la perception du contraste, mais il reste invisible sans outils de mesure.

Ce constat met en lumière la distinction essentielle entre trois notions :

  1. Le contraste natif pur 1400:1 sur ce projecteur, valeur cohérente avec les matrices DLP trichroma d’origine Hisense. C’est le contraste mesuré uniquement entre le blanc le plus lumineux et le noir le plus sombre, sans aucun traitement électronique.
  2. Le contraste utile dans le cas du Valérion Max, il s’établit autour de 2700:1. Cette valeur correspond à un contraste augmenté artificiellement par la gestion fine du laser en interne et non désactivable par l'utilisateur, mais qui, point capital, n’entraîne ni dérives chromatiques ni pompage visible de la luminosité. C’est l’exact contraire d’un contraste dynamique classique, qui, lui, peut dénaturer les couleurs, faire dériver les rouges et provoquer des variations désagréables de luminosité perceptibles à l’œil. Le contraste utile constitue donc une forme de compromis intelligent : ce n’est pas du contraste natif au sens strict, mais à l’œil le gain est bien réel, sans artefacts.
  3. Le contraste dynamique activable par l’utilisateur lorsque cette option est mise en route, on observe au contraire les effets indésirables typiques : pompage visible, dérive colorimétrique (surtout dans les rouges) et instabilité générale de l’image. Pour un rendu cinéma fidèle, mieux vaut donc éviter ce mode et se concentrer sur les autres leviers disponibles.
Test Valérion MAX
Effet du contraste dynamique sur les couleurs et le Gamma

C’est ici que l’iris mécanique entre en jeu. Cette solution optique permet de réduire physiquement l’ouverture lumineuse, abaissant ainsi le niveau de noir tout en conservant une colorimétrie stable. Les résultats obtenus sont particulièrement parlants :

  • Iris en position 6 (fermée au maximum) luminance de 197 cd/m², niveau de noir de 0,043 cd/m² et contraste FOFO (Full On / Full Off) de 4585:1, pour une luminosité post-calibrage de 1705 lumens.
  • Iris en position 5, luminance de 219 cd/m², soit 1896 lumens, noir à 0,053 cd/m² et contraste FOFO de 4114:1.

Ces chiffres démontrent que l’iris mécanique permet de transformer un contraste natif limité (1400:1) en une expérience visuelle très convaincante. Certes, il ne s’agit pas de contraste natif dans le sens technique, mais à l’œil la différence est indiscernable. Contrairement aux traitements électroniques, l’iris n’introduit aucun artefact, aucune dérive, et son effet reste parfaitement stable sur l’ensemble de l’image.

En résumé, le Valérion Max ne rivalise pas avec les meilleurs projecteurs à matrices LCOS en termes de contraste natif, mais il propose des solutions intelligentes et efficaces pour optimiser la perception. Avec ses 2500 lumens calibrés, ses 1700 à 1900 lumens avec iris fermé et un contraste perçu supérieur à 4500:1, il offre une image lumineuse, équilibrée et profonde, parfaitement adaptée aux usages home cinéma exigeants.

Valérion Max Deauville
Bloc optique Valérion Max avec iris mécanique

Habituellement, dans mes bancs d’essai, je propose un tableau récapitulatif très complet qui croise toutes les combinaisons possibles : contraste natif, dynamique activé ou non, avec ou sans iris, différentes focales, etc. Mais avec le Valérion Max, la tâche s’avère plus complexe que d’ordinaire. La raison est simple : le projecteur offre des dizaines, voire des centaines de combinaisons possibles entre ses réglages d’iris mécanique (6 positions manuelles + 2 automatiques “Cinéma 1” et “Cinéma 2”), le contraste dynamique (activable ou non) et la gestion interne du laser. Reproduire toutes ces combinaisons aurait donné un tableau interminable, peu lisible et au final difficile à exploiter.

J’ai donc choisi ici une approche plus pragmatique : ne retenir que les mesures effectuées après calibration, c’est-à-dire avec des couleurs conformes aux normes SMPTE. Pourquoi ce choix ? Parce que les chiffres de luminosité et de contraste annoncés sans calibrage, bien que souvent plus flatteurs, n’ont pas de valeur pratique : ils sont obtenus avec des dérives chromatiques notables, qui éloignent l’image de la fidélité recherchée en home cinéma. Seules les mesures post-calibrage reflètent l’expérience réelle que l’on peut attendre du Valérion Max lorsqu’il est correctement réglé.

Les valeurs reportées ci-dessous correspondent donc à ce cadre précis :

Configuration IrisLuminance blanche (cd/m²)Niveau de noir (cd/m²)Contraste séquentiel
Iris Cinéma 1254,20,1192131:1
Iris Cinéma 2183,50,0612988:1
Iris Manuel niveau 1265,20,1272091:1
Iris Manuel niveau 22570,1122302:1
Iris Manuel niveau 3246,30,0862868:1
Iris Manuel niveau 4232,70,0673489:1
Iris Manuel niveau 5219,20,0534114:1
Iris Manuel niveau 6 (fermé)196,80,0434585:1

Ce tableau met en évidence la progression constante du contraste séquentiel au fur et à mesure que l’iris mécanique se ferme, au prix d’une réduction de la luminance maximale. On observe clairement qu’en position 6, le contraste atteint 4585:1, avec un niveau de noir abaissé à 0,043 cd/m², tout en conservant une luminosité encore très exploitable de près de 1700 lumens calibrés.

Ces chiffres démontrent que l’iris mécanique n’est pas un simple gadget mais bien un outil d’optimisation efficace, permettant d’adapter le projecteur à son environnement. Dans une pièce totalement dédiée, on privilégiera les positions les plus fermées (5 ou 6) pour maximiser la profondeur des noirs, tandis que dans un salon lumineux, une ouverture plus large garantira une meilleure dynamique lumineuse. Dans tous les cas, les valeurs mesurées sont obtenues avec une colorimétrie respectueuse des standards SMPTE, ce qui assure une image parfaitement calibrée et fidèle.

AVIS SUBJECTIF

Avant toute chose, il est important de rappeler à quel point il est difficile de restituer fidèlement par la photographie ce que délivre un projecteur triple laser comme le Valérion Max. La raison est simple : la lumière émise ne ressemble pas à celle d’un projecteur à lampe ou même d’un laser + phosphore. Ici, on a trois pics extrêmement étroits – rouge, vert, bleu – avec des zones spectrales quasi vides entre eux. Or, un capteur photo numérique, même haut de gamme, ne réagit pas comme l’œil humain face à ce spectre discontinu. Il a tendance à amplifier certains canaux et à en lisser d’autres, créant des images qui paraissent saturées ou artificielles, quand en réalité la projection en direct est parfaitement équilibrée. C’est pourquoi les photos que vous voyez, aussi soignées soient-elles, ne peuvent pas rendre justice à la beauté réelle de l’image produite par le Valérion Max. Il faut garder cela en tête : l’œil perçoit une continuité, une richesse et une intensité que la caméra ne sait pas capter.

Dans les faits, le Valérion Max excelle. En SDR déjà, les couleurs justes obtenues après calibration transforment chaque séance en démonstration de naturel. Les tons chair sont splendides, d’un équilibre rare, sans excès de rouge ni froideur numérique. Avec l’arrivée du 4K HDR et du Dolby Vision, l’expérience franchit un nouveau cap : la puissance lumineuse, la justesse des couleurs et l’efficacité du Dynamic Tone Mapping combinent leurs forces pour offrir un spectacle d’une intensité que peu de projecteurs concurrents peuvent revendiquer.

VALERION MAX
ALIEN ROMULUS

Prenons des exemples concrets. Dans Alien Romulus, les séquences spatiales plongées dans le noir impressionnent par la profondeur des ténèbres, sans jamais perdre les détails des débris flottants. Le contraste utile, renforcé par l’iris mécanique, fait ressortir chaque particule, chaque éclat métallique, tout en gardant un noir crédible et homogène. Dans Dune : Part Two, les paysages désertiques subliment la couverture complète du DCI-P3 : les sables ocre, les ciels tourmentés et les teintes des costumes prennent une dimension épique, avec une intensité qui immerge totalement le spectateur. Sur Rogue One, en 4K HDR, la séquence spatiale d'introduction démontre la maîtrise du DTM : les étoiles scintillent sans se perdre dans le noir. Enfin, dans 1917, le rendu des visages en lumière naturelle est saisissant. Les tons chair, souvent piégeux sur les projecteurs laser, sont ici parfaitement respectés : chaque nuance de peau conserve son authenticité, même dans les conditions de lumière les plus contrastées.

VALERION MAX
ROGUE ONE 4K HDR

En somme, l’expérience visuelle offerte par le Valérion Max dépasse les chiffres et les graphiques. Oui, les mesures sont excellentes, et elles placent ce modèle au sommet de sa catégorie. Mais ce qui frappe surtout, c’est la cohérence et la beauté de l’image une fois assis face à l’écran. Le SDR se vit comme un retour à la fidélité, tandis que le HDR et le Dolby Vision transportent dans une immersion spectaculaire.

Conclusion

Affiché à 4999 €, le Valérion Max n’est pas un projecteur abordable, mais son positionnement haut de gamme est largement assumé. Là où ses concurrents se contentent souvent de l’essentiel, Valérion a choisi de se distinguer en intégrant des équipements rarement, voire jamais vus sur un projecteur Lifestyle : une optique additionnelle, un lens shift à grande amplitude et surtout un dispositif anti arc-en-ciel. Ces éléments le placent immédiatement dans une catégorie à part, puisqu’ils améliorent à la fois l’ergonomie et l’expérience visuelle.

Au quotidien, l’appareil convainc par son silence de fonctionnement : il n’est pas équipé d’un refroidissement liquide, mais il se montre pourtant presque inaudible, ce qui change radicalement la donne dans un salon ou une salle dédiée. L’image ne souffre ni de speckle (parasite fréquent des lasers purs), ni d’AEC marqués : les arcs-en-ciel sont si discrets qu’ils n’affecteront même pas les spectateurs sensibles. Quant au bloc optique, il se montre d’une précision exemplaire, au point de révéler parfois la trame de la matrice DMD 0,47". Mais c’est aussi cette exigence optique qui permet au Max d’afficher un niveau de détail et de netteté rarement atteint dans sa catégorie.

Les mesures viennent confirmer ces impressions. En calibrage, le projecteur délivre 2500 lumens utiles, soit suffisamment de puissance pour projeter 16 fL sur 5 mètres de base en SDR avec des couleurs parfaitement justes. En HDR et Dolby Vision, la combinaison d’une couverture colorimétrique exceptionnelle et d’un Dynamic Tone Mapping d’une rare efficacité permet de rivaliser avec des solutions bien plus onéreuses, sans nécessiter de processeur externe. La sortie de boîte est déjà convaincante en mode Cinéma, et le calibrage affine encore la précision pour atteindre des DeltaE proches du zéro absolu.

Côté contraste, la suprématie des matrices D-ILA ou SXRD n’est pas encore contestée, mais force est de constater que Valérion a réussi à tirer le maximum de cette fameuse puce DMD 0,47". Alors que les premiers modèles trichroma basés sur cette architecture plafonnaient péniblement autour de 500:1, le Max affiche désormais des résultats séquentiels supérieurs à 4500:1 avec iris mécanique, et un contraste utile autour de 2700:1 sans effets indésirables. Ces chiffres n’égalisent pas encore les ténors du contraste natif, mais ils marquent un bond spectaculaire qui change la perception à l’écran.

Face à son concurrent direct, le Nebula X1, le Valérion Max a des arguments de poids. Le Nebula séduit par une approche design et polyvalente, mais il reste plus limité en contraste, en flexibilité optique et en traitement vidéo. Le Valérion, lui, se présente comme un véritable projecteur de cinéma, pensé pour répondre aux attentes des amateurs exigeants et même des professionnels de l’image. C’est cette orientation claire qui fait toute la différence : là où beaucoup de projecteurs Lifestyle privilégient la facilité d’usage, Valérion a choisi la voie de la fidélité et de la performance pure.

Le Valérion Max est une réussite. Puissant, précis, silencieux, doté d’une colorimétrie exemplaire et d’outils avancés pour affiner l’image, il redéfinit ce que peut être un projecteur Lifestyle haut de gamme. Valérion a parfaitement compris les attentes du marché : proposer un appareil capable de délivrer une véritable expérience cinéma, sans compromis majeur. Certes, les D-ILA et SXRD gardent encore un avantage sur le contraste natif, mais pour tout le reste, le Max s’impose comme une référence incontournable en 2025.

Pour toutes ces raisons j'ai décidé de délivrer la note de 5 « Coup de projecteur » à ce modèle.

Coup de projecteur

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60 Commentaire(s)

  1. hdmkv dit :

    Merci pour votre avis. Quel contraste dynamique Max atteint-il avec l’iris et l’EBL ? Autour de 50,000:1 ? Merci.

    1. GregW dit :

      Non post calibrage rapport de projection à 0,9 iris et EBL je n’arrive qu’à un maximum de 15000:1 avec le dernier firmware.

  2. Antonio63 dit :

    Quel firmware a été utilisé pour les tests ? S’agit-il du firmware final que les acheteurs recevront ?

  3. Nourdine dit :

    Bonsoir,

    Merci pour ce nouveau très bon test.

  4. Jtk99 dit :

    Un grand merci encore une fois pour ton travail. On sens à la lecture que tu avais entre les mains un appareil qui ne se moque pas du public auquel il est destiné, rien ne semble avoir été laissé au hasard. Le Titan de Xgimi fera t il mieux, c’est la question qui me taraude depuis l’IFA. Encore quelques semaines a patienter, mon Benq W1070 pourra prendre sa retraite bien méritée 🙂

  5. Fred dit :

    Bonjour Greg,
    Il y a une petite coquille dans ton test : Mode Très net désactivé en haut et désactivé en bas
    Super test !

  6. matthieu dit :

    Salut

    merci pour le test 🙂

    le fait d’ activer l ALLM, supprime t il des options ?

    As tu mesuré l’ input lag hors mode jeux?

    1. GregW dit :

      Oui ça varie de 124ms, à 38ms sans le mode turbo DLP actif. Je n’ai pas creusé la question de l’ALLM.

  7. Nilsliam95 dit :

    Bonjour
    Merci pour le test
    Niveau chiffre tu dis plus haut que iris+ebl fait 15000:1
    Dans le test du pro2 tu avais relevé 12000:1 avec ebl seul donc ce n’est pas si différent.
    Par contre est ce que l’activation de l’ebl sur le max à les mêmes effets négatifs que sur le pro2 ?
    Personnellement j’attends surtout le test du dangbei car le max est malheureusement hors de prix pour moi

    1. GregW dit :

      Bonjour,

      Avec l’ancienne version du firmware j’avais obtenu 42503:1 avec toutes les options dynamiques actives et avec l’iris mécanique, avec le nouveau firmware je ne dépasse pas le 15000:1 après calibrage mais on s’en fiche un peu car COMME JE LE MARQUE DANS LE TEST AVEC MESURES ! 😉 « Le contraste dynamique activable par l’utilisateur lorsque cette option est mise en route, on observe au contraire les effets indésirables typiques : pompage visible, dérive colorimétrique (surtout dans les rouges) et instabilité générale de l’image. Pour un rendu cinéma fidèle, mieux vaut donc éviter ce mode et se concentrer sur les autres leviers disponibles. ». Encore une fois je recommande de laisser désactiver le contraste dynamique comme pour le Pro2. En revanche la grande différence est apportée par l’iris mécanique qui a un effet notable sur le niveau de noir et le contraste visuel sans aucun effet indésirable et ça le Pro 2 ne peut pas le faire.

  8. dm27 dit :

    Sans doute ton plus beau test Greg. Ton plus beau test, pour le plus beau des Lifestyles actuels. Merci à toi pour toutes ces précisions, ces mesures et ce temps passé et Merci à VALERION et ses équipes pour avoir maintenu l’objectif initial qui était d’offrir un vidéoprojecteur PREMIUM de très grande qualité. Un Grand Bravo !

  9. Doudou dit :

    Salut Greg
    Que dire sinon que depuis tant d’années la qualité de tes tests augmente avec celle des projecteurs, pour atteindre aujourd’hui une quasi perfection pour les deux, à notre plus grand bonheur.
    Mais que diable nous réserve l’avenir !? 😁

  10. Michel dit :

    Bonjour utilisable avec un écran black Crystal gain 0.8? Ou speckles assurés?

  11. François dit :

    Bonjour, tout d’abord merci pour l’ensemble de ton travail et ce test très détaillé.
    En mode très net, est-ce que l’effet de grille peut être visible à distance de visionnage, ou seulement si on s’approche de l’écran? J’ai encore le souvenir de l’effet de grille de mes vieux tri-lcd qui me hante!

  12. Jean dit :

    Bonjour et merci pour ce test détaillé !
    Je possède le Pro 2 et je me tâte sur l’acquisition du Max….
    Es-ce que l’upgrade vaut le coup ?

    1. GregW dit :

      Je pense que oui pour le bloc optique surtout (lens-shift, iris mécanique).

  13. Willow dit :

    En voilà un qui fait rêver tout le monde. Merci Greg car on attendait ce test avec beaucoup d’impatience. Vivement la suite 💪

  14. Ricky dit :

    J’ai jamais été aussi content d’avoir participé à un projet Kickstarter 🙂 J’ai hâte de recevoir mon Max. J’ai eu le Pro 2 en prêt que j’ai fait profiter à un membre de ma famille 🙂
    Pour le coup, merci Valerion ^^

  15. Sanchez dit :

    Bonjour.
    Félicitations c’est un superbe compte rendu.
    La question que je me pose maintenant, vu que je dois m’acheter un VP pour ma salle dédiée, base de 3.50m situé à 6m. VP fixé au plafond.
    Ce Valerion ou un NZ500… Avis des pros svp ? Merci d’avance

  16. surround0 dit :

    Salut Greg,

    Merci pour ce très beau test, qui en plus n’a pas dû être simple avec ces firmware un peu fous 😆

    Quelle superbe machine, c’est fou d’arriver à pousser la puce DMD à ce point.

    Question additionnelle au sujet du bruit de fonctionnement: est-ce que tu trouves le bruit additionnel du mode anti-RBE gênant ou vraiment pas, et est-ce que les ventilateurs sont stables ?

    Merci !!!

    1. GregW dit :

      Bonne question et j’aurai du le préciser dans le test, oui je trouve le bruit du dispositif anti-AEC gênant, cela fait comme un buzz ou grésillement. D’ailleurs il est mentionné dans les menus que l’activation de cette option a pour conséquence un bruit plus élevé.

  17. stefanregen dit :

    J’ai trouvé le test vraiment intéressant.

    Ce que je trouve très bien, c’est que le contraste, même s’il n’est pas natif, atteint 4.500:1. C’est un contraste avec lequel on peut non seulement vivre, mais qui est aussi plus que suffisant dans la pratique (même si 20.000:1 peut certainement être mieux vendu).

    Ce que je ne comprends pas tout à fait, c’est que le Valerion Pro 2 atteint également 4 500:1 sans effets secondaires. Alors, où est l’avantage dans l’ouverture ? Le Pro 2 n’en a pas et atteint les mêmes valeurs pour le contraste « utile ». Les couleurs sont également parfaites lorsqu’elles sont calibrées.

    L’optique est apparemment encore meilleure, mais soyons honnêtes, il est également plus que bon sur le Pro 2.

    Mais peut-être que c’est comme pour une course de 100 m. Beaucoup arrivent à 10 secondes, dont quelques-uns seulement….

    Cependant, je trouve la différence de prix déjà forte, s’il ne reste que le Lensshift et l’optique encore meilleure comme avantage. Surtout, il faut garder à l’esprit que Valerion souligne comme argument principal le bien meilleur contraste par rapport au Pro 2, qui n’existe pas du tout.

    Ce que je trouve également un peu problématique, c’est qu’avec le nouveau firmware, la palette de couleurs change également, ce qui signifie qu’il faut recalibrer à chaque fois. Avec le Pro 2, de nouveaux sont toujours sortis et à chaque fois, les couleurs ont changé. Ce serait bien si Valerion pouvait obtenir la palette de couleurs avec un nouveau firmware. Cela simplifierait beaucoup les choses, d’autant plus que presque personne n’a d’appareils avec lesquels on peut calibrer soi-même le Tri Laser.

  18. Kris dit :

    un test attendu , sans surprise, que de l’excellence. Une note bien méritée.
    merci Gregory
    je possède le visonmaster 2 pro, le max viendra surement..

  19. Nicolailler dit :

    Excellent tout ça !
    J’en connais qui vont être contents de recevoir leur bébé !
    Cependant je me pose la même question que @stefanregen:

    Le test du Pro 2 donne un contraste « natif » à 1443:1. Le mode Cinéma qui est désigné comme « contraste utile » (en gros contraste dynamique non désactivable, mais qui n’engendre pas les défauts classiques genre pompage et dérive colo d’un contraste dynamique ) est mesuré à une valeur de 4586:1
    Le contraste natif du Max est mesuré à 1400:1. Le contraste utile est cette fois mesuré « autour de 2700:1 ».
    Pour atteindre les 4500, il faudrait activer l’IRIS.
    J’aimerais bien comprendre ce qui fait que les mesures de ces contrastes dit « utiles » sont si différentes.

  20. Pascal Stein dit :

    Bonjour Grégory et merci pour ce test.

    J’ai eu la chance de voir une démonstration à l’IFA 2025 sur grand écran dans la quasi obscurité. J’ai été impressionné par la qualité de l’image mais j’ai été très sensible à l’importance des arcs-en-ciel au point d’y renoncer et m’orienter sur du XRD ou DILA…
    L’annonce d’une mise à jour logicielle les supprimant quasiment relance mon intérêt mais je me pose les questions suivantes :
    La démo de l’IFA ne prenait-elle pas en compte ma mise à jour avec le firmware final – ce qui serait très étonnant ?
    Le menu « Projecteur – Réduction RBE » informe que « Si cette option est activée, le bruit émis par l’appareil est amplifié » …
    Avez-vous pu constater, voir quantifier cela ?
    Avez-vous pu obtenir des informations techniques qui expliquent ce bruit ?
    Même si j’envisage de prendre l’optique « fond de salle », étant mélomane, cette question m’importe beaucoup.

    J’ai également pu regarder le Dangbei s7 ultra max très intéressant sur le papier et autant que j’ai pu en juger – n’étant pas dans de bonnes conditions (petit écran et pas de salle obscure).

    Selon les commerciaux Dangbei, cet appareil ne sera pas en vente en Europe avant fin 2025 – début 2026 car il leur faut traduire tous les menus dans toutes les langues… et le prix de lancement devrait se situer autour de 3000€TTC.
    Dans tous les cas, on ne pouvait pas juger du silence ou bruit des projecteurs compte tenu du brouhaha ambient..

    Merci d’avance pour vos commentaires, s’il y en a.
    Bien cordialement

    1. GregW dit :

      Bonjour, encore une fois je ne suis pas sensible aux effets arc-en-ciel donc je suis très mal placé pour pouvoir en juger. En revanche j’ai pu le tester en compagnie d’un confrère d’ ecranlarge qui lui est très sensible aux effets d’arc-en-ciel et qui m’a indiqué, que contrairement à vous, il n’a pas vu où n’a pas été gêné par les arcs-en-ciel sur le Valérion Max et ce, sans l’option de réduction AEC active.

      1. GregW dit :

        Je ne pense pas que cette option représente un pour de bascule pour motiver un achat d’autant qu’elle s’accompagne de ce buzz que je trouve gênant comme je le mentionne dans le test.

      2. GregW dit :

        Enfin au regard de votre sensibilité, je pense que nous n’avez d’autre choix que d’éviter n’importe quelle marque de projecteur DLP.

  21. Vincent dit :

    Super test complet et très professionnel !

    Je comprends que ce VP est capable d’exploiter à 200% la techno en 0.47.

    Quand est il de ce projecteur face à des projecteurs comme les JVC ou Sony 4k natif ?

    Les contrastes seront meilleurs mais la précision de l’image également ?

  22. GregW dit :

    Mise à jour du 26 septembre 2025 : Ajout de la ligne manquante « Iris manuel niveau 3 » dans le tableau récapitulatif des mesures de contraste et de luminosité.

  23. GregW dit :

    Mon projecteur personnel c’est le Formovie theater premium.

  24. JeremyG dit :

    Bonjour Gregory, avec quel écran combine tu ton formovie afin de sublimée le tout ??

    1. GregW dit :

      J’en ai plusieurs à ma disposition mais majoritairement le black série de NP.

  25. Dom dit :

    Merci encore une fois pour ce super test Greg!
    Je me demande toutefois ce qui mérite 2000€ de plus que le Nebula C1! Sans doute une optique un peu meilleure, un peu moins d’effets arc en ciel et une bonne gestion HDR!
    Mais même chose ou presque en ce qui concerne le bruit, le speekle et même le contraste par iris mécanique…
    Bref pour un amateur ciné de base comme moi je pense que le meilleur choix qualité prix reste le Nebula?
    Qu’en penses tu?

  26. jef dit :

    merci pour ce test
    avez vous testé la 3d avec ce projecteur?

    1. GregW dit :

      Bonjour,
      Je ne teste pas (plus) la 3D depuis longtemps.

  27. Bonjour,

    Bravo pour ce test et toutes ces informations si précises. C’est impressionnant !
    Une question qui me taraude : J’ai un VP Leica Pradovit qui se fait vieux et que j’avais choisi pour son rendu des photos. Comment ce comporte ce Valerion sur des diapos (en HD) en 3 m de base. J’ai été extrêmement déçu par le Sony 5000 et d’autres VP, notamment en colorimétrie et contraste excessif ?
    Merci beaucoup.
    Jean-Luc

  28. Patrice Mourre dit :

    Bonjour et MERCI pour cette super critique qui donne véritablement envie de foncer sur ce Max de fou !
    Je possède le Nebula X1 et je serai curieux de voir ce que le Max peut apporter en gain de qualité…
    Grosse question (et donc doute) toutefois : l’activation de l’EBL provoque t’elle toujours des soucis récurrents avec les sous-titres ? (et oui je suis un inconditionnel de la VOST !)
    Merci d’avance

    1. GregW dit :

      Bonjour, toujours et le problème est aussi présent sur le Xgimi horizon 20 Max que je teste actuellement.

  29. Patrice Mourre dit :

    Valerion n’a donc toujours pas résolu ce facheux problème qui nous prive de l’utilisation de l’EBL !!!
    Pas de correction prévue dans une future mise à jour ?

  30. Patrice Mourre dit :

    Ce problème de l’EBL avec les sous-titres est-il vraiment gênant et pénalisant ? ou cela est très léger ?

  31. surround0 dit :

    Patrick pour les sous-titres ça n’est pas un bug et ça n’est pas près d’être amélioré, le projecteur n’est pas en mesure de savoir ce qui fait partie du film et ce qui est un sous-titre. Il ne faut pas tendre de mise à jours Tu peux peut-être essayer des sous-titres d’une autre couleur et semi transparents

  32. yuki dit :

    Je résous le problème des sous-titres EBL en modifiant la couleur des sous-titres à l’aide de sous-titres externes avec UDP800 sur Blu-ray et en modifiant la couleur des sous-titres sur les vidéos en streaming sur Apple TV.
    Il s’agit d’une traduction Google, veuillez donc excuser les éventuelles erreurs de traduction.

    1. GregW dit :

      Ce défaut n’est pas limité qu’aux seuls sous-titres, on le voit aisément aussi sur les tons chair.

  33. Luigi dit :

    Quelle toile recommandez-vous dans une pièce non dédiée ?

  34. rick5 dit :

    Salut Greg ! J’ai une Viddà C3 Ultra et j’aimerais savoir si tu pourrais la comparer avec la Vallerion Max.

    1. GregW dit :

      Si tu es prêt à me l’envoyer, je serai ravi de le tester.

  35. Phenelas dit :

    Bonjour
    Avant tout merci a Gregory pour la qualité de son test (comme toujours un régal a lire tant du point de vue de la rigueur que de l’intégrité).
    Je voulais juste apporter un rapide témoignage sur la partie AEC (effet arc en ciel) notamment mais pas que.
    Quand j’ai lu le test de Gregory qui mentionnait que l’AEC etait particulièrement contenu (selon son « cobaye » car Gregory n’est pas sensible aux AEC) je me suis dit qu’il fallait que je vois ça de mes propres yeux.
    C’est enfin chose faite, j’ai profité d’un passage sur Paris pour aller dans une boutique bien connue de la banlieue est parisienne.
    Au depart j’y allais pour voir 2 modèles 4K natifs (un jvc et un sony, tous les 2 bien plus chèrs) car je suis particulièrement sensible a l’AEC, tout du moins c’est ce que je pensais de part une expérience passée sur un vieux benq 1070 avant que je ne migre vers un sxrd sony full hd (le hw65) qui m’a permis de me débarrasser de ces vilain effets irritants.
    Bref le vendeur très sympa m’a laissé quelques minutes visionner dans leur salle le sony et le jvc qui avaient tous les deux de très belles images mais sans que je me prenne la claque que j’espérais (la claque, la vraie, c’est leur prix ….). Et comme j’ai vu qu’ils avaient aussi le valerion max j’en ai profité pour lui demander de me le montrer, juste par curiosité… et là ce fut le triple choc.
    D’abord alors que je m’attendais a voir des arc en ciels je n’en ai distingué absolument aucun a aucun moment au cours des 10 bonnes minutes de visionnage.Je ne m’y attendais absolument pas. La deuxième claque ca a été le piqué, la précision de l’image. J’en reviens pas, l’image semble plus précise que les VP 4k natifs (les détails sur la peau ou le visage des protagonistes que je ne voyais pas sur les jvc/sony). Et les couleurs je vous en parle même pas, j’espérais me prendre un effet Waouw en allant voir les jvc ou les sony et finalement le véritable effet waouw c’est le Valerion qui me l’a mis en pleine poire. Et sans aucun AEC. Et pour 2000 a 3000€ de moins.

    Ce que le test de Gégory avait mis en avant a largement, selon mon expérience, été validé par une démonstration in situ et en ce qui me concerne le choix est, enfin, fait. Mon prochain VP sera le valerion Max, avec l’option calibration par Gregory pour en tirer pleinement partie 😉 .
    Il ne me reste plus qu’a convaincre madame (dernier step dans la démarche mais le plus ardue lol).

    1. GregW dit :

      Superbe CR ! Merci Phenelas.

  36. surround0 dit :

    Salut Phelenas sais-tu si le magasin avait activé l’option de réduction des AEC?

  37. Phenelas dit :

    @surround0 Hello non le plus fou c’est que l’option n’était même pas activée.

  38. sly7678 dit :

    Bonjour à tous, super comme toujours tes tests Gregory. Quel type de cadre je peux prendre, apparemment il existe de alr pour focal standard et non ust? Je voudrais l utiliser en lifestyle c est à dire dans un salon avec plus ou moins de lumière. Si vous avez un modèle ça serait encore mieux. Merci encore

    1. GregW dit :

      Les CLR comme les black série de nothingprojector ou le home cinéma plus de Celexon sont plus indiqués avec les triple laser en pièce de vie, même s’ils sont à l’origine conçus pour les UST.

  39. surround0 dit :

    Bonjour à tous

    J’ai pensé donner mon opinion après deux semaines avec le Max, que javais pré-commandé il y a 8 mois.

    Déjà, il est très très beau et ne dénature pas du tout un salon. J’ai même des visiteurs qui le remarquent en rentrant dans la pièce et font un compliment sur son esthétique. Des le demarrage, ce projecteur m’est tout de suite apparu comme extraordinaire, surtout venant de mon Epson EH-TW7100. Le contraste, la luminosité, le piqué, quelle énorme claque visuelle. J’ai peu d’expérience avec le HDR mais je ne m’en servais pas sur mon Epson et maintenant les films en HDR ou DV rendent vraiment bien pour la plupart.

    Certaines options sont vraiment fantastiques, l’iris bien évidemment, l’option 24p (adieu le judder), et la réduction d’effets Arc en ciel (je dirais même éradication totale, l’image devient aussi calme que sur mon Epson 3LCD même quand on se balade sur l’écran, et les sous-titres ne “clignotent” plus). C’est assez rapide de faire un étalonnage “maison” assez satisfaisant, même si il est bien évidement impossible d’égaler un étalonnage pro tel que Greg sait le faire. Quand au fameux speckle, je n’en ai pratiquement aucun (mais pas zéro) avec un écran à gain 0.5.

    Évidemment il y a encore des imperfections, dont j’espère que certaines seront réglées par une mise à jour:

    – la réduction de RBE s’accompagne d’un petit bruit de néon, qui dépend de plusieurs facteurs: puissance du laser, mode 24p, mode couleur warm 1 ou warm 2. Je le tolère jusqu’à un certain niveau mais pas au laser 10. Pour s’en servir c’est donc mieux de mettre le projecteur au plafond ou le plus loin de soi possible. Idéalement avec la future optique longue focale qui sera disponible en début d’année prochaine.
    – Le fameux EBL est très impressionnant mais pour nous pauvre français cause des courtes dérives de couleurs, il faut donc utiliser des sous-titres le plus transparent possible. Je rejoins un peu Greg sur le fait que cela n’est pas pour les puristes, même si je dois admettre qu’il peut être utile
    – Si l’on désactive EBL, il y a un dimming forcé sur les écrans noirs ce qui me gêne par exemple pendant le générique. On peut le résoudre avec le mode IGR mais on perd alors l’accès au 24p
    – Il est très silencieux mais pendant une longue séance de visionnage on peut commencer à entendre les ventilateurs (évidemment rien à voir avec un Epson à lampe, ça reste minime)
    – Attention au Lens shift vendu comme +-105%, en réalité c’est un +-52,5% en partant du centre, donc il n’apporte que 2,5% de plus que le Pro2 si on veut le mettre au plafond!
    – Le menu de réglage d’iris / image est vraiment mal foutu, il vaut mieux se créer son propre menu “personnalisé” avec une touche spéciale de la télécommande pour gagner un peu de temps. Dans un monde idéal, basculer de HDR à SDR permettrait de changer l’iris automatiquement également
    – Pas de Lens shift horizontal, donc difficile d’échapper à une minime utilisation de la correction trapézoïdale, ce qui même gêne pas beaucoup.
    – Une petite fuite de lumière en ce qui me concerne, mais je l’ai eu sur tous les projecteurs tri laser que j’ai essayé, et beaucoup moins sur ce modèle. Cela dépend des modèles il me semble, je vais essayer de le corriger avec un tout petit cache fait maison sur le bord de l’optique.

    Bref je rejoins l’enthousiasme de Greg. Valerion s’est dépassé et j’ai hâte de voir l’évolution de ce modèle dans les années à venir!

  40. Jtk99 dit :

    Hello, j’ai recu mon Valerion Max Hier, je l’ai déja installé et j’ai la chance de n’avoir eu recourd a aucune correction de trapeze. L’endroit prevu etait visiblement ideal et je peux le decaller a droite ou a gauche. J’ai juste utilisé le lens shift vertical et fait la mise au point. Image parfaite de bout en bout (largeur de l’ecran 3.40 m ). Pas de fuite de lumiere detectée je dois meme dire que la projection laser renvoie moins de lumiere de ma toile que mon ancien BenQ 1070 alors que pourtant l’image est bien plus lumineuse.Du coup ca donne une impression de TV géante flottante (je suis pourtant en salle dédiée et tout est noir mat) la ou avant la lumiere ré-émise depuis ma toile se repercuttais de maniere plus prononcée sur les enceintes laterales. Je n’ai pas activé le contraste dynamique, le rendu des noirs et deja de base tres bon, j’ai donc limité les options « d’artifice » afin de rester le plus nature possible et aussi de ne pas entendre du tout le video. J’ai vraiment pris une claque sur la définition, j’ai parfois meme une impression de 3D (la scene du trou de verre dans interstellar). Et pourtant je partais un peu sceptique car un ami etait venu dans ma salle pour tester son (deja « ancien ») Hisense C1 et hormis l’apport du HDR, ni lui ni moi n’avions trouvé une grande différence qualitative avec mon BenQ 1070 (on avais testé les memes scenes de film). Vraiment Merci Gregory a toi d’etre la et de faire tes tests tel que tu les fait, je ne regrette pas mon achat. Je voulais aussi précisé que le cable HDMI que tu mentionnes dans le test n’est pas présent dans mon carton, a mon avis il te l’ont envoyé spécifiquement. Je dit cela au cas ou cela se confirme et que tu souhaites modifié ce passage de ton test.

  41. kaameleon dit :

    Bonjour greg,
    J’ai le formovie theater premium calibré par toi et je viens d’installer et paramétrer chez le beau père le valérion Max,
    Alors ce valérion n’était pas calibré mais je n’ai pas été vraiment époustouflé, les couleurs étaient à l’ouest (donc je vais l’inviter à passer par tes services)
    Mais une question me brûle les lèvres, après calibration, lequel des 2 a tes faveurs ? Remplacerais tu le formovie par ce valérion max ?
    J’imagine que tu as du te poser la question 😉

    1. GregW dit :

      Non pas vraiment ce sont 2 utilisations différentes, car ces appareils ne répondent pas aux mêmes besoins : ultra courte focale versus focale classique. Dans ma salle de tests et de projection, les UST sont plus à l’aise et si je n’avais pas de contraintes de placement, aujourd’hui je prendrais un Xgimi Titan 😇.

  42. romainh dit :

    Salut ! Je profite du fait que j’ai aussi un BenqW1070 calibré sur toile grise. J’imagine que le changement est évidemment important avec le Valerion. En terme de luminosité, la 3D est-elle possible ? Sur le BenQ, c’est très limité. Enfin, les contenus HDR valent-ils le coup ? Je lorgne sur le nouveau Awol Aetherion à 2600 lumens, qui reprendrait la qualité du Valerion (même boîte). Tu penses que l’upgrade vaudrait le coup, car pas donné ! Tes retours m’ont l’air sincères. Merci !

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