Test ViewSonic LX750-4K

Cela fait un petit moment que nous n'avions pas eu l'occasion de tester un projecteur de la marque aux 3 oiseaux sur mondoprojos.fr, et c'est aujourd'hui chose faite avec le LX750-4K. ViewSonic est l'un des constructeurs incontournables dans le monde de la vidéoprojection DLP, une marque qui sait depuis longtemps proposer des appareils solides et bien positionnés sur leur segment. Avec ce LX750-4K, le constructeur nous présente un modèle mono laser particulièrement lumineux, pensé pour répondre aux attentes des amateurs de home cinéma comme des joueurs en quête de réactivité et de fluidité. À noter également même si ce n'est pas vraiment notre tasse de thé par ici que ce projecteur embarque un mode image dédié à la simulation de golf, une fonctionnalité qui trouvera sans doute son public auprès des passionnés du green. Tout cela pour un prix affiché de 1 290 €, un tarif qui le place dans une catégorie où la concurrence Lifestyle est aujourd'hui particulièrement féroce, avec des marques comme Hisense, JmGO, Valérion ou encore Xgimi qui rivalisent d'arguments pour séduire les mêmes acheteurs. Alors, qu'a-t-il vraiment à nous offrir ? C'est ce que nous allons découvrir ensemble.

De quoi s'agit-il ?

Le ViewSonic LX750-4K repose sur une technologie laser phosphore de 3e génération : concrètement, un laser bleu vient exciter une roue phosphorescente qui produit une lumière blanche, bien plus durable qu'une lampe classique puisque ViewSonic annonce jusqu'à 20 000 heures de durée de vie. Cette longévité est l'un des grands atouts du laser phosphore par rapport aux technologies à lampe traditionnelles, qui nécessitaient un remplacement tous les 2 000 à 5 000 heures environ. Pour la définition, le LX750-4K utilise une puce DMD 0,47 pouce couplée à un traitement XPR : cette technologie de pixel shifting consiste à projeter plusieurs trames en les décalant légèrement à une vitesse imperceptible pour l'œil humain, afin de reconstituer une image dont la densité de pixels correspond à une résolution UHD 4K de 3840 x 2160 pixels. La compatibilité HDR et HLG vient renforcer encore la qualité visuelle : le HDR, ou High Dynamic Range, permet d'afficher une plage de couleurs bien plus étendue qu'une image SDR, tandis que le HLG, ou Hybrid Log-Gamma, est le format HDR pensé spécifiquement pour les diffusions télévisées et les retransmissions sportives en direct. Avec ces deux formats pris en charge, le LX750-4K est capable de tirer le meilleur parti des contenus modernes, qu'ils proviennent d'une plateforme de streaming, d'un lecteur Blu-ray UHD ou d'une chaîne TNT HD. En revanche, on notera l'absence du Dolby Vision et de l'HDR10+, et le LX750-4K fait également l'impasse sur les fonctions 3D. Côté chiffres, ViewSonic annonce une luminosité de 4 000 lumens ANSI et un rapport de contraste dynamique de 3 000 000:1.

ViewSonic LX750-4K
ViewSonic LX750-4KB

Le zoom optique 1,3x offre une vraie flexibilité d'installation en permettant d'ajuster la taille de l'image sans avoir à déplacer physiquement le projecteur, avec un rapport de projection compris entre 1,127 et 1,465 et une distance de projection allant de 1,49 à 9,72 mètres. La correction trapézoïdale horizontale et verticale ainsi que le réglage des quatre angles viennent compléter ces options pour garantir une image parfaitement alignée, même dans des configurations d'installation moins idéales. Le LX750-4K intègre Google TV pour accéder directement à Netflix, YouTube, Disney+ et l'ensemble de l'écosystème d'applications sans aucun appareil externe, et un haut-parleur cube de 10 watts assure un son immédiatement utilisable dès la sortie de la boîte. Le Wi-Fi 5 GHz intégré et le Bluetooth 5.0 permettent respectivement la diffusion sans fil depuis un smartphone ou un ordinateur et la transmission audio vers des écouteurs ou une enceinte, tandis que les deux prises HDMI 2.0 dont l'une compatible ARC complètent une connectique pensée pour simplifier l'installation au quotidien.

Tour de l'appareil

Le ViewSonic LX750-4K adopte un design épuré typique aux projecteurs de la marque dans un boîtier rectangulaire blanc. Le panneau supérieur accueille des touches physiques de contrôle. Son objectif est légèrement décentré vers la droite. Ce qui attire immédiatement l'œil, c'est le cache en forme de demi-lune blanc apposé sous l'objectif, arborant l'inscription "4K" : contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce cache n'est pas là pour protéger la lentille mais remplit une fonction optique bien précise, celle d'éliminer les halos lumineux qui peuvent apparaître autour de l'image projetée et nuire à la qualité visuelle, notamment sur les bords de l'écran.

ViewSonic LX750-4K
ViewSonic LX750-4KB

L'ensemble dégage une impression de solidité et de finition qualitative. Avec des dimensions de 312 x 234 x 104 mm pour un poids de 3,5 kg, le LX750-4K est un appareil compact et relativement léger qui se posera facilement sur un meuble ou se fixera au plafond sans nécessiter d'infrastructure lourde.

ViewSonic LX750-4K
ViewSonic LX750-4KB

Pour donner une idée concrète des possibilités de projection, prenons l'exemple d'un écran 16/9e d'une diagonale de 100 pouces, soit environ 221 cm de large pour 124 cm de hauteur : avec son rapport de projection compris entre 1,127 et 1,465, le LX750-4K devra être placé à une distance comprise entre environ 2,49 mètres et 3,24 mètres de la surface de projection pour remplir parfaitement cet écran. Concrètement, dans une pièce standard, on pourra sans difficulté viser une image bien plus grande, le projecteur étant capable de projeter jusqu'à 300 pouces d'après le constructeur. La connectique est regroupée à l'arrière de l'appareil : on y trouve deux prises HDMI 2.0 compatibles HDCP 2.2 dont une avec fonction ARC, une sortie audio jack 3,5 mm, un port USB-A destiné au service ainsi qu'un port RS-232 pour les installations pilotées.

ViewSonic LX750-4K
ViewSonic LX750-4KB

La télécommande fournie est compacte et entièrement noire, au format court avec des extrémités arrondies. Elle dispose d'un pavé de navigation central avec touche OK, de touches de volume et de navigation dans les menus, ainsi que de raccourcis dédiés à certaines fonctions. Simple et fonctionnelle, elle fait le travail sans fioriture et a surtout l'avantage de fonctionner en Bluetooth.

ViewSonic LX750-4K
ViewSonic LX750-4KB

Examen de l'interface

Avec le LX750-4K, ViewSonic emprunte les chemins déjà défrichés par les projecteurs Lifestyle et UST chinois en intégrant des fonctions Smart TV via Google TV. Ces menus sont toutefois limités aux plateformes de streaming car, s'il est techniquement possible de charger des applications comme VLC pour la lecture de fichiers médias depuis un disque dur ou une clé USB, le LX750-4K ne propose aucun port USB permettant de connecter ce type de support, la prise USB existante étant uniquement destinée à un usage de service.

ViewSonic LX750-4K
Menu Google TV

En parallèle de Google TV, l'utilisateur a également accès aux menus de réglages traditionnels du projecteur, que l'on qualifiera sans détour de préhistoriques : leur format en bandeau horizontal n'a absolument pas évolué depuis toutes ces années que nous testons des projecteurs de cette marque. À 1 290 €, on serait en droit d'attendre une interface de configuration plus moderne et plus intuitive, c'est un chantier que les ingénieurs de ViewSonic devraient sérieusement envisager d'ouvrir. En sortie de boîte, l'utilisateur dispose des modes image suivants : Luminosité max, TV, Film, Jeu, Golf, Réduction de la lumière bleue et un mode Utilisateur personnalisable.

ViewSonic LX750-4K
Modes couleur

Les fonctions de calibrage restent basiques pour ce niveau de prix : on trouve une gestion de la température des couleurs, une échelle de gris avec réglages Gain et Bias, ainsi qu'un CMS agissant sur les trois dimensions du gamut, à savoir la teinte, la saturation et la luminosité. Des niveaux de gamma prédéfinis sont disponibles, et pour la gestion du HDR, l'EOTF propose trois niveaux de gamma HDR : bas, moyen et haut.

ViewSonic LX750-4K
Gestion EOTF

En revanche, le LX750-4K ne propose aucune aide à la fluidité de type interpolation d'images, et fait également l'impasse sur le DTM, ou Dynamic Tone Mapping : cette fonction, absente ici, permet normalement d'analyser le contenu image par image afin d'adapter en temps réel la courbe de luminosité pour optimiser le rendu HDR, évitant ainsi les zones surexposées ou les pertes de détails dans les hautes lumières. Enfin, concernant la gestion de la puissance lumineuse laser, l'utilisateur a le choix entre le mode Normal qui exploite le laser à pleine puissance, un mode Économique qui réduit la luminosité pour préserver la source lumineuse et limiter le bruit du ventilateur, et un mode personnalisé permettant de définir soi-même le niveau de puissance souhaité.

ViewSonic LX750-4K
Menu avancé

VERDICT TECHNIQUE

Bruit de fonctionnement et qualité du système sonore intégré :

Le LX750-4K est effectivement un appareil très lumineux, mais cette puissance a un revers : il faut la refroidir, et le système de ventilation s'en charge avec un enthousiasme sonore qui finit par peser sur l'expérience. Projecteur éteint, j'ai mesuré 35,1 dB dans ma pièce de mesures. Une fois l'appareil en fonctionnement avec le laser à pleine puissance, le niveau sonore s'envole à 40,3 dB, soit plus de 5 dB de différence, ce qui est considérable. Pour rappel, chaque augmentation de 3 dB correspond à un doublement de l'énergie sonore perçue, et 5 dB constituent donc une différence très nettement audible qui rend l'utilisation du projecteur à pleine puissance rapidement insupportable dans un environnement home cinéma. À moins d'isoler l'appareil dans un caisson antibruit ou de l'éloigner suffisamment des spectateurs, la seule solution viable est de basculer en mode laser économique, ce qui ramène le niveau sonore à un bien plus raisonnable 36 dB. On perd certes en luminosité, mais on gagne en confort d'écoute, et c'est un compromis que l'on sera souvent contraint d'accepter.

Concernant le haut-parleur intégré de 10 watts, il peut dépanner pour une utilisation nomade ou occasionnelle, mais pour un rendu home cinéma vraiment convaincant, il sera indispensable de faire appel à un système sonore dédié, qu'il s'agisse d'une barre de son, d'un ampli ou d'un système home cinéma complet.

Consommation électrique :

La consommation électrique du LX750-4K est directement liée au mode de fonctionnement du laser. À pleine puissance, l'appareil réclame 169,1 watts, un niveau qui reste raisonnable. En mode économique, cette consommation tombe à 96,4 watts, soit une réduction de près de 43%, ce qui est significatif. Compte tenu des contraintes liées au bruit de fonctionnement évoquées précédemment, la grande majorité des utilisateurs se retrouvera de fait cantonnée au mode économique et ses 96,4 watts au quotidien. À ce niveau, l'appétit énergétique du LX750-4K reste tout à fait maîtrisé.

Précision de l'image :

Les amateurs de vidéoprojection DLP s'attendent généralement à une précision d'image au rasoir, et c'est là l'une des promesses phares de cette technologie. Mais le premier défi d'un projecteur XPR 0,47 pouce est de restituer correctement une image de définition UHD à partir d'une base Full HD. Pour rappel, la puce DMD 0,47 pouce ne dispose pas nativement de suffisamment de micromiroirs pour afficher une image 4K réelle : le traitement XPR compense cette limitation en projetant plusieurs trames décalées à très haute vitesse, de sorte que l'œil humain reconstitue une image perçue comme UHD. Encore faut-il que ce processus soit bien exécuté. Pour le vérifier, j'utilise une mire 4K composée de lignes colorées horizontales et verticales très fines : un projecteur qui émule correctement une résolution UHD doit afficher toutes ces lignes clairement séparées par un fin écart blanc entre chacune d'elles. Le LX750-4K passe ce test de manière acceptable pour les lignes horizontales mais pas pour les verticales qui se confondent entre elles.

ViewSonic LX750-4K
Restitution mire 4K

Ce qui l'est moins en revanche, ce sont les aberrations chromatiques que l'on observe sur l'image, se manifestant par un dédoublement des contours et des lettres. Ce phénomène, relativement discret au centre de l'écran, s'amplifie de façon de plus en plus marquée à mesure que l'on s'éloigne vers les bords, ce qui peut devenir gênant sur les contenus riches en texte ou en détails fins. Vous trouverez quelques exemples illustratifs de ce phénomène dans les photos ci-dessous.

Fluidité :

Malgré l'absence totale de fonction d'interpolation d'images, le LX750-4K s'en sort remarquablement bien sur le plan de la fluidité. Pour comprendre l'enjeu, il faut rappeler que la grande majorité des films et des contenus cinématographiques sont tournés à 24 images par seconde, ce que l'on appelle le 24p. Or, afficher du 24p sur un projecteur fonctionnant à 60 Hz ou plus n'est pas anodin : cela implique de répéter certaines trames de façon inégale pour combler la différence de cadence, un phénomène qui peut provoquer une saccade perceptible lors des mouvements de caméra, communément appelée judder. Ce défaut, très sensible sur certains appareils, peut briser l'immersion et rendre la vision de longs métrages particulièrement inconfortable pour les spectateurs qui y sont sensibles. Or, et c'est là le point le plus étonnant de ce test, le LX750-4K restitue les sources 24p avec une fluidité excellente, que ce soit sur des programmes SDR en 1080p ou en 4K HDR. Pour quelqu'un comme moi qui est particulièrement sensible au judder, le résultat est vraiment surprenant : le LX750-4K n'a tout simplement pas besoin d'aide à la fluidité pour convaincre. Et c'est tant mieux, car ViewSonic a fait l'économie de cette fonction autant que cela ne se remarque pas à l'usage.

Input lag :

L'input lag, ou retard à l'affichage, désigne le temps qui s'écoule entre le moment où un signal est envoyé par une source une console de jeu par exemple et le moment où l'image correspondante apparaît effectivement à l'écran. Plus ce chiffre est bas, plus la réactivité est grande, et pour les joueurs, c'est un critère absolument crucial : un input lag élevé se traduit concrètement par un décalage perceptible entre l'action du joueur sur sa manette et la réaction à l'écran, ce qui peut s'avérer rédhibitoire dans les jeux de tir, les jeux de combat ou tout titre nécessitant des réflexes précis. ViewSonic annonce un retard à l'affichage de 1 ms à 240 Hz, une valeur particulièrement ambitieuse. De mon côté, j'ai mesuré un excellent 8,3 ms sur signal UHD à 60 Hz, ce qui, en extrapolant à 240 Hz, donne un retard estimé à environ 2,075 ms, un résultat tout bonnement bluffant. C'est l'un des niveaux d'input lag les plus bas qu'il m'ait été donné de mesurer sur un projecteur, toutes catégories confondues. Pour les joueurs, c'est une excellente nouvelle : le LX750-4K peut prétendre rivaliser avec les meilleurs écrans gaming du marché sur ce critère, offrant une réactivité qui rend l'expérience de jeu sur grand écran aussi fluide et précise que sur un moniteur dédié. Un argument de poids qui vient solidement justifier le positionnement gaming revendiqué par ViewSonic pour ce modèle.

ViewSonic LX750-4K
Input lag mode Jeu

Speckle laser et DLP Dithering :

Deux phénomènes visuels méritent d'être abordés ici, d'autant qu'ils sont souvent confondus en raison d'un rendu superficiellement similaire. Le speckle laser est un effet de scintillement granuleux qui se manifeste sur les surfaces claires et uniformes de l'image, provoqué par la nature cohérente de la lumière laser qui génère des interférences visibles lorsqu'elle se réfléchit sur une surface de projection. C'est un défaut surtout perceptible sur projecteurs triple laser purs. Le DLP dithering, quant à lui, est un artefact propre à la technologie DLP qui se manifeste sur les surfaces sombres et uniformes : la puce DMD module la lumière en basculant ses micromiroirs à très haute fréquence, et sur certaines teintes foncées, ce processus peut générer un léger bruit visuel, une sorte de tremblement imperceptible qui vient troubler l'uniformité des zones d'ombre. Grâce à sa source laser phosphore, le LX750-4K est naturellement exempt de speckle, ce type de source produisant une lumière moins cohérente qui élimine ce phénomène. En revanche, le DLP dithering est bien présent et se manifeste, selon les modes image sélectionnés, sur les surfaces sombres uniformes. Rassurez-vous cependant : il faut vraiment le chercher sur des mires spécifiques pour le débusquer, et le phénomène devient bien plus discret, voire totalement invisible, lors du visionnage d'un film ou d'une série dans des conditions normales.

Colorimétrie :

L'étude colorimétrique du ViewSonic LX750-4K a été conduite dans des conditions de mesure rigoureuses et reproductibles. Les mesures ont été effectuées sur un écran blanc de référence à comportement lambertien de 100 pouces de diagonale, garantissant une réflexion uniforme de la lumière dans toutes les directions sans favoriser un angle de vue particulier. Les sondes de mesure ont été orientées directement vers l'écran, et préalablement à toutes les mesures, j'ai réalisé un profil instrumental à l'aide d'un spectrophotomètre haute résolution JETI 1501 Hi Res, dont la résolution spectrale de 2 nm permet de caractériser avec une précision chirurgicale la signature spectrale de la source lumineuse du projecteur. Cette étape de profilage est fondamentale : elle permet d'établir une correspondance mathématique précise entre les mesures du colorimètre KLEIN K10-A utilisé pour les relevés et la réalité physique du spectre émis, corrigeant ainsi les éventuelles dérives de réponse spectrale du colorimètre face à ce type de source lumineuse particulière. Sans ce profil, les mesures colorimétriques pourraient être entachées d'erreurs significatives, en particulier sur les sources laser dont le spectre est très différent des sources lumineuses standards pour lesquelles les colorimètres sont habituellement étalonnés.

ViewSonic LX750-4K
Répartition spectrale VIEWSONIC LX750

En examinant la répartition spectrale du LX750-4K, on observe immédiatement la signature caractéristique d'une source laser phosphore : un pic très étroit et intense dans le bleu autour de 460 nm, correspondant au laser bleu primaire, suivi d'une large bosse continue et progressive qui s'étale du vert à l'orange et jusqu'au rouge, produite par la conversion phosphore. Cette distribution spectrale est fondamentalement différente de celle d'un projecteur triple laser, qui présente trois pics distincts et très étroits dans le bleu, le vert et le rouge, chacun correspondant à un laser dédié. Cette différence n'est pas anodine : les pics étroits d'un triple laser permettent d'atteindre des primaires de couleur beaucoup plus saturées et éloignées du point blanc, tandis que la bosse continue du phosphore produit des primaires plus larges spectralement, ce qui limite mécaniquement l'extension du gamut atteignable.

ViewSonic LX750-4K
Couverture GAMUT

Cette architecture mono laser se traduit directement dans les résultats de couverture de gamut mesurés. Le LX750-4K couvre 95,76% du gamut rec.709/sRGB en CIE 1931 xy et 93,72% en CIE 1976 uv, des valeurs honorables pour un usage SDR. En revanche, la couverture du DCI-P3 s'établit à 77,17% en CIE 1931 xy et 79,94% en CIE 1976 uv, et celle du BT.2020 à seulement 55,85% en CIE 1931 xy et 60,28% en CIE 1976 uv. Ces chiffres confirment que si le LX750-4K s'en sort correctement pour les contenus SDR calibrés en rec.709, il ne pourra pas rivaliser avec un projecteur triple laser sur les contenus HDR large gamut, dont les couleurs les plus saturées dépasseront largement ses capacités de reproduction.

ViewSonic LX750-4K
Luminosité MAX sortie de boîte
ViewSonic LX750-4K
Mode TV sortie de boîte
ViewSonic LX750-4K
Mode JEU sortie de boîte
ViewSonic LX750-4K
Mode Golf sortie de boîte
ViewSonic LX750-4K
Mode Low bluelight sortie de boîte

Passons maintenant à l'analyse des différents modes image en sortie de boîte. Le mode Luminosité maximale affiche des erreurs colorimétriques très élevées avec un DeltaE 2000 moyen de 13,4 sur l'échelle de gris et 14,9 sur le ColorChecker, avec un maximum atteignant 26,4 : comme son nom l'indique, ce mode privilégie la luminosité brute au détriment de la fidélité colorimétrique, et le déséquilibre RGB visible sur la courbe de balance des couleurs confirme qu'il n'est pas adapté à un usage home cinéma exigeant. Le mode TV présente des résultats légèrement meilleurs mais reste décevant avec un DeltaE moyen de 10,1 sur le ColorChecker et un maximum de 33,2, une balance RGB marquée par une dominante bleue progressive sur les hautes lumières. Le mode Jeu affiche un DeltaE moyen de 9,6 sur l'échelle de gris et 7,7 sur le ColorChecker, avec une balance RGB perturbée par une forte poussée bleue : acceptable pour le gaming où la précision colorimétrique est moins prioritaire que la réactivité. Le mode Golf, sans surprise, n'est pas conçu pour le home cinéma et présente des erreurs similaires au mode TV. Le mode Low Blue Light affiche un DeltaE moyen de 9 sur l'échelle de gris et 7,7 sur le ColorChecker, avec une balance RGB légèrement déséquilibrée par une légère dominante verte.

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MODE Film sortie de boîte

C'est le mode Film en sortie de boîte qui donne les meilleurs résultats avec un DeltaE moyen de 3,7 sur l'échelle de gris et 5,5 sur le ColorChecker, un maximum de 5,3 sur l'échelle de gris et de 14,9 sur le ColorChecker, et une balance RGB bien maîtrisée sur l'ensemble de la plage de luminance. En l'absence de possibilités de calibrage avancées permettant d'atteindre des valeurs professionnelles, le mode Film est donc clairement celui à privilégier pour un usage home cinéma : c'est le seul qui présente une balance des blancs suffisamment neutre et des erreurs colorimétriques acceptables pour profiter des contenus dans des conditions proches de l'intention des créateurs.

Gestion du HDR :

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HDR encodage 600 nits
ViewSonic LX750-4K
Optimiseur HDR désactivé platine Panasonic avec encodage 1000 nits
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Optimiseur HDR activé platine Panasonic avec encodage 1000 nit

La gestion du HDR par le LX750-4K appelle quelques observations importantes. Le projecteur s'en sort correctement sur les masters 600 nits, où la courbe EOTF reste globalement cohérente avec la référence et où les détails dans les hautes lumières sont préservés de manière acceptable. En revanche, dès que l'on passe à des masters 1000 nits et au-delà, les limites de la luminosité maximale du projecteur se font cruellement sentir : les blancs sont littéralement brûlés et l'on perd tout détail dans les zones les plus lumineuses de l'image. La scène emblématique des chevaux dans un champ enneigé issue de la suite de test Spear and Munsil en est l'illustration parfaite : là où un projecteur plus lumineux ou mieux doté en gestion HDR restituerait les nuances de la neige et le détails des collines, le LX750-4K ne produit plus qu'une masse blanche uniforme et aveuglante, sans aucune information visible. L'absence de Dynamic Tone Mapping, déjà évoquée précédemment, se fait ici particulièrement ressentir.

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HDR FILM EOTF BAS
ViewSonic LX750-4K
HDR FILM EOTF MOYEN
ViewSonic LX750-4K
HDR FILM EOTF haut

L'analyse des trois niveaux d'EOTF HDR disponibles bas, moyen et haut apporte un éclairage complémentaire. En mode EOTF bas, la courbe mesurée colle davantage à la référence dans les basses et moyennes lumières, avec un DeltaE 2000 moyen sur l'échelle de gris de 4,22 et un maximum de 11, mais la balance RGB accuse un creux prononcé autour des valeurs moyennes de stimulus avant de se stabiliser, et la luminosité maximale atteinte plafonne à 246,22 cd/m². En mode EOTF moyen, la courbe se décale vers le haut dans les basses lumières, accentuant la luminosité des ombres au détriment de la profondeur, avec un DeltaE 2000 moyen sur l'échelle de gris de 6,86 et un maximum de 13,31 ; la balance RGB montre une poussée notable dans les basses lumières avant de se normaliser, et le suivi de l'EOTF s'éloigne davantage de la cible théorique. En mode EOTF haut, la courbe s'aplatit encore davantage dans les hautes lumières avec un DeltaE 2000 moyen sur l'échelle de gris de 4,60 et un maximum de 7,54, le meilleur résultat des trois sur ce critère mais la balance RGB présente un creux encore plus marqué autour des valeurs moyennes. Dans les trois cas, la couverture DCI-P3 se stabilise autour de 76% en CIE 1931 xy, confirmant la cohérence des mesures et les limites inhérentes à l'architecture mono laser phosphore. Le mode EOTF bas apparaît globalement comme le compromis le plus équilibré pour une utilisation HDR quotidienne, offrant le meilleur suivi de courbe dans les zones critiques pour la perception visuelle.

Contraste et luminosité :

ViewSonic annonce 4 000 lumens ANSI pour le LX750-4K, et nos mesures confirment que le constructeur n'est pas loin de la réalité : en mode Luminosité Maximum avec le laser en mode normal, nous avons relevé 3 217 lumens, soit un écart d'environ 20% par rapport aux valeurs annoncées, ce qui est tout à fait dans la norme pour ce type d'appareil. Toutefois, comme nous l'avons vu précédemment, ce mode est doublement inutilisable en pratique : d'une part en raison d'une colorimétrie catastrophique, d'autre part à cause du bruit de ventilation excessif généré par le laser à pleine puissance. En mode Film avec laser normal, le flux mesuré s'établit à 2 107 lumens, ce qui reste très honorable. C'est cependant en mode laser économique que l'utilisateur passera la grande majorité de son temps, et c'est donc sur ces valeurs qu'il convient de se concentrer : en mode Film laser économique, le LX750-4K délivre 1 129 lumens, soit une perte de 46,4% par rapport au mode normal, une chute significative mais qui reste suffisante pour une utilisation dans une pièce correctement obscurcie. Les autres modes en laser économique se situent entre 1 136 lumens pour le mode Low Blue Light et 1 796 lumens pour le mode Luminosité Maximum, ce dernier restant toujours inadapté à un usage home cinéma sérieux malgré sa générosité lumineuse.

ViewSonic LX750-4K
VIEWSONIC LX750 contraste et luminosité

Concernant le contraste, les mesures révèlent des niveaux séquentiels compris entre 793:1 en mode Luminosité Maximum laser normal et 900:1 en mode TV laser normal, des valeurs qui restent classiques et attendues pour un projecteur DLP mono laser équipé d'une puce DMD 0,47 pouce. En mode laser économique, le contraste séquentiel s'améliore légèrement pour atteindre jusqu'à 897:1 en mode Luminosité Maximum et 834:1 en mode Film, ce qui s'explique par la réduction de la luminosité du noir absolu. Ces niveaux de contraste sont honnêtes mais insuffisants pour restituer avec conviction les scènes nocturnes ou très sombres, dont les noirs manqueront de profondeur sur un mur blanc classique. Pour tirer le meilleur parti du LX750-4K sur ce plan, l'utilisation d'un écran technique à gain négatif de type UST ou à réjection de lumière ambiante, permettra de gagner en profondeur des noirs et d'améliorer sensiblement le rendu des scènes sombres, en absorbant une partie de la lumière parasite et en renforçant le contraste perçu.

Avis subjectif

C'est avec un corpus de contenus exigeants et variés que nous avons évalué le rendu visuel du LX750-4K en conditions réelles de visionnage. Premier arrêt : Dune 2 et la cérémonie de victoire des Harkonnen, une séquence filmée dans une palette quasi monochrome de noirs, de blancs et de gris cendrés voulue par Denis Villeneuve pour les scènes sur Giedi Prime. Le LX750-4K s'en sort avec les honneurs sur cette séquence SDR : la désaturation assumée de l'image joue en sa faveur, et la précision de la puce DLP restitue avec une belle netteté les textures des costumes et l'architecture brutaliste des décors. La restitution des tons chair de la fille de l'empereur, Princess Irulan, dans les séquences plus colorées du film, révèle une colorimétrie globalement bien gérée en mode Film, avec des carnations naturelles et une douceur dans les transitions de teintes qui témoigne d'un traitement des couleurs de qualité pour ce niveau de prix. On sent que le mode Film a été privilégié par les ingénieurs ViewSonic et que c'est bien là que le projecteur exprime le meilleur de lui-même.

ViewSonic LX750-4K
Dune 2
ViewSonic LX750-4K
Dune 2

Le passage à Alien Romulus met davantage le LX750-4K sous pression. L'introduction du film, avec l'arrivée du vaisseau de recherches Weyland-Yutani dans les zones de débris où dérivent les restes du Nostromo, est une séquence taillée pour éprouver la gestion du contraste : des étendues de noir spatial absolu trouées de sources lumineuses ponctuelles intenses, des dégradés subtils dans les ombres, et des reflets métalliques sur la coque des épaves. Le LX750-4K montre ici ses limites : les noirs manquent de la profondeur nécessaire pour rendre crédible le vide sidéral, et les zones d'ombre les plus denses peinent à conserver leurs détails, trahissant le niveau de contraste séquentiel mesuré autour de 834:1 en mode Film. Le projecteur s'en tire mieux sur les sources lumineuses et les reflets, où sa luminosité en mode économique reste suffisante pour créer une hiérarchie lumineuse convaincante, mais l'absence de Dynamic Tone Mapping se fait sentir sur les transitions entre zones très sombres et très claires.

ViewSonic LX750-4K
Alien Romulus
ViewSonic LX750-4K
Alien Romulus

Enfin, l'arrivée du Silver Surfer dans les Quatre Fantastiques constitue un test de choix pour évaluer la gestion des couleurs saturées et des transitions HDR. La combinaison de son corps argenté réfléchissant et du fond spatial noir profond est un condensé de tout ce que le LX750-4K gère avec plus ou moins de bonheur. L'impression générale qui se dégage de ces sessions de visionnage est celle d'un projecteur nettement plus à l'aise en SDR qu'en HDR.

ViewSonic LX750-4K
Fantastic 4

Conclusion

Au terme de ce test, le ViewSonic LX750-4K se révèle être un projecteur aux qualités réelles mais aussi aux limites bien identifiées. Commençons par ce qui fonctionne : sa fluidité en lecture de sources 24p est tout simplement remarquable et constitue sans doute sa plus belle qualité, d'autant plus appréciable qu'elle ne repose sur aucune assistance électronique. Son mode Film offre une colorimétrie bien maîtrisée pour un projecteur de ce niveau de prix, avec des tons chair naturels, une balance des blancs neutre et des erreurs colorimétriques acceptables qui permettent de profiter des films du quotidien dans des conditions proches de l'intention des créateurs. Son input lag record en fait également un compagnon de choix pour le gaming sur grand écran, avec des performances qui rivalisent avec les meilleurs moniteurs dédiés.

Mais le LX750-4K traîne aussi des boulets qui pèsent lourd dans la balance. Sa gestion du HDR est décevante : l'absence de Dynamic Tone Mapping, des hautes lumières qui saturent dès les masters 1000 nits, une couverture P3 limitée à 77% et l'impossibilité de rivaliser avec les couleurs éclatantes d'un triple laser laissent sur leur faim les amateurs de HDR spectaculaire. Son contraste moyen impose le recours à un écran technique pour espérer des noirs dignes de ce nom lors des scènes nocturnes.

Le défaut le plus rédhibitoire du LX750-4K reste sans conteste son bruit de fonctionnement à pleine puissance laser. Avec 40,3 dB mesurés en mode normal, ce projecteur devient rapidement insupportable dans un environnement home cinéma, et l'utilisateur se retrouve condamné au mode laser économique pour retrouver un niveau sonore acceptable. Cette contrainte n'est pas sans conséquence : elle prive l'utilisateur de toute la puissance lumineuse que le constructeur met pourtant en avant comme argument de vente principal. Un projecteur qui ne peut pas fonctionner à pleine puissance dans des conditions normales d'utilisation, c'est un problème fondamental qui aurait mérité une meilleure attention de la part des ingénieurs ViewSonic.

Le LX750-4K est un projecteur qui aurait pu prétendre à mieux avec quelques ajustements : un système de refroidissement plus silencieux, une gestion HDR digne de son prix et une interface de réglage modernisée auraient changé la donne. En l'état, il s'adresse avant tout aux utilisateurs qui privilégient la fluidité et la réactivité gaming sur grand écran, qui visionnent majoritairement des contenus SDR et qui disposent d'une pièce suffisamment grande pour éloigner le projecteur des spectateurs ou d'un budget pour l'isoler acoustiquement. Pour tous les autres, la concurrence Lifestyle propose aujourd'hui des alternatives plus silencieuses et souvent mieux dotées à des tarifs comparables. Notre note globale : 2/5, avec mention "session de rattrapage" le potentiel est là, mais ViewSonic doit revoir sa copie.

Session de rattrapage
ENGLISH VERSION

Review ViewSonic LX750-4K

It has been a little while since we last had the opportunity to test a projector from the three-bird brand here on mondoprojos.fr, and today that changes with the LX750-4K. ViewSonic is one of the key players in the DLP projection world, a brand that has long known how to deliver solid, well-positioned products in their segment. With the LX750-4K, the manufacturer presents us with a particularly bright single-laser model, designed to meet the expectations of home cinema enthusiasts as well as gamers looking for responsiveness and fluidity. Worth mentioning as well even if it is not really our cup of tea around here this projector features a dedicated image mode for golf simulation, a functionality that will undoubtedly find its audience among fans of the green. All of this for a retail price of €1,290, a figure that places it in a category where Lifestyle competition is fierce today, with brands such as Hisense, JmGO, Valérion and Xgimi all competing hard to win over the same buyers. So, what does it truly have to offer? That is exactly what we are about to find out together.

What is it about ?

The ViewSonic LX750-4K is built around third-generation laser phosphor technology: in practice, a blue laser excites a phosphor wheel that produces stable, precise and homogeneous white light, far more durable than a traditional lamp since ViewSonic claims up to 20,000 hours of lifespan. This longevity is one of the key advantages of laser phosphor technology over traditional lamp-based systems, which required replacement every 2,000 to 5,000 hours or so. For image resolution, the LX750-4K uses a 0.47-inch DMD chip paired with XPR processing: this pixel shifting technology works by projecting multiple frames with slight offsets at a speed imperceptible to the human eye, reconstructing an image whose pixel density corresponds to a UHD 4K resolution of 3840 x 2160 pixels. HDR and HLG compatibility further enhances visual quality: HDR, or High Dynamic Range, delivers a far wider brightness range than a standard image, while HLG, or Hybrid Log-Gamma, is the HDR format designed specifically for broadcast television and live sports coverage. With both formats supported, the LX750-4K is capable of making the most of modern content, whether it comes from a streaming platform, a UHD Blu-ray player or a HD broadcast channel. That said, Dolby Vision and HDR10+ are notably absent, and the LX750-4K also skips 3D functionality. On the numbers side, ViewSonic claims a brightness of 4,000 ANSI lumens and a dynamic contrast ratio of 3,000,000:1.

ViewSonic LX750-4K
ViewSonic LX750-4KB

The 1.3x optical zoom provides genuine installation flexibility by allowing image size adjustment without physically moving the projector, with a throw ratio ranging from 1.127 to 1.465 and a projection distance of 1.49 to 9.72 metres. Horizontal and vertical keystone correction along with four-corner adjustment round out these options to guarantee a perfectly aligned image, even in less than ideal installation configurations. The LX750-4K comes with Google TV built in, giving direct access to Netflix, YouTube, Disney+ and the full app ecosystem without any external device, while an integrated 10-watt cube speaker delivers ready-to-use sound straight out of the box. Built-in 5GHz Wi-Fi and Bluetooth 5.0 enable wireless streaming from a smartphone or laptop and audio transmission to headphones or a speaker respectively, while two HDMI 2.0 ports one of which is ARC-compatible complete a connectivity setup designed to make day-to-day installation as straightforward as possible.

Physical overview

The ViewSonic LX750-4K features the clean, understated design typical of the brand's projectors, housed in a white rectangular casing. The top panel accommodates physical control buttons. The lens is slightly off-centre to the right. What immediately catches the eye is the white half-moon shaped cover fitted beneath the lens, bearing the "4K" inscription: contrary to what one might assume, this cover is not there to protect the lens but serves a very specific optical purpose, eliminating the light halos that can appear around the projected image and affect visual quality, particularly along the edges of the screen.

ViewSonic LX750-4K
ViewSonic LX750-4KB

The overall impression is one of solidity and quality finish. With dimensions of 312 x 234 x 104 mm and a weight of 3.5 kg, the LX750-4K is a compact and relatively lightweight device that can easily be placed on a piece of furniture or ceiling-mounted without requiring any heavy-duty infrastructure. To give a concrete idea of the projection possibilities, let us take the example of a 100-inch 16/9 screen, measuring approximately 221 cm wide by 124 cm high: with its throw ratio ranging from 1.127 to 1.465, the LX750-4K will need to be placed at a distance of between approximately 2.49 metres and 3.24 metres from the projection surface to fill that screen perfectly. In practice, in a standard room, a considerably larger image is easily achievable, with the projector capable of projecting up to 300 inches according to the manufacturer.

ViewSonic LX750-4K
ViewSonic LX750-4KB

The connectivity is grouped at the rear of the unit: there are two HDMI 2.0 ports with HDCP 2.2 support, one of which features ARC functionality, a 3.5 mm audio output, a USB-A port for service use, and an RS-232 port for managed installations.

ViewSonic LX750-4K
ViewSonic LX750-4KB

The supplied remote control is compact and entirely black, with a short format and rounded ends. It features a central navigation pad with an OK button, volume and menu navigation keys, as well as dedicated shortcut buttons for certain functions. Simple and functional, it gets the job done without any fuss, and crucially has the advantage of operating via Bluetooth.

ViewSonic LX750-4K
ViewSonic LX750-4KB

Interface Overview

With the LX750-4K, ViewSonic follows the path already blazed by Chinese Lifestyle and UST projectors by integrating Smart TV features through Google TV. These menus are however limited to streaming platforms, as while it is technically possible to load applications such as VLC for playing media files from a hard drive or USB stick, the LX750-4K offers no USB port allowing such devices to be connected, the existing USB port being reserved exclusively for service use.

ViewSonic LX750-4K
Menu Google TV

Alongside Google TV, the user also has access to the projector's traditional settings menus, which can only be described as prehistoric: their horizontal banner format has not evolved in the slightest over all the years we have been testing projectors from this brand. At €1,290, one would be entitled to expect a more modern and intuitive configuration interface this is a project that ViewSonic's engineers should seriously consider taking on

ViewSonic LX750-4K
Menu image

. Out of the box, the user has access to the following picture modes: Maximum Brightness, TV, Movie, Game, Golf, Blue Light Reduction and a customisable User mode. Calibration features remain basic for this price point: there is colour temperature management, a greyscale with Gain and Bias adjustments, and a CMS acting on the three dimensions of the gamut, namely hue, saturation and luminance.

ViewSonic LX750-4K
Modes couleur

Predefined gamma levels are available, and for HDR management, the EOTF offers three HDR gamma levels: low, medium and high. The LX750-4K however offers no motion smoothing of any kind through frame interpolation, and also does without DTM, or Dynamic Tone Mapping: this feature, absent here, would normally analyse content frame by frame in order to adapt the luminance curve in real time to optimise HDR rendering, avoiding overexposed areas or loss of detail in the highlights.

ViewSonic LX750-4K
Gestion EOTF

Finally, regarding laser light output management, the user can choose between Normal mode which runs the laser at full power, an Eco mode which reduces brightness to preserve the light source and limit fan noise, and a custom mode allowing the user to define their own preferred power level.

TECHNICAL VERDICT

Operating noise and integrated sound system quality :

The LX750-4K is indeed a very bright device, but that power comes with a drawback: it needs to be cooled, and the ventilation system goes about this task with a sonic enthusiasm that quickly weighs on the viewing experience. With the projector switched off, I measured 35.1 dB in my testing room. Once the unit is running with the laser at full power, the noise level shoots up to 40.3 dB, a difference of more than 5 dB, which is considerable. As a reminder, every 3 dB increase corresponds to a doubling of perceived sound energy, meaning that 5 dB represents a very clearly audible difference that makes using the projector at full power quickly unbearable in a home cinema environment. Unless the unit is isolated in a soundproof enclosure or placed far enough away from viewers, the only viable solution is to switch to Eco laser mode, which brings the noise level back down to a much more reasonable 36 dB. There is of course a trade-off in brightness, but the gain in listening comfort is real, and it is a compromise one will often be forced to accept.

As for the integrated 10-watt speaker, it can serve as a stopgap for portable or occasional use, but for a truly convincing home cinema experience, a dedicated sound system will be essential, whether that means a soundbar, an amplifier or a full home cinema setup.

Power consumption :

The LX750-4K's power consumption is directly linked to the laser operating mode. At full power, the unit draws 169.1 watts, a level that remains reasonable. In Eco mode, this consumption drops to 96.4 watts, a reduction of nearly 43%, which is significant. Given the operating noise constraints discussed previously, the vast majority of users will in practice find themselves confined to Eco mode and its 96.4 watts on a daily basis. At this level, the LX750-4K's energy appetite remains perfectly manageable.

Sharpness and image precision :

DLP projection enthusiasts generally expect razor-sharp image precision, and this is one of the flagship promises of the technology. But the first challenge for a 0.47-inch XPR projector is to correctly reproduce a UHD resolution image from a Full HD base. As a reminder, the 0.47-inch DMD chip does not natively have enough micromirrors to display a true 4K image: XPR processing compensates for this limitation by projecting multiple offset frames at very high speed, so that the human eye reconstructs an image perceived as UHD. The quality of this process however depends entirely on how well it is executed. To verify this, I use a 4K test pattern made up of very fine coloured horizontal and vertical lines: a projector that correctly emulates UHD resolution must display all of these lines clearly separated by a thin white gap between each one. The LX750-4K passes this test acceptably for the horizontal lines, but not for the vertical ones, which blend into one another.

ViewSonic LX750-4K
Restitution mire 4K

The result nonetheless remains very acceptable for a projector in this price category. What is less acceptable, however, are the chromatic aberrations observed in the image, manifesting as a doubling of edges and text characters. This phenomenon, relatively discreet at the centre of the screen, becomes increasingly pronounced as one moves towards the edges, which can prove distracting on content rich in text or fine detail. A few illustrative examples of this phenomenon can be found in the photos below.

Motion handling :

Despite the complete absence of any frame interpolation feature, the LX750-4K performs remarkably well when it comes to motion handling. To understand what is at stake, it is worth recalling that the vast majority of films and cinematic content are shot at 24 frames per second, what is known as 24p. Displaying 24p content on a projector running at 60 Hz or above is not straightforward: it requires certain frames to be repeated unevenly to bridge the cadence gap, a phenomenon that can produce a noticeable stuttering effect during camera movements, commonly referred to as judder. This flaw, very apparent on certain devices, can shatter immersion and make watching feature films particularly uncomfortable for viewers who are sensitive to it. And yet, this is the most surprising finding of this review: the LX750-4K reproduces 24p sources with excellent smoothness, whether on SDR content in 1080p or in 4K HDR. For someone like myself who is particularly sensitive to judder, the result is genuinely surprising the LX750-4K simply does not need any motion smoothing assistance to convince. And that is just as well, since ViewSonic chose to leave that feature out entirely at least it goes unnoticed in practice.

Input lag :

ViewSonic LX750-4K
Input lag mode Jeu

Input lag refers to the time that elapses between the moment a signal is sent by a source a gaming console for example and the moment the corresponding image actually appears on screen. The lower this figure, the greater the responsiveness, and for gamers this is an absolutely critical criterion: a high input lag translates concretely into a perceptible delay between the player's action on the controller and the reaction on screen, which can prove fatal in first-person shooters, fighting games or any title requiring precise reflexes. ViewSonic claims an input lag of 1 ms at 240 Hz, a particularly ambitious figure. On my end, I measured an excellent 8.3 ms on a UHD signal at 60 Hz, which, extrapolating to 240 Hz, gives an estimated lag of approximately 2.075 ms, a result that is nothing short of stunning. This is one of the lowest input lag levels I have ever had the opportunity to measure on a projector, across all categories. For gamers, this is excellent news: the LX750-4K can legitimately claim to rival the best gaming monitors on the market on this criterion, offering a responsiveness that makes the large-screen gaming experience as smooth and precise as on a dedicated monitor. A compelling argument that firmly justifies the gaming positioning ViewSonic claims for this model.

Laser speckle and DLP dithering :

Two visual phenomena are worth addressing here, especially as they are often confused due to their superficially similar appearance. Laser speckle is a grainy flickering effect that manifests on bright, uniform surfaces in the image, caused by the coherent nature of laser light which generates visible interference when it reflects off a projection surface. It is a flaw most noticeable on pure triple laser projectors. DLP dithering, on the other hand, is an artefact specific to DLP technology that manifests on dark, uniform surfaces: the DMD chip modulates light by switching its micromirrors at very high frequency, and on certain dark shades, this process can generate a slight visual noise, a kind of imperceptible trembling that disturbs the uniformity of shadow areas. Thanks to its laser phosphor light source, the LX750-4K is naturally free of speckle, as this type of source produces less coherent light that eliminates the phenomenon. DLP dithering is however present and manifests, depending on the selected picture modes, on uniform dark surfaces. Rest assured though: one really has to look for it using specific test patterns to spot it, and the phenomenon becomes far more discreet, or even totally invisible, when watching a film or a series under normal viewing conditions.

Colorimetry :

The colorimetric study of the ViewSonic LX750-4K was conducted under rigorous and reproducible measurement conditions. Measurements were taken on a 100-inch diagonal reference white screen with Lambertian behaviour, guaranteeing uniform light reflection in all directions without favouring any particular viewing angle. The measurement probes were pointed directly at the screen, and prior to all measurements, I carried out an instrumental profile using a JETI 1501 Hi Res high-resolution spectrophotometer, whose 2 nm spectral resolution allows the spectral signature of the projector's light source to be characterised with surgical precision. This profiling step is fundamental: it establishes a precise mathematical correspondence between the measurements taken by the KLEIN K10-A colorimeter used for the readings and the physical reality of the emitted spectrum, thereby correcting any spectral response drift in the colorimeter when faced with this particular type of light source. Without this profile, colorimetric measurements could be affected by significant errors, particularly with laser sources whose spectrum differs greatly from the standard light sources for which colorimeters are typically calibrated.

ViewSonic LX750-4K
Répartition spectrale VIEWSONIC LX750

Examining the spectral power distribution of the LX750-4K, one immediately observes the characteristic signature of a laser phosphor source: a very narrow and intense peak in the blue range around 460 nm, corresponding to the primary blue laser, followed by a broad, continuous and progressive hump extending from green through orange and into red, produced by the phosphor conversion process. This spectral distribution is fundamentally different from that of a triple laser projector, which displays three distinct and very narrow peaks in blue, green and red, each corresponding to a dedicated laser. This difference is far from trivial: the narrow peaks of a triple laser make it possible to achieve colour primaries that are far more saturated and distant from the white point, whereas the continuous hump of a phosphor source produces spectrally broader primaries, which mechanically limits the gamut extension that can be achieved.

ViewSonic LX750-4K
Couverture GAMUT

This single-laser architecture is directly reflected in the measured gamut coverage results. The LX750-4K covers 95.76% of the rec.709/sRGB gamut in CIE 1931 xy and 93.72% in CIE 1976 uv, respectable figures for SDR use. Coverage of DCI-P3 however stands at 77.17% in CIE 1931 xy and 79.94% in CIE 1976 uv, while BT.2020 coverage reaches only 55.85% in CIE 1931 xy and 60.28% in CIE 1976 uv. These figures confirm that while the LX750-4K handles SDR content calibrated in rec.709 reasonably well, it cannot compete with a triple laser projector on wide gamut HDR content, whose most saturated colours will far exceed its reproduction capabilities.

ViewSonic LX750-4K
Luminosité MAX sortie de boîte
ViewSonic LX750-4K
Mode TV sortie de boîte
ViewSonic LX750-4K
Mode JEU sortie de boîte
ViewSonic LX750-4K
Mode Golf sortie de boîte
ViewSonic LX750-4K
Mode Low bluelight sortie de boîte

Moving on to the analysis of the various picture modes out of the box: Maximum Brightness mode displays very high colorimetric errors with a DeltaE 2000 average of 13.4 on the greyscale and 14.9 on the ColorChecker, with a maximum reaching 26.4 as its name suggests, this mode prioritises raw brightness at the expense of colorimetric accuracy, and the RGB imbalance visible on the colour balance curve confirms it is not suited to demanding home cinema use. TV mode shows slightly better results but remains disappointing with an average DeltaE of 10.1 on the ColorChecker and a maximum of 33.2, with an RGB balance marked by a progressive blue cast in the highlights. Game mode displays an average DeltaE of 9.6 on the greyscale and 7.7 on the ColorChecker, with an RGB balance disrupted by a strong blue push acceptable for gaming where colorimetric accuracy is less of a priority than responsiveness. Golf mode, unsurprisingly, is not designed for home cinema and shows errors similar to TV mode. Low Blue Light mode displays an average DeltaE of 9 on the greyscale and 7.7 on the ColorChecker, with an RGB balance slightly thrown off by a mild green cast.

ViewSonic LX750-4K
MODE Film sortie de boîte

It is the Movie mode out of the box that delivers the best results, with an average DeltaE of 3.7 on the greyscale and 5.5 on the ColorChecker, a maximum of 5.3 on the greyscale and 14.9 on the ColorChecker, and an RGB balance that is well controlled across the entire luminance range. In the absence of advanced calibration capabilities that would allow professional-grade values to be achieved, Movie mode is therefore clearly the one to prioritise for home cinema use: it is the only mode that offers a sufficiently neutral white balance and acceptable colorimetric errors to enjoy content under conditions close to the creators' intent.

HDR handling :

ViewSonic LX750-4K
HDR encodage 600 nits
ViewSonic LX750-4K
Optimiseur HDR désactivé platine Panasonic avec encodage 1000 nit
ViewSonic LX750-4K
Optimiseur HDR activé platine Panasonic avec encodage 1000 nit

The LX750-4K's HDR handling calls for some important observations. The projector manages adequately on 600-nit masters, where the EOTF curve remains broadly consistent with the reference and where highlight detail is preserved to an acceptable degree. However, as soon as one moves to 1000-nit masters and above, the limits of the projector's maximum brightness make themselves painfully felt: whites are literally clipped and all detail is lost in the brightest areas of the image. The iconic scene of horses in a snowy field from the Spear and Munsil test suite illustrates this perfectly: where a brighter projector or one better equipped for HDR management would render the nuances of the snow and the detail of the hills, the LX750-4K produces nothing more than a uniform, blinding white mass with no visible information whatsoever. The absence of Dynamic Tone Mapping, already mentioned previously, makes itself particularly felt here.

ViewSonic LX750-4K
HDR FILM EOTF BAS
ViewSonic LX750-4K
HDR FILM EOTF MOYEN
ViewSonic LX750-4K
HDR FILM EOTF haut

Analysis of the three available HDR EOTF levels low, medium and high provides further insight. In low EOTF mode, the measured curve tracks the reference more closely in the low and mid-range luminance areas, with an average DeltaE 2000 of 4.22 on the greyscale and a maximum of 11, but the RGB balance shows a pronounced dip around mid-range stimulus values before stabilising, and maximum measured brightness is capped at 246.22 cd/m². In medium EOTF mode, the curve shifts upward in the shadow areas, boosting shadow brightness at the expense of depth, with an average DeltaE 2000 of 6.86 on the greyscale and a maximum of 13.31; the RGB balance shows a notable push in the low luminance range before normalising, and EOTF tracking drifts further from the theoretical target. In high EOTF mode, the curve flattens further in the highlights with an average DeltaE 2000 of 4.60 on the greyscale and a maximum of 7.54 the best result of the three on this criterion but the RGB balance shows an even more pronounced dip around mid-range values. In all three cases, DCI-P3 coverage stabilises at around 76% in CIE 1931 xy, confirming the consistency of the measurements and the inherent limitations of the single laser phosphor architecture. Low EOTF mode overall appears to be the most balanced compromise for everyday HDR use, offering the best curve tracking in the areas most critical to visual perception.

Contrast and brightness :

ViewSonic claims 4,000 ANSI lumens for the LX750-4K, and our measurements confirm that the manufacturer is not far off: in Maximum Brightness mode with the laser in normal mode, we recorded 3,217 lumens, representing a gap of approximately 20% compared to the advertised figures, which is entirely within the norm for this type of device. However, as we have seen previously, this mode is doubly unusable in practice: on one hand due to catastrophic colorimetry, and on the other due to the excessive fan noise generated by the laser at full power. In Movie mode with the laser in normal mode, the measured output stands at 2,107 lumens, which remains very respectable. It is however in Eco laser mode that the user will spend the vast majority of their time, and it is therefore on these figures that one should focus: in Movie mode with Eco laser, the LX750-4K delivers 1,129 lumens, a drop of 46.4% compared to normal mode a significant fall but one that remains sufficient for use in a properly darkened room. The other modes in Eco laser range from 1,136 lumens for Low Blue Light mode to 1,796 lumens for Maximum Brightness mode, the latter remaining unsuitable for serious home cinema use despite its generous light output.

ViewSonic LX750-4K
VIEWSONIC LX750 contraste et luminosité

Regarding contrast, measurements reveal sequential levels ranging from 793:1 in Maximum Brightness mode with normal laser to 900:1 in TV mode with normal laser, figures that are entirely typical and expected for a single-laser DLP projector equipped with a 0.47-inch DMD chip. In Eco laser mode, sequential contrast improves slightly, reaching up to 897:1 in Maximum Brightness mode and 834:1 in Movie mode, which is explained by the reduction in absolute black luminance. These contrast levels are honest but insufficient to convincingly render night-time or very dark scenes, whose blacks will lack depth on a standard white wall. To get the most out of the LX750-4K in this regard, the use of a negative gain technical screen of the UST or ambient light rejection type will help gain depth in the blacks and noticeably improve the rendering of dark scenes, by absorbing a portion of stray light and reinforcing perceived contrast.

Subjective impressions

It was with a demanding and varied body of content that we evaluated the visual performance of the LX750-4K under real viewing conditions. First stop: Dune 2 and the Harkonnen victory ceremony, a sequence filmed in an almost monochromatic palette of blacks, whites and ashen greys, deliberately chosen by Denis Villeneuve for the scenes set on Giedi Prime. The LX750-4K comes through with flying colours on this SDR sequence: the image's deliberate desaturation works in its favour, and the precision of the DLP chip renders the textures of the costumes and the brutalist architecture of the sets with impressive sharpness. The rendering of the skin tones of the Emperor's daughter, Princess Irulan, in the film's more colourful sequences, reveals a colorimetry that is broadly well handled in Movie mode, with natural complexions and a smoothness in hue transitions that speaks to a quality of colour processing commendable at this price point. One senses that Movie mode has been prioritised by ViewSonic's engineers, and it is indeed there that the projector expresses the best of itself.

ViewSonic LX750-4K
Dune 2
ViewSonic LX750-4K
Dune 2

The switch to Alien Romulus puts the LX750-4K under greater pressure. The film's opening sequence, with the Weyland-Yutani research vessel arriving in the debris field where the remains of the Nostromo drift, is tailor-made to test contrast handling: vast expanses of absolute spatial black punctuated by intense pinpoint light sources, subtle gradations in the shadows, and metallic reflections on the hulls of the wrecks. The LX750-4K shows its limitations here: the blacks lack the depth needed to convincingly render the void of space, and the densest shadow areas struggle to retain their detail, betraying the sequential contrast level measured at around 834:1 in Movie mode. The projector fares better on light sources and reflections, where its brightness in Eco mode remains sufficient to create a convincing luminance hierarchy, but the absence of Dynamic Tone Mapping makes itself felt on transitions between very dark and very bright areas.

ViewSonic LX750-4K
Alien Romulus
ViewSonic LX750-4K
Alien Romulus

Finally, the arrival of the Silver Surfer in the Fantastic Four serves as an ideal test for evaluating the handling of saturated colours and HDR transitions. The combination of his reflective silver body against the deep black of space encapsulates everything the LX750-4K handles with varying degrees of success. The overall impression that emerges from these viewing sessions is of a projector far more comfortable with SDR than HDR content.

ViewSonic LX750-4K
Fantastic 4

Conclusion

At the end of this review, the ViewSonic LX750-4K reveals itself to be a projector with genuine qualities but also clearly identified limitations. Let us start with what works: its motion handling on 24p sources is simply remarkable and is undoubtedly its finest quality, all the more impressive given that it relies on no electronic assistance whatsoever. Its Movie mode offers well-controlled colorimetry for a projector at this price point, with natural skin tones, a neutral white balance and acceptable colorimetric errors that allow everyday films to be enjoyed under conditions close to the creators' intent. Its record-breaking input lag also makes it a prime companion for large-screen gaming, with performance that rivals the best dedicated monitors.

But the LX750-4K also carries some significant baggage. Its HDR handling is disappointing: the absence of Dynamic Tone Mapping, highlights that clip on 1000-nit masters, P3 coverage limited to 77% and the inability to rival the vibrant colours of a triple laser projector leave fans of spectacular HDR wanting more. Its modest contrast also requires the use of a technical screen to achieve blacks worthy of the name during night-time scenes.

The LX750-4K's most glaring flaw remains without question its operating noise at full laser power. With 40.3 dB measured in normal mode, this projector quickly becomes unbearable in a home cinema environment, and the user finds themselves forced into Eco laser mode to restore an acceptable noise level. This constraint is not without consequence: it deprives the user of all the light output that the manufacturer nevertheless touts as its main selling point. A projector that cannot operate at full power under normal usage conditions is a fundamental problem that deserved far greater attention from ViewSonic's engineers.

The LX750-4K is a projector that could have aspired to more with a few adjustments: a quieter cooling system, HDR handling worthy of its price tag and a modernised settings interface would have changed the picture entirely. As it stands, it is primarily aimed at users who prioritise motion smoothness and gaming responsiveness on a large screen, who watch predominantly SDR content and who either have a room large enough to distance the projector from viewers or a budget to acoustically isolate it. For everyone else, the Lifestyle competition today offers quieter and often better-equipped alternatives at comparable price points. Our overall score: 2/5, with a "resit" mention — the potential is there, but ViewSonic needs to go back to the drawing board.

Session de rattrapage

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3 Commentaire(s)

  1. dm27 dit :

    On est en 2026 et c’est incroyable que les marques « historiques » ne changent pas … Un châssis et des caractéristiques hallucinantes par rapport à ce qu’on a par ailleurs actuellement. Un vidéoprojecteur d’une autre époque ( certains disent révolue ) …

  2. Jyde314 dit :

    Bof bof, pas très emballant tout ça. Bruit rédhibitoire à moins d’être un gamer avec un casque… Merci pour ce test.

  3. Phenelas dit :

    merci pour le test, c’est aussi nécessaire parfois de tester des VP pas top si ça peut éviter a certains un achat malheureux 😉

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