Tout le monde attendait avec impatience les premières mesures sérieuses du Valérion Max, ce projecteur triple laser déjà très commenté, mais avant de pouvoir livrer un compte rendu complet et objectif de ses performances, il fallait passer par une étape indispensable : la mise en conformité. En effet, il est impensable de lancer une batterie de mesures sans s’assurer au préalable que l’outil de travail, c’est-à-dire le couple projecteur/sonde, est parfaitement calibré et stable. C’est dans ce contexte que ma formation de calibreur certifié par la Professional Video Alliance prend tout son sens. Armé de mon colorimètre Klein K10A et d’un spectrophotomètre de référence pour établir les corrections nécessaires, j’ai entrepris ce travail préparatoire avec une méthodologie stricte. Première étape : le préchauffage du projecteur. Si les recommandations générales évoquent 30 minutes, j’ai préféré doubler cette durée pour dépasser une heure de fonctionnement avant toute mesure, afin de stabiliser complètement la température de fonctionnement des lasers et le comportement du système optique. Ce n’est qu’après ce temps de stabilisation que j’ai pu établir un profil de correction pour mon K10A, garantissant des relevés justes et reproductibles.

La première série de mesures (image ci-dessous) correspond au pré-test en sortie de carton, mode FILMMAKER sélectionné. On y constate immédiatement que la fidélité n’est pas au rendez-vous : l’écart moyen (DeltaE 2000) dépasse 5 pour l’échelle de gris et 4,5 pour le ColorChecker, avec des pics à plus de 9,5 et 10,4 respectivement. Visuellement, cela se traduit par une dérive manifeste, en particulier dans les tons intermédiaires où le rouge est sous-représenté, comme l’indique la courbe de balance RVB. L’analyse du diagramme CIE 1931 xy confirme cette observation : les points mesurés (cercles) s’éloignent sensiblement des références (carrés), avec des écarts visibles dans les zones chaudes et certaines saturations intermédiaires. Bref, nous sommes en présence d’une base saine mais perfectible, comme souvent sur un projecteur haut de gamme livré sans réglage poussé d’usine.

Après calibration SDR (image ci-dessous), toujours à partir du mode FILMMAKER, le contraste est spectaculaire. Les résultats parlent d’eux-mêmes : DeltaE moyen de 0,3 pour l’échelle de gris et de 0,4 pour le ColorChecker, avec des écarts maximaux respectifs de 0,8 et 1. Pour mémoire, un DeltaE inférieur à 3 est généralement considéré comme invisible à l’œil nu, et descendre sous la barre de 1 relève du quasi parfait. Le diagramme CIE montre des points mesurés littéralement collés aux références, preuve que le travail du colorimètre ajusté par son profil donne tout son potentiel. La balance RVB est quant à elle pratiquement rectiligne, signe que le projecteur restitue une échelle de gris parfaitement neutre, sans dominante parasite. En pratique, cela signifie que les images affichées respectent scrupuleusement l’intention du réalisateur, avec des tons chair naturels et une colorimétrie qui n’appelle aucune correction.

Une étape intermédiaire, visible sur l’image ci-dessous, illustre le travail de profilage du Klein K10A par rapport au spectro de référence. On y observe les coordonnées x,y de chaque primaire ainsi que les luminances mesurées. Les écarts entre le spectrophotomètre et le colorimètre sont vraiment ténues. Ce passage, souvent négligé, est pourtant capital : sans cette mise en conformité, toutes les mesures ultérieures seraient entachées d’une marge d’erreur trop importante. Ici, le processus permet de garantir que le K10A se comporte comme un véritable instrument de référence, avec la réactivité et la rapidité de mesure qui font sa réputation.

Ce premier calibrage SDR valide donc deux points essentiels : d’une part, le Valérion Max est capable d’une précision de haut vol une fois correctement réglé ; d’autre part, la qualité de sa plateforme technique, tant au niveau du moteur triple laser que de l’optique, lui permet de répondre parfaitement aux contraintes d’un calibrage professionnel. Mais la partie la plus exigeante reste encore à venir : le calibrage HDR. En effet, si le SDR peut être vu comme un socle, l’HDR réclame une gestion bien plus fine des courbes de transfert, du tone mapping et de la dynamique lumineuse. C’est à ce moment que l’on pourra juger du véritable potentiel de ce projecteur, capable sur le papier de délivrer une luminance et une couverture colorimétrique impressionnantes. Ce n’est qu’une fois ces étapes franchies que je pourrai me lancer dans l’analyse exhaustive des performances : contraste natif, gestion des noirs, couverture DCI-P3 et BT.2020, sans oublier la qualité du traitement vidéo intégré.

En résumé, ce début de test est extrêmement prometteur. Le Valérion Max démontre, dès les premières mesures, qu’il n’a pas volé sa réputation et qu’il se situe d’emblée parmi les références du marché pour qui cherche une précision chirurgicale. Le travail de calibrage montre qu’il est capable d’atteindre un niveau de fidélité rare, laissant augurer du meilleur pour la suite. La route est encore longue avant de livrer un compte rendu complet, mais une chose est sûre : ce projecteur est déjà en train de tenir toutes ses promesses.
L’arrivée du Valérion Max sur le marché suscite naturellement beaucoup d’attentes, notamment parce qu’il se positionne comme un projecteur haut de gamme destiné aux amateurs d’image exigeants. Les spécifications officielles avancées par le constructeur annoncent des performances impressionnantes : 3500 lumens en puissance lumineuse, un contraste natif de 5000:1 et un contraste dynamique de 50 000:1. Ces chiffres, s’ils étaient confirmés en conditions réelles, placeraient ce projecteur dans le haut du panier des modèles utilisant la technologie DLP et le traitement XPR pour l’émulation 4K. Mais, comme toujours, il est indispensable de confronter ces annonces aux mesures obtenues sur le terrain afin de déterminer dans quelle mesure elles reflètent la réalité de l’usage domestique.
Pour cette première série de tests, différentes configurations d’iris mécanique et de réglages de contraste dynamique actif (C.D.A) ont été évaluées, afin de couvrir l’ensemble des modes proposés par l’appareil. Les résultats bruts en termes de luminance et de contraste séquentiel sont présentés dans le tableau ci-dessous, avant d’être analysés et confrontés aux chiffres officiels.
| Mode / Réglage | White Luminance (cd/m²) | Black Luminance (cd/m²) | Contraste séquentiel |
|---|---|---|---|
| Natif (sans iris / dynamique off) | 273,4 | 0,107 | 2563:1 |
| Iris Cinéma 1 | 248 | 0,115 | 2160:1 |
| Iris Cinéma 2 | 174,9 | 0,055 | 3163:1 |
| Iris Manuel 5 | 226,6 | 0,045 | 4988:1 |
| Iris Manuel 6 | 194,9 | 0,066 | 2974:1 |
| Iris Manuel 7 | 76,6 | 0,024 | 3133:1 |
| CDA Bas (iris manuel 5) | 226,2 | 0,045 | 5065:1 |
| CDA Moyen (iris manuel 5) | 226,3 | 0,044 | 5124:1 |
| CDA Haut (iris manuel 5) | 226,3 | 0,042 | 5378:1 |
| CDA Haut + Amélioration du noir (Bas) | 233,2 | 0,008 | 28760:1 |
| CDA Haut + Amélioration du noir (Haut) | 228,5 | 0,005 | 42503:1 |

En termes de contraste, les résultats sont nuancés mais révélateurs. Le constructeur annonce un contraste natif de 5000:1. Dans les faits, les mesures montrent que le Valérion Max atteint un maximum de 4988:1 en mode iris manuel position 5. Autrement dit, l’appareil tient pratiquement sa promesse, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. Dans les autres configurations, le contraste natif se situe entre 2000:1 et un peu plus de 3000:1, ce qui reste cohérent avec la technologie DLP et conforme aux performances des modèles concurrents.
Lorsque les options de contraste dynamique sont activées (contraste dynamique actif et amélioration du noir), les chiffres grimpent en flèche. Le mode le plus agressif, combinant C.D.A. haut + amélioration du noir haut, permet d’atteindre un contraste mesuré de 42 503:1. Cette valeur se rapproche fortement de l’annonce officielle de 50 000:1. Là encore, on peut conclure que Valérion ne survend pas son produit : les chiffres de communication correspondent à des performances réellement atteignables, du moins dans les conditions de mesure idéales. En pratique, cela se traduit par des noirs spectaculairement plus profonds, avec un rendu très impressionnant sur les séquences sombres à faible APL.
L’iris mécanique joue avant tout sur la luminosité globale et la profondeur des noirs. Les mesures montrent que ses différentes positions influencent peu la courbe de gamma, qui reste globalement stable autour de 2,2, mais qu’elles ont un effet tangible sur l’échelle de gris. Selon l’ouverture choisie, on observe des variations du point blanc (CCT) et des dominantes colorées, souvent orientées vers le rouge. Ces dérives restent modérées et peuvent être corrigées par une calibration spécifique, mais elles rappellent que l’iris n’est pas neutre du point de vue de la colorimétrie.




Le contraste gagne en intensité lorsque l’iris se ferme, mais au prix d’une réduction du flux lumineux. Il faut toutefois préciser un point méthodologique important : dans Calman, les valeurs de contraste mesurées spécifiquement via le protocole “contrast ratio” peuvent différer légèrement de celles qui apparaissent dans le tableau associé à l’échelle de gris. Cette différence s’explique par le fait que les mesures de contraste dédiées sont réalisées avec des fenêtres pleines, alors que les relevés de l’échelle de gris se basent sur des mires successives de 0 à 100 % de luminance. Les chiffres restent de la même grandeur et cohérents, mais il est normal d’observer un écart, parfois de plusieurs centaines de points, entre les deux méthodes.
L’association de l’iris mécanique avec le contraste dynamique transforme plus radicalement le comportement du projecteur. Le CDA en modulant le flux lumineux en temps réel, permet de renforcer considérablement la profondeur perçue des noirs. L’ajout de l’option “amélioration du niveau de noir” pousse encore plus loin cette dynamique, au prix cependant d’une stabilité colorimétrique moindre. Sur l’échelle de gris, ces modes accentuent souvent la présence du rouge et introduisent de petites variations de gamma dans les basses lumières. Ce sont des compromis classiques : un contraste mesuré exceptionnel, mais une fidélité colorimétrique qui peut s’éloigner des standards si l’on ne procède pas à un calibrage adapté.



La conséquence pratique est claire : chaque combinaison d’iris et de contraste dynamique modifie suffisamment la réponse du projecteur pour nécessiter un calibrage spécifique. Il est donc illusoire d’espérer une calibration universelle valable pour tous les modes. Les utilisateurs souhaitant tirer le meilleur parti du Valérion Max devront envisager au minimum deux profils : un pour une configuration “haute luminosité” et un autre pour une configuration “contraste maximal”, voire davantage s’ils jonglent régulièrement entre plusieurs réglages d’iris.
Au-delà des contrastes et des courbes gamma, l’une des qualités essentielles d’un projecteur réside dans la précision de l’image. Pour évaluer ce point, une mire 4K a été utilisée afin de vérifier la capacité du diffuseur à restituer toutes les lignes colorées avec une séparation claire. Une comparaison directe avec le Leica Cineplay 1 met en évidence les forces respectives des deux appareils.
Sur cette mire, le Leica conserve une bonne définition générale, mais certaines intersections montrent des chevauchements entre les lignes colorées, notamment dans les zones rouge et verte. Le Valérion Max, de son côté, se distingue par une séparation plus franche et une reproduction plus nette des motifs. Cela illustre la qualité de son bloc optique, qui parvient à limiter les fusions de couleurs et à restituer les micro-détails avec plus de rigueur.

Il convient de rappeler que tant le Leica Cineplay que le Valérion Max utilisent une résolution 4K émulée via XPR, et non des panneaux natifs 4K. Pourtant, la qualité de leurs optiques permet d’exploiter pleinement cette technologie et de restituer tous les détails d’une mire UHD. Le spectateur bénéficie donc d’un rendu 4K perçu, avec un piqué élevé et une absence de perte d’information sur les détails fins. Cela démontre à quel point l’optique reste un facteur déterminant : sans un bloc de haute qualité, l’XPR ne suffirait pas à produire une image aussi détaillée.
Le Valérion Max propose également un réglage de netteté baptisé « Mode très net ». Lorsque celui-ci est désactivé, l’image conserve déjà une précision naturelle. Une fois activé, les contours sont renforcés, la séparation des lignes colorées devient plus évidente et les textes gagnent en lisibilité.


Ces premiers tests confirment que le Valérion Max se positionne comme un projecteur particulièrement précis, capable de rivaliser voire dépasser les meilleurs modèles de sa catégorie sur le critère de la netteté perçue.
Ces premières mesures démontrent que le Valérion Max est un projecteur aux performances solides, L’iris mécanique, bien que n’impactant que faiblement le gamma, influe sur l’échelle de gris et la colorimétrie, nécessitant un calibrage spécifique pour chaque configuration. Les modes de contraste dynamique, eux, offrent des résultats spectaculaires mais au prix d’une plus grande instabilité colorimétrique. Enfin, la précision d’image se révèle être un point fort majeur du Valérion Max : grâce à une optique de qualité et à la technologie XPR, il est capable de restituer une mire 4K complète avec un piqué élevé et une lisibilité optimale.
Il faut néanmoins rappeler que ces résultats doivent être considérés comme provisoires. Le firmware du Valérion Max est encore en cours de développement, et une nouvelle version est attendue pour début septembre. Cette mise à jour devrait apporter des améliorations significatives, en particulier dans la gestion du contraste et du traitement de l’échelle de gris. Une campagne de tests plus approfondie sera donc menée dès que ce nouveau logiciel sera disponible, afin de confirmer, nuancer ou enrichir ces premières impressions.
Il sera dévoilé officiellement au public le 5 septembre avant son arrivée sur le marché français en octobre chez Son Vidéo.

Mise à jour du 3 septembre 2025
Le nouveau firmware est finalisé, je vais pouvoir reprendre le test complet du Max une fois que j’aurai pu le récupérer (mise à jour par USB et non à distance) :
This software build (20250826) is intended for the Valerion VisionMaster Max model only. It is not compatible with the VisionMaster Plus, Plus2, Pro, or Pro2 models. Currently, it supports upgrades via USB flash drive only.
Transparence et affiliation :
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48 Commentaire(s)
Ca semble augurer d’une nouvelle référence en la matière. Hâte de lire le test complet pour rêver !
Il va falloir un peu de temps pour en faire le tour car il a beaucoup de fonctions à analyser. Juste au passage le Lens-shift (uniquement vertical) a une amplitude énorme, c’est vraiment une aide très appréciable pour son positionnement. J’ai visionné quelques films hier soir avec l’EBL actif et cette fonction me semble bien plus stable que sur le Pro2 sans les impacts visuels sur les couleurs qui m’avaient conduit à désactiver cette fonction. À confirmer dans la durée de mes tests, mais sur 3 heures de films et série d’hier soir, je n’ai pas été gêné.
Vraiment très, très beau résultat de Post Calibration SDR ( pour ainsi dire idyllique ) !
Ce Max semble être un Pur-Sang digne des plus belles lignées.
As tu l’illustration ( juste en teaser ) de ta mire UHD ( lignes verticales et horizontales ) ?
L’optique du Max ( entièrement en verre ) devrait normalement pratiquement être du niveau du LEICA, en tout cas, là aussi de hautes volées.
Une très belle annonce matinale, pour une très belle ( voire magnifique ) référence/Marque de modèle de vidéoprojecteurs RGB.
Merci Greg et merci VALERION !
Et regarde la précision de l’image, le LEICA Cineplay 1 a trouvé son maître !
https://www.facebook.com/share/p/1GTiA1kJyE/?mibextid=wwXIfr
Tu as une caméra dans ma salle de test Dm27, tu as posté ton message quasiment en même temps que je dévoilais la comparaison de netteté ? 😇
Salut Grégory, un teaser très prometteur que tu nous propose ce matin, hâte de lire ce test 😉. Par contre pour ceux qui n’ont pas Facebook , pourrais tu partager la photo comparative de la mire de netteté via un autre lien stp. Bonne journée 😉
Salut jérôme, je vais la rajouter dans l’article dans la journée avec des mesures de contraste et de luminosité post calibrage.
Super, merci 😉
Bonjour Gregory, hâte de découvrir le test complet. Pour qui comme moi n’a pas la possibilité de le placer exactement au milieu mais doit l’installer légèrement sur le coté, ça serait intéressant de savoir si cela devient rédhibitoire, le lens-shift n’étant que vertical, ou négligeable. Merci d’avance
C’est fait jérôme.
Bonjour, je ne recommande pas, certes la correction de trapèze est très efficace mais tu vas perdre en résolution.
Tu es sûr du tableau de lumens et de contraste ? Il n’y aurait pas un smatch avec les lignes ?
Iris plus ouvert ( 5 ) plutôt que ( 6 ), tu trouves un noir meilleur en 5 qu’en 6.
Iris à 2 ( plus ouvert donc ) tu trouves moins de lumens qu’iris fermé à 5.
Problème de firmware ?
Tu dois confondre la positon iris cinema 2 et l’iris manuel en valeur 2, dans l’article je parle de l’iris en position « cinéma 1 » et « cinéma ».
Je parle de cette option :
https://zupimages.net/up/25/35/325q.jpeg
Merci Grégory, c’est impressionnant qu’ils aient réussis en si peu de temps à arrivé à de tel resultat par rapport à la concurrence 😉
Bonjour. Désolé pour mon français approximatif. J’ai une question. Ce Valerion coûte le même prix en Pologne que le JVC NZ500. Quel est l’intérêt d’acheter ce projecteur alors que JVC propose un projecteur 4K natif avec un contraste bien plus élevé, une position sur le marché et une garantie plus stables ?
Bonjour, certes le contraste du JVC est meilleur mais c’est le seul avantage que je lui concède. Luminosité, large Gamut sans filtre, excellent piqué grâce à une meilleure MTF l’image du 4K DLP XPR sera équivalente à celle du 4K D-ila, encombrement, fonctions smartTV intégrées… Le JVC est un mono-laser, le Valérion un triple laser. Je vois d’intérêt au JVC que si vous êtes sensible aux AEC.
Je vois les avantages du Valerion. Mais pour quelqu’un qui possède un home cinéma de type caverne et un écran de 110 pouces, la luminosité du JVC NZ500 est suffisante. J’utilise madVR comme processeur d’image. Je ne pense pas que ce projecteur remette en cause la position de JVC sur le marché du home cinéma. Et comme projecteur lifestyle, il est trop cher. De plus, le DLP 4K n’est pas aussi détaillé et agréable que le D-ILA 4K. Quelle est la plage de décalage de l’objectif du Valerion ? Et qu’en est-il du laser ?
C’est encourageant de voir que le DLP a autant évolué. Mais si seulement le projecteur était moins cher, cela révolutionnerait le marché.
105% pour le Lens-shift vertical, concrètement l’image bouge entièrement du sol au plancher, rares sont les DLP avec un Lens-shift qui propose cette amplitude. J’ai déjà répondu que le Valérion est un triple laser sans roue au phosphore, le JVC est un mono laser bleu avec roue au phosphore, il est incapable de rivaliser avec le Valérion sur la couverture du Gamut. Vous pouvez revendre votre processeur externe avec un triple laser Lifestyle comme les derniers HISENSE ou VALERION. Ils ont tous un DTM intégrés très efficace et sont compatibles avec tous les formats HDR actuels (ce n’est pas cas de JVC). Batcave ou pas, il ne reste à mes yeux aux JVC que leur contraste natif et l’absence d’AEC, pour le premier argument il ne tiendra plus très longtemps. 😉
Et puis si vous êtes déjà équipé et satisfait pourquoi envisager de changer ?
PS : Quant à la position de JVC sur le marché actuel de la vidéoprojection je vous invite à lire cet article :
https://www.mondoprojos.fr/2025/06/29/la-chine-sest-eveillee-le-changement-complet-du-marche-de-la-videoprojection-home-cinema/
En revanche je suis d’accord avec vous sur le fait qu’il est un peu cher pour un Lifestyle (qui tournent tous aux environs de 3500€ pour les haut de Gamma) mais c’est le seul à avoir un Lens-shift et la possibilité de changer d’objectifs (+1000€).
Je n’envisage pas de changer ; je trouve que le JVC offre une meilleure image que le Valerion. Je n’ai vu que le Valerion Pro, mais je suppose que la structure de l’image n’a pas changé et qu’elle présente un caractère similaire à celui du Valerion, moins cher.
Ce Valerion est très beau. Je le trouve juste trop cher, et s’il devait concurrencer le JVC NZ500 en home cinéma professionnel, il devrait être moins cher. Bien sûr, le JVC devrait aussi être moins cher. Mais pour détrôner le roi, il faut le battre sur tous les plans : pas seulement la couleur, mais surtout le prix.
Là j’ai le regret de vous dire que vous vous trompez, le Pro2 n’a pas l’image du MAX. Ce dernier est débarassé ou en tout cas bien amélioré sur quelques soucis visuels qui m’embêtaient avec le Pro2.
Bonjour,
Merci beaucoup pour ce test! Allez vous rajouter un petit paragraphe sur le speckle et écrans utilisés comme sur vos autres test ? 🙂
J’imagine qu’il aura les mêmes limites que les autres vidéoprojecteurs triple laser sur des pièces de vie (non dédiées) ou l’utilisation de toile technique serait nécessaire ?
Bonjour,
Dans la version finale bien sûr, je peux déjà dire qu’avec mon écran blanc je ne suis pas ennuyé par le speckle et c’est identique avec le Celexon HC+.
Test très intéressant, à propos duquel j’ai quelques questions et remarques :
Est-ce qu’un appareil de série final a été testé ici ?
Si je comprends bien, l’option d’objectif interchangeable coûte 1 000 € supplémentaires ?
Ce serait bien si Valerion intégrait cette technologie manifestement excellente dans un boîtier similaire à celui du Benq W5850i afin qu’il soit plus adapté au home cinéma. Je ne voudrais pas avoir ce bloc accroché à mon plafond, même si son design est réussi.
Même si, selon toi, il est meilleur que le NZ500 dans de nombreux domaines, tu n’as pas encore mentionné l’inconvénient du Valerion par rapport au NZ D-ILA, à savoir le grain, qui est pour beaucoup un véritable repoussoir, tout comme le RBE !
Bonjour,
C’est bien ça : 1000€ l’optique supplémentaire. Pour les AEC, je n’y suis pas sensible et j’ai déjà répondu plus haut sur ce sujet, à l’intérêt de ce projecteur face à un JVC ou autre alternative aux DLP.
C’est un appareil de série que j’ai utilisé pour mes mesures.
PS : Quant à la notion de repoussoir je pense que les milliers maintenant de propriétaires de projecteurs Lifestyle Valérion ne partagent pas ton avis. 😉
Merci beaucoup!
J’en profite pour vous poser une question un peu hors sujet…
Je souhaite installer un vidéoprojecteur dans mon salon (= lumière ambiante), je souhaitais initialement m’orienter vers un lifestyle tri laser, mais on m’a fortement déconseillé du fait de « l’indomptabilité » avec les toiles techniques (j’ai été orienté vers le BenQ W5850i ou l’Epson QB1000), je me demandais donc, dans quelles situation cette technologie est le plus adaptée? Les salles dédiées à lumière contrôlé uniquement?
Désolé de ce hors sujet O:)
Bonjour,
Prétendre (certainement de manière à orienter la vente) que les UST tri-laser sont “indomptables avec les toiles techniques” c’est complètement hors-sujet. Justement, ce type de vidéoprojecteur est pensé pour être utilisé en environnement non dédié en combinaison avec une toile ALR/CLR adaptée.
C’est exactement l’opposé d’un projo home-cinéma classique comme les Epson, Sony et autres dinosaures , qui eux donnent le meilleur résultat uniquement en salle dédiée, lumière contrôlée, et sur écran blanc.
Donc non, le tri-laser + toile technique n’est pas une mauvaise idée, c’est même la configuration pour laquelle la techno a été développée : usage quotidien, salon lumineux, installation discrète et sans contrainte.
Génial ce pré-test même s’il faut avoir un sacré niveau pour bien le comprendre. Bravo !
Quelques questions plus terre à terre :
– Existe-t-il en blanc ? Considération purement esthétique mais néanmoins nécessaire 😉
– Je n’ai pas compris la phrase sur le Lens-shift pour préciser que l’image se déplace « du sol au plancher ». Quand il est en position plafond, quelle est exactement son amplitude en cm ?
Est-il possible de tester le changement d’optique et les résultats avec une focale = 2 comme ça doit être le cas en config fond de salle pour un salon.
Enfin et plus largement : la calibration technique réalisée dépend-t-elle de la toile ? Perso j’utilise une toile XTREM et je me pose la question pour un prochain achat de demander un calibrage avant réception. N’est-ce pas contradictoire auquel cas il faut prévoir un calibrage sur place, en configuration réelle.
Merci :). Je ne pense pas qu’il sera décliné en blanc, l’argument commercial c’est le « black » sous toutes ses formes (contraste, salle dédiée, etc…).
L’amplitude du lens-shift est énorme, 105% et vraiment on peut bouger l’image du sol au plafond.
Le plus importer pour le calibrage c’est le couple projecteur/ecran, c’est pour cette raison que j’ai à ma disposition plusieurs toiles sinon effectivement il existe la possibilité de se déplacer si tu n’es pas trop loin.
Je ne dispose pas d’optique de remplacement pour le Max donc non ce ne sera pas possible pour le moment.
Merci Greg pour ton pré-test aussi détaillé
Heureux d’avoir fait le pari en Novembre dernier sur cet appareil pour remplacer un Epson tw5500 vieux de …je ne sais même plus …:-), bon pas encore reçu étant en fin de liste des backers.
J’attend la suite de tes tests avec le dernier firewire avec impatience :-).
Concernant la calibration que tu proposes et qui semble liée à la position de l,iris mécanique avec toutes les autre options , comment règles tu toutes ces possibilités , il y a une mémoire pour chaque position ? Ou suivant le client et comment il va utiliser son projo : écran blanc, mur blanc,écran ….
Tu adaptes tes réglages sur deux positions de l’iris ,cinéma 1,. ….?
Merci
Phil
Pour le calibrage (ou la mise en conformité), il faut d’abord adapter la luminosité en fonction du type et de la taille de ton écran. Le modèle Max est très lumineux, mais grâce au réglage progressif de la puissance du laser et à l’ajustement fin de l’iris mécanique, on peut vraiment travailler avec précision, un vrai travail d’orfèvre. Comme je l’explique dans mon article, il est ensuite possible d’ajuster les couleurs avec une grande exactitude (à condition d’avoir le matériel et l’expérience nécessaires 😇).
Par ailleurs, plusieurs paramètres d’image peuvent être sauvegardés sous forme de profils distincts, qu’il suffit ensuite de rappeler directement via la télécommande.
Bonjour je suis impressionnée par l’amélioration de ces » petit » projecteur il surpasse presque déjà en tout point des projo a + de 10 000 euros.
Le seul fait que je n’en achète pas c’est que le ratio reste encore en majorité proche ou moyenne.
Celui là ce démarque mais comme il faut un ratio de 2,2:1 ( base 3 mètre distance projos 660cm) je ne pourrai pas le prendre.
Mais bon d’ici quelques années voir même quelques mois, même pour de la longue distance il seront compatible et la ! Les acteurs historique vont perdre énormément de part de marché.
Question hors sujet, que donne un écran alr avec des enceintes derrière l’écran ?
En théorie c’est pas idéal mais à quel point.
Je serai tenté par des projo ultra courte focale avec écran alr ducoup mais j’ai des enceintes derrière écran donc je ne sais pas combien de db ont perd ou si ça affecte la dispersion audio de l’enceinte.
Bref si quelqu’un a déjà fait l’expérience jsui preneur.
Merci.
Le ratio n’est pas un problème avec les optiques additionnelles, il faudra « juste » payer le surcoût de mille euros.
J’ai besoin d’un ratio de 2,2:1 minimum. De ce que j’ai vu l’optique à 1000 euro s’arrête à un ratio 2,00:1 ?
Pas d’expérience avec toile ALR et enceinte derrière ?
Ou inverse toile blanche tissé transonore avec projo ultra courte focale ?
Merci
Non désolé.
Bonjour
Qu’en est il du bruit mesuré ? Je suis en possession du Leica mais je le trouve encore trop bruyant si l’on décide de ne pas mettre son système son fort, c’est handicapant. Je me demande si le valerion peut le battre sur ce terrain . Merci
Quel écran de sol recommandez-vous pour correspondre au MAX ? C’est bien à votre avis https://elitescreens.com/products/ezcinema-tab-tension-cinegrey-4d/
Le nouveau firmware du Max est disponible :
This software build (20250826) is intended for the Valerion VisionMaster Max model only. It
is not compatible with the VisionMaster Plus, Plus2, Pro, or Pro2 models. Currently, it supports
upgrades via USB flash drive only.
En tout cas, plus que 2 jours à attendre pour l’IFA Berlin 2025. Un salon qui va annoncer plein de produits très intéressants et qui risquent de bousculer les codes.
Tic, Tac, Tic, Tac …. 😉
Vous allez avoir des surprises chez la nouvelle marque leader de projecteurs HC en Europe 😇 (Xgimi).
On vit dans une époque formidable pour la vidéoprojection à la maison. Hâte de lire la suite, c’est très agréable à lire bravo et merci Greg 🔥
Bonjour à tous
J espere chez Xgimi,un fond de salle avec de véritables matrices 4K, une bonne luminosité (au moins 3000 lumens ) et contraste de haut niveau 🙏
En tout cas merci beaucoup Greg ,pour toutes tes infos et tes essais 👍
Je réponds à la question , si le titan est une matrice UHD ça serait top et si en plus il est doué pour le homecinema , là ça serait le graal surtout au prix annoncé
A voir
Pas de matrice native UHD pour le titan, la nouvelle matrice 0.78 HEP est une Full HD avec système XPR4, comme la 0.47. Il existe deux version la DLP780TE (276$ max 7000 Lumens) et la DLP781TE (400$ et max 13000 Lumens) mais étant donné le prix annoncé, je pencherai plutôt pour la 780TE.
7000 lumens ç est déjà énorme
Mais le fait qu il ne soit pas UHD , me dérange un peu
Merci pour tes infos
Bonjour, je suis intéressé par ce projecteur, mais avez-vous pu tester le comportement de l’EBL lorsqu’il y a des sous titres ? J’ai lu que dans certains cas, la gestion n’était pas top. Comme j’ai une installation configurée pour du Doby Atmos / DTS X et que la majorité des éditeurs continuent à réserver ces pistes à la version originale, si je ne veux pas perdre le « plus » de mon installation, je n’ai pas d’autres solutions que d’avoir des sous-titres. C’est pour cela que j’aimerai savoir ce qu’il en est avec l’EBL, si vous avez voir ce qu’il en est ou ce qu’il en sera sur la version avec le firmware définitif ?. Merci d’avance de votre réponse.