Test BenQ TK705i

C’est décidément la saison des projecteurs Lifestyle à LED ! Après une période où ce segment restait encore discret, trois grandes marques se sont manifestées presque simultanément pour lancer leurs nouveaux modèles. Epson a ouvert le bal avec sa série Lifestudio, rapidement suivie par Optoma et ses Photon Life, et c’est désormais au tour de BenQ d’entrer en scène avec les TK705i et TK705sti. Ce tir groupé illustre bien l’intérêt croissant du grand public pour ces vidéoprojecteurs tout-en-un, pensés non pas pour une salle dédiée mais pour s’intégrer naturellement dans une pièce de vie. Après le GP520, davantage orienté cinéma que gaming, BenQ propose avec ces deux 705i une approche hybride capable de séduire aussi bien les amateurs de jeux vidéo que les passionnés de séries et de films. Dans un marché désormais dominé par les solutions laser et triple laser, le constructeur mise ici sur la technologie LED pour offrir une image fluide et surtout exempte de speckle, peu importe l’écran utilisé. Après ce préambule, voyons donc en détail ce que vaut le BenQ TK705i.

Test BenQ TK705i
BenQ TK705i

De quoi s'agit-il ?

Le BenQ TK705i s’intègre dans une nouvelle génération de projecteurs hybrides LED Lifestyle qui cherchent à concilier performance visuelle, compacité et simplicité d’usage. En réalité, la gamme se décline en deux modèles, chacun avec ses atouts : d’un côté le TK705i, qui embarque une optique motorisée avec zoom mécanique, proposant un rapport de projection de 1,0 à 1,3 :1, ce qui lui offre une certaine souplesse d’installation ; de l’autre le TK705STi, version à focale courte fixe avec un rapport de projection de 0,8 :1, adapté aux pièces où la distance de projection est limitée. Le TK705i est annoncé au tarif public indicatif de 1 399 €, tandis que le TK705STi prendra place au-dessus avec un prix de 1 599 €. Les deux modèles partagent toutefois l’essentiel de leur technologie interne : ils reposent sur une puce DMD de 0,47″ exploitant la technique dite XPR pour « émuler » une résolution 4K UHD (3 840 × 2 160 pixels).

BENQ tk705i
BENQ tk705i

Les TK705i/STi intègrent une source lumineuse LED délivrant jusqu’à 3 000 lumens ANSI. Sur le plan colorimétrique, BenQ annonce une couverture de 98 % du Rec.709 ainsi qu’une gestion via sa technologie exclusive CinematicColor, pour garantir une restitution fidèle des couleurs. Ils sont compatibles avec les formats HDR (HDR10, HDR10+, HLG), ce qui permet d’élargir la dynamique des scènes, tout particulièrement pour les films ou les jeux. Pour le jeu vidéo, les deux modèles optimisent la latence avec un mode « gaming » et embarquent une connectique HDMI 2.1 avec ALLM (Auto Low Latency Mode). Ils disposent aussi d’un port USB-C capable de fournir jusqu’à 30 W pour relier directement une console portable ou un appareil compatible, rendant l’installation plus fluide. Côté ergonomie, BenQ a prévu de multiples automatismes pour faciliter l’utilisation : mise au point rapide, correction automatique du trapèze 2D, ajustement automatique de l’image, détection d’obstacles… autant de fonctions destinées à éviter des réglages fastidieux. Pour les installations fixes, les projecteurs acceptent le montage au plafond et sont compatibles avec le support ST30, permettant une rotation à 360° et une inclinaison verticale de ±20°.

BENQ tk705STi
BENQ tk705STi

Sur la partie audio, chacun intègre deux haut-parleurs de 8 W, jugés suffisants pour un usage quotidien, et peut jouer le rôle d’enceinte Bluetooth lorsqu’il n’est pas sollicité pour la projection. En connectique, on retrouve deux entrées HDMI (dont une avec eARC et HDMI 2.1 / ALLM), un port USB-C (audio/vidéo + alimentation), un port USB-A pour les médias, ainsi qu’une sortie mini-jack. Le Wi-Fi 6 et le Bluetooth 5.2 sont intégrés, avec compatibilité Chromecast, AirPlay, etc. Le système embarqué est Google TV certifié, donnant accès aux grandes plateformes telles que Netflix, Disney+, Prime Video, Apple TV, myCanal… Le bruit lors du fonctionnement est annoncé entre 28 et 30 dB selon le mode sélectionné, ce qui le rend relativement discret sur des séances soutenues. Enfin, un point important : la source LED est censée offrir jusqu’à 30 000 heures de durée de vie en mode économique, ce qui réduit sensiblement les contraintes de maintenance.

Examen de l'appareil

Le BenQ TK705i adopte une silhouette cubique et compacte qui tranche avec l’esthétique plus massive de certains modèles traditionnels. Ses dimensions de 229 × 182 × 249 mm pour un poids d’environ 3,8 kg le rendent facilement transportable tout en restant stable une fois posé sur une table basse ou fixé au plafond. Le coloris gris métallisé, agrémenté d’une façade recouverte d’un tissu acoustique, renforce le côté « lifestyle » et lui permet de se fondre sans difficulté dans un salon moderne.

BenQ TK705i
Ensemble projecteur bloc alimentation externe et télécommande

À l’arrière, on retrouve la connectique regroupée sur une seule platine : deux entrées HDMI dont une compatible eARC et ALLM, un port USB-C audio/vidéo avec alimentation 30 W, un port USB-A pour la lecture de médias, une sortie casque mini-jack, ainsi qu’une alimentation par bloc externe séparé. Ce dernier choix a l’avantage de réduire la chauffe et le bruit interne, mais impose un transformateur relativement imposant à placer à proximité de l’installation.

BenQ TK705i
Arrière BenQ TK705i

On retrouve également la possibilité de relier le projecteur en Wi-Fi 6 ou en Bluetooth 5.2, complétant ainsi le volet connecté. Le TK705i dispose sur son flanc d’un panneau de commande complet avec boutons physiques (volume, navigation, mise sous tension, retour) et une molette de zoom mécanique, pratique pour régler l’image sans dépendre exclusivement de la télécommande. Cette dernière, fournie de série, est fine et légère avec une ergonomie classique : touches directionnelles centrales entourées de raccourcis dédiés aux principales plateformes de streaming (Netflix, Prime Video, YouTube).

BenQ TK705i
Panneau de commande
BenQ TK705i
Pas de vis fixation trépied BenQ TK705i

Côté fixation, un pas de vis standard situé sous l’appareil permet de l’installer facilement sur un trépied ou un support plafond compatible. En termes de projection, l’optique motorisée du TK705i permet d’obtenir une image de 100 pouces avec un recul compris entre environ 2,8 m et 3,3 m, ce qui offre une bonne flexibilité d’usage dans un salon de taille moyenne. Le constructeur annonce une diagonale maximale de 200 pouces, mais dans la pratique c’est entre 90 et 120 pouces que le rendu restera le plus équilibré en luminosité et en piqué. L’ensemble donne le sentiment d’un produit à la fois moderne, bien pensé pour un usage quotidien, et suffisamment robuste pour s’intégrer dans une installation fixe sans renoncer à la mobilité.

Examen de l'interface

Les BenQ TK705i et TK705STi reposent tous deux sur une interface Google TV, ce qui leur confère d’emblée des fonctions Smart TV complètes avec lecteur multimédia intégré, accès direct au Google Play Store et compatibilité avec la plupart des plateformes de streaming majeures (Netflix, Prime Video, Disney+, Apple TV, YouTube…).

BenQ TK705i
Interface GoogleTV

BenQ délaisse ici son interface maison souvent jugée un peu datée au profit d’une approche plus moderne et plus fluide : les menus sont verticaux et peuvent devenir transparents, de manière à ajuster les paramètres sans perdre de vue l’image projetée. En ce qui concerne les réglages vidéo, la structure s’adapte automatiquement selon le type de signal reçu. En SDR, on retrouve les modes « Bright », « Auto Cinéma », « Économie d’énergie », « FPS » et « RPG » auxquels s’ajoute toujours un mode « User » personnalisable. En HDR, les équivalents sont « HDR10 », « Auto Cinéma HDR10 », « RPG HDR », « FPS HDR », là encore complétés par un mode « User ». Enfin, la prise en charge du HDR10+ bénéficie de son propre mode dédié. La gestion du gamut reste liée à chaque mode et il n’est pas possible de forcer manuellement un espace couleur unique.

BenQ TK705i
Menu HDR
BenQ TK705i
Menu transparent BenQ TK705i

Pour les ajustements avancés, le constructeur propose un réglage du point blanc et de l’échelle de gris en deux points ou en onze points, ainsi qu’un CMS complet sur les trois dimensions du gamut (teinte, saturation et luminosité). En revanche, on note l’absence d’éditeur de gamma ; l’utilisateur devra se contenter de trois valeurs prédéfinies ou agir via les réglages de contraste et de luminosité. La gestion de la puissance lumineuse est elle aussi réduite, puisqu’aucun réglage fin n’est accessible. Contrairement à certains modèles concurrents, les TK705 ne disposent pas d’un iris mécanique destiné à améliorer le contraste ; seules deux options de « contraste dynamique » apparaissent dans les menus, mais leur effet reste marginal. En revanche, les deux appareils intègrent un système d’interpolation d’images MEMC (Motion Estimation / Motion Compensation), activable aussi bien en SDR qu’en HDR. Celui-ci permet de fluidifier les séquences rapides et de limiter les effets de saccades, avec trois niveaux d’intervention prédéfinis. Des sous-menus baptisés « Défloutage » et « Réduction de saccades » offrent la possibilité d’affiner manuellement la correction du judder.

BenQ TK705i
Interpolation d'images ajustement personnalisé

Il faut toutefois préciser que les modes dédiés au jeu vidéo disposent d’une aide à la fluidité spécifique. Concernant la gestion des sources HDR, le TK705 applique un traitement global sans DTM (Dynamic Tone Mapping), c’est-à-dire qu’il ne réadapte pas scène par scène ou image par image la courbe de luminance, se contentant d’un réglage fixe. De même, aucune option de gestion de la courbe EOTF (Electro-Optical Transfer Function) n’est proposée, ce qui signifie que l’utilisateur ne peut pas ajuster finement la manière dont le projecteur interprète la dynamique HDR. Les TK705 sont compatibles avec les sources HDR10 et HDR10+, mais pas avec le Dolby Vision ni la 3D.

Verdict technique

Bruit de fonctionnement et qualité du système sonore intégré :

Sur le plan sonore et acoustique, le TK705i se montre plutôt discret. Dans une pièce dont le bruit résiduel plafonne à 35,2 dB projecteur éteint, son allumage ne fait grimper le niveau qu’à 36,4 dB, soit une différence de seulement 1,2 dB. Autrement dit, le ventilateur se fond dans le bruit ambiant et devient vite imperceptible une fois un film ou un jeu lancé. C’est un vrai point fort pour un projecteur qui se destine à une utilisation en salon, où le confort auditif est essentiel. Malheureusement, cette bonne impression côté bruit est contrebalancée par la faiblesse du système audio intégré. Malgré la présence de deux haut-parleurs de 8 W, la restitution manque cruellement de souffle, de précision et surtout de basses. Le rendu se contente d’un médium clair mais sans ampleur, qui pourra dépanner en déplacement ou dans une configuration nomade, mais qui trouvera vite ses limites dès qu’on exige un minimum d’immersion sonore. Mieux vaut donc prévoir une solution externe, qu’il s’agisse d’une barre de son ou d’un système home-cinéma, pour tirer parti du potentiel vidéo du TK705i.

Consommation électrique :

Côté consommation électrique, l’appareil confirme l’efficacité de la technologie 4LED adoptée par BenQ. Avec une consommation mesurée à seulement 117,2 W après calibrage, il reste très raisonnable tout en délivrant une luminosité correcte pour un projecteur LED. Pour rappel, la source repose sur quatre diodes distinctes : rouge, verte et deux bleues, la seconde diode bleue servant à exciter un segment de phosphore destiné à recréer le vert. Cette architecture améliore le rendement lumineux par rapport aux systèmes LED classiques, tout en conservant une efficacité énergétique qui s’inscrit dans la tendance éco-responsable actuelle.

BenQ TK705i
Consommation électrique BenQ TK705i

Piqué et précision de l'image :

En matière de piqué et de précision d’image, le TK705i montre ses limites face à la mire 4K. Comme l’illustre la photo de test, le projecteur n’est pas capable de séparer clairement toutes les lignes colorées, qu’elles soient verticales ou horizontales, ni leurs intercalaires blancs. Le rendu manque de netteté extrême et confirme que l’on reste dans une simulation UHD par wobulation, et non dans une définition native. Comparé à des ténors du segment comme le Leica Cine 1 ou le Valérion Max, capables d’une finesse chirurgicale, le BenQ ne joue clairement pas dans la même cour. Mais il faut garder à l’esprit que ces modèles coûtent deux fois plus cher, et qu’à son niveau tarifaire, le TK705i délivre une prestation cohérente, suffisamment précise pour la majorité des usages domestiques.

BenQ TK705i
Mire restitution 4K

Fluidité :

En matière de fluidité, le BenQ TK705i se montre assez exigeant avec son utilisateur. Sans interpolation d’images activée, le phénomène de judder est immédiatement perceptible : il s’agit de ces petites saccades qui apparaissent lors des travellings ou des déplacements rapides de caméra, dues au décalage entre la fréquence native des contenus (24 images/seconde pour le cinéma, par exemple) et la cadence d’affichage du projecteur. L’image semble alors accrocher, hésiter, et ce manque de fluidité vient perturber le confort visuel, surtout sur les grands écrans où chaque micro-saccade est amplifiée. Pour contrer ce problème, BenQ intègre un système d’interpolation d’images avec trois niveaux d’intervention (bas, moyen et fort). Après tests, c’est le mode moyen qui s’avère le plus équilibré : il réduit efficacement les saccades sans trop altérer la restitution naturelle, mais il risque malgré tout de déplaire à ceux qui ne supportent pas l’effet vidéo typique de l’interpolation. Le mieux reste encore de passer par les réglages fins mis à disposition dans les menus, en jouant indépendamment sur les deux paramètres disponibles : « défloutage » et « réduction de saccades ». En plaçant le premier autour du niveau 3 et le second vers 4, on obtient un compromis très satisfaisant. Dans cette configuration, les travellings retrouvent leur naturel, tout en bénéficiant d’une réduction notable du judder, sans tomber dans une sur-fluidité artificielle. C’est clairement la combinaison recommandée pour tirer le meilleur de ce projecteur en matière de mouvement.

Input lag :

Sur le terrain du jeu vidéo, le BenQ TK705i surprend agréablement avec des performances qui le placent directement parmi les références de sa catégorie. Grâce à l’option ALLM (Auto Low Latency Mode), j’ai relevé un input lag exceptionnel de seulement 9,2 ms sur une source UHD en 60 Hz. À ma connaissance, c’est le niveau de retard à l’affichage le plus bas que j’aie mesuré jusqu’à présent sur un vidéoprojecteur grand public. Pour comprendre l’importance de ce chiffre, il faut rappeler que l’input lag correspond au temps écoulé entre l’action effectuée sur la manette et son affichage à l’écran. Plus ce délai est court, plus la réactivité est immédiate, et plus le joueur a l’impression que l’image suit parfaitement ses mouvements. Sur console comme sur PC, c’est un facteur décisif, en particulier pour les amateurs de FPS compétitifs, de jeux de combat ou de titres exigeant une grande précision. Au-delà de la simple fluidité, ce gain de réactivité contribue à une immersion renforcée, où le joueur ne ressent plus de décalage entre son action et le rendu visuel. Avec un tel résultat, le TK705i se rapproche davantage des standards du moniteur gaming que de ceux d’un projecteur de salon, ce qui en fait un choix particulièrement intéressant pour ceux qui souhaitent combiner grand spectacle et performance vidéoludique.

BenQ TK705i
Input lag fonction ALLM active

Overscan et cadre gris :


L’overscan désigne cette pratique héritée des téléviseurs CRT consistant à rogner légèrement l’image en périphérie pour masquer d’éventuelles imperfections ou informations techniques présentes sur les bords. Si cela pouvait se justifier il y a vingt ans, aujourd’hui la présence d’overscan est perçue comme une vraie gêne puisqu’elle empêche de profiter de l’intégralité du signal UHD transmis par la source. Sur le BenQ TK705, bonne nouvelle : il n’y a aucun overscan, l’image est affichée pixel pour pixel, ce qui garantit une restitution fidèle et complète. En revanche, comme sur presque tous les projecteurs DLP équipés de la puce DMD 0,47", on retrouve la fameuse bordure plus claire autour de l’image utile. Cette bande d’environ 2 cm forme un cadre gris perceptible surtout sur fond noir et dans les scènes sombres. Elle n’impacte pas directement le contenu mais elle reste un trait distinctif de cette génération de DLP et il faut en tenir compte si l’on prévoit une installation sans écran à cadre absorbant.

BenQ TK705i
Overscan

Speckle et dithering DLP :


L’un des atouts majeurs du TK705i réside dans sa source lumineuse LED. Contrairement aux projecteurs laser et triple laser, il est totalement exempt du phénomène de speckle : ces petits scintillements parasites qui apparaissent sous forme de grain mouvant à la surface de l’image, surtout visibles sur des aplats clairs ou sur des toiles techniques. Le speckle étant lié à la cohérence de la lumière laser, les LED en sont naturellement dépourvues, ce qui assure une image beaucoup plus homogène et stable, quel que soit l’écran utilisé. L’utilisateur a donc la certitude de profiter d’un rendu lisse, sans bruit visuel artificiel, même sur des surfaces sensibles. En revanche, comme tout projecteur DLP, le TK705 n’échappe pas au phénomène de dithering. Ce procédé consiste à simuler certaines nuances de couleurs en modulant rapidement les miroirs de la puce, ce qui peut se traduire par un léger fourmillement ou une granulation dans les zones uniformes. Sur la plupart des modes image, il reste discret et peu gênant, mais il devient plus perceptible dans les deux modes dédiés au jeu, où le traitement privilégie la réactivité au détriment du raffinement. Là encore, il ne s’agit pas d’un défaut majeur, mais plutôt d’une caractéristique inhérente au DLP qu’il faut savoir accepter.

Colorimétrie :

Sur le plan de la couverture des espaces couleurs, le BenQ TK705i montre des performances solides pour un projecteur LED. Les mesures indiquent une couverture 96 % du Rec.709, environ 83 % du DCI-P3 (xy 1931) et 89 % en uv 1976, tandis que le BT.2020 plafonne à 64 % (xy 1931) et 76 % (uv 1976). En pratique, cela signifie que le projecteur couvre parfaitement la base SDR, qu’il reproduit une grande partie du P3 exploité pour les contenus HDR, mais qu’il ne peut prétendre au BT.2020, réservé aux modèles haut de gamme laser.

En sortie de carton, le BenQ TK705i propose plusieurs profils vidéo prédéfinis qui présentent des résultats assez contrastés. Le mode Cinéma, souvent présenté comme référence sur d’autres projecteurs de la marque, se montre ici assez décevant. Avec un DeltaE moyen supérieur à 8 et une température de couleur très froide (CCT mesuré à 8759 K), l’image tire franchement vers le bleu et manque de neutralité. Le gamma reste correct (2,20 en moyenne), mais le déséquilibre des canaux RVB se traduit par une image peu naturelle, difficile à recommander sans correction.

BenQ TK705i
Mode cinéma sortie de boîte

À l’inverse, le mode Économie d’énergie constitue une bien meilleure base. Non seulement la consommation est contenue, mais la justesse colorimétrique est sensiblement améliorée : DeltaE moyen à 2,9, température de couleur proche de la référence (6633 K) et un équilibre RVB bien mieux tenu. Le contraste mesuré reste modeste (611:1), mais pour une utilisation SDR, ce mode offre un rendu convaincant et relativement fidèle.

BenQ TK705i
Mode économie d'énergie sortie de boîte

Les modes dédiés au jeu, FPS et RPG, réservent aussi une bonne surprise. Contrairement à ce que l’on observe souvent avec ce type de profils, ils ne se contentent pas de booster la luminosité au détriment de la précision. Le mode FPS affiche un DeltaE moyen de 1,2 et une température de couleur quasi parfaite à 6579 K, tandis que le RPG se situe dans la même veine avec un DeltaE moyen de 1,3 et un CCT à 6551 K. Dans les deux cas, l’équilibre RVB est excellent et le gamma proche de la cible 2,2. Ces deux profils, qui privilégient la réactivité pour le jeu vidéo, sont donc également tout à fait exploitables pour un usage cinéma ou séries, ce qui est suffisamment rare pour être souligné.

BenQ TK705i
Mode RPG sortie de boîte
BenQ TK705i
Mode FPS sortie de boîte

Enfin, le mode Bright est sans surprise le moins recommandable : s’il délivre la puissance lumineuse maximale du TK705i, la dérive colorimétrique est énorme avec un DeltaE dépassant 20 et une image franchement déséquilibrée. Ce mode pourra dépanner en plein jour ou sur une surface très large, mais il est inutilisable pour une séance home cinéma exigeante.

BenQ TK705i
Mode bright sortie de boîte

C’est après calibrage que le TK705i dévoile pleinement son potentiel. Avant correction (pré-calibrage), le DeltaE moyen se situait à 2,9 pour l’échelle de gris et 1,7 pour l’espace couleurs, avec des écarts ponctuels atteignant 4,7. Si ces chiffres restent déjà acceptables pour un usage quotidien, ils révèlent tout de même des dérives visibles sur certaines saturations.

BenQ TK705i
Pré calibrage SDR BENQ TK705i

Après calibrage SDR (mode Économie d’énergie optimisé), la précision chromatique atteint un niveau professionnel : DeltaE moyen à 0,6 sur l’échelle de gris et 1,1 sur le gamut Rec.709, avec un maximum limité à 2,1. L’équilibre RVB devient quasiment parfait sur toute la plage, et le gamma se cale précisément à 2,2. Les mesures de saturation confirment également une restitution d’une grande justesse, toutes les cibles se positionnant très près des références.

BenQ TK705i
Post calibrage BenQ TK705i
BenQ TK705i
Saturations post calibrage SDR BenQ TK705i

En pratique, cela se traduit par une image extrêmement fidèle, avec des couleurs naturelles et un rendu neutre qui respecte pleinement l’intention des créateurs. Les tons chair gagnent en subtilité, les dégradés sont exempts de dérives et les aplats se montrent d’une grande stabilité. Le TK705i, correctement calibré, rivalise alors avec des modèles positionnés bien au-dessus de lui en prix, et démontre que sa matrice DLP alliée à une source 4LED peut offrir une expérience cinéma de haute volée.

Gestion HDR :

Le BenQ TK705i adopte une gestion HDR relativement basique, typique des projecteurs DLP dépourvus de Dynamic Tone Mapping (DTM). L’analyse des courbes montre clairement que l’appareil semble configuré pour traiter les masters HDR en se basant sur une cible de 1 000 nits. En conséquence, il applique une correspondance statique entre le signal et ses propres capacités de luminance, sans adaptation dynamique image par image ou scène par scène.

Concrètement, jusqu’à environ 50 % de stimulus, l’EOTF suit correctement la référence. Au-delà, la courbe se comprime et atteint son maximum de manière prématurée, ce qui conduit à un écrêtage des hautes lumières. L’équilibre RVB reste globalement bien tenu, ce qui garantit une colorimétrie correcte sans dérives flagrantes, mais la dynamique globale manque de souplesse.

BenQ TK705i
Gestion HDR sortie de boîte

Dans la pratique, l’image conserve toutefois un bon impact visuel grâce à la puissance lumineuse de la source 4LED, capable de délivrer une restitution colorée et suffisamment éclatante pour donner une impression de contraste renforcé par rapport au SDR.

En revanche, la gestion du HDR10+ ne corrige pas ce défaut : les blancs demeurent brûlés, alors même que ce format est censé, en principe, optimiser automatiquement le tone mapping grâce à ses métadonnées dynamiques. Cela confirme que, sur le TK705i, la compatibilité HDR10+ reste plus théorique qu’efficace.

BenQ TK705i
Menu HDR10+

Contraste et luminosité :

Annoncé à 3 000 lumens par BenQ, le TK705i ne parvient pas à atteindre ce chiffre en pratique. Les mesures montrent qu’en mode Bright, le seul capable de s’approcher de cette valeur, la luminosité plafonne à 2 545 lumens, mais au prix d’une dérive colorimétrique considérable (DeltaE supérieur à 20 et température de couleur trop froide à plus de 7 000 K). Ce mode ne peut donc servir que ponctuellement, par exemple dans une pièce très éclairée, mais reste inutilisable pour un visionnage home cinéma exigeant.

BenQ TK705i
Contraste luminosité couleurs Gamma BenQ TK705I

Dans les autres profils, la luminosité mesurée est nettement plus contenue :

  • Cinéma auto : 1 376 lumens, mais une image trop froide (8 759 K).
  • Économie d’énergie : 1 420 lumens, avec un DeltaE moyen de 2,9 et un CCT proche de la norme (6 633 K), ce qui en fait une base solide pour une calibration.
  • RPG et FPS : environ 1 750 lumens, avec une colorimétrie très correcte (DeltaE proche de 1,2 / 1,3) et un gamma bien calé à 2,13.

Après calibration, le TK705i délivre 1 411 lumens avec une colorimétrie exemplaire (DeltaE moyen de 0,6 et température de couleur de 6 536 K). C’est donc ce mode qui offre la meilleure fidélité, au prix d’une perte de luminosité par rapport aux annonces du constructeur.

Côté contraste, les mesures confirment la communication de BenQ : le TK705i atteint un contraste natif compris entre 596:1 et 659:1, ce qui est très proche des 700:1 annoncés. On reste cependant dans les standards habituels des projecteurs DLP équipés d’une puce DMD 0,47, avec des noirs relativement limités mais une dynamique suffisante pour un usage en salon ou dans une pièce légèrement contrôlée en lumière.

En pratique, cela signifie qu’en 1080p SDR, la base d’écran recommandée pour respecter les 16 fL est d’environ 3,8 mètres, tandis qu’en 4K HDR, on peut viser une base de 3 mètres pour rester dans les normes de luminance.

Le TK705i n’atteint pas les 3 000 lumens promis mais reste capable de délivrer une puissance lumineuse exploitable et cohérente pour sa catégorie, surtout en considérant la justesse colorimétrique obtenue après calibration. Ceux qui recherchent davantage de luminosité peuvent opter pour les modes RPG ou FPS, qui conservent un bon équilibre du point blanc tout en montant à environ 1 600 lumens utiles au prix d’une couverture gamut légèrement moins précise.

AVIS SUBJECTIF

Après plusieurs séances de test sur des films comme Alien Romulus et Les 4 Fantastiques, il apparaît encore une fois que le contraste n’est pas le point fort des projecteurs LED équipés de la puce 0,47", en particulier lorsqu’ils sont associés à un écran blanc classique. Les noirs manquent de profondeur, surtout dans les scènes sombres où l’œil humain devient particulièrement exigeant. Mais la donne change radicalement dès lors que l’on passe sur un écran technique. Comme en témoignent les photos comparatives ci-jointes, l’utilisation d’un écran à gain négatif (0,5 dans notre cas) améliore nettement la perception du contraste, avec des noirs qui retrouvent une densité bien plus convaincante et une image globale plus équilibrée.

BenQ TK705i
Comparaison Alien Romulus écran technique en haut vs écran blanc en bas
BenQ TK705i
Comparaison Alien Romulus écran technique en haut vs écran blanc en bas

La bonne nouvelle, c’est que le TK705i dispose d’un atout déterminant pour compenser la perte de dynamique induite par un écran technique : sa luminosité perçue. En pratique, si la luminosité mesurée n’atteint pas les promesses de 3 000 lumens, l’œil humain est trompé par un phénomène bien connu en optique et en perception visuelle, l’effet Helmholtz–Kohlrausch. Cet effet décrit la manière dont une couleur saturée est perçue comme plus lumineuse qu’une couleur désaturée, à luminance physique égale. Or, les projecteurs LED, grâce à la pureté spectrale de leurs diodes, génèrent des couleurs plus saturées que celles d’une source lampe ou laser-phosphore classique. Résultat : l’image paraît plus lumineuse et plus éclatante qu’elle ne l’est réellement, donnant une impression visuelle de puissance accrue.

BenQ TK705i
Comparaison 4 fantastiques écran technique en haut vs écran blanc en bas
BenQ TK705i
Comparaison 4 fantastiques écran technique en haut vs écran blanc en bas

C’est précisément cette synergie entre un écran technique et le rendu colorimétrique du TK705i qui permet d’obtenir un résultat étonnamment immersif. L’écran se charge d’assombrir l’image et d’améliorer le contraste natif limité par la puce 0,47", tandis que le projecteur, par la vivacité de ses couleurs et l’effet HK, redonne éclat et profondeur à l’image. On obtient alors une projection qui, sans atteindre le niveau de modèles DLP plus haut de gamme ou de projecteurs triple laser, séduit par son équilibre et son naturel.

BenQ TK705i
Comparaison 4 fantastiques écran technique en bas vs écran blanc en haut

Contrairement à certains projecteurs triple laser qui peuvent produire une image perçue comme artificielle, parfois trop « dure » dans les dégradés et la saturation des primaires, le BenQ TK705i reste dans une restitution plus douce, plus homogène, et surtout parfaitement ajustée après calibration. Les tons chairs apparaissent crédibles, les séquences lumineuses gagnent en éclat, et les scènes sombres, bien que limitées par la technologie DLP, deviennent tout à fait regardables grâce à l’apport de l’écran technique.

BenQ TK705i
Comparaison 4 fantastiques écran technique en bas vs écran blanc en haut

En définitive, je recommande fortement l’association d’un BenQ TK705i avec un écran technique. Cette combinaison permet non seulement de contourner la faiblesse structurelle du contraste inhérente à la puce DMD 0,47", mais aussi de tirer pleinement parti de la richesse colorimétrique et de la perception lumineuse amplifiée par l’effet Helmholtz–Kohlrausch. Le résultat est une image propre, équilibrée et agréable à l’œil, qui saura séduire aussi bien les amateurs de cinéma que les passionnés de jeu vidéo à domicile.

Conclusion

Le BenQ TK705i (et sa déclinaison courte focale TK705STi) illustre parfaitement l’évolution de la technologie LED appliquée au home cinéma. Ce projecteur, construit autour d’une puce DMD 0,47", ne peut prétendre rivaliser avec les ténors haut de gamme en termes de contraste ou de précision extrême, mais il parvient à offrir une expérience visuelle convaincante et équilibrée. Ses points forts sont nombreux : un bruit de fonctionnement remarquablement discret, une consommation électrique contenue grâce à la source 4LED, une excellente gestion de l’input lag qui séduira les gamers les plus exigeants, ainsi qu’une interface moderne basée sur Google TV qui le transforme en véritable solution tout-en-un.

Sur le plan colorimétrique, les mesures démontrent que le TK705i peut, après calibration, atteindre une fidélité quasi professionnelle, avec des couleurs naturelles et parfaitement équilibrées. Même en sortie de carton, certains modes comme Économie d’énergie ou les profils dédiés aux jeux FPS et RPG se montrent déjà très justes. Côté HDR, l’absence de Dynamic Tone Mapping limite la flexibilité de la dynamique, et la gestion du HDR10+ ne tient pas toutes ses promesses. Néanmoins, la puissance lumineuse perçue, renforcée par l’effet Helmholtz–Kohlrausch propre aux projecteurs LED, compense en grande partie ces lacunes, surtout lorsqu’il est associé à un écran technique qui sublime les noirs et renforce la profondeur d’image.

En pratique, le TK705i séduit par son confort de visionnage et ses couleurs éclatantes, douces et équilibrées, là où certains concurrents triple laser apparaissent parfois trop agressifs. Certes, le contraste reste limité par la technologie DLP 0,47", mais l’ensemble délivre une prestation cohérente et agréable, parfaitement adaptée à une utilisation polyvalente cinéma, séries et jeu vidéo.

Note finale :

A l'affiche

Au vu de ses qualités objectives et du ressenti subjectif que tu exprimes, notamment le confort d’image et la richesse des couleurs, une note de 4/5 apparaît la plus juste. Elle reflète un excellent projecteur dans sa catégorie de prix, qui n’atteint pas les sommets des modèles deux fois plus chers, mais qui offre une expérience cinéma et ludique équilibrée, moderne et particulièrement plaisante au quotidien.

ENGLISH VERSION

REVIEW BENQ TK705I

It’s definitely the season for Lifestyle LED projectors! After a period when this segment remained fairly quiet, three major brands have almost simultaneously unveiled their new models. Epson set things in motion with its Lifestudio series, quickly followed by Optoma and its Photon Life range, and now it’s BenQ’s turn to join the stage with the TK705i and TK705sti. This clustered launch clearly reflects the growing interest from consumers for all-in-one projectors designed not for a dedicated home theater, but to blend seamlessly into a living space. After the GP520, which leaned more toward cinema than gaming, BenQ now brings with these two 705i models a hybrid approach aimed at pleasing both video game enthusiasts and fans of TV shows and movies. In a market largely dominated by laser and triple-laser solutions, the brand is betting on LED technology to deliver smooth images entirely free of speckle, regardless of the screen. With that preamble out of the way, let’s now take a closer look at the BenQ TK705i.

Test BenQ TK705i
BenQ TK705i

What is it exactly ?

The BenQ TK705i is part of a new generation of Lifestyle hybrid LED projectors designed to combine visual performance, compactness, and ease of use. The lineup actually consists of two models, each with its own strengths: on one side, the TK705i, which features a motorized optical system with a mechanical zoom offering a throw ratio of 1.0–1.3:1, giving it more flexibility for installation; on the other side, the TK705STi, a short-throw version with a fixed throw ratio of 0.8:1, perfectly suited for rooms with limited projection distance. The TK705i carries a suggested retail price of €1,399, while the TK705STi sits above it at €1,599. Both models, however, share the same core technology: they are built around a 0.47″ DMD chip that uses XPR technology to “emulate” a 4K UHD resolution (3,840 × 2,160 pixels).

BENQ tk705i
BENQ tk705i

The TK705i/STi incorporate an LED light source capable of delivering up to 3,000 ANSI lumens. In terms of color performance, BenQ claims 98% coverage of the Rec.709 gamut, backed by its exclusive CinematicColor technology to ensure accurate and faithful reproduction. They also support HDR formats (HDR10, HDR10+, HLG), which expand scene dynamics, particularly beneficial for both movies and gaming. For gamers, both models are optimized with a dedicated gaming mode to reduce input lag and include HDMI 2.1 connectivity with ALLM (Auto Low Latency Mode). There’s also a USB-C port capable of delivering up to 30 W of power, making it easy to connect a portable console or other compatible devices without additional adapters.

BENQ tk705STi
BENQ tk705STi

On the usability side, BenQ has built in a series of automatic features to make setup as seamless as possible: quick focus, 2D automatic keystone correction, automatic image adjustment, and obstacle detection all designed to minimize tedious manual adjustments. For fixed installations, the projectors are ceiling-mount compatible and can be paired with the ST30 mount, which supports full 360° rotation and vertical tilt of ±20°.

Audio is handled by a pair of 8 W speakers in each model, which are sufficient for everyday use. Additionally, the projectors can double as Bluetooth speakers when not being used for projection. Connectivity includes two HDMI inputs (one with eARC and HDMI 2.1/ALLM support), a USB-C port (for audio/video plus power delivery), a USB-A media port, and a mini-jack audio output. Wireless options include Wi-Fi 6 and Bluetooth 5.2, with built-in support for Chromecast, AirPlay, and more. The onboard system is certified Google TV, giving access to all the major streaming platforms such as Netflix, Disney+, Prime Video, Apple TV, myCanal, and others.

Operational noise is rated between 28 and 30 dB depending on the mode, making the units relatively quiet during extended viewing sessions. Finally, one of the most important aspects: the LED light source is rated for up to 30,000 hours in Eco mode, significantly reducing the need for maintenance over the projector’s lifespan.

Device Overview

The BenQ TK705i features a compact, cube-like design that sets it apart from the bulkier look of more traditional projectors. Measuring 229 × 182 × 249 mm and weighing around 3.8 kg, it is light enough to be easily moved yet stable enough when placed on a coffee table or mounted to the ceiling. Its metallic gray finish combined with a fabric-covered front panel gives it a modern lifestyle aesthetic that blends seamlessly into a living room environment.

BenQ TK705i
Ensemble projecteur bloc alimentation externe et télécommande

On the rear panel, all the connections are grouped together: two HDMI inputs, one of which supports eARC and ALLM, a USB-C port with audio/video capability and 30 W power delivery, a USB-A port for media playback, a mini-jack headphone output, and power input through a separate external brick. This design helps reduce internal heat and fan noise, though it does mean you’ll need to find space for the rather bulky adapter.

BenQ TK705i
Arrière BenQ TK705i

Wireless connectivity is also well covered with built-in Wi-Fi 6 and Bluetooth 5.2. On the side of the projector, you’ll find a physical control panel with buttons for power, volume, navigation, return, and a mechanical zoom dial, making it easy to fine-tune without relying exclusively on the remote. The included remote itself is slim and lightweight, with a central directional pad surrounded by shortcut keys for major streaming services such as Netflix, Prime Video, and YouTube. For mounting, a standard tripod thread is located on the underside, making ceiling or tripod installation straightforward.

BenQ TK705i
Panneau de commande
BenQ TK705i
Pas de vis fixation trépied BenQ TK705i

In terms of projection, the TK705i’s motorized optics deliver a 100-inch image with a throw distance between approximately 2.8 and 3.3 meters, offering solid flexibility for medium-sized living rooms. While BenQ specifies a maximum diagonal of 200 inches, in practice the sweet spot lies between 90 and 120 inches for the best balance of brightness and sharpness. Overall, the TK705i feels like a product that is modern and lifestyle-oriented, easy enough for everyday use, yet robust enough to integrate into a fixed home setup without sacrificing portability.

Interface Review

Both the BenQ TK705i and TK705STi run on a Google TV interface, which instantly provides them with full Smart TV capabilities, including a built-in media player, direct access to the Google Play Store, and compatibility with most major streaming platforms (Netflix, Prime Video, Disney+, Apple TV, YouTube, and more). Here, BenQ has moved away from its own, often criticized, somewhat dated interface in favor of a more modern and fluid approach: the menus are vertically oriented and can become semi-transparent, allowing you to adjust settings without losing sight of the projected image.

BenQ TK705i
Interface GoogleTV

When it comes to video adjustments, the menu structure automatically adapts depending on the incoming signal type. In SDR, the available modes are “Bright,” “Auto Cinema,” “Eco,” “FPS,” and “RPG,” with a customizable “User” mode always present. In HDR, the corresponding options are “HDR10,” “HDR10 Auto Cinema,” “HDR RPG,” and “HDR FPS,” again completed by a “User” mode. HDR10+ content is also supported with a dedicated preset.

BenQ TK705i
Menu HDR
BenQ TK705i
Menu transparent BenQ TK705i

Gamut management is tied to each mode and cannot be forced manually into a specific color space. For advanced calibration, BenQ provides white point and grayscale adjustment with both 2-point and 11-point controls, as well as a full CMS covering hue, saturation, and brightness for each primary and secondary color. On the other hand, there is no gamma editor; users must rely on three predefined gamma presets or adjust indirectly through contrast and brightness controls. Light output management is similarly limited, with no fine control available beyond switching to the “Eco” mode.

Unlike some competitors, the TK705 models do not feature a mechanical iris to help improve contrast. Two “dynamic contrast” options are available in the menus, but their impact is minimal. On the positive side, both projectors include MEMC (Motion Estimation / Motion Compensation) frame interpolation, available for both SDR and HDR content. This system enhances motion smoothness and reduces judder, offering three predefined levels of intensity. Additional sub-menus labeled “Blur Reduction” and “Judder Reduction” let users fine-tune the balance to their liking. It should be noted, however, that the dedicated gaming modes disable MEMC to prioritize low latency and instead include a separate motion aid tailored for gameplay.

BenQ TK705i
Interpolation d'images ajustement personnalisé

As far as HDR source handling is concerned, the TK705 applies a global setting without DTM (Dynamic Tone Mapping), meaning it does not dynamically adjust brightness and tone mapping scene by scene or frame by frame, but instead uses a fixed curve. Likewise, there is no option to control the EOTF (Electro-Optical Transfer Function), which means users cannot fine-tune how the projector interprets HDR brightness levels and contrast dynamics. In terms of format support, the TK705 line is compatible with HDR10 and HDR10+ but does not support Dolby Vision or 3D playback.

TECHNICAL VERDICT

Operating Noise and Built-in Audio Quality :

From an acoustic standpoint, the TK705i is pleasantly discreet. In a room where the residual noise level measures 35.2 dB with the projector turned off, powering it on only raises the level to 36.4 dB—a difference of just 1.2 dB. In other words, the fan blends into the ambient background and quickly becomes imperceptible once a film or game is playing. This is a genuine strength for a projector designed for living room use, where auditory comfort is key. Unfortunately, this positive impression on the noise front is offset by the weakness of the integrated audio system. Despite the inclusion of two 8 W speakers, the sound reproduction sorely lacks power, precision, and especially bass. The result is a clear midrange but with no real depth—fine for occasional portable or nomadic use, but it quickly reaches its limits if you expect even a minimum of immersive sound. An external solution, whether a soundbar or a full home theater system, is therefore strongly recommended to make the most of the TK705i’s video potential.

Power Consumption :

When it comes to energy use, the projector highlights the efficiency of BenQ’s 4LED technology. With a measured consumption of just 117.2 W after calibration, it remains very reasonable while still delivering a solid level of brightness for an LED-based device. The light source is built around four separate diodes: red, green, and two blue, with the second blue diode exciting a phosphor segment to generate green. This architecture improves brightness output compared to conventional LED systems while maintaining energy efficiency that aligns well with today’s eco-friendly expectations.

BenQ TK705i
Consommation électrique BenQ TK705i

Sharpness and Image Precision :

In terms of sharpness and fine detail, the TK705i shows its limitations when tested against a 4K resolution pattern. As the test image demonstrates, the projector is unable to clearly separate all the colored vertical and horizontal lines, nor the white dividers between them. The result lacks extreme crispness and confirms that this is simulated UHD through wobulation rather than true native 4K resolution. Compared to high-end competitors like the Leica Cine 1 or the Valérion Max—both capable of surgical precision—the BenQ clearly plays in a lower league. That said, it’s important to keep in mind that those models cost roughly twice as much, and at its price point the TK705i delivers a consistent performance that remains sufficiently sharp for the majority of home entertainment needs.

BenQ TK705i
Mire restitution 4K

Fluidity :

When it comes to motion handling, the BenQ TK705i can be quite demanding on the viewer. With frame interpolation turned off, judder is immediately noticeable: these are the small stutters that occur during camera pans or fast movements, caused by the mismatch between the native frame rate of content (24 frames per second for cinema, for example) and the projector’s display cadence. The image appears to hesitate or stutter, and this lack of smoothness can be distracting—especially on large screens where every micro-judder becomes more visible. To address this, BenQ has included a motion interpolation system with three intensity levels (low, medium, and high). After testing, the medium mode proves to be the most balanced: it effectively reduces judder without making the picture look overly artificial, though it may still bother viewers who dislike the “soap opera effect” typical of interpolation. The best approach is to fine-tune the dedicated sub-menus, which allow separate adjustment of “blur reduction” and “judder reduction.” Setting blur reduction around level 3 and judder reduction around level 4 provides the best of both worlds. In this configuration, panning shots regain their natural cinematic flow while benefitting from a noticeable reduction in judder, without crossing into unnatural over-smoothness. This is clearly the recommended setup to get the most convincing motion handling from the TK705i.

Input lag :

When it comes to gaming, the BenQ TK705i delivers a very pleasant surprise with performance that places it among the very best in its category. Thanks to the ALLM (Auto Low Latency Mode) option, I measured an exceptional input lag of just 9.2 ms on a UHD 60 Hz source. As far as I can tell, this is the lowest display latency I’ve recorded so far on a consumer projector. To understand the significance of this figure, it’s important to remember that input lag refers to the delay between pressing a button on the controller and seeing the corresponding action on screen. The shorter this delay, the more immediate the responsiveness, and the closer the player feels to having the image perfectly synchronized with their actions. On both consoles and PCs, this is a decisive factor especially for fans of competitive FPS titles, fighting games, or any experience that demands split-second precision. Beyond simple smoothness, this level of responsiveness enhances immersion by removing the disconnect between player input and visual feedback. With such a result, the TK705i comes closer to the standards of a dedicated gaming monitor than to those of a traditional home projector, making it a particularly attractive choice for gamers who want both big-screen spectacle and high-level performance.

BenQ TK705i
Input lag fonction ALLM active

Overscan and Gray Frame :


Overscan refers to the old practice inherited from CRT televisions of slightly cropping the image edges in order to hide potential imperfections or technical information along the borders. While this may have made sense twenty years ago, today overscan is seen as a real drawback because it prevents viewers from enjoying the full UHD signal delivered by the source. On the BenQ TK705, the good news is that there is no overscan at all—the image is displayed pixel-for-pixel, ensuring a faithful and complete reproduction. However, as with nearly all DLP projectors using the 0.47" DMD chip, the familiar lighter border around the active image area is present. This gray band, about 2 cm wide, forms a visible frame that is particularly noticeable on black backgrounds and dark scenes. It doesn’t interfere with the actual content, but it’s a characteristic of this DLP generation, and something to keep in mind if you plan to use the projector without a screen equipped with a light-absorbing frame.

BenQ TK705i
Overscan

Speckle and DLP Dithering :


One of the major strengths of the TK705i lies in its LED light source. Unlike laser or triple-laser projectors, it is completely free of speckle, the tiny shimmering artifacts that appear as a moving grain across the image, often visible on bright uniform areas or when using technical projection screens. Since speckle is tied to the coherence of laser light, LED projectors are naturally immune, ensuring a much smoother and more stable image regardless of the screen surface. Users can therefore rely on consistently clean visuals with no artificial noise, even on more sensitive projection materials. On the other hand, like all DLP projectors, the TK705 is not immune to dithering. This is a technique used to simulate subtle color gradations by rapidly modulating the DMD mirrors, which can sometimes appear as a faint grain or noise in uniform color fields. In most picture modes, this effect remains subtle and unobtrusive, but it becomes more noticeable in the two gaming modes, where processing prioritizes responsiveness over refinement. It’s not a major flaw, but rather an inherent characteristic of DLP technology that users should be aware of.

Colorimetry :


In terms of color space coverage, the BenQ TK705i delivers solid performance for a LED projector. Measurements indicate 96% coverage of Rec.709, around 83% of DCI-P3 (xy 1931) and 89% in uv 1976, while BT.2020 tops out at 64% (xy 1931) and 76% (uv 1976). In practice, this means the projector fully covers the SDR baseline, reproduces a large portion of the P3 gamut used for HDR content, but falls short of BT.2020, which remains the domain of high-end laser models.

Out of the box, the BenQ TK705i offers several predefined video profiles with rather mixed results. The Cinema mode, often positioned as the reference on other projectors from the brand, proves disappointing here. With an average DeltaE above 8 and a very cold color temperature (CCT measured at 8759 K), the image is heavily shifted toward blue and lacks neutrality. Gamma remains acceptable (2.20 on average), but the imbalance in the RGB channels results in an unnatural image, difficult to recommend without correction.

BenQ TK705i
Mode cinéma sortie de boîte

By contrast, the Eco mode provides a far better foundation. Not only does it reduce power consumption, but it also significantly improves color accuracy: average DeltaE at 2.9, color temperature close to reference (6633 K), and a much better RGB balance. The measured contrast remains modest (611:1), but for SDR use this mode delivers convincing and relatively faithful results.

BenQ TK705i
Mode économie d'énergie sortie de boîte

The gaming modes, FPS and RPG, are also a pleasant surprise. Unlike many similar profiles that simply boost brightness at the expense of accuracy, these modes achieve an excellent balance. FPS mode shows an average DeltaE of 1.2 and an almost perfect color temperature at 6579 K, while RPG comes very close with an average DeltaE of 1.3 and CCT at 6551 K. In both cases, the RGB balance is excellent and gamma is close to the 2.2 target. These two profiles, designed with responsiveness in mind for gaming, are also perfectly usable for movies or series—a rare and noteworthy achievement.

BenQ TK705i
Mode RPG sortie de boîte
BenQ TK705i
Mode FPS sortie de boîte

Finally, Bright mode is unsurprisingly the least recommendable. While it delivers the projector’s maximum light output, its color accuracy is extremely poor, with a DeltaE exceeding 20 and a heavily unbalanced image. This mode may serve in a pinch for daylight viewing or very large screens, but it is unsuitable for any serious home cinema session.

BenQ TK705i
Mode bright sortie de boîte

It is only after calibration that the TK705i fully reveals its potential. Before correction (pre-calibration), the average DeltaE was 2.9 for grayscale and 1.7 for the color space, with peaks up to 4.7. While these figures are already acceptable for casual use, they still show visible deviations on certain saturations.

BenQ TK705i
Pré calibrage SDR BENQ TK705i

After SDR calibration (optimized Eco mode), chromatic precision reaches a professional level: average DeltaE of 0.6 on grayscale and 1.1 on the Rec.709 gamut, with a maximum limited to 2.1. RGB balance becomes nearly perfect across the entire range, and gamma locks precisely at 2.2. Saturation measurements also confirm a highly accurate rendering, with all targets aligning very close to reference values.

BenQ TK705i
Post calibrage BenQ TK705i
BenQ TK705i
Saturations post calibrage SDR BenQ TK705i

In practice, this results in an extremely faithful image, with natural colors and a neutral rendering that fully respects the creators’ intent. Skin tones gain subtlety, gradients are free of shifts, and flat areas display impressive stability. Properly calibrated, the TK705i rivals models positioned far above it in price, proving that its DLP matrix combined with a 4LED light source can deliver a high-level cinematic experience.

Gestion HDR :

The BenQ TK705i adopts a fairly basic approach to HDR, typical of DLP projectors without Dynamic Tone Mapping (DTM). Analysis of the curves clearly shows that the device appears to be configured to handle HDR masters based on a 1,000-nit target. As a result, it applies a static mapping between the incoming signal and its own luminance capabilities, without any dynamic adjustment on a frame-by-frame or scene-by-scene basis.

In practice, up to around 50% stimulus, the EOTF tracks the reference curve correctly. Beyond that point, however, the curve compresses and reaches its peak prematurely, leading to clipping in the brightest highlights. RGB balance remains generally well maintained, which ensures accurate color reproduction without obvious shifts, but the overall dynamic range lacks flexibility.

BenQ TK705i
Gestion HDR sortie de boîte

Visually, the image still manages to deliver solid impact thanks to the brightness of the 4LED light source, which provides vivid, colorful output and enough punch to give the impression of enhanced contrast compared to SDR.

That said, HDR10+ playback does not escape the same limitation: bright whites remain clipped, even though this format is theoretically designed to optimize tone mapping automatically via dynamic metadata. This confirms that, on the TK705i, HDR10+ support is more nominal than truly effective.

BenQ TK705i
Menu HDR10+

Contrast and brightness :

Advertised at 3,000 lumens by BenQ, the TK705i does not quite reach that figure in practice. Measurements show that in Bright mode – the only one capable of approaching it – brightness tops out at 2,545 lumens, but at the cost of significant color inaccuracies (DeltaE above 20 and an overly cold color temperature exceeding 7,000 K). This mode may be useful occasionally, for instance in a very bright room, but is unsuitable for demanding home theater use.

BenQ TK705i
Contraste luminosité couleurs Gamma BenQ TK705I

In the other profiles, measured brightness is considerably lower:

  • Cinema Auto: 1,376 lumens, but with an overly cold image (8,759 K).
  • Energy Saving: 1,420 lumens, with an average DeltaE of 2.9 and a CCT close to the reference (6,633 K), making it a solid base for calibration.
  • RPG and FPS: around 1,750 lumens, with very good color accuracy (DeltaE around 1.2 / 1.3) and a well-tracked gamma at 2.13.

After calibration, the TK705i delivers 1,411 lumens with exemplary color accuracy (average DeltaE of 0.6 and color temperature at 6,536 K). This is the most faithful mode, though it comes at the cost of reduced brightness compared to the manufacturer’s claims.

On the contrast side, the measurements confirm BenQ’s specifications: the TK705i achieves a native contrast between 596:1 and 659:1, which is very close to the advertised 700:1. This remains within the usual range for DLP projectors equipped with a 0.47" DMD chip, with relatively shallow blacks but sufficient dynamics for living room use or in a space with light control.

In practice, this means that in 1080p SDR, the recommended screen base to achieve 16 fL is about 3.8 meters, while in 4K HDR, one can aim for around 3 meters to remain within luminance standards.

The TK705i may not reach the promised 3,000 lumens, but it still delivers a usable and consistent level of brightness for its category, especially considering the color accuracy achieved after calibration. For those who prefer a bit more light output, the RPG or FPS modes remain good options, offering around 1,600 usable lumens with a well-positioned white point, though at the cost of slightly less precise gamut coverage.

SUBJECTIVE OPINION

After several test sessions with films like Alien Romulus and Fantastic Four, it quickly becomes clear that contrast is not the strong point of LED projectors equipped with the 0.47" DMD chip, especially when paired with a standard white screen. Blacks appear washed out and lack depth, particularly in dark scenes where the human eye is especially demanding. However, the situation changes dramatically when switching to an ambient light rejecting (ALR) or technical screen. As shown in the attached comparison photos, using a negative gain screen (0.5 in our case) significantly improves perceived contrast, with blacks regaining a much more convincing density and the overall image appearing more balanced.

BenQ TK705i
Comparaison Alien Romulus écran technique en haut vs écran blanc en bas
BenQ TK705i
Comparaison Alien Romulus écran technique en haut vs écran blanc en bas

The good news is that the TK705i has a decisive advantage to offset the loss of dynamic range induced by a technical screen: its perceived brightness. In practice, even if the measured brightness does not reach BenQ’s advertised 3,000 lumens, the human eye is tricked by a well-known phenomenon in optics and visual perception, the Helmholtz–Kohlrausch effect. This effect describes how a saturated color is perceived as brighter than a desaturated one at the same physical luminance. Thanks to the spectral purity of its LEDs, the TK705i produces more saturated colors than traditional lamp-based or laser-phosphor projectors. As a result, the image looks brighter and more vivid than it actually is, creating a visual impression of higher luminous output.

BenQ TK705i
Comparaison 4 fantastiques écran technique en haut vs écran blanc en bas
BenQ TK705i
Comparaison 4 fantastiques écran technique en haut vs écran blanc en bas

It is precisely this synergy between a technical screen and the TK705i’s color rendering that makes the experience surprisingly immersive. The screen darkens the image and enhances the limited native contrast of the 0.47" chip, while the projector, through the vibrancy of its colors and the HK effect, restores brilliance and depth to the picture. The result is a projection that, while not reaching the level of higher-end DLP models or triple-laser projectors, impresses with its balance and natural rendering.

Unlike some triple-laser projectors that can produce an image perceived as artificial, sometimes too “harsh” in gradients or overly saturated primaries, the BenQ TK705i delivers a smoother, more homogeneous output, especially once calibrated. Skin tones appear convincing, bright sequences gain vibrancy, and darker scenes though still limited by DLP technology become perfectly watchable thanks to the contribution of the technical screen.

BenQ TK705i
Comparaison 4 fantastiques écran technique en bas vs écran blanc en haut
BenQ TK705i
Comparaison 4 fantastiques écran technique en bas vs écran blanc en haut

In conclusion, I strongly recommend pairing the BenQ TK705i with a technical screen. This combination not only helps to overcome the structural contrast limitations of the 0.47" DMD chip, but also maximizes the projector’s color richness and the enhanced brightness perception brought by the Helmholtz–Kohlrausch effect. The result is a clean, balanced, and pleasing image that will appeal to both movie enthusiasts and home gaming fans alike.

Conclusion

The BenQ TK705i (and its short-throw counterpart, the TK705STi) perfectly illustrates the evolution of LED technology applied to home cinema. Built around a 0.47" DMD chip, this projector cannot compete with high-end flagships in terms of contrast or razor-sharp precision, yet it manages to deliver a convincing and well-balanced visual experience. Its strengths are numerous: remarkably quiet operation, low power consumption thanks to its 4LED light source, excellent input lag management that will delight demanding gamers, and a modern Google TV interface that turns it into a true all-in-one solution.

On the colorimetry side, measurements show that the TK705i can, once calibrated, achieve near-professional accuracy, with natural and perfectly balanced colors. Even out of the box, certain modes such as Eco or the gaming profiles (FPS and RPG) already perform very well. In HDR, the lack of Dynamic Tone Mapping limits dynamic flexibility, and HDR10+ support does not fully live up to its promise. Nevertheless, the perceived brightness, reinforced by the Helmholtz–Kohlrausch effect inherent to LED projectors, compensates for much of this, especially when paired with a technical screen that enhances black levels and improves perceived depth.

In practice, the TK705i convinces with its comfortable viewing experience and vibrant, yet soft and balanced colors—whereas some triple-laser competitors can appear overly aggressive. Certainly, contrast remains limited by the 0.47" DLP technology, but overall the projector delivers a consistent and enjoyable performance, ideally suited for mixed use: movies, TV series, and gaming.

Final Score

A l'affiche

Considering both its objective qualities and your subjective impression—particularly the comfort of its image and the richness of its colors a score of 4/5 feels entirely justified. It reflects an excellent projector within its price category: not reaching the heights of models costing twice as much, but offering a balanced, modern, and thoroughly enjoyable cinematic and gaming experience for everyday use.

BenQ TK705i
BenQ TK705i

Transparence et affiliation :
Conformément à la législation en vigueur, je déclare que certains liens sur ce site sont des liens d’affiliation. Cela signifie que je peux percevoir une commission si vous cliquez sur ces liens et effectuez un achat, sans surcoût pour vous (le prix reste identique). Ces revenus aident à financer la maintenance et la création de contenu tout en me permettant de vous proposer des recommandations objectives.


20 Commentaire(s)

  1. GregW dit :

    Good news for our international readers: the English version of the test is back and ready for you just after the French version

  2. GregW dit :

    I’ve heard your requests and made sure to respond.

  3. Mathieu dit :

    Merci pour ce test, ces 2 vidéoprojecteurs ont l’air très bien mais les prix sont trop élevée pour mon petit budget de moins de 1000euros…
    Du coup le benq 520 qui est très souvent a 990euros mien, je ne peux hélas me permettre plus.
    Pour l’ecran technique a gain négatif quelqu’un a t’il un conseil a bon prix ?

  4. Joe dit :

    Bonjour merci beaucoup pour ce test. Je cherche depuis plusieurs années un remplaçant du w1070 mais dans l’idéal j’aimerais le Dolby vision, pouvoir l’utiliser en plein jour (rarement), qu’il soit 4k 240hz mais ça n’existe pas encore, et avoir un input lag très bas. Est-ce que ça va sortir un jour d’après vous ? Mon écran est blanc classique fixe 330 de base et je projette à 3.7 mètres environ.

  5. Jyde314 dit :

    Merci pour ce nouveau test, est ce que la version ST passera par tes mains/sondes? Curieux de voir l’impact de l’optique… Sinon, un peu déçu par le bloc alimentation externe et le contraste (comme attendu avec association 0,46+Led). Le positionnement tarifaire me paraît un poil élevé vs certains modèles laser que tu as testé. Content de voir BenQ back on the scene avec ce modèle qui t’a convaincu. Il garde leur savoir faire en colorimétrie sortie de boîte et règle prb rédhibitoire : bruit, interface multimédia… Bravo.

    1. GregW dit :

      J’ai les deux 2 à la maison mais mis à part la distance de projection, ils sont très proches.

  6. Ivo dit :

    Hi. I have a question about the screen. I’m looking for something affordable, universal (to 400 euros) for better contrast… (What did you use for this review?)
    I have ordered the Xgimi Horizon 20, it’s « similar » to this Benq…. thanks for the answer!
    I really like your reviews. I wish you all the best.

  7. Macgillian dit :

    Je retente ma chance ici je ne sais pas si tu as vu gregory ma question en commentaire sur Facebook :
    J’envisage de changer mon courte focale actuel (benq th671st) j’étais resté sur ton test du x500i.. (puce 0.65)… Entre un x500i et celui là lequel pour toi a la meilleure image ? (piqué et contraste)… Je sais que ceux là sont des lifestyle mais ce côté là m’importe peu
    Les 2 courtes focales sont au même prix mais j’ai l’impression que le x500i pourrait être meilleur en raison de sa puce 0.65…
    Ton avis gregory ?
    Merci d’avance
    Macgillian

    1. GregW dit :

      Le X500i a quand même un inconvénient gênant pour moi, il est très bruyant.

  8. Yeeehhoo dit :

    Bonjour Gregory

    Merci pour ce test. Très intéressant de voir que la technologie évolue super vite h compris sur le segment Led.

    Pourrais-tu nous dire quelle écran technique tu utilises? Surtout, comment as tu trouvé qu’il fallait un gain de 0,5 et pas 0,3 ou 0,7 pour tirer le meilleur de ce VP?

    Merci!

    1. GregW dit :

      Mon écran Celexon HC+ normalement prévu pour les UST mais qui fonctionne très bien avec d’autres types de projeteurs à focale classique.

  9. Macgillian dit :

    Mince…. Merci pour ton retour

  10. gepp dit :

    Après presque 2 ans, mon Viewsonic X1-4K avec DMD 0.65 est meilleur que tous ces modèles lifestyle

  11. Mathieu dit :

    @gepp dans le test de mondo projo le viewonic a des problèmes de fluidité ce qui n’est pas une mince affaire, de même que de bruit…il n’y a pas que la puce dans la vie même si je te l’accorde ne pas utilisé une 0,65 mais toujours une 0,47 aujourd’hui est une honte

  12. gepp dit :

    Le contraste natif du x1 4k est supérieur à celui du xgimi horizon 20 pro, mais la fluidité n’est pas exceptionnelle, mais le bruit n’est pas un réel problème.

  13. jfds dit :

    bonjour entre le Hisense M2 Pro V2 et celui-ci
    vous conseillez quoi ?
    merci

  14. TOULAUDIN dit :

    Bonjour à tous les passionnés

    après beaucoup de temps passé a consulter tous les comptes rendu et commentaires des différents tests,
    notamment du Benq TK705i et XGIMI HORIZON 20 PRO qui pouvaient correspondre à mes critères
    j’ai testé le XGIMI HORIZON 20 , et malheureusement trop de Speckle et RBE ( certe je projette sur un mur gris clair mat qui n’est pas l’idéal, mais difficile pour moi de mettre un écran)
    j’ai donc changé pour le Benq TK705i,et.. quel déception sur le contraste , et les modes « cinéma auto , ou économie d’énèrgie » sont loin d’avoir une image équilibrée ( il faut faire un calibrage )
    je ne peux pas içi décliner tous ce que j’ai pu observer avec le TK705i , mais la conclusion est :
    que l’on ne peut pas se fier uniquement aux tests et mesures aussi précises soient-elle
    j’ai actuellement un Benq W2000 qui  » sortie de boite » a un vrai rendu cinéma avec une image équilibrée et rendu naturel , ainsi q’un contraste très correct et une profondeur d’image.
    de plus j’ai constaté que selon les sources ( replay sur les chaines TV ) la qualité est très dégradé , alors que mon Benq W2000 s’en accomode beaucoup mieux…..j’ai pu voir aussi avec le HDR 10 que les résultats ne sont pas toujours top et parfois les couleurs excessives
    pour l’instant je reste sur le Benq W2000 que j’avais choisi à l’époque ( 2016) grâce aux tests de Grégory.
    mais cette fois ça ne marche pas.
    je suis donc dans l’expectative..et ne sais plus vers quel modèle aller , en tous cas je n’ achèterais plus sans avoir testé, et c’est là qu’il y a un problème , car vu la plétore de modèles , ce n’est pas toujours possible.
    mon souhait est de retrouver le même type d’image ‘Cinéma » de mon Benq w2000 en version 4K ( les jeux ne m’intéresent pas) avec un zoom optique budget jusqu’à 3000€ ….si mon message est lu, merci de me donner
    des pistes.

  15. surround0 dit :

    Le Valerion Visionmaster Pro2 a reçu une mise à jour avec la réduction de RBE extrêmement efficace (en échange d’un petit buzz à haute fréquence), pour le speckle ça n’est pas réglé en revanche, il est très discret sur un écran matte ou à faible gain mais peut-être que la peinture de ton mur l’exacerbe… dans ce cas étant donné que tu attends déjà depuis 10 ans pourquoi ne pas attendre un an de plus ? Xgimi, Hisense, Valerion, Anker et Dangbei innovent à une telle vitesse qu’on est sans doute proche d’un modèle sans speckle d’autant qu’ils savent que c’est le dernier problème à résoudre… et Epson finira peut-être par sortir un tri-laser à longue focale intéressant, on peut espérer.

  16. TOULAUDIN dit :

    merci Surround0 pour les Infos, certe je peux attendre d’autant plus que la 2ème lampe n’a que 400H ( 2000H la 1ère)
    j’ai soumis mon questionnement à Benq , ils m’orientent vers le W4100i,mais j’essaierai de trouver une solution pour
    tester avant d’acheter quelque soit la marque et modèle , et peut-être aussi attendre que le tri-laser soit exempt de speckle comme tu le suggére.concernant mes achats et retours récents, je me suis un peu bercé d’illusions basés
    sur les test et conclusions des experts, je salut néanmoins tout le tarvail réalisé par Grégory , qui à l’époque
    m’avait permis de faire le bon choix.

Laisser un commentaire

Les derniers commentaires


Catégories

ActualitésGuide d'achatNon classéTests vidéoprojecteurs & toiles