Test XGIMI Titan Noir Pro

Il y a des occasions qui ne se refusent pas. Lorsqu'un de mes lecteurs m'a confié son XGIMI Titan Noir Pro pour une prestation de calibrage, je me suis dit que ce serait tout de même dommage de laisser repartir l'appareil sans lui faire subir quelques petites investigations supplémentaires. Après tout, son grand frère, le Titan Noir Max, était déjà passé sur mes écrans et m'avait laissé une excellente impression. L'occasion était donc idéale pour organiser une confrontation familiale.

Précisons immédiatement les choses : ceci est un mini-test, et je l'assume parfaitement. Mon planning actuel ne me permet pas de reprendre l'intégralité du protocole habituel de Mondoprojos, et je n'ai pas l'intention de vous raconter que j'ai vérifié ce que je n'ai pas eu le temps de mesurer. D'autant que les deux machines partagent l'essentiel de leur conception. J'ai donc choisi d'aller directement à ce qui m'intéressait : les différences de luminosité et de contraste mises en avant par XGIMI pour justifier la hiérarchie de sa gamme. J'y ai ajouté un examen des modes SDR en sortie de boîte, l'influence des différentes ouvertures d'iris sur la fidélité des couleurs et, petite nouveauté réclamée depuis longtemps par plusieurs lecteurs, une première campagne de mesures de contraste ADL.

L'objectif est simple : déterminer si le Titan Noir Max mérite vraiment son supplément tarifaire ou si son petit frère ne représente pas, finalement, le choix le plus raisonnable.

Titan Noir Pro et Titan Noir Max : deux frères presque jumeaux

Au premier regard, la parenté est évidente et elle ne se limite pas au dessin du boîtier. Le Titan Noir Pro reprend l'architecture DLP à puce SST DMD de 0,47 pouce avec simulation UHD 4K, une source lumineuse triple laser RGB, un système à double iris, un zoom optique motorisé et des possibilités de lens-shift particulièrement généreuses, avec un rapport de projection de 0,98 à 2,0:1. Les compatibilités Dolby Vision, HDR10+, IMAX Enhanced et 3D sont également de la partie.

XGIMI TITAN NOIR PRO
XGIMI TITAN NOIR PRO

Sur ces aspects essentiels, le Pro ne donne pas l'impression d'être un modèle au rabais.

La différence principale concerne la source lumineuse. XGIMI annonce 40 puces laser pour le Pro contre 50 pour le Max, avec respectivement 6 000 et 7 000 lumens ISO. Le contraste natif maximal revendiqué passe de 8 000:1 sur le Pro à 10 000:1 sur le Max.

Ce sont évidemment des arguments commerciaux importants. Sur le papier, le Max dispose d'une réserve supplémentaire. Mais encore faut-il déterminer si celle-ci se traduit par un avantage décisif une fois l'image projetée.

XGIMI TITAN NOIR PRO
Connectique XGIMI TITAN NOIR PRO

Concernant deux autres éléments essentiels du plaisir cinématographique, je n'ai pas constaté de différence significative : le Titan Noir Pro offre le même excellent piqué et la même discrétion de fonctionnement que son grand frère. Pas de régression évidente dans la précision de l'image, ni de mauvaise surprise côté bruit de fonctionnement lors de cette prise en main. Je ne prétends pas avoir conduit une nouvelle campagne complète de mesures acoustiques et optiques ; simplement, à l'usage, le Pro conserve ces qualités qui m'avaient séduit sur le Max.

Voilà déjà deux bonnes raisons de ne pas considérer automatiquement le modèle le plus cher comme le choix incontournable.

Conditions du mini-test et matériel utilisé

Avant de passer aux résultats, quelques précisions sur la méthode s'imposent, car mesurer un vidéoprojecteur triple laser nécessite davantage de précautions qu'on pourrait le penser.

Pour les comparaisons de luminosité et de colorimétrie, j'ai utilisé ma configuration de référence Mondoprojos : un écran blanc de 100 pouces de diagonale, au format 16:9 et de gain 1. Les modes SDR ont été étudiés avec une puissance laser réglée à 10 et, pour la comparaison initiale, un iris mécanique entièrement ouvert à F/2.0, sans contraste dynamique.

Les mesures colorimétriques sont effectuées à l'aide de Calman Professional, avec mon spectroradiomètre JETI 1501 Hi-Res et mon colorimètre Klein K10A. Pour la génération des mires, je dispose du Murideo 6G et du générateur Portrait Displays G1. Les relevés de contraste ADL ont, quant à eux, été réalisés à partir de mires spécifiques, en conservant la même visée centrale pour les mesures des zones claires et sombres. Pourquoi utiliser deux instruments différents ?

Xgimi Titan Noir Max
Distribution spectrale XGIMI TITAN NOIR

Parce qu'une source triple laser RGB ne produit pas la lumière de la même manière qu'une lampe traditionnelle. Elle utilise des émissions spectrales particulièrement étroites, concentrées autour des longueurs d'onde correspondant au rouge, au vert et au bleu.

Or, cette particularité complique le travail de nombreux colorimètres. Leurs filtres cherchent à reproduire la sensibilité de l'œil humain, mais de légers écarts de réponse spectrale peuvent entraîner des erreurs lorsqu'ils sont confrontés à des émissions laser très étroites. C'est précisément là que mon JETI 1501 Hi-Res prend toute son importance.

Contrairement à un colorimètre classique, il mesure la répartition spectrale de la lumière. Il permet ainsi de caractériser la source laser et de servir de référence pour établir une correction spectrale adaptée au Klein K10A. Une fois correctement caractérisé, le Klein peut être utilisé pour réaliser rapidement les différentes séries de mesures, tandis que le JETI assure la fiabilité de la référence spectrale.

La qualité d'une mesure ne dépend donc pas seulement du prix de la sonde ou du nombre de décimales affichées dans le logiciel. Elle dépend aussi de l'adéquation de l'instrument à la technologie mesurée. Avec les projecteurs triple laser, ce point est fondamental. Sans caractérisation spectrale appropriée, on risque de prendre pour une dérive du projecteur ce qui n'est en réalité qu'une erreur de lecture de l'instrument.

Pourquoi je privilégie la luminance mesurée aux lumens annoncés

C'est un point sur lequel je souhaite particulièrement insister, car il explique aussi ma manière d'évaluer les performances lumineuses d'un vidéoprojecteur. Les fabricants adorent mettre en avant les lumens. C'est compréhensible : un chiffre de 6 000 ou 7 000 lumens est immédiatement parlant, même si l'on ne sait pas toujours très bien à quoi il correspond dans la réalité.

Les lumens indiquent le flux lumineux total produit par le projecteur. C'est une donnée utile pour apprécier sa capacité d'éclairage, mais elle ne nous dit pas directement quelle luminance nous allons obtenir sur notre écran.

Or, lorsque je regarde un film, ce qui m'intéresse n'est pas la quantité de lumière annoncée à la sortie de l'appareil, mais la luminance réellement disponible sur la surface de projection, exprimée en cd/m², également appelés nits. Pourquoi cette distinction est-elle si importante ? Parce qu'un même vidéoprojecteur ne produira pas la même luminance sur un écran de 100 pouces et sur un écran de 150 ou 200 pouces. Plus la surface augmente, plus la lumière se répartit sur une grande zone et plus la luminance diminue, à flux lumineux identique.

Le gain de l'écran intervient lui aussi, tout comme les réglages de la source lumineuse, l'ouverture de l'iris, le zoom et le mode d'image choisi. Deux projecteurs annoncés avec des puissances lumineuses différentes peuvent ainsi se révéler beaucoup plus proches lorsqu'on compare leurs modes réellement utilisables pour le cinéma.

C'est pourquoi mes tableaux présentent les luminances mesurées en cd/m², accompagnées d'une conversion en lumens sur ma surface de référence de 100 pouces à gain 1.Les deux informations sont complémentaires : les lumens permettent de comparer la réserve lumineuse, tandis que les cd/m² permettent de juger de son résultat concret sur l'écran. Pour définir le rendu lumineux d'une installation home cinéma, c'est bien cette seconde donnée qui retient prioritairement mon attention.

Luminosité : le Max gagne, mais le Pro n'a certainement pas à rougir

Venons-en à notre première confrontation. Sans surprise, le Titan Noir Max conserve l'avantage lumineux. C'est conforme au positionnement annoncé par XGIMI et mes mesures le confirment. Dans les quatre modes SDR comparés, l'écart est généralement de l'ordre de 15 à 20 % en faveur du Max.

Mais il faut remettre les choses en perspective. Car si le Titan Noir Max peut effectivement éclairer davantage, le Titan Noir Pro dispose déjà d'une puissance lumineuse que beaucoup de vidéoprojecteurs home cinéma peuvent lui envier.Même dans ses modes les plus fidèles, ceux que je privilégie pour regarder des films, il conserve une réserve particulièrement confortable.

Sur un écran domestique traditionnel, il sera souvent préférable de réduire cette puissance pour retrouver une luminance adaptée plutôt que de chercher à exploiter les derniers lumens disponibles. Et c'est précisément ici que le raisonnement commercial commence à montrer ses limites.

Oui, 7 000 lumens ISO, c'est davantage que 6 000. Mais si les 6 000 lumens annoncés du Pro correspondent déjà à une réserve suffisante pour votre installation, à quoi bon payer beaucoup plus cher pour disposer de lumière dont vous n'aurez pas réellement l'utilité ? L'avantage du Max est réel. Sa nécessité, en revanche, est beaucoup moins évidente.

Test XGIMI TITAN NOIR PRO
Comparatif XGIMI Titan Noir Pro Max

Colorimétrie : un petit frère qui sait déjà très bien se tenir

C'est probablement l'une des bonnes surprises de ce mini-test.

En sortie de boîte, les modes ISF Jour et ISF Nuit du Titan Noir Pro présentent une fidélité colorimétrique remarquable. Sans intervention de ma part, le projecteur délivre déjà une image très proche des références attendues pour les contenus SDR.

Test XGIMI TITAN NOIR PRO
MODE ISF JOUR BASE IRIS F 2 0 pour analyse iris

Pour les lecteurs moins familiers des graphiques Calman, cela signifie simplement que les couleurs affichées restent proches de celles qui ont été définies lors de la création du contenu. Les visages paraissent naturels, les gris sont suffisamment neutres et les couleurs ne sont pas exagérément saturées pour donner artificiellement l'impression d'une image plus flatteuse.

Le mode Filmmaker constitue également une base sérieuse, tandis que le mode Film se montre moins rigoureux.

Test XGIMI TITAN NOIR PRO
Mode filmmaker iris F 2 0 laser 10 sortie de boîte

Et contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, le Titan Noir Pro n'est pas systématiquement derrière le Max sur ce terrain. Sur les exemplaires que j'ai mesurés, plusieurs modes du Pro présentent même une meilleure précision d'origine.

Voilà un résultat qui mérite d'être souligné.

Je dois cependant apporter une précision importante : en tant que calibreur professionnel, mon choix personnel va toujours vers les modes qui permettent aux couleurs de rester au plus près des références.

Je sais parfaitement qu'une image plus saturée, plus contrastée artificiellement ou plus lumineuse peut séduire au premier regard. Et je respecte les préférences de chacun.

Mais ma démarche n'est pas de rendre les films plus spectaculaires que ce qu'ils devraient être. Elle consiste à retrouver aussi fidèlement que possible les intentions de leur création.

Lorsque je recommande un mode ISF plutôt qu'un mode plus démonstratif, ce n'est donc pas par goût des tableaux de mesures. C'est parce qu'une image fidèle n'a pas besoin d'être artificiellement embellie pour être belle. Et sur ce point, le Titan Noir Pro démontre qu'il possède déjà de solides qualités.

L'iris mécanique : améliorer le noir sans sacrifier tout le reste

Le système de double iris constitue l'une des caractéristiques intéressantes de cette famille Titan Noir. Pour comprendre son intérêt, il faut imaginer le fonctionnement du diaphragme d'un appareil photo. Plus il est ouvert, plus la lumière peut passer. En le refermant, on réduit le flux lumineux.

Sur un vidéoprojecteur, cette réduction peut avoir un effet bénéfique sur la profondeur des noirs. Mais elle s'accompagne nécessairement d'une perte de luminosité.

J'ai donc mesuré le Titan Noir Pro sur ses cinq positions mécaniques, de F/2.0 à F/7.0, en conservant le même mode image et la même puissance laser. Le premier constat est encourageant : la fermeture de l'iris améliore effectivement le niveau de noir. Le projecteur parvient ainsi à produire un contraste séquentiel plus favorable, ce qui peut donner davantage de profondeur aux scènes sombres.

Mais tout n'est pas aussi simple. À mesure que l'on referme l'ouverture, la réserve lumineuse diminue fortement. Et sur les positions les plus fermées, cette réduction s'accompagne également d'une dégradation de la neutralité des gris.

Autrement dit, il ne suffit pas de sélectionner F/7.0 pour obtenir automatiquement la meilleure image. Cette position privilégie fortement le noir au détriment de la luminosité. Elle peut trouver son intérêt dans certaines configurations particulières, mais ce n'est certainement pas celle que je recommanderais systématiquement.

Test XGIMI TITAN NOIR PRO
ISF JOUR IRIS F 3 0

Pour ma part, j'ai trouvé le comportement du Titan Noir Pro particulièrement intéressant autour de F/3.0. À cette ouverture, la réduction du niveau de noir est déjà sensible, tandis que la luminosité demeure importante et que la colorimétrie conserve une excellente précision.

C'est le type de compromis que je recherche personnellement : une image équilibrée, sans gain spectaculaire obtenu au prix d'un sacrifice trop important sur les autres qualités du projecteur.

Test XGIMI TITAN NOIR PRO
Xgimi Titan Noir Pro comparatif Iris SDR

Iris dynamique et contraste dynamique : attention aux effets secondaires

XGIMI propose également des traitements dynamiques destinés à adapter la luminosité et le contraste au contenu affiché. L'idée est intéressante. Plutôt que de conserver une ouverture fixe, le projecteur peut modifier son fonctionnement en fonction des scènes.

Test XGIMI TITAN NOIR PRO
MODE ISF JOUR IRIS DYNAMIQUE

Mais j'ai voulu vérifier si ces traitements avaient une influence sur la fidélité de l'image. Et la réponse est oui. L'iris dynamique utilisé seul réduit sensiblement la luminosité disponible, tout en modifiant légèrement l'équilibre des couleurs. Le contraste dynamique électronique, utilisé sans iris dynamique, conserve quant à lui pratiquement toute la puissance lumineuse du projecteur. En revanche, il perturbe davantage la neutralité des gris. Lorsque les deux traitements sont activés simultanément, les dérives peuvent encore augmenter, notamment sur certaines couleurs.

Test XGIMI TITAN NOIR PRO
MODE ISF JOUR IRIS DYNAMIQUE ET CONTRASTE DYNAMIQUE ACTIFS

Faut-il pour autant renoncer systématiquement à ces options ? Non, car leur intérêt doit être évalué en regard du gain de contraste qu'elles procurent et des conditions réelles de visionnage. Mais, à titre personnel, je privilégie d'abord la fidélité colorimétrique.

Je préfère un projecteur qui restitue les couleurs correctement avec un contraste maîtrisé plutôt qu'un appareil qui cherche à produire artificiellement des noirs spectaculaires en modifiant l'équilibre de l'image. Cela ne signifie pas que les traitements dynamiques soient inutiles, mais simplement qu'il faut les considérer comme des compromis et non comme des améliorations gratuites.

Test XGIMI TITAN NOIR PRO
ISF Jour et contraste dynamique seul

Sur le Titan Noir Pro, mes mesures montrent qu'ils ont bien une influence sur la luminosité et sur l'équilibre colorimétrique. Il appartiendra donc à chacun de choisir selon sa pièce et ses préférences, mais les amateurs d'une image particulièrement fidèle auront tout intérêt à commencer par les réglages mécaniques fixes.

Contraste ADL : une nouvelle série de mesures fait son entrée chez Mondoprojos

Voilà une demande qui revient régulièrement dans les commentaires de mes bancs d'essai ! Depuis longtemps, certains lecteurs souhaitaient que je complète mes mesures traditionnelles de contraste par une analyse tenant compte de la quantité de lumière présente simultanément dans l'image. C'est désormais chose faite avec cette première campagne de mesures ADL réalisée sur le Titan Noir Pro.

Pour ceux qui découvrent cette notion, ADL signifie Average Display Luminance, c'est-à-dire la luminance moyenne de l'image. Le contraste séquentiel traditionnel, également appelé FOFO, consiste à comparer successivement une image entièrement blanche et une image entièrement noire. C'est un indicateur intéressant de la capacité du projecteur à passer de l'un de ces extrêmes à l'autre.

Mais vous conviendrez qu'un film n'est pas constitué uniquement de fondus au noir suivis d'écrans blancs ! Dans une scène réelle, les éléments lumineux et sombres coexistent. Une bougie dans une pièce obscure, un lampadaire au milieu de la nuit ou, à l'opposé, un paysage enneigé en plein soleil présentent des répartitions lumineuses très différentes. Et c'est précisément ce que les mesures ADL cherchent à explorer.

J'utilise pour cela des mires spécifiques comportant simultanément des zones claires et sombres, avec des niveaux moyens de luminance de 1 %, 5 %, 10 % et 50 %.

Pour cette première campagne, j'ai choisi une ouverture mécanique de F/5.5, sans traitement dynamique, afin de disposer d'une base stable. Le résultat est particulièrement instructif. Le Titan Noir Pro est capable de produire un contraste séquentiel élevé à cette ouverture. Mais lorsque des zones lumineuses sont introduites dans l'image, le contraste simultané diminue progressivement.

Et plus la luminosité moyenne augmente, plus le niveau de noir tend à remonter. Ce phénomène est lié notamment aux réflexions et à la diffusion de lumière dans le système optique, mais aussi aux interactions possibles avec l'environnement de projection.

Il ne signifie pas que le projecteur fonctionne mal. Il montre simplement que le contraste d'une image réelle ne peut pas se résumer à une seule valeur maximale. C'est précisément tout l'intérêt de cette nouvelle mesure.

Elle permet de mieux comprendre pourquoi deux vidéoprojecteurs affichant des contrastes séquentiels proches peuvent produire des perceptions différentes de profondeur et de relief selon les scènes.

XGIMI TITAN NOIR PRO
XGIMI Titan Noir Pro Contraste ADL Iris F5-5

Pour être parfaitement transparent, je précise que cette série ADL concerne exclusivement le Titan Noir Pro. Je ne dispose pas de mesures équivalentes sur le Titan Noir Max, et je ne vais certainement pas inventer les résultats manquants pour compléter une comparaison. Mais cette première expérience inaugure une évolution du protocole Mondoprojos que je compte conserver lors de mes prochains tests.

Consommation électrique : un watt qui vaut son pesant de cacahuètes

Avant de conclure, je ne résiste pas au plaisir de partager une petite curiosité. Avec une puissance laser réglée à 10, j'ai mesuré une consommation électrique de 200,9 watts pour le Titan Noir Pro. Et combien consomme le Titan Noir Max dans une configuration identique ? 199,9 watts !

Oui, vous avez bien lu. Le modèle le plus puissant consomme un watt de moins que son petit frère. Évidemment, cet écart n'a aucune signification pratique. Il peut s'expliquer par les tolérances de fabrication, les conditions de fonctionnement ou la précision de l'appareil de mesure. Je ne vais donc pas attribuer une médaille d'efficacité énergétique au Max pour un seul petit watt.

Mais avouez que le résultat a quelque chose d'amusant, surtout lorsque l'on sait que le modèle supérieur bénéficie d'une puissance lumineuse supplémentaire. Au moins, avec ces deux projecteurs, le choix ne devrait pas se jouer sur la facture d'électricité !

Verdict Mondoprojos

Après cette confrontation, mon choix est fait. Pour la très grande majorité des installations home cinéma, je recommande le XGIMI Titan Noir Pro plutôt que le Titan Noir Max.

Attention, cela ne signifie absolument pas que le Max serait un mauvais vidéoprojecteur. Bien au contraire : son passage sur mes écrans m'avait laissé un excellent souvenir, et il conserve plusieurs avantages techniques réels. Il est plus lumineux et possède une réserve supplémentaire qui peut se révéler précieuse dans des installations particulièrement ambitieuses. Mais c'est justement là que se situe toute la question. De combien de lumière avez-vous réellement besoin ? Si vous disposez d'un écran de dimensions classiques, même généreuses, le Titan Noir Pro a déjà largement les moyens de produire une image lumineuse et dynamique.

Il offre une excellente fidélité colorimétrique, un contraste convaincant, le même piqué que le Max à l'observation et une discrétion de fonctionnement tout aussi appréciable. Il possède également le système à double iris qui constitue l'un des principaux atouts techniques de cette nouvelle gamme. Alors, pourquoi payer sensiblement davantage ? À moins d'avoir un écran géant ou de rechercher une réserve lumineuse exceptionnelle pour une installation très particulière, je vois peu de raisons de privilégier systématiquement le Max.

Naturellement, ce seuil de cinq mètres n'est pas une règle universelle : le gain de l'écran, la luminosité ambiante et les objectifs recherchés peuvent modifier les besoins. Mais il illustre bien mon sentiment après avoir mesuré les deux appareils. Le supplément de puissance du Max sera réellement utile à certains utilisateurs. Pour beaucoup d'autres, il restera une caractéristique flatteuse sur une fiche technique.

Quant au Titan Noir Pro, il propose déjà l'essentiel des performances qui rendent cette famille intéressante. Et surtout, il le fait à un tarif inférieur. Pour ma part, je préfère toujours investir dans un appareil capable de produire une image juste, correctement dimensionnée pour mon écran, plutôt que dans une réserve lumineuse dont je ne tirerai jamais pleinement parti. À budget comparable, la différence de prix pourra être bien mieux employée dans un écran adapté, l'amélioration de l'environnement de projection ou d'autres éléments de l'installation.

C'est pourquoi le XGIMI Titan Noir Pro devient mon modèle recommandé dans cette confrontation. Le Max reste le choix de la démesure. Le Pro, celui de la raison. Et en home cinéma, croyez moi, la raison peut parfois produire de très belles images !

Je remercie une nouvelle fois le lecteur qui m'a confié son Titan Noir Pro pour calibrage. Sans ce prêt, cette confrontation et cette première campagne ADL n'auraient pas été possibles.

Pour retrouver les performances complètes du modèle supérieur, vous pouvez consulter mon test du XGIMI Titan Noir Max sur Mondoprojos.

Test XGIMI TITAN NOIR PRO
XGIMI TITAN NOIR PRO

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ENGLISH VERSION

XGIMI Titan Noir Pro Review

Some opportunities are simply too good to pass up. When one of my readers entrusted me with his XGIMI Titan Noir Pro for a professional calibration, I thought it would be a shame to send the projector back without carrying out a few additional investigations. After all, its bigger brother, the Titan Noir Max, had already spent some time in my testing room and had left me with a very positive impression. This was the perfect opportunity for a little family showdown.

Let's make one thing clear from the outset: this is a mini-review, and I'm perfectly comfortable calling it that. My current schedule doesn't allow me to repeat the entire Mondoprojos testing protocol, and I certainly have no intention of pretending I've tested things I haven't had time to verify.

Besides, these two projectors share most of their underlying design. So I decided to focus directly on what interested me most: the differences in brightness and contrast highlighted by XGIMI to justify the hierarchy within its product range.

I also examined the out-of-the-box SDR picture modes, investigated how the different iris settings affect color accuracy, and introduced something several readers have been requesting for quite some time: my first series of ADL contrast measurements.

The objective is straightforward: to determine whether the Titan Noir Max truly deserves its price premium, or whether its smaller brother might actually be the smarter purchase.

Titan Noir Pro and Titan Noir Max: Almost Identical Twins

At first glance, the family resemblance is obvious, and it goes well beyond the design of the chassis. The Titan Noir Pro uses the same DLP architecture built around a 0.47-inch SST DMD chip with 4K UHD pixel shifting, an RGB triple-laser light source, a dual-iris system, motorized optical zoom, and particularly generous lens-shift capabilities, with a throw ratio ranging from 0.98 to 2.0:1.

XGIMI TITAN NOIR PRO
XGIMI TITAN NOIR PRO

Dolby Vision, HDR10+, IMAX Enhanced, and 3D compatibility are also included. In these essential areas, the Pro certainly doesn't feel like a stripped-down model.

The main difference lies in the light source. XGIMI specifies 40 laser chips for the Pro versus 50 for the Max, with claimed brightness figures of 6,000 and 7,000 ISO lumens respectively. The advertised maximum native contrast ratio increases from 8,000:1 on the Pro to 10,000:1 on the Max.

These are obviously important marketing arguments. On paper, the Max has additional performance headroom. But the real question is whether that advantage translates into a decisive improvement once the image is actually projected onto a screen.

XGIMI TITAN NOIR PRO
Connectique XGIMI TITAN NOIR PRO

As for two other essential ingredients of an enjoyable cinematic experience, I noticed no significant difference: the Titan Noir Pro delivers the same excellent image sharpness and the same quiet operation as its bigger brother. During this hands-on evaluation, I noticed no obvious reduction in image precision and no unpleasant surprises in terms of operating noise.

I'm not claiming to have carried out an entirely new series of acoustic and optical measurements. I'm simply saying that, in actual use, the Pro retains the qualities I particularly appreciated when testing the Max. Those are already two good reasons not to assume that the most expensive model is automatically the one to buy.

Mini-Review Test Conditions and Measurement Equipment

Before getting into the results, a few words about my methodology are necessary, because measuring an RGB triple-laser projector requires more precautions than you might think.

For brightness and colorimetry comparisons, I used my standard Mondoprojos reference setup: a 100-inch diagonal white screen, with a 16:9 aspect ratio and a gain of 1.0. The SDR picture modes were evaluated with laser power set to 10 and, for the initial comparison, the mechanical iris fully open at F/2.0, with dynamic contrast disabled.

Colorimetric measurements were performed using Calman Professional, together with my JETI 1501 Hi-Res spectroradiometer and Klein K10A colorimeter. For test-pattern generation, I have both a Murideo 6G and a Portrait Displays G1 pattern generator.

The ADL contrast measurements were carried out using dedicated test patterns, while maintaining the same central measurement position for both the bright and dark areas. Why use two different measuring instruments ? Because an RGB triple-laser light source does not produce light in the same way as a traditional projection lamp.

It uses particularly narrow spectral emissions concentrated around the wavelengths corresponding to red, green, and blue.

Xgimi Titan Noir Max
Distribution spectrale XGIMI TITAN NOIR

This characteristic makes life more complicated for many colorimeters. Their filters are designed to approximate the spectral sensitivity of the human eye, but even small differences in their spectral response can produce errors when measuring extremely narrow laser emissions.

This is precisely where my JETI 1501 Hi-Res becomes particularly important. Unlike a conventional colorimeter, it measures the spectral distribution of the light. This allows me to characterize the laser source and use that measurement as a reference for establishing an appropriate spectral correction for the Klein K10A.

Once properly characterized, the Klein can be used to perform measurement sequences quickly, while the JETI provides the reliable spectral reference. The quality of a measurement therefore doesn't depend solely on how expensive the probe is or how many decimal places the software displays.

It also depends on whether the instrument is suited to the technology being measured. With triple-laser projectors, this is fundamental. Without appropriate spectral characterization, there is a real risk of interpreting a measurement error as a color deviation produced by the projector itself.

Why I Prioritize Measured Luminance Over Advertised Lumens

This is something I particularly want to emphasize, because it explains how I evaluate a projector's brightness performance. Manufacturers love quoting lumens. That's understandable: a figure of 6,000 or 7,000 lumens immediately sounds impressive, even if many people aren't entirely sure what it means in practice.

Lumens indicate the total luminous flux produced by a projector. It's useful information for assessing its overall light output, but it doesn't directly tell us how much luminance we will actually obtain on our screen.

And when I'm watching a movie, what interests me isn't the quantity of light advertised at the projector's output, but the luminance actually available on the projection surface, expressed in cd/m², also known as nits. Why is this distinction so important ? Because the same projector will not deliver the same luminance on a 100-inch screen as it will on a 150-inch or 200-inch screen. As the screen area increases, the available light is distributed over a larger surface, and the resulting luminance decreases, even when the projector's total light output remains unchanged.

Screen gain also plays an important role, as do the light-source settings, iris aperture, zoom position, and selected picture mode.Two projectors with different advertised brightness specifications can therefore prove much closer in actual performance when their genuinely usable cinema picture modes are compared.

This is why my measurement tables present luminance in cd/m², accompanied by a conversion into lumens based on my reference 100-inch, gain 1.0 screen. The two measurements complement one another: lumens help compare available light output, while cd/m² describes the actual luminance obtained on the screen. When assessing the brightness of a home theater installation, it's this second figure that interests me most.

Brightness: The Max Wins, but the Pro Has Nothing to Be Ashamed Of

Now let's move on to our first head-to-head comparison.Unsurprisingly, the Titan Noir Max retains the advantage in brightness. This is consistent with XGIMI's product positioning, and my measurements confirm it.

Across the four SDR picture modes compared, the difference is generally around 15 to 20% in favor of the Max. But we need to put that difference into perspective. Because while the Titan Noir Max can certainly produce more light, the Titan Noir Pro already offers a level of brightness that many home theater projectors would envy.

Even in its most accurate picture modes, the ones I personally favor for watching movies, it retains a particularly comfortable amount of brightness headroom. On a conventional home theater screen, it will often make more sense to reduce that output to obtain an appropriate luminance level rather than trying to exploit every available lumen.

And this is precisely where the marketing argument begins to lose some of its appeal. Yes, 7,000 ISO lumens is more than 6,000. But if the Pro already provides enough brightness for your installation, why pay considerably more for light output you won't actually need?

The Max's advantage is real.

Test XGIMI TITAN NOIR PRO
Comparatif XGIMI Titan Noir Pro Max

Color Accuracy: The Little Brother Already Knows How to Behave

This was probably one of the pleasant surprises of this mini-review. Straight out of the box, the Titan Noir Pro's ISF Day and ISF Night modes demonstrate remarkable color accuracy. Without any adjustments on my part, the projector already produces an image very close to the expected SDR reference standards.

For readers who aren't particularly familiar with Calman graphs, this simply means that the displayed colors remain close to those defined when the content was created. Skin tones look natural, grays are sufficiently neutral, and colors aren't artificially oversaturated to create a more flattering impression.

Filmmaker mode also provides a solid starting point, while the Film mode proves less accurate. And contrary to what you might expect, the Titan Noir Pro doesn't necessarily trail the Max in this department. On the particular units I measured, several of the Pro's picture modes actually demonstrated better out-of-the-box accuracy. That's a result worth highlighting. However, I should add something important: as a professional calibrator, my personal preference will always be for picture modes that keep colors as close as possible to the established reference standards.

I fully understand that a more saturated, artificially contrast-enhanced, or brighter image can be attractive at first glance. And I respect everyone's personal preferences. But my approach isn't about making movies look more spectacular than they were intended to be. It's about reproducing the creator's intentions as faithfully as possible.

When I recommend an ISF mode rather than a more visually demonstrative setting, it isn't because I'm particularly fond of measurement charts. It's because an accurate image doesn't need artificial enhancement to look beautiful. And in this respect, the Titan Noir Pro already demonstrates some very strong qualities.

The Mechanical Iris: Improving Black Levels Without Sacrificing Everything Else

The dual-iris system is one of the most interesting features of the Titan Noir family. To understand its purpose, think of the aperture in a camera lens. The wider the aperture, the more light can pass through. Closing it reduces the amount of light transmitted. In a projector, this reduction can have a beneficial effect on black levels. But it inevitably comes at the expense of brightness.

I therefore measured the Titan Noir Pro at all five mechanical iris positions, from F/2.0 to F/7.0, while keeping the same picture mode and laser power setting. The first observation is encouraging: closing the iris does indeed improve black levels.

The projector can therefore achieve a more favorable sequential contrast ratio, potentially giving dark scenes greater depth. But things aren't quite that simple. As the aperture closes, the available brightness drops significantly.

And at the smallest apertures, this reduction is also accompanied by a deterioration in grayscale neutrality. In other words, simply selecting F/7.0 does not automatically produce the best picture. This setting strongly favors deeper blacks at the expense of brightness. It may be useful in certain specific installations, but it certainly isn't something I would recommend as a universal setting.

Personally, I found the Titan Noir Pro's behavior particularly interesting around F/3.0. At this aperture, black levels have already improved noticeably, while brightness remains generous and color accuracy is preserved remarkably well.

This is exactly the kind of compromise I look for: a balanced image, without achieving a spectacular improvement in one area at the expense of too many other qualities.

Test XGIMI TITAN NOIR PRO
Xgimi Titan Noir Pro comparatif Iris SDR

Dynamic Iris and Dynamic Contrast: Watch Out for the Side Effects

XGIMI also provides dynamic processing systems designed to adapt brightness and contrast to the content being displayed. The idea is interesting. Rather than keeping a fixed aperture, the projector can adjust its operation according to the scene.

But I wanted to find out whether these processes affected image accuracy. And the answer is yes. Using the dynamic iris alone noticeably reduces available brightness while slightly altering the color balance.

Electronic dynamic contrast, used without the dynamic iris, preserves virtually all of the projector's light output. However, it has a greater impact on grayscale neutrality. When both processes are enabled simultaneously, color deviations can become even more pronounced in certain areas.

Does that mean these options should always be avoided ? No, because their usefulness must be evaluated against the contrast improvements they provide and the actual viewing conditions. But personally, color accuracy comes first.

I would rather have a projector that reproduces colors correctly with well-controlled contrast than one that attempts to create spectacular blacks by altering the image's tonal balance. That doesn't make dynamic processing useless. It simply means these systems should be regarded as compromises rather than free improvements.

On the Titan Noir Pro, my measurements demonstrate that they affect both brightness and color balance. Everyone will ultimately have to decide according to their room and personal preferences, but viewers who prioritize a particularly accurate picture would be well advised to start with fixed mechanical iris settings.

ADL Contrast: A New Measurement Joins the Mondoprojos Testing Protocol

Now here's something that regularly comes up in the comments on my projector reviews ! For quite some time, several readers have been asking me to supplement my traditional contrast measurements with an analysis that takes into account the amount of light simultaneously present in an image. Well, it's finally here, with my first series of ADL contrast measurements performed on the Titan Noir Pro.

For those unfamiliar with the term, ADL stands for Average Display Luminance, meaning the average luminance level of an image. Traditional sequential contrast, also known as Full On/Full Off or FOFO, involves measuring a completely white image followed by a completely black one. It's a useful indicator of a projector's ability to move between these two extremes.

But I'm sure you'll agree that movies aren't made up entirely of fades to black followed by white screens ! In a real movie scene, bright and dark elements coexist. A candle in a dark room, a streetlight in the middle of the night, or, at the opposite extreme, a snow-covered landscape in bright sunshine all present very different distributions of light.

And that's precisely what ADL measurements are intended to explore. For this purpose, I use dedicated test patterns containing both bright and dark areas, with average luminance levels of 1%, 5%, 10%, and 50%.

For this first series of measurements, I selected the F/5.5 mechanical iris position, with dynamic processing disabled, to establish a stable baseline. The results are particularly instructive. The Titan Noir Pro can achieve a high sequential contrast ratio at this aperture.

But as bright areas are introduced into the image, the measured simultaneous contrast progressively decreases. And the higher the average image luminance becomes, the more the black level tends to rise. This phenomenon is partly caused by reflections and light scattering within the optical system, as well as possible interactions with the projection environment. It doesn't mean the projector is malfunctioning. It simply demonstrates that real-image contrast cannot be reduced to a single maximum specification.

And that is exactly why this new measurement is so interesting. It helps explain why two projectors with similar sequential contrast ratios may produce different perceptions of depth and dimensionality depending on the scene.

XGIMI TITAN NOIR PRO
XGIMI Titan Noir Pro Contraste ADL Iris F5-5

For complete transparency, I should point out that this ADL measurement series concerns the Titan Noir Pro exclusively. I do not have equivalent ADL measurements for the Titan Noir Max, and I'm certainly not going to invent missing results simply to complete a comparison.

Nevertheless, this first experiment marks an evolution in the Mondoprojos testing protocol that I intend to maintain in future reviews.

Power Consumption: One Watt Makes for a Good Laugh

Before wrapping things up, I couldn't resist sharing one small curiosity. With laser power set to 10, I measured the Titan Noir Pro's electrical consumption at 200.9 watts. And how much does the Titan Noir Max consume under the same settings ? 199.9 watts!

Yes, you read that correctly. The more powerful model actually consumes one watt less than its little brother. Obviously, such a tiny difference has absolutely no practical significance. It could easily be explained by manufacturing tolerances, operating conditions, or the accuracy of the power meter itself. So I'm certainly not about to award the Max an energy-efficiency medal over a single watt.

Still, you have to admit there's something rather amusing about the result, especially considering that the higher-end model delivers additional light output. At least choosing between these two projectors shouldn't come down to your electricity bill!

Mondoprojos Verdict

After this head-to-head comparison, I've made my choice. For the vast majority of home theater installations, I recommend the XGIMI Titan Noir Pro over the Titan Noir Max. Let's be clear: that absolutely doesn't mean the Max is a bad projector. Quite the opposite. Its time on my test screen left me with excellent memories, and it retains several genuine technical advantages. It is brighter and offers additional performance headroom that can prove valuable in particularly ambitious installations.

But that brings us back to the essential question. How much brightness do you actually need ? If you have a conventionally sized screen, even a generously proportioned one, the Titan Noir Pro already has more than enough capability to deliver a bright, dynamic image.

It offers excellent color accuracy, convincing contrast, the same perceived sharpness as the Max, and equally welcome quiet operation. It also features the dual-iris system, one of the main technical attractions of this new product family. So why pay considerably more ? Unless you have a giant projection screen or require exceptional brightness headroom for a very specific installation, I see little reason to automatically choose the Max. Naturally, the idea of a five-meter-wide screen isn't a universal threshold: screen gain, ambient light, and the desired image brightness can all affect your requirements.

But it illustrates my overall impression after measuring both projectors. The Max's additional power will be genuinely useful to some users. For many others, it will remain an attractive specification on a product sheet. The Titan Noir Pro, meanwhile, already delivers most of the performance that makes this projector family so interesting. And, most importantly, it does so at a lower price.

Personally, I would always rather invest in a projector capable of producing an accurate image, properly matched to my screen, than pay extra for brightness reserves I will never fully exploit. With an equivalent overall budget, the price difference could be much better spent on a suitable screen, improvements to the projection environment, or other parts of the installation.

That's why the XGIMI Titan Noir Pro earns my recommendation in this comparison. The Max remains the choice for those who want to go all out. The Pro is the sensible choice. And in home theater, believe me, a little common sense can sometimes produce a truly beautiful picture!

Once again, I would like to thank the reader who entrusted me with his Titan Noir Pro for calibration. Without his loan, neither this comparison nor my first ADL measurement campaign would have been possible.

For a complete analysis of its bigger brother's performance, you can read my XGIMI Titan Noir Max review on Mondoprojos.

XGIMI TITAN NOIR PRO
XGIMI TITAN NOIR PRO

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