Tel le célèbre village gaulois d'Astérix qui résiste encore et toujours à l'envahisseur romain, Epson et sa technologie LCD 3 panneaux font figure d'irréductibles face à Jules César DLP et ses cohortes de projecteurs triple laser. Pendant que l'essentiel de la concurrence sur le segment UST : Xgimi, Awol, Formovie et consorts a depuis longtemps planté sa tente dans le camp DLP, Epson continue de tailler ses menhirs à sa façon, convaincu que sa potion magique à lui, c'est le panneau LCD. Et force est de constater que le druide d'Osaka ne manque pas de recettes : l'EH-LS970B en est la dernière démonstration en date.

Ce projecteur mono laser à ultra courte focale vient s'attaquer à un segment particulièrement disputé, celui des grandes diagonales à poser sur un meuble ou au pied d'un mur, sans avoir à jongler avec la distance de recul. Dans cette arène, les gladiateurs DLP sont nombreux et bien armés. Pourtant, Epson dispose d'un avantage que ses rivaux à roue de couleurs ne peuvent pas lui contester : la technologie LCD est à ce jour la seule capable de produire une image totalement exempte d'effet arc-en-ciel, ce rainbow effect qui continue de gâcher l'expérience de certains utilisateurs sensibles à ce défaut propre aux projecteurs DLP à puce unique et les UST, presque sans exception, en font partie.
Alors, l'irréductible Gaulois tient-il vraiment tête à l'empire DLP sur ce terrain ? C'est ce que nous allons explorer dans ce banc d'essai, mesures et images à l'appui, avec le soin et l'exigence que vous connaissez chez Mondoprojos.
Ce projecteur est déjà disponible en France au prix conseillé de 3390€.

L'EH-LS970B est un projecteur à ultra courte focale reposant sur une architecture tri-LCD mono laser. Derrière ce nom un peu barbare se cachent deux principes fondamentaux qu'il convient d'expliquer. La technologie tri-LCD signifie que l'image est construite simultanément par trois panneaux LCD distincts, un pour chaque couleur primaire : rouge, vert et bleu avant d'être recombinée optiquement en une image unique. Contrairement aux projecteurs DLP à puce unique qui font défiler les couleurs séquentiellement via une roue chromatique, les trois canaux coexistent en permanence, ce qui élimine par construction tout risque d'effet arc-en-ciel. Le terme « mono laser » désigne quant à lui la source lumineuse : un unique module laser, par opposition aux architectures triple laser qui embarquent trois sources distinctes, une par couleur primaire. Cette distinction est loin d'être anodine, et nous y reviendrons.
La définition native de la dalle est de 1080p, mais l'EH-LS970B ne s'arrête pas là. Epson a doté ce modèle de sa technologie de décalage de pixel sur deux axes, une évolution significative par rapport aux générations précédentes qui ne travaillaient que sur un seul axe. Concrètement, chaque image est projetée quatre fois avec un micro-décalage physique du panneau dans les directions horizontale et verticale, créant ainsi une émulation 4K qui multiplie la densité de pixels perçue à l'écran. Le résultat n'est pas du 4K natif au sens strict, mais l'amélioration de la finesse et du piqué est réelle et perceptible.
Avec un rapport de projection de 0,16:1, il appartient à la catégorie des ultra courte focale les plus agressifs du marché. Selon les données officielles Epson, il suffit de placer l'appareil à seulement 35 cm du mur ou de l'écran pour obtenir une image de 100 pouces de diagonale (soit environ 221 x 124 cm). En pratique, l'appareil se pose directement sur un meuble, au pied de la surface de projection.
Sur le plan de la connectivité et des fonctionnalités, le constructeur a choisi d'intégrer l'interface Google TV, alignant ainsi l'EH-LS970B sur les standards des projecteurs chinois concurrents comme ceux d'Awol, Formovie. L'accès natif aux grandes plateformes de streaming : Netflix, Disney+, Prime Video et autres est donc de mise, sans nécessiter de source externe. En revanche, là où certains concurrents affichent fièrement la compatibilité Dolby Vision, Epson se limite au support HDR10 et HLG. Un manque qui se remarquera sur les contenus optimisés pour le format Dolby, même si l'HDR10 reste la norme la plus répandue sur les sources physiques et les plateformes.
Autre point de différenciation notable : la marque a confié la partie audio à Bose, prenant ainsi ses distances avec Yamaha qui équipait certains de ses modèles précédents. Le système intégré promet une restitution sonore au-dessus de la moyenne pour un projecteur, même si dans cette gamme de prix, une installation audio dédiée reste évidemment recommandée.

Du côté du gaming, l'EH-LS970B a de quoi séduire les joueurs. Il intègre la fonction ALLM Auto Low Latency Mode un standard HDMI qui permet au projecteur de détecter automatiquement la présence d'une console compatible et de basculer sans intervention de l'utilisateur vers un mode à latence réduite, optimisé pour le jeu. Plus remarquable encore, l'EH-LS970B accepte les signaux 4K à 120 Hz en entrée qui permettra aux possesseurs de PS5 ou Xbox Series X de profiter pleinement du potentiel de leur machine sur grande surface de projection.
Reste enfin la question de la source lumineuse mono laser, elle implique un gamut colorimétrique structurellement moins étendu que celui des architectures triple laser, lesquelles pilotent chaque primaire de façon indépendante pour couvrir des espaces colorimétriques plus larges comme le DCI-P3. C'est probablement le principal handicap de l'EH-LS970B face à ses rivaux sur ce point précis, et nos mesures permettront de quantifier l'écart.
L'EH-LS970B est un appareil imposant. Avec ses 695 x 341 x 156 mm (Largeur x Profondeur x Hauteur) pour un poids de 12,4 kg, il ne fait pas dans la discrétion et il faudra prévoir un meuble solide et suffisamment profond pour l'accueillir dignement. Disponible en deux coloris : blanc ou noir, c'est la version noire que nous avons eu entre les mains pour ce banc d'essai. Esthétiquement, difficile de ne pas faire le rapprochement avec le LS800 que nous avons testé par le passé : les deux appareils partagent une filiation évidente, avec ce même design trapu et massif qui trahit d'emblée la vocation home cinema sérieuse de la machine.

La disposition de la connectique mérite qu'on s'y attarde. Sur un projecteur à ultra courte focale avec un ratio de 0,16:1, la face avant de l'appareil, celle orientée vers l'écran, se retrouve à quelques centimètres seulement du mur ou de la surface de projection. Epson a donc eu la bonne idée de regrouper l'ensemble des prises sur l'un des côtés de l'appareil, une décision qui relève autant du bon sens que de la nécessité : placer les connexions sur la face avant aurait rendu tout branchement proprement impossible sans déplacer l'appareil. Un cache protège ce panneau de connectique, ce qui soigne l'aspect visuel de l'ensemble une fois les câbles dissimulés.

La dotation en connectique est sérieuse : deux ports HDMI (HDCP 2.3) et un avec support ARC/eARC pour piloter une barre de son ou un amplificateur sans câble supplémentaire, deux ports USB 2.0 de type A, un port USB 2.0 Type B réservé à la maintenance, une sortie audio numérique optique S/PDIF, une sortie casque, et du côté sans fil, le Wi-Fi 6E ainsi que le Bluetooth 5.2 complètent un tableau de bord généreux. On notera que la molette de réglage du focus optique est également positionnée sur ce même côté, à proximité des prises, ce qui garantit un accès aisé sans avoir à contourner l'appareil.

Et puisqu'on parle de focus, abordons sans détour le seul vrai reproche que l'on peut adresser à cet aspect de la conception : à 3 399 €, l'EH-LS970B ne propose qu'un réglage de la mise au point entièrement manuel. La molette est là, elle fonctionne, mais face à des concurrents DLP qui proposent quasi systématiquement un focus motorisé à ce niveau de prix, on ne peut s'empêcher de trouver ce choix d'Epson un peu pingre.

Enfin, la télécommande fournie fonctionne en Bluetooth, et c'est à nos yeux le meilleur choix possible pour piloter un projecteur UST. Fini le ballet des bras tendus pour viser un récepteur infrarouge dissimulé derrière le meuble ou à l'opposé de la pièce : la télécommande répond dans n'importe quelle direction, depuis n'importe quel angle, sans ligne de vue nécessaire. Un confort d'usage qui devrait être la norme sur tous les projecteurs de salon, et qu'Epson a eu la sagesse d'adopter ici.
Pour son système d'exploitation, Epson a franchi le pas et adopté Google TV sur l'EH-LS970B, abandonnant l'Android TV qui équipait son prédécesseur le LS800. Un alignement bienvenu sur les standards de ses concurrents DLP, et un choix qui s'imposait pour rester dans la course face à des projecteurs chinois qui avaient déjà adopté cette plateforme depuis plusieurs générations.
L'interface agrège les contenus de l'ensemble des plateformes de streaming installées : Netflix, Disney+, Prime Video, YouTube et bien d'autres en une seule page d'accueil intelligente, avec des recommandations adaptées aux habitudes de visionnage de l'utilisateur. Fini les allers-retours entre les applications : tout le catalogue disponible est présenté de façon cohérente, quelle que soit son origine. L'accès aux applications tierces, la gestion des profils et le contrôle des appareils connectés via Google Home fonctionnent de manière fluide et intuitive, le tout piloté par Google Assistant pour les interactions vocales.

Du côté des réglages image, l'EH-LS970B dispose d'un menu projecteur accessible via la touche Settings de la télécommande, qui cohabite de façon bien intégrée avec l'interface Google TV. On y trouve trois modes image SDR prédéfinis : Standard, Cinéma et Naturel. Des traitements supplémentaires incluant la réduction du bruit numérique, l'adaptation scénique, le contrôle local du contraste et l'interpolation d'images.

Deux fonctions AISR (AI Super Resolution) et AIPQ (AI Picture Quality) sont disponibles. L'AISR améliore sensiblement la résolution perçue des contenus HD grâce à un traitement par intelligence artificielle, tandis que l'AIPQ optimise en temps réel la qualité globale de l'image en analysant le contenu scène par scène.

Il offre également un contrôle fin de la puissance du laser, ajustable de 30 % à 100 %, permettant d'adapter la luminosité de l'image à l'environnement de visionnage et aux préférences de chacun, une pièce totalement obscure n'appellera pas le même réglage qu'un salon baigné de lumière naturelle. Le contraste dynamique, fonctionnalité bien connue des habitués des projecteurs Epson, est ici proposé en deux modes : Normal et Rapide, ce dernier réagissant plus promptement aux variations de luminosité entre les scènes pour des noirs plus profonds dans les séquences sombres.
Pour les joueurs, un mode Jeu dédié est disponible, réduisant sensiblement l'input lag pour une réactivité accrue lors des sessions de gaming à utiliser en complément de la fonction ALLM qui bascule automatiquement vers ce mode dès qu'une console compatible est détectée.

Pour les utilisateurs souhaitant pousser le calibrage plus loin, l'EH-LS970B offre un églage du gamma avec plusieurs préréglages et courbe personnalisable, balance des blancs en deux points avec ajustement des gains et offsets par canal RGB. Un gestionnaire de couleurs complet (CMS) permet quant à lui d'ajuster indépendamment la teinte, la saturation et la luminosité de chacune des six couleurs primaires et secondaires (RVBCMJ).

Enfin, l'EH-LS970B est compatible avec less applications Epson Projection Studio et Epson projector update.
Bruit de fonctionnement et qualité du système sonore intégré :
Pour évaluer le bruit de fonctionnement de l'EH-LS970B dans les meilleures conditions, nous avons commencé par mesurer le niveau sonore résiduel de notre pièce de mesure projecteur éteint : 33,8 dB. Un plancher déjà relativement élevé qui reflète les conditions réelles d'un environnement domestique ordinaire. Une fois le projecteur allumé et la puissance laser poussée à 100 %, notre sonomètre affichait 36,2 dB. L'écart peut sembler modeste sur le papier, mais dans une pièce silencieuse en fin de soirée, ce ronronnement mécanique devient perceptible et peut finir par agacer les spectateurs les plus sensibles au bruit de fond. La situation s'améliore sensiblement en ramenant la puissance laser à 50 % : la mesure tombe alors à 35,1 dB, ce qui est nettement plus acceptable pour une utilisation prolongée et constitue un bon compromis entre luminosité et discrétion acoustique.



Le système sonore signé Bose s'en tire quant à lui avec les honneurs. La restitution est plaisante, équilibrée, avec une présence dans les médiums qui sert bien les voix et les dialogues, et une gestion des graves qui surprend agréablement pour un projecteur de salon. Si l'on voulait chipoter, on pourrait noter un léger manque de dynamique globale dans les passages les plus spectaculaires , les explosions et les bandes originales orchestrales auraient mérité un peu plus d'impact, mais avouons-le, on est là dans le détail. Pour une utilisation quotidienne sans installation audio dédiée, le système Bose fait clairement le travail et constitue une vraie amélioration par rapport au système Yamaha du LS800.
Consommation électrique :
Branché sur notre wattmètre, l'EH-LS970B affiche une consommation de 268,6 W lorsque la puissance laser est poussée à son maximum, et de 114,4 W à 50 % de puissance laser. Des chiffres qui méritent d'être mis en perspective avec la concurrence. Comparé aux projecteurs triple laser d'Hisense ou d'Awol, l'Epson accuse une consommation légèrement supérieure. En revanche, il se montre plus vertueux que le Formovie Theater Premium, dont la consommation dépasse allègrement les 300 W en fonctionnement nominal. Un résultat globalement honorable pour un projecteur de cette catégorie, d'autant que la possibilité de descendre à 50 % de puissance laser permet de diviser quasiment par deux la facture électrique.


Piqué et netteté :
Soyons directs : malgré son émulation 4K sur deux axes, l'EH-LS970B ne rivalise pas avec la précision d'un projecteur DLP équipé d'une puce 0,47 pouce. Et pour comprendre pourquoi, il faut remonter aux fondamentaux de la technologie tri-LCD.
Dans un projecteur DLP, la lumière est réfléchie par des micro-miroirs dont la taille et la densité définissent directement la précision de l'image. Une puce DLP 0,47 pouce en résolution native 4K (3840 x 2160) projette ses pixels avec une netteté chirurgicale, chaque point étant physiquement défini par un micro-miroir indépendant. Dans un projecteur tri-LCD en revanche, la lumière traverse trois panneaux à cristaux liquides avant d'être recombinée optiquement. Cette recombinaison, aussi soignée soit-elle, introduit une légère diffusion optique qui émousse imperceptiblement la définition du pixel final. Les bords de chaque pixel sont légèrement moins tranchés, le contraste local entre pixels adjacents légèrement moins marqué, ce qui se traduit par une image globalement un peu moins incisive que celle d'un DLP de même résolution affichée.

L'émulation 4K sur deux axes, si elle représente un progrès réel par rapport à la génération précédente à axe unique, se heurte elle aussi à ses propres limites. Le test de la mire 4K est sans appel : pour qu'une émulation 4K soit considérée comme convaincante, les lignes verticales et horizontales doivent apparaître clairement séparées par un fin liseré blanc entre chaque pixel. Sur l'EH-LS970B, ces liserés ne sont pas parfaitement restitués, les lignes ont tendance à se fusionner légèrement, trahissant les limites inhérentes à ce dispositif de décalage de pixel face à un vrai 4K natif. .

Fluidité :
C'est sur ce terrain que la technologie tri-LCD révèle l'un de ses atouts les plus méconnus et pourtant les plus précieux. Pour comprendre pourquoi, il faut revenir à la façon dont chaque technologie construit l'image.
Un projecteur DLP à puce unique, aussi performant soit-il, souffre d'un défaut structurel sur les sources 24p : le judder. Ce phénomène se manifeste par une légère saccade imperceptible sur certains mouvements de caméra, notamment les panoramiques lents, et trouve son origine dans la façon dont la puce DMD séquence l'affichage des couleurs via sa roue chromatique. La roue tourne à une vitesse fixe, et la synchronisation entre cette rotation et le cadence des images en 24 images par seconde génère des irrégularités dans la restitution du mouvement que l'œil entraîné perçoit comme une légère instabilité.
L'EH-LS970B, en tant que projecteur tri-LCD, échappe totalement à ce problème. Puisque les trois canaux de couleur sont affichés simultanément et en permanence sans aucune roue chromatique dans la chaîne optique, la restitution du mouvement sur sources 24p est naturellement plus fluide et plus stable. Les panoramiques sont plus doux, les scènes de nuit avec mouvements lents nettement moins sujettes aux à-coups. Et s'il dispose bien de plusieurs niveaux d'interpolation d'images pour lisser encore davantage le mouvement, force est de constater qu'il n'en a tout simplement pas besoin sur les sources cinéma en 24p : la fluidité est là, native, sans artifice.
Input lag :
L'input lag ou latence d'affichage désigne le délai qui s'écoule entre le moment où une information est envoyée par la source (une console, un PC) et le moment où elle apparaît effectivement à l'écran. En regardant un film ou une série, ce délai est totalement imperceptible et sans conséquence. En revanche, dans un jeu vidéo, chaque milliseconde compte : un input lag élevé se traduit par une déconnexion perceptible entre l'action du joueur et la réaction à l'écran, rendant l'expérience pénible voire injouable sur les titres les plus réactifs.

En dehors du mode Jeu, l'EH-LS970B affiche un input lag mesuré de 122,9 ms sur source UHD à 60 Hz, un chiffre clairement rédhibitoire pour tout usage gaming sérieux. Mais dès lors que l'on active le mode Jeu dédié, la donne change radicalement : la latence tombe à 29,3 ms, ce qui place l'Epson dans une zone tout à fait acceptable pour la grande majorité des jeux, à l'exception des titres de combat ou de tir compétitif où l'on cherche à descendre sous les 20 ms. Un résultat honorable, d'autant que la fonction ALLM permet de basculer automatiquement vers ce mode dès qu'une console compatible est détectée, sans manipulation manuelle de la part de l'utilisateur.

Speckle laser :
Le speckle laser est un phénomène optique qui se manifeste par l'apparition d'un grain visuel parasite sur l'image projetée, semblable à une fine texture de bruit superposée aux aplats de couleur. Il est causé par la nature cohérente de la lumière laser : contrairement à une lampe ou à une LED, un laser émet une lumière dont toutes les ondes sont parfaitement en phase. Lorsque cette lumière cohérente se réfléchit sur une surface de projection dont la texture, même microscopique, n'est pas parfaitement lisse, les interférences entre les ondes réfléchies créent ce motif granuleux caractéristique. Sur les grandes surfaces et les aplats uniformes : un ciel bleu, une surface blanche , le speckle peut devenir visible à l'œil nu et nuire à la qualité perçue de l'image.


L'EH-LS970B, en tant que projecteur mono laser bleu à phosphore, est naturellement épargné par ce phénomène. Et la mesure de distribution spectrale que nous avons réalisée l'illustre parfaitement. On y observe la signature caractéristique d'une architecture laser bleu-phosphore : un pic étroit et très intense centré autour de 460 nm, correspondant à l'émission laser bleue, suivi d'une large bosse continue s'étalant de 490 nm à environ 680 nm, produite par la conversion du laser bleu par le phosphore qui génère ainsi le vert et le rouge par fluorescence. C'est précisément cette conversion par phosphore qui brise la cohérence temporelle de la lumière et supprime le speckle : la composante verte et rouge de l'image n'est plus produite par un laser cohérent mais par une émission de fluorescence à spectre large, beaucoup moins susceptible de générer des interférences. Seule la composante bleue conserve la cohérence d'un vrai laser, mais son niveau relatif dans l'image finale est suffisamment dilué pour que le speckle soit imperceptible à l'usage. Résultat : une image propre, sans grain parasite, même sur les grandes diagonales et les aplats les plus révélateurs.

Overscan et bande grise entourant l'image utile :
Voilà un avantage du tri-LCD que l'on évoque rarement mais qui mérite d'être signalé. Sur les projecteurs DLP, et plus particulièrement sur les modèles UST, l'image utile est systématiquement entourée d'une fine bande grise qui borde le contenu projeté sur toute sa périphérie. Ce halo résiduel est une conséquence directe de la technologie DMD : les micro-miroirs situés en périphérie de la puce, lorsqu'ils sont inactifs, ne basculent pas dans une position de noir absolu mais restent dans un état intermédiaire qui réfléchit une faible quantité de lumière résiduelle. Cette fuite lumineuse périphérique se traduit à l'écran par cette bordure grise caractéristique.
L'EH-LS970B, en tant que projecteur tri-LCD, est totalement exempt de ce défaut. La nature même de la technologie LCD, qui contrôle indépendamment et simultanément chaque pixel des trois panneaux, ne génère aucune fuite lumineuse en bordure d'image. La frontière entre l'image utile et le noir environnant est franche, nette et précise jusqu'au dernier pixel.

Par ailleurs, l'EH-LS970B n'applique aucun overscan sur le signal entrant : la totalité de l'information vidéo est affichée pixel pour pixel, sans rogner les bords de l'image.
Colorimétrie :
Nos mesures sont réalisées avec un spectrophotomètre JETI 1501 Hi-Res, instrument de référence affichant une précision spectrale de 2 nm, qui nous sert à établir un profil de correction permettant de réduire les erreurs inhérentes à notre colorimètre Klein K10-A, utilisé ensuite conjointement avec le logiciel Calman Professional. Les sondes sont orientées vers un écran blanc neutre à gain 1, ce qui nous permet de définir précisément les niveaux de luminance réellement produits par le projecteur et de calibrer l'image en fonction de ce que perçoit effectivement le spectateur assis en position de visionnage et non en fonction d'une mesure théorique réalisée en sortie d'optique.
Gamut :
La mesure de couverture du gamut confirme ce que la théorie annonçait et ce que nous évoquions en introduction : l'architecture mono laser bleu à phosphore de l'EH-LS970B impose des limites colorimétriques structurelles que les chiffres illustrent sans ambiguïté. À stimulus 100, l'Epson couvre 79,57 % du DCI-P3 en CIE 1931 xy et 84,48 % en CIE 1976 u'v', espace colorimétrique plus représentatif de la perception visuelle humaine. La couverture du BT.709 est en revanche très satisfaisante avec 93,97 % en xy et 95,62 % en u'v', ce qui garantit une restitution fidèle des contenus SDR et une bonne base pour les contenus HDR10 dans leur grande majorité. En revanche, la couverture du BT.2020 plafonne à 58,28 % en xy et 64,51 % en u'v', un résultat logique compte tenu de la source lumineuse unique. Sur le diagramme CIE 1931, on observe clairement que le primaire vert de l'Epson est en retrait par rapport au triangle DCI-P3, et que le primaire rouge, bien que correct, n'atteint pas les coordonnées les plus saturées permises par une architecture triple laser RGB. C'est le prix à payer pour la compacité et la simplicité du mono laser phosphore : une image propre, sans speckle, mais dont l'espace colorimétrique ne rivalise pas avec les meilleures références triple laser du segment UST.

Modes SDR sortie de boîte :
L'analyse des trois modes image en sortie de boîte révèle des comportements bien distincts. Le mode Standard est clairement le moins précis des trois : la balance RGB accuse une dérive bleue marquée en hautes lumières, les DeltaE sont élevés sur l'ensemble des mesures avec une moyenne de 6,77 sur les saturations et de 6,91 sur le ColorChecker, et la température de couleur est sensiblement trop froide. Sa luminance maximale mesurée à 265,53 cd/m² est légèrement supérieure aux deux autres modes, ce qui peut le rendre utile en environnement lumineux, mais il n'est pas recommandé pour un visionnage exigeant.

Le mode Cinéma représente un progrès notable, avec des DeltaE moyens qui descendent à 3,88 sur les saturations et 4,39 sur le ColorChecker. La balance RGB montre une légère dominante rouge mais reste bien plus maîtrisée que le mode Standard. La compression des hautes lumières sur l'EOTF est néanmoins présente et appelle un ajustement du gamma pour un rendu plus fidèle.

Le mode Naturel est sans conteste le plus précis en sortie de boîte, affichant les meilleurs DeltaE sur les niveaux de gris avec une moyenne de 3,37 et un maximum contenu à 4,74. Les DeltaE sur les saturations et le ColorChecker s'établissent respectivement à 2,89 et 3,95 en moyenne, ce qui place ce mode dans une zone de précision colorimétrique tout à fait respectable. La balance RGB reste raisonnable malgré une légère dominante rouge persistante, et la luminance maximale mesurée à 252,4 cd/m² est cohérente avec la puissance laser réglée à 100 %.

Modes HDR sortie de boîte :
En HDR, les mesures révèlent un comportement commun aux trois modes : la balance RGB affiche une dérive caractéristique en zone de mi-teintes, avec un creux marqué autour de 60 % de stimulus sur les trois canaux avant de remonter en hautes lumières. Ce comportement est la signature du tone mapping appliqué par le projecteur pour adapter la plage dynamique des sources HDR aux capacités lumineuses réelles de la machine, une nécessité sur tout projecteur home cinéma. La qualité de ce tone mapping et son impact sur la balance des couleurs constituent précisément l'un des critères de différenciation entre les projecteurs de cette catégorie.
Les DeltaE sur les saturations sont élevés sur les trois modes, avec des moyennes comprises entre 22,46 et 22,89 en DeltaE 2000 et des maximums dépassant 40. Ces valeurs s'expliquent principalement par le gamut limité du mono laser phosphore, qui ne couvre qu'environ 78 à 78,7 % du DCI-P3 en HDR selon les modes, une contrainte structurelle que nous avons déjà évoquée. Le ColorChecker affiche des résultats plus modérés avec des moyennes autour de 7,5 à 8,6 en DeltaE 2000.
Le mode Cinéma HDR présente la balance RGB la plus instable des trois, avec un creux particulièrement accusé autour de 60 % de stimulus qui descend jusqu'à 80 % de niveau relatif avant de remonter brusquement en hautes lumières. La grayscale affiche une moyenne DeltaE de 6,61 avec un maximum à 13,96. La luminance maximale mesurée est de 250,72 cd/m².

Le mode Standard HDR affiche la luminance maximale la plus élevée à 264,15 cd/m², mais au prix d'une balance RGB moins bien contrôlée, avec une dérive bleue persistante en hautes lumières qui pousse le canal bleu à plus de 110 % de niveau relatif. L'Echelle de gris moyenne DeltaE atteint 8,78, la valeur la plus élevée des trois modes en HDR.

Le mode Naturel HDR propose la balance RGB la plus cohérente des trois, avec des canaux qui suivent un comportement plus homogène et un creux moins brutal en mi-teintes. L'Echelle de gris moyenne DeltaE s'établit à 6,3, meilleure valeur des trois modes en HDR, et la luminance mesurée à 247,53 cd/m² reflète un mode orienté fidélité plutôt que luminosité brute. C'est logiquement le point de départ le plus recommandable pour une utilisation HDR.

Analyse des effets du DTM à partir du mode Naturel HDR :
Le Dynamic Tone Mapping d'Epson propose trois niveaux d'intensité : Bas, Normal et Élevé censés moduler l'adaptation de la plage dynamique des sources HDR en temps réel. Nous avons mesuré l'effet de chacun de ces réglages en partant du mode Naturel HDR, qui constitue notre référence de départ avec une échelle de gris moyenne DeltaE de 6,3 en sortie de boîte.

Le premier enseignement de ces mesures est inattendu : l'activation du DTM, quel que soit le niveau choisi, dégrade légèrement la précision de l'échelle de gris par rapport au mode Naturel HDR sans DTM. La moyenne DeltaE 2000 passe en effet de 6,3 sans gamma adaptatif à 6,84 en réglage Normal, 6,96 en réglage Bas et 7,01 en réglage Élevé. Des écarts modestes mais constants, qui vont à l'encontre de l'effet attendu.

Le deuxième enseignement est tout aussi instructif : les trois niveaux de DTM produisent des résultats pratiquement identiques entre eux. Les luminances maximales convergent toutes autour de 247 à 249 cd/m², les DeltaE moyens sont quasi superposables, et les profils de balance RGB affichent la même signature caractéristique : un creux prononcé autour de 55-60 % de stimulus descendant jusqu'à 75-80 % de niveau relatif avant de remonter en hautes lumières sur les trois réglages sans distinction notable.

Sur mire statique du moins, la conclusion est sans appel : le DTM n'apporte pas de bénéfice mesurable en mode Naturel HDR et introduit même une légère régression par rapport à l'état de base. Les chiffres ne permettent en aucun cas de valider une différenciation claire entre les trois niveaux proposés, et l'utilisateur exigeant aura probablement intérêt à désactiver le DTM en mode Naturel HDR pour préserver la meilleure précision colorimétrique possible.
Contraste et luminosité :
Epson annonce 4 000 lumens et un contraste dynamique de 2 500 000:1 pour l'EH-LS970B. Ces chiffres appellent quelques précisions méthodologiques importantes avant de présenter nos propres relevés.
Comme beaucoup de fabricants, Epson communique ses chiffres de luminosité à partir de mesures effectuées avec des couleurs non calibrées, ce qui favorise mécaniquement des valeurs plus élevées. Mais surtout, ces mesures sont réalisées avec un luxmètre orienté vers l'optique du projecteur, c'est-à-dire comme si le spectateur regardait le projecteur en face plutôt que l'image qu'il projette. Nous ne voyons personnellement aucune utilité à mesurer une puissance lumineuse qu'aucun œil humain ne percevra jamais dans des conditions normales de visionnage. La seule mesure pertinente est celle de la luminance avec la sonde orientée vers l'écran, dans la position du spectateur : c'est la seule qui reflète ce que l'œil reçoit réellement. C'est d'ailleurs ce même principe qui guide le calibrage d'un projecteur : la luminance est adaptée à la taille de l'image pour éviter les problèmes de fatigue visuelle, entre autres, et cette adaptation se fait encore une fois sonde dirigée vers l'écran et non vers le projecteur. On calibre la luminance à l'œil du spectateur, pas à la sortie de l'optique. Nos mesures sont par ailleurs systématiquement effectuées sur un écran blanc neutre à comportement lambertien, qui diffuse la lumière de manière parfaitement uniforme sans l'altérer, garantissant ainsi la cohérence et la reproductibilité de nos résultats. Les méthodes diffèrent donc fondamentalement, et les chiffres ne peuvent pas être comparés directement vous comprendrez ainsi mieux pourquoi les 4 000 lumens annoncés ne sont pas au rendez-vous dans nos relevés.
Pour convertir nos mesures de luminance en lumens sur un écran de 100 pouces de diagonale en 16:9 à gain 1 à comportement lambertien.
Luminosité et contraste modes SDR et HDR :
| Mode | Luminance max (cd/m²) | Luminance min (cd/m²) | Flux lumineux estimé (lm) | Contraste séquentiel |
|---|---|---|---|---|
| Standard SDR | 265,53 | 0,18 | 2 280 | 1 475:1 |
| Cinéma SDR | 252,95 | 0,18 | 2 172 | 1 405:1 |
| Naturel SDR | 252,40 | 0,14 | 2 168 | 1 803:1 |
| Standard HDR | 264,15 | 0,17 | 2 268 | 1 554:1 |
| Cinéma HDR | 250,72 | 0,18 | 2 153 | 1 393:1 |
| Naturel HDR | 247,53 | 0,18 | 2 126 | 1 375:1 |
Contraste dynamique, effet des options Normal et Rapide sur le mode Naturel SDR
| Réglage contraste dynamique | Luminance blanc (cd/m²) | Luminance noir (cd/m²) | Ratio de contraste séquentiel |
|---|---|---|---|
| Normal | 247,17 | 0,06 | 4 031:1 |
| Rapide | 250,58 | 0,05 | 5 333:1 |
Le mode Rapide se montre légèrement plus efficace que le mode Normal pour approfondir le niveau de noir, abaissant la luminance du noir de 0,06 à 0,05 cd/m² et portant ainsi le ratio de contraste séquentiel mesuré de 4 031:1 à 5 333:1. Des valeurs très honorables pour un projecteur tri-LCD, même si elles restent naturellement très éloignées du chiffre de contraste dynamique annoncé par le constructeur, qui s'appuie sur des conditions de relevés sans commune mesure avec une utilisation réelle.
Soyons clairs d'emblée : l'EH-LS970B est un bon projecteur, mais il s'adresse à un profil d'utilisateur bien précis.
Si vous êtes de ceux qui ne supportent pas l'effet arc-en-ciel des projecteurs DLP , ce flash coloré fugace qui apparaît sur les transitions à fort contraste et que certains spectateurs perçoivent de façon particulièrement gênante, l'Epson est fait pour vous. La technologie tri-LCD vous en prémunit totalement et définitivement. De même, si le speckle laser des projecteurs triple laser RGB vous préoccupe, vous serez ici dans un environnement totalement préservé grâce à l'architecture mono laser bleu phosphore dont nous avons détaillé les propriétés spectrales plus haut. Sur ce plan, le village gaulois a de vraies potions magiques que l'empire DLP ne peut pas lui disputer.
Si vous privilégiez les contenus SDR : chaînes de télévision, streaming en qualité standard, Blu-ray HD classiques, l'EH-LS970B brille par la qualité de sa restitution colorimétrique dès la sortie de boîte, notamment en mode Naturel qui affiche des DeltaE tout à fait respectables sans le moindre réglage. L'image est lumineuse, contrastée, agréable, et la gestion du mouvement sur sources 24p est un vrai bonheur grâce aux avantages intrinsèques du tri-LCD sur le judder.
Mais dès lors que l'on bascule vers les contenus HDR, les limites structurelles de l'EH-LS970B se font sentir. L'absence de support Dolby Vision est un manque réel à ce niveau de prix, d'autant que la quasi-totalité de ses concurrents directs l'intègrent désormais et surtout, c'est sans doute le point le plus sensible, l'image 4K manque de mordant. Malgré l'émulation sur deux axes et les options de super résolution AISR et AIPQ, l'EH-LS970B produit une image trop douce pour rivaliser avec la précision chirurgicale d'un Awol Aetherion, d'un Hisense PX3 Pro ou d'un Formovie Theater Premium. Ces concurrents DLP natifs 4K projettent une image d'une netteté et d'un piqué que l'émulation LCD ne parvient tout simplement pas à égaler, quelle que soit la générosité des traitements numériques appliqués.



Notre visionnage de Star Trek Premier Contact et d'Alien Romulus a parfaitement illustré ce constat. Sur les plans larges et les séquences spatiales de Star Trek, la richesse des couleurs et la fluidité du mouvement sont un vrai plaisir, l'Epson excelle dans ces moments. Mais dès que la caméra se resserre sur des détails fins, les textures des costumes Borg, les rivets et les tuyauteries du vaisseau, la douceur de l'image se fait ressentir face à ce que proposent les meilleurs DLP du segment. Alien Romulus, avec ses atmosphères sombres et ses contrastes exigeants, a en revanche mis en évidence la bonne gestion du contraste dynamique de l'Epson et sa capacité à maintenir une image propre dans les scènes nocturnes, sans artefacts ni bruit numérique excessif.


L'EH-LS970B résume à lui seul la situation paradoxale d'Epson sur le marché des projecteurs UST : un constructeur qui progresse à chaque génération, qui maîtrise sa technologie mieux que personne, mais qui court derrière une concurrence DLP qui avance elle aussi, et souvent plus vite.
Les améliorations apportées par rapport aux générations précédentes sont réelles. L'adoption de Google TV est un pas dans la bonne direction, le pixel shift sur deux axes représente un progrès mesurable par rapport à l'axe unique du LS800, et le système audio Bose élève le niveau de confort au quotidien. Mais une interface plus moderne, aussi agréable soit-elle à utiliser, ne fait pas une belle image. Et c'est bien là que le bât blesse : pour rivaliser véritablement avec les meilleurs UST triple laser du marché, l'EH-LS970B aurait besoin d'un gamut plus large, d'une image 4K plus précise et d'un support Dolby Vision que ses concurrents arborent désormais comme un standard.
Pourtant, l'irréductible Gaulois du tri-LCD conserve des armes que nul légionnaire DLP ne peut lui confisquer : l'absence totale d'effet arc-en-ciel, une immunité naturelle au speckle laser, une colorimétrie SDR soignée dès la sortie de boîte et une fluidité sur sources 24p que ses rivaux à micro-miroirs ne peuvent tout simplement pas égaler. Pour une frange significative d'utilisateurs, ces qualités sont non négociables.

Surtout, et c'est peut-être l'argument le plus décisif, Epson est aujourd'hui la seule alternative crédible aux projecteurs DLP sur ce segment. Pour tous ceux qui refusent de faire le jeu de Jules César et de ses cohortes de puces Texas Instruments, l'EH-LS970B n'est pas le meilleur choix possible, c'est tout simplement le seul. Par pragmatisme, nous lui délivrons donc la note de : 4/5.

Like the famous Gaulish village from Asterix that still holds out against the Roman invader, Epson and its 3-panel LCD technology stand as the last of the indomitable resisters against DLP's Julius Caesar and his legions of triple-laser projectors. While the bulk of the competition in the UST segment : Xgimi, Awol, Formovie and the like has long since pitched its tent in the DLP camp, Epson continues to carve its menhirs its own way, firmly convinced that its magic potion is the LCD panel. And it has to be said that Osaka's druid is not short on recipes the EH-LS970B being the latest proof of that.

This mono-laser ultra short throw projector takes aim at a fiercely contested segment: large screen sizes delivered by a unit sitting on a piece of furniture or right at the foot of a wall, with no need to worry about throw distance. In this arena, DLP gladiators are plentiful and well-armed. Yet Epson holds one advantage that its colour-wheel rivals simply cannot take away: LCD technology remains to this day the only one capable of producing an image completely free of the rainbow effect that persistent flaw inherent to single-chip DLP projectors that continues to ruin the experience for users sensitive to it. And UST projectors, almost without exception, fall squarely into that category.
So does the indomitable Gaul truly hold its own against the DLP empire on this battlefield? That is exactly what we are going to find out in this review, backed by measurements and real-world images, with the thoroughness and exacting standards you have come to expect from Mondoprojos.

The EH-LS970B is an ultra short throw projector built around a mono-laser tri-LCD architecture. Behind that somewhat technical name lie two fundamental principles worth explaining. Tri-LCD technology means that the image is constructed simultaneously by three separate LCD panels, one for each primary colour — red, green and blue — before being optically recombined into a single image. Unlike single-chip DLP projectors, which cycle through colours sequentially via a colour wheel, all three channels coexist permanently, which by design eliminates any risk of the rainbow effect. The term "mono laser" refers to the light source: a single laser module, as opposed to triple-laser architectures that incorporate three separate sources, one per primary colour. This distinction is far from trivial, and we will return to it.
The native resolution of the panel is 1080p, but the EH-LS970B does not stop there. Epson has equipped this model with its pixel-shift technology operating on two axes — a significant step forward compared to previous generations, which only worked on a single axis. In practice, each frame is projected four times with a physical micro-shift of the panel in both the horizontal and vertical directions, creating a 4K emulation that multiplies the perceived pixel density on screen. The result is not native 4K in the strictest sense, but the improvement in sharpness and detail is real and noticeable.
With a throw ratio of 0.16:1, the EH-LS970B belongs to the most aggressive ultra short throw category on the market. According to official Epson data, the unit only needs to be placed 35 cm from the wall or screen to produce a 100-inch diagonal image. In practice, the unit simply sits on a piece of furniture, right at the foot of the projection surface.
In terms of connectivity and features, Epson has chosen to integrate the Google TV interface, bringing the EH-LS970B in line with the standards set by its Chinese rivals such as Awol and Formovie. Native access to the major streaming platforms — Netflix, Disney+, Prime Video and others — is therefore built in, with no need for an external source. However, where some competitors proudly advertise Dolby Vision compatibility, Epson limits itself to HDR10 and HLG support. A shortcoming that will be felt on content optimised for the Dolby format, even if HDR10 remains the most widespread standard across physical media and streaming platforms.
Another notable point of differentiation: Epson has entrusted the audio section to Bose, distancing itself from Yamaha, which equipped some of its previous models. The integrated system promises above-average sound reproduction for a projector, though at this price point, a dedicated audio setup remains the obvious recommendation.
On the gaming side, the EH-LS970B has plenty to offer. It features ALLM — Auto Low Latency Mode — an HDMI standard that allows the projector to automatically detect the presence of a compatible console and switch without any user input to a low-latency mode optimised for gaming. Even more impressive, the EH-LS970B accepts 4K 120Hz input signals, allowing PS5 and Xbox Series X owners to fully exploit the potential of their console on a large projection surface.
Finally, there is the question of the mono-laser light source, which implies a colour gamut that is structurally narrower than that of triple-laser architectures, which drive each primary independently to cover wider colour spaces such as DCI-P3. This is arguably the EH-LS970B's main handicap against its rivals on this specific point, and our measurements will allow us to quantify the gap.
Already available for purchase at €3,390, the EH-LS970B positions itself as a premium contender in the UST segment — a price that reflects both the ambition of the product and the relative rarity of LCD technology in this category.
The EH-LS970B is an imposing machine. Measuring 695 x 341 x 156 mm (Width x Depth x Height) and tipping the scales at 12.4 kg, it makes no attempt at discretion, and you will need a solid, sufficiently deep piece of furniture to accommodate it properly. Available in two colours — white or black — it was the black version that we had in our hands for this review. Aesthetically, it is hard not to draw a parallel with the LS800 we tested previously: the two units share an obvious family resemblance, with that same squat, substantial design that immediately betrays the machine's serious home cinema ambitions.

The layout of the connections deserves a closer look. On an ultra short throw projector with a 0.16:1 ratio, the front face of the unit — the one pointing towards the screen — ends up just a few centimetres from the wall or projection surface. Epson has therefore had the good sense to group all the ports on one side of the unit, a decision that is as much a matter of common sense as necessity: placing the connections on the front face would have made any cabling exercise virtually impossible without moving the projector entirely. A cover protects this connectivity panel, keeping things looking tidy once the cables are tucked away.

The connectivity offering is a serious one: two HDMI ports (HDCP 2.3), one of which supports ARC/eARC for driving a soundbar or amplifier without an additional cable, two USB 2.0 Type-A ports, one USB 2.0 Type-B port reserved for servicing, an optical digital audio output (S/PDIF), a headphone output, and on the wireless side, Wi-Fi 6E and Bluetooth 5.2 round out a generous feature set. It is also worth noting that the manual focus adjustment wheel is located on this same side panel, close to the ports, ensuring easy access without having to walk around the unit.

And since we are on the subject of focus, let us address head-on the one genuine criticism that can be levelled at this aspect of the design: at €3,399, the EH-LS970B offers nothing more than a fully manual focus adjustment. The wheel is there, it works, but when virtually every DLP competitor at this price point offers motorised focus as standard, one cannot help but find this particular choice on Epson's part a little ungenerous.

Finally, the supplied remote control operates via Bluetooth, and in our view this is the best possible choice for controlling a UST projector. Gone is the arm-waving required to hit an infrared receiver hidden behind a piece of furniture or on the opposite side of the room: the remote responds in any direction, from any angle, with no line of sight required. A level of everyday comfort that should be standard on every living room projector — and one that Epson has had the wisdom to adopt here.
For its operating system, Epson has taken the plunge and adopted Google TV on the EH-LS970B, leaving behind the Android TV platform that equipped its predecessor, the LS800. A welcome alignment with the standards set by its DLP competitors, and a move that had become necessary to stay in the race against Chinese projectors that had already embraced this platform several generations ago.

The interface aggregates content from all installed streaming platforms — Netflix, Disney+, Prime Video, YouTube and many more — into a single intelligent home screen, with recommendations tailored to the user's viewing habits. Gone are the days of jumping between apps: the entire available catalogue is presented in a coherent, unified way regardless of its origin. Access to third-party applications, profile management, and control of connected devices via Google Home all work smoothly and intuitively, with Google Assistant handling voice interactions.

On the picture settings side, the EH-LS970B features a projector menu accessible via the Settings button on the remote, which integrates neatly alongside the Google TV interface. It offers three preset SDR picture modes: Standard, Cinema and Natural. Additional processing options are available, including digital noise reduction, scene adaptive processing, local contrast control and frame interpolation.

Two AI-powered functions are also on board: AISR (AI Super Resolution) and AIPQ (AI Picture Quality). AISR noticeably improves the perceived resolution of HD content through artificial intelligence processing, while AIPQ optimises overall image quality in real time by analysing content on a scene-by-scene basis.

The EH-LS970B also offers fine-grained control over laser output power, adjustable from 30% to 100%, allowing the image brightness to be adapted to the viewing environment and personal preference — a fully darkened room will not call for the same setting as a living room flooded with natural light. Dynamic contrast, a well-established feature among Epson projector users, is offered here in two modes: Normal and Fast, the latter reacting more swiftly to variations in brightness between scenes to deliver deeper blacks in dark sequences.
For gamers, a dedicated Game mode is available, meaningfully reducing input lag for improved responsiveness during gaming sessions — best used alongside the ALLM function, which automatically switches to this mode as soon as a compatible console is detected.
For users wishing to push calibration further, the EH-LS970B offers gamma adjustment with several presets and a customisable curve, along with two-point white balance control with gain and offset adjustments per RGB channel. A full Colour Management System (CMS) allows independent adjustment of the hue, saturation and brightness of each of the six primary and secondary colours (RGBCMY).

Finally, the EH-LS970B is compatible with the Epson Projection Studio and Epson Projector Update applications.
Operating Noise and Built-in Sound System Quality :
To evaluate the operating noise of the EH-LS970B under the best possible conditions, we began by measuring the residual noise level of our testing room with the projector switched off: 33.8 dB. An already relatively high floor that reflects the real-world conditions of an ordinary domestic environment. Once the EH-LS970B was powered on and the laser output pushed to 100%, our sound level meter read 36.2 dB. The gap may seem modest on paper, but in a quiet room late in the evening, that mechanical hum becomes noticeable and can end up irritating viewers who are particularly sensitive to background noise. The situation improves meaningfully when laser power is brought down to 50%, where the reading drops to 35.1 dB — significantly more acceptable for extended viewing sessions and a solid compromise between brightness and acoustic discretion.



The Bose-tuned sound system, for its part, acquits itself with distinction. The reproduction is pleasant and well-balanced, with a midrange presence that serves voices and dialogue well, and a bass handling that pleasantly surprises for a living room projector. If one were to nitpick, a slight lack of overall dynamic range in the most spectacular passages could be noted — explosions and orchestral scores could have done with a touch more impact — but in all honesty, we are splitting hairs here. For everyday use without a dedicated audio setup, the Bose system clearly delivers the goods and represents a genuine step up from the Yamaha system found in the LS800.
Power Consumption :
Connected to our power meter, the EH-LS970B draws 268.6W when the laser output is pushed to its maximum, and 114.4W at 50% laser power. Figures that deserve to be put into perspective against the competition. Compared to the triple-laser projectors from Hisense or Awol, the Epson draws slightly more power. On the other hand, it proves more frugal than the Formovie Theater Premium, whose consumption comfortably exceeds 300W under normal operating conditions. An overall respectable result for a projector in this category, especially given that the ability to drop down to 50% laser power allows the electricity bill to be almost halved.


Sharpness and Definition :
Let us be direct: despite its dual-axis 4K emulation, the EH-LS970B does not rival the precision of a DLP projector equipped with a 0.47-inch chip. And to understand why, one needs to go back to the fundamentals of tri-LCD technology.

In a DLP projector, light is reflected by micro-mirrors whose size and density directly define the precision of the image. A 0.47-inch DLP chip in native 4K resolution (3840 x 2160) projects its pixels with surgical sharpness, each point being physically defined by an independent micro-mirror. In a tri-LCD projector, by contrast, light passes through three liquid crystal panels before being optically recombined. This recombination, however carefully executed, introduces a slight optical diffusion that imperceptibly softens the definition of the final pixel. The edges of each pixel are slightly less sharp, the local contrast between adjacent pixels slightly less pronounced — resulting in an image that is overall a touch less incisive than that of a DLP displaying the same resolution.

The dual-axis 4K emulation, while representing a genuine improvement over the previous single-axis generation, runs into its own limitations. The 4K test pattern tells the story plainly: for a 4K emulation to be considered convincing, vertical and horizontal lines must appear clearly separated by a fine white gap between each pixel. On the EH-LS970B, these gaps are not perfectly rendered — the lines tend to merge slightly, betraying the inherent limitations of this pixel-shifting mechanism when measured against true native 4K.
Motion Handling
This is where tri-LCD technology reveals one of its most underappreciated yet most valuable strengths. To understand why, we need to look at how each technology constructs the image.
A single-chip DLP projector, however capable, suffers from a structural flaw on 24p sources: judder. This phenomenon manifests as a subtle jerkiness on certain camera movements, particularly slow pans, and stems from the way the DMD chip sequences colour display via its colour wheel. The wheel spins at a fixed speed, and the synchronisation between that rotation and the 24 frames-per-second cadence generates irregularities in motion reproduction that the trained eye perceives as a slight instability.
The EH-LS970B, as a tri-LCD projector, is completely immune to this problem. Since all three colour channels are displayed simultaneously and continuously — with no colour wheel anywhere in the optical chain — motion reproduction on 24p sources is naturally smoother and more stable. Pans are gentler, slow-moving night scenes far less prone to stuttering. And while the EH-LS970B does offer several levels of frame interpolation to smooth motion further, the plain truth is that it simply does not need them on 24p cinema sources: the fluidity is already there, native and effortless.
Input Lag :
Input lag — or display latency — refers to the delay between the moment information is sent by the source (a console, a PC) and the moment it actually appears on screen. When watching a film or a series, this delay is completely imperceptible and inconsequential. In a video game, however, every millisecond counts: high input lag translates into a perceptible disconnect between the player's action and the on-screen response, making the experience uncomfortable or even unplayable in the most reactive titles.

Outside of Game mode, the EH-LS970B registers a measured input lag of 122.9ms on a UHD 60Hz source — a figure that is clearly a dealbreaker for any serious gaming use. But as soon as the dedicated Game mode is activated, the picture changes entirely: latency drops to 29.3ms, placing the Epson in a perfectly acceptable range for the vast majority of games, with the exception of competitive fighting or first-person shooter titles where sub-20ms is the target. A respectable result, made all the more convenient by the ALLM function, which automatically switches to Game mode as soon as a compatible console is detected, with no manual input required from the user.

Laser Speckle :
Laser speckle is an optical phenomenon that manifests as a parasitic visual grain on the projected image, resembling a fine noise texture superimposed over uniform colour areas. It is caused by the coherent nature of laser light: unlike a lamp or an LED, a laser emits light in which all waves are perfectly in phase. When this coherent light reflects off a projection surface whose texture — even at a microscopic level — is not perfectly smooth, interference between the reflected waves creates that characteristic grainy pattern. On large surfaces and uniform areas such as a blue sky or a white expanse, speckle can become visible to the naked eye and detract from the perceived image quality.


The EH-LS970B, as a blue phosphor mono-laser projector, is naturally exempt from this phenomenon. And the spectral power distribution measurement we carried out illustrates this perfectly. It shows the characteristic signature of a blue-phosphor laser architecture: a narrow, highly intense peak centred around 460nm, corresponding to the blue laser emission, followed by a broad continuous hump stretching from 490nm to approximately 680nm, produced by the conversion of the blue laser by the phosphor, which generates green and red through fluorescence. It is precisely this phosphor conversion that breaks the temporal coherence of the light and eliminates speckle: the green and red components of the image are no longer produced by coherent laser light but by a broad-spectrum fluorescence emission, far less prone to generating interference. Only the blue component retains the coherence of a true laser, but its relative level in the final image is sufficiently diluted for speckle to be imperceptible in practice. The result is a clean image, free of any parasitic grain, even on the largest screen sizes and the most revealing uniform areas.
Overscan and Grey Border Around the Active Image :
Here is a tri-LCD advantage that rarely gets mentioned but is well worth highlighting. On DLP projectors, and UST models in particular, the active image is systematically surrounded by a thin grey border running along the entire periphery of the projected content. This residual halo is a direct consequence of DMD technology: the micro-mirrors located at the edges of the chip, when inactive, do not switch to a position of absolute black but instead remain in an intermediate state that reflects a small amount of residual light. This peripheral light leakage translates on screen into that characteristic grey border.
The EH-LS970B, as a tri-LCD projector, is completely free of this flaw. The very nature of LCD technology, which independently and simultaneously controls every pixel across all three panels, generates no light leakage at the edges of the image. The boundary between the active image and the surrounding black is clean, sharp and precise right down to the last pixel.

Furthermore, the EH-LS970B applies no overscan to the incoming signal: the entirety of the video information is displayed pixel for pixel, with no cropping at the edges of the image.
Colour Accuracy :
Our measurements are carried out using a JETI 1501 Hi-Res spectrophotometer, a reference instrument with a spectral accuracy of 2nm, which we use to build a correction profile that reduces the inherent errors of our Klein K10-A colorimeter, subsequently used in conjunction with Calman Professional software. The probes are aimed at a neutral white screen with a gain of 1, allowing us to precisely determine the luminance levels actually produced by the projector and to assess the image as perceived by the viewer seated in their watching position — rather than from a theoretical measurement taken directly at the lens.
Gamut :
The gamut coverage measurement confirms what theory predicted and what we raised in the introduction: the blue phosphor mono-laser architecture of the EH-LS970B imposes structural colour limitations that the figures illustrate without ambiguity. At stimulus 100, the Epson covers 79.57% of DCI-P3 in CIE 1931 xy and 84.48% in CIE 1976 u'v', the latter being a more representative colour space in terms of human visual perception. BT.709 coverage is, by contrast, very satisfying at 93.97% in xy and 95.62% in u'v', guaranteeing accurate reproduction of SDR content and a solid foundation for the vast majority of HDR10 material. BT.2020 coverage, on the other hand, tops out at 58.28% in xy and 64.51% in u'v' — a logical outcome given the single light source. On the CIE 1931 diagram, the Epson's green primary is clearly short of the DCI-P3 triangle, and while the red primary is acceptable, it does not reach the most saturated coordinates achievable with an RGB triple-laser architecture. That is the price of the blue phosphor mono-laser's compactness and simplicity: a clean image free of speckle, but with a colour gamut that cannot match the best triple-laser references in the UST segment.

SDR Modes Out of the Box :
Analysis of the three picture modes out of the box reveals markedly different behaviour. The Standard mode is clearly the least accurate of the three: the RGB balance shows a pronounced blue shift in the highlights, DeltaE figures are high across all measurements with an average of 6.77 on saturations and 6.91 on the ColorChecker, and the colour temperature runs noticeably too cool. Its maximum measured luminance of 265.53 cd/m² is slightly higher than the other two modes, which may make it useful in brighter environments, but it is not recommended for demanding viewing.

Cinema mode represents a meaningful step forward, with average DeltaE figures dropping to 3.88 on saturations and 4.39 on the ColorChecker. The RGB balance shows a slight red cast but remains far better controlled than Standard mode. Highlight compression on the EOTF is nonetheless present and calls for a gamma adjustment to achieve a more faithful rendering.

Natural mode is unquestionably the most accurate out of the box, delivering the best DeltaE figures on the greyscale with an average of 3.37 and a maximum kept to 4.74. Saturation and ColorChecker DeltaE averages come in at 2.89 and 3.95 respectively, placing this mode in a very respectable zone of colour accuracy. The RGB balance remains reasonable despite a persistent slight red cast, and the maximum measured luminance of 252.4 cd/m² is consistent with the laser output set to 100%.

HDR Modes Out of the Box :
In HDR, measurements reveal a behaviour common to all three modes: the RGB balance displays a characteristic shift in the mid-tones, with a pronounced dip around 60% stimulus across all three channels before recovering in the highlights. This behaviour is the signature of the tone mapping applied by the projector to adapt the dynamic range of HDR sources to the machine's actual luminance capabilities — an unavoidable necessity on any home cinema projector. The quality of this tone mapping and its impact on colour balance are precisely one of the key differentiating criteria between projectors in this category.
DeltaE figures on saturations are high across all three modes, with averages ranging from 22.46 to 22.89 in DeltaE 2000 and maximums exceeding 40. These values are primarily explained by the limited gamut of the blue phosphor mono-laser, which covers only around 78 to 78.7% of DCI-P3 in HDR depending on the mode — a structural constraint we have already discussed. The ColorChecker returns more moderate results, with averages in the region of 7.5 to 8.6 in DeltaE 2000.
Cinema HDR mode presents the most unstable RGB balance of the three, with a particularly pronounced dip around 60% stimulus dropping to 80% relative level before rising sharply in the highlights. The greyscale averages a DeltaE of 6.61 with a maximum of 13.96. Maximum measured luminance is 250.72 cd/m².

Standard HDR mode delivers the highest maximum luminance at 264.15 cd/m², but at the cost of a less well-controlled RGB balance, with a persistent blue shift in the highlights pushing the blue channel above 110% relative level. The average greyscale DeltaE reaches 8.78, the highest figure of the three HDR modes.

Natural HDR mode offers the most coherent RGB balance of the three, with channels that follow a more homogeneous pattern and a less abrupt dip in the mid-tones. The average greyscale DeltaE comes in at 6.3, the best result of the three HDR modes, and the measured luminance of 247.53 cd/m² reflects a mode oriented towards accuracy rather than raw brightness. It is logically the most recommended starting point for HDR viewing.

Analysis of DTM Effects in Natural HDR Mode :
Epson's Dynamic Tone Mapping offers three intensity levels — Low, Normal and High — intended to modulate the adaptation of HDR source dynamic range in real time. We measured the effect of each of these settings starting from Natural HDR mode, which serves as our baseline reference with an average greyscale DeltaE of 6.3 out of the box.
The first finding from these measurements is unexpected: activating DTM, regardless of the level chosen, slightly degrades greyscale accuracy compared to Natural HDR mode without DTM. The average DeltaE 2000 rises from 6.3 without adaptive gamma to 6.84 on the Normal setting, 6.96 on Low and 7.01 on High — modest but consistent differences that run counter to the expected outcome.



The second finding is equally telling: all three DTM levels produce virtually identical results. Maximum luminance values converge around 247 to 249 cd/m² across the board, average DeltaE figures are almost superimposable, and the RGB balance profiles share the same characteristic signature — a pronounced dip around 55–60% stimulus dropping to 75–80% relative level before recovering in the highlights — across all three settings with no meaningful distinction between them.
On a static test pattern at least, the conclusion is unambiguous: DTM brings no measurable benefit in Natural HDR mode and in fact introduces a slight regression compared to the baseline. The figures in no way support a clear differentiation between the three levels on offer, and the discerning user would likely be better served by disabling DTM in Natural HDR mode in order to preserve the best possible colour accuracy.
Contrast and Brightness :
Epson rates the EH-LS970B at 4,000 lumens and a dynamic contrast ratio of 2,500,000:1. These figures warrant some important methodological clarification before presenting our own measurements.
Like many manufacturers, Epson communicates its brightness figures from measurements taken with uncalibrated colours, which mechanically favours higher values. More critically, these measurements are taken with a lux meter pointed directly at the projector's lens — in other words, as if the viewer were looking straight at the projector rather than at the image it projects. We personally see no value in measuring a light output that no human eye will ever perceive under normal viewing conditions. The only relevant measurement is luminance with the probe aimed at the screen, from the viewer's position: that is the only reading that reflects what the eye actually receives. This same principle guides the calibration of a projector: luminance is adapted to the size of the image to avoid visual fatigue, among other things, and that adaptation is once again carried out with the probe aimed at the screen, not at the projector. Luminance is calibrated to the viewer's eye, not at the lens output. Our measurements are furthermore systematically taken on a neutral white screen with Lambertian behaviour, which diffuses light in a perfectly uniform manner without altering it, ensuring the consistency and reproducibility of our results. The two methodologies are therefore fundamentally different, and the figures cannot be directly compared — which will help explain why the advertised 4,000 lumens are not reflected in our readings.
To convert our luminance measurements into lumens on a 100-inch diagonal 16:9 screen with a gain of 1 and Lambertian behaviour, the usable surface area is 2.738 m².
Brightness and Contrast — SDR and HDR Modes :
| Mode | Max Luminance (cd/m²) | Min Luminance (cd/m²) | Estimated Flux (lm) | Sequential Contrast |
|---|---|---|---|---|
| Standard SDR | 265.53 | 0.18 | 2,280 | 1,475:1 |
| Cinema SDR | 252.95 | 0.18 | 2,172 | 1,405:1 |
| Natural SDR | 252.40 | 0.14 | 2,168 | 1,803:1 |
| Standard HDR | 264.15 | 0.17 | 2,268 | 1,554:1 |
| Cinema HDR | 250.72 | 0.18 | 2,153 | 1,393:1 |
| Natural HDR | 247.53 | 0.18 | 2,126 | 1,375:1 |
Dynamic Contrast — Effect of Normal and Fast Settings on Natural SDR Mode
| Dynamic Contrast Setting | White Luminance (cd/m²) | Black Luminance (cd/m²) | Sequential Contrast Ratio |
|---|---|---|---|
| Normal | 247.17 | 0.06 | 4,031:1 |
| Fast | 250.58 | 0.05 | 5,333:1 |
The Fast mode proves slightly more effective than Normal at deepening black levels, lowering black luminance from 0.06 to 0.05 cd/m² and lifting the measured sequential contrast ratio from 4,031:1 to 5,333:1. Very respectable figures for a tri-LCD projector, even if they naturally fall well short of the dynamic contrast figure advertised by the manufacturer, which is based on measurement conditions that bear no relation to real-world use.
Let us be clear from the outset: the EH-LS970B is a good projector, but it is aimed at a very specific type of user.
If you are among those who cannot tolerate the rainbow effect of DLP projectors — that fleeting colour flash that appears on high-contrast transitions and that some viewers find particularly distracting — the Epson is made for you. Tri-LCD technology protects you from it completely and permanently. Equally, if the laser speckle of RGB triple-laser projectors concerns you, you will be in a completely safe environment here, thanks to the blue phosphor mono-laser architecture whose spectral properties we detailed earlier. On this front, the Gaulish village has genuine magic potions that the DLP empire simply cannot take away from it.
If you favour SDR content television channels, standard-quality streaming, classic HD Blu-rays — the EH-LS970B shines through the quality of its colour reproduction straight out of the box, particularly in Natural mode, which delivers very respectable DeltaE figures without any adjustment whatsoever. The image is bright, contrasty and pleasant, and motion handling on 24p sources is a genuine pleasure thanks to the inherent advantages of tri-LCD over judder.
But as soon as you switch to HDR content, the structural limitations of the EH-LS970B begin to make themselves felt. The absence of Dolby Vision support is a real shortcoming at this price point, especially since virtually all of its direct competitors now include it. And above all — this is arguably the most sensitive point — the 4K image lacks bite. Despite the dual-axis emulation and the AISR and AIPQ super-resolution options, the EH-LS970B produces an image that is too soft to rival the surgical precision of an Awol Aetherion, a Hisense PX3 Pro or a Formovie Theater Premium. These native 4K DLP competitors project an image with a sharpness and definition that LCD emulation simply cannot match, regardless of how generous the digital processing applied upstream.



Our viewing sessions with Star Trek First Contact and Alien Romulus illustrated this perfectly. On the wide shots and space sequences of Star Trek, the richness of the colours and the fluidity of the motion are a genuine pleasure the Epson excels in these moments. But as soon as the camera tightens on fine detail — the textures of the Borg costumes, the rivets and pipework of the ship — the softness of the image becomes apparent when compared to what the best DLP projectors in the segment can offer. Alien Romulus, with its dark atmospheres and demanding contrast, on the other hand highlighted the Epson's solid dynamic contrast management and its ability to maintain a clean image in dark scenes, free of artefacts and excessive digital noise.


The EH-LS970B encapsulates on its own the paradoxical situation Epson finds itself in on the UST projector market: a manufacturer that improves with every generation, that masters its technology better than anyone, but that is chasing a DLP competition that is also moving forward — and often faster.
The improvements over previous generations are genuine. The adoption of Google TV is a step in the right direction, the dual-axis pixel shift represents a measurable step forward over the single-axis system of the LS800, and the Bose audio system raises the bar for everyday comfort. But a more modern interface, however pleasant to use, does not make for a beautiful image. And that is precisely where the shoe pinches: to truly compete with the best triple-laser UST projectors on the market, the EH-LS970B would need a wider colour gamut, a sharper 4K image and Dolby Vision support that its competitors now offer as standard.
And yet, the indomitable Gaul of tri-LCD retains weapons that no DLP legionary can take from it: the complete absence of the rainbow effect, natural immunity to laser speckle, carefully rendered SDR colour accuracy straight out of the box, and motion handling on 24p sources that its micro-mirror rivals simply cannot match. For a significant proportion of users, these qualities are non-negotiable.
Above all — and this may be the most decisive argument of all — Epson is today the only credible alternative to DLP projectors in this segment. For all those who refuse to play into the hands of Julius Caesar and his cohorts of Texas Instruments chips, the EH-LS970B is not the best choice available — it is quite simply the only one. On pragmatic grounds, we therefore award it a score of: 4/5.

8 Commentaire(s)
« un constructeur qui progresse à chaque génération, qui maîtrise sa technologie mieux que personne, mais qui court derrière une concurrence DLP qui avance elle aussi, et souvent plus vite. »
C’est bien là le problème, et sans doute pour toutes les marques historiques qui ont du mal à se remettre en question vis à vis de la pression qui par ailleurs avance à grands pas. Même pas le DCI/P3 actuellement ( pourquoi pas un filtre couleur permanent et une augmentation de la puissance laser pour compenser la luminosité ), mais au moins le DCI/P3 pour le HDR. Et cette optimisation sonore, elle arrive quand ? Pleins de choses en fait, qui avec le temps deviennent préjudiciables au moment de l’achat.
En effet et comme à ce rythme là on va finir par ne presque plus avoir d’AEC voire même des tri-DLP dans quelques années, le réveil va être difficile.
Bonjour Gregory,
Je tenais à vous remercier pour le test du projecteur Epson. Je suis malheureusement sensible aux effets arc en ciel et pour moi ce projecteur apparaît comme ma planche de salut. D’autant que ma collection de films est en majorité Blu ray et que j’achète de moins en moins de 4K Blu Ray. Mon lecteur est un Oppo UDP-205 qui ne dispose plus de mise à jour et il est impossible de lire certains Blu Ray 4k désormais (dernières nouveautés). Il fonctionne toujours merveilleusement bien et je ne veux pas m’en séparer. Donc si j’ai bien compris en SDR , ce projecteur est un bon compromis (et avec la remise actuelle de 500 € sur son prix, c’est intéressant) ! Par contre mon seul problème, c’est le placement de mon enceinte centrale (gros bébé). J’ai beau cherché, je ne trouve pas de schéma concernant la position du projecteur par rapport à l’écran pour savoir si il est possible d’intercaler mon enceinte ! Peut être que quelqu’un a une solution? Encore un grand merci pour ce test qui pour moi est une excellente surprise.
Bien à vous!
J’aurai dis les irréductible nippon pour ma part, je ne comprend pas qu’un acteur comme Epson soit autant à la traîne sur le dolby vision.
Oui mais le thème de l’analogie c’est le village gaulois qui résiste à l’envahisseur romain 😇.
Bonjour et merci pour ce nouveau test détaillé. Par contre ce projecteur est classé dans la catégorie 4k native sur le site son-vidéo et d’autre sites évoquent également de la 4k native pour ce modèle. Qu’en est-il svp ?
Bonsoir, la réponse est dans mon test. Ce n’est pas de la 4K native.
Merci pour cette confirmation, je trouvais bizarre de voir de la 4k native dans cette gamme de prix.