Test XGIMI HALO+ : l’avis de Grégory.

Dans la famille XGIMI, je demande le Halo+ ! C’est donc après le passage du Monsieur Plus de Bahlsen (pour les plus jeunes, une petite recherche Google s’impose) que le nom du DLP LED nomade du constructeur c’est rallongé d’un suffixe qui marque sa différence par rapport au Halo initial (en test sur ce blog). Au-delà de cette extension d’appellation, nous allons examiner ensemble les éléments qui différencient ces deux projecteurs compacts.

L'HALO+ est officiellement commercialisé en France depuis le 7 avril 2022 au tarif de 849€.

Il est également disponible chez notre partenaire Banggood au tarif de 734€ TTC depuis un entrepôt européen (CZ) avec le coupon de réduction BGSAMFOA (cliquez sur le lien affilié ici).

De quoi s’agit-il ?

Les deux petites tours verticales grises que sont les modèles HALO et maintenant HALO+ de XGIMI sont conçues comme des solutions audiovisuelles complètes et qui peuvent être utilisées indépendamment de tout amplificateur externe ainsi que du secteur grâce à leur batterie intégrée.

Elles sont pourvues de lecteur médias, d’un magasin d’applications, du Wifi et du Bluetooth, ce qui leur permet avec l’aide d’un système sonore Harman-Kardon de 2×5W placé dans leurs entrailles de diffuser directement vos programmes de streaming issus par exemple d’Amazon Prime Video, de Disney+ (Netflix n’est pas encore supporté nativement) ou de lire vos fichiers médias présents sur réseau ou disque dur.

Le format compact et le petit poids de l’engin (1,6 kg) permettent de le glisser dans un sac de voyage (il faut quand même embarquer son cordon et son transformateur pour pouvoir le recharger) et de jouir de séances de projection sur son lieu de vacances ou de stage. Il suffit pour cela de trouver au minimum un mur blanc en situation de pénombre.

Test XGIMI HALO+
Taille du bloc d'alimentation HALO+

La majorité des projecteurs XGIMI utilise une source lumineuse triple LED (RVB) avec une luminosité maximale de 900 lumens et une durée de vie de 30 000 heures. Il s’agit là de la première différence entre le Halo et la version + puisque celle initiale était annoncée avec une puissance de 800 lumens.

La batterie est similaire entre les deux versions, en l'occurrence un accumulateur de 17100 mAh prévu pour une autonomie de 2 heures. La puce DMD qui équipe les deux exemplaires est également identique. Il s’agit d’un modèle Pico de 0,33 pouce d’une résolution native de 1368×768 pixels mettant en œuvre le traitement XPR en affichant à très haute vitesse, mais de manière décalée, tous les éléments d’une image Full HD.

Son rapport de projection est de 1.2:1 et il dispose d’un bloc optique entièrement motorisé avec gestion automatique du focus. Le projecteur est compatible 4K HDR-10 par mise à l’échelle descendante et il gère les signaux 3D grâce à des lunettes DLP-Link (à acquérir en option). Son traitement vidéo comprend un mode d’interpolation d’images MEMC destiné à éliminer toute trace de judder, et ça c’est une alléchante nouveauté par rapport au Halo initial qui en était dépourvu. Pour les Gamers, un mode faible latence est censé réduire le lag à une valeur de 26 ms.

Grâce à ses haut-parleurs et à sa comptabilité Bluetooth 5.0, il peut servir d’enceinte externe et être connecté à votre téléphone portable ou à votre tablette. Basé sur un OS Androïd 10, il est également compatible Miracast, AirPlay, DLNA et 3D. Vous bénéficiez en prime d’une gestion électrique et automatisée du focus de l’image !

Test XGIMI HALO+
Connectique HALO+

Le bloc optique est abrité derrière un verre frontal. Avec son rapport de projection de 1:2:1 un recul de 3 mètres donne une base d’image de 2m50. Le projecteur ne dispose pas de zoom mécanique, uniquement électronique. La correction de trapèze est particulièrement élaborée. Ainsi, en cas de débordement de l’image à l’extérieur de l’écran, une option automatisée va en réduire la taille au bon format. Idem s’il y a un obstacle dans le champ (pot de fleur ou prise de courant), l’image sera réduite pour faire disparaître l’intrus (évitement d’obstacle).

Sous la coque vous trouverez un pas de vis pour fixer le projeteur sur un support ad-hoc tel un trépied ou une pince à rotule genre MM2, bref de quoi accrocher l'engin à votre guise. C’est une solution que je recommande car en l’absence de Lens-shift elle facilite la vie de l’utilisateur en offrant une plus grande latitude dans le positionnement de l’appareil. Le projecteur dispose également d'une petite cale rétractable située au même endroit que le pas de vis.

La télécommande est compatible avec une gouverne à la voix. De couleur blanche, elle vient se synchroniser en Bluetooth au projecteur et fonctionne sur piles.

Menus

L’interface du l’Halo+ est basée sur un OS Androïd 10.0. Le menu d’accueil comporte les vignettes classiques à cette configuration et après avoir enregistré votre compte Google vous pouvez ajouter des applications.

Un lecteur médias est préinstallé et par le biais d’un branchement avec un disque dur ou une clé USB il prend en charge la majorité des fichiers audio et vidéo disponibles.

Pour les réglages images, il faut sélectionner la roue crantée présente sur la télécommande. Vous aurez ainsi accès aux valeurs configurées en usine. Elles sont listées de la manière suivante : « Film, Football, Pêche aux petits canards, Bureau, Jeu et Personnalisé ».

Les modes film et personnalisé permettent d’avoir des options de réglages absents des autres modes, comme la gestion du contraste dynamique (faible, moyen et fort). Le HDR peut être désactivé ou fonctionner de manière automatique. L’interpolation d’images (MEMC) est présente avec 3 paliers de fonctionnement « faible, moyen et fort ».

La gestion personnalisée de l’image permet de régler le contraste, la luminosité, la netteté, la saturation, ou encore la température de couleurs à l’aide de réglages RVB distincts mais de manière globale et non avec une séparation Gain et Bias.

Verdict technique

Bruit de fonctionnement et qualité du système sonore intégré :

Avec ses 36,4 dB mesurés à 50 cm de séparation entre l’appareil de mesures et le projecteur, le Halo+ se révèle être peu discret. Il est d'ailleurs plus bruyant que son prédécesseur dans son mode « performance ». La bascule dans la sélection « standard » n’abaisse ce chiffre qu’à 36,2 dB. Dommage.

Le système sonore Harman Kardon reste égal à lui même avec un rendu de la scène précis, détaillé et sans excès mais qui pêche par manque de volume et de dynamisme.

Consommation électrique :

Le choix d’une source lumineuse à LED est gage d’ascétisme dans la consommation énergétique. L’Halo+ fonctionne sous 4 niveaux de puissance : « performance, standard, protection des yeux et économique ». Voici dans l’ordre leurs besoins énergétiques « 84,4W, 74,1W, 73,1W et 36,1W ». Ce sont des chiffres caractéristiques pour un projecteur à LED, ce qui fera moins de mal à la planète et du bien à votre facture d’électricité, si vous optez pour ce modèle.

Autonomie mesurée de la batterie :

Annoncée pour deux heures de fonctionnement, elle n’aura tenu que 67 minutes exactement avant de demander à s’abreuver à une prise de courant. Cela suffit pour regarder un épisode de votre série favorite mais reste insuffisant pour un film.

Piqué et netteté :

J’ai été agréablement surpris par la précision de l’image offerte par le HALO+. Malgré la présence d’une petite puce DMD la gestion interne de la netteté se fait finement et sans double contours malgré la valeur de +50 configurée par défaut. Cette caractéristique est mise en évidence grâce à la croix de netteté présente dans l’image 1080p de la suite de tests Burosh. En demandant au nouvel XGIMI d’afficher une mire 4K (il est compatible), il est toutefois facile de le mettre en difficulté. Il lui est ainsi impossible d’afficher les détails dans les deux derniers rectangles des bords gauche et droit de notre mire de test.

Stabilité du focus dans le temps :

Sur toute la durée de mon test je n’ai pas constaté de perte de focus ; une fois ajustée l’image ne bouge plus.

Fluidité :

La limitation technique des dernières puces DMD faisant que les signaux entrants sont tous convertis en 60hz avec du judder à la clé est malheureusement bien présente dans le Halo+. Du coup, sans l’interpolation d’image on peut dire que le rendu des travellings est quelque peu « heurté ». Heureusement, Monsieur Plus est dans le menu : le dispositif MEMC fait des merveilles dès qu’il est actif! Les meilleurs résultats sont obtenus avec le niveau « moyen », lequel permet d’avoir un équilibre entre fluidité et naturel du rendu. C’est un avantage d’importance par rapport à l’ancien HALO et un sérieux atout par rapport à la concurrence.

Input lag :

Une autre marge de progression a été relevée et elle fera quant à elle plaisir aux Gamers. Il s’agit de la baisse importante de l’input lag qui passe de 43,1 ms sur le Halo à 26,6 ms sur la version « + ». Pour cela, il suffit d’activer le mode jeu. Celui-ci dispose de deux formules de fonctionnement à savoir « standard » et « boost » mais la même mesure est obtenue dans l'une ou l'autre sélection.

Colorimétrie et Gamma :

Sans atteindre la largeur d’un Gamut rec.2020 d’un projecteur triple laser, le choix de mettre en œuvre des LED permet de bénéficier d’un espace couleurs plus large que celui d’un appareil à lampe classique. L’Halo+ atteint nativement 87,5 du DCI-P3 dans sa sélection usine « Film » en sortie de boîte et ce chiffre monte à 88 % après calibrage.

Toutes les configurations usine affiche un Gamma bien linéaire dont la moyenne est de 2.15 à l’exception du mode jeu qui descend à 1.93.

En revanche, il faut retoucher une colorimétrie trop froide dans toutes les configurations. Le choix de la puissance lumineuse influe sur le résultat final et pour modérer la casse il convient de se positionner dans le mode « protection des yeux » car il limite la prédominance du bleu.

Les outils intégrés n'autorisent pas un calibrage complet (absence de CMS et de réglage de Gain et de Bias séparés) mais ils permettent d’obtenir une bien satisfaisante température de couleurs de 6491K avec un écart deltaE demeurant quand même supérieur à la tolérance de 3 (5,70).

Voici mes valeurs correctives pour arriver à ce résultat :

Valeurs correctives SDR

Mode personnalisé

Luminosité protection des yeux

Température de couleurs personnalisée :

Rouge : 46

Bleu : 27

Vert : 50

Contraste : 50

Luminosité : 49

Contraste et luminosité :

Les promesses d’une luminosité de 900 lumens sont presque atteintes avec un maximum mesuré de 816 lumens contre 777 lumens pour le premier HALO. Après calibrage ça descend à 527 lumens mais c'est là aussi mieux que le premier HALO (450 lumens).

Test XGIMI HALO+

La gestion HDR-10 est plutôt bien menée et le projecteur se place de lui même dans un bon niveau de Gamma EOTF sur toutes les sources soumises en test (avec encodage de différents niveaux). Cependant, sa luminosité limitera les bases d’écran en 4K HDR à un maximum de 1m82. Pour les signaux SDR il est possible de projeter sur une base d’image de 2m33 au format 16/9ème en conservant une luminance de 16 fL.

Le contraste, s’il se situe dans des niveaux qui nous ramènent à l'âge de pierre de la vidéoprojection (c’est le point faible actuel des projecteurs à LED), est également en progrès par rapport au premier HALO. Nous passons ainsi du médiocre 351:1 à un disons maigre 463:1. Je note qu’encore une fois les différents niveaux de contraste dynamique ne font quasiment pas varier mes mesures.

Verdict subjectif

Si la première version du Halo m’avait laissé de marbre, cette seconde mouture enrichie notamment du MEMC est bien plus enthousiasmante. La précision d’image aidée par le nouveau traitement vidéo X-VUE 2.0 permet d’améliorer la netteté globale en affichant des détails qui ne sont pas troublés par des doubles contours. Cette agréable sensation reste présente grâce à l’excellente tenue de l’image dans les travellings du fait de l’intervention salutaire du dispositif d’interpolation d’images.

La source lumineuse LED a une influence particulièrement positive sur la qualité de l'image. Grâce à son Gamut élargi, elle offre une saturation plus importante. En outre, l'image du HALO+ est étonnamment claire malgré sa luminosité mesurée de 527 lumens, conséquence de l'effet Helmholtz-Kohlrausch, à l'évidence un pote de M. Plus augmentant la luminosité perçue des couleurs.

Quoi qu'il en soit, le talon d’Achille habituel des projecteurs à LED demeure, à savoir leur piètre contraste. Cette faiblesse est amplifiée par la présence d’une petite puce DMD avec un traitement XPR. Je note toutefois une petite amélioration dans les mesures par rapport au premier HALO mais elle reste visuellement subtile.

Conclusion

Les promesses d’amélioration du Halo initial sont bien tenues, mieux sans doute que ne le seront celles de tous les candidats à l'élection présidentielle réunis. Cette nouvelle mouture permet de bénéficier de performances en progression et d’options plus nombreuses. Le tarif est en hausse mais avec une centaine d’Euros de différence mieux vaut consentir cet effort financier pour bénéficier de l’interpolation d’images, d’un input lag réduit et des nouvelles options d’ajustement de l’image héritées de la série HORIZON. Un petit « + » qui n’est donc pas usurpé et consacre que Xgimi suit bien les traces du Bahlsen des années 1980 et de son impayable Monsieur Plus !

N'empêche, ce projecteur est la preuve que l'interpolation d'image capable de juguler le désagréable judder de tous ces projecteurs chinois à 60Hz de ces dernières années est efficiente sans taper dans les projecteurs à €++!

Test XGIMI HALO+
+XGIMI HALO+

J’ai apprécié :

- La luminosité en progrès,

- La précision d’image,

- La fluidité,

- L’input lag réduit.

Je regrette :

- Un bruit de fonctionnement en augmentation,

- La faiblesse du contraste,

- Netflix toujours pas supporté nativement,

- La batterie à autonomie réelle réduite.

ENGLISH VERSION

XGIMI HALO+ TEST

In the XGIMI family, I ask for the Halo+! It is thus after the passage of Bahlsen's Mr. Plus (for the youngest, a small Google search is required) that the name of the manufacturer's nomadic LED DLP has been extended by a suffix that marks its difference from the initial Halo (in test on this blog). Beyond this name extension, we will examine together the elements that differentiate these two compact projectors.

The HALO+ is officially marketed in France since April 7, 2022 at a price of 849€.

Il est également disponiblez chez notre partenaire Banggood au tarif de 734€ TTC depuis un entrepôt européen (CZ) avec le coupon de réduction BGSAMFOA (cliquez sur le lien affilié ici).

What is it about?

The two small grey vertical towers that are the HALO and now HALO+ models from XGIMI are designed as complete audiovisual solutions that can be used independently of any external amplifier as well as from the mains thanks to their integrated battery.

They are equipped with a media player, an application store, Wifi and Bluetooth, which allows them, with the help of a Harman-Kardon sound system 2×5W placed in their entrails, to directly broadcast your streaming programs from, for example, Amazon Prime Video, Disney+ (Netflix is not yet natively supported) or to play your media files present on a network or hard drive.

The compact size and light weight of the device (1.6 kg) allow it to be slipped into a travel bag (you still need to take its cord and transformer to recharge it) and enjoy projection sessions on your vacation or training site. You just need to find a white wall in a dark situation.

The majority of XGIMI projectors use a triple LED (RGB) light source with a maximum brightness of 900 lumens and a lifetime of 30,000 hours. This is the first difference between the Halo and the + version since the initial one was announced with a power of 800 lumens.

The battery is similar between the two versions, in this case a accumulator of 17100 mAh planned for a 2 hours autonomy. The DMD chip that equips the two copies is also identical. It is a Pico model of 0.33 inch with a native resolution of 1368×768 pixels implementing the XPR processing by displaying at very high speed, but in a staggered manner, all the elements of a Full HD image.

Test XGIMI HALO+
Taille du bloc d'alimentation HALO+

Its projection ratio is 1.2:1 and it has a fully motorized optical block with automatic focus management. The projector is 4K HDR-10 downscaling compatible and handles 3D signals with optional DLP-Link glasses. Its video processing includes a MEMC image interpolation mode designed to eliminate all traces of judder, and that's a nice touch compared to the original Halo, which lacked it. For gamers, a low latency mode is supposed to reduce the lag to a value of 26 ms.

Thanks to its speakers and Bluetooth 5.0 accounting, it can serve as an external speaker and be connected to your cell phone or tablet. Based on an Android 10 OS, it is also Miracast, AirPlay, DLNA and 3D compatible. You get the added bonus of electric and automated image focus management!

Test XGIMI HALO+
Connectique HALO+

The optical block is sheltered behind a front glass. With its projection ratio of 1:2:1 a distance of 3 meters gives an image base of 2m50. The projector has no mechanical zoom, only electronic. The keystone correction is particularly elaborate. Thus, if the image overflows outside the screen, an automated option will reduce the size to the correct format. Similarly, if there is an obstacle in the field (flower pot or electrical outlet), the image will be reduced to make the intruder disappear (obstacle avoidance).

Under the shell you will find a screw thread to fix the projector on an ad-hoc support such as a tripod or a ball joint clamp like MM2, in short, something to hang the device as you wish. This is a solution that I recommend because in the absence of a Lens-shift it facilitates the life of the user by offering greater latitude in the positioning of the device.

The remote control is compatible with voice control. White in color, it synchronizes with the projector via Bluetooth and runs on batteries.

Menus

A media player is pre-installed and through a connection with a hard drive or a USB key it supports the majority of audio and video files available.

The interface of the Halo+ is based on an Android 10.0 OS. The home menu has the classic thumbnails for this configuration and after registering your Google account you can add applications.

For the image settings, you must select the cogwheel on the remote control. This will give you access to the factory-set values. They are listed as follows: "Movie, Football, Duckling, Office, Game and Custom".

The film and custom modes allow for setting options not available in other modes, such as dynamic contrast management (low, medium and high). The HDR can be disabled or operate automatically. The image interpolation (MEMC) is present with 3 levels of operation "low, medium and high".

The custom image management allows you to adjust contrast, brightness, sharpness, saturation, or color temperature using separate RGB settings but in a global way and not with a separation Gain and Bias.

Technical verdict

Operating noise and quality of the integrated sound system:

With its 36.4 dB measured at 50 cm separation between the measuring device and the projector, the Halo+ is not very discreet. In fact, it is louder than its predecessor in its "performance" mode. The switch in the "standard" selection only reduces this figure to 36.2 dB. A pity.

The Harman Kardon sound system remains equal to itself with a precise, detailed and not excessive rendering of the scene but lacks volume and dynamism.

Power consumption :

The choice of an LED light source is a guarantee of asceticism in energy consumption. The Halo+ operates in 4 power levels: "performance, standard, eye protection and economic". In order, the energy requirements are "84.4W, 74.1W, 73.1W and 36.1W". These are typical figures for an LED projector, which will do less harm to the planet and good to your electricity bill, if you opt for this model.

Measured battery life:

Announced for two hours of operation, it will have lasted only 67 minutes exactly before asking to drink from a power outlet. That's enough time to watch an episode of your favorite series, but is still not enough time for a movie.

Sharpness :

I was pleasantly surprised by the precision of the image offered by the HALO+. Despite the presence of a small DMD chip the internal sharpness management is done finely and without double edges despite the default setting of +50. This feature is highlighted by the sharpness cross present in the 1080p image of the Burosh test suite. When asking the new XGIMI to display a 4K test pattern (it is compatible), however, it is easy to get it into trouble. It is impossible for it to display the details in the last two rectangles of the left and right edges of our test pattern.

Stability of focus over time:

During the whole test I did not notice any loss of focus; once adjusted the image does not move anymore.

Fluidity:

The technical limitation of the latest DMD chips making that the incoming signals are all converted to 60hz with judder at the end is unfortunately very present in the Halo+. As a result, without the image interpolation we can say that the rendering of the dollies is somewhat "jagged". Fortunately, Mr. Plus is in the menu: the MEMC device works wonders as soon as it is active! The best results are obtained with the "medium" level, which allows to have a balance between fluidity and naturalness of the rendering. This is an important advantage over the old HALO and a serious advantage over the competition.

Input lag:

Another improvement has been noted and it will please the gamers. I l is the significant drop in input lag, which goes from 43.1 ms on the Halo to 26.6 ms on the "+" version. For this, you just need to activate the game mode. This one has two operating formulas namely "standard" and "boost" but the same measure is obtained in either selection .

Colorimetry and Gamma :

Without reaching the width of a rec.2020 Gamut of a triple laser projector, the choice to implement LEDs allows for a wider color space than a conventional lamp device. The Halo+ natively reaches 87.5 of DCI-P3 in its factory selection "Film" out of the box and this figure rises to 88% after calibration.

All factory settings show a well linear Gamma with an average of 2.15 except for the game mode which goes down to 1.93.

On the other hand, it is necessary to touch up a colorimetry too cold in all configurations. The choice of the luminous power influences the final result and for to moderate the breakage it is advisable to position in the mode "protection of the eyes" because it limits the predominance of the blue.

The integrated tools do not allow a complete calibration (absence of CMS and separate Gain and Bias adjustment) but they allow to obtain a very satisfactory color temperature of 6491K with a deltaE deviation remaining nevertheless higher than the tolerance of 3 (5,70).

Here are my corrective values to arrive at this result :

Corrective values SDR

Custom mode

Eyes protection brightness

Custom color temperature :

Red : 46

Blue : 27

Green: 50

Contrast: 50

Brightness : 49

Contrast and brightness :

The promises of a luminosity of 900 lumens are almost reached with a measured maximum of 816 lumens against 777 lumens for the first HALO. After calibration it goes down to 527 lumens but this is also better than the first HALO (450 lumens).

Test XGIMI HALO+

The HDR-10 management is rather well done and the projector places itself in a good EOTF Gamma level on all sources submitted in test (with encoding of different levels). However, its brightness will limit the screen bases in 4K HDR to a maximum of 1m82. For SDR signals it is possible to project on a 2m33 image base in 16:9 format while keeping a luminance of 16 fL.

The contrast, if it is in levels that bring us back to the stone age of video projection (this is the current weakness of LED projectors), is also an improvement over the first HALO. We go from the mediocre 351 :1 to a meager 463:1. I note that once again the different dynamic contrast levels hardly change my measurements.

Subjective verdict

If the first version of the Halo left me unimpressed, this second version enriched notably with MEMC is much more exciting. The image precision helped by the new X-VUE 2.0 video processing improves the overall sharpness by displaying details that are not disturbed by double edges. This pleasant feeling remains thanks to the excellent image retention in the travellings due to the salutary intervention of the device of interpolation of images.

The LED light source has a particularly positive influence on image quality. Thanks to its wider gamut, it offers a higher saturation. In addition, the 'image of the HALO+ is surprisingly bright despite its measured brightness of 527 lumens, a consequence of the Helmholtz-Kohlrausch effect, obviously a friend of Mr. Plus increasing the perceived brightness of colors.

Whatever the case, the usual Achilles heel of LED projectors remains, namely their poor contrast. This weakness is amplified by the presence of a small DMD chip with XPR processing. I do notice a small improvement in the measurements compared to the first HALO but it remains visually subtle.

Conclusion

The promises of improvement of the initial Halo are well kept, probably better than those of all the presidential candidates combined. This new version offers improved performance and more options. The price is higher but with a hundred Euros difference, it is better to make this financial effort to benefit from image interpolation, reduced input lag and new image adjustment options inherited from the HORIZON series. A small "+" which is not usurped and shows that Xgimi follows the footsteps of Bahlsen in the 1980s and its unstoppable Mr. Plus!

Nevertheless, this projector is the proof that the image interpolation capable of curbing the unpleasant judder of all those Chinese 60Hz projectors of the last years is efficient without hitting the €++ projectors!

Test XGIMI HALO+
+XGIMI HALO+

I enjoyed :

- Luminosity in progress,

- Image accuracy,

- Fluidity,

- Reduced input lag.

I regret :

- Increased operating noise,

- The weakness of the contrast,

- Netflix still not natively supported,

- The battery with reduced real autonomy.


30 Commentaire(s)

  1. cvanquick dit :

    Merci pour ce test si rapide.
    Effectivement il surpasse dans la même catégorie le Elfin et le Picopix max Tv sauf pour la juste de la colorimétrie sur ce dernier.
    Dans cette catégorie “nomade” je ne vois pas qui à ce jour le dépasse ?

    1. Grégory dit :

      Il est effectivement en haut du panier dans cette catégorie.

    2. loew dit :

      Je suis passé récemment du Mogo Pro au Elfin, obtenu en vente flash à 550 € et j’en suis fort satisfait. Par contre 350 euros pour une batterie qui tient 60 minutes et quelques lumens de plus me semblent cher payé. Le gap de luminosité et option (HDR, interpolation, etc.) avec le MOGO PRO est incontestable, je ne suis pas sûr que ce soit le cas avec le HALO+….à réfléchir

      1. ibaloo dit :

        L’Elfin et le Mogo Pro font 900g.

        Le Halo+ fait 1,6 kg. Il ne boxe ABSOLUMENT PAS dans la même catégorie que les 2 modèles précédents. Si on veut un projecteur nomade à prendre en avion, train, voiture, à installer et enlever tous les jours le Halo+ n’est pas approprié.

        A moins d’avoir impérativement besoin d’une batterie pour des cas particuliers ( voyage dans des pays où l’électricité est peu fiable, besoin absolu d’une diffusion sans coupure pour des présentations professionnelles ) il est clair que le modèle Elfin est la meilleure proposition < 1kg. Il ne lui manque qu'une charge USB-C en 60W pour être parfait.

  2. cvanquick dit :

    Je voulais dire “la justesse”

  3. Cattod dit :

    Ha! Monsieur Plus … Les années 1980-90, sans doute l’âge d’or de la pub. Non mais visez celle là ! 😀 : http://www.culturepub.fr/videos/climatisation-developpement-moi-nicole/ (réal. Etienne Chatiliez)

  4. Jojo90 dit :

    Hello Gregory !

    Excellent test (comme d’habitude), merci à toi. Au final, je pense me rabattre sur le Elfin, qui semble peu ou prou le même, mis à part la batterie (qui reste, pour moi, anecdotique tant qu’elle n’arrivera pas à tenir 2h) et des HP un peu plus légers (mais comme j’utilise 2 enceintes 60W en Bluetooth, reliées en TWS pour le son…).

    Ce sera mon “projo de vacances/déplacements” (pour remplacer mon T2 Max : “un peu flou, un peu saccadé et un peu (trop peu) lumineux”).

    Je remarque également, avec une pointe de déception, je dois bien l’admettre, qu’il manque les chiffres de la couverture DCI-P3 et du deltaE en mode “Duckling/Pêche aux petits canards”… peut-être lié à des couleurs qui tiraient un peu trop sur le jaune ? 😉

    1. Grégory dit :

      Bonjour, pourtant ces informations sont bien dans le test et dans les diagrammes CIE.

  5. cvanquick dit :

    Bonjour Grégory,
    Je me pose deux questions au vu du delta E. Est-ce qu’on la sent cette dérive ? Et si oui sur quelle couleur ?

    1. Grégory dit :

      Non pas vraiment parce que les écarts sont concentrés sur les niveaux les plus sombres de 0 à 10 IRE.

  6. cvanquick dit :

    Merci pour ton retour cela facilite le choix.

    Bonne journée

  7. cvanquick dit :

    Salut Dimitri,

    Je reviens vers toi par rapport au réglage de luminosité que tu renseignes dans le test.
    Dans les réglages post calibrage, tu parles de luminosité “Standard”.
    Mais dans ton tableau, tu ne mentionnes pas les résultats avec ce réglage et dans le texte précédent le tableau tu dis “Le choix de la puissance lumineuse influe sur le résultat final et pour modérer la casse il convient de se positionner dans le mode « protection des yeux » car il limite la prédominance du bleu”.

    Je suis un peu perdu 🙂

    1. Grégory dit :

      Bien vu, c’est une erreur de ma part, le mode post-calibrage c’est avec la luminosité positionnée en “protection des yeux”. J’ai corrigé. Merci.

  8. cvanquick dit :

    Donc, je me corrige “Salut Gregory”.
    Je sortais d’une réunion longue et technique avec un Dimitri.

    Mes plus sincères excuses

  9. Basile dit :

    Bonjour Grégory,
    J’ai fait l’acquisition du Halo + et j’en suis globalement satisfait.
    J’ai néanmoins noté la présence d’un très léger décalage, mais tout de même perceptible, entre le son et l’image (image un tout petit peu en retard). C’est normal ? Y a-t-il un réglage permettant d’annuler ce défaut ?

    Autre question : je prévois de projeter, à terme, sur un écran déroulable manuel. as-tu connaissance d’un type de toile dédié ?

  10. cvanquick dit :

    Voilà vu le professionnalisme de Grégory tant dans son test que dans nos échanges, je vais faire un petit retour sur ce halo+.

    Premier visionnage hier soir pour les enfants avec Alerte Rouge sur Disney+.
    Facile à mettre en route, facile à utiliser pour les enfants, je n’ai pas dû intervenir de la soirée.
    Je l’ai relié en BT à une enceinte que je pouvais mettre sur le lit à la différence du Halo, et cela a fonctionné parfaitement.
    Les réglages proposés par Grégory sont nickels.
    J’ai dû me recréer un compte gmail à mon grand désespoir mais bon je le savais dès le départ.
    ARTE nickel, Disney+ nickel, Atv nickel, Prime aussi.
    Oui cela n’est pas comparable avec mon OLED de salon qui a été réglé aux petits oignons et choisi spécifiquement pour regarder des films.
    Mais franchement vu la finalité que je donne au Halo, c’est parfait pour un projecteur rapide à mettre en place avec un bon rendu pour tout type de programme sans se prendre la tête et utilisable par des enfants.
    En complément de mon OLED, c’est génial.

    Merci Grégory.

    1. Grégory dit :

      Merci cvanquick pour ton compte rendu. 🙂

  11. Fabio dit :

    Bonjour, j’apprécie vraiment vos critiques, vous êtes très professionnels !
    Quelqu’un peut-il m’aider à me décider entre Halo+/Elfin et Horizon ? Halo/Elfin ont une puce XPR 1368×768, alors que Horizon a une “vraie” puce 1920×1080.
    Est-ce une réelle différence ? Pouvez-vous réellement voir une différence de netteté en projetant un écran de 100 pouces ?

  12. Christian dit :

    Bonjour la faiblesse du contrasteque vous evoque sur le xgimi halo plus est elle un handicap je possede un optoma cinemax p2 que je projete sur un mur blanc et j en suis tres satisfait peux t on comparer les 2 images merci pour votre reponse

    1. Grégory dit :

      Bonsoir christian, le contraste de votre UST Optoma est bien meilleur que celui du Xgimi. J’ai peur que vous ne soyez déçu si vous envisagez un changement.

      1. Christian dit :

        Merci pour le renseignement c est bien ce que je pensais si je l achete ca serait pour la mobilite encore merci bonne soiree

  13. lmds dit :

    Salut gregory,
    J ai besoin d’un projecteur transportable pour projeter dans des salons, comparer à Mi smart (ou youth edition2), tu en pense quoi, si on oublie la battery (trop leger 1H).
    Encore merci pour ton travail.

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