Avec le Laser 3, Xiaomi inaugure une nouvelle étape dans sa gamme « Lifestyle » avec un projecteur à triple laser qui assume sa vocation salon sans chercher le raccourci de l’ultra-courte focale : il s’agit d’un modèle à focale conventionnelle pensé pour un usage quotidien, mêlant design compact, simplicité d’installation et promesse d’une image plus riche grâce à une source lumineuse RGB sans roue chromatique. Si vous êtes un fidèle lecteur de mondoprojos.fr, vous savez que la marque chinoise a déjà conquis le cœur des amateurs avec des références comme le 4K 1S et les Laser 1 et 2, et qu’elle a été la première à dégainer un UST compatible Dolby Vision ; autant dire que chaque nouveauté attise la curiosité de la communauté. Les chiffres le confirment : en moins de 48 heures, plus de 10 000 visiteurs uniques ont parcouru notre unboxing du Laser 3, signe d’une attente forte pour un banc d’essai en bonne et due forme. Place donc au test complet, mené dans l’esprit maison : mesures colorimétriques (gamut, deltaE, couverture Rec.2020), nous situerons le Laser 3 par rapport aux concurrents du segment Lifestyle. L’unboxing a ouvert l’appétit ; il est grand temps de passer à table et de confronter les promesses à la réalité de l’écran.

Le Xiaomi projecteur laser 3 est disponible à 747€ avec le code de réduction XMSE3 ici : (cliquez sur le lien affilié).
Le Xiaomi Laser 3 n’est pour l’instant pas distribué officiellement en version globale : il s’agit donc d’un modèle d’importation, conçu en priorité pour le marché chinois. Cela signifie que son interface repose sur l’OS maison adapté au public local, avec des menus disponibles en mandarin et en anglais, mais sans compatibilité directe avec les plateformes de streaming internationales. Concrètement, si vous souhaitez accéder à Netflix, Prime Video ou Disney+, il faudra impérativement recourir à un dispositif externe comme une box Android TV, un stick multimédia ou une console. Proposé à 849 €, il se place dans une zone tarifaire stratégique, à mi-chemin entre le Xgimi Mogo 4K Laser affiché à 799 € et le JmGO N1S 4K plus onéreux à 999 €, ce qui en fait un concurrent direct de ces modèles Lifestyle de nouvelle génération. Sur le plan du design, Xiaomi a opté pour une approche minimaliste et contemporaine : le Laser 3 est monté sur un système de balancelle (ou cardan), une tendance de plus en plus prisée qui permet de régler facilement l’angle de projection sans multiplier les manipulations. L’inclinaison maximale annoncée atteint 130°, de quoi envisager aussi bien une projection murale classique qu’un usage plus créatif. Côté optique, on retrouve un bloc motorisé pour la mise au point, commandé automatiquement ou via le menu, mais sans zoom mécanique ni lens-shift. Le rapport de projection est fixe à 1,2:1, ce qui implique que la taille de l’image dépend directement du recul disponible : comptez environ 2,6 mètres pour une base de 2,2 mètres (100 pouces), et près de 3,1 mètres pour atteindre 120 pouces. L’absence de zoom signifie qu’il faut calculer précisément son installation avant l’achat, car la souplesse de placement est réduite par rapport à des projecteurs plus haut de gamme.

Le Xiaomi Laser 3 embarque une architecture triple laser RGB sans roue au phosphore, une configuration qui promet une palette colorimétrique élargie, avec des saturations plus franches. Le flux lumineux est réfléchi par une puce DMD Texas Instruments de 0,47 pouce, exploitant la technologie XPR : concrètement, il s’agit d’une matrice native 1080p qui bascule rapidement pour afficher quatre sous-images décalées, permettant de restituer une définition UHD perçue. Ce procédé, bien maîtrisé depuis plusieurs générations, offre un rendu convaincant. Côté compatibilités HDR, le Laser 3 prend en charge le HDR10 mais fait l’impasse sur Dolby Vision. La luminosité est annoncée à 1000 lumens selon la norme chinoise CVIA et Xiaomi promet un contraste natif de 1600:1. Le projecteur s’appuie sur un module ToF multipoints (8×8) associé à une caméra haute résolution, capable d’analyser en permanence la surface de projection et de corriger automatiquement la distorsion trapézoïdale ainsi que la mise au point, grâce à des algorithmes d’IA. Sous le capot, on retrouve le SoC MediaTek MT9667 quad-core épaulé par 3 Go de RAM et 64 Go de stockage, de quoi assurer une navigation fluide dans l’OS local et supporter les fonctionnalités avancées comme la connexion HyperOS, l’assistant vocal XiaoAi ou encore la mise en miroir NFC.

Le Laser 3 intègre également des fonctions d’adaptation automatique de la luminosité et de la balance des blancs en fonction de l’éclairage ambiant et de la couleur du support, ainsi qu’une compatibilité avec un taux de rafraîchissement jusqu’à 120 Hz pour séduire les joueurs. Xiaomi met aussi en avant son traitement d’image MEMC (interpolation d'images) associé à l’algorithme Ex ULE, censés réduire le flou de mouvement et améliorer la lisibilité des séquences rapides. Sur le plan sonore, l’appareil embarque deux haut-parleurs de 8 W, épaulés par une chambre acoustique arrière et quatre diaphragmes passifs, le tout compatible Dolby Audio et Hi-Fi numérique. Enfin, la connectique reste simple mais suffisante : une entrée HDMI 2.1 avec eARC pour diffuser du contenu 4K jusqu’à 120 Hz, une prise casque 3,5 mm et des ports USB complètent l’équipement.
Le Xiaomi Laser Projector 3 s’inscrit clairement dans la tendance actuelle des modèles Lifestyle avec un design minimaliste et élégant qui ne cherche pas à masquer son identité technologique mais à l’intégrer harmonieusement dans un salon moderne. Ses dimensions de 243 × 204 × 172,5 mm pour un poids plume de 2,9 kg en font un appareil compact et facile à déplacer, bien loin de l’image encombrante que véhiculent encore certains projecteurs domestiques. Le boîtier adopte une finition bicolore sobre, avec une façade métallique gris clair percée en son centre par l’objectif circulaire, encadré par un support en forme de balancelle noir mat qui permet d’incliner l’appareil et d’ajuster instantanément l’angle de projection jusqu’à 130 degrés.
Cette structure de cardan intégré confère à l’ensemble une allure presque industrielle tout en offrant une praticité indéniable, là où d’autres constructeurs imposent des réglages fastidieux via des pieds ajustables. Les flancs latéraux sont percés d’une grille de micro-perforations qui dissimule à la fois les haut-parleurs et le système de ventilation, garantissant une bonne circulation de l’air sans alourdir la silhouette. La connectique est regroupée à l’arrière avec un port HDMI 2.1 compatible ARC/eARC, 1 port USB-A, une sortie casque 3,5 mm, ainsi qu’un port Ethernet pour stabiliser la connexion réseau. L’appareil embarque également le Wi-Fi et le Bluetooth 5.2 pour les périphériques sans fil, ainsi que la technologie NFC qui permet un appairage instantané avec un smartphone compatible, un atout pour partager rapidement photos ou vidéos.

La télécommande fournie fonctionne en Bluetooth et reprend le design épuré cher à Xiaomi : compacte, légère, dotée d’une croix directionnelle et de quelques touches essentielles, elle facilite la navigation dans les menus et le contrôle à distance sans nécessiter de visée infrarouge. L’ensemble dégage une impression de solidité et de cohérence esthétique qui distingue ce Laser 3 dans la catégorie des projecteurs Lifestyle.
Le Xiaomi Laser Projector 3 étant un modèle d’importation, son interface smart TV est conçue pour le marché chinois et cela se ressent dès la première mise sous tension : les menus par défaut sont en mandarin et il faudra immédiatement passer par les paramètres pour basculer l’affichage en anglais, faute de quoi la navigation se révèle vite laborieuse.

Même une fois traduit, l’OS reste peu adapté à nos usages occidentaux, avec un catalogue d’applications orienté vers les plateformes locales et un lecteur médias intégré qui présente quelques défauts rédhibitoires, notamment la tendance agaçante à afficher des caches gris dès qu’un film comporte des bandes noires, ce qui compromet l’expérience cinéma. Dans les faits, il sera donc préférable de connecter une source externe, qu’il s’agisse d’un stick multimédia, d’une box Android TV ou d’une console, aussi bien pour profiter de Netflix, Disney+ ou Prime Video que pour la lecture de fichiers stockés sur un disque dur ou une clé USB.
Côté réglages d’image, le constructeur propose trois profils usine : Standard, Movie et Vivid auxquels s’ajoute un mode Custom qui permet de reprendre la main, mais de façon très limitée.

On y trouve un réglage de l’échelle de gris réduit à un seul point, trois températures de couleur prédéfinies (froide, standard et chaude), ainsi que trois valeurs de Gamma (2,0 / 2,2 / 2,4). À côté de cela, on retrouve les réglages classiques de teinte, saturation, couleur et netteté. Contrairement à certains concurrents, il n’est pas possible de sélectionner manuellement un gamut : les modes Standard et Vivid sont calés sur le BT.2020, tandis que le Movie bascule en DCI-P3, mais aucun profil réduit au BT.709 n’est disponible pour les sources SDR.

Autre particularité, l’interpolation d’images (MEMC) n’est pas accessible depuis les menus image, mais doit être activée via les paramètres généraux du projecteur, ce qui alourdit les manipulations. En détection HDR, le Xiaomi Laser Projector 3 commute automatiquement, mais sans offrir ni Dynamic Tone Mapping ni choix de l’EOTF. La gestion de la luminosité est en revanche assez fine, puisqu’elle peut être ajustée sur une échelle de 1 à 100, mais aucune fonction de contraste dynamique n’est proposée. Xiaomi intègre bien un « boost de luminosité », mais celui-ci se révèle globalement inutile : non seulement il entraîne une dérive verdâtre très visible, mais il provoque aussi une montée en régime du système de ventilatio. L’interface de ce Laser 3, bien qu’esthétiquement soignée et réactive, s’avère donc réduite dans la perspective d'un calibrage professionnel. On relativisera quand même cet équipement réduit au regard de son tarif d'acquisition.
Après avoir relevé un bruit résiduel de 35,3 dB dans ma salle, j’ai allumé le Xiaomi Laser Projector 3 à pleine puissance de laser et constaté un niveau sonore de seulement 35,8 dB, soit à peine 0,5 dB de différence. Autrement dit, quasiment rien : ce projecteur se distingue par sa grande discrétion et se montre particulièrement facile à vivre, même dans un salon calme ou une petite pièce. Une performance remarquable pour un modèle triple laser, généralement plus exigeant en refroidissement. Du côté de l’audio, le système intégré rend service pour une utilisation ponctuelle ou nomade, avec deux haut-parleurs de 8 W logés dans une chambre acoustique et épaulés par des radiateurs passifs. Si la puissance est suffisante pour animer une soirée improvisée, la restitution manque de précision et de profondeur pour une expérience home cinéma sérieuse. On conseillera donc de privilégier une enceinte externe Bluetooth ou, mieux encore, un système audio dédié relié en HDMI eARC, qui permettra de profiter pleinement des qualités visuelles de ce Laser 3.

Avec une consommation mesurée à 60,4 W à pleine puissance et 45,3 W en mode intermédiaire à 50 %, le Xiaomi Laser Projector 3 s’avère étonnamment économe pour un projecteur laser RGB. Ces valeurs placent le modèle dans le haut du panier en termes d’efficacité énergétique et garantissent que les longues séances cinéma à domicile ne se traduiront pas par une facture d’électricité gonflée. Une caractéristique d’autant plus appréciable que ce projecteur, conçu pour une utilisation quotidienne, peut facilement devenir l’écran principal du foyer sans crainte d’abuser de sa lampe laser.

Sur le plan de la netteté, le Xiaomi Laser Projector 3 livre une prestation correcte mais qui trahit rapidement les limites de sa matrice 0,47" XPR comparée à des modèles plus haut de gamme. La mire 4K en croix laisse déjà apparaître une définition convaincante mais pas chirurgicale, avec un rendu légèrement adouci et une séparation des traits qui manque parfois de mordant. L’illustration la plus parlante reste la mire des lignes colorées entrelacées : en théorie, chaque bande de rouge, vert et bleu devrait être isolée par une fine ligne blanche parfaitement distincte, signe d’une convergence optique maîtrisée et d’un traitement précis du pixel shift. Or, sur le Laser 3, ces séparations tendent à se fondre, donnant une impression de mélange et de léger chevauchement des couleurs. Cela confirme que si le projecteur restitue bien une image UHD perçue, il reste perfectible sur la micro-définition et la précision du piqué. Il ne joue pas dans la même cour qu’un Leica Cine 1 ou un Valerion Max, deux références qui facturent leur supériorité optique et leur piqué redoutable à des tarifs nettement plus élevés.

Il convient donc de relativiser : à 749 €, le Xiaomi offre une restitution plus que satisfaisante pour une expérience cinéma grand public, avec une image fine et agréable, mais sans atteindre la rigueur ni le tranchant que recherchent les puristes du home cinéma haut de gamme.

En matière de fluidité, le Xiaomi Laser Projector 3 livre une prestation en deux temps. Avec son lecteur multimédia interne, l’absence d’interpolation d’images se fait immédiatement sentir et le judder est bien présent : ce phénomène correspond aux micro-saccades que l’on perçoit lors des travellings ou des mouvements rapides de caméra, dues au décalage entre la fréquence native des films (24 images/seconde) et la cadence d’affichage du projecteur. Le rendu manque alors de naturel et peut fatiguer l’œil des spectateurs sensibles. Heureusement, en passant par une source externe de meilleure qualité (lecteur Blu-ray UHD, box ou console), le judder se trouve nettement réduit et l’expérience gagne déjà en confort. Mais c’est surtout grâce à l’activation de l’interpolation d’images (MEMC) que le Laser 3 révèle son potentiel : disponible sur trois niveaux, elle améliore considérablement la fluidité dès les réglages bas et moyen, sans générer d’artefacts disgracieux. Dans les faits, les travellings deviennent plus doux, les scènes d’action lisibles et les panoramiques exempts de saccades. Pour ma part, je reste un fervent partisan de son activation, au moins sur les deux premiers paliers, qui réussissent à conjuguer naturel et confort visuel sans tomber dans l’effet « caméscope » excessif. Sur ce point, Xiaomi signe un traitement vidéo convaincant qui permet de tirer le meilleur de son projecteur triple laser.

L’input lag désigne le délai qui s’écoule entre l’action réalisée sur la manette et son affichage à l’écran, un critère crucial pour les amateurs de jeux vidéo, notamment compétitifs. Plus ce temps de réponse est faible, plus la réactivité est immédiate et naturelle ; à l’inverse, un retard trop élevé se traduit par une sensation de latence qui pénalise fortement l’expérience. Sur le Xiaomi Laser Projector 3, je n’ai trouvé aucun mode « jeu » ni aucune option de réduction du lag dans les menus, et la mesure que j’ai relevée atteint un très élevé 141,8 ms. Pour donner un ordre d’idée, un bon projecteur ou téléviseur orienté gaming descend sous les 30 ms, tandis qu’au-delà de 80 ms, le retard devient déjà visible dans les jeux nerveux. À 141,8 ms, la latence est telle qu’il devient quasiment impossible de profiter sereinement d’un jeu en réseau ou d’un FPS compétitif. En revanche, pour un usage occasionnel sur des jeux solo plus contemplatifs ou à rythme lent, cela peut rester tolérable, mais ce Xiaomi ne doit clairement pas être envisagé comme un projecteur pour gamers exigeants.

L’overscan correspond à la pratique consistant à rogner légèrement l’image affichée par le projecteur ou l’écran, ce qui entraîne une perte de contenu en périphérie, typiquement quelques pourcents de l’image utile. Bonne nouvelle : le Xiaomi Laser Projector 3 n’en souffre pas, et affiche l’intégralité de la source envoyée sans recadrage intempestif. En revanche, on retrouve bien le phénomène classique lié à la puce DMD utilisée : une fine bordure grise entoure systématiquement l’image projetée. Cette zone correspond aux micro-miroirs inactifs de la matrice, qui diffusent un résiduel lumineux perceptible en salle obscure. Sur ce modèle, cette bordure affiche une largeur d’environ 2 cm, ce qui reste dans la norme des projecteurs DLP de ce format. Elle n’empiète pas sur l’image mais peut surprendre à la première installation, notamment si vous projetez sur un écran parfaitement délimité. Rien de rédhibitoire toutefois, il s’agit d’une caractéristique technique inhérente à la technologie et non d’un défaut de conception du Laser 3.
Le speckle est un phénomène visuel typiquement associé aux projecteurs laser purs, et il mérite qu’on s’y attarde car il conditionne fortement le confort d’utilisation au quotidien. Concrètement, il se manifeste sous la forme de petites scintillations parasites ou de granulations qui apparaissent à la surface de l’image, surtout dans les aplats de couleur uniforme (blancs, gris, ciels bleus). Ce « bruit visuel » n’est pas généré par un défaut de l’optique mais par la nature même de la source laser : la lumière laser est cohérente, c’est-à-dire que toutes les ondes lumineuses sont parfaitement synchronisées, ce qui provoque des interférences lorsqu’elles se réfléchissent sur une surface irrégulière comme un écran de projection. Le résultat est cette impression de paillettes ou de grains mouvants qui peuvent être particulièrement gênants pour les spectateurs sensibles, jusqu’à donner l’illusion que l’écran n’est pas parfaitement lisse. Plusieurs facteurs influencent l’intensité du speckle : la technologie laser employée (simple ou triple laser, avec ou sans roue au phosphore), la qualité de diffusion de la lumière par l’optique, mais aussi et surtout le type de toile utilisé. Sur mon écran de test blanc lambertien, réputé neutre et sans traitement spécifique de diffusion, le Xiaomi Laser Projector 3 s’est montré étonnamment bien maîtrisé sur ce point. Pour moi qui suis particulièrement sensible à ce phénomène et qui l’identifie immédiatement sur la majorité des projecteurs laser RGB, ce modèle fait figure d’exception : le speckle est réduit à un niveau minimal, au point de disparaître quasiment de ma perception en conditions de visionnage normal. Cela constitue une vraie surprise et, pour être clair, c’est l’un des projecteurs triple laser « purs » qui produit le moins de speckle parmi ceux que j’ai pu tester à ce jour. Xiaomi semble avoir particulièrement soigné l’optique et la gestion de la lumière pour contenir ce défaut inhérent à la technologie, ce qui place le Laser 3 dans une position très favorable face à ses concurrents directs.
Pour évaluer correctement les performances colorimétriques d’un projecteur triple laser comme le Xiaomi Laser Projector 3, il est indispensable de s’appuyer sur un protocole de mesure rigoureux, car la lumière laser présente des caractéristiques spécifiques qui peuvent induire des erreurs de lecture si le matériel de calibration n’est pas adapté. Dans mon cas, j’ai réalisé un profil de correction à partir d’un spectrophotomètre Jeti 1501 Hi-Res, un instrument de référence qui avait au préalable bénéficié de sa vérification annuelle en laboratoire agréé par la marque, condition sine qua non pour garantir la fiabilité des relevés. Ce profil a ensuite été appliqué au colorimètre Klein K10A, particulièrement adapté aux mesures en environnement home cinéma grâce à sa rapidité et sa précision, le tout piloté par la version Studio de Calman. Les mesures ont été effectuées sondes orientées vers mon écran de projection blanc lambertien gain 1, un support neutre et idéal pour éviter toute dérive liée à la toile. Enfin, l’ensemble a été conduit en respect strict des impératifs de la Professional Video Alliance (PVA), dont je suis calibreur certifié, afin d’assurer une méthodologie conforme aux standards internationaux.

Dans ces conditions optimales, j’ai analysé la couverture du gamut du Laser 3. Les résultats confirment l’avantage technologique du triple laser : en espace BT.2020, le projecteur couvre 94,55 % (CIE 1931 xy) et 94,75 % (CIE 1976 uv), ce qui place Xiaomi très au-dessus des modèles laser/phosphore classiques. En P3, les mesures sont les suivantes de 98,11 % (CIE 1931 xy) et 98,97 % (CIE 1976 uv), autrement dit une couverture quasiment intégrale de l’espace colorimétrique des disques UHD HDR. Concrètement, cela se traduit par des couleurs saturées, riches et intenses. Xiaomi signe ici une prestation hautement compétitive pour un modèle de ce tarif, ce qui confirme l’apport réel du triple laser RGB par rapport aux solutions hybrides ou à roue au phosphore.


Attention toutefois, l’absence de gamut réduit en BT.709 entraîne une surexploitation des saturations sur les sources SDR : le rendu est flatteur à l’œil, mais il s’éloigne de la fidélité attendue dans le respect des différentes références colorimétriques.
En sortie de boîte, le mode Standard du Xiaomi Laser Projector 3 présente une image flatteuse à l’œil, lumineuse et contrastée, mais les relevés objectifs confirment rapidement qu’il n’est pas conçu pour la fidélité colorimétrique. Le graphique de balance des gris montre une dominante bleue marquée, particulièrement visible dans les hautes lumières où le canal bleu grimpe au-dessus de 105 %, tandis que le rouge reste sous-représenté. Ce déséquilibre entraîne une dérive globale vers le froid, perceptible dans les scènes claires et sur les visages, qui apparaissent plus pâles qu’ils ne devraient. Le DeltaE moyen sur l’échelle de gris s’établit à 8,4, avec un maximum à 12,3, soit largement au-dessus du seuil de 3 considéré comme imperceptible à l’œil humain. Du côté du ColorChecker, les résultats ne sont guère plus convaincants : un DeltaE moyen de 8,8 et un maximum de 29,3 trahissent des écarts importants sur de nombreuses teintes, en particulier dans les tons chair et les couleurs saturées. La cartographie CIE met en évidence des points de mesure dispersés, éloignés des cibles, ce qui confirme que le rendu manque de justesse. Concrètement, le mode Standard privilégie un rendu clinquant et saturé, agréable pour une démonstration en magasin ou une projection dans une pièce lumineuse, mais loin des standards de la reproduction cinéma.

Le mode Vivid du Xiaomi Laser Projector 3 assume pleinement son appellation : il privilégie l’impact visuel et la saturation au détriment de la fidélité colorimétrique. Les relevés mettent immédiatement en évidence une balance des gris fortement déséquilibrée, avec une dominante bleue très prononcée sur l’ensemble du spectre, accentuée dans les hautes lumières, ce qui refroidit nettement le rendu des blancs et des tons clairs. Le DeltaE moyen de l’échelle de gris atteint 10,3, avec un maximum à 14,5, soit des écarts visibles et significatifs pour l’œil humain. Le ColorChecker confirme cette tendance, avec un DeltaE moyen à 7,7 et des pointes à 14,5, ce qui traduit des dérives notables sur les teintes saturées comme sur les tons chair. Le diagramme CIE illustre des points de mesure dispersés et souvent en dehors des cibles, conséquence directe de ce calibrage « vitrine » destiné à séduire sur une démonstration rapide en magasin ou dans un environnement très lumineux. En pratique, ce mode produit des images éclatantes, dynamiques et spectaculaires, idéales pour impressionner sur des contenus colorés ou d’animation, mais au prix d’une justesse largement compromise. Dans un cadre home cinéma exigeant, le mode Vivid s’éloigne trop de la neutralité recherchée et n’est donc pas recommandé : il conviendra plutôt de le réserver à des présentations ponctuelles ou à des séances occasionnelles dans une pièce baignée de lumière, où l’excès de contraste et de saturation joue en faveur de la lisibilité.

Le mode Movie est sans conteste le plus intéressant du Xiaomi Laser Projector 3 pour une utilisation home cinéma, mais son comportement varie sensiblement selon la référence de gamut choisie pour l’évaluation. Avec le BT.2020 comme cible, les mesures révèlent des résultats mitigés : si la balance des gris reste globalement correcte, les dérives chromatiques apparaissent vite, avec un DeltaE moyen autour de 4,2 et des pointes à 7,2 sur le ColorChecker. Cela se traduit par un rendu moins homogène, où certaines teintes saturées s’éloignent des standards attendus. En revanche, avec une référence DCI-P3, qui correspond à l’espace couleur utilisé par la majorité des contenus UHD HDR actuels, la prestation se transforme. Les relevés montrent une balance des gris bien tenue, des primaires et secondaires bien calées, et surtout un DeltaE globalement contenu (moyenne 1,6 sur le ColorChecker, maximum 5), ce qui signifie que la majorité des écarts sont imperceptibles à l’œil nu. Le diagramme CIE confirme cette bonne tenue, avec des points de mesure resserrés autour des cibles, gage d’une restitution fidèle et agréable. Autrement dit, le mode Movie s’exprime pleinement dans l’espace DCI-P3 et offre une colorimétrie très satisfaisante, d’autant plus remarquable qu’il s’agit d’un résultat obtenu en sortie de boîte, sans aucune calibration. On rappellera que le Laser 3 ne propose pas de sélection manuelle de gamut ni de CMS complet, ce qui limite fortement les possibilités d’optimisation fine. Pour un projecteur à ce tarif, c’est une vraie réussite qui confirme la pertinence du mode Movie comme réglage par défaut pour une utilisation cinéma.


Le Xiaomi Laser Projector 3 réserve une belle surprise dans le domaine du contraste, au point de dépasser ses propres annonces officielles. Xiaomi communique sur un contraste natif de 1600:1, ce qui correspond à la moyenne des projecteurs équipés d’une puce DMD 0,47". Or, mes mesures en mode Movie, avec le laser réglé en puissance maximale et dans des conditions respectant la justesse colorimétrique, révèlent un contraste natif de 1799:1. Une performance qui mérite d’être soulignée car elle ne repose sur aucune astuce logicielle (pas de contraste dynamique ni d’artifice de traitement vidéo), mais bien sur la capacité intrinsèque du projecteur à gérer le noir et la lumière. Pour un modèle triple laser de ce format et de ce tarif, il s’agit d’un résultat remarquable qui place le Laser 3 parmi les meilleurs représentants de sa catégorie. Du côté de la luminosité, mes mesures confirment également des chiffres solides : en respectant la calibration colorimétrique, le projecteur délivre 817 lumens, soit un niveau suffisant pour alimenter confortablement une base d’écran de 2,27 m tout en maintenant une luminance de 26 fL en HDR 4K, valeur idéale pour profiter pleinement des contenus HDR. En SDR, où la référence de luminance se situe autour de 16 fL, il est possible de grimper jusqu’à une base de 2,90 m sans sacrifier la qualité perçue. Ces résultats traduisent une cohérence bienvenue entre puissance lumineuse et précision colorimétrique, un équilibre rarement atteint à ce niveau de prix. Le Laser 3 prouve ainsi qu’il n’est pas seulement séduisant sur le papier mais qu’il sait aussi délivrer des performances solides et mesurables, adaptées aussi bien à une utilisation cinéma exigeante qu’à une installation familiale plus polyvalente.
| Mode Image | Niveau de Noir Mesuré (cd/m²) | Luminosité (cd/m²) | Conversion en Lumens (pour écran 67" 16:9) | Contraste Natif |
|---|---|---|---|---|
| Standard | 0,102 | 194,6 | 995 lumens | 1913:1 |
| Movie | 0,089 | 159,7 | 817 lumens | 1799:1 |
| Vivid | 0,089 | 158,4 | 811 lumens | 1789:1 |
| Mode Image | Niveau de Noir Mesuré (cd/m²) | Luminosité (cd/m²) | Conversion en Lumens (pour écran 67" 16:9) | Contraste Natif |
|---|---|---|---|---|
| Standard | 0,032 | 57,2 | 291 lumens | 1809:1 |
| Movie | 0,031 | 54,6 | 281 lumens | 1751:1 |
| Vivid | 0,032 | 54,6 | 281 lumens | 1714:1 |
En HDR, le Xiaomi Laser Projector 3 adopte un fonctionnement simple mais sans sophistication avancée. La détection d’un signal HDR10 déclenche automatiquement le basculement du projecteur, mais il n’existe aucun contrôle manuel du tone mapping ni sélection de l’EOTF, et surtout pas de prise en charge du Dolby Vision, pourtant de plus en plus répandu. En pratique, cela signifie que le Laser 3 applique une courbe de luminance générique, qui respecte correctement la dynamique de l’image jusqu’à ses limites propres mais sans adaptation fine au contenu. Sur le terrain, les résultats restent néanmoins convaincants : grâce à son contraste natif supérieur à la moyenne et à ses 817 lumens utilisables en colorimétrie juste, le projecteur parvient à restituer une image HDR agréable, avec des pics lumineux crédibles et une belle lisibilité dans les scènes sombres. Les couleurs profitent de la large couverture DCI-P3 du mode Movie, offrant une saturation et une richesse visuelle qui contribuent à l’impact global.
Pour les photos jointes, il faut rappeler qu’il est toujours délicat de capturer fidèlement l’image d’un projecteur triple laser : la cohérence de la source lumineuse perturbe souvent les capteurs photo, qui accentuent une dérive rouge inexistante à l’œil nu, et obligent à compenser en post-traitement pour s’approcher de la réalité.
Place au terrain et aux émotions, là où un projecteur doit prouver qu’il est plus qu’une somme de mesures. Avec l'introduction de Dune 2, le Xiaomi Laser Projector 3 impressionne immédiatement : la densité des noirs dépasse ce que l’on attend d’une puce 0,47", et le contraste mesuré se traduit à l’écran par une profondeur bienvenue. Les silhouettes en armures surgissent de l'éclipse solaire avec une lisibilité étonnante et la lumière orange qui tranche sur les uniformes noirs, créant un tableau à la fois oppressant et majestueux. Les saturations parfois flatteuses du triple laser ajoutent un côté spectaculaire à ces séquences de masse, et si l’on perd un peu de justesse par rapport à une cible stricte Rec.709, l’impact visuel est indéniable. Dans Sinner, dès l’introduction, le projecteur se frotte à un autre registre : le plan du guitariste ensanglanté dans sa voiture baigne dans des teintes verdâtres et des reflets rougeâtres. Le Laser 3 restitue une ambiance lourde, pesante, avec une bonne tenue des détails dans les zones basses, sans noyer l’image dans un voile gris.

Sur Aliens 4K, l’introduction spatiale met en valeur l’aptitude du Xiaomi à conjuguer noir de l’espace et éclat des étoiles. La navette de Ripley émerge sur fond cosmique avec des contours nets, sans effet de speckle gênant, et l’interpolation d’images rend les travellings parfaitement fluides. La scène de présentation aux marines illustre quant à elle la richesse colorimétrique : peaux, uniformes et écrans de contrôle trouvent une belle cohérence, la large couverture du DCI-P3 donnant une impression de palette plus étendue que sur des modèles laser/phosphore.

Enfin, Rogue One achève de convaincre : dès l’introduction, l’espace étoilé est restitué avec une intensité rare pour un projecteur de cette gamme. Le Laser 3 donne à voir un ciel piqueté d’étoiles brillantes sur un fond noir nuancé, sans effet d’écrêtage brutal, et l’arrivée du vaisseau impérial bénéficie d’un rendu à la fois contrasté et riche en détails. Subjectivement, l’expérience est immersive et spectaculaire, avec ce supplément de « peps » visuel qu’apporte la technologie triple laser RGB, tout en restant suffisamment maîtrisée pour ne pas sombrer dans la caricature. Le Xiaomi Laser Projector 3 se révèle ainsi capable de sublimer aussi bien les fresques spatiales que les drames intimistes, offrant une expérience cinéma convaincante et enthousiasmante à ce niveau de prix.

À moins de 900 €, le Xiaomi Laser Projector 3 s’impose comme une excellente surprise et a clairement déclenché mon enthousiasme. Ce petit projecteur triple laser démontre qu’il est possible d’obtenir une image calibrée et équilibrée sans exploser son budget, à condition de rester raisonnable sur la taille de projection. Il délivre des couleurs bien ajustées, un contraste natif qu’on n’oserait imaginer sur une puce DLP 0,47" sans artifice, une fluidité convaincante grâce à son interpolation d’images et, cerise sur le gâteau, une discrétion de fonctionnement rare dans sa catégorie. À mes yeux, il domine ses deux concurrents directs, le Xgimi Mogo 4K Laser et le JmGO N1S 4K, par son équilibre général et son rapport qualité/prix. Restent deux points faibles : l’absence de version globale, qui oblige à composer avec un OS pensé pour le marché chinois et donc à passer par une source externe, et le manque de compatibilité Dolby Vision, désormais quasi incontournable sur les sources premium. Pour le reste, le Laser 3 s’affirme comme une réussite et une très belle entrée dans le monde du triple laser accessible, un modèle qui mérite amplement sa place « à l’affiche ».

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36 Commentaire(s)
Merci pour l’avis ! Des commentaires sur le RBE (effet arc-en-ciel) ?
Navré je n’y suis pas sensible.
Merci Greg pour cette nouveauté !
Une question, il est quand même moins lumineux que le jmgo N1s 4k ? Où c’est du kif-kif ?
C’est presque pareil. Il suffit d’aller voir le tableau correspondant sur le test du JmGO.
Salut Greg, merci pour ce nouveau test encore une fois parfaitement détaillé.
Sais-tu si une commercialisation « directe » est prévue en Europe ? Avec une version d’os adaptée ?
Non je ne dispose d’aucune information dans ce domaine.
Bonjour et merci Grégory pour ce test 😉
Bonjour,
Superbe test encore une fois. Merci merci merci.
J’ai un Xiaomi DLP 3. Avec des paramètres proches de ceux que tu as conseiller sur ton site il y a lomptemps.
Pense tu que se nouveau Xiaomi pourrait remplacer ce projo pour passer à la 4k dans cette gamme de prix ? Ou bien je ne verrai pas de grande différence ?
Merci d’avance
Rectification je voulais parler de mon Xiaomi ALDP3.0
Merci encore une fois pour ce test toujours aussi instructif. Dommage pour l’input Lag.
Un peu perdu dans ce monde qui évolue, tournant encore avec un bon vieux Benq W2000 sur une base de 260 cm dans une salle dédié, (w2000 dont l’ampoule a été changé il y a quelques mois) je me demande si la perte de luminosité avec ce nouveau Xiaomi serait visible, sachant que je ne trouve pas de test du W2000 dans les archives de Greg, avis et conseil de votre part serait le bienvenu, merci d’avance 😉
Tonito, tu trouveras un comparatif mettant en jeu le W2000 ici : https://www.mondoprojos.fr/2021/01/01/face-a-face-xiaomi-mijia-2pro-2020-benq-w2000-2015-lavis-de-cattod/ , face au Xiaomi Mijia 2pro testé là : https://www.mondoprojos.fr/2020/09/21/test-xiaomi-mijia-2pro-lavis-de-gregory/ , un projo un peu plus lumineux que le présent Laser Projecteur 3. Ca ne date pas d’hier mais c’est surtout pour dire que dans ton cas [écran 2,6m] et à mon sens, ce nouveau Xiaomi Laser Projecteur 3 est un peu juste pour te faire profiter de ses capacités HDR 4K. Un modèle avec une puissance lumineuse un cran au-dessus conviendrait mieux. Par contre et en SDR (1080p) par rapport à ton W2000 je suppose que ça doit se valoir puisque les puissances lumineuses des 3 modèles sont proches. Comparé au W2000, il est probable que les gains avec un des bons projecteurs récents testés et approuvés par Grégory se situeront : au niveau de la saturation des couleurs, de la praticité du tout-en-un et d’ailleurs d’une façon générale des avantages déjà évoqués avec le Mijia 2Pro avec peut-être en tête de liste la discrétion de fonctionnement et en ajoutant un gros bonus qu’il n’avait pas : l’interpolation d’images, pour la fluidité. Par contre, sur la base de la lecture du test et pour te donner mon opinion sur ce Laser Projecteur 3, aussi bon soit-il côté rendu d’image, je lui préfèrerai tant qu’à faire un engin avec un OS adapté à nos usages occidentaux et un lecteur interne qui n’a pas, citant encore Grégory, « la tendance agaçante à afficher des caches gris dès qu’un film comporte des bandes noires, ce qui compromet l’expérience cinéma ».
Bonjour,
Que voulez-vous dire exactement, dans la conclusion, par « rester raisonnable sur la taille de projection » ?
Et où situez-vous ce projecteur par rapport à un Xgimi Horizon Ultra ou un Dangbei DBox02, qui bénéficient de belles promotions en ce moment ?
Bonjour, pour la première question, la réponse figure dans le test, et pour la seconde déjà les deux modèles que vous évoquez ne sont pas au même tarif, et surtout ne proposent pas le même contraste que le Xiaomi.
Super test comme d’habitude, merci a toi !
Effectivement 750€ le tarif est imbattable.
Dommage quand meme qu’il ne soit pas en global car ca implique l’achat d’une box et plus de réglages : c’est beaucoup moins plug and play que le JMGO par exemple.
Le gros point faible c’est quand même l’input lag qui est vraiment pas bon ici : ceux qui veulent profiter de leur console sur grand « ecran » devront plutôt se tourner vers d’autre modèle !
oui je suis d’accord, ce niveau de lag est beaucoup trop haut et surtout anormal pour ce genre d’appareil qui globalement arrive même sans option dédiée à de meilleurs résultats. J’ai du rater une option dans les menus en chinois.
Merci pour le retour, il serait donc meilleur au final que le déjà excellent N1S 4K !
Les caractéristiques étant très proches, ce serait le même fournisseur d’optique Laser ? (Et donc JMGO pourrait faire une maj)
Dommage que Xiaomi ai fait la même erreur de l’unique port HDMI, ce qui condamne les possesseurs d’AVR non-HDMI 2.0 à se procurer un extracteur audio supplémentaire (en plus de la box, ce qui commence à faire beaucoup).
Bonjour,
Merci pour le test !
Est-ce que ce projecteur dispose d’un pas de vis 1/4 » pour le fixer sur un trépied (ou d’un autre système) ?
Aucune info sur leur site, ni dans les specs.
Merci
Oui un pas de vis pour un trépied.
Merci beaucoup !
Bonjour Gregory. Est-il possible d’utiliser l’interpolation d’image avec le lecteur interne, ou seulement avec une source de lecture externe ? Merci.
sir please … why you stopped reviews in ENGLiSH version. Lots of global audience keep waiting for your reviews.
Bonjour, avec tous les outils actuels disponibles il est facile de traduire mes tests dans n’importe quelle langue.
Bonjour Gregory. Est-il possible d’utiliser l’interpolation d’images avec le lecteur interne ou seulement avec une source de lecture externe ? Cette question s’applique à ce projecteur ainsi qu’à tous ceux que vous avez testés avec interpolation. Merci.
Pour ce modèle oui c’est possible.
Bonjour Greg !
Merci pour les nombreux tests que tu enchaines en se moment !
J’avais jeté mon dévolu sur Halo+ de Xgimi, mais à l’allumage j’ai été vraiment déçu par la résolution, je me rends compte que Full HD c’était pas assez pour moi.
J’allais partir sur le N1S4K puis je suis tomber sur le M2 Pro Hisense. Après la lectures des 3 tests j’avoue avoir du mal à faire un choix. Visiblement entre le N1S4K et le M2 Pro corrigé, tu conseillais de partir sur le M2 Pro.
Et entre ce Laser 3 et le M2 Pro tu conseillerais lequel ? (Sachant que je peux avoir le M2 Pro pour 900€ avec mon taff).
Merci par avance !
Il manque plus qu’un zoom, et ce serait le parfait remplaçant de mon BenQ W2000 à prix raisonnable. Il va bien finir par sortir le modèle que j’attends😁.
A quand un petit test sur un Hisense C3 ? 😎
Bonjour Gregory , j aurais aimer avoir quelque idées pour un futur achat … Je me doute que tu as pas forcément le temps de répondre à tout le monde alors merci si tu as le temps ! J aimerais un vp ust de préférence a un prix de 1000€ environs à tu des conseil sur un model ? Après j ai parcouru ton site j en trouve très peu a par le r1 de Fengmi qui n est pu commercialiser…..grâce a tes conseils j avais fait l’acquisition du mija Aldp 3.0
Bonjour,
Merci pour ce test 🙂
J’ai bien compris qu’il y a une vis sous le pied du vidéoprojecteur mais est-il bien conçu pour fonctionner accroché au plafond ?
Je n’arrive pas, malgré mes recherches, à en avoir la certitude avant de passer commande…
Merci par avance pour vos réponses 🙂
Bonjour, si c’est possible de l’installer en position plafond.
@Sbortaud. C’est une question qui revient très souvent. Il me semble pourtant qu’elle n’a pas de raison d’être car cette possibilité est systématique sur les vidéoprojecteurs. Est-ce bien ainsi Gregory ? (ou un autre spécialiste).
La vraie question, par contre très souvent oubliée, serait me semble-t-il plutôt de prendre en compte l’offset de chaque appareil car là les modes table/plafond peuvent être décisifs. (voir si besoin explication sur le forum : https://www.mondoprojos.fr/forum/topic/lens-shift-keystone-offset-et-plafond/ )
Quel écran avez-vous utilisé pour le test?
Le même que pour tous mes tests, un écran blanc lambertien.
Et bien grâce à votre test et votre reponse, il est désormais installé à la maison en position plafond.
J’en suis très content.Le rapport rendu d’image prix est vraiment bon et le design épuré s’intègre très bien quelle que soit la déco. Avec une bonne source en entrée, l’image est très convaincante.
Merci
Merci pour ce retour bien sympathique. 👍