Test Casiris A6

Au déballage du Casiris A6 il me vient la tentation de créer une sous-catégorie de projecteurs triple laser à ultra courte focale qui serait baptisée d’Hisense like ! En effet, après Awol, Bomaker et Leica, c’est au tour d’un nouvel arrivant dans le home-cinéma d'adapter à sa sauce un modèle TriChroma du constructeur chinois initiateur du concept LaserTV.

Mais avant que l'on me traite de langue de vipère, voyons ensemble si oui ou non le A6 de Casiris se distingue avantageusement de ses cousins déjà testés sur le blog.

De quoi s’agit-il ?

L’A6 est un projecteur triple laser avec un bloc optique d'un rapport de projection de 0.233:1. Il n'emprunte pas la technologie ALPD mais combine trois diodes laser (Ultra-RGB) sans aucune roue au phosphore. Il utilise des lasers rouge, vert et bleu afin d'atteindre 107 % du Gamut BT. 2020.

La lumière produite par le trio va venir rebondir sur les micro-miroirs d'une puce DMD 0,47 avec traitement 4K XPR (X4).

CASIRIS A6
Triple laser CASIRIS A6

Le nouveau venu dispose d'une luminosité de 2200 lumens. Il supporte les signaux 4K HDR-10/HLG mais n'est pas compatible Dolby Vision ni HDR-10+. Par le biais d'une future mise à jour annoncée au printemps 2023, le constructeur doit ajouter une fonction 3D-Ready avec lunettes DLP-Link. Ces améliorations à venir sont le signe d'un appareil encore en cours de développement. De fait, il a été lancé (comme souvent en ce moment) pas le biais d'une campagne de financement participatif ouverte sur Kickstarter.

L'A6 4K est une solution tout-en-un intégrant un équipement audio compatible DTS-HD et Dolby Atmos (2×10W). Son interface fonctionne sous Androïd 10 mais les concepteurs de l'appareil ont préféré confier les fonctions de streaming à un boîtier externe (livré avec le projecteur) qui vous permettra d'avoir accès à Netflix, Disney+, Prime Video, etc.

Le traitement vidéo interne de l'appareil n'oublie pas la gestion de la fluidité avec un mode d'interpolation d'images (MEMC) pour les films et les séries puis une option faible latence orientée jeux pour réduire l'input lag à 35 ms.

Le projecteur est commercialisé à 2449€ sur Amazon et 2299$ sur le site web du constructeur.

Tour physique

Le Casiris A6 ressemble beaucoup au Bomaker 4K Polaris (c'est normal, tous deux partagent la même base en provenance des usines d’Hisense). Il se présente sous la forme d’une boîte rectangulaire grise avec une arrête angulaire en façade. Ses dimensions en centimètres sont de 52 × 33,1 × 15,2 (L×l×h) pour un poids de 9,2 kg.

Test CASIRIS A6
Casiris A6

Son bloc optique dispose d’une gestion motorisée du focus mais comme pour la plupart des projecteurs à ultra courte focale il n’y a pas de zoom et c’est sa position qui déterminera la taille de votre écran. Pour ma configuration avec un écran Fresnel Fengmi de 100 pouces, il m'a fallu placer le projecteur à 24,5 cm de distance (il faut retirer les 3 centimètres d'épaisseur du cadre de mon écran au 27,5 cm mesurés). La marque recommande des écrans allant de 80 à 150 pouces de diagonale.

Test CASIRIS A6
Distance de projection pour écran 100 pouces

L’A6 dispose d’une gestion électronique du trapèze sur 8 points de réglages pour corriger les erreurs de géométrie et de quatre pieds à vis afin d'ajuster correctement son assiette.

Concernant la partie connectique c’est du classique avec 2 prises HDMI 2.0, 2 USB, 1 LAN, 1 mini-USB destinée au service et 1 prise numérique. Pour les liaisons sans fil, l'engin est équipé du Bluetooth 5.0, du Wifi et de Chromecast.

Test CASIRIS A6
Télécommande casiris A6

La télécommande est grise et sans éclairage. Elle ressemble en tous points à celle de l’Awol 2500 et du Bomaker, preuve encore de ces gênes partagés!

Menus

Si la conception de l’A6 est basée sur un modèle tout-en-un pour lequel il n’est besoin que d’une prise électrique afin d'envoyer son et image sans aide extérieure, Casiris a préféré déléguer les fonctions de streaming à une box externe livrée avec le projecteur. Il s’agit d’un modèle Hako Mini à relier en HDMI au projecteur, solution également privilégiée par Optoma sur son D2 Smart récemment testé.

Test CASIRIS A6
BOX androïd TV livrée avec le Casiris A6

Pour autant que tout soit présent dans le projecteur, je dois reconnaître qu’il vaut mieux pouvoir bénéficier d’une solution de streaming externe complète que de se voir priver de Netflix comme c’est bien souvent le cas dans les magasins d’applications présents dans les projecteurs intelligents.

L’A6 fonctionne sous une interface Androïd 10 avec un lecteur médias prenant en charge vos fichiers audio et vidéo. On déplorera juste quelques soucis affectant certains vieux mkv mais pour les codecs les plus actuels ça passe comme une lettre à la poste.

Les modes images sont quasiment aussi nombreux que les sélections de puissance de la luminosité ! Citons donc pour la première partie « critères, coloré, sport, film et un mode utilisateur » et pour la seconde « clair, la norme, doux, dynamique élevée, dynamique basse et une gestion fine étalonnée de 1 à 10 ».

Test CASIRIS A6
Différents modes image Casiris A6

Il convient de s'attarder sur cette partie de gestion du laser car c’est là qu’on trouve le contraste dynamique (dynamique basse et élevée) et non dans le menu image dans lequel figure pourtant une ligne « contraste dynamique ».

Les paramètres de gestion de la colorimétrie sont complets puisque s'y retrouvent une gestion Gain et Bias de l’échelle de gris, un Color Management System (CMS) sur les 3 dimensions du Gamut et des valeurs de Gamma prédéfinies.

Les métadonnées HDR-10 ne sont pas prises en charge de manière automatique par le projecteur (il n’y pas de DTM) et même les encodages à 1000 nits (les plus courants) nécessitent d’effectuer des corrections de contraste, les 3 options de Gamma EOTF présentes dans le menu HDR du projecteur étant insuffisantes.

Les troubles de judder générés par la conversion systématique de tous les signaux entrants à 60hz peuvent être pris en charge par les 3 niveaux de MEMC (interpolation d’images) qui fonctionnent sur les sources SDR et HDR.

Verdict technique

Bruit de fonctionnement et qualité du système sonore intégré :

Avant la prise de mesures, un relevé du bruit résiduel de ma pièce sans le projecteur en fonction et en plaçant le sonomètre à 50 cm du Casiris indique 35,8 dB. Après allumage de l’A6, l’écran affiche 38,6 dB et ce quelle que soit la puissance du laser. Ce modèle doit être qualifié de bruyant et surtout la ventilation est accompagnée d’un sifflement désagréable.

Quant au système sonore de 2×10W, il ne brille ni par la précision de son rendu, ni par son amplitude et encore moins par sa dynamique. C’est creux, des fois imprécis et surtout sans panache. Préférez largement une solution externe si vous comptez vous équiper de ce projecteur.

Consommation électrique :

Dans ce domaine l’A6 s'accorde avec les recommandations relative aux économies d’énergie car même à pleine puissance de fonctionnement je ne relève qu’un petit appétit de 142,6W (pour un projecteur triple laser c’est excellent) et la valeur s’abaisse à 107,2W dans le mode de fonctionnement « doux ».

Piqué et précision d’image :

Le bloc optique de l’A6 permet d’obtenir de bons résultats en termes de précision d’image, tant au milieu que sur les bords. En revanche, la gestion du focus est un peu décevante car elle impose de passer par une mire circulaire centrale rendant difficilement compte de l’impact des réglages. Il faut chaque fois revenir à une image externe et ensuite revenir à la mire de focus pour obtenir les meilleurs résultats, mais on y arrive. Quelques aberrations chromatiques sont perçues sur les lettres des menus du projecteur mais avec des mires de tests 4K elles ne sont pas présentes.

Test CASIRIS A6
Netteté Casiris A6

Fluidité :

Ouch ! Le judder est carrément au rendez-vous et sans discrétion ! J’ai donc vite eu recours à l’interpolation d’images (MEMC) disponible. Hélas, quel que soit le niveau sélectionné des artefacts de bougé se manifestent (halos qui entourent les objets et personnages en mouvement dans les travellings). L’aide à la fluidité est donc décevante sur ce modèle.

Test CASIRIS A6
MEMC

Input lag :

L’A6 ne propose pas de mode jeu dédié mais il offre toutefois à travers une option du menu image la possibilité de réduire le niveau de retard à l’affichage pour séduire les joueurs de jeux vidéo. Après son activation, je mesure à l’aide de ma sonde Leo Bodnar un retard de 40,6 ms sur un signal UHD à 60hz. Ça reste en dessous de la barre étalon de 50 ms qui détermine si un projecteur peut ou non être utilisé dans de bonnes conditions de réactivité sur du jeu en réseau.

Test CASIRIS A6
Input lag Casiris A6

Speckle laser :

Si l’absence de roue au phosphore demeure un avantage dans la restitution d'un Gamut élargi, elle est aussi souvent synonyme de la présence fâcheuse de tavelures ou speckle laser. Ce défaut visuel se matérialise par une image altérée par plein de petits points, comme si elle était mouchetée ou granuleuse. Celle de l’A6 n’est pas épargnée et c’est même l’un des plus mauvais résultats dans ce domaine. Que ce soit avec des sources SDR ou HDR, ce phénomène apparaît sur les fonds unis.

Test CASIRIS A6
Speckle laser Casiris A6

Overscan et perception de la bordure grise typique des puces DMD 0,47 :

Pas de cropping à l’horizon sur l’A6, le projecteur n’applique pas de rognage sur les bords de l’image. C’est plutôt une bonne chose. Or, ce qui l’est moins est la présence de cette bordure grise de 3 cm de large correspondant à la partie de micro-miroirs inactifs de la puce DMD de 0,47 pouce.

Colorimétrie et Gamma :

Le principal avantage de la mise en œuvre d’une solution lumineuse à triple laser sans roue au phosphore est de donner la possibilité au diffuseur de projeter une image avec des couleurs dépassant les références du Gamut rec.2020. Les promesses du Casiris en la matière sont tenues puisque je relève un 107,1 % de ce container. C’est parfait pour la restitution des sources HDR et plus globalement pour donner aux couleurs un aspect flamboyant inégalé.

Test CASIRIS A6
CIE Film sortie de boîte

Toutefois, pour les amoureux de la précision et du respect de la fidélité colorimétrique, nous ne sommes pas à la fête avec les différents modes images proposés en sortie de boîte. C’est même le chaos et qu’il va falloir impérativement corriger par le biais d’un calibrage musclé.

La sélection « film » s'avère être la « moins pire » du choix offert par le constructeur mais on reste quand même avec des écarts trop élevés par rapport aux normes de l’industrie cinématographique. Vous trouverez dans le tableau récapitulatif l’ensemble de mes mesures dans ce domaine.

Après calibrage, la situation c’est amplement améliorée avec une température de couleurs de 6325K (6500k idéal recherché), un écart deltaE réduit à 4,51 (je n’ai pas réussi à revenir en dessous de 3 mais c’est déjà bien mieux que les 19,14 du mode film) et un Gamma linéaire moyen à 2,23.

Voici les valeurs appliquées pour parvenir à ce résultat :

Gestion HDR :

L’A6 ne propose aucune gestion dynamique (DTM) des métadonnées HDR-10 et sa reconnaissance des encodages est plus qu’aléatoire. Même les sources encodées à 1000 nits nécessitent une correction en intervenant sur la valeur de contraste qu'il a fallu positionner manuellement à 40. Les valeurs de Gamma EOTF proposées par le constructeur ne permettent pas une gestion sereine et automatique de ce type de sources. Il est facile de mettre l’A6 en difficulté sur la restitution de la scène des chevaux sous la neige dans les extraits de démos de la suite Spears and Munsils, lesquels ont pour avantage d’être disponibles dans plusieurs niveaux d’encodage, ce qui facilite le travail du testeur.

Test CASIRIS A6
Réglage HDR contraste Casiris A6

Contraste et luminosité :

Le constructeur promettait 2200 lumens et ce sont 2231 lumens qui sont mesurés après passage dans le mode personnalisé de la gestion du laser et positionnement du curseur sur 10. Mais ce résultat est obtenu avec une colorimétrie inappropriée en home cinéma.

Après calibrage et positionnement de la puissance du laser sur le curseur 7 il reste 1890 lumens. C’est très bon surtout lorsqu’on ramène ce niveau à une consommation électrique maîtrisée. Dans ces conditions, les 150 pouces maximum de diagonale de poseront pas de souci puisque l’A6 pourra conserver une luminance de 26 fL sur une image 16/9ème de 3m46 de base.

Test CASIRIS A6

Pour le contraste, c’est moins la fête avec un niveau natif de 866:1 post-calibrage et qui peut s’élever à 2679:1 après le passage dans un des modes de puissance dynamique. Le contre coup de cette activation est la perte de dynamique générée par la diminution de la luminosité en fonction du contenu de l’image. On ne le répétera jamais assez : le contraste dynamique n’équivaut pas au natif. Il faut privilégier les projecteurs qui proposent un bon contraste natif sans l’intervention d’un iris mécanique ou d’une modulation du flux lumineux. A ce petit jeu le Formovie Theater et les projecteurs UST laser ALPD restent les leaders de la catégorie.

Avis subjectif

Encore une fois, comme à l’occasion du test de l’Hisense PX1-Pro, je n’arrive pas à photographier l’image du Casiris A6 et ce malgré les multiplications de changements de balance des blancs ou même d’appareil photo. L’image calibrée qui est parfaitement ajustée sur l’écran est affublée d’une dominante rouge sur chaque prise de vue. Je vous en donne un petit aperçu ci-dessous mais en vous prévenant que cela ne correspond en rien à l’original.

Test CASIRIS A6
Lucy 4K HDR Casiris A6

Sur l’image réellement proposée par l’A6, j’apprécie sa précision et la puissance lumineuse disponible voire sa superbe colorimétrie après calibrage. Mais comprenez par là que je vous déconseille fortement ce projecteur si vous n’êtes pas en mesure de le calibrer ou de faire ajuster sa colorimétrie par un professionnel. Dans le cas inverse, si donc vous pouvez tirer parti de ses options de réglages fines et complètes, l'A6 peut atteindre cette restitution flamboyante des couleurs que seuls les projecteurs triple laser actuels sont capables d’offrir.

Test CASIRIS A6
India market

Il faudra toutefois vivre avec un contraste moyen et, plus ennuyeux, cette image granuleuse frappée par un speckle laser trop présent, sans omettre une gestion des travellings et des mouvements de caméras non atténuée par l'interpolation d'images MEMC entachée de halos de bougé.

Bref, après ce test j’avoue que malgré la présence d’une source lumineuse triple laser j’ai vite remis mon Screeneo U5 (mono laser à phosphore) à la place du Casiris.

Conclusion

La technologie triple laser avec fourniture d’un Gamut large ne doit pas être considérée comme un passe-droit qui permet de négliger d’autres critères fondamentaux d’évaluation d’une image comme le contraste, la fluidité ou encore l’uniformité. Le Casiris A6, comme l’Awol 2500 ou encore le PX1-Pro (tous venant des usines d’Hisense), excellent certes dans le dépassement des valeurs du Gamut rec.2020 mais sont à la traîne concernant le contraste, la fidélité colorimétrique en sortie de boîte ou encore la fluidité. Sur la partie équipement et là encore en termes de lacunes on peut regretter l’absence de prises HDMI 2.1, de support VRR ou ALLM, d'un équipement audio digne de ce nom ou encore l’incompatibilité avec les sources Dolby Vision ou HDR-10+. Il est vite vu que le Hisense PX1 Pro est mieux pourvu sur ce point que le Casiris et ne coûte pas beaucoup plus cher. Et que dire du Screeneo U5 et de ses prises HDMI 2.1 avec compatibilité Dolby Vision et son système sonore de qualité au même prix!

Décidément, vous l’aurez compris, j’ai du mal à accorder grâce à cette énième resucée Hisense-like qui n'apporte rien et n’arrive pas à se démarquer face à ses cousins et/ou concurrents.

Test CASIRIS A6
CASIRIS A6 face

J’ai apprécié :

- La luminosité,

- La précision d’images,

- Le Gamut large,

- La faible consommation électrique,

- L’input lag réduit,

- Des menus complets.

Je regrette :

- Le contraste faiblard,

- La colorimétrie incorrecte en sortie de boîte,

- Le bruit de fonctionnement,

- Le piètre système sonore intégré,

- Le speckle laser.

ENGLISH VERSION

TEST CASIRIS A6

When I unpacked the Casiris A6, I was tempted to create a sub-category of triple laser ultra short throw projectors which would be called Hisense like! Indeed, after Awol, Bomaker and Leica, it's the turn of a new arriving in the home cinema to adapt to its sauce a TriChroma model from the Chinese manufacturer initiator of the LaserTV concept .

But before anyone calls me a viper's tongue, let's see together whether or not the A6 from Casiris differs advantageously from its cousins already tested on the blog.

What is it about ?

The A6 is a triple laser projector with an optical block d' a projection ratio of 0.233:1. It does not borrow the ALPD technology but combines three laser diodes (Ultra-RGB) without any phosphor wheel. It uses red, green and blue lasers in order to reach 107% of the BT. 2020.

CASIRIS A6
Triple laser CASIRIS A6

The light produced by the trio will bounce off the micromirrors of a 0.47 DMD chip with 4K XPR processing (X4).

The newcomer has a brightness of 2200 lumens. I l supports 4K HDR-10/HLG signals but is not Dolby Vision compatible nor HDR-10+. Through a future update announced in spring 2023, the manufacturer is to add a 3D-Ready function with DLP-Link glasses. These upcoming improvements are a sign of a device still in development. In fact , it was launched (as often at this time) through a crowdfunding campaign opened on Kickstarter.

The A6 4K is an all-in-one solution integrating an audio equipment compatible DTS-HD and Dolby Atmos ( 2×10W). Its interface runs on Android 10 but the designers of the device preferred to entrust the streaming functions to an external box (delivered with the projector) that will allow you to have access to Netflix, Disney+, Prime Video, etc.

The internal video processing of the device does not forget the management of fluidity with a mode of interpolation of images (MEMC) for movies and series then a low latency option oriented games to reduce the input lag to 35 ms.

The projector is priced at 2449€ on Amazon and 2299$ on the manufacturer's website.

Physical tour

The Casiris A6 looks a lot like the Bomaker 4K Polaris (that's normal, both share the same base from the Hisense factories). It comes in the form of a rectangular gray box with an angular edge on the front. Its dimensions in centimeters are 52 × 33.1 × 15.2 (L×W×H) for a weight of 9.2 kg.

Test CASIRIS A6
Casiris A6

Its optical block has a motorized focus management but as for most of the ultra short throw projectors there is no zoom and it is its position that will determine the size of your screen. For my configuration with a 100 inch Fresnel Fengmi screen, I had to place the projector at 24.5 cm distance (+3 cm for my screen). The brand recommends screens ranging from 80 to 150 inches diagonally .

Test CASIRIS A6
Distance de projection pour écran 100 pouces

The A6 has an electronic management of the trapezoid on 8 points of adjustments to correct the errors of geometry and of four feet with screw in order to adjust its attitude correctly.

Regarding the connectivity part, it's classic with 2 HDMI 2.0 sockets, 2 USB, 1 LAN, 1 mini-USB for the service and 1 digital socket. For wireless connections, the device is equipped with Bluetooth 5.0, Wifi and Chromecast.

Test CASIRIS A6
Télécommande casiris A6

The remote control is grey and without lighting. It looks like the Awol 2500 and the Bomaker, proof again of these shared annoyances!

Menus

If the design of the A6 is based on an all-in-one model for which all you need is an electrical outlet in order to send sound and image without external help, Casiris preferred to delegate the streaming functions to an external box delivered with the projector. This is a Hako Mini model to be connected in HDMI to the projector, a solution also favored by Optoma on its recently tested D2 Smart.

Test CASIRIS A6
BOX androïd TV livrée avec le Casiris A6

As long as everything is present in the projector, I have to admit that it's better to have a complete external streaming solution than to be deprived of Netflix as is often the case with the app stores present in smart projectors.

The A6 runs under an Android 10 interface with a media player that supports your audio and video files. We will deplore just a few problems affecting some old mkv but for the most current codecs it passes like a letter in the post.

The image modes are almost as numerous as the selections of power of brightness ! So let's quote for the first part "criteria, colored, sport, film and a user mode" and for the second "clear, standard, soft, high dynamic, low dynamic and a fine management calibrated from 1 to 10".

Test CASIRIS A6
Menu image CASIRIS A6

It is worthwhile to focus on this part of the laser management because it is here that we find the dynamic contrast (low and high dynamic) and not in the image menu in which appears a line "dynamic contrast".

The parameters of management of the colorimetry are complete since find there a management Gain and Bias of the scale of gray, a Color Management System (CMS) on the 3 dimensions of the Gamut and predefined values of Gamma.

HDR-10 metadata is not automatically supported by the projector (there is no DTM) and even 1000 nits encodings (the most common) require contrast corrections, as the 3 EOTF Gamma options present in the HDR menu of the projector are insufficient.

Judder disturbances generated by systematic conversion of all incoming signals at 60hz can be handled by the 3 levels of MEMC (image interpolation) that work on SDR and HDR sources.

Technical verdict

Operating noise and quality of the integrated sound system:

Before the measurements were taken, took a reading of the residual noise in my room without the projector in operation and by placing the sound level meter at 50 cm from the Casiris indicates 35.8 dB. After switching on the A6, the display shows 38.6 dB, regardless of the laser power. This model must be qualified as noisy and especially the ventilation is accompanied by an unpleasant whistling sound.

As for the sound system of 2×10W, it shines neither by the precision of its rendering, nor by its amplitude and even less by its dynamics. It is hollow, sometimes inaccurate and above all without panache. If you plan to equip yourself with this projector, you should prefer an external solution .

Power consumption :

In this area, the A6 is in line with the recommendations on energy savings, because even at full power I only noticed a small appetite of 142.6W (for a triple laser projector this is excellent) and the value drops to 107.2W in the "soft" operating mode.

Sharpness and image precision :

The A6's optical block provides good results in terms of image accuracy, both in the middle and on the edges . On the other hand, the focus management is a bit disappointing because it requires to go through a central circular test pattern making it difficult to take into account the impact of the adjustments. You have to go back to an external image each time and then return to the focus test pattern to get the best results, but you get there. Some chromatic aberrations are perceived on the letters of the projector menus but with 4K test charts they are not present.

Test CASIRIS A6
Netteté Casiris A6

Fluidity :

Ouch! The judder is and without discretion! So I quickly resorted to the image interpolation (MEMC) available. Alas, whatever the level selected d he motion artifacts appear (halos surrounding moving objects and characters in dolly shots) . The smoothness support is therefore disappointing on this model.

Test CASIRIS A6
MEMC

Input lag :

The A6 does not offer a dedicated game mode but it offers however through an option of the image menu the possibility to reduce the level of delay to the display to seduce the video game players. After its activation, I measure with my Leo Bodnar a delay of 40,6 ms on a UHD signal at 60hz. This is still below the 50ms benchmark that determines whether or not a projector can be used in good conditions for network gaming.

Test CASIRIS A6
Input lag Casiris A6

Laser Speckle :

If the absence of wheel with phosphor remains an advantage in the restitution of a widened Gamut , it is also often synonymous of the annoying presence of tavelures or speckle laser. This visual defect is materialized by an image altered by many small points, as if it were speckled or granular. The A6's image is not spared and it is even one of the worst results in this area. Whether with SDR or HDR sources, this phenomenon appears on solid backgrounds.

Test CASIRIS A6

Overscan and perception of the typical grey border of DMD chips 0.47 :

No cropping on the horizon on the A6, the projector does not apply any cropping on the edges of the image. This is a good thing. However, what is less so is the presence of this 3 cm wide gray border corresponding to the inactive micro-mirror part of the 0.47 inch DMD chip.

Colorimetry and Gamma :

The main advantage of implementing a triple laser light solution without a phosphor wheel is to give the diffuser the ability to project an image with colors exceeding the references of the Gamut rec.2020. The promises of the Casiris in this regard are kept since I note a 107.1% of this container. It is perfect for the restitution of HDR sources and more globally to give to the colors an unequalled flamboyant aspect.

Test CASIRIS A6
CIE Film sortie de boîte

However, for lovers of precision and respect for color fidelity, we are not at ease with the different image modes proposed out of the box. It's even chaos and it will be necessary to correct it by means of a strong calibration.

The "film" selection turns out to be the "least worst" of the choice offered by the manufacturer, but it still remains with too high deviations from the standards of the film industry. You will find in the summary table all my measurements in this field.

After calibration, the situation is much improved with a color temperature of 6325K (6500k ideal sought), a deltaE gap reduced to 4.51 (I did not manage to return below 3 but it is already much better than the 19.14 of the film mode) and a linear Gamma average of 2.23.

Here are the values applied to achieve this result :

HDR management:

The A6 does not offer any dynamic management (DTM) of HDR-10 metadata and its recognition of encodings is more than random. Even the sources encoded at 1000 nits require a correction by intervening on the contrast value which we had to position manually at 40. The values of Gamma EOTF proposed by the manufacturer do not allow a serene and automatic management of this type of sources. It is easy to put the A6 in difficulty on the restitution of the scene of the horses under the snow in the extracts of demos of the Spears and Munsils suite, which have the advantage of being available in several levels of encoding, which facilitates the work of the tester.

Test CASIRIS A6
Réglage HDR contraste Casiris A6

Contrast and brightness :

The manufacturer promised 2200 lumens and it is 2231 lumens that are measured after switching to the custom mode of the laser management and positioning the cursor on 10. But this result is obtained with a colorimetry inappropriate for home cinema.

After calibration and positioning of the laser power on the 7 slider it remains 1890 lumens. This is very good, especially when you take into account the controlled power consumption. In these conditions, the maximum 150 inches of diagonal will not pose any concern since the A6 will be able to keep a luminance of 26 fL on a 16:9 image of 3m46 of base.

Test CASIRIS A6

For the contrast, it's less fun with a native level of 866:1 post-calibration and which can rise to 2679:1 after the passage in one of the dynamic power modes. The counter blow of this activation is the loss of dynamic range generated by the decrease in brightness according to the image content. It cannot be repeated enough: dynamic contrast is not equivalent to native contrast. It is necessary to privilege the projectors which propose a good native contrast without the intervention of a mechanical iris or a modulation of the luminous flux. The Formovie Theater and the UST laser ALPD projectors remain the leaders in this category.

Subjective opinion

Once again, as on the occasion of the test of the Hisense PX1-Pro, I can't manage to photograph the image of the Casiris A6 and this despite the multiplication of white balance changes or even camera changes. The calibrated image which is perfectly adjusted on the screen is afflicted with a red dominance on each shot. I give you a small preview below but I warn you that it does not correspond to the original.

Test CASIRIS A6
Lucy 4K HDR Casiris A6

On the actual image offered by the A6, I appreciate its precision and the available light power even its superb colorimetry after calibration. But please understand that I strongly recommend against this projector if you are not able to calibrate it or have its colorimetry adjusted by a professional. In the opposite case, if you can take advantage of its fine and complete adjustment options, the A6 can achieve this flamboyant color restitution that only current triple laser projectors are capable of offering.

Test CASIRIS A6
India market

However, we will have to live with an average contrast and, more annoying, this grainy image hit by a too present laser speckle, without forgetting a management of dollies and camera movements not mitigated by the interpolation of MEMC images marred by motion halos.

In short, at after this test I must admit that despite the presence of a triple laser light source I quickly put my Screeneo U5 (mono laser with phosphor) in place of the Casiris.

Conclusion

The triple laser technology with a wide Gamut should not be considered as a pass that allows to neglect other fundamental criteria for the evaluation of an image such as contrast, fluidity or uniformity. The Casiris A6, like the Awol 2500 or the PX1-Pro (all from Hisense), excel in exceeding the rec.2020 Gamut values, but lag behind concerning contrast, color fidelity out of the box or fluidity. On the equipment side and again in terms of shortcomings we can regret the absence of HDMI 2.1, VRR or ALLM support, an audio equipment worthy of the name or incompatibility with Dolby Vision or HDR-10+ sources. It is quickly seen that the hisense PX1 Pro is better equipped in this respect than the Casiris and does not cost much more. E t what about the Screeneo U5 and its HDMI 2.1 sockets with Dolby Vision compatibility and its quality sound system at the same price!

As you will have understood, I have difficulty in granting grace to this umpteenth Hisense-like resucée which does not bring anything and does not manage to distinguish itself from its cousins and/or competitors.

Test CASIRIS A6
CASIRIS A6 face

I enjoyed :

- Brightness,

- Image accuracy,

- The Wide Gamut,

- Low power consumption,

- Reduced input lag,

- Complete menus.

I regret :

- The weak contrast,

- Incorrect colorimetry out of the box,

- Operating noise,

- The poor integrated sound system ,

- The laser speckle.


3 Commentaire(s)

  1. GregW dit :

    Il ne passionne pas les foules ce modèle :). En même temps vu le test ça peut se comprendre.

  2. Delort dit :

    Bonjour greg, petite erreur le rapport de projection est de 0.25 d après ce que j ai lu. Et pour le viewsonic x2000, c est o.22. Ps un test du nouveau hisense pl1 qui est sorti en france, qui d ailleurs ressemble en look au xgimi lune, mais avec dolby v et tuner tne Ps impossible de trouver son rapport de projection.

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